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PCF Vie et débats 2014

Compte rendu d’un débat réel de la section de Béziers.

Situation politique après les attentats du 13 novembre

 

Débattre, réfléchir, analyser et agir

, par  Paul Barbazange
pdf | 

Trois semaines après les attentats la section de Béziers a choisi de consacrer son assemblée mensuelle de réflexion à la situation politique après les attentats. Vous trouverez ci dessous un compte rendu rédigé par notre camarde J Cros. toujours très fidèle. Demeure l’immensité du travail politique à mettre en oeuvre pour reconstruire la perspective anticapitaliste de ce début de siècle réhabilitant le politique et donnant à la jeunesse d’autres chemins que la voie nihiliste. Le plus difficile dans le débat a été de bien cerner les chemins immédiats de l’action. En post scriptum vous trouverez la feuille distribuée en début de réunion pour faciliter l’ouverture du débat et son ampleur.


Paul Barbazange.


Situation politique après les attentats du 13 novembre

 

Une assistance assez fournie, entre cinquante et soixante personnes, s’est retrouvée au 2 de la rue Voltaire, à l’invitation du cercle populaire Joseph Lazare ce vendredi 4 décembre pour son troisième repas à thème de l’année. Un rapport relativement court, c’était un choix, présenté par Paul Barbazange, a permis d’engager le débat sur le contexte que nous connaissons.

 

Un rapport, fait d’interrogations qui incitaient aux échanges, ce dont ne s’est pas privée l’assemblée. Le pouvoir exploite l’émotion légitime consécutive aux attentats à des fins qui complètent et aggravent sa politique tant au plan intérieur que dans le domaine international.

 

Les réactions de la communauté musulmane ont été différentes après le 13 novembre qu’après les attentats de Charlie Hebdo. Un regard lourd d’inquiétudes est porté sur les actions terroristes menées par DAESH et ceux qui s’en réclament. Ces gens-là ne font pas de quartier et leurs crimes ne visent pas que la France.

 

La nature résolument fasciste de ce pseudo état n’aura peut-être pas été aussi cernée qu’il l’aurait fallu. C’est que nous sommes confrontés à des données complexes et contradictoires. La responsabilité des puissances impérialistes a pu cependant être soulevée, le recours à la guerre pouvant être la réponse du capitalisme à la crise qu’engendre sa logique de profit.

 

Les ingérences extérieures dans les états souverains ne sont pas acceptables. Elles cachent la volonté de l’impérialisme de s’implanter partout où ils y voient leur intérêt. L’appropriation des richesses du monde est leur objectif, camouflé sous des prétextes divers.

 

La question religieuse a été présentée de deux façons sensiblement différentes par deux intervenants. Pour l’un la position islamiste radicale interpelle, pour l’autre il a été souligné qu’à l’occasion de chaque conflit les belligérants ont cherché à mettre Dieu dans leur camp. La religion a pu servir d’argument aussi bien pour le début du colonialisme avec les Croisades que pour la conquête du Nouveau Monde avec l’évangélisation des populations.

 

L’attention a été attirée à ce sujet sur la tentative de rallier à la guerre contre les Arabes l’opinion publique en mettant en exergue l’aspect religieux du conflit. C’est patent à Béziers et cela renvoie aux échéances électorales que peuvent être favorables aux tenants du racisme, de la xénophobie, de l’islamophobie, du colonialisme et de la guerre.

 

La sécurité ne sera pas acquise par une victoire militaire, l’expérience nous enseigne la vanité d’un tel espoir. On n’arrêtera pas le bras des terroristes par des bombardements massifs. La paix est ici, comme toujours, une exigence incontournable. Une paix qui ne sera gagnée que par la justice. C’est d’ailleurs à la suite de 14/18 et de l’Union Sacrée qu’avait été créé en France un parti révolutionnaire qui avait su s’engager résolument contre la guerre.

 

Une place a été faite dans la discussion à l’état d’urgence qui a été voté sous la pression des événements et qui comporte des risques d’atteintes aux libertés. Une pétition circule pour demander qu’il ne soit pas inscrit dans la constitution.


Paul Barbazange a tiré quelques conclusions de la soirée qu’il a trouvée riche, les interventions ayant couvert l’essentiel des questions contenues dans l’ordre du jour. Il a rappelé que l’Europe avait participé à l’effondrement d’un état socialiste, la Yougoslavie, et contribue actuellement à déstabiliser la région de l’Ukraine par le recours à la force armée. Des faits qui méritent d’être pris en compte lors du prochain congrès et qui éclairent sur la nature de l’Europe.

 

Au menu du repas qui a suivi figurait du Chile con carne, un plat qu’avait préparé René. Le chroniqueur n’est pas en mesure de vous en dire plus.

 

Jacques Cros

 

130 Morts, des dizaines de blessés le 13 novembre à Paris, 
plus de 30.000morts dans des attentats en 2015.


Comment vaincre le terrorisme ?


Quelques pistes de questionnements dans un dossier extrêmement complexe.

 

L’actualité :


*Peur, angoisse, sidération, colère, réactions individuelles et/ou collectives, organisées ou non...


*Sécurité : Revendication quasi unanime.


*Autre type d’attentat qu’en janvier ? Terroriser qui ? Les jeunes spécifiquement visés.


*Etat d’urgence : nécessaire ? Dangereux ? attentatoire aux libertés...Modifications constitutionnelles


*Qui sont les terroristes ? Comment sont-ils embrigadés ? Comportement religieux ou sectaire....? les filières, les retour, combien ?


*Quelle est leur origine politique, sociale, le rôle d’internet de la prison, des camps d’entraînement....


*Le djihadiste -bombe humaine- est-il un simple kamikaze ?


*La France en guerre ?


*Austérité : pour Hollande, le PS, l’Europe, l’austérité n’est plus de mise ; 10.000 embauches de fonctionnaires annoncées... D’où vient le financement de la guerre ?


*Parler d’autre chose que : Chômage, pauvreté, luttes sociales Air France, questions écologiques majeures...


*Etat d’urgence, état de siège, historique des votes du groupe communiste, modifications de la constitution.


*Etat d’urgence sociale !


*Les attentats hors de France : Turquie, Sinaï (Egypte), Beyrouth (Liban), Tunis, Mali et chaque jour en Irak, Syrie, au Yemen, Nigeria.

 

Guerre et paix : gagner la paix


*La troisième guerre mondiale a t elle débuté depuis septembre 2001 ?


*Gagner la paix ou gagner la guerre ?


*Gagner une paix solide est-il possible par les seuls actes de guerre ? Bombardements, guerre sur le terrain. Peut-on gagner une guerre avec des bombes ?


*Quel retour du politique au moyen orient ? Et dans le monde.


*Rôle possible de l’ONU. Poursuite des agressions de l’empire ou amorce de solutions. L’échec de la grande coalition.


*L’affrontement contre Daesh est-il un combat anti fasciste ?


*Guerres du pétrole, des gazoducs et des énergies carbonnées : toujours bien situer les causes immédiates, à moyen terme, à long terme..


*Kurdes : un peuple sans état, des combattants de la démocratie,...


*Rôle de la CIA depuis 1945, la nouvelle stratégie de destruction des états.


*Relations spécifiques de la France avec l’Arabie Saoudite, le Quatar...Ventes d’armes et trafics.


*D’Al Queida à Daesh en passant par le GIA et Bokoharam...Objectifs, idéologie, emprise géographique de ces groupes terroristes.


*Daesh en Syrie, Irak : Quelle nature ? groupe terroriste, proto-état, état fonctionnel ?


*Echec de toutes les guerres de l’empire. Palestine,Yougoslavie, Koweit, Irak, Afghanistan, Syrie...


*Bachar El Hassad : Président élu ? Tyran sanguinaire... Qu’était la Syrie baassiste des années 80 ?


*La question palestinienne, les positions sionistes.

 

Quelques notions sur lesquelles il nous faut travailler :


*Depuis la chute du socialisme vivons nous la fin de l’histoire ?


*Droit des peuples à disposer d’eux mêmes, colonialisme, néocolonialisme.


*Islam, chiisme, sunnisme, salafisme,wahabisme, Islam modéré.


*Pourquoi et comment les positions de la droite (Villepin hier, parfois Fillon) peuvent-elles nous intéresser ?


Des mots dont il faut préciser le sens : (souvent des concepts, créés utilisés massivement par nos adversaires dans les médias)


Bombardement rebaptisés "frappes", "dégâts collatéraux", "guerre propre", "guerre dissymétrique", "guerre de bas niveau", OTAN, djihad, islamophobie, "Conflit de civilisation", "Ennemis de l’intérieur"

 

Et tout ce qui vous semble important. Soulevez ce qui vous semble manquer.................................

 

Fiche rédigée par P Barbazange

Un autre hommage de Fazil Say et Nazim Hikmet…

 

14 Juin 2015


Nazim Hikmet  plusieurs fois emprisonné, condamné à l’exil pour être membre du parti communiste turc. Faid Say lui-même exilé pour avoir choisi un art qui célèbre le peuple, va vers celui-ci, autant que son droit à l’athéisme…


Nâzım Hikmet a reçu le prix international de la paix en 1955 avec Pablo Picasso, Pablo Neruda, Paul Robeson et Wanda Jakubowska. Quelle belle promotion et quel honneur de l’avoir reçu tous ensemble… Il fut un temps où les artistes, les intellectuels formaient un corps cimenté par l’alliance avec la classe ouvrière et leur nation autant que l’humanité. Aujourd’hui nous sommes tous doublement exilés : on continue à nous chasser de notre patrie et de l’humanité et nous empêche toute solidarité.

 

Danielle Bleitrach

L’hypothèse communiste en débat

, par  Guillaume Sayon 
 
Même si ce texte date d’octobre dernier et s’inscrit dans le contexte des débats de la dernière conférence nationale, il me semble intéressant de le remettre sur le haut du panier. En effet, toutes les questions que son auteur pose, sont pertinentes et toujours plus prégnantes, d’autant que la conférence nationale s’est entêtée à jouer la politique de l’autruche (encore une fois...) et à nier la réalité. Et ce texte est d’autant plus intéressant que son auteur est un jeune communiste, et qui plus est, un jeune élu !

Lepcf.fr


Au fil des dernières lectures du moment, je voulais revenir de manière synthétique et donc forcément caricaturée sur quelques éléments qui traversent actuellement le mouvement de la gauche dite radicale en France. J’exècre d’ailleurs cette expression, mais qu’importe, les dénominations ont finalement peu d’importance aux vues des problématiques qui se dessinent devant nous et de leur caractère crucial. Le mouvement révolutionnaire est en échec effectif actuellement, parce que non seulement il ne se pose pas les bonnes questions, mais qui-plus-est parce qu’il a rompu ce lien pourtant indispensable avec le peuple. Les querelles du Front de gauche, qui de toute manière est mort et enterré, quoi que puisse en dire Pierre Laurent, sont une sorte de scène de ménage au sommet entre des organisations qui ne sont pas héritières de la même histoire, de la même tradition politique. Je pense que le Front de gauche est en partie en échec parce qu’il est antilibéral avant d’être anticapitaliste. Aussi parce qu’il s’est enfermé dans les logiques électorales qui ne devraient pourtant que peu nous concerner mais j’y reviendrai par la suite.

 

Marx et les marxistes ont fait la démonstration que le problème essentiel que nous avons à traiter est directement lié à la nature même du capitalisme. Pour caricaturer légèrement, nous n’avons donc plus à nous interroger sur ce point, mais plutôt à penser comment on permet le rassemblement des forces capables à un moment historique donné de s’unir pour renverser l’ordre établi et ainsi ouvrir l’ère révolutionnaire qui sera une transition politique et sociale vers quelque chose de nouveau que moi je nomme communisme, mais qu’on peut nommer autrement. Bien entendu ce qui semble être une évidence pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre. Mais enfin il y a des reculs idéologiques et des reculs dans la dialectique lourds de conséquence.

 

Pour revenir rapidement sur le caractère électoral des choses, moi qui suis confronté depuis peu aux responsabilités d’un mandat d’élu, avec mon étiquette communiste, j’ai beaucoup de mal parfois à mesurer quel peut être mon poids, mon rôle révolutionnaire, en tentant d’élaborer un projet communal progressiste dans le contexte de l’austérité au sens de la contraction des dépenses publiques, de faire des économies sur tel ou tel budget pour maintenir des règles absurdes d’équilibre et d’orthodoxie économique. On peut se satisfaire bien entendu de maintenir un programme culturel de qualité visant l’émancipation intellectuelle, de garantir la gratuité des livres et des fournitures scolaires dans les écoles, de permettre dans les meilleures conditions la pratique du sport amateur… Néanmoins notre parti s’est orienté dans une gestion de patrimoine, un patrimoine d’élus qui ne sont en réalité et par la force des choses que des gestionnaires comme les autres. Cette "collaboration institutionnelle" qui a peut-être pu être à une époque un choix stratégique intéressant, demande sans doute à être réévalué sur l’échelle de la pertinence et de l’intérêt révolutionnaire.

 

Dans les faits on pourrait tolérer ce choix d’avoir des élus, si nous menions dans le même temps un travail de terrain minutieux où on permet au plus grand nombre de se saisir d’outils intellectuels, théoriques qui valideraient l’hypothèse communiste, une structure efficace qui permette de la mettre en mouvement dans le réel. Une sorte d’incarnation la plus aboutie de l’éducation populaire. Cela veut dire libérer le savoir qui est confisqué de par l’orientation politique des contenus de formation du système scolaire, des contenus de la presse et de la lecture bourgeoise des événements politiques. Le traitement de la Révolution Française, de la Révolution d’octobre, de la Commune le démontre d’ailleurs fort bien. Il faut pouvoir organiser dans les cités populaires, dans les cercles syndicaux et surtout dans le parti, des temps et des espaces de formation. Expliquer les mécanismes du monde économique et politique, expliquer les grands courants philosophiques, expliquer ce qu’a pu être l’histoire sociale et révolutionnaire de la France et d’ailleurs. Cela implique d’ailleurs, de prendre la mesure du rôle que les nouvelles technologies et Internet peuvent jouer dans ce processus. Je pense que les dominants ont bien compris qu’ils devaient faire appel aux plus sombres instincts de l’humanité pour garantir leur domination et l’existence du capitalisme lui-même. Il y a de fait une construction politique de l’ignorance. Car même si des mouvements de protestations fleurissent ici ou là, et bien sûr on doit s’en réjouir, il manque ces repères intellectuels, il manque cette discipline de la pensée pour véritablement ouvrir une brèche qui peut s’avérer déterminante.

 

J’ai confiance en l’intelligence collective pour peu quelle soit la plus libre et la plus armée possible. De surcroît, c’est parce que le peuple s’orientera vers un rejet massif du système établi au travers de cette discipline de la pensée que j’évoquais, que notre parti et d’autres devront (pour certains) se résigner à revenir dans le giron d’un communisme affirmé et assumé. Il nous faut impérativement produire de la pensée à tous les niveaux de la société. Il suffit de voir l’évolution sociologique des cadres du PCF pour comprendre certains phénomènes récents. A bien des égards nous nous sommes éloignés du peuple que nous disons pourtant incarner. Il doit se retrouver en nous ce peuple, tout comme nous devons nous retrouver en lui. Je précise que je parle de peuple pour ne pas parler de classe ouvrière dont le concept demande à être discuté aujourd’hui comme hier. Un débat que je n’ai pas les capacités et le temps de relater dans ce petit billet d’humeur.

 

Bref il y a énormément de travail et de question à se poser. Le PCF, c’est mon avis, est actuellement et depuis l’avancée du courant réformiste dans l’erreur.

 

Néanmoins, l’histoire nous rattrape et la crise capitaliste que nous traversons depuis quarante ans maintenant permet de saines et pertinentes réinterrogations à la base. Une base qui refuse le mutisme et qui monte en pression. J’y vois donc des éléments encourageants pour l’avenir.

 

Guillaume Sayon
Adjoint à la culture à la mairie d’Avion

Tiré de son blog

Le choix le plus simple doit inciter à défendre la paix

30 DÉC

http://www.cinearchives.org/Films-447-186-0-0.html

Réalisé à l’initiative du Conseil national du Mouvement de la paix, Le choix le plus simple doit inciter à défendre la paix.

Le film s’ouvre avec des images très violentes de la guerre de Corée : bombardements, populations déplacées, cadavres. Un parallèle est ensuite esquissé avec la France, considérée elle aussi comme un « terrain de guerre » par les états-majors américains. Face à une telle situation, « il faut faire quelque chose ». Une réunion entre voisins est organisée dans un immeuble de Saint-Ouen. Autour d’une tasse de café, les convives échangent sur la paix. Un ouvrier, ancien prisonnier de camp de concentration, expose son point de vue : c’est l’occasion d’un flash-back historique. La chronologie des guerres est balayée depuis 1870 pour en souligner les ravages et mettre en lumière la responsabilité des grands industriels.
Désormais, « il faut en finir avec la fatalité de la guerre ». Pour ce faire, les défenseurs de la paix sont invités à rejoindre le Mouvement de la paix. Un grand rassemblement est prévu à Paris le 15 juillet 1951 pour réclamer la signature d’un Pacte de paix entre les 5 grandes puissances.
La fin du Choix le plus simple valorise la mobilisation en faveur de ce pacte : partout en France les représentants du Mouvement de la paix font signer une pétition. « Des milliers, des dizaines de milliers, des millions » de Français adhèrent à cette cause, comme les peuples du monde entier.
Le film s’achève sur un montage alternant images de paix et images de guerre qui illustrent le « choix le plus simple entre la vie et la mort ».

Le Mouvement de la paix voit officiellement le jour à l’issue du premier congrès de la paix qui s’est tenu à Paris en 1949. Il prend rapidement de l’ampleur parce qu’il répond à une préoccupation de l’opinion publique au tournant des années 1950 : le maintien de la paix mondiale, dans un contexte où elle est compromise par la guerre de Corée dès juin 1950.
Très actif, d’envergure internationale, le Mouvement de la paix lance l’appel de Stockholm en mars 1950 pour demander l’interdiction des armes nucléaires. Extrêmement suivi, cet appel aurait rassemblé presque 500 millions de signataires à travers le monde. Début 1951, il initie une nouvelle campagne pour qu’un pacte de paix soit conclu entre les Etats-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine. Cette cause est également mobilisatrice : le Mouvement de la paix annonce 600 millions de signataires.
Officiellement apolitique, le Mouvement de la paix s’inscrit dans une stratégie soviétique de politique extérieure : en dénonçant les intentions guerrières des Etats-Unis, il s’agit de faire apparaître l’URSS comme le grand défenseur de la paix mondiale.

Le choix le plus simple, qui n’avait pas de visa d’exploitation cinématographique, aurait circulé dans les réseaux du Mouvement de la paix ou du PCF. Selon un article de Georges Sadoul paru dans les Lettres françaises en mai 1951, la CPDF (Coopérative de production et de distribution du film), qui est alors la société de distribution du PCF, louait le matériel nécessaire pour organiser des projections en 16 mm du Choix le plus simple. Sadoul témoigne d’une « soirée cinéma » à laquelle il a assisté dans un appartement dans le XIIIe arrondissement à Paris.

Différents films ont été réalisés pour soutenir l’action du Mouvement de la paix comme par exemple La bataille de la vie (Louis Daquin, 1949) dont Le congrès mondial des partisans de la paix (Louis Daquin, 1949) est une version écourtée.

Lieux : Paris, Saint-Ouen
Production : conseil national du Mouvement de la paix
Réalisation : Henri Aisner
Assistants : Yolande Maurette, Jean Prat
Prises de vue : Nicolas Hayer, Paulin Isnard
Commentaires : Pierre Goriot
Dit par : Jean Grémillon
Lise Claris (L’Ecran Français du 4 juillet 1951) :
« Film très construit, élaboré entre l’image paisible de « simples gens » de Saint-Ouen et les images horribles de la guerre / [manichéisme]
Henri Aisner, entouré de quelques-uns de nos meilleurs cinéastes – Nicolas Hayer, Jean Isnard, Yannick Bellon – vient de réaliser en trois semaines un film de montage absolument remarquable. Quatre jours et une nuit durant, il a tourné dans un immeuble, à la gare d’Achères, sur une péniche, en haut d’un chantier, dans les champs, les rues de Paris, les squares de banlieue, toute une série de flash intimes, sans préparation savante, ni calculs compliqués : la vie même de chacun de vous, au mois de juin 1951.

Le film, tel qu’il est, n’est pas terminé. Il doit aider les spectateurs à se souvenir, à prendre conscience du danger, à sentir qu’ils ne sont pas seuls à trouver le moyen de faire quelque chose, en somme, à devenir les acteurs de la seconde partie qu’Henri Aisner prépare déjà : derniers préparatifs et grandes manifestations pour la paix du mois de juillet.
Le commentaire, écrit par Pierre Goriot, est lu par Jean Grémillon. Ce texte colle de façon parfaite au rythme sans défaut du montage de Henri Aisner.
La musique des Allemands qui défilent date de 1943. Enregistrement authentique. L’assemblée populaire, chez M. Martin, au quatrième étage, dans les H.L.M. de Saint-Ouen, a eu lieu. Vraiment. Et le concierge du film s’appelle M. Thinod. Il existe. Et M. Bourdoin, qui n’est pas d’accord, ne l’était réellement pas, ce soir-là.
Un seul petit trucage : vingt-quatre locataires étaient venus pour discuter du Pacte à Cinq, la salle à manger se trouva trop petite. Henri Aisner ne put en filmer que la moitié…
Comme dans le film, ceux-là ont compris. Ils lutteront pour la vie: il ont fait le choix le plus simple.
« Comme on joue bien son rôle quand on est sûr de soi… » dit Aisner. Les acteurs de ce film se désignent tout seuls. »

Le fascisme au quotidien et notre combat en France

29 Décembre 2014

 

Dans la « nouvelle Ukraine » se multiplient des épisodes de violence par rapport aux personnes qui sont soupçonnées, même si c’est seulement un soupçon, d’être Russes, ou de travailler avec ou pour les Russes. En consolidant impitoyablement la puissance fasciste des jeunes ukrainiens nationalistes qui, après avoir goûté le sang d’innocents le 2 mai à Odessa et, après, voyant que les autorités de Kiev non seulement ne pas les arrêtent pas mais les encouragent dans leurs assauts, ceux-ci  se sentent maintenant les maîtres du pays et souhaitent conserver cette ivresse du pouvoir absolu, grâce à la terrible peur qu’ils créent dans la population locale, bien qu’il s’agisse de leurs propres concitoyens ukrainiens. C’est juste un des nombreux cas qui est exposé ici avec la traduction en italien qu’en général la plupart des français comprennent, l’héroïne de ELLE au travail…

 

A partir du 25 janvier un groupe d’Ukrainiens, le secrétaire du parti communiste d’Ukraine de la région d’Odessa, une représentante de la jeunesse de ce même parti, la responsable de l’exposition sur le massacre d’Odessa et une des mères des victimes vont faire une tournée en France invitées par des militants communistes, l’Union départementale de la CGT des Bouches du Rhône et diverses organisations, ils viendront témoigner à Valenton (Val de Marne) , Paris, Lille (MJCF), Marseille (CGT départementale), Nice et Vénissieux pour les journées internationales. Nous vous dirons précisément les lieux et les horaires mais préparez-vous pour cette semaine exceptionnelle de vérité sur la situation en Ukraine.

Produire français ? Selon Georges Marchais en 1980 : Nationalisations et planification démocratique !

29 Décembre 2014

 

Décembre 2011, par Saint Martin d’Hères

 

Quelle politique industrielle pour le PCF ? Nous sommes en 2011. Les politiciens de droite, centre inclus, d’extrême-droite et de gauche reprennent en cœur les slogans « produire français », « produire en France » que le PCF portait il y a 30 ans. Ils ne manquent pas d’air, si vous nous permettez l’expression.

Au pouvoir successivement, ensemble sous la bannière de l’UE du capital :

- Ce sont eux qui aident massivement les entreprises qui ferment les usines ou délocalisent.

- Ce sont les mêmes qui privatisent et livrent les marchés publics d’équipement, au moyen d’appels d’offres, à des groupes privés qui produisent souvent à l’étranger.

- Ce sont les mêmes qui sabotent depuis des années l’éducation nationale en général et l’enseignement professionnel en particulier.

- Ce sont les mêmes qui, de concert, droite, centre et PS, imposent en France les traités et directives européens, la libre circulation des capitaux, le libre-échangisme selon l’OMC, la généralisation de la concurrence déloyale et faussée.

- Ce sont les mêmes qui ont imposé l’euro et entendent maintenant tout faire pour le sauver.

Comme les communistes l’ont justement dénoncé dans les années 90 en combattant Maastricht, l’euro a servi et sert à renforcer la mise en concurrence entre les travailleurs et les pays, aussi bien dans la zone euro qu’avec l’extérieur.

L’euro favorise les industries les plus structurellement exportatrices, notamment allemandes, et écrase les activités en développement des autres pays de sa « zone ».

L’euro « fort » permet aux grands groupes de délocaliser très avantageusement dans les pays périphériques, à coûts encore moindres, y compris pour réimporter les biens produits.

En France le résultat est irréfutable : Le solde commercial des produits manufacturés s’est effondré passant de + 5 milliards d’euros en 2000 à – 30 milliards d’euros en 2010.

L’évolution de l’industrie automobile est la plus édifiante.

La France est un des seuls pays du monde à posséder (encore ?) une filière automobile complète. Le solde commercial en biens automobiles est passé d’un excédent net de 10 milliards d’euros en 2000 à un déficit inédit de 5 milliards d’euros en 2010.

Les aides, les prêts, la prime à la casse, généreusement accordés par les gouvernements n’ont fait qu’accroître les dividendes, faciliter les délocalisations d’abord de la sous-traitance puis des unités de production des constructeurs. 30.000 emplois ont encore été rayés depuis deux ans.

Ces nouveaux adeptes du « patriotisme économique » s’efforcent de masquer la responsabilité de leur propre politique. Mais ils partagent un autre objectif : utiliser son résultat désastreux pour mieux poursuivre et aggraver les mêmes orientations !

- Au nom de la défense de l’industrie, érigée en « cause nationale », du renforcement de la compétitivité, ils conditionnent les salariés et l’opinion à de nouveaux sacrifices sur les salaires et sur la protection sociale.

- Ils préparent de nouveaux cadeaux aux entreprises sous toutes les formes. Avec la signification progressiste qu’il a prise en France après 1945, le mot « nationalisation » fait peur au patronat et au pouvoir. Mais des « prises de participation publique » pour faire porter les coûts d’investissements et de plans de suppressions d’emploi aux contribuables sont dans les tuyaux.

- Au nom de la « protection » de l’industrie, ils vont même sans vergogne jusqu’à justifier « plus d’Europe » et de tutelle de l’UE.

Le PCF a toujours développé une politique de défense de la production industrielle nationale tournée à la réponse aux besoins, en même temps que vers des coopérations internationales mutuellement avantageuses.

Après 1945, dans le contexte des destructions et du sabotage patronal d’un côté, du rapport de forces plus favorable aux travailleurs et aux organisations révolutionnaires de l’autre, le Parti a lancé la bataille de la production, a gagné d’importantes nationalisations et avancées démocratiques que le patronat n’a jamais cessé de remettre en cause depuis.

Nous reproduisons ci-dessous les passages du livre de Georges Marchais « L’Espoir au présent » de 1980 dans lequel il explique les positions du PCF alors sur le « produire français ».

Nous le faisons pour alimenter la réflexion et le débat d’aujourd’hui.

Le slogan « produire français » prête peut-être maintenant à des confusions contre-productives.

« Produire français » ne veut évidemment pas dire gonfler les profits de capitalistes français (qui ne valent pas mieux que les autres) pour qu’ils daignent maintenir l’appareil productif plutôt que de le casser.

Les positions défendues par Georges Marchais sont indissociables.

Comme on le relira, « produire français » n’a pas de sens sans « nationalisations et planification démocratique ».

En contraste, la faiblesse des positions du Front de gauche et de son leader Mélenchon sur ces sujets est atterrante. Les propositions semblent bien davantage destinées à donner un alibi « de gauche » à une future politique social-démocrate qu’à contribuer au développement des luttes.

Pour soutenir l’activité, il faudrait ainsi moduler les cotisations sociales en fonction de la politique de l’emploi des patrons : cela revient en définitive à rentrer dans le dogme de la baisse du coût du travail.

Le salaire différé, les cotisations sociales, les « charges » seraient responsables du chômage et de la casse industrielle et non la course au profit.

Il faudrait créer des fonds pour délivrer aux entreprises des aides mieux contrôlées, notamment via des « pôles publics de l’industrie rassemblant des partenaires publics et privés » (in programme « partagé »).

Voilà qui ne peut que légitimer de nouveaux cadeaux publics aux capitalistes. En 2001, Jospin avait déjà fait désigner Hue président d’une commission de contrôle des aides publiques aux entreprises dans ce but.

La formule ambiguë du Front de gauche, « pôles publics », s’applique à éluder la question décisive des nationalisations démocratiques.

Enfin, les porte-parole du Front de gauche, le Maastrichien Mélenchon en tête, ne cessent de défendre l’existence de l’euro et la nécessité de relégitimer l’UE en parfaite contradiction avec les analyses du PCF des années 90 qui se sont pourtant entièrement vérifiées.

Avec l’annulation du congrès du PCF pour imposer Mélenchon et le Front de gauche, les communistes ont été privés de réflexion collective sur la politique industrielle et la production.

C’est à partir de ses fondements théoriques, de ses positions historiques encore récentes que les communistes doivent la reconstituer.

Nous mettons en débat ces pistes :

- Il ne peut y avoir de politique industrielle sans augmentation des salaires directs (SMIC et rétablissement d’une échelle mobile) et différés (cotisations sociales, suppressions des exonérations patronales).

- La défense et la reconstitution des filières industrielles répondant aux besoins principaux nécessitent une intervention publique multiforme. L’accroissement de l’effort d’éducation, de formation et de recherche est fondamental.

La renationalisation des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics sont une condition du développement de la production pour la réponse aux besoins.

L’orientation de l’épargne et du crédit vers la production nécessite la nationalisation démocratique (et non le renflouement) des institutions financières.

Face à la casse industrielle, la nationalisation d’entreprises structurantes, stratégiques, voire leur réquisition (éventuellement au plan local), sera indispensable.

- Seule des luttes intenses et coordonnées, au niveau des bassins d’emploi et au niveau national, permettront d’amener aux salariés et aux populations le contrôle démocratique et les droits nouveaux qui donneront leur sens progressiste aux nationalisations.

- Le développement de l’industrie en France exige de rompre avec l’UE du capital, de s’affranchir des traités et directives européens, de remettre en cause l’euro.

Après des années de « mutation », de « transformations », de « métamorphose », de « forums », de « collectifs » et de « front de gauche », retrouvons le fil de l’analyse communiste !

Extraits de « L’espoir au présent », Georges Marchais, 1980, éditions sociales, page 151 et suivantes

Produire français

C’est une illusion de croire qu’on peut parvenir à une grande industrie française en la spécialisant à outrance sur un nombre limité de « créneaux ». Comment, par exemple, prétendre à la maîtrise de la fabrication de certains articles textiles ou mécaniques si nous devons importer d’Allemagne fédérale les machines qui permettent de les fabriquer ?

Comment envisager de prendre une place importante dans les échanges internationaux de matériels électroniques si nous sommes asservis à la technologie américaine ?

Il faut donc reconstituer l’industrie française sur des bases nationales en accordant son développement à l’expansion du marché intérieur des biens de consommations, des biens intermédiaires et des biens d’équipement.

Cette politique est indispensable pour lever la contrainte extérieure réelle qui pèse sur l’économie française. Je veux parler de l’état de dépendance dans lequel nous place une politique giscardienne qui tient en quelques mots : le « tout à l’exportation », les investissements étrangers en France, l’américanisation de notre technologie, l’intégration européenne et atlantique.

Ce que je propose ne veut pas dire que la France doive produire sur son territoire national tout ce dont les Français et notre économie ont besoin.

Mais aujourd’hui, du fait de nos assujettissements à l’étranger, toute relance du marché intérieur tend à provoquer un afflux d’importation de biens de consommation et surtout de biens d’équipement. C’est inacceptable. Il faut donc renforcer les capacités de production dans les secteurs où nous sommes le plus vulnérables pour pouvoir diminuer les importations.

Mais, au-delà de ces préoccupations tenant à la dépendance de la France à l’égard de l’étranger, le développement des capacités de production française répond avant tout à la nécessité de satisfaire les besoins de notre population et de notre pays.

Si on fait des comparaisons internationales de consommation par tête, on s’aperçoit que les Français ne sont pas de gros consommateurs pour la plupart des biens.

De même, notre appareil productif national n’est pas – et de loin – l’un des plus gros consommateurs de ciment, d’engrais, de plastique d’acier, etc. Rien ne justifie donc le freinage actuel des investissements privés et à plus forte raison la casse à laquelle se livrent les capitalistes français.

Quant aux besoins dans le bâtiment et les travaux publics, la pénurie de logements sociaux, d’équipements collectifs et d’infrastructures de toute nature dit assez que la production française est bien loin du compte.

Il faut donc prendre en compte l’ensemble des demandes qui résultent du redressement de productions trop dépendantes de l’étranger et de productions inférieures au niveau des besoins du pays : c’est la base principale d’une politique industrielle dynamique et authentiquement nationale.

Cela signifie-t-il l’autarcie ? Absolument pas.

Nous ne fixons à l’avance aucune limite à nos échanges extérieurs, dès lors que les conditions d’un développement des bases productives situées sur le territoire français constituent un ensemble cohérent, solide et efficace.

Je pense même que c’est la meilleure façon de se donner les moyens d’une coopération extérieure diversifiée. Pour jouer un rôle, il faut « faire le poids ».

Cela n’est pas contradictoire avec la nécessité de défendre les productions nationales, en recourant, s’il le faut, à des mesures de sauvegarde.

Produire, français, c’est cela !

Renforcer nos capacités de production

Toutes les grandes branches doivent être développées en France et leur essor doit être coordonné en accordant une attention particulière aux filières majeures de l’agro-alimentaire et de l’exploitation des ressources naturelles (bois, mer, minéraux), de l’énergie, de la métallurgie et des biens d’équipement, de l’électromécanique et de l’électronique, de l’aérospatiale, de la chimie, des véhicules et des transports, du bâtiment et des travaux publics.

Ce développement national cohérent ne peut être réalisé à l’initiative des capitalistes.

Une politique industrielle ne peut être mise en œuvre sans ces réformes de structures dont j’ai parlé dans un précédent chapitre : les nationalisations et la planification démocratique.

J’ai parlé, par exemple, de nationaliser la sidérurgie.

La France a besoin d’une puissante industrie sidérurgique diversifiée sur une large gamme de produits, exploitant en priorité le minerais de fer et le charbon à coke nationaux et débouchant sur des activités métallurgiques de transformation.

Pour parvenir à la maîtrise nationale d’ensemble de ces travaux associés, à l’évidence, il faut réaliser une véritable nationalisation du secteur.

De même, l’indépendance nationale implique la maîtrise des principales industries de pointe.

La France a déjà de bonnes positions dans le nucléaire, l’aérospatiale et certains secteurs de l’électronique.

Ainsi est-elle bien placée en matière de télécommunications et dans de multiples activités de l’informatique, ce qui représente des points forts dans un monde où vont se poser de plus en plus des problèmes de communication, de liaison, d’automation.

Mais c’est une illusion de penser que la Nation pourra en tirer partie sans rompre avec la domination américaine, sans se donner les moyens d’imposer l’intérêt national contre les intérêts particuliers.

Le rôle du secteur public est donc appelé à croître.

Dès aujourd’hui, ce sont les entreprises publiques qui empêchent la conjoncture économique de s’effondrer et l’appareil productif de trop vieillir en assurant l’essentiel de la croissance des investissements.

Elles assument également des fonctions déterminantes aussi bien dans les échanges extérieurs que dans l’effort de recherche et de développement.

Le secteur public est l’outil décisif des transformations structurelles nécessaires. Son élargissement par de nouvelles nationalisations et sa démocratisation sont donc à l’ordre du jour.

D’autres moyens doivent être mis en œuvre pour renforcer les capacités de production en France. Il s’agit en particulier, des marchés publics dont les modalités sont, aujourd’hui, soumises à un petit nombre de fournisseurs capitalistes.

L’ensemble du système d’aides doit être redéployé pour mieux servir les objectifs nationaux d’emploi, de modernisation, d’innovation, de coopération internationale, de développement régional.

voilà ce que le « produisons français  » ainsi exposé devient repris par le Front national

voilà cette manipulation illustre parfaitement ce qui se passe dans tous les domaines, y compris celui de l’anti-impérialisme… C’est pour cela que les communistes ne peuvent tolérer aucun amalgame et ne doivent manifester aucune acceptation de manipulation de leurs combats… parce que ce qui parait être une action contre le capital devient en fait une division des exploités…

A propos de la politique de G. Marchais et de ceux qui l’ont suivi par Danielle Bleitrach

29 Décembre 2014

Dans l’interview d’Olivier Marchais par l’Humanité, j’ai été frappée par la lucidité de cet homme et la manière dont il positionnait la mémoire de son père au service des habitants de Villejuif, des travailleurs et de la nation française, c’était très juste et il était un facteur d’unité et de rassemblement y compris avec le cancérologue gaullisteGeorges Mathé auquel il ne voulait pas opposer son père. Tout cela était d’une grande justesse, comme l’était sa dénonciation des propos de Le Pen qui avait prétendu que si Georges Marchais était vivant il aurait voté FN. (1)

Autant cette intervention d’Olivier Marchais relève d’un devoir de mémoire, autant la mienne, ici, ne jouit d’aucune légitimité particulière sur la pensée de Georges marchais. Il s’agit simplement de la mémoire d’une ancienne dirigeante et du bilan que je peux à ce titre comme tout autre tirer de ces années écoulées? comme l’on dit : une contribution au débat.

Un de mes ultimes souvenirs concernant Georges marchais était sa fidélité à la révolution cubaine. Quand Fidel Castro était venu en France pour l’enterrement de Mitterrand pour honorer non seulement le discours de Cancun malheureusement non suivi d’effets, mais l’amitié de toujours avec danielle Mitterrand, il avait voulu diner en famille chez Georges Marchais. Parce qu’à l’inverse de ses piètres sucesseurs et du journal qui l’a trahi comme il a dans le même temps trahi la Révolution Cubaine, Georges marchais est toujours resté aux côtés de la Révolution cubaine. mais revenons à notre souvenir, quand Georges Marchais était à la fin de sa vie à Cuba, il y avait eu une tentative de le pen déjà pour organiser la confusion à travers des thèmes chers à Georges Marchais, le « produisons français » (dont on mesure aujourd’hui toute la pertinence) , mais aussi justement le soutien à Cuba que Le pen voulait déjà s’approprier… Georges Marchais était fou de rage, il n’avait cessé de protester contre un tel amalgame.
Avec son sens politique acéré, son sens de classe mais aussi celui du rassemblement politique y compris sur des bases des intérêts populaires et nationaux, Georges marchais n’a jamais toléré le moindre amalgame avec l’extrême-droite.  Dans le même temps où il s’employait à dénoncer  la manière dont les dirigeants socialistes étaient prêts à tous les abandons et atlantisme, il gardait une position de classe qui était le meilleur garde-fou face aux dérives potentielles d’un nationalisme susceptible de virer au chauvinisme au profit du patronat.. Malheureusement, le PCF a abandonné les leçons, qui n’étaient pas seulement celles de Georges marchais, mais de l’ensemble du parti depuis Maurice Thorez.

Il a noter que les piètres successeurs d’une longue lignée de dirigeants communistes, qui ont su jouer un rôle essentiel en France et aux yeux des tous les dirigeants communistes de l’Internationale, à la mort de Georges Marchais n’ont pas mieux traité la mémoire de Georges Marchais que celle de Maurice Thorez. Parce qu’il ne s’agissait pas seulement de nier l’apport de dirigeants, mais pire encore celui de la grande masse des militants qui par leur dévouement, leur compétence, leur vie parfois avaient fait du parti ce qu’il était et s’étaient reconnus dans de tels dirigeants. Donc les successeurs ont nié la mémoire des dirigeants, mais pas seulement ils ont d’abord sous estimé  le rôle du part, de son organisation, du respect des militants en tant que force politique agissante et organisée. y compris en utilisant les réflexes les plus « staliniens » de l’obéissance, la légitimité du dirigeant… Le fait que le militant était pour le meilleur et aussi pour le pire un « soldat »… et peu à peu les intérêts des employés des collectivités locales sont venus relayer cette obéissance désintéressée…

Ils l’ont fait en nous soumettant aux analyses non seulement du PS, mais à travers celles-ci à celle du classe dominante de moins en moins nationale, de moins en moins productive et de plus en plus financiarisée et ce depuis les choix de nationalisation-privatisation de Mitterrand qui avaient forcé le PCF du temps de Marchais de quitter le gouvernement. Aujourd’hui, nous voyons les résultats d’une France qui a joué la désindustrialisation et les choix financiers plus que tous les autres pays. Nos fleurons industriels y compris ceux stratégiques ont été ainsi bradés et notre dette que l’on veut imputer à l’excès de protection sociale relève en réalité du déséquilibre de notre commerce extérieur. Quand Georges marchais et les dirigeants de cette époque, la social démocratie non seulement pro-européenne mais atlantiste dénonçait abusivement le chauvinisme du propos, jouait comme un Leipitz déjà aux pseudo écologistes pour mieux se rallier au capital en train de devenir néo-libéral et totalement acquis au bellicisme atlantiste. Cette réalité de la politique du PCF historique a été bradée par les successeurs de Georges marchais, tous ceux qui l’approuvaient ont été éliminés comme des « staliniens »…

Ce traitement minable du passé des communistes s’est situé dans une période d’abandon généralisé d’un échec, du retour de la contrerévolution néolibérale, que l’on a transformé en débâcle, qui a engendre ses doubles opportunisme:  d’abord le choix politique de sauvegarder les élus en même temps que l’on détruisait le parti, son organisation, la formation de ses militants, en  privilégiant  avant tout les élus et les alliances avec le PS, quitte à choisir tous les reniements, ce qui a engendré également un gauchisme qui s’est rapidement accommodé de tous les amalgames avec l’extrême-droite en particulier au plan international mais pas seulement. Et je dois dire, chacun le sait mon désespoir quand je vois certains communistes ne plus reconnaître le fascisme à partir du moment où il semble adopter des positions qu’ils croient celles des communistes… Les réseaux sociaux, les textes qu’ils osent diffuser me semblent un bon test de cette déchéance politique. Au risque d’apparaître « sectaire », jamais un communiste ne peut accepter l’amalgame raciste…

Je voudrais conclure cette rapide réflexion personnelle par une anecdote, récemment sur les réseaux sociaux, à la lecture d’un texte d’hommage à Georges marchais, un militant nouvelle mouture du PCF s’exclamait :« C’est du culte de la personnalité, j’ai l’impression de lire la prose du Parti de gauche face à Melenchon! ». Je lui ai répondu: « Nous respections nos dirigeants parce que nous avions l’impression qu’ils traduisaient ce que nous pensions, mais nous n’aurions jamais accepté que ces mêmes dirigeants pour franchir l’étape des présidentielles, se donne à un socialiste un peu gauchiste, désorganisé, bête des médias et dans l’excès permanent. Nous n’aurions pas adhéré au fait  qu’il nous impose des rapprochements avec d’autres socialistes aussi peu crédibles et très anti-communistes. Et pour couronner le tout que les dirigeants du PCF pour mieux faire oublier leur responsabilité dans un tel échec nous jette contre lui, Mélenchon, en feignant de découvrir à qui ils avaient donné le parti, inventé des forces et perdu in fine… Ce n’est pas la faute à Mélenchon qui est ce qui est, qui est souvent courageux, mais bien à nos choix.  Nous n’aurions accepté, ni de nous donner à Mélenchon, ni de le transformer en bouc émissaire pour mieux éviter d’analyser nos propres erreurs. L’exemple type de la poursuite d’une telle démarche erronée se retrouve dans la dernière fête de l’Huimanité, une grande réussite, mais sans débouché politique, parce que tout y a été une fois de plus placé  dans le dialogue avec  un quarteron de députés socialistes, faux frondeurs que l’on a même pas réussi à faire voter contre le budget… »

Alors que l’essentiel est non pas seulement dans l’autocritique de notre démarche mais de développer l’union à la base , le rassemblement du peuple français et pour cela la politique du parti a un rôle central qu’il s’agisse du redressement économique, de la défense des services publics et des protections sociales, de la grande question de la paix, une politique  qui comme du temps de Maurice Thorez, Waldeck Rochet et georges Marchais doit savoir coller au peuple français, aux intérêts de classe et combattre l’extrême-droite, le fascisme qui reste d’abord le recours de la classe dominante quand la démocratie à leur manière s’avère insuffisante .pour tenir les peuples…

Cette classe dominante qui partout nous mène au fascisme et à la guerre plutôt que d’affronter la nécessité du changement et qui aujourd’hui est en train de transformer le continent européen en poudrière parce que sa survie passe par les vieilles recettes de la guerre froide jusqu’à quelques Hiroshima.

Danielle Bleitrach

A propos du péril russe

Publié le 29 Décembre 2014

qui n'est plus rouge

et de l'impérialisme 

qui reste

d'un brun-vert bien glauque

A propos du péril russe

Pour faire un point géostationnaire avant le début d'une année qui s'annonce comme pleine de périls au plan mondial.

A lire les télés, regarder le radio et écouter la presse, la politique française de l'UE et de l'OTAN serait défensive devant un ours mal léché.

C'est pour protéger les Grecs des désastres de la troïka que ses cochers menacent le peuple de rétorsion si celui-ci chasse des couloirs gouvernemantaux athéniens les fondés de pouvoir de l'UE et réprime les nazis d'Aube dorée arrivés dans leurs malles. (Et pourtant les remplaçants disent bien qu'ils ne vont pas "prendre le palais d'hiver" et encore moins démonaitiser leurs "emprunts russes").

C'est pour protéger les hollandais que l'aviation ukrainienne à vraissemblablement abattu le Boeing malaisien comme c'est pour prévenir l'intégrisme qui , parole de christ roi, ne peut- être qu'islamiste, que la France, l'UE et les USA et leurs alliés financeurs du Golfe (qui décapitent au sabre) arment les milices fasciste (qui pratique de même que leur financier) de ce qu'ils ont ensemble décidé de nommer DAESH.

C'est au nom de la démocratie qu'autour de la Méditerrannée, d'Erdogan à Mohamed n°6, en passant par Sissi n°1, Bouteflicka n° de cirque que les mêmes atisent le dit intégrisme pour museler les peuples qui tentent de reprendre leur destin en main.

Derrière toutes les destabilisations qui obligent - comme ici le retour de FA#- " même si il ne le voulait " pas l'impérialisme, l'UE son bras politique et l'OTAN son bras armé à intervenir alternativement (Grèce-Libye) ou ensemble (Ukraine), pour imposser la Pax Impérialialista compromise par la main de Poutine qui va trainer jusque dans les culottes du f-haine.

Le dit Poutine origine disent-ils de tous leur maux et source de tous leur mots pour nous convaincre que depuis l'Oural, il doit certainement avoir des relais du côté de Madrid au point de faire des misères à la dynastie néofranquiste prise la main dans les pratiques coutumlière de sa caste comme le sont les british lords députés conservateurs dans leurs joutes pédophiles, au point de choquer les juges de Madrid à Londres.

D'ailleurs, Canaille le Rouge à la preuve de la présence russe du côté des Pyrénées :

A propos du péril russe

Pour se défendre, pour nous défendre et avoir de quoi payer les marchands de canons, La Canaille ne sait plus si c'est JP Morgans, Lehman Brothers, Rothschild, BNP ou une des antennes défiscalisées du Crédit Agricole, voir un séminaire de toutes, qui a demandé une baisse autoritaire des salaires et des pensions en France pour en finir avec les déficits publics.

Ce raccourcis politico économique pour montrer qu'une révolution reste à faire, qu'elle est plus qu'urgente.

Que pour la faire il faut une organisation révolutionnaire et que même dans les gondoles des soldes londoniennes ou les stocks de chez Fauchon, il n'y a plus rien à mettre en magasin.

Comme disait Thorez il y a bientôt 70 ans, retroussons nos manches. Si nous voulons une telle organisation, il va falloir la (re)construire tant la précédente est émoussée et branle dans le manche.

Des rendez-vous sont envisagés. Rapidement dirait-on pour ce qui est des outils de luttes sociales et revendicatives, plus peniblement pour ce qui est de la jambe politique indispensable pour ne pas lutter à cloche pieds, 

Que chacun s'occupe de ce qui le regarde; en surveillant et -en fonction de ses engagements et situations- en aidant du mieux possible les deux, en respectant leur espaces propres et leur singularité.

Rédigé par Canaille Lerouge

Jumelage (s), (suite) internationalisation et diversification des pratiques

Publié le 28 Décembre 2014

Canaille le Rouge

ne croyait,

hélas,

pas si bien dire

Jumelage (s), (suite) internationalisation et diversification des pratiques

Les précurseurs 

De la Dordogne, la rivière de Morlaix au Danube la peste brune est au diapason.

En avance d'une longueur, à Budapest ce sont les jeunes qu'on met dans les grilles sur fond de valeur avec les droites de l'UE partagées : C'est "le Monde" qui, toujours égal a lui même rendant responsable le régime précédent des entrechats et pas de deux facistes de l'actuel, qui nous donne l'info à décoder en prenant en compte cet averstissement.

A noter que Wikipédia pourtant rarement en retard dans ses attaques anticommunistes prend bien garde de ne pas se compromettre dans les errements du journal de déférence .

Pour le vérifier, c'est ici :http://fr.wikipedia.org/wiki/Magdolna_(quartier)

"Dans la rue Magdolna, au cœur du 8e arrondissement de Budapest, l’unité antiterroriste TEK a mené, début octobre, une opération musclée, arrêtant une dizaine de dealers. Sous le régime communiste, ce quartier ouvrier avait été laissé à l’abandon, puni pour avoir été l’un des foyers de l’insurrection de 1956. Depuis vingt ans, des familles pauvres se sont installées dans les maisons les plus vétustes.

A l’instar des drogués, les indigents nuisent à l’image que le maire du 8e arrondissement, Maté Kocsis, souhaite donner de ce quartier bien situé dans la capitale. Des travaux sont en cours dans les immeubles délabrés que la municipalité Fidesz (droite nationaliste) rénove avec des fonds de l’Union européenne.

Dès 2010, le maire avait déclaré la guerre aux clochards, désormais passibles de prison s’ils dorment dans les lieux publics. A 33 ans, M. Kocsis est un homme influent. Il est le président de la commission parlementaire de défense et de sécurité, et le porte-parole du Fidesz.

« Peste du XXIe siècle »

Sa dernière proposition de loi a créé la polémique, et éveillé l’attention bien au-delà des frontières de la Hongrie : soumettre les jeunes de 12 à 18 ans à un test annuel pour détecter l’usage de drogue. Le Fidesz, qui contrôle les deux tiers du Parlement, soutient ce texte controversé.

« Ceux qui s’opposent aux tests de drogue défendent les drogues », a affirmé le chef du groupe parlementaire Fidesz, Antal Rogan.

De 12 à 18 ans ici, le pauvre dehors là. Les marginaux, c'est pour quand dans des camps ? 

Rappelons que venant de ce pays, issu de ce parti, le commissaire de l'UE choisi par le bankster fiscaliste Juncker a été fait celui chargé de la jeunesse et de la culture.

Ce n'est pas qu'une affaire interne à la Hongrie. 

S'il fallait une raison philosophiquement incontestable (en plus des autres déjà ici à plusieurs reprises avancées) de faire exploser en plein vol cet UE et ses valeurs, vous l'avez sous les yeux.

Oui, de 12 à 18 ans, en se rappelant qu'en 2005 le traité que nous avons rejeté donnait 12 ans comme âge légal d'entrée dans le monde du chôma... pardon travail.

Pour sauver nos gosses, leurs libertés, il faut faire exploser ce machin, c'est une question de démocratie et de civilisation. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Descendants de la milice par José Fort

 

28 Décembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #politique

 

En participant il y quelques instants au rassemblement à Villejuif, je pensais à ces élus de droite et verts qui ont décidé de retirer la modeste plaque en mémoire de Georges Marchais qui fut député de la ville pendant 24 ans. Je me disais que si par malheur ces descendants de la milice pétainiste un jour disposaient de la force publique, nous risquerions bien de nous retrouver dans un stade. Comme au Vel d'hiv, comme à Santiago.

Et aussi:

Faut se méfier

N’étant plus un perdreau de l’année et pouvant afficher une petite expérience, je me permets de vous prévenir : « méfiez-vous », comme le chantait Jean Ferrat, « les flics sont partout ». J’ajoute que dans le panier crabalesque, on trouve les anciens révolutionnaires reconvertis dans les affaires et passés avec armes et bagages au service des médias patronaux, les ex-maoïstes et castristes hystériques d’hier, aujourd’hui retraités cacochymes, les défroqués du PS et du PC, les fouilleurs de poubelles de la CGT, les jeune prétendument guevaristes des Buttes Chaumont.

Bref, tous les aigris souvent reconvertis en revanchards et les nouveaux nés de la lutte contre le capitalisme qui hantent les médias et dispensent leur méthode (la seule bonne) pour transformer la société. Tous, un jour ou l’autre, ont ou vont collaborer avec ceux qu’ils vomissent actuellement. Et alors ?

Un conseil signé Thomas Sankara : « l’ennemi n’est pas souvent celui qui te fait face, ça c’est l’adversaire. L’ennemi c’est celui qui est derrière toi, un couteau dans le dos. »

José Fort

Allez, zou, un petit dessin pour la route...

Dimanche 28 décembre 2014
La GAUCHE doit rompre avec l'euro-libéralisme [Marianne.net]

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Le 27 décembre 2014

Ils sont une trentaine, militants ou sympathisants du Front de gauche, à signer cet appel lancé par le club de réflexion La Gauche d’opposition réclamant "la tenue de rencontres pour la rupture avec l'euro-libéralisme" car, expliquent-ils, "la gauche non-libérale doit clarifier sa position sur l'ordre juridique européen, sur l'euro et sur un protectionnisme visant à protéger les acquis sociaux et à insuffler une transition écologique de l'appareil productif".

Aujourd'hui, l'Europe est au bord du gouffre. Malgré le recul des conditions de vie et le blocage de l’économie, c’est l’extrême droite et non la gauche qui progresse en Europe. Nous pensons qu’elle réussit, en ne fuyant pas le sujet de la souveraineté nationale, à incarner une forme de résistance à la mondialisation libérale auprès des classes populaires. 
  
Pour l’essentiel, la gauche lui a abandonné ce terrain, soit en sacralisant l’Europe des marchés et du libre-échange, soit en refusant de reconnaître la dimension fondatrice de la souveraineté nationale. 
  
En France, le référendum de 2005 a apporté la preuve que le peuple entend la gauche quand elle lutte contre la mondialisation. Le peuple a donc montré à la gauche qu’il sait répondre présent lorsque cette dernière porte l’exigence de rupture avec la mondialisation et l’eurolibéralisme. Une réforme « de l'intérieur » de l'Union Européenne impossible Pour être en mesure d'en finir avec l'austérité, il faut être prêt à affronter l'Union européenne qui empêche toute alternative. Le peuple a compris que l’UE n’était qu’un outil de confiscation démocratique pour imposer l’austérité à vie. Aucune politique vraiment de gauche ne peut se concevoir dans son cadre légal. Les débats sur la désobéissance européenne, sur le protectionnisme, sur la sortie de l'euro se sont démultipliés ces dernières années. Nous devons les affronter pour incarner une alternative crédible. Mais, reconnaissons-le, ces sujets divisent la gauche. La rupture avec l’UE ou l’euro fait surgir des craintes de « repli national » car le FN a repris ces idées. Dès lors, certains refusent d'évoquer la souveraineté nationale, comme si cette notion était souillée par l'extrême droite. Ils n'envisagent qu'une réforme impossible « de l'intérieur » de l'UE. 
  
La gauche doit changer ! Si elle veut convaincre, la gauche non-libérale doit clarifier sa position sur l'ordre juridique européen, sur l'euro et sur un protectionnisme visant à protéger les acquis sociaux et à insuffler une transition écologique de l'appareil productif. 
  
Nous, militants, citoyens, intellectuels, appelons donc à la tenue de rencontres pour la rupture avec l'euro-libéralisme. Les questions européennes devront être débattues sans tabous, avec sincérité, dans un esprit constructif afin d'acter une stratégie nouvelle et commune à vocation majoritaire. 
  
Signataires : 
Aurélien Bernier, essayiste | Thierry Blin, maître de conférences en sociologie, président de La gauche d'opposition | Derek Carvalho, élu local PCF, trésorier de La Gauche d’opposition | Hélène Caprani, ex-militante M’Pep | Denis Collin, philosophe, professeur en classes préparatoires | Benjamin Espuna, étudiant, sympathisant Front de gauche | Romain Etienne, élève avocat, sympathisant Front de gauche | Bernard Foucher, ex-militant M'PEP | Michèle Fraize, ex-militante M'Pep | Aurélien Gack, citoyen | Kevin Galet, étudiant en sociologie, militant PG | Laura Garnier, étudiante, sympathisante Front de gauche, vice-présidente de La Gauche d’opposition | Danièle Guéry, ex-militant M’pep | Gilles Lassalle,cadre retraité du secteur privé, membre du PG (Comité  94/5) | Jérôme Leroy,écrivain | Pierre Lepère, étudiant, sympathisant Front de gauche | Serge Lesou, ex-militant PG, militant du CNR 06 | Serge Marquis, militant PG, animateur de l'assemblée citoyenne du Front de gauche de Charenton-le-Pont/St-Maurice (Val-de-Marne, 94) | Thomas Milan,ingénieur, sympathisant Front de gauche | Waldeck-Moreau, ex-militant M'Pep | Sylvie Pillé,militante assemblée citoyenne, sympathisante Front de gauche d'Aubagne, M'pep (13)  | Pierre Poy, technicien aéronautique, ex-PG. | Sylvie Quéré, militante syndicale | Claude Règle,Attac Cévennes Sud | Niurka Règle, ex-militante M’Pep | Marie-Paule Seite, ex-militante M’Pep | Charles Seite, ex-militant M’Pep | Dimitri Sikiotakis-Fonteix, sympathisant Front de gauche | Dounia Soussane, étudiante, co-créatrice et secrétaire générale adjointe de La Gauche d’opposition | Simon Ulrich, sympathisant Front de gauche, co-créateur et secrétaire générale de La Gauche d'opposition | Bruno Valentin, militant syndical, ex-secrétaire national de République et Socialisme | Kevin Victoire, militant PCF | Galaad Wilgos, étudiant, membre du PG, vice-président du Cercle du libre examen de l'ULB.
 
Samedi 27 décembre 2014

ALSTOM: lutter pour chasser les PRÉDATEURS de l'entreprise

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Lvente du pôle énergie d'Alstom vient d'être officialisée, 70 % du chiffre d'affaires de l'entreprise est cédé à la multinationale américaine Général- Electric pour 12,5 milliards d'euros. 

Cette activité emploie 65 000 salariés et 390 sociétés implantées dans une soixantaine de pays. C'est cet ensemble qui est concerné par la vente, le nouveau groupe parle déjà de transfert d'activité, on en devine la signification.

Le démantèlement, déjà bien entamé de cette ex-entreprise nationale va se poursuivre avec la complicité sans faille du gouvernement qui pour sa part va participer à la curée des richesses produites par les travailleurs en rachetant les actions Bouygues. 

La première décision prise par le nouveau conseil d'administration a été la distribution de 4 milliards d'euros aux actionnaires et 4 millions au PDG d'Alstom Patrick Kron pour son travail de destruction. 

Au passage, Bouygues veut vendre ses parts (30 %) pour réaliser une opération financière juteuse. 

Tout pour le profit, rien pour les travailleurs, la nocivité de ces prédateurs éclate au grand jour. 

Alstom est un fleuron industriel aux multiples métiers indispensable aux besoins énergétiques et au développement des transports publics. 

Mais le souci premier du gouvernement est de répondre aux exigences des multinationales, peu importe les conséquences. 

Pour preuve, la branche transport d'Alstom est très menacée alors que les besoins de construction de matériel sont énormes : remplacement des TGV usés, des rames de transports régionaux obsolètes, des rames de métros à bout de souffle etc., il y a du travail pour des dizaines d'années.

À Belfort, 320 emplois sur 560 vont être supprimés dans la branche transport, autant dire que la fabrication du matériel de transport va disparaître. 

Selon le journal Le Figaro, la moitié des bâtiments de Belfort ne sont plus occupés depuis les démantèlements successifs débutés en 1990. 

Les ateliers actuels seraient consacrés à la maintenance du matériel roulant ce qui représente 50 à 150 personnes au maximum. 

C'est un nouveau coup porté à l'industrie nationale, il faut y mettre un coup d'arrêt.

Il est urgent d'engager la lutte pour chasser les prédateurs de l'entreprise sans aucune indemnité et sans préavis, redonner aux travailleurs, à la nation, la maîtrise des moyens de production indispensables au développement des services publics de l'énergie et des transports. C'est un enjeu national, c'est à ce niveau que la lutte doit être engagée.

source: site communistes

Dziga Vertov : d’un vieux remède pour les indigestions du capital

27 Décembre 2014

 
Jeudi 25 décembre 2014

VILLEJUIF (Val-de-Marne): 300 personnes se rassemblent pour défendre le Parvis Georges Marchais

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Intervention d'Olivier Marchais au rassemblement républicain :

"Il doit y avoir de la place pour deux"

C’est avec beaucoup d’émotions que je me permets de prendre la parole ce soir.

Nous sommes réunis pour protéger la plaque commémorative du parvis Georges Marchais, inauguré en Mai 2013, en l’honneur de mon père, disparu il y a maintenant 17 ans.

Le nouveau Maire de Villejuif, Monsieur Le Bohellec, considère par une délibération municipale du 17 décembre 2014, qu’il convient de déshonorer Georges Marchais pour honorer Georges Mathé.

A peine élu Monsieur le Maire, vous prenez une décision d’une bien grande cruauté à l’égard d’un homme, à l’égard de tous ceux qui ont pu eux-mêmes ou leurs familles voter pour lui à un moment de leur vie, où qui tout simplement respectait son engagement, ses combats, sa sincérité.

Quelle arrogance, quel mépris après seulement 9 mois de mandat !

Vouloir faire disparaître la mémoire d’un homme et avec lui, la mémoire collective, l’histoire d’un territoire, de la banlieue rouge.

Georges Marchais fût député de Villejuif pendant 24 ans. Elu à 6 reprises de 1973 à 1997, il a porté haut et fort dans l ‘hémicycle les intérêts de ses concitoyens. Il fût un élu populaire, respecté, indissociablement lié au développement de Villejuif.

Je peux citer l’arrivée du métro, la construction du lycée Darius-Milhaud, les combats pour obtenir la couverture de l’A6B, un commissariat de Police Nationale. Mais également son engagement en faveur du droit au logement, pour la défense de l’emploi, pour combattre les injustices au quotidien …

La population de Villejuif n’oubliera jamais la venue de Nelson Mandela en Octobre 1993 au Théâtre Romain Rolland, ses paroles de remerciements pour le combat mené par Georges Marchais et tant d’autres, en faveur de sa libération.

Il est de tradition dans notre République d’honorer après leur disparition, des élus, des personnalités, reconnus pour leurs actions publiques, pour leur dévouement à l’intérêt général.

En tant que Député, au service des populations, durant 24 ans, Georges Marchais est légitime. Ce parvis rappel simplement, ses actions, ses engagements.

Cette reconnaissance va bien au delà de l’adversité politique, elle est Républicaine.

Permettez-moi de rapporter ces propos tenus dans le Parisien Val-de-Marne du 30 Mai 2013 par 2 personnalités politiques du Département, adversaires politiques aux convictions différentes de celles de Georges Marchais, mais 2 républicains :

- Roger Gérard Schartzenberg, député du Parti Radical de Gauche de la 3ème circonscription du Val-de-Marne : « Il est normal de saluer son combat. Même si je n’approuvais pas la totalité de ses positions, j’étais sensible à l’énergie qui l’animait, à son courage et à son humanité. »

– Christian Cambon, Sénateur Maire de Saint-Maurice et Président de l’UMP du Val de Marne : « Je reconnais à Villejuif le droit de célébrer ce personnage d’envergure nationale. »

Son engagement pour le développement des centres Hospitaliers Paul Brousse et Gustave Roussy, pour la recherche médicale et la recherche contre le cancer, à toujours été reconnue à sa juste valeur.

Villejuif compte trois hôpitaux, 7000 médecins chercheurs et personnels médicaux. Parmi eux figurait Georges Mathé, médecin cancérologue de renommée mondiale, qui réalisa en 1958 les premières greffes de moelles osseuses sur l’homme et qui dirigea le service des maladies sanguines de l’Hôpital Paul Brousse.

Vouloir aujourd’hui, opposer Georges Mathé et Georges Marchais est un contre sens historique. Ils ont travaillé ensemble pour faire de Paul Brousse, ce grand Hôpital où la recherche et les soins sont de pointe.

Sachez qu’un éminent scientifique, Gaulliste, résistant et un ouvrier devenu Député, communiste, déporté du travail, se sont trouvés pour le bien commun, au service des populations.

Catherine Gaston-Mathé, sa fille, avec qui je me suis entretenu durant le week-end n’est « pas du tout partisante de déshonorer l’un pour honorer l’autre ».

Nos deux familles partagent la même conviction : il doit y avoir de la place pour deux. Ils entretenaient une relation faite de respect et d’amitié.

Et pour ma part, vous pouvez donner une plus grande place à Georges Mathé si vous le souhaitez.

Mais ne vous acharnez pas sur un homme disparu il y a 17 ans, qui a représenté un Parti Politique qui existe aujourd’hui, et qui rassemble des hommes, des femmes, des militants, des élus, en France, dans le Val de Marne et à Villejuif.

Je tiens à remercier toutes les personnes présentes ici, ce soir, et je voudrais remercier également tous ceux qui ont tenu à témoigner de leur soutien durant ce week-end.

L’indignation est grande, ici, à Villejuif, et dans tout le pays, bien au-delà de la diversité de nos opinions.

Alors, montrez vous digne de votre toute nouvelle écharpe tricolore, respectez la mémoire, le combat d’un homme politique, député de la République Française durant 24 ans.

En ces temps difficiles, je suis persuadé que les Villejuifois et les Villejuifoises attendent bien d’autres décisions municipales de votre part, tournées vers leur présent et surtout leur avenir.

Vous pouvez revenir sur cette délibération.

Respectez la mémoire de Villejuif, respectez mon père, respectez Georges Marchais, tout comme lui vous aurait respecté, si il était encore Député, malgré vos différences.

source: Villejuif pour tous

La réflexion de Noël: vous croyez vraiment ?

25 Décembre 2014

Plank et la naissance de l’univers….

je ne voudrais pas avoir l’air d’avoir mauvais esprit mais je me demande ce que représente réllement la nativité… N’est-ce pas l’apologie de la procréation divinement assistée ? Avec utilisation d’une mère porteuse… Comment voulez-vous imaginer qu’un dieu capable de pratiquer ainsi et de surcroît inventer l’accouplement bisexuel des gastéropodes puisse ressembler à ses disciples qui se font une spécialité de veiller sur la morale sexuelle de leurs ouailles… franchement vous croyez que celui qui se confond avec l’insondable univers puisse avoir quelques ressemblances avec les conciles, herem et autres fatwa?

votre très spinoziste Danielle Bleitrach

Libérer la parole ? Quelle parole ?

Publié le 23 Décembre 2014

Quelle Libertés ?

Libérer la parole ? Quelle parole  ?

Un débat au relent de pourriture est en train de s'incruster en profondeur dans les scellements de l'édifice républicain.

Si on n'y prête pas attention, ses effluves vont durablement empuantir le débat démocratique et miner l'édifice.

L'actualité journalistique, éditoriale nous abreuve de sentences et injonctions sur l'obligation de laisser dire les choses parce que des non-dits seraient mauvais.

Mauvais pour qui ?

Ainsi donc, il faudrait laisser se "libérer la parole" et au nom d'une démocratie à sens unique, laisser se développer le débat qui est tout sauf démocratique.

Un Rebatet nostalgique de Céline au nom de cette parole libérée devrait imposer son droit exclusif à être audible dans les formes et conditions qu'il exige ?  

Ce débat si on le refuse démontrerait une volonté attentatoire à la liberté d'expression.

La Parole doit être libre assènent tout azimut ses thuriféraires.

Est-elle libre pour tous ?

Quelle parole veut-on libérer et dans quelle geôle serait-elle incarcérée ?

Parle-t-on de l'interdiction d'être citoyen à part entière dès qu'on franchit les grilles de l'entreprise qui vous emploie ?

Parle-t-on de la liberté du travail quand le patronat tient ses listes qui interdisent à un syndicaliste de retrouver du travail ?

Celle qui, encadrée, conduit certains édiles à placardiser ou harceler ceux qui déplaisent au potentat ?

Liberté de parole pour ceux qui subissent en permanence l'injonction de se taire de la part de ceux qui savent à leur place et formatent ce que chacun a le droit non pas de savoir, mais d'approuver ?

Non, la parole que l'on veut libérer, c'est toujours la même : la parole d'extrême droite, celle qui tend des passerelles vers la droite.

La plus avancée de ces passerelles se transformant en "Golden gate" a un nom : racisme, pilier de masse du fascisme. Racisme anti-arabes anti-noirs, anti-juifs, anti roumains, bientôt anti russes parfois anti anglais ou anti jaune en fonctions des circonstance, anti l'autres, racisme sexiste, racisme homophobe. C'est cela qui pour nos conquistadors des vertus est à libérer avec le droit de le dire, Quadriller la pensée dominante de la classe domiante comme l'alpha et l'oméga de la démocratie.

Dans notre droit existe l'injure à Président de la République, insulte à agent de la force publique, c'est réglementé, un barème de peines et amendes est même prévu. Mais dire qu'il faut jeter à la mer "l'autre" participerait de la libération de la parole ?

Cet autre, terme de rejet, image d'un collectif déshumanisé considéré comme tel, magma sans considération parce que portant d'autres horizons qui pourtant et malgré ces racistes, depuis que le concept de civilisation existe, alimente et s'alimente du voisinage et de l'échange social, culturel, économique. Combatre ceux qui le combattent serait liberticide ?

Stigmatiser ce racisme comme moyen de fédérer les réactionnaires de toute nature serait attenter à la libération de la parole ? La Canaille attente!

En vérité, ce déplacement du centre de gravité du débat politique n'a qu'un but : 70 ans après la débâcle des droites compromises dans leur soutien sans faille à la barbarie, permettre à l'espace réactionnaire de reconstituer son unicité idéologique et d'abattre ce qui fut une cloison étanche entre une droite avançant masqué derrière l'ectoplasme des dignitaires passés opposés à la droite extrême, pour maintenant reconstruire le bloc bleu horizon de la réaction sectaire, asociale, raciste et belliciste rassemblée autour de la rente et du profit.

Le racisme par ses effets fédérateurs en temps de crise est non pas un levier mais un levain méphitique. Pas un levier, nous savons tous, ils savent eux aussi, depuis Archimède que supprimer le point d'appui paralyse le mouvement. Ils travaillent autrement pour instiller leurs ferments. Ils laissent focaliser sur le point d'appui pendant qu'ils ensemencent de leurs moisissures, sorte de levain parce qu'il travaille toute la pâte du corps social et ne se circonscrivent pas qu'à sa seule représentation hyper médiatisée.

Quand un peu impunément de la part des services de l'État et sans réactions majeures des partis dit démocratiques, on peut débaptiser les rues, démettre des artistes pour délit d'opinion, mettre des syndicalistes sur liste noires comme au bon temps de McCarthy aux USA ou Deferre à la mairie de Marseille, c'est qu'ils avancent.

Quand il est possible d'acheter des voix pour les élections, des journaux pour les gagner. Quand ceux qui les possèdent peuvent vendre leurs canons grâce aux marchés gagnés par ceux que leur presse à fait élire, il n'y a plus de frontière à l'intérieur de tout un camp fait de clans qui pactisent pour s'extraire du pacte républicain.

Il serait bon que tous les architectes qui enfermer dans leurs bureaux d'étude concourent à tracer les plans d'une république future commencent déjà à regarder si les serruriers et charpentiers qui s'affairent ne sont pas en train de bâtir la cage qui ne leur laissera que la table à dessin, mais supprimera papiers et crayons, les gardiens conservant les gommes à effacer la mémoire.

Relisons Brecht. L'acension d'Arturio UI est résistible ; si le peuple et donc ceux qui se parfument de parler en son nom décident de combattre.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Villejuif, le refus du négationnisme

Publié le 23 Décembre 2014

Contre

les négationnistes

bleu blanc vert

Villejuif, le refus du négationnisme.

Pour reprendre le portrait résumé à cette courte citation de Danièle Bleitrach, une phrase  qui embrasse large en pointant juste : "ce ramassis d'individus unis sous la seule bannière de l'anticommunisme", semble mal à l'aise.

La défense du porte-parole du dit ramassis dans Le Parisien est bien ampoulée et la réaction publique et digne de la famille du professeur Mathé -bien malgré lui servant d'alibi- les mets en grande difficulté.

Si de nombreux responsables départementaux et locaux du P"c"F étaient présents, dont nombre d'élus actuels et anciens, l'Humanité, dans un papier pas mal tourné*, relatant la protestation de lundi soir, ne mentionne la présence d'aucun membre es qualité de l'actuelle direction nationale du P"C"F pour cet hommage à l'ancien secrétaire général du PCF. 

Oublie de qui ? de l'Huma ou de cette direction nationale ? 

Selon la réponse, ces guillemets que pose La Canaille pour encadrer le C de P"c"F accentueront ou pas leur sens.

Au fait, puisque nom de lieu publics il y a , depuis la mise à la porte de Voynet, Benoît Frachon a-t-il retrouvé droit de cité à Montreuil ? Et si oui sous quelle forme ?

Rédigé par Canaille Lerouge

Mardi 23 décembre 2014

CHANGER le pansement ou PENSER le changement ?

changer-le-pansement.jpg

Questions pour un changement qui ne vient pas

 

Et si la contre-productivité c'était nous ? 

Alors que l’exaspération est à son comble parce que les gens n’en peuvent plus des promesses trahies et des reniements pleinement assumés par ce gouvernement qui a l’outrecuidance de continuer à se dire "de gauche", alors que (seules) les professions libérales sont toutes dans la rue, vent debout contre les déréglementations envisagées... 

Pour être utile au changement, la première des questions à se poser, me semble-t-il, c’est pourquoi le changement ne vient pas ? 

Pourquoi l’inertie de toutes ces personnes, toutes celles encore qui n’en peuvent plus, mais ne font rien ? 

Voici une liste, non exhaustive, de "moteurs déficients" auxquels il faudrait porter attention : 

1) la faiblesse du niveau politique 

C’est peu de le dire, la culture politique, culture politique entendue/étendue du sens civique à l’engagement dans un parti, en passant par la connaissance et la réflexion politique ; la culture politique, donc, semble bien ne plus habiter/intéresser nos concitoyens. Les plus jeunes, les nouvelles tranches d’âges et générations montantes. 

Les forces du dégoût et du dénigrement sont à l’œuvre, là aussi.Ce qui manque avec la culture politique, à la fois, la matrice, ou le réservoir-référentiel d’idées et de positions, c’est aussi ce qu’elle induit "naturellement" en réflexe de positionnements et d’actions collectifs. 

2) une seconde faiblesse s’installe sur cette première déficience, c’est la faiblesse de culture générale 

Laquelle offre un champ, royal, aux nouveaux imposteurs qui ont évincé les authentiques détenteurs d’éléments de culture générale absolument nécessaires au débat. 

Pour être clair, citons le pseudo historien Lorânt Deutsch, les économistes bien pensants (Lenglet, Seux...), les M. Réponse à tout (Attali), .. tous experts de rien qui, aujourd’hui omniprésents sur les plateaux de radio et de télé, ne contribuent pas peu au brouillage idéologique, au brouillage des esprits en installant, dans la confusion que répandent ces nouveaux Closets, résignation, acceptation de l’ordre établi et présenté comme immuable, etc. Ces nouveaux idéologues va-t-en-guerre combattent, à la fois, sur le champ du politique et du vocabulaire, et des représentations mentales. 

Ayant chassé les personnes qui étaient porteuses de positions critiques et alternatives, ils ont gagné la bataille des cerveaux dans lesquels ils ont introduit de toutes autres valeurs que celles que nous continuons à promouvoir : "Ne pas s’emmerder, gagner du fric très vite, consommer, décrocher, frimer...". 

Aujourd’hui, les exploités raisonnent avec le langage des exploiteurs/voient le monde avec les lunettes de leurs exploiteurs. Imagine-t-on assez l’ampleur de cette défaite, et, conséquemment, l’immensité du travail de reconquête à entreprendre ?

3) On comprendra aisément, si on les admet, que, face à ces deux premières faiblesses, nos interventions, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, que ce soit en terme d’expression politique, ou de proposition d’action, fassent un "flop" et tombent, très souvent, à côté de la plaque. 

Pire : ne jouent-elles pas un rôle répulsif ? 

Pourtant, si l’on prend la mesure de l’état d’esprit des gens aux quels on s’adresse, ne devrait-il pas être possible de modifier ces interventions pour leur rendre une meilleure efficacité (à défaut d’une pleine efficacité) ? 

A ranger encore dans ce troisième point la "vie moderne", avec tous ses dispositifs, pervers ou non, qui nous habituent à l’efficacité et à l’immédiateté. 

Mesurés à cette aune, que valent nos propositions d’actions pour, à défaut d’imposer un changement de société, prétendent empêcher l’application des mesures de régression sociale qui nous sont imposées ? 

4) Tous les jours, ou presque, les médias nous abreuvent, nous noient sous un flot de mauvaises nouvelles. Dans tous les domaines : régression sociale, casse économique, corruption et dépréciation du politique, dégradation du vivre ensemble et délitement de la cohésion sociale/du modèle républicain... C’est du sans précédent !

Depuis combien de temps les cerveaux réceptifs n’ont-ils plus été irrigués par l’oxygène de bonnes nouvelles (application de bonnes mesures, succès de luttes syndicales...) ? 

Prenons-nous bien compte de cette accoutumance au pire et de ses effets ? N’y participons-pas nous même lorsque nous consacrons une part, non négligeable, de notre temps à relayer/répéter ces mauvaises nouvelles ?

Temps non négligeable peu ou pas suivi d’annonce de contre propositions. Comment les rendre crédibles après coup ? 

L’overdose, dans ce domaine-là, ne suscite plus, et depuis longtemps, la colère et la volonté d’en découdre, necontribue plus à la mobilisation. Au contraire ! Sans doute contribue-t-elle à pousser encore un peu plus ceux qui continuent à les recevoir dans un sentiment d’impuissance ou à chercher refuge dans la futilité, l’immédiateté, pour ne plus les entendre, pour s’anesthésier... 

Ne sommes-nous pas restés bloqués sur l’indignation ? Que sommes-nous capables de proposer au-delà ? 

Les réflexions souvent entendues, du genre : "la catastrophe se prépare", "le F.N. arrive", ne devraient-elles pas nous montrer le danger d’en rester à ce seul stade et, par contrecoup, l’urgence qui nous est faite de proposer une alternative ? 

Proposer une alternative, c’est-à-dire, tout à la fois : 

Un projet, crédible et accessible pour être mobilisateur, le chemin à emprunter pour le faire advenir. Montrer la porte ne suffit pas, encore faut-il donner la clef pour que l’on puisse l’ouvrir. Refaire vivre la volonté d’en découdre, fabriquer du positif ! 

Deux autres questions, récurrentes, ne sont pas abordées ici. Elles ne doivent pas être oubliées. Par tous ceux qui ont à cœur de faire vivre, et réussir, le projet de transformation sociale. 

1) Le sentiment d’appartenance de classe, à retrouver ! Pour que tous les exploités se regroupent sur des positions de classe pour, à partir de là, et de ces valeurs, reprendre la lutte des classes ! 

2) Le référentiel idéologique/les mécanismes idéologiques, perfectionnés ;, mis en œuvre, à l’encontre des exploités, pour, à la fois, dissoudre ce sentiment d’appartenance de classe, et déployer des mécanismes d’assimilation et d’intégration à la classe dominante. 

Jean-Marc GARDES 

source : Le Grand Soir

Villejuif : la famille Mathé remercie et décline…

23 Décembre 2014 

Villejuif, le 30 mai 201 3. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.)
Villejuif, le 30 mai 201 3. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.) LP

Mercredi en conseil municipal , la nouvelle majorité (Union citoyenne) de Villejuif qui va de l’UMP aux écologistes a pris l’initiative minable et stupéfiante  de débaptiser le parvis Georges-Marchais au profit du cancérologue gaulliste Georges Mathé. Ce lundi, il y a eu une manifestation à Villejuif, mais aussi la réaction de la famille du cancérologue. 

Dans un communiqué, sa fille, Catherine Gaston-Mathé, a d’abord remercié la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, « précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif ». Avant de rappeler sa coopération « active » avec Georges Marchais, député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la famille, un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises ».

Contacté ce lundi après-midi, le cabinet du maire de Villejuif, Franck Le Bohellec (UMP), indique que le démontage n’est « pas prévu aujourd’hui ». « Mais à partir du moment où il y a eu vote du conseil municipal, c’est la démocratie et on ne revient pas sur la décision », a-t-il précisé

Chacun appréciera la conception de la démocratie de ce ramassis d’individus unis sous la seule bannière de l’anticommunisme et celui ne résoud ni les problèmes de la population, ni ceux de la recherche, il est même en général le moyen de masquer les incapacités de ceux qui brassent de l’air et qui seront certainement renvoyé sous peu à leur mesquine et incompétente vision de la France.

Danielle Bleitrach

La hyène et l’esprit de Noël

23 Décembre 2014

Noël , Hanouka, et même le culte ancestral de Mitra à l’origine de tous les monothéisme en pays latin, oui c’est le solstice, les jours sont les plus courts, la peur de l’ombre nous hante et nous nous rapprochons les uns des autres pour nous rassurer, allumer un maximum de lumières, chanter et festoyer en espérant l’abondance du printemps, les semailles…

Ceux qui se sentent seuls, exclus le sont plus que jamais et je crois que ce contexte consumériste, sans chaleur, pourri par la haine de l’autre est pour beaucoup dans le passage à l’acte de certains déséquilibrés…

Oui l’angoisse des être humains se nourrit d’un contexte, celui d’une fête à laquelle certains ne peuvent participer, ce banquet d’amour et de lumière dont ils se sentent exclus et qui est dans nos sociétés d’abord marchand, avec ses troupes d’acheteurs de n'importe quoi, ces animaux torturés que l’on débite… Ces guerres que l’on feint d’oublier mais où des enfants perdent la vie et parfois l’esprit…  Pendant que l’on nous pousse à des débats minables sur les crèches, un simulacre de petit enfant autour duquel on se déchire, pour mieux oublier ceux qui souffrent dans leur chair…

Cette haine insupportable, cette volonté d’exclusion, ce passage à l’acte et toujours on l’alimente, hier un individu qui se croit de gauche a déclaré à un autre: « tu t’intérroge sur Zemmour Est-ce que tu as dit quelque chose sur Dieudonné ?  » Toujours le même discours, Zemmour pour lui, était un juif et Dieudonné un nègre, pour moi ce sont deux salopards, mais lui avait déjà dans la bouche les arguments de Marine le Pen. Tout était question de race, la seule manière qu’il avait de défendre les victimes de la haine antimusulmane était de renforcer la haine anti-juive, et il n’est pas le seul, cette vision raciste est devenu le sport favori de certains juifs… qui y mêlent un anticommunisme qui dit bien leur dérive…

Sur ces terrains multiples, celui où l’esprit de Noël est la marchandisation, l’oubli d’autrui, l’individu estimé à son luxe, le mépris des faibles, le jeu sur les méchants que l’on donne comme un drapeau à tous les déséquilibrés, pour mieux justifier les guerres et les marchands d’armes… Elle est venue , la hyène, pardon à l’animal ce n’est qu’une expression,  blonde, celle qui trouve des circonstances atténuantes à la torture dire que les trois attentats individuels étaient tous musulmans… Et que cela prouvait bien que l’on ne prenait pas la dimension du danger… Avec ce type de discours mes trois petits enfants adorables qu’en Algérie on appelle « Les Français », ne sont plus en sécurité, ils sont des victimes de toutes les provocation potentielles… J’ai rêvé en leur nom d’écraser ces mots sur ses lèvres d’une gifle mais ils étaient repris en écho partout… Ils allaient tous répétant : si c’était un juif, si c’était un arabe… un asiatique… avec le ridicule canular sur la Corée du Nord… auquel tout le monde croyait…

Il y a une telle distance entre les jeux immondes, la guerre hors limite que livrent les capitalistes, la manière dont ils sont prêts à nous sacrifier tous et ces médiocres appels à la haine contre plus pauvre que soi que la colère vous envahit non seulement devant la méchanceté mais l’appel à la part la plus idiote de l’humanité…

Voilà moi je veux un noël ou telle la vieille Rosa, échappée des camps de la mort, j’ai la chance d’avoir la chaleur des plus merveilleux des petits enfants qui ressemblent à des enfants du désert, ont des bulletins scolaires formidables et qui savent  que la France est leur pays. A l’ainé, un jour j’ai dit: je vais te confier le secret des juifs, quoiqu’on leur fasse ils rebondissent et en bien comme en  mal comme tous les êtres humains inventent une autre joie de vivre… Leur secret est de considérer qu’un raciste est un raciste, un abruti que l’on ne change pas, il n’y a pas de dialogue avec lui. De surcroit tant qu’il n’a pas avec lui les barons de la Rhur et la werhmacht ils ne sont pas importants… Le vrai problème est quand on les met dans le jeu politicien, on leur donne de l’importance toujours pour les intérêts matériels de ceux qui ont le capital… c’est ce qu’on dit quelques juifs célèbres du nom de Karl Marx et Rosa Luxembourg… Et le vrai grand secret est « le temps que tu perdrais avec eux passe le à ton profit et à celui de l’humanité, ça ce serait plutôt Spinoza et Einstein… C’est le secret de la toute puissance des juifs, mais entre nous si tu savais le nombre d’imbéciles qu’il y a chez les juifs pour vouloir ressembler aux racistes… et perdre leur temps et leur vie…

C’est la raison pour laquelle sur Facebook et sur tous les réseaux sociaux, j’exclue ceux qui contribuent à rendre l’avenir de mes petits enfants et le peu de temps qui me reste insupportable…

Que l’on soit méchant passe encore mais d’une stupidité telle m’est incompréhensible, je ne puis vous affronter tous mais je peux éviter de vous avoir dans mes réseaux…

Danielle Bleitrach

Je ne voyais pas tout à fait l’armée rouge comme ça …

22 Décembre 2014

 

Le premier album …  c’est syler stalin et John Lénine

joyeux noël

Questions pour un changement qui ne vient pas

 

Et si la contre-productivité c'était nous ?

Alors que l’exaspération est à son comble parce que les gens n’en peuvent plus des promesses trahies et des reniements pleinement assumés par ce gouvernement qui a l’outrecuidance de continuer à se dire "de gauche", alors que (seules) les professions libérales sont toutes dans la rue, vent debout contre les déréglementations envisagées...

Pour être utile au changement, la première des questions à se poser, me semble-t-il, c’est pourquoi le changement ne vient pas ?

Pourquoi l’inertie de toutes ces personnes, toutes celles encore qui n’en peuvent plus, mais ne font rien ?

Voici une liste, non exhaustive, de "moteurs déficients" auxquels il faudrait porter attention :

1) la faiblesse du niveau politique

C’est peu de le dire, la culture politique, culture politique entendue/étendue du sens civique à l’engagement dans un parti, en passant par la connaissance et la réflexion politique ; la culture politique, donc, semble bien ne plus habiter/intéresser nos concitoyens. Les plus jeunes, les nouvelles tranches d’âges et générations montantes.

Les forces du dégoût et du dénigrement sont à l’œuvre, là aussi. Ce qui manque avec la culture politique, à la fois, la matrice, ou le réservoir-référentiel d’idées et de positions, c’est aussi ce qu’elle induit "naturellement" en réflexe de positionnements et d’actions collectifs.

2) une seconde faiblesse s’installe sur cette première déficience, c’est la faiblesse de culture générale

Laquelle offre un champ, royal, aux nouveaux imposteurs qui ont évincé les authentiques détenteurs d’éléments de culture générale absolument nécessaires au débat.

Pour être clair, citons le pseudo historien Lorânt Deutsch, les économistes bien pensants (Lenglet, Seux...), les M. Réponse à tout (Attali), .. tous experts de rien qui, aujourd’hui omniprésents sur les plateaux de radio et de télé, ne contribuent pas peu au brouillage idéologique, au brouillage des esprits en installant, dans la confusion que répandent ces nouveaux Closets, résignation, acceptation de l’ordre établi et présenté comme immuable, etc. Ces nouveaux idéologues va-t-en-guerre combattent, à la fois, sur le champ du politique et du vocabulaire, et des représentations mentales.

Ayant chassé les personnes qui étaient porteuses de positions critiques et alternatives, ils ont gagné la bataille des cerveaux dans lesquels ils ont introduit de toutes autres valeurs que celles que nous continuons à promouvoir : "Ne pas s’emmerder, gagner du fric très vite, consommer, décrocher, frimer...".

Aujourd’hui, les exploités raisonnent avec le langage des exploiteurs/voient le monde avec les lunettes de leurs exploiteurs. Imagine-t-on assez l’ampleur de cette défaite, et, conséquemment, l’immensité du travail de reconquête à entreprendre ?

3) On comprendra aisément, si on les admet, que, face à ces deux premières faiblesses, nos interventions, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, que ce soit en terme d’expression politique, ou de proposition d’action, fassent un "flop" et tombent, très souvent, à côté de la plaque.

Pire : ne jouent-elles pas un rôle répulsif ?

Pourtant, si l’on prend la mesure de l’état d’esprit des gens auxquels on s’adresse, ne devrait-il pas être possible de modifier ces interventions pour leur rendre une meilleure efficacité (à défaut d’une pleine efficacité) ?

A ranger encore dans ce troisième point la "vie moderne", avec tous ses dispositifs, pervers ou non, qui nous habituent à l’efficacité et à l’immédiateté.

Mesurés à cette aune, que valent nos propositions d’actions pour, à défaut d’imposer un changement de société, prétendent empêcher l’application des mesures de régression sociale qui nous sont imposées ?

4) Tous les jours, ou presque, les médias nous abreuvent, nous noient sous un flot de mauvaises nouvelles. Dans tous les domaines : régression sociale, casse économique, corruption et dépréciation du politique, dégradation du vivre ensemble et délitement de la cohésion sociale/du modèle républicain... C’est du sans précédent !
Depuis combien de temps les cerveaux réceptifs n’ont-ils plus été irrigués par l’oxygène de bonnes nouvelles (application de bonnes mesures, succès de luttes syndicales...) ?

Prenons-nous bien compte de cette accoutumance au pire et de ses effets ? N’y participons-pas nous même lorsque nous consacrons une part, non négligeable, de notre temps à relayer/répéter ces mauvaises nouvelles ?

Temps non négligeable peu ou pas suivi d’annonce de contre propositions. Comment les rendre crédibles après coup ?

L’overdose, dans ce domaine-là, ne suscite plus, et depuis longtemps, la colère et la volonté d’en découdre, necontribue plus à la mobilisation. Au contraire ! Sans doute contribue-t-elle à pousser encore un peu plus ceux qui continuent à les recevoir dans un sentiment d’impuissance ou à chercher refuge dans la futilité, l’immédiateté, pour ne plus les entendre, pour s’anesthésier...

Ne sommes-nous pas restés bloqués sur l’indignation ? Que sommes-nous capables de proposer au-delà ?

Les réflexions souvent entendues, du genre : "la catastrophe se prépare", "le F.N. arrive", ne devraient-elles pas nous montrer le danger d’en rester à ce seul stade et, par contrecoup, l’urgence qui nous est faite de proposer une alternative ?

Proposer une alternative, c’est-à-dire, tout à la fois :

Un projet, crédible et accessible pour être mobilisateur, le chemin à emprunter pour le faire advenir. Montrer la porte ne suffit pas, encore faut-il donner la clef pour que l’on puisse l’ouvrir. Refaire vivre la volonté d’en découdre, fabriquer du positif !

Deux autres questions, récurrentes, ne sont pas abordées ici. Elles ne doivent pas être oubliées. Par tous ceux qui ont à cœur de faire vivre, et réussir, le projet de transformation sociale.

1) Le sentiment d’appartenance de classe, à retrouver ! Pour que tous les exploités se regroupent sur des positions de classe pour, à partir de là, et de ces valeurs, reprendre la lutte des classes !

2) Le référentiel idéologique/les mécanismes idéologiques, perfectionnés ;, mis en œuvre, à l’encontre des exploités, pour, à la fois, dissoudre ce sentiment d’appartenance de classe, et déployer des mécanismes d’assimilation et d’intégration à la classe dominante.

 

Jean-Marc GARDES

URL de cet article 27590 

Dimanche 21 décembre 2014

Décès de l'ancienne résistante et maire communiste de Bègles Simone Rossignol - communiqué de la fédération du parti communiste de la gironde

 

Décès de l'ancienne résistante et maire PCF de Bègles Simone Rossignol

Dimanche, 21 Décembre, 2014  
Simone Rossignol, ancienne résistante et ancienne maire communiste pendant 23 ans de Bègles (Gironde), est décédée samedi à l'âge de 96 ans. Retrouvez son portrait paru dans l'Humanité en août dernier réalisé pour la série d'été "La Libération par ceux qui l'ont vécue".
  
Photo : Loïc Le Loët
Bègles, 2 juillet 2014. De la libération, Simone Rossignol garde intact le sens de la transmission des idées.
Photo : Loïc Le Loët

Conseillère municipale dès la Libération en 1945, puis maire de cette ville ouvrière de l’agglomération bordelaise de 1971 à 1984, Simone Rossignol fut une femme pionnière en politique, engagée initialement à l’Union des Femmes Françaises (devenue Femmes solidaires). Simone Rossignol, a rappelé le PCF-Gironde dans un communiqué (voir ci-dessous), fut la première femme maire de l’agglomération bordelaise, participant à la reconstruction d’une commune très marquée par la guerre, notamment par une politique active d’équipements, sociaux, culturels et sportifs.

Le portrait réalisé par Vincent Bordas, paru dans l'Humanité du 13 août 2014 : Sur les coteaux de la Dordogne, 
Simone Rossignol voyait Bordeaux s’enflammer

La Libération ? Simone Rossignol balaie l’évocation d’un revers de main : « C’est bien simple, je n’étais pas là. » Fermez le ban. Il faut insister un peu pour apprendre qu’avec sa sœur Paulette, l’ancienne maire de Bègles était en quelque sorte aux ­premières loges pour assister à la libération de Bordeaux. « Non, je n’étais pas là, insiste-t-elle, j’étais partie en Dordogne avec Paulette. » Sans nouvelles de sa fille depuis plusieurs jours, elle avait enfourché son vélo pour parcourir avec sa sœur les 120 km qui séparent la banlieue bordelaise de son village près de Bergerac. Sur la route, elles croisent les maquisards du groupe Soleil, prennent des renseignements et se font héberger pour la nuit. « Toute la nuit, ça pétaradait le long de la Dordogne, ça se battait tout près de là. » Enfin, arrivées chez la grand-mère, elles retrouvent la petite Nicole et assistent médusées à l’embrasement de Bordeaux. « Notre village est perché sur les coteaux de la Dordogne et, le soir, on a vu un grand rougeoiement au-dessus de la ville, c’était impressionnant. »

Elle aime raconter les choses ainsi, cette nonagénaire souriante. Comme si elle avait assisté aux événements de l’extérieur, presque spectatrice. Pourtant, quand elle rentre de son escapade à bicyclette, c’est bien dans son salon, le même qu’aujourd’hui, autour de cette même table, que se tient la première réunion de section du PCF de Bègles d’après l’Occupation. L’initiateur de cette réunion, c’était son père, libéré depuis le 1er mai du camp de Mérignac, où le préfet Alippe l’avait fait interner deux ans plus tôt. En février 1940, c’était son frère Jo qui avait été arrêté par la police française. « Parce que certains avaient peut-être été bavards, avance-t-elle. Certes, mon père était militant communiste, mais dans son entreprise. À Bègles, il était surtout connu comme président d’un club de sport. Ce qui fait que, quand ils sont venus, l’un des flics m’a dit : “Je n’imaginais pas venir dans cette maison.” Pas plus donc qu’il n’imaginait que les tracts de la Jeunesse communiste étaient tapés dans la pièce même où il se trouvait. Un autre flic a soulevé la housse de la machine à écrire… “On voit qu’il y a des dactylos ici…” Il y avait encore le stencil de l’Avant-Garde sur le rouleau. Mais il a rabaissé aussitôt la housse et n’a rien vu. »

Elle prend rapidement des responsabilités 
à l’Union des femmes françaises

Autant dire qu’après cet épisode, les camarades béglais demandèrent à Simone de se faire discrète… De temps en temps, elle payait ses cotisations au PCF grâce à son travail de secrétaire de direction. Mais ce n’est qu’à cette réunion, au retour de la Dordogne, qu’elle remplit ­officiellement sa carte. Jo, lui, ne rentrera de Sachsenhausen qu’en juin 1945 avec ce « regard perdu » dont elle se souvient encore, sur le quai de la gare Saint-Jean. En 1944, donc, quand les drapeaux tricolores fleurissaient sur les portails du quartier, la maison Rossignol reste vierge : « Il manque quelqu’un dans cette maison », ­répondait froidement son père aux voisins un peu trop enjoués. Entre-temps, le camp de Mérignac, où 
256 femmes et hommes avaient été fusillés et d’où tant d’autres furent transférés vers les camps de concentration, avait été libéré. « Mon père y était allé, de peur que les Allemands ne fusillent en masse avant leur départ. C’est comme ça que des camarades de région parisienne ont été hébergés dans le quartier. Chez nous, il y avait Odette Nilès, qui avait été transférée de Châteaubriant. Et une autre camarade, Jacky, qui était agent de liaison, transportait des tracts et des armes. »

Des rencontres déterminantes qui confirment à Simone la nécessité de faire ­reconnaître et vivre l’engagement des femmes dans le combat politique. Raison pour laquelle, après avoir reconstitué le syndicat et la cellule du Parti dans son entreprise, elle prend rapidement des responsabilités à l’Union des femmes françaises (UFF). « Puisque j’étais secrétaire de direction, les camarades m’ont demandé de ne pas représenter le ­personnel. Je ne l’ai pas toujours bien vécu parce que j’étais quand même celle qui avait remonté le syndicat dans cette entreprise ; j’avais même obtenu du patron la mise en place d’une délégation du personnel. Mais mes engagements dans la ville ont fini par me faire relativiser ces petits ressentiments. » D’autant qu’avec l’UFF, elle retrouve le souci de faire vivre la solidarité et la joie de côtoyer des femmes qu’elle admire. À l’image de Geneviève ­Duhourquet : « Son fils Serge était tombé sous les balles nazies à peine un mois plus tôt ; elle a assisté à ses obsèques alors que son mari, René, n’était toujours pas rentré de déportation et elle organisait avec nous la solidarité pour les familles de fusillés. Quel courage ! » Vingt-cinq ans plus tard, le même René passait le flambeau de maire de Bègles à Simone Rossignol, qui deviendrait ainsi la première femme maire de l’agglomération bordelaise. Un parcours pour lequel, comme en 1944, elle ne s’est pas contentée de contempler la ville depuis les coteaux de la Dordogne.

Portrait réalisé par Vincent Bordas

http://www.humanite.fr/deces-de-lancienne-resistante-et-maire-pcf-de-begles-simone-rossignol-560864

 

Communiqué de la fédération du Parti communiste de la Gironde

 

Photo : Loïc Le Loët

Photo : Loïc Le Loët

Décès de Simone Rossignol, femme d'engagements et de passions.

Nous avons la douleur d’apprendre le décès de notre camarade Simone Rossignol, ancienne maire de Bègles. Simone était une femme d’engagements et de passions, attachée à la justice, à la paix et à la fraternité. Son engagement a d’abord été un engagement pour sa ville ouvrière de Bègles pour laquelle elle fut conseillère municipale dès la Libération. Aux côtés de militants communistes, socialistes, chrétiens et de tous horizons, elle a participé à la reconstruction de cette ville minée par la guerre et endeuillée par ceux que la Gestapo et la police française avaient fusillé à Souge ou envoyé en déportation. Parmi ceux là, il y avait son frère Georges et son père.

Ses engagements avaient débuté avec l’Union des Femmes Française (UFF) avec laquelle, dans son quartier de Birambits, elle avait organisé la solidarité pour les enfants de la République espagnole. Puis, dans les années 1950, c’est auprès des femmes des cheminots en grève qu’elle mène des combats marquants. C’est d’ailleurs au contact du syndicat CGT des Cheminots qu’elle fera la rencontre de son second mari, Georges Rossignol, résistant lui aussi et figure marquante du syndicalisme en Gironde.

Auprès du maire René Duhourquet, elle met sa détermination au service de la commune en tant qu’adjointe puis, en qualité de maire, de 1971 à 1984. Elle fut ainsi la première femme maire de l’agglomération bordelaise.

Lucide sur son parcours, elle était fière des réalisations de cette municipalité communiste, notamment en matière de logement, d’équipements pour la petite enfance et les personnes âgées et d’équipements culturels et sportifs. Le sport, qui comptait au nombre des passions familiales héritée de son père rugbyman et transmise à ses enfants et petits-enfants.

Dans ce domaine comme dans d’autres, elle combattait la main-mise de l’argent-roi. C’est ainsi qu’elle avait conclu son livre-mémoire parût en 2008 par cette phrase : « Je fais confiance aux jeunes et je suis sûre que dans l’union et la lutte ils trouveront des solutions pour empêcher les tenants de l’argent de continuer à nuire ».

Forts de l’expérience d’une si grande femme, les communistes girondins et béglais sont décidés à poursuivre dans cette voie, avec le même esprit de résistance, le même souci du rassemblement et le même espoir de justice. Et c’est une grande peine qu’ils partagent aujourd’hui avec sa famille et tous ceux qui ont eu le bonheur et l’honneur de la connaître et la côtoyer.

Nous adressons à ses enfants et petits enfants, à l'ensemble de sa famille nos sincères et fraternelles condoléances.

Des livres d’or seront ouverts dès ce lundi à la section de Bègles, 12 rue du prêche et à la fédération de Gironde, 15, rue Furtado à Bordeaux.

http://www.humanite.fr/deces-de-simone-rossignol-femme-dengagements-et-de-passions-pcf-gironde-560863

 

Tentative pour inciter à lire ou à relire Marx

Une société sans classes et le primat de l’utilité sociale

 

, par  Paul Carlé 

Tentative pour inciter à lire ou à relire Marx :
- d’abord quelques lignes de Marx
- puis, plus ou moins adroitement, un ’commentaire’.

Une page de « Misère de la philosophie » -1847- de Marx 
‘Éditions Sociales’ -1961- page 73

« Pourquoi donc le coton, les pommes de terre et l’eau de vie sont-ils les piliers de la société bourgeoise ? Parce qu’il faut, pour les produire, le moins de travail et qu’ils sont par conséquent au plus bas prix.

Pourquoi le minimum du prix décide-t-il du maximum de la consommation ? Serait-ce par hasard à cause de l’utilité absolue de ces objets, de leur utilité intrinsèque, de leur utilité en tant qu’ils correspondent de la manière la plus utile aux besoins de l’ouvrier comme homme, et non de l’homme comme ouvrier ? Non, c’est parce que, dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative fatale de servir à l’usage du plus grand nombre.

Dire maintenant que, parce que les choses les moins coûteuses sont d’un plus grand usage, elles doivent être de la plus grande utilité, c’est dire que l’usage si répandu de l’eau-de-vie, à cause du peu de frais de sa production, est la preuve la plus concluante de son utilité ; c’est dire au prolétaire que la pomme de terre lui est plus salutaire que la viande ; c’est accepter l’état de choses existant, c’est faire enfin, avec M. Proudhon, l’apologie d’une société sans la comprendre.

Dans une société à venir, où l’antagonisme des classes aurait cessé, où il n’y aurait plus de classes, l’usage ne serait plus déterminé par la minimum de temps de production ; mais le temps de production sociale qu’on consacrerait aux différents objets serait déterminé par leur degré d’utilité sociale ».

Ce texte de 1847 est d’actualité car nous sommes toujours dans le même type de société – le capitalisme –.

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Nous sommes encore ‘dans une société fondée sur la misère’, jour après jour les journalistes répètent que les plus riches le sont de plus en plus et les plus pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres.

Il ne s’agit plus de ‘pomme de terre’ mais de produits alimentaires de mauvaise qualité (production avec engrais chimiques, pesticides, herbicides, … préparation avec conservateurs, additifs alimentaires, exhausteurs de goût, …) avec les conséquences bien connues sur la santé. Et la prospérité de la grande distribution.

Aux trois pivots énumérés par Marx nous pouvons ajouter la ‘propagande’ qui déferle en continu sur les chaînes (bien nommées) de télévision et de radio, et dans la presse (journaux, magazines, …).

Cette ‘propagande’ pour le régime capitaliste se manifeste principalement, d’une part, par une suite ininterrompue de ‘fausses’ nouvelles, et d’autre part, par la tenue d’un discours qui évite soigneusement de prendre en considération les bases concrètes de l’activité des hommes dans la société et qui se répand sur des aspects largement secondaires ou insignifiants.

Par exemple, un sujet récurent : ‘l’Europe sociale’. Il donne lieu à une énumération de mesures qu’il conviendrait de prendre…, sans jamais dire que ‘l’Europe’ a été créée par et pour les trusts (du charbon et de l’acier) et qu’elle s’adapte jour après jour pour qu’ils en retirent le plus de profit possible (avec la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux), car le dire démontrerait que ‘l’Europe’ a été créée contre les travailleurs, donc qu’elle ne peut absolument pas être ‘sociale’, mais seulement antisociale.

Et c’est bien pour cela qu’il faut au plus vite en sortir.

Et sortir aussi de l’euro qui est l’instrument le plus actif de cette ‘Europe’ antisociale.

La perspective tracée par Marx : une société sans classes et le primat de l’utilité sociale, garde toute sa force et sa jeunesse.

Paul Carlé

Samedi 20 décembre 2014

Propriété PRIVÉE ou propriété PUBLIQUE ?

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Que de bla bla, que de paroles pour ne rien dire ! C’est ce qui se passe avec la prise de participation dans le capital de l’aéroport de Toulouse Blagnac par deux groupes chinois et le canadien SNC Lavalin. Certains justifient cette opération, d’autres souhaitent que des capitalistes « français » la fassent. 

Une manière d’exonérer l’Etat, propriétaire de 49,9% du capital de l’aéroport, de la vente du bien public au capitalisme. Celui-ci poursuit la politique engagée depuis 1986 par tous les gouvernements, de droite ou socialiste de la vente des entreprises nationales au privé, lui permettant de juteux profits. 

Les aéroports de Lyon et de Bordeaux doivent eux aussi être vendus. 

Le patronat a une exigence : l’Etat ne doit pas gérer des entreprises. C’est son rôle à lui. Par contre l’Etat doit créer un « environnement » favorable à l’entreprise, en clair lui accorder des exonérations sociales et fiscales, la casse du Code du Travail, un enseignement adapté à ses besoins immédiat et surtout la baisse des salaires. Hollande et son gouvernement avec la loi Macron sont tout à fait dans l’exécution de ces exigences. 

Cela rappelle un autre faux débat. Celui de la vente d’Alstom. Certains en tenaient pour l’américain Général Electric d’autres pour l’allemand Siemens mais tous étaient d’accord pour vendre. Résultat : Alstom-transport annonce un sureffectif de 300 salariés sur 600 dans son usine de Belfort tandis que Bouygues touche 1,2 milliard d’euros dans la vente de ses actions et que les autres actionnaires en empocheront 4 milliards. 

Par contre silence sur le fait que, en trois ans, la part du capital étranger dans les entreprises du CAC 40 soit passée de 41,9% à 46,7% à la fin de 2013 selon une étude de la Banque de France. Ces capitaux sont majoritaires dans la santé (57%), le pétrole, gaz et matériaux (50,3%). Cela ne concerne pas que le CAC 40. L’ensemble des sociétés cotées en Bourse, y compris les PME, est possédé à 42,7% par des étrangers. Un record. C’est la reconnaissance par le capital international du grand savoir-faire du capitalisme français dans l’exploitation de l’homme par l’homme, ainsi que de l’aide du pouvoir politique. 

Cela masque la question fondamentale de la propriété des grands moyens de production et d’échange. 

Propriété privée signifie recherche du profit maximum dans un minimum de temps au détriment de l’intérêt national, économique et social des peuples. 

Seule la nationalisation sans indemnisation des grands moyens de production et d’échange peut satisfaire les besoins des peuples, débarrassés de l’exigence du profit. C’est pour une telle société que nous luttons.

source : site communistes

De Montreuil à Villejuif en passant par Elne

Publié le 20 Décembre 2014

l'anticommunisme

de zone Nord

le dispute

à celui

de zone sud

mais la couleur est la même

les serre-livres de la réaction

Les serre-livres de la réaction

Il se trouve que le cheminot Canaille le rouge, dans les années 85-90, quand il eut aux côtés d'autres camarades quelques démêlés juridico-revendicatifs à l'initiative (déjà) d'un gouvernement socialiste (dont le Joxe à l'éberluement du moment révélée par Mediapart) et d'une direction SNCF qui n'avait rien à lui refuser, n'eut de défense politique que celle du parti de G Marchais lequel s'était engagé immédiatement et publiquement du côté de ceux qui luttent, contre ceux qui répriment.

Le député du Val de Marne s'investissant personnellement et durablement contre les mesures de répression alors mise en œuvre.

Aujourd'hui à Villejuif, pas la population, la municipalité en place, débaptise l'esplanade Georges Marchais. Canaille le Rouge n'en rajoutera pas à la colère partagée mais s'insinue dans le débat pour éclairer un aspect de celui-ci.

Cette saloperie, c'est la droite, bien sur. Le maire et son adjoint UDI ? oui à coup sur aussi, mais pas qu'eux. Trop facile de passer aux profits et pertes les artisans de l'opération. Et les certains verts innocents ? 

A cette époque de la chasse aux syndicalistes évoquée ci dessus , un certain Lipietz, caution écologique de l'actuel maire de Villejuif, membre actif de la majorité municipale et donc coréalisateur de son programme entamait ses premiers combats électoraux en allant dans les fourgons du PS combattre les communistes de Seine St Denis. Ce Lipietz éminence verte et grise du nouveau maire de Villejuif n'est pas un perdreau de l'année.

Il vient de loin et les méandres de son itinéraire politique marque l'homme au travers de ses constantes: membre du PSU de Rocard de 1968 à 1971, il anime une tendance "gramsciste-maoïste" , "la Gauche Ouvrière et Paysanne (GOP)" qui est à la révolution ce qu'un sorbet "fraise wasabi " est à la gastronomie. Pauvre Gramsci, pauvre Mao.

Comme quoi quel que soit le ramage et quel que soit le plumage, comme Jospin, Kessler, Drey et nombre de potentats du Medef ou du PS, ce drôle d'oiseau est comme les autres oiseaux de même couvée, il n'aime pas les cocos.

Mais notre oiseau, s'il n'aime pas les cocos est du genre coucou à venir nicher chez eux. Au point de réussir en 95 à se faire élire au titre des accords à gauche (déjà le concept avait dans l'aile le plomb qu'il aurait mieux valu expédier au volatile) sur la liste de ceux qu'il contribuera à virer en 2014.

Aujourd'hui la liste qu'il a conduit pour battre la municipalité à direction communiste débaptise l'esplanade Georges Marchais comme à Elne ont débaptise les voies du nom des Résistantes, à Béziers on glorifie l'OAS. Lipietz et son maire, Ménard et sa clique même combat. Histoire de rappeler des souvenirs ...détestables...on a Meynard en zone sud et Lipietz en zone nord.

Accident regrettable ? Que non ! Pratique récurrente. Déjà, à Montreuil, l'autre versant vert des serre-livres de l'anticommunisme, Voynet avait fait de même avec Benoît Frachon.

Benoît Frachon, Lucie Aubrac, 19 mars 62, Georges Marchais. 

Dis nous qui est dans ton colimateur, je te dirai qui tu es. 

Rédigé par Canaille Lerouge

L’alliance sur la base de l’anticommunisme primaire… minable…

20 Décembre 2014

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Ils s’y sont tous mis de l’UMP,  aux « écologistes » pour prendre Villejuif la Rouge… mais non content de cet exploit il leur faut effacer le passé de cette ville rouge et de l’un de ses enfants… Georges Marchais était une force de la nature et l’affronter tenait de l’exploit, mais il était dénué de véritable rancune si la bonne foi était mutuelle et si cela ne nuisait pas au parti qu’il avait en charge. J’ai toujours respecté la manière dont il était proche des exploités, des pauvres, des faibles, la manière dont il prétendait leur faire un rempart de sa force. J’aimais aussi la tendresse qu’il éprouvait pour Aragon, la manière dont il a assuré au vieil homme une aide discrète et amicale jusqu’au bout. Alors quand je vois ces gens oser effacer son nom, j’ai l’impression d’un temps qui se désagrège un peu plus dans la haine et le déshonneur… Ils n’auraient pas osé l’affronter vivant, ils crachent sur sa tombe…

C’était  un homme superbement intelligent et un travailleur acharné, il était bon, attentif à la misère, respectueux des militants… Que cette bande de nains de toutes obédiences, ce ramassis de minables veuille effacer son nom de la mémoire de sa ville est une infamie, ils ne l’atteignent pas, il rendent aujourd’hui un peu plus crasseux…Il semble qu’ils aient pris cette décision dans la foulée d’un renforcement de la police, tout un programme… Comme j’aurais aimé qu’il soit là et dresse sa haute silhouette, les toise de son regard bleu pour qu’ils se taisent, parce qu’ils l’auraient fermé, c’est sûr…

Je pourrais dire et tant dire en particulier comme ce chêne fut foudroyé, sa faiblesse était le cœur… Je n’ai qu’un regret que certains de ses camarades si serviles  devant lui, le flattant dans ses travers, ne l’ai pas assez défendu, assez honoré sa mémoire, ce qui permet aussi à ces gens là de se conduire aussi mal…

Peut-être faut-il faire oublier ce qui est dit de toute part encore aujourd’hui: s’il y avait un Georges marchais, ils n’oseraient pas se conduire contre nous comme ils le font…

Danielle Bleitrach

Plus opportuniste que Patrick Le Hyaric, tu meurs…

19 Décembre 2014

Aujourd’hui l’humanité consacre 4 pages à Cuba, merveille… ça fait plaisir ce changement de ligne, en effet je me souviens du combat que nous avons du mener quand Patrick le Hyaric et l’Humanité parrainaient un « dissident cubain » présenté à eux par Robert Ménard, le président de reporter sans frontières qu’à l’époque ces gens-là considéraient comme plus digne de confiance que Fidel Castro.

J’ai rappelé récemment cet épisode peu glorieux  non seulement de l’Humanité mais de toute la gauche française:

https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/03/24/un-exemple-robert-mesnard-qui-la-fait-roi/

Pour avoir un article dans l’humanité un peu moins catastrophique, Rémy Herrera et moi nous avons passé à deux, les trois jours de la fête de l’Humanité à déposer dans les stands des feuilles de soutien à Cuba, les stands faisaient signer parce que les communistes dans leur immense majorité ne partageaient pas les ostracismes de la direction de l’Humanité… et nous ramenions les feuilles. nous avons eu plus de 2000 signatures que nous avons alors publiées dans Cuba solidarity progrès… Cela se passait en 2003, quand le dit Robert Ménard organisait une séance financée par Publicis auquel participait tout le raout parisien et tous les médias…  Cela durait depuis dix ans d’un combat solitaire et héroïque… Alors que l’alliance avec Chavez n’était pas encore totalement active… L’Amérique latine n’était pas à la mode… et nous étions une poignée à défendre Cuba…

En fait de soutien à Cuba,en 1994, alors que les habitants de l’île témoignaient d’un héroïsme inouï, en particulier les femmes qui faisaient des miracles pour la survie au quotidien, je me souviens de Marie do soignant avec des linges mouillés un staphylocoque doré de sa fille, d’autres cherchant le moindre bout de savon, pour que les enfants soient beaux et propres, de quoi nourrir la famille, il fallait travailler et faire des miracles, pendant ce temps-là, nous avions droit aux chroniques sur les putes de la Havane par Régine Desforges. Mais il y a eu pire le jour du cyclone Michelle dévastant l’île les saloperies sur l’automne du patriche et la dictature cubaine, je n’ose dire de qui… Les Cubains étaient vraiment seuls, nous étions une poignée, les mêmes qui aujourd’hui luttent pour le Donbass, contre la fascisation de l’Ukraine avec la même absence de soutien de Patrick le Hyaric, et l’Humanité…
Un jour on peut espérer que ces opportunistes soutiendront les gens du PKU de l’Ukraine et du Donbass quand ils auront gagnés!!! Ces « communistes-là n’ont jamais su faire autre chose que ce qui est admis par le PS, l’UE  et les USA… » Parce que le vrai problème est là… quand des gens manquent de courage rien ne les changent… Et quelle que soit la situation ils réagiront toujours de la même manière.

On peut faire toutes les conférences sur la situation internationale, le courage cela ne dépend pas de cela, d’abord de la conviction politique, de l’adhésion ensemble (le mot est important) à une cause juste comme la chose à laquelle on aspire plutôt qu’à soi-même… Avoir du cœur au double sens du terme, du courage et de la compassion… et aujourd’hui le coeur cela ne serait pas seulement de se féliciter enfin de la victoire cubaine, mais de contribuer à soutenir les communistes traqués en Ukraine, mais jamais monsieur Le Hyaric ne sera capable d’un tel combat…
Danielle Bleitrach

A ne pas manquer :un texte historique de Jacques Duclos

Pour un puissant front national uni

Jacques Duclos (septembre 1952)

lundi 15 décembre 2014, par Comité Valmy

La nation veut l’indépendance et la paix

Le 3 octobre 1952, ce texte de Jacques Duclos, « Pour un puissant front national uni », a ouvert à Montreuil les travaux du Comité Central du Parti Communiste Français. Celui-ci a adopté l’appel que ce rapport comportait.
Il s’agit d’un document historique rare, qui confirme que Jacques Duclos (dont il convient de rappeler qu’il a dirigé la Résistance nationale et antinazie du PCF pendant l’Occupation) avait compris la nécessité de barrer la route à l’impérialisme étasunien et à ses agents en France. A la tête de ceux-ci, se trouvaient déjà les dirigeants socialistes.

Pendant 7 ou 8 mois, cette stratégie politique particulièrement lucide et pertinente, liant les questions sociale et nationale, sera celle du PCF. Le 10 avril 1953, à son retour de Moscou où il se soignait, Maurice Thorez était-il porteur de « critiques soviétiques » ? En tout cas, cette voie privilégiant le maintien de l’indépendance nationale et de la souveraineté – alors que les dirigeants socialistes ont déjà ouvertement fait acte d’allégeance envers les dirigeants étasuniens – est abandonnée dès la deuxième partie de 1953. En 1954, le XIIIe Congrès du PCF préconise à nouveau la recherche de l’unité avec ces socialistes, malgré leur vassalisation et leurs responsabilités dans les guerres coloniales.

Après bien des péripéties, ce choix stratégique de la direction du PCF conduira à la catastrophique ligne politique d’union de la gauche, à l’élection de François Mitterrand, à Maastricht, à l’euro et à l’euro-dictature, c’est-à-dire à la régression sociale, à la trahison nationale et à la perte de la souveraineté du peuple nation…Elle continue à nous entrainer aujourd’hui vers la fusion euro-transatlantique, les guerres à répétition pouvant entrainer une troisième guerre mondiale.

L’appel de Jacques Duclos était, l’histoire l’a démontré, totalement justifié. La politique dont il était potentiellement porteur était certainement difficile à concrétiser, mais l’exemple de la Résistance et du CNR encore très proche indiquait un chemin possible.

En 1966, le Centre Marxiste-Léniniste de France avait retrouvé et repris cet appel de Jacques Duclos et du Comité Central du PCF en soulignant son actualité.

Dans les ouvrages du PCF concernant son histoire, cet appel est quasiment effacé, un peu comme si cette démarche politique n’avait jamais existé, alors qu’aujourd’hui encore nous pensons qu’il indique, en substance, la voie de l’union du peuple de France, qui seule permettra de rétablir l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, la démocratie et le progrès social. Le Comité Valmy s’est depuis de longues années prononcé pour la création d’un front patriotique de progrès…

L’expérience du Comité Valmy, qui depuis 1991 rassemble des militants de sensibilités diverses, et notamment des gaullistes et des communistes, confirme le caractère réaliste de cette démarche politique. Nous sommes heureux de pouvoir remettre en lumière cet appel « oublié » (et si difficile à trouver) sur le site du Comité Valmy.

Claude Beaulieu

 

POUR UN PUISSANT FRONT NATIONAL UNI

La nation veut l’indépendance et la paix

Dans les circonstances présentes, alors qu’il s’agit de sauver le pays, d’empêcher qu’il ne sombre dans la ruine et la honte d’une politique de trahison, le devoir qui s’impose est d’unir la classe ouvrière et de rassembler avec elle, en un puissant Front national uni, l’immense masse des Français et Françaises qui « sont résolus à lutter pour la paix et l’indépendance de la patrie sans aucune distinction d’opinions politiques, de croyances religieuses ou de situation sociale ».

De plus en plus nombreux sont ceux qui en arrivent à penser que la situation actuelle, conséquence de la politique du gouvernement Pinay, ne peut plus durer, que le plan Schuman et la mainmise américaine, tant politique qu’économique, sur notre pays, ont des conséquences désastreuses auxquelles il faut mettre un terme, que le réarme¬ment de l’Allemagne de l’Ouest, avec les menaces qu’il comporte pour la sécurité de la France, est inacceptable.

Il faut dire en effet et répéter que l’action des masses, si elle atteint un degré de puissance suffisant, peut non seulement faire triompher telles ou telles revendications économiques, atteindre tels ou tels objectifs politiques immédiats comme, par exemple, le dégonflement du complot, mais elle peut aussi aboutir à des victoires bien plus grandes.

L’action des masses peut imposer non seulement un changement de gouvernement, ce qui ne serait rien si la même politique devait être poursuivie avec un autre gouvernement plus ou moins semblable, mais elle peut imposer aussi, et c’est cela qui est important, un changement de politique.

L’intérêt de la classe ouvrière et de l’ensemble du peuple, l’intérêt de la France, exigent que tout soit mis en œuvre pour imposer le départ du gouvernement actuel et pour rendre inefficaces les intrigues de ceux qui, comme les dirigeants socialistes, font semblant de combattre Pinay tout en manœuvrant pour assurer sa survie ministérielle ou tout au moins la continuation de sa politique.

Pour ne citer qu’un exemple de l’état d’infériorité et de dépendance dans lequel la politique gouvernementale place notre pays, il suffit de comparer la situation actuelle de la sidérurgie française avec les prévisions que la Commission de modernisation de la sidérurgie faisait en novembre 1946, c’est-à-dire avant la marshallisation de la France dont le socialiste Ramadier fut le sinistre initiateur.

Cette commission prévoyait une production pour 1949 de 10 millions de tonnes d’acier, de 12 millions pour 1951 et de 15 millions par la suite.

De telles ambitions n’étaient nullement au-dessus des possibilités françaises, mais avec la politique de marshallisation le développement économique de la France devait être forcément entravé.

C’est si vrai que pour 1951, la production de la sidérurgie française, tributaire de l’Allemagne occidentale pour ses approvisionnements en coke sidérurgique, n’a été que de 9.800.000 tonnes, cependant que la sidérurgie allemande produit déjà 13.500.000 tonnes et atteindra 22 millions de tonnes en 1957.

Les trusts allemands sont entrés avec une supériorité évidente dans le pool charbon-acier qui va verser 350 mil¬lions de marks au criminel de guerre Krupp, et cette supériorité va être encore accrue par le règlement de la question de la Sarre, quelle que soit la solution adoptée.

Ce sont donc les trusts allemands qui vont être les grands bénéficiaires de l’opération de trahison des intérêts français que constitue le plan Schuman. Εt des usines françaises dont le développement était prévu par la Com¬mission de modernisation de la sidérurgie, sont vouées à la disparition avec le chômage qui en résultera et avec l’affaiblissement de la France qui en sera la conséquence.

Notre pays est ainsi réduit à une situation mineure, ce qui ne peut manquer de provoquer des mécontentements non seulement dans les rangs de la classe ouvrière, mais jusque dans les milieux de la bourgeoisie lésés dans leurs intérêts.

Ainsi se manifestent les contradictions qui minent le système impérialiste. Ces contradictions sont la consé¬quence inévitable de l’action des forces économiques internes du capitalisme, la conséquence de sa décadence générale.

Ces contradictions sont aggravées à la fois par la politique agressive du capital monopoliste américain et par la résistance active des masses à cette politique.

Comme on le sait, la politique des États-Unis vise à réduire la France au rôle d’une puissance de second rang et l’armée européenne sous commandement américain, avec les divisions de l’Allemagne occidentale comme élément de choc, est destinée non seulement à faire la guerre à l’U.R.S.S. et aux démocraties populaires, mais aussi à poursuivre l’asservissement de l’Europe occidentale et, en premier lieu, l’asservissement de la France.

Tout dernièrement, la presse italienne a fait état d’un accord secret entre Washington et Bonn prévoyant le transfert de troupes fascistes allemandes en France et en Italie, en cas de nécessité.

En présence d’une telle situation et des réactions qu’elle provoque inévitablement, la réalisation d’un Front national uni pour la reconquête de l’indépendance nationale et la défense de la paix, apparaît non seulement comme une impérieuse nécessité, mais elle doit pouvoir, grâce à d’audacieux et persévérants efforts, devenir une possibilité proche.

C’est seulement l’existence d’un puissant Front national développant son action de masse à travers le pays qui peut imposer les changements correspondant aux exigences de la situation et faire triompher une politique nouvelle.

Le changement de politique et ses conditions

Nul ne saurait contester que des millions de Français et de Françaises ont l’ardent désir de voir disparaître le gouvernement Pinay, de mettre fin à sa politique et de voir se constituer un gouvernement répondant à leurs vœux et à leurs préoccupations immédiates.

Εt nul ne saurait prétendre que le problème de la constitution éventuelle d’un tel gouvernement laisse indifférents les travailleurs, les démocrates, les patriotes, mais ce qu’ils doivent savoir, ce que nous leur disons avec force, c’est que tout dépend d’eux, c’est-à-dire de nous tous.

C’est seulement dans la mesure où notre action unie sera assez forte pour exercer une pression suffisante jusque dans les milieux parlementaires que cette éventualité deviendra une possibilité.

Sans doute y a-t-il en ce moment un nombre important de Français qui n’approuvent pas entièrement le programme communiste que nous considérons, quant à nous, comme répondant seul pleinement aux besoins et aux intérêts présents et à venir de notre pays, mais beaucoup de ces Français sont cependant d’accord avec nous sur un certain nombre de points et peuvent constituer avec nous un puissant Front national uni qui se fixerait des objectifs politiques et économiques répondant aux exigences de l’heure.

Le Front national uni rassemblant des hommes et des femmes de toutes opinions, de toutes croyances et de toutes conditions sociales pourrait sans aucun doute, avec l’assentiment de tous, se fixer pour tâches de rétablir l’indépendance de la France, d’imposer l’abrogation du plan Schuman, de s’opposer résolument à la remilitarisation de l’Allemagne occidentale, de lutter pour aboutir à une solution pacifique du problème allemand et de mettre fin à la guerre du Viêt-Nam.

Le Front national uni pourrait aussi, avec l’accord de tous, se fixer pour tâche de promouvoir une politique éco¬nomique, financière et sociale assurant, dans le cadre d’une économie de paix, le relèvement de l’industrie et de l’agri¬culture françaises, la satisfaction des revendications les plus pressantes des masses laborieuses, l’épanouissement de relations commerciales fructueuses avec tous les pays, la mise en œuvre de grands projets de reconstruction et de construction de maisons d’habitation.

Le Front national uni pourrait aussi, fort d’une approbation unanime, s’assigner pour tâche d’assurer la défense des libertés démocratiques contre toutes les attaques de la réaction et du fascisme.

Ainsi donc la constitution d’un puissant Front national uni plongeant ses racines dans les profondeurs de la nation et entraînant les masses à l’action peut rendre possible ce que certains s’acharnent à proclamer irréalisable pour justifier leurs agissements favorables à la poursuite de la politique de Pinay.

Seul un Front national réalisant l’union de tous les patriotes avec les communistes peut promouvoir une politique conforme aux intérêts du pays et imposer la formation d’un gouvernement décidé à appliquer cette politique.

Un changement de politique n’est possible, en effet, qu’avec le concours des communistes qui, eux, veulent l’unité d’action la plus large au sein d’un puissant Front national uni, pour ιimposer ce changement.

Et les tenants de l’anticommunisme doivent être considérés par tous ceux qui veulent ce changement, comme travaillant pratiquement en faveur de la continuation de la politique actuelle.

Cela, il faut le faire comprendre au pays, en démasquant le rôle joué par les dirigeants socialistes en tant que soutiens de la politique de Pinay.

Nous devons montrer clairement aux masses que c’est seulement par leur union et leur action au sein d’un Front national uni fort du soutien des Français et des Françaises dignes de ce nom, qu’elles peuvent s’assurer la possibilité de mettre un terme à une politique malfaisante qui conduit à France à la ruine, de barrer la route au fascisme, à la guerre, de promouvoir une politique répondant aux intérêts de la nation, au rétablissement de l’indépendance nationale, à la sauvegarde de de la paix et d’imposer la constitution d’un gouvernement véritablement français qui fera enfin une politique française.

Aidons au succès de la Conférence nationale paysanne pour la paix

Cela dit, je tiens à préciser que la mobilisation des masses populaires pour la défense de la paix se pose devant notre Parti d’une manière très concrète pour la prochaine période.

Il s’agit, en effet, de préparer la Conférence nationale paysanne pour la paix qui se tiendra à Paris les 22 et 23 novembre et le Congrès mondial des peuples pour la paix qui, je le répète, se réunira le 5 décembre à Vienne.

Notre Parti a pour devoir de participer activement à la préparation de ces deux assemblées qui porteront de nouveaux coups aux plans criminels des fauteurs de guerre.

Le Comité national d’initiative qui a convoqué la Conférence nationale paysanne, dont fait partie notre camarade Waldeck Rochet, ardent défenseur des paysans de France, est composé d’agriculteurs, de membres de l’enseignement et de la recherche agronomiques, d’ingénieurs et de techniciens de l’agriculture.

Dans son appel pour la convocation de la Conférence nationale paysanne pour la paix, le Comité national d’initiative souligne avec raison :

« que la paix ne s’attend pas, mais se gagne et que la paysannerie peut jouer un rôle important dans la défense de la paix ».

C’est parfaitement juste et chacun peut comprendre aisément qu’on pourra d’autant plus sûrement faire reculer la guerre si à la lutte résolue de la classe ouvrière contre les chercheurs d’aventures, s’ajoute une résistance opiniâtre des paysans qui, en cas de guerre, constitueraient la piétaille sacrifiée d’avance par les fauteurs de guerre américains et qui verraient leurs villages et leurs hameaux disparaître dans les horreurs de la terre brûlée, de la guerre atomique et bactériologique que Ridgway réserve à la France.

D’ailleurs, les paysans ne voient pas seulement le danger de guerre sous l’angle des destructions qu’entraînerait un nouveau conflit si, par malheur, nous ne parvenions pas à l’empêcher.

Les paysans sont à même de constater chaque jour les effets désastreux que comporte pour eux la politique de préparation à la guerre avec les milliards qu’elle engloutit, tandis que la situation de l’agriculture ne cesse de s’aggraver.

Les personnalités agricoles de diverses opinions qui composent le Comité d’initiative départemental du Loir-et-Cher pour la Conférence nationale paysanne de la paix ont, comme nous l’apprend « La Terre », tenu à souligner cet état de choses en précisant dans leur appel aux agriculteurs de leur département :

« Nous savons que si l’on a manqué de moyens efficaces pour lutter contre la fièvre aphteuse et si l’on a supprimé 20 milliards de crédits à l’équipement rural, c’est parce que l’on engloutit, toujours plus d’argent dans les dépenses militaires. »

Et ces personnalités ajoutent ensuite :

« Nous savons que si tous les produits sont frappés de multiples taxes et impôts (ce qui explique l’écart croissant entre les prix à la production et les prix à la consommation), c’est encore pour alimenter le budget de la guerre. »

Ainsi, la solution des problèmes économiques d’importance vitale pour eux, est vue par les paysans en rapport direct avec l’action politique de masse indispensable pour imposer qu’un terme soit mis à l’actuelle politique de guerre.

Et ce ne sont pas les récentes promesses faites par Pinay en vue de semer de nouvelles illusions qui changeront quoi que ce soit à la situation des paysans, légitimement mécontents. La démagogie gouvernementale ne changera rien au fait qu’il n’est pas possible de dépenser des sommes fabuleuses pour la guerre sans réduire d’autant les crédits nécessaires à l’équipement du pays et au développement de son activité pacifique.

Il est indispensable que partout les communistes prennent une part active à la préparation de la Conférence nationale paysanne pour la paix, qu’ils contribuent à assurer le succès des assemblées de village où les paysans discuteront de l’action à mener pour combattre la politique de guerre poursuivie par le gouvernement et pour promouvoir une politique de paix.

Au cours de toutes ces discussions où toutes les opinions s’exprimeront en pleine liberté, les communistes pourront, montrer le véritable visage de notre parti et exposer sur les problèmes en discussion la position exacte de notre parti que la propagande ennemie s’emploie à déformer.

Ils pourront travailler, efficacement à réaliser dans les villages l’union la plus large des masses paysannes pour telles ou telles actions, sans jamais oublier que c’est seulement l’action qui rend l’union féconde et durable.

La préparation de la Conférence nationale paysanne pour la paix va contribuer de toute évidence à préparer le Congrès mondial des peuples pour la Paix dans les campagnes françaises.

Les organisations du parti dans les villages, les communistes militant dans les organiserions paysannes ont pour devoir de déployer une très grande activité pour assurer le succès de cette Conférence et pour en faire une nouvelle et grande victoire de la cause de la paix.

Participons activement à la préparation du Congrès des peuples pour la paix

Et, partout, les organisations et militants du parti doivent consacrer de très grands efforts pour qu’une vaste consultation populaire soit á la base de la préparation du Congrès mondial des peuples pour la paix, qui peut être chez nous un puissant facteur d’unification de toutes les énergies nationales.

Les communistes ne sauraient manquer de participer activement avec l’ensemble des partisans de la paix au placement massif de la carte éditée à l’occasion du Congrès et, il ne s’agit pas là d’une opération destinée seulement à recueillir des fonds : il s’agit en réalité d’une activité politique qui, grâce au porte-à-porte, peut permettre de toucher des gens qui restent en dehors du champ d’action de la propagande des défenseurs de la paix et à qui il est possible d’ouvrir des horizons nouveaux.

Avec beaucoup d’audace et d’esprit de résolution, nous devons nous engager dans la voie d’un travail de masse qui ne manquera pas d’être fructueux pour la cause de la paix.

Il est vrai, comme l’a indiqué Frédéric Joliot-Curie dans sa lettre aux Comités nationaux de la paix que :

« de nouveaux milieux s’élèvent à la conscience du péril - des hommes et des femmes de toutes tendances et de toutes opinions voient plus clairement le nécessité de lutter pour la paix. En les entraînant dans l’action, nous pouvons faire triompher la paix. »

En faisant connaître à l’immense masse des Français et des Françaises les solutions proposées par le Conseil mondial de la paix aux problèmes angoissants de l’heure, il est sûr que nous trouverons des échos favorables dans des milieux qui, jusqu’à présent, sont restés fermés à la pénétration de nos arguments.

Quand le Conseil mondial de la paix préconise le règlement pacifique du problème allemand, la cessation immédiate de la guerre de Corée, la réduction rigoureusement contrôlée de tous les armements, l’interdiction des armes atomiques, chimiques et biologiques, et la signature d’un pacte de paix entre les cinq grandes puissances, il va sans aucun doute au-devant des pensées et des préoccupations de l’immense masse de nos compatriotes.

Au cours des discussions qui vont se dérouler pour préparer le Congrès des peuples, les militants communistes sauront écouter avec attention les opinions des autres et ils ne marqueront pas de montrer fraternellement ce qu’est la politique de paix de notre grand Parti.

Ils contribueront, par cela même, à faire tomber des opinions erronées sur notre compte et ils contrecarreront aussi l’activité malfaisante des fauteurs de guerre qui tendent à diviser des hommes et des femmes qu’un même désir de paix doit unir dans un même effort pour barrer la route aux fauteurs de guerre.

Les communistes doivent donc être d’actifs participants au mouvement de la paix, aux côtés d’hommes et de femmes de bonne volonté, de toutes opinions et de toutes croyances. Ils doivent être aux premiers rangs des organisateurs de Comités de la paix dans les entreprises, dans les localités.

Et la participation active des organisations et des militants du parti à l’action des masses pour la préparation du Congrès des peuples pour la paix ne doit nullement empêcher le parti d’appeler les travailleurs à l’action contre la guerre sur ses propres mots d’ordre qui peuvent n’être pas ceux du mouvement de la paix.

Renforçons les efforts en direction des militants et des organisations de base du parti socialiste

Dans la lutte de masse pour la défense de la paix, nous devons faire de très grands efforts en direction des militants et des organisations de base du parti socialiste.

Le fait qu’un certain nombre de travailleurs socialistes se sont dressés contre le complot témoigne de possibilités grandissantes d’unité d’action à la base entre communistes et socialistes.

Il est aisé de faire comprendre que les attaques dirigées contre les libertés démocratiques par le gouvernement Pinay ne peuvent se séparer de la préparation à la guerre qu’il poursuit sous l’égide des impérialistes américains.

Et comment ne pas voir que la volonté de Pinay d’éliminer les communistes de la vie publique pour pouvoir plus aisément poursuivre la politique de guerre dictée par le gouvernement de Washington est le prolongement de l’opération faite en 1947 par les dirigeants socialistes qui, par ordre des Américains, éliminèrent les communistes du gouvernement pour pouvoir adopter le plan Marshall et s’engager dans la voie de l’aliénation de notre indépendance nationale ?

Rien ne devrait pouvoir empêcher les communistes et les travailleurs socialistes de s’unir pour lutter en commun et c’est parce que les dirigeants socialistes le savent fort bien qu’ils imposent d’en haut une criminelle politique de division contraire aux intérêts des travailleurs socialistes, et de l’ensemble de la classe ouvrière.

Nous devons dénoncer vigoureusement cette politique en montrant aux travailleurs socialistes que leurs dirigeants font le jeu de Pinay dont la force est faite de la division des victimes de sa politique, qu’ils font le jeu des exploiteurs capitalistes dont Pinay est le chargé d’affaires, qu’ils font le jeu des fauteurs de guerre et de leurs chefs de file, les impérialistes américains.

Et, en même temps, il est indispensable que les organisations du parti fassent des propositions d’action commune aux organisations de base du parti socialiste, dont trop souvent on ne se préoccupe pas.

C’est dans cette voie qu’il faut agir avec beaucoup d’audace et de ténacité sans perdre jamais de vue qu’il faut toujours voir le problème de l’unité sous l’angle de propositions d’actions communes, car le front unique, c’est l’ac¬tion, et c’est seulement dans l’action que l’unité peut trouver les éléments, d’un développement fructueux pour tous.

Le développement de l’action unie des masses est indispensable

J’ai tenu à insister beaucoup dans ce rapport sur le développement indispensable de l’action des masses pour la défense de la paix, parce que du développement de cette action dépend la possibilité de mettre fin à la politique de trahison, de guerre, de misère et de fascisme qui conduit la France à la ruine, à la servitude et à la catastrophe.

Et maintenant, en conclusion, je veux souligner la nécessité pour notre parti de se mobiliser et de se lancer résolument dans un travail de grande envergure pour alerter les masses laborieuses des villes et des campagnes et prendre part activement, dans tous les domaines, à leurs luttes contre la politique de misère, de fascisme et de guerre poursuivie par le gouvernement Pinay.

Les plus grands efforts doivent être déployés afin que facticité des cellules d’entreprise et des cellules locales corresponde aux nécessités de l’heure, afin que les sections, les fédérations soient à la hauteur des événements.

Et, si la lutte contre le complot a déterminé des travailleurs, des démocrates, des patriotes à rejoindre les rangs de notre grand Parti, il est hors de doute que le développement de notre action à la tête des masses pour défendre les revendications des populations laborieuses, pour sauvegarder les libertés démocratiques, pour sauver la paix et pour imposer, par la manifestation de la volonté du peuple, les changements politiques dont notre pays a un pressant besoin, aura pour conséquence de susciter de nouvelles adhésions au parti de Maurice Thorez.

En intensifiant au maximum le travail de masse de notre parti, nous mettrons complètement en échec les plans criminels des comploteurs, nous renforcerons nos positions et nous serons à même de remplir avec honneur les taches qui nous incombent.

Armés de la doctrine invincible de Marx-Engels-Lénine-Staline, notre grand Parti, le grand Parti de Maurice Thorez saura améliorer sans cesse son travail en faisant preuve d’un grand esprit de responsabilité et sans jamais perdre de vue que le contentement de soi, l’insouciance sont des sentiments étrangers à l’esprit révolutionnaire des communistes.

Notre parti saura, en mobilisant toutes ses forces, jouer un rôle déterminant dans l’organisation de l’action unie des masses. Il saura s’inspirer de l’exemple du glorieux Parti Communiste (bolchévik) de l’U. R. S. S. à propos duquel l’hebdomadaire « Pour une paix durable, pour une démocratie populaire », écrivait récemment :

« L’expérience du glorieux Parti Communiste de l’Union Soviétique a une importance inappréciable pour tous les partis communistes et ouvriers. Durant toute son histoire, toujours et dans toutes les circonstances, le parti des bolchéviks a orienté ses organisations, ses membres vers le travail parmi les masses, vers la conquête de la confiance des masses, et c’est la raison de ses succès et de son invincibilité. Le parti des bolchéviks ne s’est jamais replié étroitement sur lui-même, il s’est fondu avec les masses et, après avoir écrasé tous ses ennemis, les ennemis du peuple, il a remporté des victoires historiques d’importance mondiale. »

Camarades, nous pouvons envisager l’avenir avec confiance et nous pouvons avoir la certitude que, grâce à nos efforts incessants, se constituera un puissant Front national uni qui, en développant l’action des masses d’un bout à l’autre du pays, changera le cours des événements, sauvera la France de la misère, de la ruine, du fascisme, rétablira la patrie dans son indépendance et assurera la victoire de la paix. (Applaudissements prolongés.)

***

LA RÉSOLUTION DU COMITÉ CENTRAL

Le Comité Central du Parti Communiste Français, réuni à Montreuil les 3 et 4 septembre 1952, approuve le rapport présenté par le camarade Jacques Duclos sur « l’action du Parti Communiste Français dans le rassemblement des masses populaires pour la défense de la paix ».
Le Comité Central appelle les organisations et les militants du Parti à s’inspirer de ce rapport, avant tout pour réaliser l’unité d’action de la classe ouvrière, pour établir le contact avec les travailleurs socialistes et chrétiens ainsi qu’avec leurs organisations de base.
Cette unité d’action de la classe ouvrière est le meilleur gage de la victoire dans le grand combat pour les revendications des masses laborieuses et des classes moyennes à la ville et à la campagne, pour le succès du Congrès des Peuples pour la Paix et la réalisation du Front national uni de lutte pour l’indépendance du pays et pour la paix.

Conseil National des 12 et 13 décembre 2014

Questions internationales

Intervention de Marie-Christine Burricand

 

, par  Marie-Christine Burricand 

 

Une fois de plus, peu de monde à ce Conseil national, et peu de débats sur les questions internationales. Moins d’un membre sur deux étaient présents.Il est vrai que nous avons souvent le sentiment d’un débat où chacun peut dire ce qu’il veut, mais où les décisions se prennent ailleurs.

Nous avons eu un rapport riche du point de vue des éléments de connaissance de la situation internationale. Il est essentiel d’aider à comprendre et à dépasser les apparences. 
Mais quelles conclusions en tirons nous pour notre activité ? Participation aux rencontres des partis communistes mais c’est sur le forum des alternatives avec le PGE que l’accent est mis. Appel à une diplomatie autonome de la France, mais acceptation du cadre européen. Sortie de l’OTAN, mais pas sortie de l’UE, dont l’OTAN est le bras armé.
Comment peser aujourd’hui pour empêcher le risque de guerre alors que les conflits se multiplient dans divers coins de la planète et aux portes de l’Europe et que l’impérialisme américain, affaibli, a absolument besoin de détruire les nations, quitte à créer le chaos ?
Après l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Ukraine, à qui le tour ? La Russie est bien dans le collimateur et cela explique pour une part ce qui se passe en Ukraine sous la houlette de l’Union européenne.
Voyons aussi les éléments de confiance. Les Etats-Unis ne parviennent pas pour l’instant à tout justifier au nom de la menace terroriste. La diabolisation de la Russie et de la Chine, celles de leurs dirigeants, ont été battus en brêche, notamment au travers de ce qui s’est passé avec la Syrie.
Il est dommage aussi que nous n’évoquions pas plus clairement le socialisme existant, à Cuba, au Vietnam, en Chine.
L’Ukraine exige notre solidarité, avec les peuples du Donbass assiégé et avec les communistes Ukrainiens. Le capitalisme a besoin de dévaloriser ces peuples et ces pays pour continuer à criminaliser le communisme. Montrons que leur combat contre le fascisme et pour leur souveraineté est déterminant et universel.
Nous tiendrons cette année à Vénissieux le 31 janvier nos septième rencontres internationalistes contre la guerre impérialiste, pour la solidarité avec les communistes d’Ukraine et du Donbass dans leur combat antifasciste, pour la solidarité avec la Palestine et avec Cuba et le Vénézuela.

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