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Syndicales 2014

CGT : J-8 avant le CCN

Publié le 25 Janvier 2015

Après le CCN de Janvier,

avant celui annoncé début février

et

pour avancer dans le débat.

CGT : J-8 avant le CCN

A ce moment du débat (J-8), le CCN n'a pas (encore) retenu le besoin d'un congrès anticipé, avancé, ou toute autre formule indiquant l'urgence de vite clarifier la question des orientations et celle de l'analyse des causes des dysfonctionnements.

 

Pour l'instant le débat ne se focalise principalement que sur la question des directions. Cela, il faut le regretter, avec pour partie le concours de ceux qui pourtant à juste raison critiquaient la perméabilité des choix de Toulouse aux sirènes du consensus en matière d'orientations et ses répercussions sur la faiblesse (pour ne pas dire plus) des impulsions venant de la direction.

 

Si un tel congrès ne peut s'organiser en quelques jours, il est urgent de le convoquer et d'en fixer la date pour une échéance la plus proche possible sans attendre la date initiale. Responsabilité première du CCN, faire qu'il se prépare dans les syndicats pour que sa partie conclusive soit en résonnance avec les exigences revendicatives des syndiqués.

 

Dans la vie d'une organisation syndicale, de surcroît la CGT, les directions, certes, sont un des aspects forts du débat. Pour autant, ce n'est pas ce qu'exige l'urgence pour construire une efficace contre offensive au capital et à son pouvoir. Les difficultés à coordonner les actions de ces 26 et 29 janvier en témoignent. C'est d'abord une question de stratégie et de proposition d'objectifs pour contrer les choix du pouvoir qui depuis deux ans et demi ne sont pas combattus ou faussement combattus,

 

Le débat indispensable sera-t-il avancé ou pas ? C'est au CCN de le dire, c'est statutairement entre ses mains.

 

S'il ne l'était pas, serait-ce à dire qu'il n' y aurait rien à Faire ? Que les choses seraient bouclée ? Quelle concession à la délégation de pouvoir, quelle négation des droits des syndicats et des syndiqués.

 

Notons d'abord que statutairement il est toujours possible de débattre d'un congrès anticipé à l'occasion d'un CCN demandé par un tiers de ses mandats et sur un ordre du jour fixé par les demandeurs, cette question servant pour sa convocation. Certes, au regard de l'urgence et l'importance, c'est pour le moins procédurier et si cela devait être le seul recours, cela ne rendrait pas optimiste sur le contenu d'un congrès confédéral au regard des exigences et ne permettrait que difficilement de sortir le débat sur la question de ce jeu de chaises musicales autour des directions où un trop grand nombre  de personnages manœuvre pour le maintenir enfermé.

 

Est-ce de cela que les salariés, les syndiqués et leur syndicat, la CGT ont besoin ?

 

Il semble cependant (à vérifier) que les velléités d'en retarder la date (hypothèse évoquée à l'automne 2014) ait été retoquée. Le 51ème congrès, sauf à réussir à bousculer les inerties , sans évolution des rapports de force, ne se tiendrait pas avant 2016.

 

A l'intérieur de ce cadre, si l'année statutaire était maintenue, sa date (premier ou dernier trimestre 2016) sera indicative des limites et volontés de réflexion dans le CCN dans sa configuration d'aujourd'hui et ses membres devraient en rendre compte.

 

Une question, qui n'est pas que technique mais très politique, va vite se poser.

 

Quelle que soit la date, la consistance mais surtout la préparation (forme, rédacteurs, contenu etc) des documents préparatoires vont montrer les limites que le CCN va ou pas proposer à la réflexion.

 

Qui d'autre que lui pour avoir autorité dans la préparation compte tenu des démissions actées de la CECFD, de la disqualification dans le débat de certains de ses membres, le besoin d'une autre CE de la CGT comme un des objets du congrès ?

 

Un document édulcoré, passe-partout ou une compilation façon Larousse en 10 volumes, édité en juin 2015 pour congrès en septembre ou en octobre 2016 pour plénière en novembre  n'auraient comme conséquence que de faire fuir les militants alors que l'avenir de la CGT dépend d'eux, qu'ils ont besoin de s'emparer de tous les termes du débat pour construire les orientations et définir le mandat de celles et ceux qu'ils désigneront pour les mettre en œuvre et les conditions de restitution de l'activité des mandatés au mandants ; les syndiqués.

 

La question qui est posée n'est pas d'inventer le syndicalisme de classe mais de refonder son fonctionnement à partir d'une mise à plat des orientations, de l’énoncé des principes qui permettent de combattre le capital et ses auxiliaires,

 

Un congrès bâclés en deux mois, co-organisés par l'équipe mise sur la touche parce que révélatrice dans ses pratiques d'un échec stratégique prévisible est aussi peu admissible qu'un congrès repoussé au centième anniversaire de l'offensive sur Douaumont ou celui de la révolution de février en Russie.

 

Va-ton assister une resucée de pratiques antérieures avec y compris les calamiteux deux textes d'orientation écrit chacun dans leur coin par deux groupes où la démocratie se résumerait à choisir l'un en rejetant l'autre, ou va-t-on plutôt avoir uneélaboration du document préparatoire à partir des débats et propositions des syndicats, une commissions représentative des débats étant ensuite mise en place par le CCN, mandatée pour la rédaction d'un projet restitué pour amendements conclusifs valant orientations débattu par toutes les organisations statutaires de la CGT et leurs syndiqués, l'usage (là aussi statutaire) de toute la presse confédérale pour porter les discussions ?

 

Cette restitutions dans une forme claire simple et lisible par tous, faisant l'état des lieux, proposant des objectifs revendicatifs sur lesquels les syndicats pourront rassembler les salariés et les aider à agir pour atteindre ces objectifs devrait être la feuille de route de la direction qui en ressortira.

 

Il y a des urgences, des décisions immédiates à prendre pour sortir de l’ornière voir remonter à la lumière, et des décisions d'orientations qui quoique importantes, dès lors que l'urgence est prise en compte, peuvent faire objet d'un moratoire à lever sur l'exercice suivant le congrès et qui peuvent demander de prendre plus de temps une fois l'urgence des choix revendicatifs décidés. Il en est ainsi de la question des statuts, dont un réxamen du mode de désignation des organismes de direction, une alayse critique des engagements internationaux de la CGT, une mise à plat des outils militants dont de la refonte de la formation syndicale etc.

 

Dans les urgences, une redéfinitions des objectifs revendicatifs, leur contenu est la priorité. Que ceux-ci ne soit pas cantonnés dans des repères hors champs du débat de fond, repaires poussiéreux déconnectés de l'activité quotidienne, mais en redeviennent le centre de gravité et définissent le mandat des directions, et que ce soit ces directions qui animent effectivement le travail confédéral, les coopérants évoluant dans ce qui semble aujourd'hui ressembler à une tour de Babel infernale devant se soumettre aux choix de congrès ou se démettre s'il ne veulent pas les appliquer.

 

Cela fera un immense ballon d'oxygène dans la tour confédérale ainsi ventilée et contribuera à désigner à partir des expériences de luttes concrètes ceux qui animent ce travail, permettra à un certains nombre de ceux qui pour techniciens d'une question ont perdu voire n'ont jamais eu de liens avec leur (un) syndicat d'entreprise de se confronter au réel (en rappelant qu'en dernier ressort, ce sont les syndicats qui statutairement sont confédérés).

 

Devant la mondialisation, les interrogations autour de l'UE , les formes de croissance, les enjeux environnementaux, les responsabilités du capital, comment effectivement le combattre ? Un débat en profondeur est indispensable et ne peut être mené à la hussarde, ni reservé à des spécialistes. La démocratie exige de manier l'urgence et le temps, exercice dialectique difficile mais indispensable si la volonté d'assainir la maison reste le but.

 

Si la question du bilan de la participation dans la CES est à poser tant l'expérience montre que celle-ci n'a pas été au service de l'action et son bilan plus que discutable, une suspension de la participation à ses organismes de direction peut-être proposé à ce congrès. En tout état de cause , sauf à vouloir en faire un point d'appuis contre le débat démocratique, l'état de la CGT demande qu'elle se retire de la préparation du congrès de la CES, le CCN peut en décider avant même le congrès .

 

Sur ce point (la CES) cela semble placer la barre à minima mais un minima auquel ont ne peut déroger, cela donne le temps d'une réflexion à engager dans les syndicats. Le congrès peut donner mandat de l’organiser en profondeur dans la CGT, avec une date butoir à mi mandat d'après le prochain congrès, après la réunion soit d'un congrès thjématique extraordinaire soit d'une conférence nationale ou d'un CCN ? Mais à chaque fois précédé d'un débat de fond dans les organisations pour définir les critères d'une activité internationale et les partenariats à établir, voire les initiative à prendre en la matière : décider alors de la désaffiliation (option ici défendue), son maintient avec double affiliation (dont l'hypothèse FSM telle qu'elle marque le sens de son évolution), mais surtout à partir de son histoire, débattre d'une conception des coopérations internationales en termes de luttes et de solidarités  et juger d'où et comment celles ci sont les mieux à même, d'un point de vue de classe, d'être défendue.

 

La CGT se retrouve comme dans des grands moments de l'histoire à la croisée des chemins, Celle-ci nous enseigne qu'elle s'en est toujours bien sortie dès lors qu'elles a fixé ses objectifs à partir de repères de classe pour tracer son cap calé sur des objectifs revendicatifs clairs et partagés, répondant aux attentes immédiates des travailleuses et des travailleurs.

 

A chaque fois qu'elle a hésité ou s'en est écartée, l'organisation, les travailleurs l'ont payé très cher.

 

Replonger dans l'erreur est une sorte de gourmandise que nous (l'ensemble des syndiqués) avons le devoir d'empêcher et dissuader ceux qui pourrait y céder, la démocratie syndicale devant arbitrer les choix.

 

Quand à ceux qui refuseraient d'entendre les voix de la démocratie dans la CGT, celle-ci dispose des moyens statutaires de se faire respecter.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Mercredi 31 décembre 2014

 CGT : Lepaon justifie les onéreux travaux dans son bureau et met en cause ses opposants 

"Le Canard Enchaîné" a fait état mercredi de travaux de rénovation d'un montant de plus de 62.000 euros dans le bureau du leader de la CGT, trois semaines après de précédentes révélations sur une facture de 130 000 euros pour l'aménagement de son appartement de fonction.

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, dans son bureau, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, dans son bureau, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). ( MAXPPP

Parole à la défense. Après avoir été de nouveau épinglé par Le Canard enchaîné, le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé mercredi 26 novembre nécessaires les onéreux travaux réalisés dans son bureau au siège de la centrale à Montreuil, près de Paris. 

"Dans le cadre des travaux faits dans la maison confédérale, on a estimé qu'il était bon de refaire le bureau du secrétaire général de la CGT", a-t-il dit à Europe 1. "Notre bâtiment a été construit il y a 30 ans et tous les ans il y a des travaux de faits pour entretenir ce patrimoine", a-t-il dit, ajoutant que le bureau qu'il occupe, celui de son prédécesseur Bernard Thibault, "cela fait 14 ans qu'il n'avait pas été refait".

Il a expliqué le coût élevé - 62.000 euros, selon l' hebdomadaire satirique - par la nécessite de refaire "l'électricité, le chauffage, la climatisation et les sols". Le numéro un de la CGT a énuméré le mobilier de son bureau, dont la facture s'est élevée à 21  500 euros, selon le Canard enchaîné "Il y a une table de réunion qui permet de travailler à huit, un bureau en bois et en verre, un fauteuil et un meuble de rangement""La particularité de ce meuble est qu'il a une forme atypique: le toit du meuble ressemble à un toit d'usine", ce qui a été pensé par "l'architecte", selon lui. Lepaon a aussi souligné qu'il n'était pas demandeur de ces meubles : "j'ai découvert le mobilier une fois qu'il était posé."

Des personnes qui "n'acceptent pas les choix faits par les syndicats au congrès"

Thierry Lepaon s'est dit "peiné" que "des gens utilisent des devis et des factures pour faire peser une calomnie sur la CGT". Mais "je ne veux pas rentrer dans une chasse aux sorcières" et il "n'y a pas de force de police à la CGT", a-t-il dit . Il n'a pas exclu que ces révélations dans la presse soit liée à la crise de succession qui a déchiré le syndicat  : "Il se peut qu'il y en ait dans l'organisation qui n'acceptent pas les choix faits par les syndicats au congrès" de mars 2013 à Toulouse où Thierry Lepaon a été élu à la tête de la confédération. Mais "je ne veux pas jeter la suspicion, ni sur le personnel de la maison confédérale, ni sur les dirigeants", a-t-il ajouté.

Thierry Lepaon a en revanche jugé que les travaux coûteux pour 105 000 euros dans son appartement de fonction n'étaient pas justifiés car il ne fallait "pas mettre une telle somme dans un appartement loué", a-t-il répété. Une enquête interne est menée "sur les procédures" menant à de telles décisions, a rappelé le secrétaire général du syndicat.

"canempechepasnicolas":

La polémique ouverte à partir des travaux exécutés par la CGT au bénéfice de so secrétaire-général - et en particulier le montant exorbitant des sommes impliquées - est massivement utilisée pour porter des coups à la Centrale syndicale, à la veille de scrutins dans la Fonction publique, au CCAS, après les mauvais résultats enregistrés par la CGTà Orange

Les médias insistent beaucoup moins sur les dépenses personnelles insensées de notre classe dirigeante, au profit exclusifs de ses membres, alors que ceux-ci justifient la misère ouvrière par la fameuse "crise", qui frapperait notre pays . Faut-il mentionner le prix des agapes auxquelles ont participé Jean-Pierre Jouyet au fameux déjeuner pris en commun avec François Fillon (coût du repas plus de 600 euros par personne...!)

Mais, c'est vrai, les responsables syndicaux, ceux de la CGT, en particulier,  devraient être à l'abri de tels débordements, par souci moral d'abord, par respect aussi des syndiqués qui règlent les cotisations, base de la trésorerie de la Confédération.

Cependant, les "dérapages", inexcusables dans une organisation ouvrière, ne sont-ils pas d'abord le résultat de l'abandon de principes fondamentaux, tels qu'ils étaient appliqués au sein de la CGT du temps de Benoît Frachon jusquà Henri Krasucki ?

De l'abandon dans ses statuts de "la collectivisation des moyens de production et d'échange", du temps de LouisViannet  , les propos tenus par Bernard Thibault, refusant l'idée d'une grève généralisée, disait-il,  lors d'un mouvement revendicatif massif en 2003, "qu'il nétait pas là pour paralyser la France"? Jusqu'à la démarche solitaire du même secrétaire général de la CGT à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, en novembre 2007, le premier jour du plus vaste mouvement unitaire cheminot depuis 1995, cassant de ce fait une grève prometteuse, et cette année, la désastreuse déclaration de Thierry Lepaon au Nouvel Economiste, le 14 février 2014 :

« Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté.
Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…

Toutes ces prises de positions, jetant aux orties la lutte de classe, constituent les jalons de l'abandon des principes qui faisaient la force de la CGT, et expliquent l'amenuisement de la confiance de masse que la classe ouvrière portait, durant de longues décennies, à la Confédération et à ses dirigeants.

Et aujourd'hui, ceux-ci appliquent dans leur vie matérielle le même laxisme qui conduit aux faits déplorables qui alimentent la chronique de la dénigration de la CGT par les médias, de l'oligarchie, trop heureux de porter des coups à un confédération dont ils ont encore peur...

Car, n'en doutons-pas, la richesse et le rayonnement de la CGT  existent intactes au sein des organisations et des entreprises, grâce à ces innombrables militants, qui chaque jour, se battent dans des conditions souvent héroïques, toujours difficiles, contre les patrons, contre le capital, qui eux, n'ont pas abandonné la lutte de classe.

C'est que l'oligarchie avec ses fondés de pouvoir politiques et médiatiques, voudraient briser à travers la CGT. Faisons de telle sorte que celle-ci se redonne les moyens - et la direction - qui la propulse à nouveau au premier rang de la bataille de classe !

Jean LEVY

adhérent de la CGT depuis sepembre 1944,

il y a 70 ans...

ancien Délégué Syndical National CGT au Crédit du Nord

ancien membre du Bureau de la FD CGT des Employés

(groupant alors Banques-Assurances-Sécurité Sociale- Commerce)

Grève chez Leroy-Somer à Angoulème

 

29 Décembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #CGT

Pris dans la Charente libre:

Comme le scandent les gars de Zebda dans leur chanson, ils ne lâchent rien. Les grévistes de Leroy-Somer sont toujours là. Jamais à un plus d’un mètre d’un brasero où se consument quelques bûches, parce que le froid est terrible en ces jours de fin d’année.

Le mouvement, lancé à l’appel de la CGT, a débuté le 17 décembre dernier. Les grévistes réclament la mise en place d’un treizième mois pour remplacer un intéressement devenu au fil des ans erratique puis inexistant. Ils demandent aussi le versement d’une prime de 740 euros pour les un peu plus de 2000 salariés charentais du fabricant de moteurs, ainsi qu’une augmentation de salaire de cent euros.

 

Les piquets de grève bloquent toujours le site de Rabion, empêchant la sortie de toute commande à destination des clients. La direction n’a pas ouvert la porte à un dialogue, reportant toute discussion à l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, le 7 janvier prochain.

"C’est comme ça depuis des années chez nous. Avec la direction c’est à prendre ou à laisser. A part les huissiers qui sont passés le 24, la direction ne nous donne aucun signe", regrette Nicolas Proust, secrétaire adjoint de la CGT Leroy-Somer. En ce dimanche en fin de matinée, ils sont une trentaine sur les piquets de grève. "On a vu revenir des gens qui avaient pris deux ou trois jours pour passer un peu de temps en famille. ça ne mollit pas: le soir du réveillon, on était 60/70. Il y a une rotation organisée et ça défile toute la journée."

Coups de klaxons et saluts d’automobilistes. Boîtes de chocolat et mots d’encouragement. Des anonymes assurent les grévistes de leur soutien. Ils envisagent désormais de passer un deuxième réveillon dans le froid de Rabion.

. PHOTO/phil messelet

. PHOTO/phil messelet

Le dialogue social vu par le patronat et la CGT qu'il faut aux travailleurs

Lundi 29 décembre 2014

CGT : La base prend LA PAROLE [blog Médiapart]

lepaon-gattaz.jpg

Événement sans précédent à la CGT, depuis lundi, une pétitioncircule à l'intérieur de la première centrale syndicale française pour réclamer la démission de Tierry Lepaon et de l'ensemble du bureau confédéral. Les signataires du texte dénoncent un « abandon du syndicalisme de lutte de classes » depuis le début des années 90 et plaident pour une réorientation stratégique. 

« L'affaire Lepaon a été pour beaucoup un révélateur des dérives du fonctionnement confédéral, mais pour nous cela vient de loin et c'est ce qui nous a décidé à rédiger ce texte » explique Philippe Cordat, secrétaire du comité régional de la CGT-Centre. C'est de là qu'est partie une pétition réclamant le départ « collectivement et sans délai » des dirigeants de la centrale syndicale qui « ont perdu toute crédibilité et représentativité pour parler au nom de la CGT ». 
Parmi les premiers signataires de la pétition figurent des secrétaires généraux d'unions locales et départementales, de comités régionaux ou de chômeurs, d'anciens membres de la direction nationale du centre, du nord et du sud-est de la France. « Quantité de signatures arrivent chaque jour » se félicitent les promoteurs de la pétition. Parmi elles, certaines pèsent particulièrement lourd, comme celle de Patrick Picard, secrétaire de l'union départementale de Paris,

Adressée au départ aux organisations (fédérations, union départementale et locales, comités régionaux) qui composent le comité confédéral national (convoqué le 13 janvier en session extraordinaire par la commission exécutive confédérale, le CCN, le « parlement » de la CGT, est la seule instance habilitée à destituer le secrétaire général), la pétition est maintenant signée aussi par la base de la CGT, les syndicats, les unions locales, les syndiqués. 

« NOUS VOULONS UN DÉBAT DE FOND »

Anticipant les tentatives d'arrangements au sommet, la pétition proclame qu' « au risque qu'elles se renouvellent demain, de telles “affaires” ne sauraient se régler à travers la rivalité de clan, ou par les luttes stériles d'appareil, de dirigeants qui ont failli aux responsabilités qui leur avaient été confiées et qui de plus ont fait le choix de vivre totalement en dehors des réalités qui sont celles des travailleurs. » 

Les points sont mis sur les i : « Cette crise ne se résoudra pas en cédant aux pressions d'où qu'elles viennent et pas davantage en procédant simplement à quelques remplacements de personnes ! » Précisant leur pensée, les auteurs de la pétition fustigent le patronat et le gouvernement accusés d'intervenir « directement dans la vie de la CGT (...) en spéculant sur les noms de celles ou ceux qu’ils voient être califes à la place du calife ». 

« Nous ne voulons pas rentrer dans un débat technique » explique Armelle Bruant, cadre et militante CGT à l'usine TDA Armements, dans le Loiret, et une des initiatrices de la pétition. « Qui sera le futur secrétaire général, ça m'est égal... Il s'agit de rédéfinir l'orientation stratégique du syndicat ! » « Nous voulons enclencher un débat de fond » renchérit Philippe Cordat. 

« Ce qui est sans doute "la pointe émergée de l'iceberg" n'est-il pas au fond le résultat d'une rupture avec ce qu'était la CGT ? N'est-ce pas le résultat d'une capitulation qui a contribué à démobiliser, à désarmer et démoraliser les militants et les travailleurs eux-mêmes ? » interroge le texte qui tire à boulets rouge contre les rapports privilégiés avec la CFDT, depuis le début des années 90, avec pour corollaire « la négociation au détriment de l'action, les gages donnés au patronat et au gouvernement, l'institutionnalisation, la bureaucratisation de l'appareil confédéral et de sa direction ». 

« LA “POLITIQUE CONTRACTUELLE” EST UNE MASCARADE »

Et les signataires de la pétition de lister ce qui leur reste en travers de la gorge. Notamment, « les récentes déclarations à la presse du secrétaire général affirmant “qu’il n’y a pas d’opposition de principe entre patronat et salariés ” ou celle selon laquelle il y aurait“effectivement un problème de coût du travail dans certaines professions ”... » 

C'est une certaine conception de syndicalisme, celle des « partenaires sociaux » et du « dialogue social », qui prévaut depuis une vingtaine d'année, qui est ainsi mise sur la sellette. « La“politique contractuelle” est une mascarade », s'insurge Armelle Bruant. « C'est du même tonneau que le lean management appliqué dans toutes les entreprises, du privé comme du public. Une méthode vicieuse qui vise à faire croire aux salariés que leurs intérêts sont les mêmes que ceux des directions. » 

La CGT « a toujours autant de mal à dégager une ligne claire », se lamentait récemment le quotidien néolibéral La Tribune. Très prosaïquement, le patronat et le gouvernement redoutent que la crise de la première centrale syndicale en France finissent par déboucher sur un coulage de leur « politique contractuelle », déjà bien mal en point. Ce n'est pas le passage de la « lutte des places » à la lutte des classes, revendiquée par les signataires de la pétition, qui va les rassurer. À suivre


PREMIERS SIGNATAIRES

Alain BORG secrétaire général de l’UD du Loir et Cher, Philippe CORDAT secrétaire général du comité Régional de la CGT Centre, Sébastien MARTINEAU secrétaire général de l’UD du Cher, Michel PINAULT secrétaire général de l’UL de la CGT de St Florent/Cher, Charles HOAREAU membre du bureau de l’UD des Bouches du Rhône ancien responsable  du Comité National des Chômeurs et précaires de la CGT, Jean-Pierre PAGE ancien membre de la Commission Exécutive Confédérale (1991-2000) et responsable du département international de la CGT, Fabien BURDINO secrétaire général de l’UL CGT de Port St Louis et membre CE UD 13, Olivier MATEU secrétaire UD CGT 13, Luisa BENBOUZID ancien membre du bureau national du comité chômeurs CGT, Philippe BAOT ancien membre du bureau du comité national des chômeurs CGT, Robert RABOTOT, Richard PALAO CE UL d’Orléans responsable UFROS 45, Lucie PRIARONE retraitée CGT agro 3, Alain GUILMAIN secrétaire de l'UD CGT de Loir et Cher, Régis BARBOU secrétaire général de l'UL CGT de Romorantin, Ludovic GARNIER secrétaire général de l'UL de la CGT de Blois, Laurent BIDRON secrétaire général de l'UL de la CGT de Mer, Caty BRANCOURT secrétaire générale de l'UL de la Cgt de Bourges, Guylaine RAFFIN secrétaire générale de l'UD de la Cgt d'Eure et Loir, Jean Louis CORVAISIER responsable du groupe Cgt au Ceser Centre, Jean Pierre  BENOIS  Secrétaire de l'USTM de la Cgt de Loir et Cher, Sébastien BOULANGER responsable de l'USD Cgt santé action sociale 41, Guillaume VINÇONNEAU Secrétaire Régional du SNTRS CGT Provence, Yves CASTINO secrétaire général CGT CHU Marseille Timone, UL CGT Port de Bouc, Noël KOUICI secrétaire section syndicale CGT chantier naval Marseille et 

membre CE UD 13, section syndicale CGT chantier naval Marseille, Roland DIAGNE membre des Commissions Exécutives de la Ferc, de l'UD59, du Sden CGT Nord, Serge BONUTTI secrétaire général union syndicale CGT agroalimentaire PACA, Olivier LEBERQUIER SG CGT Fralib, Samuel MEEGENS SG UL CGT Tourcoing, Edmond MAUDUY ex SG CGT Air France Marseille/Marignane (jusqu’en 2014), Pierre GIROUX Secrétaire régional SNTRS CGT Alpes, Sébastien MIGLIORE ancien secrétaire adjoint de UL CGT Ales, Bureau du syndicat de la CGT des Hospitalier de Chartres, M DELEPINE A. Rémy Secrétaire du syndicat CGT des Hospitaliers de Chartres, Blaise OSCAR élu CGT CCAS ville de Marseille, syndicat CGT du Crédit du Nord PACA, Claude BELLIER ex SG du syndicat CGT du Crédit du Nord, Roger DEPRE Secrétaire à la Politique Financière de l'UD des Pyrénées-Orientales (66), Alain ZORNETTE  ancien SG du comité régional Cgt centre (1993-2004), Janine CAPDEVILLE CE UFR organismes sociaux, Laure GENTRY Conseil régional PACA membre CE UD 13, Christophe CLARET SG adjoint UL Port de Bouc et membre CE UD 13, Michel CONNANGLE retraité CGT 33, Chantal BONNAURE, membre du bureau de l'UL CGT Centre Marseille, Conseiller du salarié, syndicat CGT de TDA Armements SAS (groupe THALES) La ferté Saint Aubin (45), Marie-Paule SAVAJOl, secrétaire académique CGT educ'action Orléans-Tours, Vincent DULOUT SYAC CGT 13, Aimé MUSTO bureau CGT Air France Marseille/Marignane, Pascal MONTOYA CGT Air France Marseille, Bernard FLAYOL Ex Secrétaire général du syndicat CGT DSI Pole emploi, Union locale CGT Aubagne, Laurence COLLONGE UD 18 région centre, Denis HAKENHOLZ retraité EDF cgt, Robert AUVITY ancien secrétaire général de l'UL CGT de Bourges (18), Michel DUPUY Cadre retraité CGT Veolia eau (94), Jean-Pierre TRICAUD bureau de l' Union Syndicale des Retraités CGT DORDOGNE (24), Hervé ARTEAUD, FAPT 44. Simple militant de base à La Poste, St Nazaire, Isabelle MARILIER Retraitée Membre de la CE du Syndicat CGT Université Aix-Marseille, Philippe BASROGER CGT FAPT Fleury Les Aubrais, Elisabeth BOUCHU Conseillère Prud'homme CGT, Bernard VIRE Secrétaire Général Adjoint de l'Union Locale d'Alès, Joël GAUVAIN ancien SG UGICT/CGT Air France de la CE UGICT/CGT du CESER IDF, Alain THEUX Filpac CGT USR Gironde, Michèle HENRY retraitée UGICT-CGT de la CRAM, Michel HENRY ancien SG de l'Union Locale CGT d'ORLEANS, José MURE conseiller prud'hommes membre de la CE de l'UL de Bolléne 84500, Jules COTTE Secrétaire Général Syndicat CGT PTAS 13 (Equipement) et UF CGT DIRM Med MEDDE Phares et Balises Ouest Méditerranée, Fairouz BENCHAIB membre CE UL Marseille centre, Zoher MESSAOUDI SG UL Marseille quartier Nord et membre bureau UD CGT 13, bureau UL CGT Marseille quartiers Nord, Yohann PERROT syndiqué CGT ADEF 13, syndicat CGT Ineos / Petroineos Lavera, Robin CIPOLLA CPAM 13 UGICT-CGT, MATRAS JOEL secrétaire adjoint de l'URS du loir et cher, André. BANCEL Section Centrale CGT des retraités Mines/Energie DROME ARDECHE, michele BOUCLET cgt edf/gdf blois, Philippe HERVET Délégué Syndical CGT THALES-AVIONICS Vendôme, Martine PAGANI déléguée du personnel ugict CGT cpam 13, Isabelle ATTIA conseiller du salarie airbus helecopter 13, Yvan DONNAT  Fédération des Finances (sre de l'UFR) - section CGT Finances Publiques Bouches du Rhône-USR 13
 
Pour signer cette adresse aux organisations du CCN (en son nom personnel ou au nom d’une organisation de la CGT) envoyer un courriel à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en précisant : nom, prénom, mandat éventuel et organisation

source : blog médiapart

Le texte intégral de l'appel, destiné uniquement aux adhérents/cotisants CGT est disponible auprès de ses initiateurs.

Dimanche 28 décembre 2014

Thierry Lepaon, la CGT et une tribune de Jean-Louis Moynot, par Jean Pierre Page

Envoyé par l'auteur:

" Chers amis et camarades, vous trouverez ci joint un document de ma part après l'opinion publié dans Le Monde par Jean-Louis Moynot ancien secrétaire de la CGT au sujet de la crise dans la CGT; J'en profite pour vous présenter mes meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour vous et les vôtres, dans vos combats en 2015. Bien fraternellement à vous, Jean-Pierre Page "
 

J’ai lu avec intérêt la tribune de Jean-Louis Moynot dans le Monde du 19 décembre 2014. Il dresse un constat sévère de l'état de la CGT, et conclut par le nécessaire départ de Thierry Lepaon. Comme Jean-Louis Moynot je suis arrivé à la même conclusion mais pour d'autres raisons. En fait pour des raisons opposées aux siennes.

Jean Louis Moynot a été un dirigeant de la CGT, il a défendu ses idées il n'a pas été suivi et en a tiré les conséquences. Ce n'était  certainement pas une décision facile à prendre d’autant que son attachement à la CGT ne s’était jamais démenti. Mais courageusement il l'a prise. C'était un débat de fond qui touchait à la stratégie et aux orientations de la CGT.

Cela n'avait rien à voir avec des pratiques contraires à ce que  sont les valeurs de la CGT, ce qui est l'éthique et l'histoire  du mouvement ouvrier de notre pays. A l’inverse Thierry Lepaon lui, fait un choix contraire à celui de Jean Louis Moynot. Il s'accroche à son poste au risque de diviser durablement la CGT !

Déjà celle ci doit faire face à une perte de crédibilité pourtant acquise par plus d’un siècle de dévouement, d’abnégation et de sacrifices de générations de militants. On ne peut par conséquent que se poser des questions sur les raisons qui inspirent cet aveuglement de Thierry Lepaon. Comportement totalement irrationnel ou autre chose?

Contrairement à Jean-Louis Moynot je ne fais pas le même bilan sur les causes de la crise que traverse la CGT, crise qu’on ne saurait dissocier de celle du  syndicalisme en France, en Europe et dans le monde.

Pour ma part  je pense que ces 20 dernières années ont été caractérisées par un étouffement du libre débat sur ce que doit être notre vision du syndicalisme du 21 ème siècle face à une crise systémique du capitalisme, un aiguisement des luttes de classes et des tensions internationales sur de nombreux sujets.

Plutôt que d’élever le niveau de sa riposte la direction de la CGT à préféré faire le choix d’un volontarisme totalement coupé des réalités.   La priorité est ainsi devenue la mise en œuvre d'une orientation qui doit tout à l'accompagnement des politiques sociales libérales en France et en Europe, un refus d'organiser les convergences des luttes, une vision du syndicalisme rassemblé à sens unique qui s'est faite à son détriment et donc du rapport des forces, un abandon de notre action en faveur du renouveau du syndicalisme européen et international comme l’avait pourtant décidé le 45ème congrès!

Le syndicalisme dont la CGT se prévaut donne ainsi l’impression d’être dans une impasse, incapable d’anticiper, et de se faire entendre de la masse des travailleurs. Elle s’est même progressivement coupée de ceux, en  particulier les chômeurs et les précaires qui sont devenus les laissés pour compte ! Ne sommes nous pas passés d’un “monde de pauvres sans travail à un monde de pauvres avec un travail”? Que faisons nous ?

Ainsi malgré la prise de pouvoir “des usurpateurs” comme Susan George nomme les multinationales malgré l’Europe vassale qui a élevé l’Euro au rang de nouvelle religion et malgré des institutions syndicales qui ne sont que des rouages de l’UE la CGT a persévéré dans une voie sans issue! Ce n’est pas la CES/CSI ou la CFDT qui ont changé mais bien la CGT.

C’est sur ce fond de scène que depuis des années le refus d’entendre et de débattre est devenu dans la CGT une seconde nature, le culte du dialogue social avec le patronat et les gouvernements de droite comme de "gauche" est devenu  un passage obligé! Tout cela a été aggravé par la lutte des places, celle des clans et des courtisans. Cela a conduit à un  recul sans précèdent de la démocratie interne.

Comme Jean-Louis Moynot j’ai connu une époque ou les débats internes étaient fermes et d’un contenu élevé, aujourd’hui on se complait dans des discussions d’édredons, tout en veillant à en exclure ceux qui ne partagent pas la vision des dirigeants et qui osent le dire.

L’institutionnalisation, la bureaucratisation et même la corruption ont conduit notre syndicat à prendre de plus en plus des distances avec les lieux de travail, les militants d’entreprises, les luttes et les solidarités pour lesquels nous sommes censés exister.

Quel serait l’intérêt d’une CGT ne vivant que pour elle-même ?

Il faudrait peut être qu’un jour la direction de la CGT se demande pourquoi l’abime s’est creusé à ce point entre son sommet et sa base. En fait nous assistons à une cacophonie ou l’on ne comprend qu’une chose la CGT n’est plus la même. On a même fait écrire sur le sujet  un livre par une journaliste des Echos, livre qui par ailleurs fourmille d’idées reçues et d’inexactitudes.

Dorénavant la référence est devenue pour les dirigeants confédéraux le modèle du syndicalisme européen version CES. Louis Viannet m’a dit une fois “nous ne resterons pas le dernier carré”. Où en sommes-nous aujourd’hui?

A cause de ce conformisme ou plutôt de cette mise en conformité la CGT a été conduite à remettre en cause son identité, son indépendance et ce qui faisait sa singularité dans le syndicalisme en France, en Europe, dans le monde. Aujourd’hui elle cherche à se situer en  démontrant qu’elle a changé, qu’au fond elle est une organisation comme les autres dans le monde bien policé du syndicalisme d’accompagnement. Pour le prouver, elle pratique depuis plusieurs années une forme de contrition d’autant plus surprenante qu’on ne le lui a pas demandé.

Nul ne saurait nier que le syndicalisme doit changer, bouger et tenir compte du monde dans lequel nous vivons! Mais dans le cas de la CGT cela ne s’est pas fait avec continuité dans le respect de ce qu’elle est (ou était), mais au prix d’une rupture avec ce qui était sa vision, ses principes, son identité.

En fait la CGT a un problème existentiel, elle ne sait plus dans quel camp elle est. Pourtant comme le disait Elsa Triolet “les barricades n’ont que deux cotés”. Il lui faut donc choisir!

Ce choix est devenu un enjeu pas seulement syndical mais aussi politique. Chacun mesurant ce a quoi conduit un changement de et dans la CGT.

Jean Louis Moynot qui n’a pas fait preuve d’indifférence à ces bouleversements auxquels nous assistons nous propose de persévérer dans cette voie! Or où en sommes nous?

Soyons pour une fois lucide: le syndicalisme européen est une faillite. Il est paralysé, en panne d’idées, artificiel, inexistant et comme KO debout. Ce syndicalisme de l’échec c’est ce que nous connaissons en France mais aussi, en Espagne, en Grande Bretagne et en Allemagne ou même le système de “cogestion” a été abandonné alors qu’il n’était rien d’autre qu’une version de l’association capital/travail! Dans tous ces pays comme dans le reste de l’UE non seulement aucun résultat n’a été obtenu ces dernières 25 années mais en plus le chômage et la pauvreté ont explosé, toutes les garanties sociales sont remises en cause, le service public est liquidé, le syndicalisme s’est partout affaibli en influence comme en force organisée.

En Grèce la politique de l’UE a précipité des centaines de milliers de personnes dans l’incapacité de recourir aux soins, les  retraites ont été considérablement diminuées, la pauvreté revêt désormais un caractère de masse. La Grèce est-elle le laboratoire expérimental imposé demain à l’ensemble des populations des pays de l’Union européenne et notamment la France ? Déjà dans sa directive Marchés publics, l’UE a introduit la possibilité d’une mise en concurrence des régimes obligatoires de protection sociale…

C’est là le seul bilan du dialogue social européen a l’égard duquel la CES procède par incantations dans l’espoir vain de voir changer les choses! Elle demeure ce qu’elle est au fond un rouage des institutions européennes!

Cela pourrait d’ailleurs s’appliquer également  à la CSI(Confédération Syndicale Internationale) dont Jean Louis Moynot a été un des avocats auprès de la direction de la CGT.

Jean-Louis Moynot parle de “transformation du capitalisme” ! Mais de quelle transformation s’agit il? Le MEDEF comme le patronat européen  ne donnent ils pas à eux seuls l’image de ce que peut être la rapacité du capital, son caractère foncièrement réactionnaire, totalement dépassée par les exigences de développement social et culturel de notre temps. Le capitalisme n’est il pas partout dans le monde synonyme de régression et de guerres, n’est il pas devenu un système anachronique. Au fond “la transformation du capitalisme” c’est avant tout et plus que jamais toujours du capitalisme! Pourquoi dire et faire comme si cela n’était pas le cas?

La question se pose donc en ces termes: somme nous oui ou non pour un aménagement du système en quelque sorte un capitalisme à visage humain ou pour reconnaitre la contradiction fondamentale de l’opposition capital/travail et donc lutter pour une rupture et un autre choix de société!

A cette question légitime nous préférons jusqu’à présent ne pas répondre et entretenir une ambiguïté.

Par conséquent il ne faut pas chercher bien loin les raisons de cet immobilisme du syndicalisme et de la CGT qui provoque son déclin comme force sociale, et l’affadissement de son projet d’émancipation humaine.

Voila pourquoi la CGT est confrontée non pas à des problèmes de dysfonctionnements mais bien à la place qui doit être la sienne et donc à la stratégie qu’elle se doit de suivre.

 Malgré ces évidences Thierry Lepaon et son équipe dont l’échec est patent nous parlent de changer mais dans une sorte de continuité, en quelque sorte comme le disait  Lampédusa “ il faut que tout change pour que tout reste identique”. Quant à Jean-Louis Moynot il nous propose de nous recentrer sur le modèle syndical européen comme la CES qui s’était indignée du vote massif des travailleurs français en faveur d’un rejet du projet de constitution européenne et ce à l’appel entre autre de la CGT.

Pour ma part je pense que nous devons faire le choix de principes, ceux du syndicalisme de classe, indépendant et démocratique. Ce ne sont pas des formules de rhétorique  voila pourquoi il faut leur donner du sens dans ce qui est notre pratique syndicale quotidienne et à tous les niveaux sans en exclure aucun ! L’unité et la cohésion de la CGT s’en trouveraient renforcées d’autant que s’il est une chose qui ne saurait se négocier ce sont bien les principes!

Ces principes ont toujours donné lieu dans la CGT, le Mouvement syndical français et international à des débats allant parfois jusqu’à la division et la scission. Ils furent depuis la naissance de la CGT animés d’une part par les tenants d’une vision réformiste et de collaboration de classe avec la bourgeoisie et d’autre part par les partisans d’une conception de luttes des classes et de rupture avec le capitalisme! Pour autant ce sont, ses débats, ses victoires et ses défaites qui ont forgé la CGT tout au long de son histoire, une histoire fondée sur les valeurs inséparables qui sont celles du Mouvement ouvrier français et international. Pendant près d’un siècle, elles ont valu un grand prestige international à la CGT !

Au fond cette crise de la CGT peut contribuer  à clarifier bien des choses. Si elle lui fait courir des risques évidents elle lui offre également l’opportunité de se dépasser en prenant les décisions qui s’imposent et que réclament un grand nombre de ses adhérents afin d’en sortir par le haut. C’est ce que propose l’appel “ Défendons la CGT " d’ores et déjà  soutenu par près de 700 militants et militantes et des dizaines d’organisations, nombre qui ne cesse de progresser. C’est la raison pour laquelle je le soutiens!

IL faut des actes forts, inciter partout à la libre parole, se réapproprier la CGT et décider par nous mêmes comme avec les travailleurs de quelle CGT nous avons besoin!

C’est pourquoi Thierry Lepaon doit démissionner, il est devenu un obstacle à l’unité et la cohésion de la CGT mais c’est  également le cas du bureau confédéral, et de la commission exécutive confédérale. Ils ont perdu toute légitimité. Enfin il faut que le CCN comme il en a le pouvoir décide d’un Congres extraordinaire dans les meilleurs délais ! Le CCN doit mettre en place un collectif transitoire jusqu’au Congrès avant la fin de 2015 afin d’animer le travail confédéral et impulser la bataille revendicative, les luttes et la préparation du 51ème Congres de la CGT.

 

Jean-Pierre Page

Ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT

Du RSA et des tarifs SNCF au 1er janvier 2015

 

28 Décembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #politique

 

Le RSA sera revalorisé(sic) et passera de 509,30 à 513,88 euros par mois, soit une augmentation de 0,9% pour une personne seule sans revenu d’activité.

Les tarifs de la SNCF augmenteront de 2,6% à la même date.

Bon, les 1,5 million de foyer qui perçoivent le RSA ne prendront pas le train. Ni les compagnies privés d'autocars que les hors-sols du gouvernement mettent à leur disposition pour voyager. Ben oui, ils ne voyagent pas ces gens-là, ni ne partent pas en vacances. Putains de mauvais citoyens! Ce n'est pas comme les toubibs qui font grève en allant skier ou se dorer la pillule sous le soleil des Caraïbes. Eux, ils savent qu'il faut consommer, nom d'un CAC 40, comme dit Macron le ministre de la banque Rothschild.

Manu militari Valls, lui, s'est fendu d'un laïus sur la classe ouvrière à Liévain. Ben oui, les élections approchent et les charlatans n'ont aucune honte. Dernièrement, il avait fait l'ouverture officielle de la campagne des Restos du coeur.

Allez, cassez-vous, pauvres c...!

Du RSA et des tarifs SNCF au 1er janvier 2015

Dimanche 28 décembre 2014

Un syndicalisme de COMBAT pour sortir de la crise...de la CGT

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Les « turbulences » subies par le premier syndicat du pays n'ont rien d'un hasard à la veille des élections de la fonction publique. L'orchestration elle-même, menée de main de maître, témoigne d'une précision dans la démarche qui montre bien qu'il ne s'agissait pas simplement de bousculer la CGT, mais de l'affaiblir considérablement. L'échec, au moins partiel1, de cette opération n'a cependant pas épargné les milliers de militants qui restent choqués par les révélations. Mais c'est surtout l'attitude des dirigeants de la confédération qui sème un doute profond. 

Dès début octobre, Michel Noblecourt, auteur du blog « Question(s) sociale(s) », fait état des « turbulences » auxquelles Thierry Lepaon continuerait à faire face depuis son élection controversée en mars 2013 lors du 50ème congrès. On omet néanmoins de révéler les vraies raisons de ces turbulences. Elles n'ont rien de personnelles et sont en partie une réponse aux frustrations des militants de la CGT, face aux attaques et aux victoires inouïes du patronat sur les acquis sociaux. Le secrétaire général répond sereinement qu'il ne se fait pas d'inquiétudes particulières pour un mandat qu'il compte renouveler... en 2016. Deux ans avant l'échéance, on remet ainsi en lumière des contestations qui ne révèleront leur dimension que quelques mois plus tard, au moment des élections de la fonction publique. Coïncidence ? 

A peine vingt jours après la parution de cet article précurseur, le journal hebdomadaire « Le canard enchaîné » révèle un premier scandale dans un article faisant état d'un devis pour la rénovation de son appartement à près de 150 000 euros. La division s'installe dans la CGT. Particulièrement évidente lors de la manifestation du 15 novembre contre l'austérité à l'appel du collectif 3A – Alternatives à l'austérité –, où plusieurs fédérations et de nombreuses unions départementales se sont jointes aux cortèges malgré la consigne de la confédération de ne pas participer, Thierry Lepaon s'interroge sur l'image que peut refléter cette désobéissance dans les médias. 

Un mois après la première révélation du Canard enchaîné, le 26 novembre, appuyant l'idée d'un « embourgeoisement » du premier syndicaliste de la CGT, on apprend que Thierry Lepaon aurait bénéficié de la rénovation complète de son bureau au siège de la confédération pour un montant de 62 000 euros. Dans son blog « Question(s) sociale(s) », Michel Noblecourt rappelle avec insistance les termes de Thierry Lepaon qui accuse dès octobre le Parti de gauche d'instrumentaliser la CGT. Il y aurait mis bon ordre et les infiltrations de l'organisation auraient été expurgées. Pourtant, les tensions persistent... et semblent contredire les causes de la crise analysée par Thierry Lepaon. Le 1er décembre, soit trois jours avant l'importante échéance des élections dans la fonction publique permettant d'évaluer la représentativité d'un syndicat qu'on dit en baisse, « L'Express » publie une dernière affaire révélant le bénéfice au profit de Thierry Lepaon d'indemnités de départ, perçues dans le cadre d'une procédure de rupture conventionnelle de la part de la région CGT qui l'employait. C'est le coup de grâce ! Cette fois, on titre « Thierry Lepaon acculé à la démission ». 

Le 5 décembre, la rumeur persistante de sa démission est démentie par la confédération qui annonce une réunion de la Commission exécutive confédérale le 9 décembre. De plus, il est prévu de tenir avant le 16 décembre une réunion des secrétaires généraux des organisations pour « permettre le débat le plus large dans la CGT ». L'Union régionale d'Ile-de-France et plusieurs fédérations sont vent debout et exigent la tenue d'une session extraordinaire du Comité confédéral national (CCN), seul organe souverain entre deux congrès. On flaire les combines avec certaines fédérations et unions départementales que Thierry Lepaon cherche à rallier au détriment de la démocratie et de la transparence due aux adhérents. La démission du trésorier de la CGT, Eric Lafont, le 9 décembre, ne fait qu'amplifier un climat de méfiance et d'insatisfaction généralisée. 

Les réactions sont vives au sein de la CGT, car « l'affaire Lepaon » n'est que le révélateur d'une crise plus profonde. Elle prend ses racines dans le tournant réformiste pris et confirmé par la CGT lors de son adhésion à la Confédération européenne des syndicats (CES) en 1999. Cette organisation, dirigée au début des années 2000 par l'ex-numéro un de la CFDTNicole Notat, prône le dialogue social comme modèle de rapprochement entre syndicats de salariés et patronat au niveau européen. La stratégie de ces syndicats dits réformistes, dont on peut constater aujourd'hui les dégâts par la régression généralisée, est appliquée ainsi loin des bases syndicales sans consultation démocratique. Les salariés n'ont plus qu'à subir les effets de décisions prises à l'échelle européenne et les manifestations « européennes » des syndicats affiliés n'ont pour le moins pas le même écho, ni la même efficacité que celles organisées en France. L'Europe néolibérale tient ainsi les syndicats d'une main de fer pour mieux imposer une politique économique qui vise à libérer les pays de l'Union européenne de leur carcan légal. Ce sont les patrons européens, aidés par les gouvernements social-démocrate, qui se frottent les mains... Et les salariés continuent à plonger dans la précarité.

Le 10 décembre 2014

source: les eaux troubles

Dimanche 28 décembre 2014

Lorsque les « entrepreneurs » arnaquent le gogo sans entrave [UL CGT Dieppe]

Optimum Call Dieppe: lorsque les "entrepreneurs" arnaquent le gogo sans entrave

optimum- Call Dieppe

Optimum Call à l'époque où les "entrepreneurs" recevait 23 000 euros de subvention de l'Agglo-de-Dieppe pour "créer" 45 emplois... qui ne seront jamais plus d'une douzaine (de "stagiaires")

(photo Les-Informations-dieppoises)

*****

On nous assène en permanence, dans les médias, qu’il serait bien d’entreprendre; que le monde de l'entreprise serait un monde de "bisounours"; que les entrepreneurs devraient donc pouvoir "entreprendre sans entrave", pour... "créer des emplois".

L'affaire d'Optimum-Call de Dieppe montre qu'il y aurait pourtant lieu de se méfier des "entrepreneurs", si l'on ne veut pas se faire rouler dans la farine.

L’entreprise Optimum Call Dieppe vient de mettre la clé sous la porte après avoir bénéficié d’un local gratuit sur la zone Eurochannel, et touché 23 000 euros de subvention de l’Agglo de Dieppe pour à peine six mois d’existence.

C'est au début 2014, qu'Optimum Call Dieppe a « entrepris, sans entrave », de faire la cour des élus de l'agglo pour avoir des subventions. Leur projet annoncé était la création d’un « centre d’appel ». Évidemment, l’annonce de la création d’un centre d’appel ça fait rêver, car un vrai centre d’appel (en 2014) c’est au minimum 300 emplois ; et, dans une région que le chômage gangrène, 300 emplois cela ne laisse pas indifférent.

Déjà les élus auraient pu immédiatement s'inquiéter, car la société ne promettait de n'embaucher dans leur "Centre d'appel" que 45 CDI, et encore... progressivement, et encore... après quelques mois de formation.

Mais les patrons furent accueillis à bras ouvert par les responsables de l’Agglo, auquels ils avaient fait miroiter une perspective de chiffre d'affaire de 1,8 million d’euros. ("On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre" dit le proverbe)

En réalité ce qu’Optimum Call annonçait vouloir installer, n’était évidemment absolument pas un centre d’appel. Commençant avec 12 stagiaires — qu'ils renouvelèrent semble-t-il 3 fois —, il s'agissait tout juste un petit standard téléphonique, plus petit que le Service client Orange du Val Druel, en fait un petit centre de formation ambulant. Car, en dessous de 300 emplois, tout le monde sait que le terme de Centre d'appel est abusif !

Et, non seulement les emplois promis n’ont pas été créés, mais les deux actionnaires de cette petite entreprise étant en même temps les propriétaires d’une société de formation, ils ont touché directement les 80 000 euros  de subventions de Pôle Emploi pour former... de futurs chômeurs,... tout en faisant du chiffre d’affaires pendant la formation des salariés.

Il semble qu'Optimum Call n’en était pas à son coup d’essai : il avait tenté la même démarche dans la région de Périgueux en février 2014, mais à l’époque le conseil d’Agglo du Grand Périgueux avait fait marche arrière, et échelonné le versement des subventions (au total 30 000 €) sur plusieurs années, trouvant que « Tout n’était pas clair ». Là aussi on avait annoncé aux élus, le même chiffre qu'à Dieppe: la création de 45 emplois; hasard ?

Soyons assuré que ces affairistes vont sans doute continuer leur petit trafic ailleurs, c'est à dire à faire travailler des employés payés parPôle Emploi — sous prétexte de formation — tout en touchant des subventions publiques.

Mais "c'est la mode" ! Pourquoi s'en priveraient-ils, puisque même du plus haut de l'État, encouragé par le Medef, on habitue les entrepreneurs à recevoir des subventions sans aucun contrôle ?

N'est-ce pas, par exemple, la logique qui prévaut avec le CICE ? Le fameux "Crédit d'Impôt Emploi Compétitivité", on nous avait dit "c’est pour l’emploi", mais on les attend toujours ! Et le gouvernement a interdit tout contrôle des fonds versés ! "Prenez, prenez, et faites en bon usage...": En conséquence les dividendes des actionnaires ont explosés en 2014, le CICE servant de pompe à fric venant de nos impôts pour engraisser les gavés ! Et soyons assurés qu'ils vont bien fêter cela à la Bourse, et "au champagne", le 31 décembre 2014 !

A la CGT, nous savons que le monde de l'entreprise n'a rien d'un monde de bisounours. "Les affaires sont les affaires", n'est-ce pas ? Nous prétendons donc, et depuis longtemps, qu'il faudrait contrôler les subventions publiques que l'on verse aux entreprises.

D'autant qu'un rapport récent de l’Inspection générale des finances (IGF, 2013) a estimé le montant des aides publiques versées par l’État central et les collectivités locales bénéficiant aux acteurs économiques à 110 milliards d’euros, soit 1600 euros par habitant (en comptant aussi les enfants) !!! Énorme !!!

La petit arnaque Optimum Call n'est donc qu'une goutte d'eau dans un océan de subventions, qui ne créent aucun emploi, mais enrichissent toujours les mêmes.

source: le blog de l'UL CGT de Dieppe

Médecins libéraux en cessation concertée de travail. Les pistes sont encombrées.

Publié le 24 Décembre 2014

Tiens ? Eux

ne prennent

personne

en otage ?

Médecins libéraux en cessation concertée de travail. Les pistes sont encombrées.

A voir les réactions de la presse qui ne parle pas d'otage alors que « ce mouvement va se poursuivre et encore s'amplifier entre Noël et le Nouvel An ». cela ne doit pas rentrer dans la configuration habituelle d'un mouvement social.

Quand un(e) cheminot(e), un(e) infirmier(e), un(e) agent de la RATP (et tous les autres, ceux qui n'ont pas de plaques vissées sur leur hall d'entrée) doivent faire grève pour se défendre, de Pernaud à Pujadas en passant par la PQR et presque toute la PQN, ils "prennent le pays en otage".

Pas de Gattaz au 20h00 pour hurler contre les étrangleurs du pays silence côté gouvernement (pourtant Le Guen le kleptofiscal, n'est pas Toubib ?) Mais enfin une prise de conscience pour la première fois une grève ne met pas en colère le Figaro. Touché par la grâce des luttes sociale, le Dassault' Newspaper ne monte pas au créneaux pour stigmatiser ces nantis à 1800 €/ mois (c'est vrai qu'en moyenne c'est 7 fois plus).

Carricature ? regardez autour de vous et regardez les formes de représentations politiques : Combien de médecins libéraux élus de droite (cela commence avec Le Guen à Paris à l'Extrême  droite) dans les communes, cantons, régions, au parlement) combien de cheminot(e) agent(e)de la RATP ou infirmier(e) dans les mêmes postes ? 

Quand des médecins libéraux qui ne vivent (généreusement) que grâce à la Sécu que les dits grévistes péri smicard doivent défendre bec et ongle y compris par la grève, contre les coups portés par la réaction dont les caciques de l'ordre (d'origine pétainiste) des médecins, là, pas de prise d'otage. Mais c'est la queue aux remonté&es mécaniques, la montagne refuse du monde. Dans ces queues, les sujets de conversations gravitent entre le prix de la dernière tablete informatique la célérité du version essence du 4x4 (on a les moyens d'être écolo) et les vols annulés d'easy jet ou chacun le sait les femmes de ménages et gars du bâtiments sont la masse des clients durant les fêtes de fin d'année. 

Sur les pistes, depuis maintenant 20 ans, ils n'y a d'ouvrier* : que le personnel des pistes, des bars et restaux, les pisteurs et les moniteurs tous en CDD permanents (quand du coté commerce ils ne travaillent pas au black -c'est çà ou tu te casses!- et les algécos non chauffé près de la déchetterie).

Chacun notera que le "taux de grevistes" à caducé est inversement proportionel à la population smicarde du territoire où exercent notre échantillon représentatif de l'opportunisme revendicatif. (plus nombreux a débrayer dans les Haut de seine que dans la Seine St Denis, plus de cabinet fermé dans le vignoble bordelais que dans les corons du Nord Pas de calais. La santé serait-elle un enjeu de classe ? Et on nous l'aurait caché ?

Les mêmes qui se plaignent de leurs horaires harassants sont ceux qui depuis 40 ans acceptent et revendiquent le maintien du numérus clausus dans les facs de médecine pour limiter le nombre de praticiens afin maintenir leur rente payée par les salariés via la sécu alors qu'on manque de toubibs (la France en "importe" pillés dans le réservoir de pays qui en manquent encore plus cruellement, délocalisant la formation pour économiser sur les dépenses de santé et "limiter les déficits".)

Les mêmes qui pleurent sur leur revenus (à Paris à 6 consultations à l'heure à 30€ sur 5h00 cela fait 900€ jour, 4500 par semaine-hypothèse basse) sont les mêmes qui contestent le droit aux pilotes de ligne (diplomes, responsabilités, exigences de formation sensiblement équivalents) de faire grève. A-t-on déjà vu un médecin de Neuilly faire ses visites en lada de 10 ans ? 

Le cheminot fait grève près d'un Brasero et rarement pour les fêtes ou grands départs, ses gosses à la maison à bouffer des patates, le médecin libéral  c'est en famille à courchevel avec du saumon fumé entre Noël et l'Epiphanie.

Médecins libéraux en cessation concertée de travail. Les pistes sont encombrées.

Mais là, le Figaro comme les Zôtres disent pis que pendre quand ils luttent pour avoir moyens et salaires en conséquence des responsabilités pour tous les personnels.

Sachant que l'essentiel du parc des instalations des stations (remontées, équipements routiers et infrastructures ect. ont été créés grâce aux comités d'entreprises, au tourisme social et d'éducation populaire, grace aux cotisations des salariés des entreprises liquidées ensuite par la casse industrielle et les délocalisations, les offices de tourismes et leurs élus récupérant la manne et n'ayant qu'à assurer entretient et maintien à niveau)

Rédigé par Canaille Lerouge

Vendredi 26 décembre 2014

CGT : Thierry Lepaon soutenu par le ministre socialiste du Travail, François Rebsamen ! selon le Canard Enchaîné

Jeudi 25 décembre 2014

Quand Thierry Lepaon n'était pas contre l'ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs...

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Vote de l'avis sur l'ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs (SRV)

Plénière du 27 juin

Avis présenté par M. Jean-Marie GEVEAUX et M. Thierry Lepaon 

et préparé par la section de l’aménagement durable des territoires et la section du travail et de l’emploi

Dans le cadre de la libéralisation européenne du ferroviaire, le fret international a été ouvert à la concurrence en 2003, le fret domestique en 2007, les services internationaux de voyageurs en 2010.

Le règlement Obligations de service public (OSP) de 2009 prévoit l’obligation de rendre possible, pour les autorités compétentes, une ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional de voyageurs d’ici décembre 2019, sans interdire de recourir à une attribution directe ou à une régie.

Si avantages et inconvénients de la concurrence en matière de transport ferroviaire sont discutés, un consensus existe sur le fait que la concurrence n’apportera par elle-même de solution, ni au mauvais état du réseau ferroviaire, ni à la complexité de la gouvernance du ferroviaire en France, ni au manque de moyens financiers des régions au regard de la demande sociétale de développement du ferroviaire.

Le consensus porte aussi sur la place du ferroviaire dans le développement industriel et l’intérêt de développer cette filière.
Nombre d’acteurs s’accordent par ailleurs à reconnaître que, puisque l’ouverture doit intervenir, il faut s’y préparer : la Commission européenne élabore en effet pour la fin 2012 un 4ème « paquet ferroviaire ».

L’ouverture à la concurrence du ferroviaire en Allemagne et au Royaume-Uni montre, malgré les spécificités de ces pays, que, progressive et maîtrisée, celle-ci peut s’accompagner d’un développement du transport ferroviaire régional de voyageurs. Celle du fret ferroviaire en France illustre à l’inverse les inconvénients d’une ouverture à la concurrence tardive et mal préparée.

  • Résultats du vote : 136 pour, 25 abstentions, 2 contre

Jeudi 25 décembre 2014

Lettre d'un postier à Thierry LEPAON ...tout simplement !

Lettre-timbre.jpg

Au camarade Lepaon,

Je ne sais pas si tu recevras cette lettre, mais elle servira au moins à faire partager mon avis sur le sujet. Dans un premier temps, je tiens à te dire que j'approuve entièrement le communiqué de l'UD CGT des Bouches du Rhône.

 

Dans un deuxième temps, j'ai été appelé comme tant d'autres militants à me déplacer pour mes activités syndicales pour ma fédération FAPT. A part le prix du voyage et de la chambre d'hôtel, tous les autres frais, y compris la nourriture, étaient à ma charge et je trouve cela tout à fait normal.

 

Alors que des chômeurs ou des retraités se privent parfois de l'essentiel pour payer leurs cotisations, j'en profiterai pour me payer ne serait-ce qu'un café ? Mais mon camarade, je n'en dormirai pas. Si toi tu le peux, je ne t'envie pas. Mais c'est une question de conscience. De toute évidence, nous n'avons pas la même.

 

Alors tu comprendras aisément, que prime de déplacement et logement de fonction cela ne passe pas. Cela est contraire à la motivation de générations de militants qui ont fait  la CGT. Dans un troisième temps, je tiens à te dire que je ne hurle pas avec les loups. Et que si la CGT est aussi en difficulté avec cette affaire, je n'en porte aucune responsabilité.

 

C'est la tienne qui est engagée et tu devrais en tirer toutes les leçons. Aux sujets des médias, ne font- ils pas leur travail?  Celui de l'affrontement idéologique de classe. Je n'aurais jamais pensé que je devrais dire cela, un jour, à un secrétaire général de la CGT.

 

Pour autant, tu comprendras qu'à ce jour ce n'est à moi de quitter la CGT et que je reste syndiqué.

 

Tu comprendras alors aisément que je ne te dise pas.

 

Fraternellement.

 

 

Paul BOUCHIC

Un syndiqué retraité FAPT parmi tant d'autres.

 

source : CGT La Poste retraités 13

Mercredi 24 décembre 2014

La Fédération de la Construction CGT demande la DÉMISSION RAPIDE de Thierry LEPAON [France Info]

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Thierry Lepaon, le numéro 1 de la CGT, compte bien tout faire pour rester à la tête du syndicat. Il l’a dit jeudi sur France Info. Serge Pléchot, le secrétaire général de la Fédération de la construction de la CGT, demande, lui, ouvertement, sa démission. Il s’en explique ce samedi matin sur notre antenne.

*****

Vous demandez la démission de Thierry Lepaon, pourquoi ?

"Ce n’est pas moi qui demande, c’est notre commission exécutive fédérale qui s’est réunie mardi 16 décembre et qui à l’unanimité a effectivement demandé la démission le plus rapidement possible du secrétaire général de la CGT. Parce qu'aujourd’hui on est dans le discrédit total, on est dans un conflit latent et dans une période grise foncée pour la CGT".

 
 

Sur France info jeudi, Thierry Lepaon s’est expliqué sur les 26.000 euros  qu’il a perçus au moment de quitter le comité régional de Normandie de la CGT pour rejoindre le niveau national. "Au moment de mon départ, comme j’ai vécu trois années de chômage - j’étais militant bénévole - les camarades ont souhaité m’indemniser, me faire plaisir, en m’offrant six mois de salaire avant mon départ", a-t-il dit. Qu’en pensez-vous ?
 
"Une décision telle que celle-là est prise localement, donc je n’ai pas à juger de la décision qui a été prise par le comité régional de Normandie. Mais faire plaisir à un camarade est une chose, le faire avec l’argent de la CGT, et notamment, puisque ça serait à priori la confédération qui aurait réaffecté cette somme de ses comptes sur  le comité régional, on trouve que ce n’est pas juste".
 
 

Thierry Lepaon affirme par ailleurs qu’il aurait découvert, après coup, le montant des travaux pour son appartement de fonction et pour son bureau. Est-ce que vous le croyez ?
 
"Ce n’est pas une question de croire ou de ne pas croire. Moi, lorsque lors de la réunion du 4 novembre il nous dit qu’il n’était au courant de rien et que le 5 au matin, sur un média national, il dit : 'Vous auriez vu l’état de la moquette'… ça veut bien dire qu’il avait bien vu l’état de l’appartement avant que les travaux soient engagés".
 
"Il (Thierry Lepaon) n’a rien fait d’illégal mais cette accumulation de choses fait qu’aujourd’hui, et Thierry Lepaon et toute la CGT est discréditée tant auprès des employeurs et des salariés que nous défendons que sur la place publique".
 
 

Le parlement de la CGT, le comité confédéral national, est la seule instance qui peut aujourd’hui révoquer Thierry Lepaon. Elle se réunira le 13 janvier. Est-ce un scénario possible selon vous ?
 
"C’est un scénario possible puisqu’il a été fortement demandé à Thierry Lepaon de démissionner, comme ça l’est encore aujourd’hui par tout un tas d’organisations de la CGT. A priori, il se donne un délai jusqu’au 6 février pour prendre une décision mais si cette décision n’est pas prise au 6 février, on pourrait aller sur une révocation. Evidemment, il y a des modes de vote pour obtenir la révocation du secrétaire général et ça pourrait intervenir au 13 janvier."
 
"Au sein de la CGT il faut trouver une solution rapide. Et le fait de dire par notre secrétaire général : 'Je ne suis pas le rat qui quitterai le navire', rien que l’image et le fait d’employer le terme de rat n’est pas juste. Moi je ne souhaite pas que ce soit le capitaine numéro 2 du Concordia".
 
 

Y a-t-il aujourd’hui un risque de scission au sein de la CGT ?

"Je pense que les militants et les dirigeants de la CGT sont assez intelligents pour trouver une position commune qui permettrait que la CGT sorte grandie de ça. Mais c’est un risque".

source : france info

Mercredi 24 décembre 2014

Livret A : Les épargnants puisent dans leurs réserves pour faire face à la baisse des salaires et des pensions

 

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Source: la CGT Logement.

A l'évidence, les détenteurs d'un Livret A — c'est à dire trois Français sur cinq — puisent dans leurs réserves pour faire face à la baisse des salaires et des pensions.

Il est vrai que le Livret A souffre dépuis le 1er août 2014 d'une rémunération historiquement basse — à 1% sous prétexte de la faiblesse de l'inflation — mais cela ne suffit pas à expliquer que leurs détenteurs aient effectué, pour le septième mois consécutif, davantage de retraits que de dépôts en novembre, à hauteur de 1,25 milliard d'euros, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts.

Les mois de septembre, octobre et novembre sont, d'ailleurs, traditionnellement difficiles pour ce livret puisque, à cette période, les épargnants ont tendance à puiser dans leurs économies pour faire face aux dépenses de rentrée, au paiement des impôts et à l'achat des cadeaux de fin d'année.

Sur les onze premiers mois de l'année, la décollecte (la différence entre les retraits et les dépôts) s'est creusée pour s'établir en cumulé à 5,84 milliards d'euros. Ce système d'épargne populaire va donc terminer l'année dans le rouge. Pareille situation s'était déjà présentée au cours de la dernière décennie, par exemple en 2005 où la décollecte avait atteint 3,43 milliards d'euros.

En octobre, les retraits avaient déjà été supérieurs aux dépôts à hauteur de 2,93 milliards d'euros.

Au total, 361 milliards d'euros étaient déposés fin novembre sur le Livret A et le Livret de développement durable), dont les "encours" permettent notamment de financer les HLM, et l'ensemble du système de logement social.

Mercredi 24 décembre 2014

VAL-DE-MARNE : Les territoriaux CGT de VILLEJUIF demandent la tenue d'un CONGRÈS confédéral EXTRAORDINAIRE

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Mercredi 24 décembre 2014

La FSU et ses syndicats doivent CHANGER DE CAP ! [Déclaration de militants syndicaux]

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DÉCLARATION DE MILITANTS SYNDICAUX FSU

LA F.S.U. ET SES SYNDICATS DOIVENT CHANGER DE CAP !

LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

 SUFFIRONT-ILS POUR RAMENER LES DIRIGEANTS

 DE LA F.S.U. AU PRINCIPE DE RÉALITÉ ?

Car les chiffres sont sans appel : dans tous les collèges électoraux ou presque, la F.S.U. et ses syndicats régressent, parfois de manière spectaculaire – notamment dans les corps des certifiés et des agrégés, bastions traditionnels du S.N.E.S..

A l’inverse, les syndicats d’accompagnement des contre-réformes, S.G.E.N.- C.F.D.T. et U.N.S.A., sont stables ou progressent légèrement, portés par la campagne insidieuse en leur faveur de certains chefs d’établissement : il ne sert à rien à la F.S.U. d’accompagner de manière critique les contre-réformes Peillon-Fioraso, ceux des enseignants qui « marchent » à fond dans le démontage libéral-maastrichtien de l’école préfèreront toujours le modèle (contre-) réformiste à la copie édulcorée et « critique » fournie par la F.S.U. Par ailleurs, F.O. progresse fortement, ainsi que le S.N.A.L.C. qui capitalise sur des bases conservatrices la résistance croissante de bien des enseignants au démontage des disciplines et au discours pseudo-pédagogique qui cible en permanence les savoirs, les disciplines scolaires et le rôle propre des professeurs (plus de notes, plus de disciplines, plus de sanctions, plus de redoublements – et aucun dispositif de soutien aux élèves en difficulté pour les remplacer… - culpabilisation totale et permanente de l’enseignant et du fonctionnaire…).

Dirigeants de la F.S.U., du S.N.U.I.P.P. et du S.N.E.S., qu’avez-vous fait du grand espoir né en 1995 lors des grandes luttes de décembre contre le démontage euro-libéral de la République, alors qu’enfin le SNES et la toute nouvelle Fédération unitaire émergeaient de la F.E.N. et de sa collaboration insidieuse à la casse de l’école ? Avant tout soucieux d’affilier la F.S.U. à la très maastrichtienne Confédération Européenne des Syndicats, de donner des gages à l’idéologie bobo et à la sacro-sainte « construction européenne », désireux de rompre au plus vite – comme la direction actuelle de la C.G.T. – avec la culture syndicale « lutte de classe » et clairement républicaine d’U. et A. (défense de l’Education nationale, des statuts et des concours nationaux, d’une laïcité dynamique et critique à l’opposé des consensus conformistes en vigueur, des disciplines universitaires nettement identifiées, tout cela dans la perspective d’une E.N. démocratique et de qualité), l’actuelle direction d’U.A. et de la F.S.U. a ringardisé toute référence claire à la lutte anticapitaliste, à l’exigence d’une transformation sociale forte, à la résistance à cette U.E. néolibérale et atlantiste qui n’apporte qu’austérité salariale sans fin, démontage du service public « à la française », casse des retraites et de la Sécu, destruction du « produire en France » (et à travers lui, de la classe ouvrière « rouge », la vieille alliée des enseignants !) et des grands acquis de la Révolution française, des lois laïques de 1905, du Front populaire et du C.N.R. qu’il est presque devenu impossible d’alléguer sans se faire traiter de « nationaliste » !

Le résultat est que les personnels de l’E.N., la jeunesse scolarisée et à travers eux, le monde du travail (les conventions collectives sont calées sur les qualifications nationales certifiées par l’E.N. et par l’Université à travers cette clé de voûte du système social français que reste le baccalauréat national), sont gravement fragilisés à l’heure où le M.E.D.E.F., l’U.E. d’A. Merkel et les gouvernements successifs P.S. et U.M.P. à leur dévotion s’attaquent à toutes les conquêtes du peuple français, et notamment à l’école publique, en vue de lui substituer le « grand marché éducatif » programmé par les accords européens et transatlantiques.

Le résultat, c’est aussi que le F.N. et l’U.M.P. ont les mains libres pour usurper et dévoyer dans un sens xénophobe la République indivisible, la laïcité républicaine et la souveraineté de la nation. Il est temps que les syndiqués demandent des comptes à cette direction nationale à la dérive et qu’ils construisent par eux-mêmes, en se fédérant à partir des établissement, les bases d’un ressourcement d’U. et A. et des syndicats de la F.S.U.. Non, les notions d’indépendance nationale, de République laïque, une et indivisible clairement opposée à la contre-réforme territoriale (métropoles, euro-régions parfois« transfrontalières »…)

Oui, il faut revenir à la défense intransigeante des statuts, des disciplines scolaires saccagées, de la mission d’instruire et d’éduquer, du respect élémentaire dû aux personnels de l’E.N. par les décideurs économiques et politiques.

Oui, il faut cesser d’opposer les évolutions pédagogiques portées par les enseignants eux-mêmes à la défense des acquis du corps enseignant, de leur salaire, de leur retraite, de leur protection sociale, de leur défense face aux incivilités et aux violences, en un mot de leur dignité professionnelle et civique.

Oui il faut s’opposer de front à ce gouvernement de droite entièrement acquis au M.E.D.E.F., à l’U.E. et à l’O.T.A.N., qui multiplie les guerres néocoloniales et qui serre les cordons de l’austérité en ouvrant un boulevard à la pire réaction.

Faudra-t-il pour cela créer un nouveau courant intitulé « Action et Unité » ? Le débat est ouvert mais il est devenu insupportable pour les militants de terrain de se voir brocarder par certains responsables qui n'acceptent pas la moindre critique de la ligne nationale quelle qu'en soit la thématique. En tout cas, ne nous laissons pas dérober l’outil F.S.U. construit par des générations de syndicalistes de lutte.

 

Le  19 décembre 2014

 

Vincent Flament, Georges Gastaud, Lucas Gastaud, Fadi Kassem, Laurent Nardi, Jany Sanfelieu, Jean-Pierre Sienkiewicz, Karine Van Wynendaele (SNES-FSU) 

Annie Lacroix-Riz, Denis Lemercier (SNESUP-FSU) 

Patrice Leguérinais (SNUIPP-FSU) 

Marion Gandiglio (non syndiquée, ex-SNES- FSU)

                             

source : FSC

Mercredi 24 décembre 2014

CGT : signez l'appel national pour une CGT de lutte de classe

 FAIRE DE CET APPEL 

 UN MANIFESTE A SIGNER 

 PAR TOUS LES MILITANTS 

« Un sursaut est nécessaire.

  Que les bouches s’ouvrent »

La CGT appartient à ses syndicats,

assumons nos responsabilités               

Les événements qui touchent la CGT depuis quelques semaines sont d'une rare gravité dans notre histoire. Des dirigeants et militants sont mis en cause publiquement dans leur intégrité. Apres avoir provoqué l'étonnement, les faits rapportés ont fait place  à l'inquiétude, puis à la colère et c’est elle qui domines parmi  les syndiqués, les militants mais aussi les travailleurs. Il ne s'agit pas seulement de problèmes de dysfonctionnements comme certains ont voulu l'expliquer, il s'agit d'une grossière violation des règles de vie de la CGT.

Les principes et les valeurs qui ont fait l'identité et le prestige de la CGT sont aujourd’hui entachées par des pratiques irresponsables, étrangères à la conception d'un syndicalisme de classe forgé pendant plus d'un siècle par des dévouements, des engagements et des sacrifices. Ceux qui en sont à l'origine comme ceux qui les entourent et ont laissé faire, doivent collectivement et sans délai quitter les responsabilités qui leur ont été confiées par les syndicats et le Comité Confédéral National (CCN). Ils ont perdu toute crédibilité et représentativité pour parler au nom de la CGT. C'est là une question d’étique et de politique syndicale à laquelle aucun d'entre eux ne saurait être dispensé de répondre!

Ils ont commis un tort sans précédent et doivent rendre des comptes à toutes celles et tous ceux qui assument et représentent la CGT au quotidien dans les entreprises, comme aux côtés des privés d'emploi, des retraités, ceux qui ont la tache de parler chaque jour au nom de celle-ci et qui vont devoir expliquer comment et pourquoi tout cela a été possible.

Au risque qu'elles se renouvellent demain de telles "affaires" ne sauraient se régler à travers la rivalité des clans, ou par les luttes stériles d'appareil, de dirigeants qui ont failli aux responsabilités qui leur avaient été confiées et qui de plus ont fait le choix de vivre totalement en dehors des réalités qui sont celles des travailleurs. Il n'y a pas les droits pour certains et les devoirs pour les autres. Ceux qui ont été élus dirigeants doivent payer d'exemple. Cette crise que nombreux pressentaient ne se résoudra pas en cédant aux pressions d'où qu'elles viennent et pas davantage en procédant simplement à quelques remplacements de personnes !

Ne pas prendre les décisions qui s'imposent ne ferait que retarder les échéances et reviendrait à s'accommoder des graves manquements et du discrédit créé. Tout cela ne pourrait qu'affaiblir durablement la CGT,  mettre en cause sa place au sein du syndicalisme en France comme sur le plan international, et à terme son existence même. Les travailleurs qui ont tant besoin de s'organiser et de lutter pour leurs droits en paieraient le prix. Le patronat et le gouvernement trouvent là une nouvelle occasion de s'en prendre au monde du travail. C'est ce qu'ils font  en intervenant directement dans la vie de la CGT et en spéculant (déjà !) sur les noms de celles ou ceux qu’ils voient être califes à la place du calife.

Ce qui est sans doute "la pointe émergée de l'iceberg" n'est-il pas au fond le résultat d'une rupture avec ce qui était la CGT ? N'est-ce pas le résultat d'une capitulation qui a contribué à démobiliser, à désarmer et démoraliser les militants et les travailleurs eux-mêmes ? Une conception du syndicalisme rassemblé mise en œuvre au début des années 9O totalement dépassée mais qui en fait est utilisée pour privilégier les rapprochements avec la CFDT - dans le but de recomposer le  mouvement syndical français et remettre en cause l'indépendance de la CGT. La négociation au détriment de l'action, les gages donnés au patronat et au gouvernement, l'institutionnalisation, la fonctionnarisation et la bureaucratisation de l'appareil confédéral et de sa direction ont contribué de par leurs orientations au désengagement de la CGT dans les luttes comme aux nécessaires solidarités avec ceux qui résistent. C’est cette démarche qui a abouti à faire de la CGT une organisation dirigée aujourd’hui par un secrétaire général avec ses  conseillers  non élus au détriment et à la place des instances élues CE et CCN, dont les débats et avis ne sont souvent pas pris en compte comme en témoigne, entre autres, le dernier CCN.

Les compromissions, les équivoques et les refus de débats sur les positions prises sur la Libye, la Syrie et Gaza, l'absence de soutien aux combattant-e-s de Kobane, la rencontre avec le CRIF le mépris affiché ou l’ignorance des expériences qui se mènent en Amérique Latine ont affecté l'image internationale de la CGT

L’alignement sur les conceptions réformistes du syndicalisme européen procède de la même démarche d’institutionnalisation et d’abandon d'un syndicalisme de lutte de classes. Le refus de s’affranchir du concept fumeux d’Europe sociale en est une illustration  qui conduit la CGT à ne plus demander par exemple l’abrogation de la circulaire sur les salariés détachés dont les salariés de la SNCM, entre autres, paient lourdement le prix.

Au plan national l’épisode de la volonté d’imposer la signature de l’accord sur la formation professionnelle. Les récentes déclarations à la presse du secrétaire général affirmant « qu’il n’y a pas d’opposition de principe entre patronat et salariés » ou celle selon laquelle il y aurait « effectivement un problème de coût du travail dans certaines professions ».

Le refus que l’assurance chômage redevienne ce qu’elle était dans son projet initial à savoir une branche de la sécurité sociale. Les  récentes propositions sur les seuils sociaux qui tendent à sortir le syndicat de l’entreprise au profit d’un syndicalisme institutionnel. Les tergiversations confédérales sur les lois dites de décentralisation ou sur l’appropriation collective des moyens de production et d’échange, c’est tout cela qui va à l’encontre d’un syndicalisme de lutte ancré là où se joue l’affrontement capital/travail.

La vie de l'organisation a été délibérément négligée et ce dans tous les domaines. La démocratie interne s'est atrophiée. L'expression de la CGT notamment à travers ses publications a été sabordée. La lutte des places, les ambitions personnelles dans une complète opacité sont devenues une façon d'être et de diriger. Ces comportements qui bafouent nos règles de vie conduisent à remettre en cause le fédéralisme qui nous caractérise comme un autre exemple le prouve avec  la volonté d’en finir avec une expérience unique en France et presque unique au monde d’un comité national des chômeurs « organisation confédérée particulière » pour en faire, en violation des statuts (art 20), un « dispositif » (sic !) sous la coupe de la direction confédérale.

Ainsi depuis des années le fossé n'a cessé de croître entre la confédération et l'ensemble des organisations de la CGT en premier lieu avec les syndicats d'entreprises.  Ce qui se produit aujourd’hui est le résultat d’une dérive qui ne cesse de s’accentuer depuis presque 20 ans et ne pouvait que provoquer cette crise dont toute la CGT va devoir payer le prix, d'autant qu'aucune justification ne pourrait réparer les graves erreurs qui ont été commises en son nom.

Il faut défendre la CGT.

Celle-ci a un rôle et une mission : être l'outil des travailleurs pour leurs luttes. La CGT n’existe pas pour elle-même, elle n’existe que par rapport aux intérêts du monde du travail. Toute la CGT se doit d'assumer les responsabilités qui sont les siennes et trouver une issue à cette situation sans précédent ! Nous devons le faire sans attendre avec courage et esprit de responsabilité.

Certains invoqueront sur l'air du complot, le besoin de préserver l'unité autour d'une direction dont pourtant le bilan est une faillite et l’unité de l’organisation qui est déjà très affectée par le recul de la démocratie et d’orientation de classe. Voilà pourquoi il faut imposer une complète transparence.

La CGT n'appartient pas à quelques-uns mais à ses adhérents.

Il y a urgence à rétablir les prérogatives qui sont les leurs et placer les changements nécessaires sous leur contrôle. Nous devons en finir avec le suivisme et le conformisme qui entravent l'action de la CGT. Il faut que les syndiqués demandent partout la parole et décident de quelle CGT ils ont besoin.

Pour cela les élections de représentativité passées il faut appuyer la demande de nombreuses UD et fédérations de la CGT pour la tenue d’un CCN extraordinaire dans les meilleurs délais afin que nous puissions répondre en toute clarté aux salarié-e-s qui nous interrogent, ce que n’ont pas pu faire les militants en campagne pour le vote CGT du 4 décembre questionnés par les syndiqués et les salariés.

Les adhérents de la CGT écœurés par ces pratiques condamnables, celles et ceux qui luttent depuis des années contre les dérives, les abandons et le barrage au débat en interne doivent se sentir confortés pour prendre toute leur place pour qu’ils se réapproprient leur CGT.

Le CCN doit maintenant jouer son rôle dans la situation exceptionnelle que rencontre la CGT et durant la période qui précédera la tenue d’un congrès extraordinaire.

Il doit définir des règles claires de fonctionnement de la confédération, de gestion de ses moyens financiers et humains, préciser les conditions de mandatement et de représentation de la confédération dans la plus totale  transparence, et en conformité avec les règles de vie  de toute la CGT.

Le CCN doit aussi clairement s’engager dans la construction d’un processus de luttes contre l’austérité imposée par le gouvernement en accord avec le patronat et l’Union Européenne.

Il doit créer les conditions d’une réappropriation de la lecture par les militants et syndiqués comme de la culture du débat en ouvrant une tribune de discussions sur des thèmes qui suscitent interrogations depuis plusieurs années (financement de la protection sociale, Nationalisations, travail salarié, qualifications, absence de conquêtes depuis plus de vingt cinq ans malgré des actions interprofessionnelles d’ampleur,…) et le faire dans « le Peuple » et la « NVO ».

La préparation du Cinquantième congrès confédéral doit être mise à profit pour renouer avec tous les syndiqués et sans exclusive afin de faire le bilan de ces années de renoncement, dégager une orientation conforme à ce que sont les principes de la CGT et élire la nouvelle direction composée de militants issus des diverses professions et régions, d’expériences militantes et d’opinions différentes

Voilà ce dont la  CGT et les travailleurs ont besoin.

Philippe Cordat secrétaire général de l’Union Régionale Centre de la CGT,

Charles Hoareau membre du bureau de l’UD des Bouches du Rhône ancien responsable  du Comité National des Chômeurs de la CGT,

Jean-Pierre Page ancien membre de la Commission Exécutive Confédérale (1991-2000)et responsable du département international de la CGT, …

Jean Levy, ancien responsable de la FD des Employés

ancien Dél&gué Syndical National du Crédit du Nord

syndiqué à la CGT depuis 1944

ajouter votre nom, prénom

   et présentes ou anciennes responsabilités CGT

500 signatures de militants et 30 organisations à ce vendredi 19 décembre. Nous sommes donc à la moitié de l’objectif  de 1000 signatures individuelles et 100 signatures d’organisations d’ici le 13 janvier.

 

Si nous pouvons acter que le CCN est acquis, son ordre du jour est ambigüe et les déclarations des dirigeants confédéraux ces jours-ci montrent, s’il en était besoin, que ni le congrès extraordinaire, ni un repositionnement plus offensif ne sont à l’ordre du jour.

Que dire de la signature sur le CSP (avant même la CFDT) d’un texte qui consacre la baisse de 5% du revenu des allocataires ? Du jamais vu dans notre organisation. Le fait même que la signature intervienne dans un tel moment de turbulences pour la CGT en dit long sur la volonté de ceux qui dirigent de poursuivre leur dérive au mépris de l’unité de la CGT.

De même la tribune dans Le Monde de Jean Louis Moynot, celui-là même qui quitta le bureau confédéral en 1982 parce qu’il trouvait la CGT trop revendicative par rapport au gouvernement Mitterrand, montre bien qu’adversaires ou partisans déclarés du secrétaire général ne se disputent pas pour une question de montant de travaux (qui indignent logiquement nombre de syndiqués) mais pour le rythme à donner à l’effacement de la notion d’une CGT de lutte et sur la meilleure équipe pour conduire cette mutation.

Il est heureux que notre contribution ait par anticipation porté le débat où il doit être porté ; sur le fond et non sur les personnes.

 

Rappel :

SIGNEZ CE MANIFESTE

EN UTILISANT L'ADRESSE COURRIEL SUIVANTE :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

  • Ce texte n’est pas une pétition mais bien une contribution au débat mise à disposition des syndiqué-e-s et de leurs organisations. Nous n’avons pas mis le texte sur Internet ni permis qu’il soit signé en ligne sur un site de pétitions. Nous avons juste créé une adresse électronique (le temps donc uniquement de cette bataille) afin de regrouper les signatures nationalement. Et il n’aura échappé à aucun des signataires que nous demandons l’ouverture d’une tribune de discussion comme la CGT a su le faire par le passé.

Alain BORG (41) – Guylaine RAFFIN (28) – Sébastien MARTINEAU (18) – Patrick PICARD (75) – Roger DEPRE (66) – Philippe CORDAT (41) - Jean Pierre PAGE (94) – Charles HOAREAU (13) – Francis BARRERA (11)

Pendant les fêtes les saloperies continuent

Publié le 22 Décembre 2014

Comment
la bande à
Cazeneuve
sert la soupe
à
celle de Gattaz
Pendant les fêtes les saloperies continuent

La police, invitée surprise de l’entretien préalable à licenciement d’un salarié sans papiers

Communiqué de presse commun des organisations CGT-UD-Paris, CGT-UD-92, CNT-Solidarité ouvrière-Nettoyage-Région parisienne, Gisti, Sud-Travail-Ile-de-France, Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires
 
Communiqués de presse, publié le 22 décembre 2014, 
Si le code du travail prévoit que salariés et employeurs peuvent être assistés lors d’un entretien préalable à licenciement, le même code ne prévoit pas que la police puisse assister l’employeur et mettre un terme à la procédure !Saliou B. travaille avec un nom d’emprunt, comme nombre de personnes sans papiers, pour une entreprise de nettoyage dont le siège est situé à Vanves (92). Il travaille à temps partiel environ 2 heures par jour, en CDI.Lors de la signature du contrat, Saliou ne présente aucun papier, pas même la photocopie de la pièce d’identité d’emprunt. L’entreprise ne fait pas de vérifications et le contrat est signé en janvier 2014.A partir de juin 2014, des retards de paiement de ses heures de travail amènent le salarié à se plaindre auprès de son employeur. Celui-ci devient bizarrement très pointilleux sur l’identité de son salarié. Il bloque le versement de ses salaires mais ne lui demande pas de cesser son activité.Après 6 mois durant lesquels Saliou B. a continué de travailler sans être payé, il se décide à réclamer par courrier le paiement de ses salaires et la rectification des bulletins de paie, et informe son employeur qu’il saisira le conseil de prud’hommes si ses droits ne sont pas rétablis.L’employeur, pour toute réponse, le convoque à un entretien préalable à licenciement le 17 décembre au matin ! Mais l’employeur ne s’est pas contenté de convoquer son salarié ; il a également prévenu la police, et dix minutes après le début de l’entretien, une voiture de police arrive sur place. C’est l’arrestation du salarié qui met fin à l’entretien. Il est ensuite placé en garde à vue pour usurpation d’identité, puis transféré au centre de rétention de Plaisir (78) d’où il risque d’être expulsé de France à tout moment.Les organisations signataires dénoncent l’attitude de la police et rappellent que celle-ci a omis de placer en garde à vue le véritable délinquant : l’employeur, qui lui reste libre. Est-il prévu qu’il fasse l’objet de poursuites ?En effet, la dissimulation, même partielle, d’heures de travail constitue un délit, et a pour conséquences un manque à gagner en cotisations perdues pour les organismes sociaux et la protection sociale.Par ailleurs, l’article L.8252-2 du code du travail prévoit que le salarié étranger dépourvu de titre de séjour a les mêmes droits au paiement des salaires que les autres salariés. Il a aussi le droit à être entendu lors d’un entretien préalable pouvant aller jusqu’à son licenciement.La police a, dans ce cas, permis à l’employeur de continuer à s’exonérer de ses obligations. Son intervention dans cette affaire a de fait empêché la victime de faire valoir ses droits devant la justice prud’homale ou pénale.
En empêchant ce salarié de faire valoir ses droits, et en permettant à l’employeur de continuer à contrevenir au code du travail, la police donne un signal symbolique inquiétant : en plus de devoir se cacher, les salariés sans papiers devront-ils renoncer à faire valoir leurs droits ?Les employeurs coupables d’abus et exploitation d’une main-d’œuvre par nature vulnérable seront-ils désormais protégés par les forces de police ?Dans un État de droit, cette attitude est inacceptable. Nous demandons la libération immédiate de Saliou B. et la saisine des services de l’inspection du travail pour qu’une enquête soit menée, le salarié rétabli dans ses droits et l’employeur poursuivi pour les infractions qu’il a commises.
 
Sans commentaires

Rédigé par Canaille Lerouge

CGT : quand les syndicats décident

Publié le 22 Décembre 2014

Déclaration

de la

Commission Exécutive

de

l'Union Départementale

des

syndicats CGT de Paris

CGT : quand les syndicats décident

Après un débat de son comité général il y a une dizaine de jour, à partir des débats, la CE de l'UD CGT de Paris a adopté une déclaration adressée au CCN et à la CE confédérale.

Cette déclaration défini le mandat de son représentant au CCN.

ADRESSE DE LA CE DE L’UD AU CCN ET A LA CE CONFEDERALE

Le monde du travail en France et en Europe est sous le feu nourri des politiques libérales les plus acharnées qui entendent ne plus respecter aucune des règles sociales conquises par les générations précédentes. Le projet de loi Macron démontre à nouveau la soumission du  gouvernement aux volontés patronales, à l’image de la loi dite de sécurisation de l'emploi et du pacte de responsabilité, nous en demandons le retrait.

La CGT doit continuer de lutter contre les offensives libérales du patronat et du gouvernement qui remettent en cause  les droits sociaux des salarié-es.

Son orientation est de mener réellement avec combativité nos  campagnes revendicatives avec la ferme intention de les faire aboutir.

C'est à cette tâche que doit se consacrer la direction confédérale, son bureau et le secrétaire général de la CGT.

Le manque d’impulsion confédérale dans les mobilisations contre la loi dite de sécurisation de l'emploi et le pacte de responsabilité, la position prise lors des négociations sur le dialogue social par la direction confédérale sur les seuils sociaux (non débattue en interne et surtout contraire à nos repères revendicatifs) ainsi que la signature de l'accord sur les contrats de sécurisation professionnelle montrent qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas.

« La médiatisation à propos de Thierry Lepaon n’est pas l’essentiel. Ce qui compte avant tout, c’est la crise qui s’est instaurée au sein même de la CGT. Il appartient aux organismes statutaires de la première centrale syndicale nationale, d’en débattre franchement afin de rechercher une issue susceptible de préserver la cohésion de la CGT et son aptitude à poursuivre efficacement la lutte pour la défense des intérêts des travailleurs. » (Georges Séguy)

Dans la continuité de son Comité Général qui demandait au C.C.N. de se prononcer pour accorder ou non la confiance au Secrétaire Général de la CGT, la Commission Exécutive de l'UD CGT de PARIS se prononce pour le départ du secrétaire général actuel, Thierry Lepaon. Elle demande au CCN de révoquer le bureau actuel (article 30 des statuts de la CGT) et d’élire un nouveau bureau avec pour feuille de route :

Développer les luttes

Veiller à l’application scrupuleuse des statuts et à la démocratie interne

Convoquer un congrès extraordinaire en 2015 car la gravité de la situation impose des débats de fond sur l’essentiel de notre démarche, de notre orientation, de notre combat syndical et la vie de notre organisation.

Et parce qu'il y a urgence à se mobiliser, la CE de l’UD propose au CCN  de reprendre nationalement son appel à une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles la plus unitaire possible le 26 janvier, premier jour d’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi Macron,  pour exiger le retrait du Pacte de responsabilité et l'abandon du projet de loi Macron. 

C'est l'UD de Canaille le Rouge.

Faut-il ici préciser qu' il partage cette analyse et les décisions.

Le fond, c'est l'orientation. Quelle impulsion la CGT doit donner pour contribuer au rassemblement des salariés pour résister, imposer des reculs au gouvernement (urgence face à loi Macron) et au patronat, pour quelles avancées sociales durables gagner.

Comment et avec qui construire le rapport de force indispensable ?

Enchassée dans des pratiques et guerres intestines qui la disqualifie, la direction actuelle n'est pas l'outil qui répond à ces exigences.

Une nouvelle direction confédérale est pour cela indispensable.

Pour renouer avec des pratiques militantes conformes aux valeurs du syndicalisme et n'avoir comme boussole que les réponses immédiates et durables aux exigences sociales des salariés. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Lundi 22 décembre 2014

2012 : les salaires baissent. Ce phénomène devrait se poursuivre en 2013 et 2014. C'est tout le contraire de la promesse de relance de la croissance !

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

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L’année 2012 ne sera pas un bon souvenir pour les salariés français. Une étude d’Insee Première vient en effet de rappeler que le salaire net moyen a perdu 0,4% de pouvoir d’achat en 2012. Et les années 2013 et 2014 vont aggraver le phénomène.

En 2012, les salariés ont gagné « en moyenne » 2.154 euros nets quel que soit leur secteur (public ou privé), calcul fait sur l’ensemble des salaires. Cela a représenté 1,6% de plus qu’en 2011 (en euros courants).

Mais les auteurs de l’étude rappellent que l’inflation a été de 2% en 2012. D’où une baisse du salaire net moyen en termes réels (en euros constants).

Les cotisations amputent de plus en plus le net, mais le salaire brut recule aussi !

L’étude montre l’impact de la hausse des cotisations, notamment des cotisations retraites, sur l’évolution des salaires. Rappelons que l'année 2012 est l'année où les augmentations des cotisations retraites décidées par la loi Sarkozy de 2010 ont commencé à produire leurs effets.

Mais en euros constants, le salaire brut moyen a reculé de 0,1% (à 2.870 euros), ce qui veut dire  que le problème n'est pas seulement lié à l'augmentation des cotisations: il est bien plus profond.

L’effet baissier des salaires est sensible sur longue période.

Selon des calculs faits à partir des tableaux de l’Insee, le salaire brut moyen n'a progressé que de 7,3% en 10 ans, soit seulement 0,7% en moyenne par an de fin 2002 à fin 2012, alors que les prix augmentaient de 2% par an en moyenne (jusqu'à 2012)

Le salaire net n’ayant quant à lui augmenté que de 5,2% sur la période (soit +0,5% par an), la baisse du pouvoir d'achat des salaires est donc énorme: sans doute supérieure à -15%. Et encore ce chiffre cache-t-il bien des disparités: rappelons que le prix des loyers, des transports et des produits alimentaires a littéralement explosé

Une baisse plus sensible chez les cadres

En 2012, il apparaît en tout cas que les salariés les moins rémunérés ont été les moins affectés par la baisse de pouvoir d’achat, sans doute grâce à l’existence du Smicqui est revalorisé du niveau de l’indice officiel des prix.

En conséquence chez les employés (2.081 euros bruts en moyenne), le salaire est resté stable en euros constants. Pour les ouvriers (2.164 euros), a baissé que de 0,1%.

Pour les professions intermédiaires (2.941 euros bruts en moyenne), la baisse a en revanche été marquée (-0,7%), tout comme pour les cadres (-0,8% à 5.444 euros). Il faut y voir les efforts des  milieux patronaux qui cherchent à payer les qualificaitons le moins cher possible: les salaires des ingénieurs et des informaticiens en sortie d'école on plus que fléchi, dans le même temps où la prériode d erecherche de leur 1er emploi s'allonge. 

L'écart entre les femmes et les hommes se réduit parce que les salaires des hommes, plus élevés, se tassent.

Les salaires des femmes étant en moyenne plus bas que ceux des hommes, et que les bas salaires augmentaient plus que les salaires moyens, l’écart hommes-femmes s’en trouve réduit. Tandis que le salaire moyen des hommes baissait de 0,2% en euros constants, celui des femmes a augmenté de 0,2%. Avec 1.890 euros nets moyen pour les femmes et 2.339 euros nets moyen pour les hommes, l’écart demeure donc important (19,2%).

ATTENTION : le salaire "médiant" était de 1.730 euros nets par mois

Si le salaire moyen était de 2.154 euros nets en 2012, il ne faut pas oublier que la répartition des salaires est loin d'être linéaire. Le salaire moyen n'exprime pas une réalité.

En fait, seul un salarié français sur deux a gagné plus de 1.730 euros nets par mois (salaire médian) et un salarié sur cinq a touché moins de 1.321 euros nets.

A l’inverse, l’étude montre que 5% des salariés ont perçu plus de 4.415 euros par mois.

Rappelons que parallèlement les profits des grands groupes on explosé en 2012 !

En 2012, la hausse du CAC 40 a été de +15,2 %, qui s’établissait à la fin de la dernière séance à 3 641,07 points. Dans le détail, les valeurs financières (Société générale : +65 % sur un an ; BNP Paribas : +40 %, Crédit agricole : +40 % ; Axa : +33 %) avaient tiré l’indice vers le haut, tout comme certaines valeurs de l’automobile (+56,7 % sur un an pour Michelin, +51,8 % pour Renault, et.). La baisse des salaires a donc profité à d'autres !

Dans le même temps, en 2012, elles avaient versé plus de 50 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, soit une progression de 5% !

La baisse du pouvoir d'achat des salaires est la véritable cause de l'athonie de l'économie ! C'est ce qu'il faut changer !

Rappelons que près de 95% de la population active est salariée. En conséquence, lorsque les salaires baissent, la consommation baisse. Cela pèse donc sur l'activité économique. Tant que les salaires baisseront, la croissance, qui restera au point mort !

Or les mesures gouvernementales vont toutes dans le mauvais sens.

Réduire le pouvoir d'achat des salariés ne permettra pas de sortir le pays du marrasme, ni de résorber le chômage. S'il l'on veut sortir de la crise et relancer l'emploi, il faut se résoudre à relancer les salaires !

Lundi 22 décembre 2014 

Les urgentistes donnent le coup d'envoi d'une semaine de grèves des médecins

 

Le mouvement, qui débute lundi, devrait toucher 80% des urgentistes. Les généralistes et les spécialistes les rejoindront à partir de mardi.

Les urgences de l'hôpital Nord de Marseille, le 30 août 2012.

Les urgences de l'hôpital Nord de Marseille, le 30 août 2012. (NICOLAS VALLAURI / MAXPPP / LA PROVENCE)

Mieux vaut ne pas tomber malade durant les fêtes. Les urgentistes ont lancé leur mouvement de grève, lundi 22 décembre, pour une durée illimitée, donnant le coup d'envoi d'une semaine de fronde générale dans le domaine de la santé.

Leur mouvement s'annonce très suivi, et ils seront rejoints par les médecins libéraux, les généralistes et les spécialistes, mardi. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, se dit "confiante", lundi matin dans Le Parisien, pour l'accueil des malades pendant les fêtes.

Un "badge" sur les blouses des urgentistes

L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine du mouvement social avec la CGT-Médecins, annonce une forte mobilisation avec 80% de grévistes attendus. Mais en pratique, ces derniers peuvent tout de même être assignés pour garantir le bon fonctionnement des services : seul un "badge" accroché sur leurs blouses rendra leur colère visible.

Les urgentistes réclament une réduction de leur temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires au-delà de 39 heures. Après un week-end de négociations avec le ministère de la Santé, l'Amuf a salué des "avancées"significatives, notamment sur le paiement des heures supplémentaires, mais les urgentistes attendent un engagement ferme du gouvernement avant de lever leur préavis de grève.

Un mouvement compris par deux Français sur trois

Entre mardi et mercredi, ce sera au tour des médecins libéraux, généralistes et spécialistes d'entrer en grève, jusqu'au 31 décembre. Ils se mobilisent notamment contre la généralisation du tiers payant. Les généralistes réclament aussi une revalorisation du tarif de la consultation, de 23 à 25 euros.

Selon un sondage publié par Le Figarodeux Français sur trois (63%) affirment comprendre ce mouvement de grève des médecins, et 52% soutiennent une hausse de deux euros des tarifs de consultation.

Lundi 22 décembre 2014

Tout sur la crise au sein de la CGT

Samedi 20 décembre 2014

CGT : qu’on ne se trompe pas de cible ! C’est de son orientation qu’il est question. Par Jean LEVY (19/12/2014  )
par Jean Lévy sur son blog canempechepasnicolas : Ancien membre du bureau de FD des Employés Ancien Délégué syndical national CGT du Crédit du Nord Syndiqué à la CGT depuis 70 ans

Les métallurgistes CGT du Nord -Pas-de-Calais se prononcent pour un CONGRÈS CONFÉDÉRAL en 2015, une orientation de CLASSE et la définition d'une véritable stratégie de LUTTE (18/12/2014 )

Lu sur le blog de Jean lévy canempechepasnicolas Samedi 20 décembre 2014

« La CGT doit redevenir un syndicat de CLASSE et de MASSE ! »

[Jo Hernandez, responsable du secteur Luttes du PRCF] (18/12/2014 )

Lu sur El Diablo

CGT : l'aspect positif de « l'affaire Lepaon » (15/12/2014 )

lu sur El Diablo : 

CGT services publics : pour changer la stratégie et la direction confédérale (15/12/2014 )

lus sur El Diablo :

CGT : pétition pour la démission de la direction éxécutive et une réorientation stratégique (12/12/2014  )

Lu sur le blog de Jean Lévycanempechepasnicolas

(origine : Médiapart)  PAR JEAN-PIERRE ANSELME 

Motion de la Commission Exécutive du syndicat CGT des cheminots de Versailles (12/12/2014  )

Lu sur El Diablo et PCF Bassin : - 

Résolution du Comité Général des syndicats de l’UD CGT de Paris (11/12/2014  )

Lu sur El Diablo 

La CGT nous appartient, nous devons être entendus ! (09/12/2014)

Envoyé par Gilbert Rémond 

CGT : Assez de manœuvres : le Comité Confédéral National doit prendre la main ! (communiqué du FSC) (08/12/2014  )

Envoyé par Alain Rondeau 

Débat dans la CGT : L'Union Départementale CGT de Seine-et-Marne s'adresse à la direction confédérale de la CGT (06/12/2014)

Lu sur PCF Bassin

Espagne : révolte de la base des CCOO contre la corruption des dirigeants syndicaux

(01/12/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )

Sur El Diablo :

A propos de GANEMOS CCOO (« Gagnons les Commissions Ouvrières ») : une lettre d’ESPAGNE Source : Collectif communiste polex .

REFAIRE DE LA CGT UN INSTRUMENT DE LUTTE ET DE CONTRE-OFFENSIVE SOCIALE

 30/11/2014 publié Par Jean Lévy, sur son blog  canempechepasnicolas

Lundi 22 décembre 2014

CGT : une pièce au dossier...Interview de Thierry LEPAON (CGT) au quotidien « Le Parisien ».... Mais est-ce l'essentiel ?

Lundi 22 décembre 2014

A la CGT depuis près de 60 ans, un militant écrit au « Front Syndical de Classe »

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Chers Camarades,

Lorsque j’ai adhéré à la C.G.T., à 17 ans à ma sortie de l’école d’apprentissage, la formation syndicale se faisait dans les arrières salles des bistros du coin le samedi après-midi ou le dimanche matin, la formation syndicale était effectuée sur les temps de loisirs. 

J’y ai appris les valeurs de classe, une C.G.T. avec des militants intègres, honnêtes, etc. J’ai appris également que le choix des militants responsables chargés d’appliquer les décisions collectives devait résulter d’une décision collective après une réflexion permettant de savoir lequel d’entre nous était le mieux à même à prendre ces responsabilités. J’ai appris également que le syndicalisme de classe organisait l’action revendicative pour la satisfaction des revendications décidées par les salariés selon leurs besoins, pour un changement de société… 

Le problème LEPAON n’est pas un problème uniquement LEPAON. Ce n’est pas lui seul qui a pris les décisions de signer les chèques, de s’accorder des salaires hors de proportion, un logement de fonction hors norme, des indemnités scandaleuses suite à son départ de l’URM, il y a des complicités, « le ver est dans le fruit ». Il oserait affirmer qu’il n’était pas au courant de toutes ses largesses…. 

La question est posée de savoir comment des individus sans valeur morale, sans valeur de classe… sont arrivés à des postes de responsabilité à la Confédération, dans certaines Fédérations, certains syndicats, syndicats régionaux (Ports et Docks, Nettoyage…), etc. 

L’abandon du syndicalisme de classe et de ses valeurs remplacé par le syndicalisme rassemblé qui a été imposé, le non contrôle des mandats, « le bétonnage » lors des congrès pour imposer des changements idéologiques à contre-courant, des documents d’orientations vides de tous contenus de classe (absence de véritables projets de société, de contenus revendicatifs), le choix des militants sans débat démocratique sur le seul critère tous… sauf !... etc., le refus d’organiser un véritable débat démocratique, etc., sont les résultats de cette situation. 

Il y a besoin d’un véritable débat démocratique dans la C.G.T. : pour exemple, l’accord sur la représentativité a été signé contre l’avis de la majorité des syndiqués, aujourd’hui nous en mesurons les dégâts, etc. Il y a besoin d’avoir un projet de société avec un contenu revendicatif afin de créer le rapport de force pour combattre l’adversaire de classe et ses ambitions outrancières. Le capitalisme ne s’aménage pas, il se combat. Ces dispositions découlent de la Charte d’Amiens, élément fondateur de notre C.G.T. 

La confédération ne confédère plus, les fédérations ne fédèrent plus. Les camarades de la SNCM, comme d’autres, sont livrés à eux-mêmes. Aucune solidarité et encore moins d’action de solidarité de la part de la Confédération ou des fédérations pour les camarades de ces boites. Pourtant, ils combattent le système de déréglementation qu’impose le grand capital qui consiste à tout déréglementer pour satisfaire toujours plus la voracité des actionnaires et ramener les salariés au seuil de la pauvreté.

Nous ne pouvons pas nous contenter, comme les syndicats réformistes, de préserver les acquis. Nous ne pouvons que constater qu’en l’absence de luttes et de perspective rien n’a été acquis depuis plusieurs années. Si les salariés sont dans la récession, les actionnaires qui pillent la force de travail des salariés se goinfrent de plus en plus des profits créés par les travailleurs. 

Le secrétaire de la C.G.T. n’est qu’un militant parmi les autres, il doit être considéré comme tel.

Le salaire du secrétaire général doit correspondre, comme par le passé, à une catégorie d’ouvrier professionnel de la grille hiérarchique de la métallurgie.

En règle générale les permanents ont une garantie de leurs salaires qu’ils percevaient dans l’entreprise. 

Les secrétaires généraux de la C.G.T. n’ont jamais eu de logement de fonction, Georges SEGUY, Henri KRASUCKI (HLM Paris 20ème), Louis VIANNET. Leurs salaires découlaient de la règle établie.

A quel titre LEPAON bénéficie-t-il d’un logement de fonction luxueux ? La C.G.T a accès aux logements du 1%, est-ce un crime de lèse-majesté que de vivre en HLM, lieu de vie de nombreux travailleurs, Henri y a vécu toute sa vie.

Qui a décidé que LEPAON perçoive un salaire pharaonique de 5000 euros auquel s’ajoutent les 2000 euros de logement de fonction soit 7000 euros. Combien gagnait-il à Moulinex?... 

S’il y a une différence de loyer entre la Province et Paris, il doit y avoir compensation mais pas avec un salaire outrancier de 5000 euros.

Qui a décidé de sortir des règles de rémunération des permanents et d’entretenir LEPAON comme on entretient une demi-mondaine?

A quel titre LEPAON a t-il touché un bakchich de 30000 euros lors de son départ de l’union régionale de Normandie? Des camarades normands parlent même de 100 000 euros?

Le mandat des militants permanents n’est pas l’exécution d’un contrat de travail mais un acte militant, une succession de responsabilités au sein de la C.G.T. . Les successions de responsabilités ne sont pas des ruptures successives du contrat de travail. Un permanent n’est pas un mercenaire, c’est un militant au service de la classe et de l’organisation.

Lorsqu’un salarié est muté au sein d’une même entreprise, il ne perçoit pas d’indemnité de licenciement même lors d’un changement de prestataire de service.

Un permanent est un militant avant tout, son rôle n’est pas de détourner l’argent des syndiqués à son profit.

A qui fera-t-on croire que l’immeuble de la Confédération serait « un vieil immeuble vétuste sous contrôle des monuments historiques » ? Utiliser l’argument d’évolution des normes de construction pour justifier l’aménagement du bureau du secrétaire général en bureau de « ministre » est malhonnête, l’argent des syndiqués est dilapidé pour satisfaire le caprice d’une « danseuse ». Je ne pense pas que le bureau de THIBAULT était d’une vétusté telle que sa remise « aux normes » coûte 65000 euros.

Au vu de ces malversations je m’interroge sur ce qui s’est passé à Moulinex. Qui croire ? Les militants de base de Moulinex ou un sombre personnage pour qui la C.G.T. n’est qu’une vache à lait qu’il trait pour son profit et son confort personnel.

Le système de perversité mis en place à la C.G.T. doit être balayé, il n’y a pas de place pour les malhonnêtes ni pour un Xème syndicat de collaboration de classe, nous devons revenir à nos fondamentaux de classe, d’intégrité, d’honnêteté, de fraternité. Les syndiqués doivent se réapproprier leur outil syndical, décider de leurs revendications selon leurs besoins sans se laisser enfermer dans le carcan d'une société capitaliste qui organise éternellement sa crise pour amasser le maximum de profits immédiats. Ces perspectives claires sont le ciment qui permettra de créer un rapport de force pour la satisfaction des revendications et pour changer la société.

Recevez, chers Camarades, mes salutations confraternelles.

Daniel LECLERC

Syndiqué depuis 1955

Militant aux transports Citroën, secrétaire du syndicat E.T. Aubervilliers, secrétaire de l’union des syndicats des T.C., secrétaire du C.E., secrétaire du C.C.E., licencié en 1973 suite à une provocation patronale avec la complicité de la C.F.T.

Militant au Frêt AIR FRANCE à compter de 1976, divers mandats : élu du personnel, DS, CHSCT. FNE 1995, retraité 1998. C.E. UL Roissy C.D.G. de 1978 à 2010.

Conseiller prud’hommes à BOBIGNY de 1979 à 1992 : président de section, juge des référés.

source : FSC

fsc

 
Lundi 22 décembre 2014

Un CCN totalement souverain : pour L'UNITÉ de la CGT, en finir avec les manœuvres, TOURNER LA PAGE [Appel]

CGT-logo-historique

Un CCN totalement souverain :

pour l'unité de la CGT, en finir avec les manœuvres, 

tourner la page.

La crise que traverse la CGT est inédite.

Elle est grave, car elle affecte en profondeur son unité.

L'ampleur de l'émotion, de l'inquiétude et de la colère qui émanent des profondeurs de la CGT est également sans précédent.

Il est porté atteinte à l'intégrité et au crédit de la CGT auprès de l'opinion et des travailleurs.

Ce qui est percuté, c'est non seulement le travail et le dévouement de milliers de militants du présent, mais aussi le legs historique de générations de militants qui ont bâti par leur sacrifice, par leur abnégation et leur désintéressement, le prestige et l'autorité de la CGT.

Certes, il y a une offensive relayée par les médias contre la CGT qui s'est déployée au moment d'importantes élections dans la fonction publique. Mais le malaise qui en a résulté ne saurait être ramené à cette opération, parce que la distance entre les bases militantes et la direction, engluée dans les compromis et les compromissions, ne date pas d'hier.

Et la question ne saurait être ramenée à un complot extérieur.

Que s'est-il donc passé en interne ces derniers jours en relation avec ces événements ? 

L'enchaînement des faits : gagner du temps, contourner les instances

L'ampleur de la protestation interne dans la CGT, qui exigeait la réunion d'un CCN extraordinaire dès le mois décembre, avait contraint la CE confédérale du 9 décembre à prendre en compte cette demande et à convoquer un CCN extraordinaire pour le 13 janvier 2015.

En même temps, il s'agissait pour les responsables confédéraux de gagner du temps et de prendre le pouls du CCN tout en évitant de le convoquer en urgence. C'est ainsi que fut organisée la réunion du 15 décembre, invitant les mêmes responsables à une réunion informelle sans disposer des pouvoirs et des compétences d'un CCN statutaire… et ne pouvant donc prendre de décision.

Au cours de cette réunion informelle du 15/12, de très nombreux militants et responsables d'UD et de fédérations présents se sont prononcés en faveur du départ du secrétaire général et l'organisation d'un congrès extraordinaire afin de faire revenir la CGT à ses fondamentaux.

Alors, pour la direction confédérale, il fallait contourner cette volonté et neutraliser cette puissante contestation, reflet des exigences des bases de la CGT !

En effet, la réunion de la Commission exécutive nationale (CEN) qui a suivi (mardi 16/12), loin de prendre en compte ces réalités incontournables, se livre avec le secrétaire général à des manœuvres visant à contourner le rôle et les prérogatives du Comité confédéral national (CCN)).

Qu'on en juge :

L'exigence d'un renouveau fondamental dans la CGT et d'un débat de fond sur les orientations de lutte et stratégiques est renvoyée à un complot extérieur à l'organisation.

Des dysfonctionnements sont reconnus mais minimisés.

L'ordre du jour, retenu pour le CCN du 13 janvier, est cantonné à la définition de nouvelles règles financières et à l'évolution des responsabilités au sein du Bureau confédéral.

Et ce sont les compétences du CCN qui sont mises en cause, puisque la CE « a considéré qu'il fallait laisser du temps au processus de consultation et d'autre part, que des décisions aussi importantes et inédites ne pouvaient se prendre avec les instances de la CGT sous pression externe ».

Ainsi, le rôle statutaire comme organe souverain entre deux congrès est directement mis en cause, alors que l'article 28 des statuts précise que le CCN « fixe à la majorité simple en début de chaque session, ses méthodes de travail ».

Il y a au contraire urgence :

Plus la situation s'éternise et plus cette situation affaiblit la CGT et son influence.

Pourtant, les faits et leurs conséquences sont indubitables.

Outre l'animation du travail collectif de la direction, le rôle du secrétaire général est d'incarner l'unité de l'organisation, afin qu'elle puisse intervenir dans les entreprises, sur les territoires et sur le terrain de manière efficace et dynamique.

Ce rôle est essentiel au moment d'une offensive d'une gravité sans précédent du MEDEF, du gouvernement et de l'Union européenne, soutenue par la CES et le syndicalisme d'accompagnement contre toutes les conquêtes et les droits sociaux.

Mais lorsque, comme c'est le cas actuellement, des dizaines de structures de la CGT (dont les plus importantes) et des centaines de militants demandent le départ du secrétaire général, alors cette fonction ne peut plus être assurée sans un changement de responsable.

Ce n'est pas une question de personne. Nous ne sommes pas animés de vindicte et nous n'avons que mépris pour une presse avide de révélations croustillantes, complice de toutes les diversions et qui reste silencieuse sur le rôle joué par les « caisses noires » du patronat. !.

C'est de l'unité, du crédit et du rôle de la CGT dont il est question et dont nous avons la certitude qu'elle est au plan syndical le seul bouclier qui demeure au service des travailleurs, à condition qu'elle retrouve les principes d'action qui ont permis les grandes victoires populaires dans notre pays.

C'est pourquoi la déclaration de Thierry Lepaon, s'exprimant en conclusion de la réunion du 15 décembre des 33 fédérations et des 96 unions départementales selon laquelle " Si ma présence est un frein pour l'organisation, j'en tirerai toutes les conséquences ", doit être prise au mot.

Il est encore temps de faire preuve de responsabilité et de permettre à la CGT de tourner la page de cette très mauvaise passe.

Mais le temps presse !

Il est de la responsabilité du CCN de prendre les décisions qui s'imposent et de ne pas se laisser départir des compétences et du rôle que les statuts lui accordent et qui en particulier stipulent que le CCN est l'instance de « contrôle de l'activité confédérale ».

Le corps militant de la CGT est dans l'attente du renouveau indispensable et urgent de l'organisation !

 

Roger SILVAIN CGT Renault Billancourt

Ludovic BOUVIER Secrétaire de la Région Métallurgie CGT

Nord/Pas de Calais

Danielle GAUTIER Conseil national UFR CGT Metallurgie, Collectif femmes Metallurgie, Bureau de l'UL de Riom (63), USTM (63)

Gérard BERTRAND Secrétaire du syndicat Retraités Métaux Riom (63)

Georges DUCASSE Représentant CGT au CE de l'usine d'alluminium de Pechiney Noguères de 1973 à 1992

Vincent DUSE CGT PSA Mulhouse

Jean GAGNAIRE Syndicat métaux C.G.T. Riom

Yann GAUTIER délégué syndical C.G.T.à Delpharm Bayard 74 (Hte Savoie)

Ludovic GOTIAUX Délégué Syndical C.G.T. délégué du Personnel CHSCT à Tabacco Riom

Bernard GIUSTI secrétaire général adjoint section syndicale CGT Hôpital Cochin Paris

Jo HERNANDEZ ex secrétaire UD CGT du Tarn, ex secrétaire syndicat CGT centrale thermique EDF Albi

Michel HUET syndicat métaux C.G.T. Riom

Martine LAMONNIER Conseil National de l’ UFR C.G.T. Métallurgie, USR (91)

Claude MALTER délégué CGT Veolia Walter information Systems animateur du site www. Les-eaux-troubles.net

Claudine MOREL Conseil National de l’UFR C.G.T. Métallurgie, Collectif femmes

Bernard PARQUET CGT EDF Val de Marne

Alain RODRIGUEZ Syndicat CGT des retraités cheminots de Clermont-Ferrand

Gilbert RODRIGUEZ CGT Nanterre

Eliane TRAINI Conseil National UFR C.G.T., métallurgie. Collectif femmes C.G.T.Métallurgie

 

Document reçu sur la messagerie du site Pcfbassin

SOUS L’AFFAIRE LEPAON… l’avenir de la CGT et de la classe ouvrière.

Deux choses très graves viennent de se produire. D’une part, l’annonce par la direction de la CGT du renoncement à la représentation syndicale dans les entreprises de moins de 50 salariés (propositions sur le dialogue social présentées aux médias par la confédération le 13 novembre). Et, toujours dans le cadre du « dialogue social », le patronat qui propose la suppression des Délégués du Personnel dans les CE et CHSCT (et pas seulement pour les entreprises de moins de 50 salariés, mais partout) afin d’aboutir à une représentation partagée patronat/syndicat (style cogestion à l’allemande).

Et d’autre part, ce sont les fameuses ordonnances Macron qui viennent d’être présentées au gouvernement où il est question non seulement d’élargir le travail du dimanche (en le sous-payant) mais aussi le travail de nuit (en diminuant le taux horaire et le nombre d’heures prises en compte), d’éliminer purement et simplement les élections des conseillers aux prud’hommes, d’achever la mise au pas complète de l’inspection du travail par le patronat, de porter gravement atteinte à la médecine du travail (on peut dire liquidation pour être clair) avec par exemple la suppression des avis médicaux « d’aptitude avec restriction », de restreindre fortement du « délit d’entrave », de supprimer le pouvoir de réintégrer des salariés licenciés abusivement, d’empêcher la remise en cause des plans de licenciements, etc...

Allez voir ce que dit Filoche à ce sujet, même si ça manque un peu de précision, il explique clairement que les ordonnances Macron signifient la fin du Code du Travail au profit du Code Civil. Les salariés, si ces ordonnances sont acceptées par le gouvernement (et elles le seront) vont se retrouver face au patron, non plus sous la protection du Code du travail mais sous la logique du Code Civil ! Imaginez, un salarié licencié qui se retrouve sans protection mais qui sera au même niveau de droit qu’un conducteur automobile ou qu’un consommateur !? Finies les conventions collectives, finies heures supp ou de nuits majorées, finies les 35h, fini même le smic, finis prud’hommes et inspection du travail, et même plus de syndicats dans les entreprises de moins de 50 salariés : nous serons vraiment corvéables et licenciables à merci...

C’est l’abandon d’une ligne de classe par la direction de la CGT depuis les années 1990, qui est responsable de ces dérives inadmissibles : guerre des chefs, ambitions personnelles, utilisation illégitime des cotisations, mépris de la démocratie syndicale, etc. ... C’est donc bien à cela qu’il faut s’attaquer, la CGT appartient à ses syndiqués pas à une caste qui croit avoir par délégation tous les droits y compris ceux de ne pas respecter le mandat qui leur a été confié, les valeurs, les statuts et les règles de fonctionnement de la CGT.

En effet quelle est la feuille de route de la CGT face au patronat, face aux ordonnances de Macron ? Quel discours la CGT tiendra en 2015 face aux salariés ? Un discours de combativité et de lutte de classe ou de résignation et de paix de classe ? Dans ce climat, Raymond Soubie, PDG d’Alixio et de Taddeo, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, analyse la crise qui menace Thierry Lepaon et il explique « Ce n’est pas bon pour le dialogue social et cela risque de libérer des forces non maîtrisées, conduire certains à se radicaliser sans être encadrés. C’est l’intérêt du pays que la CGT retrouve son unité, sa force et arrête un programme clair pour notre temps ». Un patron et un conseiller de Sarkozy qui se fait du souci pour la CGT ! En fait Mr Soubie, les patrons et les médias tentent de stabiliser la crise de la CGT car ils savent très bien qu’une CGT combattive ce n’est pas bon pour le dialogue social et la crise actuelle risque de libérer de nouvelles forces qui peuvent rallumer le combat de classe.

C’est vrai aussi que dans cette affaire, ou ces affaires, il y a une grande part de manipulations. Ceci étant dit, les attaques contre la direction de la confédération se situent dans une période d’attaques en tout genre. Le patronat aidé en cela par le gouvernement « dit socialiste » veut en finir avec le peu de droits restants dans le code du Travail, il veut en finir avec ce qui reste encore des « conquis », comme disait A.Croizat, du CNR. La crédibilité de Thierry Lepaon est fortement entamée. Plus qu’un changement de responsable, j’appelle de toutes mes forces à un changement d’orientation. L’engagement de la Conf dans la CES est pour moi une erreur manifeste. La lutte de classe est fondamentalement la base de nos combats. Les abandons sur ce terrain portent préjudice aux travailleurs. On peut rêver, mais une hypothétique « Europe sociale » est un leurre dans lequel ces travailleurs et la CGT n’ont rien à gagner.

Le problème est aussi que, comme pour les partis politiques, les fonctions des dirigeants syndicaux sont devenues un métier, alors que les mandats devraient être limités dans le temps et les élus révocables. Comme les derniers dirigeants que l’on a eu sont proches de partis réformistes, il serait temps d’apporter du sang neuf à la direction avec un secrétaire général venant d’horizon différents comme P. Poutou ou J.P Mercier par exemple, cela permettrait de recadrer le débat, et peut-être que ces gens là ne se comporteraient pas face au Medef et au gouvernement comme de vulgaires partenaires sociaux !

Car si rien n’est fait, c’est tout simplement catastrophique, un recul historique est en cours. Et j’insiste, il faut s’intéresser à ce qui se joue aujourd’hui sous nos yeux et ne pas se limiter à l’affaire Lepaon ou se laisser entrainer dans le chemin étroit de la lutte contre l’extension du travail du dimanche. Ce n’est pas qu’il ne faille ne rien faire, non ! Il faut lutter et soutenir la lutte des salariés (notamment de la distribution) contre le travail du dimanche mais il faut d’abord et surtout dénoncer les propositions sur les seuils sociaux et les ordonnances Macron parce que c’est là que se met en place un recul de plusieurs décennies pour nous, les travailleurs ! Je me dis que si la contestation contre Lepaon se transforme en contestation plus profonde contre le « dialogue social » et contre Macron (ça veut dire aussi contre le grand capital) alors la CGT reprendra en main son destin et aussi le chemin de la lutte des classes.

D’aprés Plissken, Sadeche, Michel Beyer, Richard Palao et 86.222.

Vidéo : LA DEUXIEME DROITE

Lecture : REVOLUTIONNAIRE OU REFORMISTE ?

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » ... H. KRASUCKI

»» http://2ccr.unblog.fr/2014/12/14/sous-laffaire-lepaon-lavenir-de-la-cg...
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Jeudi 18 décembre 2014

Les métallurgistes CGT du Nord -Pas-de-Calais se prononcent pour un CONGRÈS CONFÉDÉRAL en 2015, une orientation de CLASSE et la définition d'une véritable stratégie de LUTTE

Lu sur le blog de Jean lévy :

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Modeste contribution à un débat plus général

Publié le 19 Décembre 2014

ou comment aider

son organisation

à en sortir

par

le haut

Modeste contribution à un débat plus général

Pour ne pas s'enfoncer dans des débats byzantins, pour empêcher les lymbes de se regarder le nombril ou les caciques de deviser sur le sexe des anges.

Le débat qui s'engage dans la CGT, pour tous les protagonistes du SG comme du syndiqué, est autre chose qu'une simple recherche d'une porte de sortie honorable d'une crise qui révèle autant sa profondeur qu'elle va conduire à mesurer le nombre des couches d'enduit qui ont été appliquées pour masquer les craquelures des fonds.

Le besoin est manifeste de reconstruire non pas autour de personnalités aussi bien intensionnées qu'elle puissent être mais, puisque c'est de syndicalisme qu'il s'agit, des objectifs revendicatifs et des conditions concrète à rassembler pour que ces objectifs soient atteints.

L'actualité nous en fourni une occasion : entre les 0.8% d'augmentation du SMIC, les déclarations de Sapin et Bensamen, celle du nonce apostolitique parlant depuis Bercy au nom de l'église de l'union française des banques, tous s'opposant à toute augmentation des salaires et des pensions, Il y a là une fenêtre de tir qui peut être une baie vitrée si le CCN décide de s'en emparer.

Mobiliser, rassembler tremper des directions par ce travail pour exiger une augmentation massive et immédfiate des salaires et pensions avec non pas un plafond mais un plancher réaliste au regard du montant des dividendes et des cadeaux ponctionnes dans les finances publiques pour gaver le capital, voila un objectif réaliste .

Combien faut-il pour vivre décément ? +20% sur le Smic net ?

Combien faut-il pour une retraite décente ? +35% 

A quel niveau fixer le taux de réversion des pensions ? 75% 

Est-ce plus irréaliste que les retraites chapeau, le CICE, les dividendes gonflés par la casse de l'emploi et autres babioles accrochées au sapin de Noel du medef ?

Pourquoi être irréaliste en ne demandant même pas l'insuffisant ? 

Soyons réalistes exigeont l'indispensable.

Et là, Canaille le Rouge est persuadé que la question des termes de l'unité d'action reviendra dans un espace où le Berger restera sans troupeau et où les loups se casseront les dents.

Précisons, avant d'aller plus avant, que si  les cogitations de Canaille le Rouge étaient dans l'instant retenues par le CCN, celui-ci, de près ou de loin ne revendique d'aucune façon la place de secrétaire général de la CGT ni même de membre d'une quelconque structure statutaire confédérale. 

Mais, structurer un outil pour répondre à une exigence paratagée n'est-ce pas la garantie de l'efficacité ?

Comme résolution portée dès la sortie du CCN, appeler à aller dans les entreprises publiques et privées, aux sièges des organisations patronales, au Medef, à Matignon, harceler les CCI comme leurs dirigeants savent le faire pour faire plier leurs salariés pour extraire le jus de profit, secouer les grilles des préfectures au point de faire fuire les hooligans du choux fleur, sonner énergiquement à la porte des permanences des élus qui oublient comment ils ont été élus, si le CCN décide de cela et met en place une direction mandatée pour cela et pas autre chose, ce sera la garantie d'un syndicalisme de plein pied abandonnant à qui veut s'en repaître les fruits aussi fade que bio-contestables des hors sols.

Cela s'appelle renouer avec une dynamique de classe.

Si vous en connaissez une qui depuis un siècle a démontrer plus d'efficacité, vite, montrez là !

Bien sur cela ne va plaire aux autres coorganisateurs du congrès de la CES en France.

ça tombe bien. cela va permettre de débattre de l'utilité de la chose d'autant que la désignation de ses dirigeants se fait plus par cooptation façon commission européenne que façon CCN (et La Canaille penche plus vers cette dernière solution pour désigner les directions)

Un tel mandat impératif rendant ceux qui ne le respecteraient pas révocables, outre qu'il renouerait avec les fondamentaux du syndicalime repositionnera la question de la signature ou pas des accords nationaux comme les fédé conditionnent leurs accords de branche et mandate leur signataires éventuels.

Voila en attendant la suite une ou deux pistes qui pourraient participer à clarifier le débat.

Pas convaincu qu'en l'état ces proposions fassent bondir d'antousisme la totalité du CCN, pour autant les mettre en débat ne sera pas inutile.

Rappelons-nous pourquoi et comment Byzance est tombé.

P-S : à la télé du midi , la cheftaine de la secte LO a appelé à la démission du Secrétaire Général de la CGT (17'sur C+).

Si ici chacun sait ce que Canaille le Rouge pense des orientations portées et justifiées par le SG de la CGT et les distances conséquentes entre celui-ci et les conceptions de La Canaille, voir quel'qu'une qui n'a jamais payé un timbre syndical à la CGT (est-elle seulement syndiquée ?) user des micros complaisement tendus pour, une prof d'économie, gloser au nom de la culture ouvrière (sic), ce n'est même plus de l'exotisme, c'est de l'incontinence. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Syndicat, la boussole de Canaille le Rouge

Publié le 18 Décembre 2014

Ce texte à presque 23 ans.

Quelle actualité!

Syndicat, la boussole de Canaille le Rouge

Le texte qui suit est long.

C'est ce diable de Michel El Diablo qui l'a ressorti avec un à propos qui ne surprendra que ceux qui ne le côtoient pas.

Un texte qui dans le moment prend une résonance aussi particulière qu'exceptionnelle : il s'agit de l'intervention (il n'aimait pas le mot discours) d'Henri Krasucki au congrès de la CGT à Montreuil  au moment où il passe les responsabilités de secrétaire général de la CGT à son successeur.

Dans ses mots, l'avenir, les défis posés au syndicalisme et donc au syndicalistes et les point d'appuis que ceux -ci doivent garder en permanence s'ils veulent être en phase et à la hauteur de ces défis.

Lisez ce texte. Canaille le Rouge est certains qu'arrivé à la fin vous vous y replongerez et pour les syndicalistes vous demanderez comment en faire profiter tous nos militants, tous nos syndiqués. Pour ceux qui ne le sont pas, peut-être avoir envi de vous organiser pour vous défendre.

Merci à Michel de l'avoir mis sur son blog (http://www.communcommune.com/) et bonne lecture à toutes et à tous.

 

Intervention d'Henri Krasucki au 44e congrès à Montreuil en janvier 1992,

Au moment où il quitte la direction de la CGT (Source : Le Peuple n° 1346-47-48 - 27 février 1992)

J'ai beaucoup appris et changé, pour les choix décisifs je suis resté le même. Le plus simple est le mieux. Chaque étape de la vie militante, comme de l'existence elle-même, porte sa charge de sentiments. On ne se bat pas, comme nous le faisons tous, quel que soit l'âge, sans y mettre le meilleur de nous-mêmes, et donc avec la tête, avec le cœur.

Mais rien n'est plus naturel que de savoir raisonnablement modifier, quand on estime le moment venu, le poids des responsabilités tout en poursuivant, tel qu'on est, le combat pour les causes, les idées qui nous animent. C'est ce que j'entends faire, dans des conditions différentes, en m'efforçant de me rendre utile du mieux que je le pourrai avec le sens du devoir qui ne m'a jamais quitté. Que voulez-vous : plus d'un demi-siècle d'action, fertiles en péripéties, ne m'a pas blasé. Et si j'ai beaucoup appris et pas mal changé, au fond pour ce qui compte le plus, les choix décisifs, je suis resté le même.

Ni testament ni message

Pour ce qui est de ses délibérations et de ses décisions, le congrès a déjà accompli son travail et, je le pense, sa mission. Ce sont donc quelques réflexions, lesquelles ne sont naturellement pas déconnectées de ce congrès mais sur un autre registre, que j'ai pensé présenter dans cette allocution qui ne sera pas très longue. Et qu'on ne parle pas de "testament ": je ne m'adresse pas à des notaires et je crois être en bonne santé. Ni de “message”. Je réfléchis dans une certaine continuité et dans une période donnée, celle que nous connaissons.

Nous vivons une phase nouvelle de crises (de natures diverses) qui secouent le monde. Nous sommes entrés dans un temps de changements, de cassures et de mutations qui durera et qui réserve des situations imprévisibles. Il faut beaucoup d'attention, de modestie, de créativité et de sens de l'initiative appropriée pour l'envisager. Tel n'est pas mon propos ici mais nous ne pouvons pas ne pas l'avoir à l'esprit ni ignorer les phénomènes contradictoires qui en résultent lorsque nous pensons aux problèmes concrets que nous devons affronter.

Chez nous nous avons affaire à l'accélération de l'entreprise d'abaissement et de vassalisation de la France au point que sa souveraineté est directement menacée. Cette entreprise va de pair avec les attaques renouvelées contre le pouvoir d'achat, le niveau de vie et les droits sociaux du monde du travail — actifs et retraités —, un chômage massif de trois millions, la déstabilisation de millions de personnes, dont une grande partie de la jeunesse.

Des réactions de résistance, de combativité se produisent en même temps qu'un profond désarroi et aussi des manifestations malsaines de déliquescence d'une société. C'est pour imposer ce sabordage social et national qu'est menacé dans son existence tout syndicalisme qui exprimerait une volonté même partielle de résistance, et à plus forte raison la CGT parce qu'elle est la première et la plus conséquente des centrales syndicales du pays.

Nous voyons les dangers réels et nous les disons en toute clarté, pour nous-mêmes, pour alerter tous les nôtres, l'ensemble du monde du travail et plus largement tous les démocrates. Car c'est à cette échelle que se présente cette situation. Et nous y incluons carrément ce qui relève de nous pour corriger, changer ou transformer, selon les cas, tout ce qui doit l'être impérativement. Nous le pouvons. Car en dépit de tout la CGT est une force avec laquelle il faut toujours compter. Elle est aussi une source de force plus grande et une source d'espoir.

Si je laisse à leur caveau les croque-morts attitrés de la CGT, je remarque que bon nombre d'observateurs et les gens sérieux dans la vie publique tiennent compte de ce que représente la CGT, connaissent une part au moins de ses particularités et suivent ce qu'elle s'efforce de faire. Certains en sont intrigués. Comment est-ce possible avec tout ce qui se passe, cette CGT-là, qui affiche la couleur sans complexe et qui tient toujours debout ? Non sans mal mais debout. A vrai dire il n'est pas inutile de nous poser cette question nous-mêmes pour mieux nous connaître car c'est un élément de réponse à nos problèmes. C'est d'abord que cette CGT-là, elle n'a jamais cessé de se battre tout au long de ces années si difficiles. Non sans défauts ? Non sans mal ? Certes mais elle n'a jamais baissé les bras. Personne n'a fait autant au plan syndical.

Elle a su aussi, durant ces années, beaucoup travailler, réfléchir, concevoir, innover dans ses idées, ses positions dans de nombreux domaines de l'action syndicale. Les matériaux de ce Congrès et tout ce qui l'a préparé en donnent des aperçus précis. Ce dont nous traitons avec tant d'ampleur dans ce Congrès n'est pas né en quelques mois. Tout n'a pas encore fructifié à une échelle suffisante ?

 Certainement. Et nous avons toujours bien de l'ouvrage sur le métier. Mais sachons apprécier ce qui a été accompli, nous n'en pourrons que mieux aborder ce qui nous fait défaut ou nous gêne pour aller plus vite et plus loin. Si cette CGT-là représente toujours ce potentiel avec lequel il faut compter c'est, plus largement, qu'elle n'est pas ce qu'on en dit parfois sommairement, mais un bon syndicat avec ses plus et ses moins.

C'est surtout qu'elle plonge ses racines profondément dans les réalités sociales de notre pays et qu'elle est un produit exceptionnel, original de l'histoire française. Elle doit quelque chose aux révoltes anciennes mais par elle-même elle s'est forgée en près d'un siècle d'existence, de luttes, d'expérience. Quand elle naquit, qu'était le droit social en France ? Presque rien. Tout l'édifice des réalisations sociales, droits, garanties, sécurités, dignité, c'est-à-dire le niveau de progrès social atteint au moment culminant — et qui aujourd'hui est la cible de toutes les attaques — cet édifice a été conquis de haute lutte par les travailleurs au cours de ce siècle avec la CGT à leur tête.

C'est cette histoire qui, à travers des débats souvent houleux, des affrontements, des tâtonnements, des élaborations à certains moments lumineuses, des ruptures aussi, a formé cette CGT. Elle a des homologues tout aussi respectables dans bien des pays mais elle constitue une originalité qui fait sa force à condition de la connaître, de la respecter en sachant innover constamment pour correspondre toujours à son temps.

Nous ressourcer et nous renouveler

Nous avions et nous avons toujours besoin, un grand besoin, de nous ressourcer. En réalité nous nous y sommes évertués depuis un certain nombre de congrès, non sans effets, mais sans parvenir à un résultat décisif. C'est ce qui, compte-tenu du caractère devenu proprement vital de ce besoin, a conduit au Comité confédéral national de juin 1991, lequel appartient désormais aux documents du 44e Congrès dont il avait pour objet d'engager la préparation et qui en a adopté les thèses. Nous y insistions sur le caractère absolument indissociable des caractéristiques qui ensemble définissent la CGT. Je les rappelle sans qu'il soit nécessaire de les répéter constamment comme une litanie dès lors que l'on maîtrise bien le sujet. Elle est tout à la fois : de classe, de masse, démocratique, unitaire, indépendante.

Je me permets de reprendre une analogie qui m'est familière. On apprend à l'école la composition chimique des corps. Si l'on retire ou ajoute un seul de ses éléments constitutifs on change la nature du corps. Il en est de même pour la CGT : si l'on retire une seule de ses caractéristiques fondamentales ce n'est plus la CGT, c'est une autre organisation. C'est valable en tout temps et pourtant ce n'est pas intemporel.

À chaque époque en fonction de l'évolution des conditions générales des mentalités il faut les pratiquer de la façon appropriée. Il est bien vrai qu'au cours de tout ce siècle la CGT a su s'adapter à plusieurs reprises aux mutations que le monde du travail a connues et ce n'est pas son moindre mérite. Toutefois les mutations auxquelles nous avons affaire face à notre époque sont d'une tout autre dimension et elles appellent des adaptations, des transformations beaucoup plus nombreuses et profondes.

Il reste que la question qui se pose est toujours : qu'est-ce que le syndicalisme CGT de notre temps? Et par conséquent : qu'est-ce que son syndicalisme de classe, qu'est-ce qu'être de masse etc., dans les conditions d'aujourd'hui. Non pour y renoncer, surtout pas! Mais pour le faire bien en conjuguant toutes ces caractéristiques bien adaptées. Par exemple, l'une des questions particulièrement discutées : le caractère de classe de la CGT et la perception qu'en ont les salariés. Il est bien vrai que nous n'avons inventé ni les classes sociales ni la lutte de classe. C'est tout simplement les réalités des rapports sociaux de la société dans laquelle nous vivons et qui est le capitalisme. A son niveau quotidien c'est l'achat et la vente de la force de travail : l'employeur use de tous les moyens pour la payer le moins cher et le salarié s'efforce au contraire d'en obtenir le meilleur prix.

Il y a là une opposition fondamentale d'intérêt par nature. Ce qui rassemble les salariés dans le syndicat et la fonction première, élémentaire de l'action syndicale c'est cela. Au-delà les choses deviennent plus complexes et au degré plus élevé c'est l'aspiration à transformer cette société. Par conséquent le caractère de classe de la CGT n'est pas un choix subjectif, idéologique, c'est le constat d'une réalité. S'ils ne luttaient pas les salariés seraient écrasés. Comme nous le savons et nous l'assumons.

Mais la perception qu'en ont les salariés est très diverse. Seule une partie d'entre eux en ont une conscience très nette. Il n'y pas que nos adversaires qui affirment que c'est une invention archaïque de la CGT. Beaucoup d'honnêtes gens le croient de bonne foi et ont pourtant de la sympathie pour la CGT. Avec les mutations considérables du salariat la perception de la réalité est encore plus diversifiée. Le cheminement vers une claire conscience de classe est beaucoup plus complexe qu'autrefois.

Cela n'empêche évidemment pas la réalité d'exister et ne peut modifier le caractère de classe de la CGT. Mais cela nous impose de prendre en compte cette difficulté pour favoriser l'évolution des consciences. Aucun salarié n'est condamné à ne jamais comprendre la réalité des rapports sociaux qui commandent sa vie. Mais cela ne peut se résoudre par des slogans assenés. Il ne suffit pas d'avoir raison — ce qui est le cas en l'occurrence bien que nous ne prétendions pas avoir raison en tout —, il faut convaincre. Et l'on ne peut convaincre que si l'on comprend son interlocuteur, donc si on l'écoute, si on apprend quelque chose de lui ; ne serait-ce que ses raisons, et si l'on dialogue.

Les choses vont encore beaucoup mieux si le dialogue se fait dans la vie concrète donc dans la lutte. En ce sens tout l'esprit de ce 44e Congrès, ce que nous nommons notre démarche nouvelle, crée des conditions infiniment plus favorables. Partir des besoins, débattre de leur définition, des moyens d'action en fonction de ce qui est dans la tête des diverses catégories ou professions de salariés, avec toutes leurs spécificités et en apportant nos propres idées n'est-ce pas le meilleur moyen pour contribuer à ce que chacun découvre la réalité des conditions de la lutte sociale autrement dit de la lutte de classe ? Je n'évoque délibérément ici qu'un aspect des choses. Mais en réalité l'ensemble de nos travaux, des idées, réflexions, décisions, pistes de travail, constituent un apport exceptionnel pour répondre à l'interrogation légitime : qu'est-ce que notre syndicalisme de classe aujourd'hui ? Il en va de même pour la mise à jour de ce que sont à notre époque chacune des autres caractéristiques qui font ensemble la CGT.

Et ce congrès, s'appuyant sur le travail considérable et l'expérience accumulés sur toutes ces dernières années et même davantage, apporte des éléments de réponses, de réflexion en tout cas, aux questions légitimes : qu'est-ce que chacune de ces caractéristiques constitutives de la nature de la CGT aujourd'hui ? Des réponses puisées à nos sources et innovantes parce qu'en rapport avec les réalités contemporaines. J'aimerais en donner un aperçu global à partir d'une phrase du préambule de nos statuts. Benoît Frachon, qui est l'auteur de cette phrase, expliquait souvent toute l'importance qu'il y attachait et le contenu qu'il y mettait. Je rappelle que ce préambule est la charte d'unification de la CGT en 1936. La phrase est toute simple, je cite : "Les syndicats qui, par leur nature même et leur composition, rassemblent des travailleurs d'opinions diverses font preuve de l'esprit le plus large pour maintenir leur unité ".

Pour Benoît, cette phrase est décisive car visant toutes les caractéristiques de la CGT. Elle exprime quelque chose qui ne se codifie pas, mais qui se sent, fait appel au bon sens à ce qui est indispensable pour être la CGT de toutes et de tous : c'est une manière, un art de vivre et de lutter ensemble, dans le même syndicat en sachant être vivables (ce qui vaut pout tout le monde). Sans affadir le caractère combatif et les choix fondamentaux de la CGT. Chacun doit pouvoir s'y retrouver à l'aise, respecté, écouté. Et cela vaut dans tous les domaines. Pour l'indépendance par exemple qui retient l'attention. Nous n'en avons pas une vue de repli sur nous, d'assiégés, ni une conception vaniteuse.

Tout simplement, dans l'ensemble des forces organisées, de toute nature qui existent et agissent dans la société, qui respecte l'indépendance des autres, est une composante autonome indépendante, du mouvement démocratique. Non seulement dans un sens défensif, pour se préserver mais par son rapport positif original en tant que syndicat qu'elle est. Un foyer de pensée, de proposition, d'initiative et d'action dans tous les domaines qu'elle considère raisonnablement de sa compétence.

L'art de vivre ensemble

 Tout le monde doit respecter la CGT pour ce qu'elle est. Et cela vaut dans tous les sens, à l'intérieur et de l'extérieur. Dans les mots comme dans les comportements. Et tout le monde, au sein de la CGT, doit se faire respecter. Il n'y a là rien d'unilatéral et d'agressif. Rien non plus qui conduise à une neutralité qui n'existe pas : il n'y a que la franchise ou l'hypocrisie. Ni à la mièvrerie. Mais tout simplement un comportement qui soit celui d'un syndicat. C'est ce qui peut arriver de mieux pour l'ensemble des forces progressistes. Et pour nous, il faut savoir qu'il n'y a rien de plus exigeant qu'une indépendance réelle car il faut être capables de faire — ensemble et de bonne façon — ce qui légitimement et raisonnablement doit l'être en tant que syndicat. Je parlais, évoquant Benoît Frachon, d'un art de vivre ensemble en accomplissant notre devoir.

Oui, être vraiment la CGT c'est un art du savoir-vivre, de savoir-faire, de savoir-vivre. Une extraordinaire école d'humanité, de compréhension, de respect mutuel, de tolérance, tout à la fois d'ouverture d'esprit et de fermeté dans ses convictions et toujours au service de la lutte avec les salariés, pour leurs intérêts.

Et cela fonde largement nos valeurs. Le syndicat CGT, c'est tout ce dont je viens de parler. Et c'est la solidarité, la fierté. La révolte contre toute injustice, contre toute oppression et pour la paix. C'est le soin apporté aux moindres revendications comme aux plus grands objectifs mobilisateurs. C'est également l'attention aux différences de toutes natures et la recherche de réponses appropriées, la conjugaison de l'individuel et du collectif de ce qui est professionnel ou catégoriel avec ce qui est commun à tous au lieu d'entretenir des oppositions artificielles.

Parmi ces différences, la réalité des choses, surtout dans un pays comme le nôtre, donne un poids particulier aux différences d'opinions, d'idées aux plans politique, philosophique, religieux et tout ce qui concerne les conceptions que chacun a de la vie en société. Faire ensemble le syndicat CGT qui correspond à tout cela est passionnant et ce n'est pas si difficile si l'on comprend l'essentiel. Pourquoi donc avons-nous besoin d'être ensemble ? Qu'est-ce qui nous est commun et qui dépasse tout le reste ? C'est bien, c'est généreux, c'est honorable puisqu'il s'agit de la vie des femmes et des hommes qui créent toutes les richesses, qui font que le pays existe et marche. Et parmi eux, il s'agit des plus modestes et aussi des plus malheureux. Est-ce si difficile de se comprendre les uns les autres ?

Nous pouvons tout résoudre si toutes et tous nous savons veiller à ce que nous avons de plus précieux, la confiance mutuelle fondamentale. Ce qui suppose être et faire réellement ce que nous disons. Par une transparence et une loyauté réciproques absolument affermir la certitude de chacun qu'il n'y a pas d'arrière-pensée, pas d'embrigadement ni de manipulation possible dans aucun sens. Chacune, chacun doit pouvoir se reconnaître et se retrouver dans cette organisation-là.

Et cela suppose les comportements correspondant, correspondants dans tous les domaines. Y compris dans l'effort constant d'attirer aux responsabilités, de former et de faire confiance à tous les niveaux à des femmes et des hommes de toutes générations qui reflètent naturellement toutes ces diversités. Ne sommes-nous pas tout cela, au moins dans une certaine mesure ? Le sommes-nous vraiment, pleinement partout et toujours ? Qui peut le prétendre ?

Ce Congrès, qui est un point d'arrivée, est aussi un point de nouveau départ, un tremplin exceptionnel pour avancer à grandes enjambées dans cette voie car après tout cela dépend avant tout de nous-mêmes. Et c'est énorme par les temps qui courent.

Tant de choses suscitent le dégoût, le scepticisme : "tous pareils". Eh bien, la CGT se présente comme un lien, une force de propreté, de générosité et de désintéressement. Et elle le prouve par ses comportements et par ses actes. Elle le prouve aussi en ne craignant pas de se remettre en cause et de débattre au grand jour de tous ses problèmes, sans tricher.

Oui, ayant quelque fierté d'être ce que nous sommes, de nommer nos défauts sans masochisme mais sans complaisance. Et surtout d'entreprendre de les corriger, de les surmonter, de changer tout ce qui doit l'être. Bien être ce que nous devons être en réalité et le démontrer par notre vie, notre comportement, nos pratiques c'est un immense atout. Pour une indispensable remontée de la syndicalisation qui pourtant ne se fera pas spontanément mais par un effort de tous et de tous les jours.

Un immense atout pour créer un espoir nouveau et fondé, donner l'envie de croire en un avenir, l'envie de se battre pour quelque chose qui en vaut la peine et contribuer ainsi à faire grandir, dans l'intérêt des salariés et des syndicats pour lequel nous avançons tant d'idées concrètes, le vaste mouvement de luttes sociales.

La persévérance, la constance dans la pensée, l'action et les comportements sont des vertus indispensables au plan des luttes sociales. Toute l'expérience le prouve, rien n'est définitif : ni le meilleur, ni le pire. La vie fait surgir des périodes brillantes, des moments exaltants, de grandes batailles, aboutissant à des conquêtes d'envergure faisant avancer le progrès social. Ce sont des moments inoubliables qui jalonnent le temps. Ce siècle en a connu un certain nombre. Mais à ce niveau, ils ne sont pas très fréquents, il faut le savoir, d'autant qu'ils sont généralement imprévisibles.

Canaille le Rouge a eu la chance de rencontrer pour la pemère fois Henri, dans l'après 68 alors qu'il n'avait pas 18 ans. Il l'a revu quand il a sorti un livre "syndicat et luttes de classe" qui n'a jamais été éloigné de plus de 80cm de sa table de travail et demanderait à trouver un remplaçant tant il est plié corné annoté.

Ensuite dans les grandes luttes des cheminots (86-87 en particulier) puis d'autres initiatives syndicales, politiques, à plusieurs reprises.

La Canaille a pu ainsi discuter avec lui. Instant fort pour un militant.

Oui ce texte est une boussole. Il n'indique pas la route mais il permet de la tracer  avec efficacité en fonction des réalités du moment si on nedéroge pas des lois de la bonne navigation.

Rédigé par Canaille Lerouge

Jeudi 18 décembre 2014

Reuters

Ultimatum du Medef sur le dialogue social

Le présiddent du Medef, Pierre Gattaz Le Medef a averti jeudi qu'il n'était pas question pour lui de poursuivre la négociation sur la refonte du dialogue social dans les entreprises au-delà d'une dernière séance, le 19 décembre. /Photo prise le 3 déc"embre 2014/REUTERS/Robert Pratta

Reuters/Reuters - Le présiddent du Medef, Pierre Gattaz Le Medef a averti jeudi qu'il n'était pas question pour lui de poursuivre la négociation sur la refonte du dialogue social dans les entreprises

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le Medef a averti jeudi qu'il n'était pas question pour lui de poursuivre la négociation sur la refonte du dialogue social dans les entreprises au-delà d'une dernière séance, le 19 décembre.

"Dans l'état actuel de la négociation, les points qui restent à traiter sont des points politiques et différer le moment de les trancher au-delà de Noël ne changera rien", a déclaré son négociateur, Alexandre Saubot.

Cela vaut autant pour le patronat, que pour les syndicats, a-t-il déclaré. un ultimatum rejeté par ces derniers, qui se sont dits prêts à poursuivre les tractations début 2015.

"Nous ne négocions pas sous la pression", a déclaré la négociatrice de Force ouvrière, Marie-Alice Medeuf-Andrieu.

"On avance à petits pas. On est face à une délégation patronale très divisée", a dit pour sa part son homologue de la CFDT, Marylise Léon, qui n'a pas exclu que la négociation puisse se conclure le 19 décembre au soir par un constat d'échec.

S'il veut conclure avant Noël, le Medef devra régler ses propres divergences internes lors de son conseil exécutif, qui se réunira lundi, et apporter notamment des réponses sur la question de la représentation du personnel dans les entreprises de moins de 11 salariés, qu'il a refusé jusqu'ici de traiter.

C'est une demande des syndicats mais aussi de l'Union professionnelle artisanale (UPA), qui s'est dissociée jusqu'ici, comme la CGPME, des propositions du Medef.

"Il y a une question à laquelle nous, délégation patronale, devons répondre : est-ce qu'on est prêt à accepter quelque chose dans les TPE (très petites entreprises) et si oui, quoi ?" a admis Alexandre Saubot. "On est pleinement conscient que si le document qu'on mettra sur la table est inchangé par rapport à celui d'aujourd'hui, les chances de succès sont faibles."

Le Medef propose de mettre en place dans les sociétés de 11 salariés et plus un conseil d'entreprise fusionnant toutes les instances représentatives du personnel existantes.

Dans celles d'au moins 50 salariés, il souhaite regrouper les multiples consultations obligatoires actuelles dans une consultation unique annuelle sur les orientations stratégiques.

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