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Etats-Unis

Donald et Picsou sont en voyage

 

Publié le 22 Mai 2017
Si tu veux la guerre,
finance la guerre.
 
Résultat de recherche d'images pour "trump ryiad"
 
L'article du Monde est un parfait raccourcis permettant de montrer la réalité de l'impérialisme :
 
Chez le gendarme bourreau du moyen orient, puis à l'OTAN passage par le Vatican pour le fun .et plus si possible, ce coup ci pas d'Ankara et Erdogan mais Tel Aviv et Netanyahu et enfin le G7 au coeur du Mafialand.
 
C'est le déploiement de l'empire du mal drapé dans les habits de la vertu un tantinet rancie d'une politique belliqueuse.
 
A force de vendre des machines à tuer il faudra bien qu'elle servent ne serait-ce que pour renouveler et actualiser les stocks et les visées expansionniste impérialiste ont besoin de grès ou de force de s'ouvrir les marchés.
 
Trump c'est la guerre comme Busch ou Nixon l'ont été.
 
Si les peuples ne réagissent pas on ne sait vers où ils seront entraînés. A coup sûr vers des lendemain qui déchantent.
 
Quand on aime les armes, on ne compte pas pour en vendre ou en acheter, l'article du Monde :
 
"Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont signé samedi des accords d'une valeur de plus de 380 milliards de dollars, dont 110 milliards pour des ventes d'armements, au premier jour de la visite du président Donald Trump à Ryad, a annoncé le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir. Un responsable de la Maison Blanche a cité plus tôt des contrats de ventes d'armements d'une valeur de 110 milliards de dollars à l'Arabie saoudite.

"Les deux pays ont signé une série d'accords (...). La valeur des investissements dépasse les 380 milliards de dollars", a déclaré Adel al-Jubeir lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'Etat Rex Tillerson.

L'agence officielle saoudienne SPA a fait état de 34 accords dans des domaines aussi divers que la défense, le pétrole et le transport aérien, sans cependant fournir de montant total. Dans le domaine de l'énergie par exemple, Aramco, le géant pétrolier saoudien, a indiqué dans un communiqué avoir passé "des accords de 50 milliards de dollars" avec de grandes compagnies américaines.

"C'était une journée formidable", a lancé le président républicain. "Des centaines de milliards de dollars d'investissements aux Etats-Unis et des emplois, des emplois, des emplois".

Un fonds d'investissement de 40 milliards de dollars

 

Le groupe américain de capital-investissement Blackstone et le fonds souverain saoudien PIF ont annoncé samedi la création d'un véhicule d'investissement de 40 milliards de dollars (35 milliards d'euros) pour investir dans les projets d'infrastructures, principalement aux Etats-Unis. Blackstone et le Public Investment Fund (PIF) ont signé un accord indicatif qui devra se concrétiser après de nouvelles négociations.
 
Sur les 40 milliards de dollars de dotation, 20 milliards viendront du PIF et le reste sera souscrit par des investisseurs. Via ce financement qui mêle dette et fonds propres, Blackstone dit envisager d'investir dans des projets d'infrastructures pour un total de plus de 100 milliards de dollars.
Ce nouveau fond "reflète notre avis positif concernant les projets ambitieux d'infrastructures qui vont être entrepris aux Etats-Unis comme le président Trump l'a annoncé", a déclaré le secrétaire général du PIF, Yasser al Roumayyane

Le fonds piloté par Softbank et PIF ont déjà levé 93 milliards de dollars

 

Par ailleurs, SoftBank Vision, le fonds mondial de capital-investissement, piloté par le japonais Softbank et le fonds souverain saoudien, a annoncé samedi avoir levé plus de 93 milliards de dollars (83 milliards d'euros) pour investir dans la robotique et l'intelligence artificielle. Le président de Softbank, le milliardaire japonais Masayoshi Son, avait révélé ce projet en octobre dernier et a depuis obtenu des promesses d'investissement de grands investisseurs internationaux. Ce fonds, outre Softbank et PIF, réunissent Mubadala Investment d'Abu Dhabi, qui a promis 15 milliards de dollars, les groupes américains Apple et Qualcomm, taïwanais Foxconn Technology et japonais Sharp.
 
Le fonds fait part de son intention de prendre des participations, minoritaires ou majoritaires dans des entreprises privées, cotées ou non en Bourse, quelles soient dans des activités nouvelles ou dans des activités plus établies. Le fonds espère à terme pouvoir réunir environ 100 milliards de dollars de promesses en capital et avoir achevé sa levée de fonds en six mois"
 
Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

 

 

D. Trump en Arabie Saoudite: « je vous ai apporté des canons parce que les fleurs c'est vraiment trop périssables » 

D. TRUMP RECEVANT LA PLUS HAUTE DISTINCTION SAOUDIENNE

D. TRUMP RECEVANT LA PLUS HAUTE DISTINCTION SAOUDIENNE

D. Trump, le grand boss désigné pour être le gendarme du monde capitaliste faisait donc la tournée des popotes. A Ryad justement, capitale de l'Arabie saoudite, monarchie islamo-pétrolière qui avait invité tous ses potes de la même congrégation religieuse et gouvernementale. A la clé, 110 milliards de dollars pour le patronat US en contrats signés de vente d'armes.

Si j'en crois les infos à la téloche, D. Trump a parlé de paix aux monarchies pétrolières de droit divin. Ah bon? Et pas un mot sur ces régimes autocratiques qui oppriment la démocratie et les libertés, notamment les droits des femmes et des homosexuels? Pas un mot non plus sur le financement des bandes islamo-fascistes par ces mêmes monarchies intégristes. Par contre, des diatribes contre l'Iran, dont le régime n'est pas plus ma tasse de thé, qui fait dans le terrorisme en Irak ou en Syrie, selon D. Trump. Oubliant et ce n'est pas un hasard devant les médias du monde civilisé que Daech ou Al Quaïda sont frères de lait de la religion d'état en Arabie Saoudite. Et dans un passé pas si lointain de ça, Ben Laden n'était pas un simple commis en écritures coraniques, mais le fils d'une des plus puissantes familles saoudiennes, alliée à la monarchie en place à Ryad.

Emmanuel Macron, le président de notre mauvaise république, déjeunera "longuement" ce jeudi à Bruxelles avec D. Trump toujours en tournée des popotes. Pas à l'Elysée mais bien à Bruxelles, siège de l'UE du capital et de l'OTAN, ce bras armé de l'impérialisme américain.

En parlant de l'Europe et de Bruxelles, la Grèce de Syriza vient de se coucher une nouvelles fois devant le capitalisme européen et le FMI. Des grèves ont émaillé tout le pays lorsque le parlement a voté (Syriza + N.Dupont-Aignant à la sauce grecque) un énième plan d'austérité: augmentation des impôts et réductions des pensions de retraite, vente au privé d'entreprises publiques, etc.

Par Contre Syriza ne quitte pas l'OTAN qui lui ponctionne 2% de son PIB en budget de fonctionnement. Nouveau rappel: Syriza et le Pcf sont dans le Parti de la gauche européenne dans lequel la Place du colonel-Fabien à Paris ne compte pas pour rien.Combattre la rigueur en France et laisser faire Syriza: que sont mes amis devenus?

21 mai 2017
Etats-Unis : carnage en vue !

 

« L’armée et tout le complexe de sécurité US sont assujettis à un budget de 1000 milliards de dollars pompés sur les contribuables américains. En menaçant de normaliser les relations avec un ennemi créé uniquement pour justifier ce gigantesque budget, Trump devenait la plus grosse menace pour le pouvoir et les intérêts des forces de l’American National Security State. »
 
Paul Craig Roberts
 
Par Pierrick Tillet le 20 mai 2017 - Le monde du Yéti
Deep_State.jpg
« Enfer ! Savez-vous ce que vous êtes en train de faire ? »
(Inscription sur le camion : « Service de vidange des marécages ».)
Tellement obnubilés par la succession d’événements électoraux en France, nous oublierions presque de regarder ce qui se passe à l’extérieur de notre hexagone. Pourtant, en ce moment, il y a un pays fertile en rebondissements politiques : les États-Unis.
 
Ça flingue tout azimut là-bas ! D’un côté, le président Trump et sa bande de pieds-nickelés, presque abasourdis par le pouvoir qu’ils ont à exercer ; de l’autre, le Deep State(“l’État profond”), c’est-à-dire celui qui gouverne vraiment, en sous-main, ou essaie de le faire : le FBI, la CIA, le Pentagone, le clergé médiatique, tous ergots dehors pour détrôner l’inconvenant calife peroxydé de la Maison-Blanche.Et ce n’est pas le limogeage tout chaud de James Comey, le directeur du FBI, par Trump, qui va arranger les relations des deux camps ennemis.
 
L’assaut contre Trump

C’est encore Paul Craig Roberts, journaliste et ancien sous-ministre de Reagan, qui résume le mieux la bataille de chiffonniers en train de ravager son pays :
« Nous assistons à l’assaut sans précédent de l’American National Security State et de ses médias néolibéraux contre le président des États-Unis. »
Que le président Trump soit un fou furieux complètement déjanté n’est une surprise pour personne. Que son équipe soit une bande de tocards régressifs paumés dans leurs nouveaux habits de gouvernants est une autre incontestable évidence. Mais le sinistre clan d’en face, celui qui compose le fameux “État profond”, est au moins aussi terrifiant que les premiers.
 
La vraie raison du délire paranoïaque anti-russe

Le délire paranoïaque de la « menace russe » atteint des sommets vertigineux. Dernier délire en date : lors de leur rencontre du 10 mai 2017, le président Trump aurait livré des secrets d’État américains au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.Accusations surréalistes lancées sans le moindre début de preuve par le Washington Post, qui n’avait d’ailleurs aucun journaliste sur place pour vérifier sa tonitruante info. Et qu’importe si l’espiègle Poutine ait proposé l’intégralité de l’enregistrement de la rencontre, aussi sec les élus démocrates du Congrès lancèrent une procédure d’Impeachmentcontre leur président “panier percé”.Pour Paul Craig Roberts, la vraie raison du délire paranoïaque anti-russe est bien plus terre à terre et Trump, spécialiste de l’immobilier et du divertissement, n’avait aucune idée de la tempête qu’il allait déclencher en projetant une normalisation des relations avec la Russie. Paul Craig Roberts :
« L’armée et tout le complexe de sécurité US sont assujettis à un budget de 1000 milliards de dollars pompés sur les contribuables américains. En menaçant de normaliser les relations avec un ennemi créé uniquement pour justifier ce gigantesque budget, Trump devenait la plus grosse menace pour le pouvoir et les intérêts des forces de l’American National Security State. »

Un relent de coup d’État en gestation

 

On pourrait rigoler devant ce piètre et grossier spectacle si ceux qui le donnaient étaient de simples rigolos. Mais rappelez-vous, écrit Paul Craig Roberts, quand en 2016 le président Obama tenta de négocier un accord de coopération militaire avec Poutine sur le problème syrien, le département de la Défense US refusa d’obtempérer et, quelques jours plus tard, tua sans façon quelques soldats syriens pour torpiller l’agreement conclu avec les Russes. Pire encore, rajoute Paul Craig Roberts, quand dans les années 60, le président Kennedy se mit en tête de bloquer un énième projet d’invasion de Cuba (“the Northwoods project”), refusa une attaque nucléaire “préventive” contre l’URSS, et évoqua l’idée de mettre fin à la Guerre froide, eh bien, ni une ni deux, le Deep State le liquida sans façon à Dallas.C’est dire si aujourd’hui la situation politique américaine est périlleuse, tendue à l’extrême, menacée d’embûches et de coups tordus. Mais ainsi va la fin de vie des empires finissants, qui passent inévitablement par des soubresauts aussi sanguinolents que ridicules.
 
Carnage en vue !

19 mai 2017

Voici le plan du Pentagone pour l'Europe : « Augmenter dans toute l'Europe notre présence avancée »

 

 

Le général Curtis Scaparrotti à la tête du Commandement européen des Etats-Unis a déclaré devant le Sénat américain:« Le théâtre européen reste d’une importance cruciale pour nos intérêts nationaux » et « l’Otan nous donne un avantage unique sur nos adversaires ».« De significatifs investissements sont nécessaires -souligne le général- pour augmenter dans toute l’Europe notre présence avancée, le pré-positionnement de matériels militaires, les exercices pour la préparation aux conflits ».
 
 
Mondialisation.ca, 09 mai 2017
En préparation de la visite du président Trump en Europe -le 24 mai à Rome, le 25 au Sommet Otan de Bruxelles, les 26-27 au G7 de Taormina- le Pentagone a présenté son plan stratégique pour le « théâtre européen ». Il l’a fait par la voix du général Curtis Scaparrotti qui, étant à la tête du Commandement européen des Etats-Unis, est automatiquement à la tête de l’Otan avec la charge de Commandant suprême allié en Europe.
 
Au Sénat des Etats-Unis, le 2 mai, le général rappelle que « le théâtre européen reste d’une importance cruciale pour nos intérêts nationaux » et que « l’Otan nous donne un avantage unique sur nos adversaires ». Cet avantage se trouve cependant à présent mis en danger par « une Russie résurgente, qui essaie de miner l’ordre international sous conduite occidentale et de se réaffirmer comme puissance mondiale »
 
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Général Curtis Scaparrotti à la tête du Commandement européen des Etats-Unis
 
Le Commandant suprême appelle les alliés européens à serrer les rangs autour des Etats-Unis pour défendre par tous les moyens l’ « ordre international » -celui qui est fondé sur la suprématie économique, politique et militaire de l’Occident- mis en péril par l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.
 
Il concentre le feu sur la Russie, en l’accusant d’ « activités malignes et actions militaires contre l’Ukraine » (juste au troisième anniversaire du massacre de dizaines de Russes perpétré à Odessa le 2 mai 2014 par des néo-nazis ukrainiens sous direction USA/Otan). Mais la « menace » ne provient pas que de la Russie : les Etats-Unis -déclare l’amiral Harris, chef du Commandement Pacifique- sont défiés dans cette région simultanément par « une Chine agressive et une Russie revancharde ».
 
En réponse à ces défis, annonce Scaparrotti, le Commandement européen des Etats-Unis « est en train de revenir à son rôle historique de combat, en adaptant ses plans aux menaces que nous avons face à nous ». Il demande donc au Congrès d’augmenter les fonds pour la «European Reassurance Initiative », l’opération lancée par les USA en 2014 officiellement pour « rassurer » les alliés Otan et partenaires européens, pour laquelle 3,4 milliards de dollars ont été attribués en 2017. « De significatifs investissements sont nécessaires -souligne le général- pour augmenter dans toute l’Europe notre présence avancée, le pré-positionnement de matériels militaires, les exercices pour la préparation aux conflits ».
 
Le plan est clair et il est déjà en acte : transformer l’Europe en première ligne de la confrontation avec la Russie. C’est ce que confirme l’annonce, faite le 4 mai, que l’Armée USA en Europe a constitué un nouveau quartier général à Poznan, en Pologne, pour commander les plus de six mille soldats étasuniens basés en Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie, dans le but de « renforcer le flanc oriental de l’Otan comme dissuasion envers la Russie ».
 
Au déploiement sur le flanc oriental -comprenant forces blindées, chasseurs-bombardiers, navires de guerre et unités de missiles y compris nucléaires- participent les puissances européennes de l’Otan, comme le démontre l’envoi de troupes françaises et de chars d’assaut britanniques en Estonie.Et l’armée européenne ? Dans la rencontre avec les ministres de la défense de l’Union européenne, le 27 avril à Malte, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg n’a laissé aucun doute :
« Il a été clairement convenu par l’Union européenne que son objectif n’est pas de constituer une nouvelle armée européenne ou des structures de commandement en compétition avec celles de l’Otan, mais quelque chose qui soit complémentaire à ce que fait l’Otan ».
Le bâton de commandement reste donc solidement dans les mains du Commandant suprême allié en Europe, un général étasunien nommé par le président des Etats-Unis.
 
 
Edition de mardi 9 mai 2017 de il manifesto
 
 
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Une proposition de loi étasunienne demande l’inspection des ports russes d’Extrême-Orient

 


Par Alex Gorka – Le 6 mai 2017 – Source Strategic Culture

Le port de Vladivostok, en Extrême-Orient russe

 

Le 4 mai, la Chambre des représentants a largement voté pour imposer de nouvelles sanctions à la Corée du Nord ciblant entre autres l’industrie maritime et le travail esclavagiste, alors que les tensions continuaient à monter au sujet des programmes nucléaires et balistiques de la RPDCs. La proposition de loi Interdiction and Modernization of Sanctions Act (H.R. 1644) vise à détruire encore plus l’économie nord-coréenne en s’attaquant au réseau des banques et des industries qui l’aident à contourner les sanctions occidentales. Elle s’attaque en particulier au transport maritime et à l’utilisation par la Corée du Nord de ports internationaux.

 

Le projet de loi interdit aux navires appartenant à la Corée du Nord ou aux pays refusant de se conformer à la résolutions de l’ONU d’opérer dans les eaux américaines ou d’accoster dans les ports américains. La loi vise également ceux qui emploient le travail des esclaves nord-coréens. Quiconque utilise le travail de Coréens du Nord expédié dans d’autres pays serait soumis à des sanctions en vertu de la Loi International Emergency Economic Powers.

 

Ce projet de loi exige également que l’administration Trump décide, dans les 90 prochains jours, si la Corée du Nord est un État qui subventionne le terrorisme ou pas. Une telle étiquette entrainerait plus de sanctions, y compris une limitation de l’aide étasunienne aux pays étrangers.

 

Le projet de loi comprend l’« autorité de pouvoir inspecter » des ports chinois, iraniens, syriens et russes. Ces ports russes sont ceux de Nakhodka, Vanino et Vladivostok.

 

Aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n’a délégué le pouvoir d’inspecter des ports maritimes étrangers aux États-Unis. L’inclusion de telles mesures sera considérée comme un acte hostile. Cette loi est conçue en violation flagrante du droit international.

 

Les législateurs américains n’ont peut-être pas été informés que les inspections des navires en Asie-Pacifique sont réglementées par le « Mémorandum d’accord sur le contrôle des ports étatiques dans la région Asie-Pacifique », connu sous le nom de protocole d’entente de Tokyo, en vigueur depuis avril 1994. Sa section 3, intitulée Procédures d’inspection, de rectification et de détention, décrit en détail les procédures d’inspection des navires. En vertu du document, les États-Unis n’ont aucun droit spécial d’inspecter les navires étrangers.

 

Supposons que la Russie ou la Chine cherche à faire passer une loi spéciale prévoyant l’« autorité de pouvoir inspecter » les navires marchands américains et certains ports maritimes américains : le Congrès l’accepterait-il ? L’administration américaine et les législateurs s’y plieraient-ils ? Les députés ne se rendent-ils pas compte que ce projet de loi viole le concept de sécurité internationale et que les réactions des pays touchés risquent d’être peu amènes ?

 

Le texte du projet de loi appelle au respect des résolutions de l’ONU, mais aucune résolution du Conseil de sécurité n’a jamais évoqué les ports maritimes russes. Les législateurs ne comprennent-ils pas que l’idée d’inspecter les ports maritimes et les navires russes est aussi réaliste qu’une loi interdisant aux chiens d’aboyer ? Il est surprenant que le projet de loi en question ait été approuvé à une écrasante majorité sans beaucoup de débat sur les conséquences d’une telle loi.

 

Le Congrès précédent a fait tout ce qu’il pouvait pour gâcher les relations bilatérales avec la Russie. Le Congrès actuel fait la même chose. Dès que des perspectives d’amélioration des relations entre la Russie et les États-Unis apparaissent, le Congrès intervient pour créer des obstacles artificiels et empêcher une telle amélioration. Toujours la même chanson.

 

Voici un autre exemple. Le 3 mai, la Chambre des représentants a adopté la Loi Intelligence Authorization Act (IAA) pour l’année financière 2017. Le projet de loi prévoit la création d’un nouveau comité puissant couvrant l’ensemble des organismes de sécurité pour contourner « l’ingérence politique russe secrète dans le monde ». Le nouvel organe rassemblerait des représentants du FBI, du Département d’État, du Pentagone, du Bureau du directeur du Service national du renseignement, des Départements de la Justice et du Trésor, des 16 agences de renseignement et de toute autre agence que le président juge nécessaire.

 

Ses activités peuvent être élargies pour inclure « toutes autres tâches que le président pourrait décider », ce qui constitue un mandat potentiellement expansif. Le projet de loi oblige le comité à présenter un rapport annuel aux principaux groupes du Congrès travaillant sur les efforts anti-russes. Ainsi, un nouveau comité sera créé pour dupliquer le travail d’autres organismes. C’est un bon exemple de ce que signifie une hyper bureaucratie.

 

Ce projet de loi empêcherait également les diplomates russes de voyager à plus de 50 miles (80 km) des ambassades officielles et des consulats sans l’autorisation effective du directeur du FBI.

 

Les présidents russe et américain se sont parlé au téléphone le 2 mai, discutant des perspectives de coopération sur des problèmes aussi brûlants que la Corée du Nord et la Syrie. On ne peut pas résoudre les choses sans coordination des activités entre les deux grandes puissances. Les enjeux sont chauds dans le monde et l’intérêt est commun. Si le projet de loi susmentionné devient loi, la confrontation sera inévitable. Personne ne gagnera, tout le monde y perdra. J’espère que le Sénat et le Président Trump seront assez raisonnables pour éviter que cela ne se produise.

 

Alex Gorka

Howard Kunstler et le désastre de la civilisation américaine

 


Par Nicolas Bonnal – Mai 2017 

Howard Kunstler et le désastre de la civilisation américaine

Urbanisme et civilisation : James Howard Kunstler dissèque la « banlieue » – E&R

 

On a parlé ici de la crise du tourisme en Amérique. Parlons de la crise de la civilisation en Amérique, cette nation indispensable qui crée un monde zombi à son image. 

 

Il reste un cinéaste américain, Alexander Payne, qui nous conte, à travers des films comme Les Descendants, Monsieur Schmidt ou Nebraska, le désastre de la civilisation américaine. La matrice américaine entre les mains des oligarques a tué la civilisation américaine et l’a dévitalisée. Michael Snyder, sur son blog, ne cesse de nous donner, semaine après semaine, des nouvelles de cet effondrement physique de l’Amérique, cette Amérique représentée par les jeunes filles odieuses et monstrueuses comme la grosse Kardashian ou l’Ivanka Trump-Kushner.

 

Le néant US accompagne bien sûr une extension du domaine de la lutte, pour reprendre l’expression de Houellebecq. Car la matrice fait vivre de plus en plus mal les gens à l’intérieur, et elle fait souffrir ou extermine de plus en plus de peuples à l’extérieur, du monde musulman aux banlieues industrielles chinoises et bengalis (cinq euros par mois pour fabriquer des chemises vendues soixante chez Gap) en passant par la banlieue française. Comme dans un livre de Jack London que j’ai analysé récemment, l’oligarchie devient de plus en plus fasciste et dangereuse, car elle carbure moins à l’impérial qu’au prétexte humanitaire : réparation du monde (tikkun), lutte contre le nationalisme, le sous-développement, le terrorisme (sauf Daesh), l’islamisme, etc.

 

Jack London écrit dans le Talon de fer : « La force motrice des oligarques est leur conviction de bien faire. » Les milliardaires éduquent ensuite leurs enfants et les rendent tout prêts à amender l’humanité, et à l’exterminer comme populiste quand elle ne veut pas être amendée !

 

Et s’il y a un cinéaste, il y a aussi un grand analyste du désastre US (qui est devenu le nôtre lors de notre passage à la globalisation), et qui se nomme Howard Kunstler. Je donne ici deux extraits de son dernier texte, qui résume son œuvre maîtresse, The Long Emergency.

 

Froidement, Kunstler présente ainsi son pays :

 

Je vis dans un coin de cette Amérique périphérique, où vous pouvez facilement lire les conditions de vie sur les murs : les rues principales vides, surtout quand la nuit tombe, les maisons sans soins et se dégradant d’année en année, les fermes abandonnées avec des granges qui tombent en ruine, les outils agricoles rouillant sous la pluie et les pâturages couverts de sumacs, ces chaînes nationales de magasins parasites, poussant comme des tumeurs aux abords de chaque ville.

 

Ce pourrissement culturel créé par l’oligarchie avide et folle, les Wal-Mart, la multiplication des « détritus urbains » (Lewis Mumford) et la crétinisation médiatique créent une humanité à la hauteur :

 

Vous pouvez le lire dans le corps des gens dans ces nouveaux centre-ville, c’est-à-dire le supermarché : des personnes prématurément vieilles, engraissées et rendues malades par la consommation de mauvaises nourritures, faites pour avoir l’air et avoir un goût irrésistible pour les pauvres qui s’enfoncent dans le désespoir, une consolation mortelle pour des vies remplies par des heures vides, occupées à regarder la trash-télé, des jeux informatiques addictifs et leurs propres mélodrames familiers conçus pour donner un sens narratif à des vies qui, autrement, ne comportent aucun événement ou effort.

 

Tout programme télé me semble à moi aujourd’hui totalement insupportable. Il ne faut plus être tout à fait humain pour se gaver de télé. Évidemment, cela rend ensuite la démarche plus dure à l’antisystème : comment peut-il expliquer le monde à un zombi nourri de l’arme de destruction massive qu’est la télévision ? Et l’on rencontre ce problème tous les jours. On est dans le classique de Don Siegel.

 

Une illustration donnée par Snyder a magnifiquement illustré l’involution américaine des années Eisenhower aux années Obama. On peut en dire autant du cinéma. Godard disait qu’il ne critiquait pas le cinéma américain contemporain parce qu’il était anti-américain, mais parce que ce cinéma est devenu mauvais. Où sont passés les Walsh, Ford et Minnelli d’antan ?

 

Il y a dix-sept ans, j’avais publié un roman d’anticipation sur ce thème, les territoires protocolaires. C’est que la construction européenne avait facilité l’émergence d’une Europe déracinée et défigurée, présente déjà en France à l’époque de Pompidou : les grandes surfaces, les autoroutes, les zones de luxe, le pourrissement culturel par la télévision. Cet anéantissement de toute civilisation présent aussi au Maroc (agglomérations interminables autour de Tanger, aéroports, centres commerciaux, villas et immigration de luxe – gourbis et HLM pour les autochtones) se répand dans le monde comme un cancer. L’insensibilité des populations toujours plus hébétées (Baudrillard) par les médias accompagne ce phénomène. On cherche à en savoir plus sur le simulacre Kardashian (soixante millions de tweeter ; et je rappelle : un million de commentaires par chanson Gaga) que sur la prochaine guerre ou l’état de son âme.

 

Lorsque j’avais découvert et commenté – en 2012 – Howard Kunstler pour la presse russe, il était encore à la mode en Amérique, et prévoyait comme toujours une catastrophe énergétique (prévoir une catastrophe financière ou autre est devenu une usine à gaz), mais surtout il décrivait cette apocalyptique réalité – celle que Kunstler appelle le sprawling, la prolifération de cette géographie du nulle part, qui s’étend partout et pourrit tout l’espace mondial (repensons à Guénon).

 

L’impérialisme américain devenu risible et hors de contrôle, mais impuissant aussi, ne doit pas nous faire oublier la vraie menace, celle du modèle économique et urbain. C’est par là que l’on devrait commencer les prochains combats qui nous guettent. Au lieu de prévoir des catastrophes imprévisibles, voir enfin ce désastre américain qui nous entoure et nous consume.

 

Nicolas Bonnal

Ses dernières publications sur Amazon

 

Sources

  • Nicolas Bonnal – les territoires protocolaires ; les grands auteurs et la théorie… (Kindle)

  • Kunstler, James Howard, The Geography of Nowhere (Simon and Schuster, 1994). Kunstler, James Howard, The Long Emergency (Atlantic Monthly Press, 2005).

  • Jack London – Le talon de fer (ebooksgratuits.com)

  • Lewis Mumford – La cité dans l’histoire

Augmentation des incitations à la guerre contre la Russie

 


Vilipender le Kremlin – sans beaucoup de preuves – pour les crises de Washington et de l’Europe en Syrie, en Ukraine et en Afghanistan fait croître la possibilité d’une guerre entre la Russie et les Etats-Unis.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 26 avril 2017 – Source The Nation

 

Stephen F. Cohen, contributeur à The Nation, et John Batchelor poursuivent leurs discussions hebdomadaires sur la Nouvelle Guerre froide américano-russe. (Vous trouvez les précédents épisodes, actuellement dans leur quatrième année, sur TheNation.com). Celui-ci prolonge l’épisode de la semaine dernière, qui se concentrait sur plusieurs récits très controversés de Washington, suggérant la nécessité d’une guerre avec la Russie. Questionné sur laquelle de ces allégations était la plus dangereuse, Cohen répond, ici, que leur nombre croît et, avec elles, le risque de guerre. Il détaille les narratifs, ou les accusations, sur la Guerre froide proposés actuellement par l’establishment politico-médiatique américain.

 

— La réaction de Moscou à la crise ukrainienne il y a trois ans justifie aujourd’hui l’accumulation extrêmement provocatrice de troupes de l’OTAN aux frontières de la Russie, afin d’empêcher l’agression envisagée par le Kremlin contre de petits États d’Europe de l’Est.

 

— Le « piratage » par le président russe Poutine de l’élection présidentielle américaine de 2016 pour installer Donald Trump à la Maison Blanche, qui est « un acte de guerre contre la démocratie américaine » exigeant une réponse appropriée.

 

— L’utilisation récente d’armes chimiques par le président syrien Assad nécessitait l’attaque de missiles par Trump contre la Syrie, dont le dirigeant est un proche allié de la Russie.

 

— Le Kremlin conduit maintenant une campagne massive de cyberattaques et de propagande autour des élections dans toute l’Europe, dans le but d’amener ses candidats favoris au pouvoir, comme Marine Le Pen en France, dans des pays alliés des États-Unis, portant ainsi atteinte à l’alliance transatlantique et même à l’OTAN.

 

— Tout récemment, la collusion du Kremlin avec les talibans pour vaincre les États-Unis en Afghanistan.

 

Cohen relève trois aspects généraux dans ces récits de Washington :

 

— Pris un à un et ensemble, ils militarisent davantage la Nouvelle Guerre froide et génèrent des analyses russophobes dans l’establishment politico-médiatique américain, qui induisent la possibilité d’une guerre effective.

 

— À l’heure actuelle, il n’y a toujours pas de preuve effective pour plusieurs de ces allégations. Par exemple, celle disant que Poutine a dirigé une opération de cyberattaque pour soutenir la campagne présidentielle de Trump ou qu’il fait la même chose aujourd’hui en faveur des candidats européens qu’il préfère. Ou qu’Assad était derrière le récent épisode d’armes chimiques en Syrie. Ou que Moscou a des intentions militaires agressives en Europe de l’Est. En outre, dans la mesure où le Kremlin recourt à la propagande, ou au soft power en faveur de candidats américains et européens, c’est très peu différent des décennies d’ingérence des États-Unis dans des élections partout dans le monde, y compris en Russie. En tout état de cause, l’effet de la « propagande russe » est largement exagéré, même en supposant que les citoyens démocrates soient facilement influencés par une telle « information armée », comme s’ils étaient des zombies extrêmement vulnérables. (L’affirmation elle-même révèle une sorte de mépris pour l’intelligence politique des citoyens de la démocratie américaine ou d’autres démocraties occidentales.)

 

— Troisièmement, dans le passé, des médias grand public critiques et vérifiant les faits, ont agi comme un filtre entre ce genre d’affirmations inspirées par des raisons politiques et leur impact belliqueux sur la politique effective. Pour la plupart, ils ne le font plus, mais au contraire amplifient et promeuvent ces récits. Cohen cite plusieurs médias alternatifs qui présentent des faits et des analyses contradictoires transpartisanes, dont The NationThe National InterestThe American ConservativeConsortiumnewsIntercept et l’émission Tucker Carlson’s evening hour de Fox News. (Beaucoup de ces articles alternatifs sont publiés sur eastwestaccord.com, le site de l’American Committee for East-West Accord (Comité américain pour un accord Est-Ouest), dont Cohen est membre de la direction), mais ils compensent à peine l’effet presque monopolistique des grands journaux et émissions de l’establishment, « au cœur de Washington ».

 

Cohen conclut avec deux développements récents, qui émergent en tant que récits orthodoxes à Washington. L’un implique le vieux et faux récit, selon lequel Moscou seul a empêché la mise en œuvre des Accords de Minsk visant à résoudre la guerre civile et par procuration en Ukraine. En fait, le gouvernement de Kiev, soutenu par les États-Unis, a fondamentalement empêché l’accord en refusant de remplir ses obligations. Aujourd’hui, malgré le préjudice causé à sa propre économie déjà en ruines, Kiev étend son blocus des territoires rebelles soutenus par la Russie, pour y intégrer les fournitures énergétiques vitales. Certains observateurs pensent qu’il fait ainsi pour apaiser les forces d’extrême-droite dont il dépend politiquement. Une autre possibilité, pense Cohen, est de provoquer le Kremlin de Poutine à une action politique ou militaire énergique, qui réactiverait le soutien décroissant de Washington et de l’Europe à l’égard de Kiev. Si c’est ça, cela pourrait aussi conduire à un conflit militaire entre les États-Unis et la Russie.

 

L’autre nouvelle affirmation est que Moscou est de connivence avec les talibans contre le très vieil effort de guerre des États-Unis en Afghanistan. Il ne fait aucun doute que Moscou, comme Washington, entretient des discussions en coulisses avec des factions des talibans, dans la recherche d’une manière de se sortir de cette guerre ou au moins pour limiter son influence. Mais quiconque connaît bien l’élite russe de la sécurité nationale, sait qu’elle craint terriblement un retrait militaire américain d’Afghanistan, qui laisserait Moscou seul pour affronter le déferlement de djihadistes radicaux et d’héroïne sur la Russie, à travers l’Asie centrale. En effet, le flux d’héroïne bon marché en Russie, que Washington a promis de réduire – ce qu’il n’a pas fait –, a déjà causé une épidémie croissante d’addiction et de sida, bien au-delà des capacités du gouvernement à la gérer.

 

Ici aussi, comme pour d’autres récits bipartisans à Washington, il n’y a ni faits ni logique. Historiquement, de telles histoires ont joué un rôle majeur dans le déclenchement d’une guerre entre grandes puissances. Cela pourrait arriver dans les relations américano-russes. Très peu de membres du Congrès, de l’administration Trump ou des médias dominants ont critiqué ces récits poussant à la guerre; ils continuent donc à prendre de l’ampleur.

 

Stephen F. Cohen est professeur émérite en études et politique russes aux universités de New York et de Princeton, et contribue comme auteur à The Nation.

Emmanuel Clinton et la révolte des élites

 

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Par Pepe Escobar

Source : Asia Times

 

Donc, en fin de compte, l’Occident a été sauvé par l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la France : soulagement à Bruxelles, une eurozone pleine d’entrain, et des reprises boursières sur les marchés d’Asie.

 

Cela a toujours été une évidence. Après tout, Macron était approuvé par l’UE, déesse des marchés, et par Barack Obama. Et il était totalement soutenu par la classe dirigeante française.

 

C’était un référendum sur l’UE – et l’UE, dans sa configuration actuelle, a gagné.

 

La cyber-guerre devait être de la partie. Personne ne sait d’où viennent les « Macron Leaks » – une fuite massive en ligne de mails de la campagne Macron. Wikileaks a certifié que les documents qu’il avait eu le temps d’évaluer étaient authentiques.

 

Cela n’a pas empêché la galaxie Macron d’accuser immédiatement la Russie. Le Monde, un ex-grand journal aujourd’hui détenu par trois soutiens influents de Macron, a loyalement fait écho à ses dénonciations de RT et de Sputnik, d’attaques technologiques et, en général, d’interférences russes dans les élections.

 

La russophobie macronite de la médiasphère française inclut également Libération, à l’origine le journal de Jean-Paul Sartre. Édouard de Rothschild, le dirigeant précédent de la banque Rothschild & Cie, a acheté 37% des parts du journal en 2005, ce qui lui en a donné le contrôle. Trois ans plus tard, un Emmanuel Macron inconnu entamait sa montée dans le département des fusions et acquisitions, et gagnait rapidement la réputation d’un « Mozart de la finance ».

 

.Après un bref passage au ministère des finances, un mouvement, En Marche! A été monté pour lui par un réseau de personnages influents et de think tanks. Aujourd’hui, c’est la présidence. Bienvenue dans les portes tournantes de style Moet & Chandon.

 

Rendez-vous aux barricades, baby

 

Dans sa dernière confrontation avec Marine Le Pen, Macron ne s’est pas privé d’étaler de la condescendance/grossièreté et a même engrangé quelques points de pourcentage supplémentaires en martelant que « Marine » était une nationaliste mal informée, corrompue, haineuse, menteuse qui « se nourrit des souffrances de la France » et précipiterait une « guerre civile ».

 

Cela peut se retourner contre lui. Macron est destiné à être un opérateur de la dévaluation de la France ; un champion de la « rigueur » salariale, dont le contrepoint sera un boom du sous-emploi ; et un champion de l’augmentation de la précarité comme stratégie de relance de la compétitivité.

 

Les grandes entreprises applaudissent son idée de réduction de leurs impôts de 33% à 25% (la moyenne européenne). Mais dans l’ensemble, ce que Macron a vendu a été une recette pour un scénario de type « rendez-vous aux barricades » : des coupes sombres dans les dépenses de santé, les allocations chômage et les budgets des régions ; au moins 120 000 licenciements dans le secteur public, et l’abrogation de certains droits des travailleurs. Il veut continuer à « réformer » le code du travail français – des réformes auxquelles 67% des Français sont opposés – par ordonnances.

 

Sur l’Europe, « Marine » a dit quelque chose de vrai, « La France sera dirigée par une femme, moi ou madame Merkel ».

 

De sorte que Macron est susceptible d’être le nouveau Tony Blair ou, dans une veine plus désastreuse, le nouveau [ex-premier ministre italien Matteo] Renzi.

 

La vraie partie commence aujourd’hui. Seuls quatre électeurs sur dix l’ont soutenu. L’abstention a atteint 25% – presque un tiers en comptant les votes nuls. Il sera virtuellement impossible à Macron d’obtenir une majorité parlementaire dans les élections législatives à venir.

 

La France est aujourd’hui divisée en cinq blocs antagonistes – avec très peu de choses en commun : Le mouvement En Marche ! de Macron, le Front National de Marine Le Pen, qui sera recomposé et développé ; la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui est destinée à mener une nouvelle gauche ; les lambeaux des Républicains, autrement dit la droite traditionnelle française, qui a un besoin urgent d’un nouveau leader après la débâcle Fillon ; et le PS post-Hollande virtuellement détruit.

 

Un choc de nouveauté orwellien

 

Contrairement aux perceptions mondiales, la plus grande question de cette élection n’était pas l’immigration, mais le profond ressentiment contre l’État profond français (police, justice, administration) – qui est perçu comme oppressif, corrompu et même violent.

 

Avant même le vote, le toujours pertinent et délicieusement provocateur Michel Onfray, auteur de Décadence, le meilleur livre de l’année, et fondateur de l’université populaire de Caen, a identifié quelques-uns des soutiens les plus importants du mouvement de Macron : le philosophe « belliqueux » Bernard-Henri Levy ; Pierre Bergé, du Monde ; Jacques Attali – qui a transformé les socialistes en néolibéraux endurcis presque à lui tout seul ; l’éminence grise Alain Minc ; l’ex-dirigeant de MSF Bernard Kouchner ; et l’ex-soixante-huitard Daniel Cohn-Bendit – « en d’autres termes, les promoteurs sauvages des politiques libérales qui ont permis à Marine Le Pen d’enregistrer son plus haut score à ce jour ».

 

Tous les précités sont des serviteurs fidèles de l’État profond français. J’ai exposé sur Asia Times la façon dont l’hologramme Macron avait été fabriqué. Mais pour comprendre comment l’État profond a réussi à le vendre, il est essentiel de se référer au philosophe Jean-Claude Michéa, un disciple de George Orwell et de Christopher Lasch, et l’auteur du récemment publié Notre Ennemi, Le Capital.

 

Michéa analyse en détail la façon dont la gauche a adopté toutes les valeurs de ce que Karl Popper appelait « une société ouverte ». Et la façon dont les propagandistes ont dévié le sens du mot populisme pour en stigmatiser la forme contemporaine comme l’incarnation du Mal Absolu. Marine Le Pen a été ostracisée comme « populiste » – alors que la propagande des médias a toujours refusé de noter que les électeurs du Front National (aujourd’hui 11 millions) viennent des « classes populaires ».

 

Michéa souligne le sens original, historique, du mot « populisme » dans la Russie tsariste ; un courant du mouvement socialiste – très admiré par Marx et Engels – dans lequel les paysans, les artisans et les petits entrepreneurs devaient avoir une place d’honneur au sein d’une économie socialiste développée. Pendant mai 68 en France, personne n’aurait imaginé que le populisme viendrait à être assimilé au fascisme. Cela a commencé à se produire au début des années 80 – dans le cadre de la manipulation orwelienne du langage par les néolibéraux.

 

Michéa note aussi qu’aujourd’hui, il est beaucoup plus facile d’être un néolibéral de gauche que de droite ; en France, ces néolibéraux de gauche appartiennent au circuit très fermé des « Young Leaders » adoptés par la French American Foundation. Les grandes entreprises françaises et la haute finance – essentiellement, la classe dirigeante française – ont tout de suite compris qu’un vieux catholique de droite comme François Fillon ne ferait jamais l’affaire ; ils avaient besoin d’apposer une nouvelle marque sur le même produit.

 

D’où Macron : un nouvel emballage vendu comme un changement auquel la France peut croire, et qui reviendra en fait à une approche en douceur des « réformes » nécessaires à la survie du projet néolibéral.

 

Ce que les Français ont élu – d’une certaine façon – est l’unité de l’économie néolibérale et du libéralisme culturel. Appelons cela, comme Michéa, « du libéralisme intégré ». Ou, avec toutes ses harmoniques orwelliennes, « du capitalisme post-démocratique ». Une véritable révolte des élites. [1] Et les « paysans » ont avalé cela de bon coeur. Qu’ils mangent de la brioche hors de prix. Encore cette fois, la France mène l’Occident.

Traduction Entelekheia
Photo Pixabay

[1] NdT : La révolte des élites et la trahison de la démocratie est le titre d’un livre de Christopher Lasch préfacé par Jean-Claude Michéa.

Juste après la Seconde Guerre mondiale, les Anglo-américains ont planifié des frappes nucléaires de masse contre l’URSS

 

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Par Ekaterina Blinova


Paru sur Sputnik News sous le titre Post WW2 World Order: US Planned to Wipe USSR Out by Massive Nuclear Strike

 

Quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la défaite de l’Allemagne, deux alliés de l’Union Soviétique, les États-Unis et la Grande-Bretagne, se sont hâtés de développer des plan militaires destinés à démanteler l’URSS et à éradiquer ses villes par des frappes nucléaires massives.

 

Déja quelques mois avan

 

t la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le Premier ministre Winston Churchill avait ordonné aux planificateurs militaires des forces armées britanniques de développer une stratégie contre l’URSS.1 La première édition du plan a été présentée le 22 mai 1945. Selon ce plan, les forces alliées devaient envahir l’Europe de l’Est (alors sous contrôle soviétique) le 1er juillet 1945.

 

L’Opération Impensable de Winston Churchill

 

Le plan, appelé « Operation Unthinkable » (Opération Impensable), établissait en but premier « l’imposition sur la Russie de la volonté des États-Unis et de l’Empire britannique. Même si cette volonté ne va pas plus loin qu’une demande de traitement juste envers la Pologne, cela ne limite pas nécessairement la portée de l’engagement militaire. »

 

Les stratèges des forces armées britanniques soulignaient que les forces alliées gagneraient dans les éventualités 1) d’une occupation de zones urbaines russes « suffisamment importante pour que la capacité de réaction du pays soit réduite au point où toute résistance deviendrait inutile. » 2) d’une « défaite des forces armées russes suffisamment importante pour empêcher les Russes de continuer la guerre. »

 

Les généraux britanniques ont toutefois averti Churchill des dangers qu’une « guerre totale » feraient courir aux forces armées alliées.

 

Malgré tout, à la suite des « tests » de l’arsenal atomique des USA sur les villes de Hiroshima et Nagasaki en août 1945, Churchill et des politiciens américains de droite commencèrent à presser la Maison-Blanche de bombarder l’URSS. Une frappe nucléaire contre la Russie soviétique, épuisée par la guerre contre l’Allemagne, aurait mené à la défaite du Kremlin tout en épargnant des vies de militaires américains et britanniques, insistait Churchill. Inutile de dire que l’ex-Premier ministre ne s’inquiétait pas de la mort de dizaines de milliers de paisibles civils russes déjà durement éprouvés par le cauchemar de quatre ans tout juste traversé.

 

« Il [Churchill] faisait remarquer que si une bombe atomique pouvait être larguée sur le Kremlin et l’éradiquait, il serait très facile de contrôler le reste de la Russie, qui serait sans direction, » explique une note déclassifiée des archives du FBI. 2

 

Dans les pas de Churchill : Operation Dropshot

 

Aussi impensable que cela puisse paraître, le plan de Churchill sut gagner les coeurs et les esprits des politiciens et officiels militaires américains. D’après les chercheurs américains Michio Kaku et Daniel Axelrod, entre 1945 et la détonation de la première bombe atomique de l’URSS en 1949, le Pentagone avait développé au moins neuf plans d’attaques nucléaires contre l’Union Soviétique. Dans leur livre fondé sur des documents secrets déclassifiés, « To Win a Nuclear War: the Pentagon’s Secret War Plans », les chercheurs ont exposé les différentes stratégies américaines de guerre atomique contre la Russie.

 

« Les noms donnés à ces plans illustrent leur caractère agressif : Bushwhacker (Guérillero), Broiler (Gril), Sizzle (Grésillement), Shakedown (Racket), Offtackle [terme de football américain), Dropshot (Coup amorti), Trojan (Troyen), Pincher (Pinceur), et Frolic (Batifolage). L’armée américaine connaissait la nature offensive des plans que le président Truman leur avait demandé de préparer et leur avaient donné des noms qui s’y accordaient, » a remarqué l’expert américain J.W. Smith (« The World’s Wasted Wealth 2 »).
 

Les plans de « première frappe » développés par le Pentagone visaient à détruire l’URSS sans causer le moindre dommage aux USA.

 

Le plan Dropshot de 1949 envisageait une attaque américaine contre la Russie soviétique consistant en un minimum de 300 bombes atomiques et 20 000 tonnes de bombes conventionnelles sur 200 cibles dans 100 zones urbaines, y compris Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg). De plus, les planificateurs avaient suggéré de lancer une offensive terrestre majeure, coordonnée avec les alliés, pour remporter une « victoire totale » contre l’URSS. D’après ce plan, Washington devait déclarer la guerre le 1er janvier 1957.
 

Pendant longtemps, le seul obstacle aux plans d’offensive atomique massive des USA tenait au fait que le Pentagone ne possédait ni assez de bombes atomiques (en 1948, Washington ne possédait que 50 bombes atomiques), ni assez d’avions pour les transporter. Par exemple, en 1948, l’US Air Force ne disposait que de 32 bombardiers modifiés pour le transport de bombes atomiques.

 

En septembre 1948, le président Truman approuvait un document du Conseil national de Sécurité (NSC 30) 3 sur « La politique en matière de guerre atomique » selon lequel les USA devaient être prêts à « utiliser rapidement et efficacement tous les moyens nécessaires, y compris les bombes atomiques, dans l’intérêt de la sécurité nationale et devaient donc s’organiser en conséquence. »

 

A l’époque, les généraux américains avaient un besoin désespéré d’informations sur la localisation des sites militaires et industriels soviétiques. Les USA lancèrent des milliers de vols d’avions espions au-dessus du territoire soviétique, déclenchant des inquiétudes sur une invasion potentielle de l’URSS chez les officiels du Kremlin. En réponse, les Soviétiques se hâtèrent de renforcer leurs capacités militaires ; et les décideurs militaires et politiques occidentaux utilisaient l’intensification du réarmement russe comme prétexte à une accélération de leur fabrication d’armes.

 

Pendant ce temps, pour justifier ses plans d’agression, Washington avait envoyé ses bombardiers B-29 en Europe au cours de la première Crise de Berlin, en 1948. En 1949, les USA créaient l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, six ans avant que l’URSS et ses alliés ne répliquent défensivement avec le Pacte de Varsovie – un traité de coopération et d’assistance mutuelle.

 

La bombe atomique soviétique saborde le plan américain

 

Juste avant que l’URSS teste ses premières bombes atomiques, l’arsenal nucléaire des USA avait atteint 250 bombes et le Pentagone en avait conclu qu’une victoire sur l’Union Soviétique était désormais « possible ». Hélas, la détonation de la première bombe par l’Union Soviétique porta un rude coup aux plans militaristes américains.

 

« La bombe atomique soviétique testée le 29 août 1949 a secoué les Américains qui avaient cru que leur monopole atomique durerait beaucoup plus longtemps, mais elle ne changea pas le schéma des plans de guerre. La problématique-clé tenait toujours au niveau de dégâts suffisant pour assurer une capitulation des Soviétiques, » note le professeur Donald Angus MacKenzie, de l’université d’Édimbourg, dans son essai « Nuclear War Planning and Strategies of Nuclear Coercion. » (Planification de guerre nucléaire et stratégies de coercition nucléaire).

 

Mais, même si les stratèges militaires de Washington savaient que l’URSS en avait pour des années avant de rattraper son retard et de disposer d’un arsenal atomique significatif, le fait demeurait que la bombe soviétique ne pouvait pas être ignorée.

 

Le chercheur écossais précise que les USA étaient principalement focalisés non sur la dissuasion, mais sur des frappes offensives ‘préventives’. Les cercles de pouvoir des USA étaient unanimes : les USA devaient s’organiser dans le but exprès de gagner la guerre nucléaire. « La logique qui impliquait de frapper le premier était donc incontournable, » expose-t-il, ajoutant que les « plans de première frappe » étaient même représentés dans la politique officielle sur le nucléaire des USA.

 

La doctrine officielle, présentée par le Secrétaire d’État John Foster Dulles en 1954, établissait en effet la possibilité d’une réponse nucléaire à « n’importe quelle » agression soviétique, de quelque ordre que ce fût.

 

Le Single Integrated Operational Plan (SIOP) des USA

 

Finalement, en 1960, les divers plans de guerre nucléaire des USA ont été fusionnés en un seul, le Single Integrated Operational Plan (plan intégré unique opérationnel).

 

Au début, le SIOP envisageait des attaques simultanées massives contre des dépôts nucléaires, des cibles militaires et des villes de l’URSS, ainsi que contre la Chine et l’Europe de l’Est. Selon le plan, les forces stratégiques américaines utiliseraient presque 3500 têtes nucléaires pour bombarder leurs cibles. D’après les estimations des généraux américains, l’attaque allait se solder par la mort de plus de 220 millions de personnes. Quelques-uns des alliés européens de l’URSS allaient être « totalement anéantis ». 4

 

« Nous allons devoir anéantir l’Albanie », remarquait le général américain Thomas Power à la conférence de planification du SIOP de 1960 (cité par MacKenzie).

 

Cependant, l’administration Kennedy introduisit des changements au plan, en insistant sur un ciblage précis des installations nucléaires soviétiques et un évitement de cibles civiles. En 1962, le SIOP avait été modifié en conséquence, mais admettait que des frappes nucléaires mèneraient de toutes façons à des millions de victimes civiles.

 

La dangereuse compétition lancée par les USA a poussé la Russie soviétique à renforcer ses capacités nucléaires et a entraîné les deux pays dans le cercle vicieux de la course aux armements. Malheureusement, il semble que les leçons du passé n’aient pas été apprises par l’Occident et que la question de la « nucléarisation » soit de nouveau sur la table.

 

Traduction Entelekheia

 

Notes et références :

Ce qui corrobore la thèse développée dans le livre de Jacques R. Pauwels « Le Mythe de la bonne Guerre », selon laquelle Churchill espérait bien que l’Allemagne nazie mettrait l’Union Soviétique à genoux. Quelques mois avant la fin de la Guerre, voyant le vent tourner en nette défaveur des Allemands, Churchill a donc imaginé de passer lui-même à l’action contre l’URSS.

 

Winston Churchill a tenté de faire approuver une attaque nucléaire massive contre l’URSS – révèlent des dossiers secrets du FBI. (Daily Mail)
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2826980/Winston-Churchill-s-bid-nuke-Russia-win-Cold-War-uncovered-secret-FBI-files.html

 

Le document en question. Aller au paragraphe 3
https://history.state.gov/historicaldocuments/frus1952-54v02p2/d37

 

Le rapport secret de la CIA sur Le Pen (père)

 

03 Mai 2017

Le rapport secret de la CIA sur Le Pen (père)Jean-Marie Le Pen en 1985. (JEAN-CLAUDE DELMAS/AFP)

Que ferions nous sans la CIA, c’est à se demander s’il ne fait pas féliciter leurs archivistes.pour témoigner du rôle que des partis respectables de la droite au PS ont largement contribué à la promotion de celui dont le passé sulfureux n’était ignoré de personne .. Les mêmes qui aujord’hui jouent les vertueux pour nous faire accepter un candidat dont personne ne veut…

 

(note de danielle Bleitrach)



En 1985, le service de renseignement américain rédigeait une longue note très bien informée sur le Front national émergent et son leader.

Vincent Jauvert Vincent Jauvert

 

Publié le 03 mai 2017 à 07h02

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170502.OBS8818/le-rapport-secret-de-la-cia-sur-le-pen-pere.html

 

 

(Archive) A picture taken on January 13, 1985 shows French leader of the extreme right party « Front national » (National Front) Jean-Marie Le Pen gesturing during a press conference at the Strasbourg European Parliament. AFP PHOTO JEAN-CLAUDE DELMAS / AFP PHOTO / JEAN-CLAUDE DELMAS

 

C’est un rapport de 25 pages classé secret. Il est daté de septembre 1985. Pour la première fois, la division « renseignement » de la CIA s’intéresse alors en profondeur au Front national. Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui a longtemps été un groupuscule marginal, vient en effet de remporter ses premiers succès électoraux, notamment à Dreux et lors du scrutin européen. Et des élections législatives cruciales vont avoir lieu dans quelques mois. Grâce à ses sources ouvertes et confidentielles, la centrale américaine cherche à expliquer les ressorts de cette force politique naissante et à prévoir son avenir. Voici l’essentiel de cette longue note (publiée en intégralité en dessous de cet article), particulièrement bien informée et récemment déclassifiée, dont la lecture rafraîchira sainement la mémoire de certains.

 

# Le Pen et les nazis

 

Pour les espions américains, il ne fait pas de doute que le FN est un parti de la droite la plus extrême et que Jean-Marie Le Pen est parvenu à le sortir des marges parce qu’il est un leader particulièrement malin.

 

Pourquoi Macron accuse le FN d’avoir « conduit les attentats contre De Gaulle »

 

« La raison probablement la plus décisive du succès du Front national a été, à notre avis, l’habileté de Le Pen à identifier et à jouer sur les peurs populaires, les frustrations et les doutes », écrivent-ils. « Bien que les opinions de Le Pen poussent à la comparaison avec les Nazis, il a été, à notre avis, assez habile et astucieux, pour les rendre acceptables pour l’opinion publique française… » Ainsi, s’il fait bien attention à ne pas être ouvertement antisémite – du moins avant l’affaire du « détail » trois ans plus tard -, « ses rivaux politiques juifs, comme Robert Badinter et Simone Veil, sont ses cibles favorites ».

 

Les officiers de renseignement tentent aussi d’expliquer à leurs lecteurs (quelques centaines d’officiels américains) les ressorts sociologiques et politiciens du vote FN. « Ses soutiens, expliquent-ils, proviennent de segments de la société française que les diplomates et les touristes ne voient que rarement : un monde d’HLM surpeuplés, d’ambitions frustrées et de peur du changement. » Ils insistent également sur le rôle de la presse de droite dans sa progression et, en particulier, les « quotidiens et les magazines détenus par le patron de presse de droite, Robert Hersant [dont le Figaro et son supplément magazine] ».

 

Ils notent enfin que la gauche utilise le phénomène Le Pen qui l’arrange beaucoup. « Les déclarations publiques des leaders socialistes montrent à l’évidence que, s’ils sont vraiment inquiets du danger que représente l’extrême droite, ils voient aussi le Front national comme un croque-mitaine bien pratique pour mobiliser un électorat de gauche apathique et dispersé », notent-ils avec malice.

 

BHL, lu et approuvé par la CIA

 

# « Le FN a atteint son pic »…

 

Reste que les espions américains ne prévoient pas, en 1985, un avenir radieux pour le FN. Certes, écrivent-ils, « une des choses qui différencient Le Pen d’autres leaders d’extrême droite est son ambition de bâtir une grande organisation ». Mais celle-ci est bloquée par plusieurs handicaps.

 

Notamment « un programme simpliste et incapable de répondre à la question centrale, la crise économique française ». Et une incapacité à recruter « des leaders populaires ». C’est pourquoi les officiers de la CIA sont formels, « son soutien populaire – qui est actuellement [1985] d’environ 10% – a atteint, à notre avis, son pic »…

 

CIA LE PEN publié par NouvelObs.com
Vincent Jauvert

Pourquoi la Nouvelle Guerre froide est plus dangereuse que la précédente


Par Stephen F. Cohen – Le 18 avril 2017 – Source The Nation

 

 

En 2014, lorsque la crise ukrainienne a éclaté, j’ai déjà prédit que la Nouvelle Guerre froide pourrait être encore plus dangereuse que la précédente, qui avait duré 40 ans. Cela pour plusieurs raisons. L’épicentre politique de la Nouvelle Guerre froide s’est déplacé jusqu’aux frontières de la Russie, tout d’abord en Ukraine, puis dans la région de la Baltique, alors que l’ancien épicentre était à Berlin, loin de la Russie. Les règles mutuelles de conduite mises en place après la crise des missiles de Cuba en 1962 font maintenant défaut. De plus, la diabolisation effrénée du président Poutine est un poison bien plus violent que l’anathème qui frappait personnellement les leaders soviétiques depuis Staline.


Je ne pouvais pas prévoir, toutefois, l’apparition d’un facteur extrêmement dangereux qui était largement absent de l’ancienne Guerre froide. Il s’agit des narratifs politiquement corrects, que les médias américains grand public diffusent sans l’ombre d’une critique et qui, tout en étant basés sur des faits discutables, influencent directement la politique de Washington, au risque de déclencher une guerre avec la Russie. Voici quatre de ces récits, qui ne sont en grande partie que des allégations et n’ont pas de base factuelle :

  • Poutine serait intervenu en 2016 dans l’élection présidentielle américaine de façon à mettre Trump à la Maison Blanche. Les associés de Trump, et peut-être Trump lui-même, seraient de mèche avec le Kremlin dans ce « détournement de la démocratie américaine ». Pour l’heure, il n’y a aucune preuve matérielle que le Kremlin a volé et diffusé les courriels de Hillary Clinton, ni aucune raison de supposer que les citoyens américains ont voté comme des zombies sous l’influence de la « propagande » russe, ni aucun motif de conclure que les associés de Trump qui avaient des relations d’affaires avec des Russes – comme des milliers d’autres Américains – ont comploté avec eux à des fins subversives. Néanmoins, ce narratif, selon lequel cette « intervention de Poutine » équivaudrait à un « acte de guerre », a suscité une ambiance belliqueuse qui rappelle celle du maccarthysme et qui rend toute solution du conflit extrêmement difficile, sans parler de la promesse de détente faite par Trump pendant sa campagne présidentielle.

  • Pire encore : le narratif selon lequel Poutine aurait piraté l’élection américaine est maintenant appliqué par extension aux élections qui se déroulent en Europe dans les pays alliés, sans qu’il n’y ait là non plus la moindre évidence. (Les services de renseignement allemands ont entrepris une enquête spéciale sur les allégations qui concernaient l’Allemagne et n’ont rien découvert qui sorte de l’ordinaire). A titre d’exemple, le 18 avril, le New York Times a publié en première page un long article, plein de détails anodins, qui porte à croire que la Russie tente de répéter le succès de son entreprise subversive aux États-Unis et s’emploie à promouvoir sa candidate favorite à l’élection présidentielle française, tout en essayant de nuire à ses opposants. C’est seulement à la fin de ce récit, que le lecteur découvre la déclaration d’un expert français, pour qui ce narratif est basé sur de « folles hypothèses ». Il n’empêche que la manière dont les médias américains font état de la « menace de Poutine sur l’Europe » semble encore plus alarmante, que ce n’était le cas durant la Guerre froide.

  • Toutefois, c’est sur la Syrie que se porte aujourd’hui toute l’attention de la politique. Le narratif qui a cours actuellement se caractérise par un double standard. Lorsque les forces russes et syriennes ont remporté la bataille d’Alep il y a quelques mois, les médias américains en ont parlé comme de « crimes de guerre » perpétrés sur des « rebelles »apparemment inoffensifs et comme d’un assaut lancé à l’aveugle pour « massacrer » des civils innocents avec leurs enfants. En revanche, la campagne militaire en cours menée par les États-Unis pour reprendre la ville irakienne de Mossoul est présentée comme une guerre de « libération » contre les terroristes islamistes. En fait, dans les deux cas il s’agit d’une guerre urbaine brutale et le nombre de victimes civiles à Mossoul pourrait bientôt excéder celles d’Alep, si cela n’est pas déjà le cas. Néanmoins, les ennemis américains de la détente, encouragés par les médias grand public, continuent de dépeindre Poutine comme « un criminel de guerre » et par conséquent comme un partenaire diplomatique inacceptable.

  • Plus récemment encore, le président Assad, allié de Poutine, a été accusé d’utiliser des armes chimiques contre ses propres citoyens. En réaction, le 6 avril, Trump a ordonné le lancement d’une attaque de missile contre une base aérienne syrienne, au risque de déclencher une guerre avec la Russie. Là aussi les médias américains grand public ont accepté sans l’ombre d’une critique les faits invoqués à l’appui de cette allégation et ont même loué Trump pour sa réaction. Toutefois, plusieurs enquêteurs américains indépendants ont jeté un sérieux doute sur le rapport de la Maison Blanche. Parmi eux, on trouve Theodore Postol, professeur au MIT, qui est un expert éminent et hautement qualifié dans ce domaine. Jusqu’à présent, les médias grand public ont ignoré les résultats de l’enquête du professeur Postol et d’autres experts sceptiques. Mais s’il s’avère que ces critiques ont raison et que l’attaque chimique a pu être lancée par quelqu’un d’autre qu’Assad, la question soulevée par Poutine est pertinente et prend une dimension inquiétante : était-ce une « provocation » visant à déclencher un conflit militaire direct entre les États-Unis et la Russie ? Et si c’est le cas, a ajouté Poutine, devons-nous nous attendre à de nouvelles provocations ?

En conséquence, la plupart des observateurs tant à Washington qu’à Moscou, partent de l’idée que tout espoir de détente entre Trump et Poutine est mort. Pour ma part, je n’en suis pas si certain et relève deux faits intéressants. Ainsi, malgré un échange verbal très dur entre les deux pays, Trump et Poutine se sont abstenus pour l’instant de se vilipender mutuellement, ce qui permet de croire que chacun continue de voir dans l’autre un partenaire diplomatique potentiel. Deuxièmement, la récente rencontre entre Poutine et le Secrétaire d’État Rex Tillerson à Moscou, montre que les deux parties continuent d’envisager l’avenir et surtout qu’une coopération discrète est en cours en ce qui concerne la Syrie.

 

Plus fondamentalement, Washington doit se prononcer sur deux questions, comme il n’a jamais eu à le faire jusqu’à présent. La première est de savoir quelle est la menace N°1 pour la sécurité des États-Unis et la sécurité internationale aujourd’hui : la Russie ou le terrorisme international ? Contre toute évidence, en dépit de toute raison et à l’encontre les intérêts américains eux-mêmes, le narratif dominant de la Guerre froide, repris par les deux grands partis, continue d’insister sur le fait que c’est la Russie. Ainsi, un représentant de ce consensus myope, le chroniqueur du Times Thomas L. Friedman, a récemment suggéré (le 12 avril) que Trump devrait abandonner l’idée d’une alliance avec Poutine en Syrie et s’allier plutôt avec l’État islamique. La deuxième question lui est étroitement liée. Poutine est constamment accusé de soutenir Assad plutôt que de combattre le terrorisme en Syrie. Poutine répond depuis longtemps : si on destitue Assad, comme le veut la politique américaine, l’État syrien qui tient à une personne va imploser, comme cela est arrivé en Irak et en Libye, et avec lui l’armée syrienne. Qui dans ce cas, demande Poutine, va poser « les bottes sur le terrain » et combattre l’État islamique ? Personne à Washington n’a réfuté cette logique, qui se résume par le dilemme suivant (tout au moins pour l’heure) : soit c’est Assad à Damas, soit c’est État islamique. Pour la Russie, c’est un choix existentiel, compte tenu de la menace considérable que la guerre de Syrie représente pour sa sécurité nationale. Et pas seulement pour la Russie.

 

Stephen F. Cohen

Un gouvernement d’imbéciles


Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

 

Par Paul Craig Roberts – Le 15 avril 2017 – Source paulcraigroberts.org

 

C’est devenu embarrassant d’être un Américain. Notre pays a connu successivement quatre présidents criminels de guerre. Clinton a lancé deux fois des attaques militaires contre la Serbie, ordonnant deux fois à l’OTAN de bombarder la Yougoslavie, en 1995 et en 1999, ce qui constitue deux crimes de guerre pour Bill. George W. Bush a envahi l’Afghanistan et l’Irak et attaqué des provinces du Pakistan et du Yémen depuis les airs. Cela correspond à quatre crimes de guerre pour Bush. Obama a utilisé l’OTAN pour détruire la Libye et a envoyé des mercenaires pour détruire la Syrie, commettant ainsi deux crimes de guerre. Trump a attaqué la Syrie avec des forces étasuniennes, devenant ainsi un criminel de guerre, dès le début de son mandat.

 

Dans la mesure où les Nations unies ont participé à ces crimes de guerre, de même que les vassaux européens, canadiens et australiens de Washington, tous sont coupables de crimes de guerre. Peut-être l’ONU elle-même devrait-elle comparaître devant le Tribunal des crimes de guerre, en même temps que l’Union européenne, les États-Unis, l’Australie et le Canada.

 

Un record. La civilisation occidentale, si c’est une civilisation, est la plus grande fauteuse de crimes de guerre dans l’Histoire humaine.

 

Et il y a d’autres crimes : la Somalie, les coups d’État d’Obama contre le Honduras et l’Ukraine, et les tentatives permanentes de Washington de renverser les gouvernements du Venezuela, de l’Équateur et de la Bolivie. Washington veut renverser celui de l’Équateur afin de capturer et torturer Julian Assange, le chef de file des démocrates dans le monde.

 

Ces crimes de guerre commis par quatre présidents américains ont provoqué la mort et les blessures de millions de civils et ont dépossédé et dispersé des millions de gens, qui sont maintenant arrivés comme réfugiés en Europe, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie, amenant leurs problèmes avec eux, dont certains deviennent des problèmes pour les Européens, comme les viols collectifs.

 

Quelle est la raison de toute la mort et la destruction, ainsi que des flots de réfugiés qui submergent l’Ouest, dues à la violence nue de l’Occident ? Nous ne savons pas. On nous a raconté des mensonges : les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, dont le gouvernement américain savait de manière irréfutable qu’elles n’existaient pas. « L’usage d’armes chimiques par Assad », un mensonge évident et flagrant. « Les armes nucléaires iraniennes », un autre mensonge flagrant. Les mensonges sur Kadhafi en Libye sont si absurdes, qu’il est inutile de les répéter.

 

Quels étaient les mensonges pour justifier le bombardement des tribus au Pakistan, pour bombarder un nouveau gouvernement au Yémen ? Aucun Américain ne le sait ou ne s’en soucie. Pourquoi la violence des États-Unis contre la Somalie ? Là encore, aucun Américain ne le sait ou ne s’en soucie.

 

Ou les imbéciles ont vu un film.

 

La violence pour la violence. C’est ce que l’Amérique est devenue.

 

En effet, la violence est ce qu’est l’Amérique. Il n’y a rien d’autre là-bas. La violence est le cœur de l’Amérique.

 

Considérons non seulement les bombardements et la destruction de pays, mais aussi la violence gratuite et scandaleuse de la police contre les citoyens américains. Si quelqu’un doit être désarmé, c’est la police américaine. La police commet plus de « violence armée »que quiconque, et contrairement aux gangs de la drogue qui se battent pour le territoire, la violence policière n’a pas d’autre raison que l’amour de la violence contre d’autres humains. La police américaine a même tiré sur des enfants américains de 12 ans avant de poser la moindre question, en particulier s’ils sont noirs.

 

La violence est l’Amérique. L’Amérique est la violence. Les progressistes imbéciles en accusent les possesseurs d’armes à feu, mais c’est toujours le gouvernement qui est la source de la violence. C’est la raison pour laquelle nos Pères fondateurs nous ont donné le Deuxième amendement. Ce ne sont pas les possesseurs d’armes à feu qui ont détruit huit pays en totalité ou en partie. C’est le gouvernement des États-Unis, armé aux frais des contribuables, qui commet la violence.

 

Le goût de l’Amérique pour la violence pousse maintenant les imbéciles de Washington contre les gens qui peuvent retourner la violence : les Russes et les Chinois, l’Iran et la Corée du Nord.

 

En commençant avec l’imbécile Clinton, tous les gouvernements étasuniens ont rompu ou se sont retirés d’accords avec la Russie, des accords conclus dans le but de réduire les tensions et le risque de guerre thermonucléaire. Au début, Washington a couvert ses mesures agressives contre la Russie avec des mensonges, par exemple que les sites de missiles ABM à la frontière de la Russie sont là pour protéger l’Europe contre les ICBM nucléaires (inexistants) de l’Iran.

 

Le régime Obama a encore raconté des mensonges, mais il les a fait monter jusqu’à de fausses accusations contre la Russie et son président, afin de créer des tensions entre des puissances nucléaires, l’antithèse de la politique de Ronald Reagan. Pourtant les imbéciles progressistes aiment Obama et haïssent Reagan.

 

Saviez-vous que la Russie est si puissante et la NSA et la CIA si faibles et impuissantes, que la Russie peut déterminer le résultat des élections américaines ? Vous devez le savoir, parce que c’est tout ce que vous avez entendu du Parti démocrate totalement corrompu, de la CIA, du FBI, des médias prostitués américains et des imbéciles qui écoutent CNN, MSNBC, NPR ou lisent le New York Times et le Washington Post.

 

Vous avez certainement entendu au moins mille fois que la Russie a envahi l’Ukraine ; pourtant, la marionnette de Washington [Porochenko, NdT] siège toujours à Kiev. On ne doit pas avoir un QI supérieur à 90 pour comprendre que si la Russie avait envahi l’Ukraine, l’Ukraine ne serait plus là.

 

Saviez-vous que le président de la Russie, dont des enquêtes d’opinion mondiales montrent qu’il est le dirigeant le plus respecté dans le monde est, selon Hillary Clinton, « le nouvel Hitler » ?

 

Saviez-vous que le dirigeant le plus respecté au monde, Vladimir Poutine, est un parrain de la mafia, un bandit, une tarentule au centre d’une toile d’araignée d’espions, selon des membres du gouvernement des États-Unis, qui sont si stupides qu’ils ne peuvent même pas épeler leurs propres prénoms ?

 

Saviez-vous qu’on dit que Poutine, qui s’est abstenu de répondre agressivement aux provocations étasuniennes, non par peur, mais par respect de la vie humaine, veut à tout prix reconstruire l’Empire soviétique ? Pourtant, lorsque Poutine a envoyé des forces russes contre l’armée géorgienne, équipée et formée par Washington, que Washington envoyait pour attaquer l’Ossétie du Sud, l’armée russe a conquis la Géorgie en cinq heures ; et pourtant s’est retirée après avoir donné sa leçon aux imbéciles. Si Poutine voulait reconstruire l’Empire russe, pourquoi n’a-t-il pas gardé la Géorgie, une province russe pendant 300 ans, avant la dissolution par Washington de l’Empire russe, lorsque l’Union soviétique s’est effondrée ? Washington aurait été incapable de faire quoi que ce soit, si Poutine avait déclaré que la Géorgie devait de nouveau faire partie de la Russie.

 

Et maintenant, nous sommes embarrassés par le directeur de la CIA de Trump, Mike Pompeo, peut-être la personne la plus stupide d’Amérique. Nous avons là un imbécile du niveau le plus bas. Je ne suis pas sûr qu’il y ait là le moindre QI. Peut-être qu’il indique zéro.

 

Cet imbécile, s’il est qualifié à ce niveau, ce dont je doute, a accusé Julian Assange, le premier journaliste au monde, la personne qui, plus que quiconque, représente le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, de démon qui est passé du côté des dictateurs et met en danger la sécurité de l’hégémonie américaine, avec l’aide de la Russie. Tout cela parce que WikiLeaks publie des documents provenant de sources officielles, révélant le comportement criminel du gouvernement des États-Unis. WikiLeaks ne vole pas les documents. Ceux-ci lui sont remis par des lanceurs d’alerte, qui ne peuvent pas tolérer l’immoralité et les mensonges du gouvernement américain.

 

Qui dit la vérité est par définition contre les États-Unis d’Amérique. Et l’imbécile Pompeo a l’intention de les avoir.

 

Lorsque j’ai lu l’accusation de Pompeo contre Assange, j’ai pensé que ce devait être une blague. Le directeur de la CIA veut abolir le Premier amendement. Mais Pompeo l’imbécile l’a effectivement dit.

 

Que devons-nous faire, quel est le monde à construire, lorsque nous avons de parfaits imbéciles comme directeur de la Central Intelligence Agency, comme président des États-Unis, comme conseiller national à la sécurité, comme secrétaire à la Défense, comme secrétaire d’État, comme ambassadeur américain aux Nations unies, comme rédacteurs en chef du New York Times, du Washington Post, de CNN, de NPR, de MSNBC ? Comment peut-il y avoir de l’intelligence, lorsqu’il n’y a que des imbéciles pour occuper des charges ?

 

La stupidité se révèle dans les actes. Le gouvernement chinois a dit que ces imbéciles d’Américains pouvaient attaquer la Corée du Nord à tout moment. Une immense flotte étasunienne se dirige vers la Corée du Nord. Celle-ci possède apparemment des armes nucléaires aujourd’hui.

 

Une arme nucléaire nord-coréenne peut anéantir la totalité de la flotte américaine. Pourquoi Washington est-elle tentée par ce résultat ? La seule réponse possible est que c’est de la stupidité crasse.

 

La Corée du Nord ne dérange personne. Pourquoi Washington choisit-elle la Corée du Nord ? Est-ce que Washington veut la guerre avec la Chine ? Dans ce cas, est-ce que Washington abandonne la côte Ouest des États-Unis ? Pourquoi la côte Ouest soutient-elle des politiques impliquant la disparition de la côte Ouest des États-Unis ? Est-ce que les imbéciles de la côte Ouest pensent que les États-Unis peuvent provoquer une guerre avec la Chine, ou la Corée du Nord, sans aucune conséquence pour la côte Ouest ? Les Américains sont-ils complètement stupides ?

 

La Chine ou la Russie peuvent, chacune individuellement, anéantir les États-Unis. Ensemble, elles peuvent rendre l’Amérique du Nord inhabitable jusqu’à la fin des temps. Pourquoi les imbéciles de Washington provoquent-ils de grandes puissances nucléaires ? Les imbéciles de Washington pensent-ils que la Russie et la Chine se soumettront à des menaces ?

 

La réponse : Washington est une collection d’imbéciles, des gens stupides au-delà de la notion de stupidité. Des gens si éloignés de la réalité, qu’ils imaginent que leur hubris et leur arrogance les place au-dessus de la réalité.

 

Lorsque le premier Satan 2 frappera Washington, la plus grande collection d’imbéciles au monde cessera d’exister.

 

Le monde poussera un immense soupir de soulagement.

 

Faites-le venir ! Venez, les imbéciles, éliminez-vous vous-mêmes. Nous autres, n’en pouvons plus d’attendre.

 

Paul Craig Roberts

Pourquoi Washington est terrifié par la Russie et la Chine


Par Pepe Escobar – Le 21 avril 2017 – Source Sputnik News via entelekheia.fr

 

Photo Pixabay

 

Le partenariat stratégique russo-chinois, qui unit ceux que le Pentagone définit comme les deux « menaces N°1 » à l’Amérique, n’est pas consigné dans un traité formel signé en grande pompe – et un défilé militaire pour l’accompagner.

 

Il est enveloppé dans de subtiles couches de sophistication, et il n’y a aucun moyen d’apprendre les termes secrets sur lesquels Pékin et Moscou se sont accordés, au cours des innombrables rencontres de haut niveau entre Poutine et Xi Jinping.


Les diplomates, officieusement, laissent occasionnellement échapper qu’il peut y avoir un message codé à l’intention de l’OTAN, selon lequel si l’un des deux membres stratégiques est sérieusement harcelé – en Ukraine, ou dans la mer de Chine méridionale – l’OTAN devra se confronter aux deux.

 

Pour le moment, concentrons-nous sur deux exemples de la façon dont le partenariat marche en pratique, et pourquoi Washington n’a pas la moindre idée de la façon d’aborder le problème.

 

La pièce à conviction A est la visite imminente à Moscou du directeur du Bureau général du Parti communiste chinois (PCC), Li Zhanshu, à l’invitation du chef de l’administration présidentielle du Kremlin, Anton Vaino. Pékin a souligné que les discussions porteront sur – quoi d’autre – le partenariat stratégique russo-chinois, « comme convenu d’avance entre les leaders des deux pays ».

 

Cela se produit juste après la visite du premier vice-premier ministre Zhang Gaoli, un des sept plus hauts membres du bureau politique du PCC et l’un des concepteurs des politiques économiques chinoises, qui a été reçu à Moscou par le président Poutine. Ils ont discuté des investissements chinois en Russie et de l’angle-clé énergétique de leur partenariat.

 

Mais plus que tout autre chose, ils ont préparé la visite prochaine de Poutine à Pékin, qui sera particulièrement retentissante, parce qu’elle s’inscrit dans le cadre du sommet piloté par Xi Jinping sur l’initiative One Belt, One Road (Nouvelle Route de la soie), les 14 et 15 mai.

 

Le Bureau général du Parti communiste chinois – qui est directement subordonné à Xi – ne tient ce type de consultations annuelles de très haut niveau, qu’avec Moscou et aucun autre pays. Inutile d’ajouter que Li Zhanshu ne rend de comptes qu’à Xi, tout comme Vaino ne rend de comptes qu’à Poutine. On ne peut pas faire plus stratégique.

 

Il se trouve aussi que cela se rattache directement à l’un des derniers épisodes mettant en vedette les Hommes Creux de Trump, dans ce cas le benêt/grandiloquent conseiller à la Sécurité nationale, le lieutenant-général HR McMaster.

 

Pour résumer, selon la narrative de McMaster dûment régurgitée par les médias institutionnels américains, Trump a développé une alchimie telle avec Xi, au cours de leur sommet des Tomahawks-avec-gâteau au chocolat de Mar-a-Lago, que Trump a réussi à briser l’entente russo-chinoise sur la Syrie et à isoler la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Lire le communiqué commun des BRICS sur la Syrie n’aurait pris que quelques minutes du temps de McMaster. Il aurait appris que les BRICS soutiennent la Russie.

 

Rien d’étonnant à ce qu’un observateur expérimenté de la géopolitique indien se soit senti obligé de noter que « Trump et McMaster ressemblent à deux ploucs perdus dans une grande métropole. »

 

Suivez la piste de l’argent

 

La pièce à conviction B se centre sur l’avancée discrète des accords de la Russie et de la Chine pour le remplacement progressif du statut de monnaie de réserve du dollar par un système basé sur l’or.

 

Cela implique la participation-clé du Kazakhstan – qui est très intéressé par l’emploi de l’or comme monnaie sur la Nouvelle Route de la Soie. Le Kazakhstan ne peut pas être plus stratégiquement situé : c’est l’un des axes majeurs de l’initiative One Belt, One Road ; un membre-clé de l’Union économique eurasienne (UEE) ; un membre de l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO) ; et pas par accident, le principal fondeur de l’or de la Russie.

 

Parallèlement, la Russie et la Chine sont en train de perfectionner leurs propres systèmes de paiement. Peu après l’accès du yuan au statut de monnaie mondiale, la Chine a fait une habile promotion de son système de paiement, le CIPS, tout en prenant garde de ne pas froisser les USA, qui contrôlent le système internationalement établi SWIFT.

 

De son côté, la Russie a créé « une alternative », selon les mots de la directrice de la Banque centrale russe, Elvira Nabiullina, sous la forme du système de paiement Mir – une version russe de la carte Visa/MasterCard. Ce qui est en jeu, c’est que si Washington se sentait d’humeur d’exclure la Russie du système SWIFT, même temporairement, au moins 90% des distributeurs de billets en Russie seraient capables de continuer à opérer avec le Mir.

 

Les cartes de paiement UnionPay chinoises sont déjà un dispositif bien établi partout en Asie – et adopté avec enthousiasme par HSBC, entre autres. Combinez systèmes de paiement « alternatifs » et développement d’un système basé sur l’or  – alors le mot « toxique », pour décrire la réaction de la Réserve fédérale des États-Unis, n’est qu’un pâle euphémisme.

 

Et la Russie et la Chine ne sont pas les seuls problèmes ; il y a les BRICS.

 

Ce que le premier assistant du gouverneur de la Banque centrale russe Sergueï Shvetsov a exposé ne représente qu’un début : « Les pays des BRICS sont des économies développées, dotées de grandes réserves d’or et d’un volume impressionnant de production et de consommation de ce métal précieux. En Chine, le marché de l’or est conduit à Shanghaï, en Russie à Moscou. Notre idée est de créer un lien entre les deux villes, pour augmenter le volume des échanges entre les deux marchés. »

 

La Russie et la Chine ont déjà établi des systèmes pour faire du commerce international sans dollars américains. Ce que Washington a fait à l’Iran – couper leurs banques du système SWIFT – est dorénavant impensable en Russie et en Chine.

 

Nous sommes donc en chemin, lentement mais sûrement, vers une « place de marché pour l’or » chez les BRICS. Une « nouvelle architecture financière » est en voie de construction. Pour la Réserve fédérale américaine, elle impliquera une incapacité future à exporter de l’inflation vers d’autres pays – particulièrement ceux des BRICS, de l’UEE et de l’Organisation de coopération de Shanghaï.

 

Les Hommes creux

 

Les généraux de Trump, menés par « Mad Dog » Mattis, peuvent fantasmer tout leur soûl sur leur besoin de dominer la planète, avec leurs commandements sophistiqués Air-Mer-Terre-Espace-Cyber. Mais cela peut ne pas suffire à contrer la myriade d’axes de développement du partenariat stratégique Russie-Chine.

 

Ainsi, nous aurons encore droit à des Hommes creux, comme le vice-président Mike Pence, avec sa solennité empourprée, menaçant la Corée du Nord d’une phrase ronflante,  « Le bouclier monte la garde et les épées se tiennent prêtes ». Ne nous inquiétons pas de ces mots, qui ne valent même pas une mauvaise ligne de dialogue de remake d’un film de série B de Hollywood ; ce que nous avons ici, c’est le commandant-en-chef aspirant Pence, avertissant les Russes de dures réalités nucléaires très près de leurs frontières, entre les USA et la Corée du Nord.

 

Cela ne va pas se produire. Trinquons au grand poète T. S. Eliot, qui l’avait vu des décennies à l’avance :

 

Nous sommes les hommes creux
Les hommes empaillés
Cherchant appui ensemble
La caboche pleine de bourre. Hélas!
Nos voix desséchées, quand 
Nous chuchotons ensemble
Sont sourdes, sont inanes
Comme le souffle du vent parmi le chaume sec
Comme le trottis des rats sur les tessons brisés
Dans notre cave sèche.

 

Pepe Escobar

Traduction Entelekheia.fr

 

Traduction du poème Pierre Leyris

24 avril 2017

Le conseiller de Trump à la Sécurité nationale feinté

Pas de désunion entre la Chine et la Russie

 

Repris sur comité valmy

Nous sommes un empire désormais, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. (…) Nous sommes les acteurs de l’histoire… et vous, vous tous, vous resterez cantonnés dans l’étude de ce que nous faisons. » — Karl Rove, consultant politique américain et ancien conseiller de George W. Bush

 

Le Ministère des Affaires étrangères chinois a annoncé que le directeur du Bureau général du Parti communiste chinois, Li Zhanshu, se rendra en Russie du 25 ou 27 avril à l’invitation de son homologue, le chef de l’administration présidentielle du Kremlin Anton Vaino. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang, les discussion des deux officiels porteront sur les relations sino-russes, « comme prévu par les leaders des deux pays », et le côté chinois a pleine confiance dans cette visite pour cimenter les liens sino-russes. (TASS)

 

Li sera le deuxième officiel chinois de haut niveau à visiter Moscou en avril. Le président Vladimir Poutine a reçu le premier vice-premier ministre de la République populaire de Chine, Zhang Gaoli (qui est également membre du Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois) au Kremlin le 13 avril dernier, incidemment le jour suivant la visite du Secrétaire d’État américain Rex Tillerson à Moscou.

 

Zhang est l’un des tsars économiques du système chinois et ses réunions avec des officiels russes se sont concentrées sur les investissements chinois en Russie, et sur la coopération énergétique. Mais une part de ces discussions était dévolue à la « visite de travail » de Poutine à Pékin dans le cadre du sommet sur l’initiative One Belt, One Road (nouvelle Route de la soie) prévu pour le 14 et le 15 mai prochains. Le sommet sera inauguré par le président Xi Jinping.

 

Les discussions prévues au Kremlin seront d’une importance exceptionnelle. C’est seulement avec la Russie que le Comité central du Parti communiste chinois (qui est directement placé sous l’autorité du Secrétaire général Xi) a instauré un arrangement de consultations annuelles – bien que la Russie ne soit pas un pays communiste. Li est un des hommes-clé de Xi et son homologue Vaino ne rend de compte qu’à Poutine. Le symbolisme saute immédiatement aux yeux. A un niveau opérationnel, cet arrangement unique assure que la dynamique des relations sino-russes reçoive l’attention personnelle de Xi et Poutine. En résumé, il souligne que les deux pays attribuent une priorité absolue à leur relation.

 

La date de la visite de Li est particulièrement significative. L’administration Donald Trump s’est vantée, la semaine dernière, de l’alchimie spéciale qui s’est développée entre le président américain et Xi à la suite de leur rencontre en Floride du 7 et 8 avril derniers, et de l’aide active apportée par la Chine à la résolution du problème nord-coréen. De plus, Trump et son Conseiller en Sécurité nationale HR McMaster se sont ouvertement flattés de l’abstention de la Chine dans le dernier vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie, selon eux un résultat visible de la merveilleuse alchimie entre les deux présidents.

 

Incroyablement, McMaster est allé plastronner à la télévision, sur ABC, dimanche, à propos de la distance créée par Trump entre la Russie et la Chine sur le sujet de la Syrie. McMaster a déclaré que la Russie avait été gravement isolée dans le Conseil de sécurité. (Comme l’a démontré le Communiqué commun des BRICS en soutien à la position russe adopté à Visakhapatnam le 12 avril, c’est une déclaration absurde).

 

Il est probable que McMaster soit un novice en diplomatie internationale et que son inexpérience se soit manifestée dans cette interview d’ABC. Mais, il se trouve que c’est le Conseiller à la Sécurité nationale de Trump, et même si c’est un nigaud et un nourrisson en matière de politique mondiale, il détient une autorité. McMaster a dit :

 

« Ce que nous savons et que, pendant qu’il répondait au massacre de masse du régime syrien, le président Trump et la première dame ont été les hôtes d’une conférence, d’un sommet, extraordinairement positif avec le président Xi et son équipe. Et non seulement ils ont établi une relation très chaleureuse, mais… ils ont aussi travaillé ensemble dans le cadre de la réponse au massacre de masse de la part du régime Assad dans le cadre (sic) du vote de l’ONU. Je pense que le président Xi a eu du courage en prenant ses distances avec les Russes, en isolant les Russes et les Boliviens… et je pense que le monde a vu cela, et que (Xi) a vu, bien, à quel club voulez-vous appartenir ? Le club des Russes et des Boliviens ? Ou le – entrer dans le club avec les États-Unis, pour travailler ensemble à nos intérêts mutuels et aux intérêts de la paix et de la sécurité. »

 

McMaster a probablement naïvement pensé qu’avec ces mots très directs, il allait assommer les Russes. Quels que soient les plans de Trump pour séparer la Chine et la Russie en exploitant les intérêts de Xi dans un « nouveau type de relations majeures » avec les USA, il est absurde d’imaginer que Pékin autorisera la moindre érosion de son entente avec la Russie. Le fait est que, pour la Chine et la Russie, la priorité N°1 consiste à contenir l’hégémonie des États-Unis, et qu’aucune distance entre les deux n’est envisageable dans un avenir prévisible. Pour le dire en termes simples, la relation a créé une ‘profondeur stratégique’ qui permet aux deux pays de sauvegarder leurs principaux intérêts, tout en facilitant la résolution de problèmes spécifiques vis-à-vis des USA, à n’importe quel moment.

 

Nous ne saurons jamais si la visite de Li n’est que de pure routine, ou si elle a été conçue en réponse aux tentatives de l’administration Trump pour semer la zizanie entre Russes et Chinois. Quoi qu’il en soit, Pékin semble souligner clairement l’aspect prioritaire que la Chine attribue à la préservation de ses liens de confiance mutuels avec la Russie. La visite de Li à Moscou et ses discussions au Kremlin sont vouées à faire ressembler Trump et McMaster à deux ploucs perdus dans une grande métropole.

 

M K Bhadrakumar


Paru dans Indian Punchline

Traduction Entelekheia

 

 

Prise de conscience intéressante des militants de Bernie Sanders et penseurs de la french theory

 

23 Avril 2017

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Cet interview mené par J.L Commolli auprès d’une philosophe fortement influencée par la pensée française est particulièrement intéressant. D’abord à cause de la manière dont certte pensée française en réponse à la destalinisation ratée a joué jusqu’à la caricature la dénonciation des institutions et de l’Etat, ce qui a accompagné le néo-libéralisme, le cas de Michel Foucault est particulièremebt illustratif et la dérive qui à partir de cette sophistication de la pensée a effectivement créé les conditions de la social démocratie à la Macron ou Hillary CLinton, un anticommunisme vicéral.Mais l’élection de Trimp a aussi y compris avec la campagne de bernie sanders créé les conditions d’une nouvelle réflexion. D’abord défendre la scxience devant l’obscurantisme, ensuite créer les conditions d’une alliance avec les prolétaires excédés qui ont voté pour Tiuimp. C’est une des raisons qui ici me fait voter pour Melenchon qui est proche d’un Bernie sSnders, parce que nous n’en sommes plus aux errances gauchistes post soixante huitardes, l’environnement, la guerre, les monstrueuses inégalités et la folie de l’accumulation capitaliste exigent une avancée. Mai 68 en France a été à la fois une sorte de maidan libérale libertaire qui a installé la pire des réactions, mais ça a été aussi la passible matrice d’une alliance entre classe ouvrière et couches issues du développement scientifique et technique.

 

(note de danielle Bleitrach).


Nancy Fraser, philosophe féministe, ancien élève de Michel Foucault, militante de la lutte anti-impérialiste de la Nouvelle Gauche américaine, opposante de Donald Trump, y enseigne la philosophie et les sciences politiques. Elle est l’auteure de Qu’est ce que la justice sociale, ouvrage dans lequel elle développe la définition de ce qu’elle appelle le Néolibéralisme de Gauche et de ses dramatiques conséquences. À la lumière de cette thématique, elle nous a parlé des similitudes qu’elle entrevoit entre la situation de nos deux pays, au lendemain de l’élection de Donald Trump et à la veille du 23 Avril français.

 

Nancy Fraser, qu’entendez-vous exactement par Néolibéralisme de Gauche ?

 

La victoire de Donald Trump ne témoigne pas seulement d’un sentiment de révolte contre la finance globale. Ce que ses électeurs ont rejeté n’est pas le néolibéralisme tout court, mais le néolibéralisme progressiste. Cela pourrait passer pour un oxymore, mais nous avons là un alignement politique réel, et pervers, qui constitue la clé de la compréhension de la présidentielle américaine. Dans sa forme américaine, le néolibéralisme progressiste représente une alliance des principaux mouvements sociétaux (féminisme, antiracisme, multiculturalisme, défense des droits LGBT) et des secteurs de pointe à forte valeur ajoutée des industries de la finance et des services, Wall Street et la Silicon Valley. Cette alliance, celle des forces progressistes et des forces du capitalisme cognitif, était représentée par Hillary Clinton.

 

Le néolibéralisme progressiste mêle des idéaux d’émancipation tronqués et des formes de financiarisation létales. C’est précisément ce mélange-là qui a été rejeté dans sa totalité par les électeurs de Trump. Ces populations ont vécu la désindustrialisation comme une grave offense, doublée d’une autre : le moralisme progressiste qui ne cessa plus de les portraiturer que comme un ramassis d’arriérés. À leurs yeux, le féminisme et Wall Street n’étaient plus qu’une seule et même chose, que la personne de Hillary Clinton incarnait à la perfection.

 

Nancy Fraser, nous vous comprenons parfaitement, mais jusqu’où va votre parallèle entre ce constat américain et la situation française à la veille du 23 Avril, date du premier tour de l’élection présidentielle ?

 

C’est l’absence d’une gauche véritable qui a permis, aux États-Unis, à cette fusion funeste de s’accomplir. Il aurait fallu que soit élaboré et que soit tenu un discours de gauche intelligent, exhaustif et ambitieux, articulant les griefs légitimes de tous ceux qui ont voté pour Trump, non seulement à une critique impitoyable de la financiarisation, mais aussi à une vision antiraciste, antisexiste de l’émancipation. Or un tel discours ne fut pas élaboré et ne fut a fortiori tenu nul part après l’éviction de Bernie Sanders.

 

Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France, où cette funeste absence d’une Gauche véritable est en train d’être comblée par l’émergence de ce qui nous a précisément manqué, l’éclosion en force de ce que vous appelez, vous, sous une forme tout à fait nouvelle, l’Insoumission. Bienvenue soit-elle !

 

Hillary Clinton a perdu car elle n’a pas affronté les conditions à l’origine de la montée en puissance de Trump. Comme son analogue français, Emmanuel Macron dans sa posture anti-Le Pen, elle n’a fait que contribuer activement à la proposition d’un choix-impasse, populisme réactionnaire contre néolibéralisme progressiste.

 

Nancy Fraser, qu’entendez-vous précisément par choix-impasse ?

 

Le problème n’est pas seulement que le populisme réactionnaire n’est pas (encore) le fascisme. Il est aussi que le libéralisme et le fascisme ne sont pas deux choses qui n’auraient strictement rien à voir l’une avec l’autre, l’une étant bonne et l’autre mauvaise : le libéralisme et le fascisme constituent les deux versants profondément interconnectés du système mondial capitaliste. Bien qu’il ne soit en rien équivalents, tous deux sont les produits d’un capitalisme déchaîné qui, partout, déstabilise les univers de vie et d’habitation.

 

Merci Nancy Fraser. Quelle serait selon vous la véritable leçon à tirer de tout cela ?

 

Elle est assez claire : la Gauche doit s’attacher à forger une nouvelle alliance contre la financiarisation, une alliance fondée sur les idéaux d’émancipation démocratique et de protection sociale.

 

Par protection sociale, j’entends la défense et la réhabilitation des fondamentaux de l’État Social qui sont encore les plus avancés dans votre merveilleux pays : la Sécurité Sociale, son système de retraite par répartition, sa fonction publique et ses services publics, son Code du Travail, la progressivité de son impôt sur le revenu, sa laïcité et son refus des communautarisme, toutes choses bien écornées depuis près de 20 ans de néolibéralisme de droite ou de gauche, mais dont les assises sont toujours encore solides. Il me semble que c’est là l’objectif de votre Insoumission. Émancipation démocratique et protection sociale. Il me semble encore, j’insiste, qu’à 24 heures du scrutin, elles sont à portée de main. Pour autant que ceux à qui elles tiennent véritablement à cœur, sachent s’emparer du bon bulletin.

Attentat de Paris: Trump s’immisce dans l’élection française

 

22 Avril 2017

Tandis que certains s’obstinent à traquer une pseudo influence du Kremlin, les Etats-Unis sans état d’âme se permettent de contrôler l’élection française. Trimp lorgne du cîté de Marine Le pen, Obama soutient officiellement Macron comme il a soutenu Clinton et les membres de la campagne de bernie sanders appellent à soutenir Mélenchon en soulignant que Bernie Sanders était en situation de battre Donald Trump, alors que malgré le soutien de tous les médias Clinton a éré battue.

 

(note de danielle Bleitrach)


Le président américain Donald Trump le 20 avril 2017 à Washington / © AFP/Archives / SAUL LOEB
 

Donald Trump, qui s’enorgueillit d’avoir bousculé les codes traditionnels en accédant à la surprise générale à la Maison Blanche, aime agiter l’idée que d’autres secousses politiques sont à venir à travers le monde.

 

A deux jours de la présidentielle française, il a prédit vendredi que l’attentat perpétré au coeur de Paris et revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) aurait des répercussions de taille sur le scrutin, laissant entendre qu’il fallait s’attendre à des surprises.

 

« Une autre attaque terroriste à Paris. Le peuple français n’acceptera pas cela très longtemps. Cela aura un gros effet sur l’élection présidentielle », a-t-il tweeté dès l’aube, reprenant la politisation des attaques terroristes dont il avait fait l’une des signatures de sa campagne.

 

Quelques heures plus tard, il affirmait à l’agence américaine Associated Press qu’il pensait que l’attaque « aiderait probablement » la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen car « c’est la plus ferme sur les frontières et la plus ferme sur les événements récents en France ».

 

Cette dernière, qui incarne une partie de la vague populiste en France, a estimé après l’attaque que « depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout avait été fait » pour que la France perde la « guerre » contre le terrorisme.

 

Marine Le Pen avait été l’une des premières à féliciter Donald Trump pour son élection en novembre. Et si elle a parfois pris ses distances avec ce dernier, sur la Syrie par exemple, elle a loué son « volontarisme » en matière de protectionnisme.

 

– Brexit et pronostics –

 

Donald Trump, avait, jusqu’ici, pris soin de ne pas s’exprimer directement à son sujet. En janvier, alors qu’elle s’était ostensiblement affichée dans le hall de la Trump Tower à New York, l’équipe du milliardaire avait clairement signifié qu’aucun rendez-vous n’était prévu.

 

Mais, au-delà du cas particulier de la France, il entretient l’idée que son accession au pouvoir marque le début d’une nouvelle ère et qu’elle sera suivie d’autres surprises électorales majeures; il y a quelques semaines, il pronostiquait que d’autres pays quitteraient l’Union européenne.

 

« J’ai prédit beaucoup de choses (…) J’ai dit, +le Brexit va avoir lieu+, et tout le monde a ri, et le Brexit a eu lieu », affirmait-il fin mars, même si ses déclarations à la veille du scrutin étaient pour le moins évasives.

 

Son intervention à deux jours du premier tour d’une élection présidentielle française extraordinairement indécise, intervient aussi 24 heures après celle de…son prédécesseur Barack Obama.

 

Ce dernier s’est entretenu par téléphone avec le candidat centriste Emmanuel Macron, placé en tête des sondages de ce premier tour avec Marine Le Pen.

 

Sans apporter officiellement son soutien à Emmanuel Macron, l’ex-président démocrate a clairement décidé de lui donner un coup de pouce, savamment mis en scène par le candidat du mouvement « En Marche » qui a diffusé un extrait vidéo de l’appel sur Twitter.

 

D’autres présidents américains se sont impliqués, de manière plus ou moins directe, dans les élections de dirigeants étrangers.

 

Un exemple resté célèbre est celui de Bill Clinton qui, en 1996 lors de l’élection israélienne, n’avait pas fait mystère de sa préférence pour le candidat travailliste Shimon Peres, face au candidat du Likoud, Benjamin Netanyahu. L’intervention du locataire de la Maison Blanche n’eut pas l’effet escompté: Bibi l’avait emporté.

 

Donald Trump a-t-il un candidat préféré pour la présidentielle française? « Non » , a répondu, laconique, son porte-parole Sean Spicer.

 

(©AFP / 21 avril 2017 21h27)

Publié par  El Diablo

Déclaration du Conseil mondial de la PAIX à propos des frappes de missiles par les Etats-Unis sur des cibles syriennes

Déclaration du Conseil mondial de la PAIX à propos des frappes de missiles par les Etats-Unis sur des cibles syriennes

Traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf ».

LConseil Mondial de la Paix dénonce et condamne les récentes frappes de missiles par les Etats-Unis sur des cibles syriennes, le 6 avril, comme étant un acte supplémentaire dans l’escalade de l’intervention impérialiste et dans la région, reposant sur la prétendue utilisation par l’armée syrienne, pour des motifs improbables, d’armes chimiques dans la ville de Khan Chekhoun, près d’Idleb.

Le bombardement américain en Syrie constitue non seulement une violation des principes de la Charte des Nations Unies, mais il se situe aussi dans la continuation des politiques des gouvernements américains précédents, maintenant par le gouvernement Trump. Après avoir créé, formé et financé les groupes armés de mercenaires de « l’Etat islamique » et d’autres, les Etats-Unis, l’OTAN et l’UE, avec leurs alliés dans la région, apportent un soutien aux groupes terroristes armés en frappant l’armée syrienne et ce n’est pas la première fois. Derrière ces attaques se trouvent les projets d’établissement d’un « Grand Moyen-Orient » permettant le contrôle des ressources énergétiques et des oléoducs avec des régimes consentants et de nouvelles frontières.

Le CMP exprime sa solidarité avec le peuple syrien et les peuples de la région, qui ont le droit de déterminer librement leur destinée sans ingérence étrangère. Nous dénonçons également l’hypocrisie et la morale à deux vitesses des impérialistes, qui soutiennent (ou conduisent) des attaques contre les peuples et les nations, poussant des centaines de milliers de personnes à se réfugier, mais qui, dans le même temps versent des larmes sur le sort des personnes déplacées qui ont fui pour sauver leur vie.

Le CMP appelle ses membres et amis à condamner les interventions et les projets impérialistes dans la région et à exprimer leur solidarité avec les peuples en détresse.

Le Secrétariat du Conseil mondial de la Paix

Le 7 avril 2017

SOURCE :

Solidarité Internationale PCF 

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Tension avec la Corée du Nord: « On n’attaque pas Pyongyang comme on attaque la Syrie »

 

20 Avril 2017

Même la presse bourgeoise s’alarme de l’aventurisme de Trump et donne raison à la Corée du Nord

http://www.20minutes.fr/monde/2051279-20170417-tension-coree-nord-attaque-pyongyang-comme-attaque-syrie

 

DIPLOMATIE Ces derniers jours, les dirigeants américains et nord-coréens sont allés très loin dans les menaces. Pour Juliette Morillot, historienne spécialiste de la Corée, ce n’est pas encore fini et les Etats-Unis ont beaucoup à perdre sur ce dossier…

 

Mike Pence, le vice-président américain, le regard tourné vers la Corée-du-Nord le 17 avril 2017 au poste d'observaton Post Ouellette, dans la zone démilitarisée.

Mike Pence, le vice-président américain, le regard tourné vers la Corée-du-Nord le 17 avril 2017 au poste d’observaton Post Ouellette, dans la zone démilitarisée. – Lee Jin-man/AP/SIPA

 

Fabrice Pouliquen

    • Publié le 17.04.2017 à 19:12

    • Mis à jour le 18.04.2017 à 02:01

« La Corée du Nord ferait mieux de ne pas mettre notre détermination à l’épreuve », déclare-t-on côté américain, quand le régime de Kim Jong-un, lui, assure qu’il répondra « à une guerre totale par une guerre totale »… Les tensions entre les deux pays ont rarement été aussi fortes depuis que Donald Trump dirige la Maison Blanche et que Pyongyang s’est adonné à de nouveaux tirs de missiles.

 

Après des années de menaces, faut-il craindre cette fois-ci un véritable conflit entre les deux pays ? Juliette Morillot, historienne et experte de la péninsule coréenne, co-auteur deLa Corée du Nord en 100 questions [éditions Tallendier], répond à nos questions.

 

>> Lire aussi: Pourquoi Donald Trump devient-il va-t-en guerre?

 

Où en est la Corée du Nord dans son programme nucléaire ?

 

Depuis 2006, la Corée du Nord a procédé à cinq essais nucléaires. Donc de facto, elle est devenue une puissance nucléaire. Elle prépare actuellement un sixième essai. Voilà pour le côté nucléaire. En parallèle, le pays a fait beaucoup de progrès sous Kim Jong-un sur la technologie balistique. Il possède des missiles à courte portée, moyenne portée, longue portée. Le pays en a fait l’étalage lors de la parade militaire géante de samedi, à l’occasion du 105e anniversaire du premier dirigeant nord-coréen. On ne sait pas très bien en revanche s’ils ont mis au point des missiles intercontinentaux capables de toucher la côte ouest des Etats-Unis. Pyongyang a ces missiles, mais le régime ne les maîtrise vraisemblablement pas tout à fait.

 

Ce n’est qu’une question de temps ?

 

La Corée du Nord y travaille en tout cas. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un [décembre 2011], le pays met l’accent sur deux choses : l’économie d’un côté – et elle s’est redressée depuis 2011 -, et la puissance nucléaire et balistique de l’autre. Mais savoir si Kim Jong-un est capable de frapper la côte ouest américaine est presque secondaire. La Corée du Nord est d’ores et déjà une menace nucléaire pour les Etats-Unis. Elle est capable aujourd’hui d’atteindre plusieurs cibles américaines dans la région. Notamment les bases d’Okinawa, au Japon, et de Guam, dans le Pacifique. Il ne faut pas non plus oublier que 30.000 militaires américains sont basés en Corée du Sud. Un  soldat américain sur trois basés à l’étranger l’est dans cette partie du monde.

 

Peut-on s’attaquer à la Corée du Nord comme on s’attaque à l’Afghanistan ou à la Syrie comme le laissent penser les déclarations ce lundi du vice-président américain Mike Pence ?

 

Non et je pense que les conseillers militaires de Donald Trump ont suffisamment d’expérience pour le savoir. Attaquer la Corée du Nord, c’est attaquer une puissance nucléaire qui a répété maintes fois qu’elle n’hésiterait pas à rétorquer. Pyongyang considère l’arme nucléaire comme son assurance-vie. Sans elle, le régime serait rayé de la carte du monde depuis longtemps. Lancer les hostilités contre la Corée du Nord ne serait pas non plus sans conséquence pour des pays alliés des Etats-Unis. A une cinquantaine de kilomètres de la frontière entre les deux Corée, il y a ainsi Séoul [capitale de la Corée du Sud], 24 millions d’habitants. La Corée du Sud et le Japon incitent ainsi aujourd’hui fortement les Etats-Unis à ne pas intervenir.

 

La politique de la « patience stratégique » de Barack Obama a-t-elle mieux marché ?

 

Non, elle n’a pas porté ses fruits. C’était même une catastrophe. Elle consistait à dire à la Corée du Nord « d’abord vous dénucléarisez, ensuite nous discutons » et, à chaque essai nucléaire de la Corée, Barack Obama annonçait alors un renforcement des sanctions. Mais la Corée du Nord sait faire le dos rond et a l’habitude des sanctions. Le pays mise sur l’autarcie et sait jouer des failles dans les relations internationales pour survivre.

 

Que faudrait-il faire alors face à la Corée du Nord ?

 

Il faut déjà se demander ce que veut la Corée du Nord. Elle veut trois choses : un traité de paix sur la péninsule coréenne, sa reconnaissance diplomatique, et un dialogue bilatéral direct avec Washington. Beaucoup ont aujourd’hui conscience qu’il faut renouer le dialogue avec Pyongyang. Les principaux candidats aux élections présidentielles sud-coréennes [le pays est actuellement sans président depuis la destitution de Park Geun-hye pour corruption] poussent dans ce sens. La Chine aussi de plus en plus.

 

>> Lire aussi: Les Etats-Unis prêts à une frappe préventive en Corée du Nord

 

Peut-on envisager la guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ?

 

La Corée du Nord n’attaquera pas la première. Mais le plus imprévisible des deux dirigeants n’est pas Kim Jong-un aujourd’hui, mais bien Donald Trump. Encore une fois, je pense que le président américain est entouré de conseillers qui le dissuaderont d’attaquer. La période de tous les dangers sera toutefois le 25 avril. Ce jour marquera le 85e anniversaire de la fondation de l’armée de la Corée du Nord, qui donnera lieu à de nouvelles célébrations à Pyongyang. Il coïncidera aussi avec l’arrivée de l’armada américaine annoncée par Donald Trump* dans la région.

 

*Le porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles et des sous-marins…

 

Seymour Hersh critique les médias pour avoir mis en avant l’histoire de hacking russe sans regard critique, par Jeremy Scahill

 

19 Avril 2017

Source : The Intercept, le 25/01/2017 Jeremy Scahill

 

Foto: Tania/A3/Contrasto/Redux

 

Le journaliste Seymour Hersh, titulaire du Pulitzer, a dit lors d’un entretien qu’il ne croyait pas que la communauté américaine du renseignement pourrait prouver que le président Vladimir Poutine ait mené une campagne de hacking visant à faciliter l’élection de Donald Trump. Il a éreinté les médias pour leur diffusion paresseuse des assertions de responsables du renseignement américains comme des faits établis.

 

Voir la vidéo

 

Jeremy Scahill de The Intercept discute avec Seymour Hersh à son domicile, à Washington D.C., deux jours après l’intronisation de Donal Trump.

 

Hersh a dénoncé les médias comme étant un « monde de fous » pour leur promotion sans critique des propos du directeur du renseignement national et de la CIA, étant donné leurs antécédents de mensonge et de désinformation du public.

 

« La façon dont ils se sont comportés sur le dossier russe est outrageante, » a dit Hersh quand je l’ai rencontré à son domicile à Washington D.C., deux jours après l’intronisation de Trump. « Ils étaient tellement prêts à croire cela. Et quand les têtes du renseignement leur ont donné ce résumé d’allégations, au lieu d’attaquer la CIA pour cette manœuvre, ce que j’aurais fait» dit-il, ils l’ont publié comme un fait. Hersh affirme que la plupart des médias ont raté un important élément de cette affaire : « La façon dont la Maison-Blanche a permis à l’agence de diffuser au public ces affirmations. »

 

Hersh assure que les médias ont failli en ne contextualisant pas les rapports de renseignement rendus publics lors des derniers jours de l’administration Obama et qui devaient mettre un terme aux doutes concernant l’ordre donné par le président russe Vladimir Poutine de pirater la convention démocrate et les e-mails du responsable de campagne de Mme Clinton, John Podesta.

 

La version déclassifiée du rapport, rendue publique le 7 janvier et qui a fait la une pendant des jours, affirmait que Poutine avait « ordonné une campagne d’influence en 2016 visant l’élection présidentielle américaine » et « aspirait à aider chaque fois que c’était possible l’élection du candidat Trump, en discréditant la Secrétaire Clinton et en la comparant défavorablement à lui publiquement. » D’après le rapport, la NSA semblait avoir un degré de confiance plus faible que celui de James Clapper et de la CIA, concernant la conclusion selon laquelle la Russie s’apprêtait à influencer l’élection. Hersh a jugé ce rapport plein d’affirmations mais vide de preuves.

 

« C’est du baratin, » a déclaré Hersh à The Intercept. « Qu’est-ce que ça veut dire, une évaluation ? Ce n’est pas une estimation des services de renseignement. Si vous aviez une véritable estimation, vous devriez avoir 5 ou 6 avis contraires. Une fois, ils ont dit que 17 agences partageaient cette opinion. Oh vraiment ? Les Garde-Côtes et l’Armée de l’Air – ils sont tous d’accord ? C’était énorme et personne n’en a parlé. Une évaluation c’est tout simplement une opinion. S’ils avaient du factuel, ils vous l’auraient donné. Une évaluation, c’est juste ça. Une conviction. Et ce n’est pas la première fois qu’ils font le coup. »

 

Hersh s’est aussi interrogé sur le choix du moment où a été révélé le briefing du renseignement US concernant Trump et le piratage des Russes. « Ils vont donner cela à quelqu’un qui va être président dans quelques jours, ils lui remettent ce genre de choses, et ils pensent que d’une manière ou d’une autre cela va rendre le monde meilleur ? Ça va le rendre fou – ça me rendrait fou, moi. Ce n’est peut-être pas difficile de le rendre fou. » Hersh déclare que s’il avait couvert cette histoire, « j’aurai fait passer [John] Brennan pour un bouffon. Un bouffon glapissant pendant les derniers jours. Au lieu de cela, tout est rapporté avec sérieux. »

 

Peu de journalistes dans le monde ont écrit autant sur la CIA et les opérations spéciales des USA que Hersh. Le journaliste légendaire a divulgué le massacre de My Lai au Vietnam, la torture à Abu Ghraib et les détails secrets du programme d’assassinats Bush-Cheney.

 

Dans les années 70, pendant les investigations du comité Church sur l’implication de la CIA dans des coups d’États et des assassinats, Dick Cheney – alors aide haut placé du président Gérald Ford – avait fait pression sur le FBI pour investiguer sur Hersh et l’inculper, lui et le New York Times. Cheney et le Chef d’État-Major de la Maison-Blanche de l’époque, Donald Rumsfled, étaient furieux que Hersh ait révélé, sur la base d’informations venant de l’intérieur, une incursion secrète dans les eaux soviétiques. Ils voulaient aussi des représailles pour l’article de Hersh sur les écoutes domestiques illégales de la CIA. Le but, en ciblant Hersh, était de dissuader d’autres journalistes d’exposer les secrets ou les actions controversées de la Maison-Blanche. Le procureur général repoussa les demandes de Cheney, déclarant que cela « mettrait un tampon officiel validant le contenu de l’article. »

 

 

L’attaché de presse de la Maison-Blanche Sean Spicer donne la parole à un journaliste pendant le briefing quotidien à Washington, le mardi 24 janvier 2017. Spicer a répondu à des questions sur le pipeline du Dakota, les infrastructures, l’emploi et d’autres sujets. (AP Photo/Susan Walsh)

 

Bien que critique sur le  traitement de l’affaire russe, Hersh a condamné les attaques de l’administration Trump contre les médias et ses menaces de limiter l’accès des journalistes à la Maison-Blanche. « L’attaque contre la presse vient tout droit du national-socialisme, » dit-il. « Vous revenez aux années 30. La première chose que vous faites c’est détruire les médias. Et qu’est-ce qu’il fait ? Il va essayer de les intimider. La vérité c’est que le Premier Amendement est une chose merveilleuse et si vous essayez de le piétiner comme ils le font – j’espère qu’ils ne vont pas le piétiner comme cela – ce serait très contre-productif. Il serait dans le pétrin. »

 

Hersh dit aussi être inquiet à l’idée que Trump et son administration mettent la main sur les vastes capacités de surveillance du gouvernement US. « Je peux vous dire, mes amis de l’intérieur m’ont déjà prévenu qu’il allait y avoir une augmentation massive de la surveillance, une augmentation énorme de l’espionnage domestique, » dit-il. Il recommande à toute personne préoccupée par la protection des données privées d’utiliser des applications cryptées et autres moyens de protection. « Si vous n’avez pas Signal, vous feriez mieux de vous le procurer. »

 

Bien qu’exprimant des craintes vis-à-vis de l’agenda de Trump, Hersh décrit également Trump comme un « casseur » possible du système bipartisan des États-Unis. « L’idée de quelqu’un brisant l’état de fait, et soulevant de grands doutes quant à la viabilité du système des partis, en particulier le Parti Démocrate, n’est pas une mauvaise idée, » dit Hersh. « C’est quelque chose sur lequel on peut bâtir pour l’avenir. Mais nous devons savoir d’abord quoi faire dans les prochaines années. » Il ajoute : « Je ne crois pas que l’idée même de démocratie sera jamais autant mise à l’épreuve qu’elle ne s’apprête à l’être. »

 

Ces dernières années, Hersh a été attaqué pour avoir enquêté sur diverses politiques et actions autorisées par l’administration Obama, mais n’a jamais mis en veille son approche agressive du journalisme. Ses travaux sur le raid qui aboutit à la mort de ben Laden a fortement contredit la version officielle, et ses enquêtes sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie a jeté un doute sur le fait que Bachar el-Assad soit le commanditaire de ces frappes. Bien qu’il ait reçu de nombreuses récompenses, Hersh dit que les félicitations et les condamnations n’ont aucun impact sur son travail de journaliste.

 

L’interview de Seymour Hersh par Jeremy Scahill est disponible en audio sur le podcast hebdomadaire de The Intercept, à partir du 25 janvier.

 

Photo du haut: Le journaliste Seymour Hersh à Pérouse, Italie, le 1er avril 2009.

 

Source : The Intercept, le 25/01/2017

 

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Le communisme refuse de disparaître aux États-Unis

 

17 Avril 2017

« Bien que le spectre du maccarthysme hante encore les États-Unis, il y a une curiosité croissante pour les idées communistes », a déclaré à Granma le secrétaire des relations internationales du CPUSA, Emile Schepers

 

Auteur:  | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

6 avril 2017 18:04:25

Emile Schepers, secrétaire des relations internationales du CPUSA.
Emile Schepers, secrétaire des relations internationales du CPUSA. Photo: Sergio Alejandro Gómez

Depuis que Donald Trump a été élu président, le Parti communiste des Etats-Unis (CPUSA) ne cesse de recevoir les demandes d’adhésion.

 

Les étatsuniens avec des idées marxistes ont été parmi les premiers à s’organiser après la Révolution d’Octobre. Leur parti, fondé en 1919, aura bientôt un siècle d’existence. Durant tout ce temps, ils ont vécu depuis l’âge d’or de la période entre les deux guerres jusqu’à à la répression de la guerre froide qui les a condamnés à une quasi clandestinité. Aujourd’hui, ils ont environ 5 000 membres répartis entre 50 états et 300 millions d’habitants.

 

« Malgré le spectre du maccarthysme qui pèse sur les États-Unis, il y a une curiosité croissante pour les idées communistes », a déclaré à Granma le secrétaire des relations internationales du CPUSA, Emile Schepers.

 

Anthropologue de profession, Schepers est né en Afrique du Sud et ses parents ont émigré pour fuir l’apartheid. Il a grandi dans les montagnes escarpées d’Adirondack, un paysage idyllique « si ça ne vous dérange pas d’endurer un peu de froid . » Il a rejoint le Parti en 1987, mais il est devenu familier avec les idées marxistes bien avant, alors qu’il visitait la banlieue du Maryland ou le quartier de Porto Rico à Chicago.

 

Schepers est conscient du fait que son pays est « loin d’être dans une situation pré-révolutionnaire », au moins dans les termes communistes. « Mais le capitalisme montre les symptômes de sa phase terminale au niveau international. »

 

Dans le cas des États-Unis, la crise financière a touché de nombreuses personnes et a installé le sentiment que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans des conditions pires que leurs parents.

 

Les dernières administrations, qu’elles soient démocrates ou républicaines, n’ont pas résolu les problèmes de la grande  majorité dans le pays, dit-il. L’histoire montre, selon le leader communiste, que le mécontentement populaire ne prend pas toujours un cours progressiste.

 

« Lors des dernières élections, la manipulation idéologique a généré une avalanche de droite. En Virginie, l’état où je vis actuellement, beaucoup de Blancs pauvres sont venus voter pour Trump, pas seulement les riches ».


L’ extraction du charbon est la principale source d’emplois dans la région et au cours des dernières années, l’industrie a perdu des milliers d’emplois. La campagne républicaine s’est employée à dénoncer les politiques environnementales de Barack Obama comme étant responsables de la crise.

 

En même temps, les idées progressistes de Bernie Sanders ont mobilisé des millions de jeunes dans les primaires démocrates. Schepers est convaincu que si le sénateur de l’état du Vermont avait été le rival de Trump, il aurait gagné.

 

Dans ce scénario, dit Schepers, le rôle de la gauche doit être de lutter contre les manipulations et la « fausse conscience » de classe. « C’est très difficile lorsque les médias traditionnels sont entre les mains des entreprises et que les stations locales à l’intérieur du pays ne transmettent que les discours de prédicateurs annonçant la fin du monde ».

 

Parmi les objectifs du CPUSA, il y a celui d’éduquer et d’apporter leurs idées à plus de gens par tous les moyens possibles.

 

Sur le Web, les communistes disposent d’un portail mis à jour qui permet de connaître le programme du Parti et de ses luttes ainsi que de remplir un formulaire d’adhésion ou de payer des cotisations.

 

Mais le grand défi, dit-il, reste d’organiser encore les travailleurs et les structures syndicales, sans ingérence dans leurs affaires intérieures, pour défendre les droits des travailleurs défavorisés.

 

Le CPUSA soutient également la cause palestinienne et rejette le militarisme américain. Sa position de soutien à la révolution cubaine est de longue date, à laquelle s’ajoute maintenant la République bolivarienne du Venezuela, contre qui les Etats-Unis concentrent leurs attaques.

 

« Le 17 Décembre (2014), il nous a surpris, mais il avait de bonnes nouvelles. Obama n’a pas  fait tout ce qu’il pouvait, bien qu’il ait avancé à certains égards ».

 

Schepers estime que le soutien au Congrès pour mettre fin au blocus augmente et reçoit un soutien à la fois républicain et démocrate. « Certains par humanisme et d’autres motivés par des sentiments d’intérêts économiques, mais en tout cas contre cette politique. » Les seuls qui continuent de promouvoir le blocus, ajoute-t-il, sont les idéologues de l’extrême droite, en particulier Cubano-Américains en Floride.

 

Tous les sondages indiquent que le peuple américain soutient le rétablissement des relations.

 

« Maintenant, nous ne savons pas ce que Trump va faire, s’il va écouter les voix des idéologues ou celle des gens », dit-il. « En général, les communistes américains sont optimistes. »

 

Le chef de la CIA s’en prend violemment à WikiLeaks

 
 
16 Avril 2017

Mike Pompeo, patron de la plus célèbre agence de renseignement américaine, a estimé que le site de Julian Assange se comportait comme un « service de renseignement hostile ».

 

LE MONDE | 14.04.2017 à 19h15 | Par Martin Untersinger

 

Mike Pompeo, patron de la plus célèbre agence de renseignement américaine, a estimé que le site de Julian Assange se comportait comme un « service de renseignement hostile ».

Les autorités américaines ont toujours vertement critiqué WikiLeaks et les lanceurs d’alerte comme Edward Snowden. Le nouveau patron de la CIA, Mike Pompeo, vient cependant de franchir un palier dans ses accusations, en enchaînant les déclarations outrancières et sans preuves.


Le dirigeant de la plus célèbre agence de renseignement du monde, pour sa première prise de parole publique depuis sa nomination, le 23 janvier, s’en est violemment pris au site WikiLeaks, qu’il a accusé de se « comporte[r] et [de] s’exprime[r] comme un service de renseignement hostile » :
« Il est temps de dire ce que WikiLeaks est réellement : un service de renseignement non étatique hostile, souvent soutenu par des acteurs étatiques comme la Russie. »
S’exprimant dans le cadre d’une conférence organisée par le think tank américain Center for Strategic and International Studies, M. Pompeo a affirmé que WikiLeaks, « dépourvu de boussole morale », « ne poursuivait rien d’autre que [sa] propre célébrité ». Pis, Mike Pompeo voit dans WikiLeaks un exemple des « nouvelles menaces qui (…) a comme objectif la destruction de l’Amérique de la même manière que certains Etats ».
Mike Pompeo a également dénié au site WikiLeaks toute justification journalistique et comparé M. Assange et ses sympathisants à des « démons » :
« Nous devons reconnaître qu’on ne peut plus donner la possibilité à Assange et ses collègues d’utiliser les valeurs de la liberté d’expression contre nous. Leur donner de l’espace pour nous écraser avec des secrets volés est une perversion de notre grande Constitution. »
WikiLeaks est à l’origine de deux séries de publications ayant récemment déclenché la colère des autorités américaines : celle de certains outils de piratage de la CIA et les courriels de la campagne de Hillary Clinton.

Edward Snowden également visé


Les attaques du patron de la CIA ne visaient pas seulement l’Australien, fondateur de WikiLeaks, mais également Edward Snowden, le lanceur d’alerte de la NSA.

« Des individus comme Julian Assange ou Edward Snowden cherchent à se faire un nom. Ils n’ont que faire des vies qu’ils mettent en danger ou des dégâts qu’ils causent à notre sécurité nationale du moment qu’ils font sensation. »
Selon M. Pompeo, les révélations de Snowden, comme celles de WikiLeaks, ont constitué un danger pour l’Amérique. « Contrairement à ce qu’il prétend, [M. Snowden] n’est pas un lanceur d’alerte », a-t-il assuré :
« Quand [il] s’est réfugié dans les griffes confortables du renseignement russe, sa trahison a causé du tort à un grand nombre d’opérations militaires et de renseignement américaines. »
Selon M. Pompeo, sans le nommer, les révélations d’Edward Snowden ont permis « à plus de mille cibles étrangères, d’individus, de groupes et d’organisations » de changer leurs moyens de communiquer pour échapper aux grandes oreilles états-uniennes.Un constat qui fait écho à celui que faisait, en décembre, la commission du renseignement de la Chambre des représentants dans son rapport sur l’affaire Snowden. Elle écrivait, non sans avoir préalablement caviardé toute précision ou preuve, que les révélations avaient causé d’« immenses dégâts pour la sécurité nationale ». Mais contrairement à M. Pompeo, les parlementaires s’étaient abstenus d’avancer de chiffre, fût-il imprécis.

 

Un palier a été franchi

 

Le ton des attaques de Mike Pompeo tranche avec celui de ses prédécesseurs, plus mesurés. John Brennan, son prédécesseur, avait déclaré en janvier que « Julian Assange n’[était] pas exactement un exemple de vérité et d’intégrité ». Un argument répété mot pour mot au mois de mars lors de la publication des outils de piratage appartenant à l’agence. Plus tôt dans l’histoire du site Internet, au plus fort du scandale du « Cablegate », lorsqu’il publiait les télégrammes diplomatiques des Etats-Unis, la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton avait déclaré que la publication de WikiLeaks constituait « une attaque contre la communauté internationale », estimant qu’il n’y avait « rien de courageux à saboter les relations pacifiques entre nations ».La violence des attaques du chef de la CIA tranche surtout avec le ton adopté par Donald Trump pendant la campagne : il avait déclaré « adorer » WikiLeaks et avait demandé au site de faire fuiter davantage de courriels d’Hillary Clinton. Un enthousiasme pour le site de Julian Assange alors partagé par de nombreux républicains, comme cet élu du Kansas, qui avait retweeté en juillet avec gourmandise les e-mails du Parti démocrate en estimant qu’Hillary Clinton était « foutue ». Un certain Mike Pompeo…

Une grande première : Les Etats-Unis effectuent un test de largage d’une bombe nucléaire par un F-16

 

15 Avril 2017

 

Jusqu’à quand allons nous assister au spectacle des « collabos » des médias, comme le Nouvel Obs de Serge raffy, en train d’opérer un virage à 180 degré sans le soutien à Trump à partir du moment où il renoue avec la politique de guerre d’Hillary Clinton? Comment peut-on faire confiance à une presse aussi inféodée aux marchands d’armes ?  Cela nous dit tout sur leur soutien à Macron et leur pseudo opposition à Le pen, cette marionnette fasciste inventée pour assurer la permanence d’une telle politique.  

 

(note de danielle Bleitrach)


Rédaction en ligne

Mis en ligne vendredi 14 avril 2017, 20h35

 

Il s’agissait du premier test de ce nouvel engin mené avec un F-16.

 


Photo d’illustration © Reuters

  • Photo d’illustration © Reuters
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Un avion de combat F-16 a «récemment» largué, lors d’un test, un exemplaire inerte de la nouvelle version de la bombe nucléaire appelée à devenir la plus commune dans l’arsenal nucléaire américain, la B61-12, pour un coût de plusieurs milliards, a annoncé l’US Air Force.

 

Il s’agissait du premier test de ce nouvel engin mené avec un F-16. Il a été mené par un avion de la base aérienne Nellis (Nevada, ouest des Etats-Unis) sur un terrain d’exercice contigu à la base. Il visait à tester la capacité du chasseur de Lockheed Martin à larguer une telle bombe et le fonctionnement des composants non-nucléaires, comme le système d’armement et de tir, l’altimètre radar et l’ordinateur qui contrôle l’arme, a précisé jeudi la force aérienne américaine dans un communiqué, photo à l’appui, mais sans révéler la date du test.

 

Publié par  El Diablo

CRISE en CORÉE du NORD : « Le plus irrationnel des deux dirigeants, c’est Donald TRUMP »

Flotte américaine menaçante (photo d'illustration)

Flotte américaine menaçante (photo d'illustration)

Défilé militaire à  Pyongyang (Corée du Nord)  (source photo RT - Damir Sagolj)

Défilé militaire à Pyongyang (Corée du Nord) (source photo RT - Damir Sagolj)

L'historienne Juliette Morillot était l'invitée de franceinfo samedi[15/04/2017]. Elle a évoqué la parade militaire géante en Corée, censée montrer sa force au monde entier, et particulièrement aux États-Unis de Donald Trump.

La Corée du Nord célèbre le 105e anniversaire du premier dirigeant nord-coréenKim Il-sung, depuis la séparation des 2 Corées en 1953. Le pays a organisé une parade militaire géante destinée à montrer sa force. Le président américain Donald Trump a envoyé vers la péninsule coréenne un groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Carl Vinson après avoir promis jeudi de "traiter" le "problème" nord-coréen.

"Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon", a déclaré le numéro 2 du régime nord-coréen, Choe Ryong-Hae lors d'une cérémonie précédant le défilé militaire. Selon Juliette Morillot, historienne et experte de la péninsule coréenne, la parade militaire nord-coréenne est "une réponse directe de Pyongyang à Donald Trump". La Corée du Nord "se sent menacée".

franceinfo : Cette parade militaire résonne-t-elle différemment vu le contexte de tensions avec Washington ?

Juliette Morillot : Oui évidemment, c’est une réponse directe de Pyongyang à Donald Trump. C’est pour répondre aux menaces. La Corée du Nord n’attaquera jamais en premier. Pyongyang a présenté un missile-sol balistique lors de la parade militaire. C’est pour dire : nous avons des missiles balistiques intercontinentaux, du dernier cri, avec un système d’allumage à fuel solide, très pointu.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Un des ouvrages sur la Corée du Nord co-écrit par Juliette Morillot

Un des ouvrages sur la Corée du Nord co-écrit par Juliette Morillot

Juliette Morillot

Journaliste, écrivain, spécialiste de la Corée

Née en 1956 à Bar-le-Duc en Lorraine, Juliette Morillot a vécu plusieurs années en Corée et y retourne encore très fréquemment.

Proche du peuple coréen, elle a partagé sa vie quotidienne dans les villes, les temples ou les rizières, elle éprouve pour ce pays farouche une réelle passim. Outre de nombreux articles et reportages sur la civilisation et la culture coréennes, elle a publié plusieurs livres : La Corée, montagnes chamarres et gratte-ciel (Autrement) et romans historiques : Le Palais de la colline aux nuages (Plon), Les Orchidées rouges de Shanghaï (Presses de la Cité).

« Les Coréens ont en fait un côté très latin, très bouillonnant, violents, ils sont râleurs, de mauvaise foi en général, ils montrent leurs sentiments et sont amoureux. La culture coréenne est complètement différente de la culture japonaise. Elle se rapproche par la langue du finlandais, du turc et du hongrois, ce n'est pas une langue japonaise. La religion est proche de celle de Sibérie. C'est vraiment une culture à part, qui part la suite a été influencée par les deux gros empires que sont la Chine et le Japon dont ils ont systématiquement pris en sandwich. » (extrait d’un entretien avec l’auteur, 
Delirium)

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La méga-bombe US est arrivée sur le marché de la mort. Sans rire, est-elle une arme conventionnelle?

 

Les armes chimiques sont une atrocité, les USA les avaient expérimentées lors de la guerre du Vietnam. Elles ont toujours cours de par le monde, parce que le capitalisme porte la guerre comme la nuée l'orage. Les USA de Donald Trump viennent de lâcher un méga-bombe sur l'Afghanistan et je ne vais surtout pas plaindre les islamo-fascistes qui peuvent avoir succombé dessous. Mais au lieu de s'engager vers une voie pacifiste, l'impérialisme US montre une fois encore ses muscle et les va-t'en-guerre, notamment français, les rejoignent dans cette course à l'horreur et à la mort. Pour quels profits, sinon pour ceux du capitalisme.

 

la méga-bombe US est arrivée sur le marché de la mort. Sans rire, est-elle une arme conventionnelle?

 

La CGT a une toute autre approche sur la paix et le désarmement, avec un caractère de classe dans ce combat pacifiste essentiel pour l'avenir de notre planète:

La CGT est pour la paix et le désarmement

Les Etats-Unis ont largué en Afghanistan, jeudi 13 avril, la plus puissante bombe non nucléaire jamais utilisée, surnommée « la mère de toutes les bombes ».
 
Voilà quelques jours, le président américain Donald Trump décidait unilatéralement, sans mandat international ni mandat du congrès américain, de bombarder une base militaire syrienne. Dans la foulée, les Etats-Unis envoyaient une armada aéronavale en direction de la Corée du Nord. Et les Etats-Unis évoquent maintenant la possibilité de s’attaquer à la Corée du Nord.
 
La CGT dénonce toutes manœuvres militaires. Dans les endroits du monde qui sont déjà une poudrière, le rôle des responsables politiques de pays dits « puissants » est d’apaiser les relations entre les peuples, d’œuvrer à la paix et non d’exacerber les tensions ou de pousser à la guerre.
 
NON, à l’impérialisme ! NON, à l’arrogance des puissants qui mettent en péril la paix dans le monde !
 
Personne n’oublie la guerre d’Irak de 2003 de la coalition menée par les Etats-Unis, sur un mensonge d’Etat. Cet honteux épisode démontre que la violence n’est en aucun cas une solution à la paix. Il est plus que jamais urgent de développer une culture de paix selon les 8 domaines d’action proposés par l’Unesco, afin que les peuples n’aient plus à avoir peur du lendemain.
 
La CGT réaffirme son engagement pour la paix, pour un monde exempt d’armes de destruction massive et prône le désarmement.

Montreuil, le 14 avril 2017

Depuis que son équipe a été amputée de ses conseillers les plus atypiques (Michael Flynn et Steve Bannon), le président républicain investi le 20 janvier est en roue libre. Le “style Trump” dans les relations internationales, c’était surtout une rhétorique. Personnage truculent, il cultivait l’ambiguïté, disant tout et son contraire au risque d’en décevoir beaucoup et de surprendre tout le monde. Maintenant, c’est fini. En passant à l’action sur tous les fronts, en quelques jours, le nouveau président américain a jeté le masque.

 

Le premier front, c’est la Syrie, où un Etat souverain résiste depuis 2011 à l’offensive des milices obscurantistes armées par la CIA. En faisant bombarder la base aérienne syrienne d’Al-Chaayrat, le 6 avril, la Maison-Blanche a franchi une ligne rouge. C’est la première fois que les USA procèdent à une intervention militaire directe, ouvertement revendiquée, contre l’Etat syrien. Outre qu’elle prête main forte aux terroristes de Daech, cette violation flagrante du droit international défie le puissant allié de Damas, la Russie. Elle crée le risque d’une confrontation armée dont le premier ministre russe Medvedev a dit qu’on l’avait “frôlée d’un cheveu”.

 

Le deuxième front, c’est la Corée du Nord. Adepte d’une stratégie tous azimuts, Donald Trump a envoyé une escadre navale en direction de la péninsule coréenne et menacé la Corée du Nord de représailles si ce pays persistait à développer ses technologies militaires. Il y a longtemps que l’establishment militaire américain rêve d’une frappe préventive sur les sites nucléaires nord-coréens, notamment pour empêcher ce pays d’acquérir des capacités balistiques. Si d’aventure une telle attaque avait lieu, Pyongyang a fait savoir que la réplique nord-coréenne serait dévastatrice.

 

Le troisième front, c’est l’Afghanistan. Une semaine après le bombardement de la base syrienne d’Al-Chaayrat, les USA ont largué “la mère de toutes les bombes”, le 13 avril, sur des positions attribuées à Daech. Peu implantée dans ce pays, l’organisation terroriste sert de prétexte, en réalité, à une démonstration de force. Poussé par l’Etat profond, le président-milliardaire veut montrer que sa main ne tremble pas. Le choix de la bombe GBU43/B n’est pas fortuit. C’est l’arme conventionnelle la plus puissante dont dispose Washington. Son usage expérimental signifie que les USA sont prêts à frapper fort, sans risquer pour autant l’escalade nucléaire. Il ne reste plus qu’à choisir les futures cibles.

 

Fabriqué en 2003, cet effrayant engin de 9 tonnes n’avait jamais été utilisé. Donald Trump l’a fait. Joyau d’une industrie de l’armement qui fait la pluie et le beau temps à Washington, il sort enfin du hangar et pulvérise la montagne afghane sous les vivats des actionnaires du lobby militaro-industriel. Officiellement, c’est pour détruire des souterrains utilisés par les djihadistes dans la région de Nangarhar. En réalité, c’est pour adresser un message d’une subtilité typiquement nord-américaine à l’Iran voisin, à l’incorrigible Corée du Nord, à la Syrie récalcitrante, et indirectement, bien sûr, à la Russie qui ose tenir la dragée haute à Washington. La devise de la politique de Trump, c’est “colossale finesse”.

 

Selon Edward Snowden, cette opération visait aussi à éliminer les traces d’installations clandestines créées par la CIA, dans les années 80, au profit des moudjahidines luttant contre le Satan soviétique. C’est fort possible, et ce n’est pas contradictoire avec les objectifs précédents. Au total, cette gesticulation militaire américaine commence à devenir sérieusement inquiétante. En Syrie, la DCA a probablement abattu 36 des 59 missiles de croisière lancés par les deux navires américains, mais ni Damas, ni Moscou ne l’ont claironné. La presse russe a d’ailleurs longuement expliqué les raisons pour lesquelles Moscou, désireux d’éviter toute surenchère, n’a pas répliqué à cette agression contre son allié syrien.

 

Mais le commandement militaire syro-russo-iranien a aussi publié un communiqué qui ne laisse aucun doute sur l’intention qu’a cette alliance militaire de riposter, d’une manière ou d’une autre, si Washington récidive. A force de provoquer ses adversaires, on finit par en faire des ennemis, et la Maison-Blanche a visiblement décidé de les multiplier par son attitude agressive. On doit aussi mesurer l’importance du danger qui plane sur nos têtes en regard de l’intelligence de ceux qui occupent des fonctions stratégiques. Selon Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, “Assad est pire qu’Hitler car Hitler n’a pas utilisé d’arme chimique”. L’administration Trump, c’est comme un mélange de Fabius et de Faurisson. Le souffle de l’esprit fait des courants d’air à “White House” !

 

Hélas, la bêtise est communicative et elle saute aisément l’Atlantique. Pendant que les “Docteur Folamour” de Washington menacent la paix du monde, certains candidats à l’élection présidentielle, eux, se croient obligés de stigmatiser Bachar Al-Assad. Tétanisés par les accusations grotesques dont l’administration américaine couvre le président syrien, ils font comme si c’était lui, l’accusé, qui menaçait l’humanité avec ses foucades guerrières, et non son accusateur, ce président US qui jubile de pouvoir utiliser les merveilleux joujoux que lui offre une industrie de la mort plus prospère que jamais.

 

Bruno GUIGUE

URL de cet article 31766 

L’Orange leur va si bien 

 

Publié le 14 Avril 2017

Petits communiqués de victoire,

de leur victoire ;

et qu'ils se la gardent,

en deux temps :

 

L’Orange leur va si bien 



La trumpostructure a largué depuis un avion gros porteur la bombe non-nucléaire la plus puissante connue de la planète au-dessus de l’Afghanistan. Cela pour venir à bout de leur créature installée à grand frais et qui a décidé ensuite de mordre la main qui l’a nourrie. 

 

Hommage à la chevelure du 45e président des USA ? Souvenir du napalm à Monsanto et autres saloperies déversées sur les peuples de l’ex Indochine génériquées sous le nom d’agent orange ? L'engin était parée d’une couche de peinture orange posée avec application comme modèle de salon de l’auto chargée d’embellir cette Ferrari de la mort.

 

Dans le même temps, la Trumpocratie décide de supprimer toute aide financière aux centres IVG des USA.

 

Fin janvier, le président des États-Unis avait signé, mais là plus discrètement sans convoquer la presse, un décret rétablissant une loi qui bloque le financement d'ONG internationales soutenant l'avortement. 

 

Cette mesure permet donc aux États d'interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratiquerait des avortements. Pour l'opposition démocrate, il s'agit « d'un nouvel épisode de la guerre menée par les Républicains contre les femmes ». 

 

Est-ce l’humour de Trump, la bombe larguée à la frontière pakistanaise se nomme dans le jargon des militaires “ Mère de toutes les bombes ”.

 

Le constat est clair : pour l’armement et le complexe militaro-financiaro-industriel US, les crédits de manqueront pas. 

 

Rappelez-vous qui soutient le programme de Trump jusqu'à aller hanter son antichambre, qui approuvent les bombardement s interdits par le droit international en Syrie.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Ignoble : Trump entre chocolat et bombe pour impressionner XI, comme nous l’avions dit dès le début…

 

14 Avril 2017

 

Après l’assassinat du duc d’Enghien par Napoléon en mars 1804, le ministre de la police de Napoléon, Joseph Fouché, a déclaré à ce sujet : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute. » Les missiles du Président Trump lancés sur la base aérienne de Sharyat en Syrie étaient comme le meurtre du duc d’Enghien, pas seulement un crime mais une faute.

Les raisons invoquées pour lesquelles le Président Trump a ordonné le lancement des missiles varient.

Le Président Trump lui-même affirme que c’est en raison de sa révulsion face à l’horreur de l’attaque chimique contre Khan Sheikhoun, qu’il affirme – mais sans qu’aucune enquête indépendante ne l’ait confirmé – avoir été effectuée par l’armée de l’air du Président Assad.

Le secrétaire d’État américain Tillerson et le conseiller général à la sécurité nationale de Trump, H. R. McMaster, disent la même chose, mais ils disent aussi que la frappe constituait un signal de la fermeté du Président et de son refus de tolérer que ses lignes rouges soient franchies.

D’autres encore, plus cyniquement, disent qu’elles visaient à distraire l’attention du Russiagate et à assurer la position du Président à Washington.

Il y a probablement du vrai dans toutes ces allégations. Cependant, aucune d’entre elles ne change le fait que ces frappes constituaient une grossière erreur. Voilà pourquoi :

(1) Toutes les données suggèrent que les frappes étaient une simple démonstration de force et que le Président n’a pas l’intention d’escalader son intervention en une campagne de changement de régime en Syrie.

Non seulement ce que Tillerson et McMaster ont déclaré lors de leur conférence de presse commune, mais les frappes elles-mêmes – avec les Russes et les Syriens en étant informés par les Etats-Unis des heures avant qu’elles ne se produisent, et avec des frappes elles-mêmes limitées et menées à une échelle beaucoup plus petite que celle que le Président Obama semblait envisager en 2013 – suggèrent la même chose.

Cela suggère que le Président ne veut toujours pas être entrainé dans une guerre pour un changement de régime en Syrie.

Si c’est le cas, il se rendra bientôt compte qu’il s’est engagé sur une pente très dangereuse.

De même que le renvoi du général Flynn a encouragé les critiques du Président dans l’affaire du Russiagate, amenant le scandale à des proportions qui dépassaient largement son ampleur originale, l’attaque de missiles contre la base aérienne de Sharyat a donné le gout du sang aux tenants de la ligne dure de changement de régime à Washington et ailleurs. Ils reviendront certainement à la charge pour obtenir davantage, et leur ayant jeté de la viande rouge une première fois, le Président est maintenant dans une position beaucoup plus faible pour leur en refuser.

En outre, indépendamment de ce qui s’est passé exactement à Khan Sheikhoun, les djihadistes en Syrie savent maintenant que tout ce qu’ils ont à faire est d’organiser une attaque chimique, et que le Président américain les obligera en lançant des missiles sur les forces du Président Assad, sans enquête et sans chercher à obtenir l’accord du Congrès ou du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela ne fait que garantir que la mise en scène de davantage d’attaques chimiques est précisément ce que les djihadistes vont maintenant faire.

Nul besoin d’être prophète pour voir comment cette situation pourrait escalader dorénavant, même si ce n’est pas le souhait du Président, et comment il est maintenant dans une position beaucoup plus faible pour empêcher que cela se produise.

(2) Trump a commencé sa présidence en disant vouloir améliorer les relations avec la Russie. Non seulement a-t-il causé la fureur des Russes, rendant les relations avec la Russie encore pires qu’elles ne l’étaient déjà, mais les Russes vont certainement percevoir les frappes comme un défi et répondront en conséquence. Ils parlent déjà de renforcer les défenses aériennes de la Syrie et ont fermé la ligne directe entre leurs militaires en Syrie et ceux des États-Unis.

Non seulement cela va-t-il compliquer les opérations anti-Daech des États-Unis en Syrie, mais cela augmente le risque d’une confrontation dangereuse avec les Russes en Syrie, ce qui est précisément ce que le Président et son équipe – comme en témoigne leur notification aux Russes avant les tirs de missiles – veulent évidemment éviter.

(3) Ensuite, il y a la question clé de la confiance.

En seulement une semaine, après des rapports évoquant une seule attaque, le Président a fait marche arrière, passant d’une position où il semblait accepter la réalité que le Président Assad resterait le dirigeant de la Syrie à une position où il l’attaque et où les membres de son gouvernement parlent à nouveau de l’importance de le renverser.

Non seulement les Russes concluront-ils que ce Président est quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance, mais les gouvernements du monde entier – y compris plusieurs des principaux alliés européens des États-Unis – seront choqués par la facilité avec laquelle ce Président fait volte-face et fait le contraire de ce qu’il avait dit, et le fait en outre sans discussion ou consultation appropriée, et sans même prétendre observer les formes du droit international et des
lois américaines
.

Dans la cohérence des relations internationales, la cohérence est la qualité la plus prisée de toutes. Les gouvernements doivent être sûrs qu’une grande puissance comme les États-Unis suit des politiques cohérentes. De cette façon, d’autres gouvernements peuvent ajuster leurs propres politiques pour prendre en compte celles des États-Unis.

C’est pour cette raison, parce que le lancement de l’attaque a totalement détruit la réputation de cohérence du Président dans sa conduite de la politique, qu’avant l’attaque de missiles, je doutais qu’une telle chose se produise.

Les gouvernements du monde entier – y compris le gouvernement de la Chine, que le Président des États-Unis vient d’accueillir – savent maintenant qu’avec cette administration, les États-Unis peuvent inverser leur politique en un instant. Non seulement cela va les inquiéter, mais ils savent maintenant que quoi que dise ce Président, on ne peut pas y prêter foi car il peut s’en dédire si rapidement.

Cela va inévitablement rendre les affaires internationales plus instables, puisque les gouvernements savent maintenant qu’on ne peut pas faire pleinement confiance à ce Président, ce qui lui rendra plus difficile la négociation des accords qu’il souhaite conclure.

(4) Si le Président croyait, quand il a lancé ses missiles, que cela mettrait fin aux critiques portées contre lui et à l’obstruction de son administration par ses adversaires, il découvrira rapidement qu’il n’a rien obtenu de tel. Les adversaires du Président ont beaucoup trop investi dans le récit de « Donald Trump, le nouveau Mussolini ou Caligula » pour faire marche arrière maintenant. Je doute même qu’ils délaissent les allégations de Russiagate, si absurdes qu’elles soient.

Dans quelques jours, une fois que les applaudissements pour les frappes se seront évanouis, le Président verra rapidement qu’il est resté le même qu’il a toujours été aux yeux de ses opposants à Washington, et qu’en lançant ses frappes sans avoir préalablement consulté le Congrès, il n’a fait que leur donner un autre bâton avec lequel se faire battre. Je note que Nancy Pelosi, l’une des critiques les plus véhémentes du Président, demande déjà un débat approfondi à la Chambre pour discuter de la question de l’autorisation de l’action du Président.

(5) En revanche, si le Président n’a pas gagné ses critiques, il a sans aucun doute fâché et démoralisé la partie la plus intelligente et la plus expressive de sa propre base politique.

L’un des faits les plus intéressants quant aux événements des derniers jours est que bien que les partisans libéraux de Barack Obama aient continué de le soutenir alors même qu’il revenait entièrement sur la position anti-guerre qu’il défendait avant sa nomination, les partisans de Donald Trump prennent leur position anti-guerre et anti-interventionniste extrêmement au sérieux et ne sont pas disposés à compromettre sur ce point. Le résultat est que loin de défendre le Président pour ce qu’il a fait, ils se sont retournés contre lui et se sont sentis trahis.

Donald Trump lui-même le sent. Cela s’explique par le fait que depuis l’attaque de missiles, loin de prendre un ton triomphaliste, il n’a mentionné l’attaque que deux fois dans ses tweets, un tweet symbolique félicitant les militaires pour le succès de l’opération, et un tweet hautement défensif dans lequel il a essayé d’expliquer et d’écarter le manque de dommages infligés à la piste aérienne. Sinon, sauf dans des déclarations formelles telles que sa lettre au Congrès, il a évité d’en parler.

En effet, il n’est pas impossible que le résultat de l’attaque de missiles – surtout si elle est suivie par d’autres – sera de relancer un mouvement anti-guerre moribond qui a presque disparu au cours de la présidence d’Obama. Il est aisé de voir comment les ailes droite et gauche de ce mouvement pourraient maintenant se conjuguer – comme cela s’est produit pendant la présidence de George W. Bush –, dans le cas de l’aile droite du mouvement anti-guerre parce qu’elle s’oppose véritablement aux guerres interventionnistes, et dans le cas de l’aile gauche du mouvement anti-guerre parce que certains de ses membres s’opposent sincèrement aux guerres interventionnistes, mais surtout parce qu’elle exècre un Président républicain de droite.

Il va sans dire que si une telle chose se produit, les problèmes politiques du Président se multiplieront par mille.

La première loi de la politique – aux États-Unis comme partout ailleurs – est de prendre soin de votre propre base. Tous les politiciens qui ont réussi comprennent cela. Vendredi, Donald Trump a choqué et fâché sa base, et une fois que l’éclat temporaire du lancement de missiles se dissipera (ce qui se produira rapidement), il paiera le prix politique.

Ce que les événements de la semaine dernière montrent, c’est que presque cent jours après son inauguration, Donald Trump reste un amateur qui continue de perdre pied. Au lieu de prendre des décisions soigneusement pondérées, il prend ses décisions de manière impulsive, pressée et à la volée.

Parfois, à court terme, certaines de ces décisions l’aident. Plus souvent, elles lui causent des problèmes. Au fil du temps, en raison de la manière mal avisée et pressée dont il prend ses décisions, elles lui causeront de plus en plus de problèmes. En outre, jusqu’à présent, il ne semble pas y avoir de preuve qu’il apprenne de ses erreurs. Les frappes sur la Syrie ont été de loin la plus importante d’entre elles, mais il est fort probable que d’autres pires encore suivront.

Alexander Mercouris

Source : http://theduran.com/trumps-missile-strike-massive-blunder

»» http://sayed7asan.blogspot.fr/2017/04/cinq-raisons-pour-lesquelles-les.html
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La politique de Trump qui est celle d’un Fillon comme d’un Macron accélère la crise et le recours ultime à la guerre: vers une nouvelle crise financière

 

 

14 Avril 2017

 

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Après la crise dite des subprimes de 2008, il a beaucoup été question de « régulation ». Celles-ci ne se sont pas attaqué à la base de la crise, la manière dont les pratiques frauduleuses des banques en matière de crédit reposaient sur une tentative fondamentale de relance de l’économie tout en faisant pression sur l’emploi et les salaires, le crédit suppléant aux revenus réels au niveau des particuliers, des ménages et même des entreprises comme les PME, celles qui n’étaient pas liées au secteur financier et qui étaient écrasées par les frais financiers.

 

Aux Etats Unis, l’administration Obama a fait voter la loi Dodd-Frank qui n’a pas empêché les banques de prêter de l’argent. Cette  loi de 2.300 pages a été votée en 2010 et environ trois-quarts de ses dispositions ont été finalisées. Elle vise à mieux encadrer les produits dérivés, ces instruments financiers au coeur de la crise financière de 2008 ; à mieux protéger les consommateurs contre les ventes abusives de crédits et de cartes bancaires ; enfin à mettre un terme à la menace des banques « too big to fail » (trop grosses pour faire faillite). La recette ? Imposer des niveaux de capitalisation plus élevés, faire passer régulièrement des tests de résistance et demander aux banques de rédiger leur « testament ».

 

Ce dernier permet d’anticiper une éventuelle faillite et d’éviter ainsi que l’Etat n’ait d’autre choix que de sauver les établissements à la va-vite avec l’argent du contribuable. Il en a été de cette loi comme de l’Obamacare, elle n’avait pas pour vocation de changer le système mais d’en corriger les excès en particulier pour les retraités et les plus pauvres. Elle a été accusée d’être à l’origine d’une fiscalité insupportable pour les classes moyennes alors même que dans le même temps n’était pas mises en cause les dépenses militaires et que le thème de l’insécurité était exploité à fond. 


Trump, sur l’insistance de Gary Cohn et Steve Mnuchin (ex-salariés de Goldman Sachs), continue de faire pression pour démanteler cette loi qui pourtant n’a pas empêcher loin de là les banques de prêter de l’argent. Le prêt d’argent ayant été le choix capitaliste consistant à favoriser la consommation pat l’endettement plutôt que par l’augmentation des salaires, ce qui aboutit bien sûr à favoriser les crédits de moins en moins assurés. Cette logique au niveau des ménages et des particuliers a son pendant au niveau des Etats avec les dépenses militaires. La dette n’est donc pas une fatalité due à l’incurie des ménages et des états, elle est le produit artificiel d’un choix financier. Conc la loi Dodd-Franck a été une modeste tentative de régulation de la finance que Trump remet en cause. 

 

Trump accélère le démantèlement promis, il veut politiquement engranger des soutiens rapidement en mettant en application xce qu’il a promis En 2018, il y a des élections au Congrès et il ne veut pas seulement avoir le soutien des Républicains en vue de ces élections mais renouveler ce parti dans son sens, avec des députés plus obéissants.

 

Axes principaux, un crédit plus facile, des dépenses militaires en augmmentation et une fiscalité sur les entreprises et les ménages réduite et enfin de « grands travaux ». Le plus facile: les dépenses d’armement pour lesquelles il n’y a pas d’opposition au Congrès. La fiscalité allégée n’est pas intervenue mais la Bourse en anticipe les résultats, soutient la consommation. Déjà il y a plus d’inflation, des taux plus élevés  et un dollar plus fort qu’il va essayer de réduire en faisant pression contre le Chine, le Japon et l’Allemagne dont il considère les monnaies trop faibles.

Donald Trump signe son executive order au sujet de la loi Dodd-Frank pour libérer au plus vite les « banques enchainées » (banks shackled) – c’est son terme – il demande à repousser, sinon supprimer, la Fiduciary Rule. Cette Fiduciary Rule oblige les conseillers financiers à agir dans le meilleur intérêt de leurs clients (dans l’esprit d’Obama, il s’agissait surtout de protéger les retraités).
On voit bien la logique entre cette ligne politique et l’ambiance guerrière qui semble se développer sous des « principes moraux » de lutte contre des dictatures réelles ou supposées, laisser les banquier agir à leur guise, augmenter les dépenses militaires y compris pour faire accepter sa lutte contre l’inflation et l’augmentation du dollar à d’autres pays..

 

Une nouvelle crise financière guette et la politique des Etats-Unis est une sorte de fuite en avant par rapport à cette crise. Les craintes sur l’euro ne sont pas un phénomène isolé . La pression continuelle sur l’emploi et les salaires que l’on prétend compenser par les facilités du crédit sont déjà à l’origine de la crise des subprimes de 2008. La réponse de Trimp mais aussi d’un Macron et même d’un Fillon n’est pas très différente de celle de Trump, en finir avec les limitations du crédit pour pouvoir peser plus sur les salariés, compenser par une baisse de la fiscalité, sacrifier les fonctions de service public de l’Etat aux dépenses militaires.

 

Les défauts de paiement augmentent

 

Les données de la Fed montrent que l’activité de prêts aux entreprises a été forte, peut-être même trop. Voilà pourquoi elle commence à diminuer. Nous avons vécu un cycle d’expansion du crédit colossal grâce à l’argent bon marché créé par les banques centrales et aux politiques monétaires ultra accommodantes qui étaient sensées compenser la pression sur l’emploi et sur les salaires. Aux Etats-Unis comme partout, les défauts de paiement sont en augmentation comme les difficultés qu’enregistre l’activité du crédit. 

 

L’an dernier, les entreprises ont affiché un volume annuel de défauts arrivant cinquième au palmarès des volumes de défauts les plus élevés. Selon Forbes, « 62 entreprises ont fait défaut sur 59,3 Mds$ de dettes, soit 57% de plus que les 37,7 Mds$ de défauts enregistrés en 2015 ». 

 

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La Bank of America vient de révéler que ses défauts de remboursement de crédit à la consommation sur 30 à 90 jours augmentaient à nouveau sensiblement. Il en est de même pour Wells Fargo. Les défauts de remboursement sur carte bancaire enregistrent un plus haut sur 42 mois. Les pertes sur crédits automobiles subprime sont à leur plus haut niveau depuis la crise de 2008.

 

Les banques qui accordaient davantage de prêts immobiliers disent à présent qu’elles vont resserrer leurs critères. On craint de plus en plus que le taux de défauts augmente, tout comme il l’a fait juste avant les dernières crises financières.

 

Washington, nous avons un problème

 

12 Avril 2017

En dehors de Macron de plus plus clairement hollandisé et Hamon lui totalement dépassé, la plupart des candidats et des gens de bon sens sont stupéfaits devant cette politique de Trump. L’article du Soir belge, qui n’est pas à proprement parlé un journal révolutionnaire fait état de ces légitimes inquiétudes devant un président dont plus personne ne sait où il va. S’il s’agissait d’une vision rationnelle on pourrait imaginer qu’il veut détruire l’ONU et la remplacer par un organisme encore plus à sa solde, mais on se dit aussi qu’il négocie désormais avec la Chine comme s’il s’agissait de vendre ou d’acheter une de ses biens immobiliser

 

(note de Danielle Bleitrach)


MIS EN LIGNE LE 12/04/2017 À 08:24

 PAR BÉATRICE DELVAUX

Il y a des raisons d’être inquiets car, cette fois, la première puissance mondiale fait « joujou » avec l’équilibre du monde.

 

CHINA-USA_NORTHKOREA

Il n’y a aujourd’hui aucun motif de croire à un retour à la normale du fonctionnement du président des États-Unis, et plus globalement de l’exercice du pouvoir par l’équipe qui manœuvre la première puissance mondiale. Il y a même davantage de raisons d’être inquiets car, cette fois, ce pouvoir fait « joujou » non pas avec la réforme du système de sécurité sociale ou la régulation de l’entrée de migrants sur son territoire, mais avec l’équilibre du monde et, singulièrement, avec une nation qui dit maîtriser l’arme nucléaire – la Corée du Nord.

 

Lire aussi Trump montre ses muscles à Pékin et menace d’attaquer la Corée du Nord

 

L’absence de lisibilité de la politique menée depuis la Maison-Blanche inquiète par-dessus tout. C’est le règne de la confusion qui empêche de comprendre, d’anticiper et de justifier les actions entreprises ou les menaces proférées. Quelle est la philosophie du président dans ses rapports avec la Russie, la Chine, le Moyen-Orient ? Quelle est celle de ses conseillers ? Et, au fait, qui a aujourd’hui l’oreille de ce camelot qui négocie l’aide de la Chine face à la Corée du Nord, comme il conclurait la vente au plus offrant d’un de ses hôtels ? La ligne nationaliste et identitaire « Bannon » a-t-elle perdu du terrain au profit de celle d’un clan de conservateurs, constitué autour de son gendre (!), partisan d’un retour à une politique étrangère plus classique ? Qui connaît la réponse claire et durable à cette question ?

 

Lire aussi Trump agit là où il enjoignait à Obama de ne rien faire

 

On avait cru déceler une inflexion vers un interventionnisme plus classique de gendarme du monde suite à l’intervention militaire unilatérale sur la Syrie. On avait tout faux car, depuis jeudi dernier, les contradictions se multiplient sur la doctrine syrienne de la Maison-Blanche : les États-Unis veulent-ils la fin d’Assad ou de l’Etat islamique ? Comment envisagent-ils de conclure cette guerre civile en cours depuis six ans ? Comment vont-ils utiliser la force au-delà du cas syrien  ? Et si ce n’est pas l’émotion qui gère l’utilisation de la force américaine, quoi d’autre alors ? Personne ne peut le dire. Le Congrès américain peut juste exiger ex post des explications. Trop tard ?

 

En ce moment, le monde, ébahi, ne peut que constater qu’une présidence sans vision et sans contrôle vient de faire bouger un porte-avions vers la péninsule coréenne, assurant, par tweet, que les Etats-Unis peuvent régler seuls le compte de Kim Jong-un.

 

À cette différence près que lorsque le président des Etats-Unis a le doigt sur son téléphone portable, le leader nord-coréen l’a, lui, sur le bouton nucléaire.

 

Qui a dit « Je ne suis pas inquiet » ?

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