Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 996 invités et aucun membre en ligne

Actualités

Copyright Joomla

Copyright © 2018 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public

Le film du dimanche soir : « Il était une fois en Chine », quand Jet Li tapa dans l’œil de l’Occident

 

18 Février 2018

  • Sur le canal 23, ne ratez pas ce chinois patriote et d’une rare élégance qui répondit à Nixon qui voulait en faire son garde du corps qu’il préférait combattre pour son milliard de Chinois… A main nue et dans de splendides chorégraphies.Notons qu’on lui reproche son unique réalisation le baiser mortel du dragon d’un « anti-américanisme primaire », je ne l’ai pas vu mais peut-être qu’il est à découvrir… 
  • (note de danielle Bleitrach)
Il était une fois en Chine

Numéro 23 diffuse dimanche 18 février “Il était une fois en Chine”, le premier volet de la saga qui révéla le comédien chinois Jet Li. Tsui Hark chorégraphie l’art ancestral comme un ballet, et la star du kung-fu en jette.

 

La première rencontre entre Jet Li et l’Occident fut mémorable. Au début des années 70, le jeune champion de wushu – art martial chinois combinant plusieurs techniques de combat, sur un mode acrobatique – fait une démonstration sur la pelouse de la Maison-Blanche, durant une visite officielle. La légende raconte que Richard Nixon, impressionné, lui demande s’il veut devenir son garde du corps. Le garçon, âgé de 11 ans, répond qu’il préfère défendre son milliard de compatriotes.

 

En 1991, il tient parole dans Il était une fois en Chine, du génial Tsui Hark. Dans la peau du docteur Wong Fei-hung – héros populaire chinois, inspiré d’un personnage réel, mis en scène dans une centaine de films et de feuilletons –, il affronte, à la fin du XIXe siècle, d’abominables colons (Américains, Anglais ou Français esclavagistes). Une fresque nationaliste ? Non, car le patriotisme est sans cesse désamorcé par un second degré bienvenu. Wong n’est d’ailleurs pas un personnage univoque : c’est un héros ambigu, pétri de contradictions – à l’image de la Chine de l’époque, tiraillée entre tradition et modernité –, aussi aérien au combat qu’il est naïf en politique ou en amour.

 

Moment suspendu : la bagarre sur des échelles

 

A l’obsession de la gâchette des Occidentaux, Jet Li oppose un art ancestral du combat à main nue et du détournement d’objets – parapluie, poutres, ballots… – utilisés comme armes. Moment suspendu : la bagarre sur des échelles, chorégraphiée comme un ballet aux limites de l’abstraction, contre un maître de kung-fu corrompu. Le film fourmille de trucages artisanaux renversants, souvent des systèmes de poulies ou de trampolines, grâce auxquels comédiens et cascadeurs défient la pesanteur.

Le succès du long métrage, qui donnera cinq suites (dont trois avec Li), est considérable en Chine. Ainsi qu’à l’étranger, via la diffusion en festivals et en vidéo – même s’il reste, en France, inédit en salles jusqu’en 2000. Cette notoriété ouvre à l’acteur les portes de Hollywood. En 1998, il incarne un inoubliable sadique dans L’Arme fatale 4, de Richard Donner, où son kung-fu revitalise miraculeusement une franchise occidentale usée – les blagues sur la vieillesse de Mel Gibson et Danny Glover prennent alors tout leur sens.

 

Le reste de sa carrière américaine est moins brillant. Tandis que son compatriote Jackie Chan pratique une baston burlesque et bon enfant (Rush Hour, 1998), lui joue les justiciers cruels dans des navets (Roméo doit mourir, 2000) ou des productions Besson (Le Baiser mortel du dragon, 2001). Une déplaisante réminiscence de Born to defense (1986), film anti-américain primaire et unique réalisation du comédien. Désormais, Jet Li tourne régulièrement en Chine et a intégré, depuis 2010, la saga Expendables, où Sylvester Stallone lui a quelque peu redonné la bienveillance et la grâce qui était celle du docteur Wong.

 

Link1 | Link2 | Link3

Copyright © 2014. All Rights Reserved.