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Israël - Palestine

La réflexion du jour: Sean Penn, tu devrais faire comme moi!

La réflexion du jour: Sean Penn, tu devrais faire comme moi!

 
26 Octobre 2015

 

Ce matin, je découvre cette nouvelle: l’acteur et réalisateur américain Sean Penn va effectuer sa première visite en Israël, rapporte dimanche le quotidien Yedioth Aharonoth.

 

La star hollywoodienne de 55 ans, lauréat de deux Oscars du meilleur acteur, sera l’invité de l’ONG israélienne IsraAID, qui fournit une assistance humanitaire dans le monde entier.

 

Penn, dont le père est juif, participera à une conférence sur les efforts de reconstruction en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de 2010.

 

L’organisation IsraAID a été très active en Haïti, et y a notamment envoyé du matériel médical.

 

Sean Penn, qui a été très sensible à la situation dans cette île des Caraïbes, il y a laissé la moitié de sa fortune, s’est complètement impliqué, est venu y passer plusieurs mois, et a travaillé aux côtés de volontaires israéliens, précise Yedioth .

 

Au cours de son séjour en Israël, Sean Penn doit rencontrer l’ancien président Shimon Peres.

 

Cette nouvelle  me parait caractéristique de la manière dont la cause palestinienne raréfit ses  soutiens auprès de tous ceux qui par le monde se sentent des proximités juives, ce qui est le cas de Sean Penn. Fils de juif, il est  hanté  par l’holocauste et ce père juif fut une des victimes du Maccarthysme… Le nombre de juifs sympathisants communistes qui subirent cette répression en particulier  à Hollywood et plus généralement dans les milieux intellectuels est énorme, le cas des Rosenberg n’est pas isolé. Ils forment plus de 60% des victimes. alors qu’il s’agit d’une petite communauté.

 

J’ai suivi Sean Penn non seulement parce que comme beaucoup j’apprécie l’acteur et le metteur en scène, mais parce qu’on le retrouvait dans toutes les causes qui m’étaient chères, le refus de la guerre en Irak  et surtout la lutte pour Cuba et pour le Vénézuela. Puis l’engagement total en faveur du peuple haïtien. Oui mais voilà, nous avons ceci en commun San Penn et moi c’est la haine du négationnisme, de tous les racismes dont l’antisémitisme.

 

Aujourd’hui avec la politique de Netanayoun, il ne me viendrait pas à l’idée d’aller en israël où je n’ai d’ailleurs jamais mis les pieds, mais je sais ce qui a fait évoluer Sean Penn et je le déplore. Je me souviens de son refus devant l’attitude iranienne négationniste du président iranien de l’époque, Mahmoud Ahmadinejad, alors même que celui-ci était un des alliés privilégiés de Chavez. Opep oblige.Il n’a pas remis en cause son alliance avec ce dernier mais s’est éloigné vers Haïti où d’ailleurs le Venezuela et Cuba faisaient merveille.Il a du comme moi ne plus pouvoir supporter l’antisémitisme dans un  certain nombre de pays en Amérique latine  dont les ressortissants sous l’emprise de l’église catholique autant que des régimes d’extrême-droite, comme bien des  Argentins et les Chiliens, manifestent une violent antisémitisme.Il n’y a pas qu’au Moyen Orient et dans les pays musulmans où l’antisionisme synonyme de la haine du juif est devenu l’anti-impérialisme des imbéciles.  La cause Palestinienne s’est peu à peu entâchée de tout ce racisme qui se dissimulait sous une pseudo défense des Palestiniens qui d’ailleurs du moins en ce qui concerne le Fatah n’en demandaient pas tant.

 

Comment vous expliquer, de ce côté-là, jamais la moindre reconnaissance de l’existence de forces juives en israël ou dans le monde qui se battent pour d’autres relations entre juifs et palestiniens. Le rôle des communistes qui tenient de créer dans l’équivalent d’un département français en proie aux folies chauvine (provoquées en priorité  par l’extrême-droite bigote,  affairiste au pouvoir, mais aussi par une extrême-droite bigote et affairiste chez les Palestiniens), un autre avenir laïc et de coopération, la seule issue possible. Cela fait partie de l’affaiblissement du communisme partout.  Il leur faut des caricatures comme ces  rabbins cinglés qui allaient dans les conférences négationnistes pour mieux montrer leur haine d’Israêl. Il n’était plus question de deux Etats, ni même d’un Etat laïc, mais on  vomissait le « sioniste » de plus en plus synonyme du juif. On publiait sur les réseaux sociaux des drapeaux palestiniens avec la légende : « ne dites plus Israël mais Palestine occupée », ce qui revenait à la position du hamas: » les juifs à la mer, ce sont des colonialistes ». Que je sache cela n’a jamais été une position politique des Palestiniens sauf le hamas. Si Netanayoun a tout fait pour détruire le Fatah et faire monter le hamas ce n’est pas une hasard, les extrême-droites poussent la situation au paroxysme identitaire.

 

En fait jamais n’était mis en évidence ce qu’était cette extrême-droite israélienne, comment elle avait pros de la force à partir de la manière dont les dirigeants socialistes avaient fait coïncider judaïsme et Israël, et laissé se développer un parti qui faisait des palestiniens les gens à chasser, à humilier. Il faut relire ce qu’Einstein et Hannah Arendt écrivent là-dessus dès le départ. En quoi cette extrême droite a détruit tout ce qui était socialiste, privatisé, pillé les terres, encouragé les fanatismes… Résultat quand le peuple palestinien se soulève contre une telle politique, est-ce que l’on peut trier dans ses composantes? Voir les forces qui prennent le dessus dans des temps comme ceux que nous vivons ?

 

En effet pendant ce temps là les populations étaient chauffées à blanc passant d’une revendication territoriale à une revendication religieuse se concentrant sur l’esplanade des mosquées et des pierres contre les soldats de l’intifada au coup de couteau au petit bonheur la chance contre les juifs, résultat du désespoir devant la politique menée par les dirigeants israéliens et les exactions des colons d’extrême-droite, l’occupation des terres palestiniennes.

 

En France, parce que c’est le pays d’Europe où il y a à la fois la plus grande communauté musulmane et juive, le phénomène est aussi poussé au paroxysme identitaire; Alors même que l’anti-islamisme se répand d’une manière inquiétante et que l’on a le plus grand mal à défendre ses victimes sur des positions de classe, l’antisionisme est devenu une facilité qui ne cherche aucune issue, aucun rassemblement politique autour de revendications claires. Ici aussi le négationnisme sous toutes ses formes se répand, il y a ceux qui trouvent qu’Hitler avait raison, ceux qui identifient Gaza à Auschwitz,  ils ne sont pas majoritaires loin de là chez les musulmans mais dans les manifestations pour la Palestine, ils sont une minorité bruyante. Il ya ceux qui ne craignent pas d’expliquer que si il y a le gang des barbares c’est la faute du CRIF. Et il y a en face, des gens tout aussi délirants qui quand l’armée israélienne occupe, massacre se croient autorisés à faire des défilés de soutien. Ils devraient être interdits, s’ils ne jouissaient pas d’une impunité qui est légitimement vécu de manière négative par d’autres citoyens français. Il y a ceux qui ne voient que les morts palestiniennes et leur nombre, leur jeunesse, et ceux qui ne voient que les morts israéliennes et finissent de fait par soutenir y compris les déclarations négationnistes de Netanayoun en proie à son obsession anti-arabe.

 

Je me sens incapable dans ce cas de continuer à m’intéresser à une situation qui est arrivée à un tel degré de haine stupide et criminelle, et je n’ai qu’un regret c’est que Sean Penn n’en fasse pas autant et aille dans des temps pareils en visite en Israël. A sa déclarge, il s’agit d’une visite culturalo-humanitaire et si je suis d’accord avec le boycott des productions israéliennes, je n’ai jamais été d’accord avec le boycott culturel qui peut au contraire contribuer à la paix et à l’échange, pourtant  il m’arrive de trouver ce distinguo un peu pharisien, on échange des bons sentiments tout autant qu’ils n’ont pas d’effet sur le terrain. Donc dans le doute je m’abstiens et je souhaiterais que sean Penn en fasse autant et surtout évite autant Hollande que Simon Peres, la fausse gauche. Le pire c’est que je sais comment il en est arrivé à cette visite.

 

Ma position personnelle, mais qui est-ce qu’elle intéresse, c’est que l’extrême-droite israélienne est arrivée à ce qu’elle cherchait, il n’y a plus de place pour deux états dans un tel paroxysme. Il ne reste plus que la solution tout aussi impossible d’un Etat laïc bi-national dans lequel Palestiniens et juifs auraient une place égale, j’ajouterai que tant que les droits légaux ne seront pas étayés par une égalité économique et culturelle, donc la fin du néo-libéralisme qui ravage autant Israël que les pays arabes, je ne  vois pas d’issue. On peut rêver tant qu’il n’y a pas de force politique correspondant à ce qui est aujourd’hui de l’ordre de l’utopie.

 

Sean Penn  tu devrais faire comme moi pas seulement parce qu’on ne peut pas supporter le sort réservé aux Palestiniens, mais parce que l’on ne peut pas accepter que cette part de nous qui a conduit tant d’entre nous à la lutte contre tous les maccarthysme  et à se situer aux côtés des pauvres et des exploités, soit détruite par une extrême-droite israélienne…

 

Danielle Bleitrach

Le Faurisson nouveau est arrivé, ou quels commentaires après les affirmations négationiste

Le Faurisson nouveau est arrivé, ou quels commentaires après les affirmations négationniste

 

Publié le 22 Octobre 2015

...de B. Netanyahou ?*

La nuit de Cristal  (Kristal Nacht 9 nov 1938). le consul général de Grande Bretagne Robert Townsend Smallbones dira "avoir vécu les pogroms répartis dans tout le Reich allemand, où les synagogues ont été brûlées, vitrines juives ont été brisées et des milliers ont été emmenés dans des camps de concentration et maltraités:
La nuit de Cristal (Kristal Nacht 9 nov 1938). le consul général de Grande Bretagne Robert Townsend Smallbones dira "avoir vécu les pogroms répartis dans tout le Reich allemand, où les synagogues ont été brûlées, vitrines juives ont été brisées et des milliers ont été emmenés dans des camps de concentration et maltraités:

 

Les propos du Faurisson de Tel Aviv mérite d'être rapporté in extenso :

 

"Hitler, à ce moment là, ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser. Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit : 'Si vous les expulsez, ils viendront tous ici'", en Palestine. 'Et qu'est-ce que je vais en faire ?', a demandé [Hitler]. Il [le mufti] a dit : 'Brûlez-les'", a déclaré Netanyahou.

 

Des propos tenus le jour ou un érithreen parce qu' après avoir été abattu par l'armée un noir est lynché (et là il ne s'agit pas de chemise arrachée mais bien de meurtre), la couleur de sa peau indiquant le terroriste.

 

Nétanyahou et ses cohortes vont réussir un jour à faire passer Salomon pour un antisémite.

 

Pour Dina Porat, historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, les propos de Netanyahou n'étaient pas "historiquement exacts".celle-ci précise : 

 

"Ce n'est pas le mufti, même s'il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l'idée d'exterminer les juifs",

 

"Cette idée est bien antérieure à leur rencontre de novembre 1941. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà 'une extermination de la race juive'".

 

« On ne peut pas dire que c’est le mufti qui a donné à Hitler l’idée de tuer ou de brûler les juifs, a-t-elle expliqué. C’est faux. Leur rencontre a eu lieu après une série d’événements qui allaient dans ce sens. » 

 

Des collègues de Dina Porat abondent en ce sens. 

 

« Al-Husseini a soutenu l’extermination des juifs, il a essayé d’empêcher le sauvetage des juifs, il a recruté des Arabes pour les SS, explique pour sa part l’historien Meir Litvak, de l’université de Tel-Aviv. C’était une personne abominable, mais cela ne doit pas minimiser l’ampleur de la culpabilité de Hitler. »

 

Elie  Barnavi ** (qui par ailleur défend des idées que Canaille le Rouge le plus souvent ne partage pas ) affute son stylet pour graver des mots d'une redoutable réalité :

 

"Comment rendre compte d’une telle prostitution de la Shoah ? Quel est le cheminement d’une pensée capable d’y aboutir ? C’est simple, hélas ! Dans la camisole de force politique où il se débat, « Bibi » fait feu de tout bois. Hier, pour prévenir l’accord nucléaire avec Téhéran, les Iraniens étaient accusés d’être les nouveaux nazis. Aujourd’hui, dans les affres des attaques au couteau qui mettent à mal le mythe de l’unité de Jérusalem, c’est le tour des Palestiniens d’endosser l’uniforme S.S., celui de Mahmoud Abbas de prendre la place du Grand Mufti."

 

E Barnavi conclut son billet du 21 octobre 2015 par "L’Histoire est la maîtresse de l’homme d’Etat. Elle n’est que la catin du politicien."

 

Qu'il soit nécesaire de rappeler cela l'année du 70e anniversaire de la capitulation nazie montre si besoin l'impératif obligation de ne pas baisser la garde tant pour certains, la fin justifiant les moyens, ils sont prêt à tout pour parvenir à leurs fins

 

C'est comme si, parce que Doriot ou Déat et quelques autres ont endossé l'uniforme SS quelqu'un écrivait que la population française de 1941 avait organisé la rafle du vel d'Hiv ou parce que les nazis ukrainiens avait été acteurs zélés de ce qu'on nomme la "Shoah par balles" les soviétique avaitent participerr au génocide hitlérien.

 

Des propos aussi violents que négationiste font réagir la partie de la société israelienne pourtant le plus souvent par ailleurs très antipalestinienne.

 

Ces propos négationistes ont été tenus devant le congrès sioniste à Jérusalem.

 

La veille, le même avait fait savoir que pour lui ,au mépris des traité internationnaux il considérait que Jérusalem était réunifié sous administration de Tel Aviv réussissant une sorte d'anschluss du 21è siècle 

 

Parmi les protestations devant cette ignominieuse réécriture de l'histoire deux réactions :

 

Celle du secrétaire général de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), rappelant l'engagement de milliers de palestiniens dans les armées alliées qui a déclaré :
« Nétanyahou déteste tant les Palestiniens qu’il est prêt à absoudre Hitler pour le meurtre de six millions de juifs »


Zehava Galon, responsable du parti de gauche Meretz :

« Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar* en septembre 1941 – deux mois avant la rencontre entre le mufti et Hitler – devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire. »

 

Façon comme un autre de dire que netanyahou est un fieffé menteur

 

La presse israelienne raporte que Moshe Yaalon, le ministre de la défense, a "semblé prendre ses distances avec les propos du chef du gouvernement" :

 

« Bien entendu, a-t-il dit, Haj Amin Al-Husseini n’a pas inventé “la solution finale à la question juive”. L’histoire montre clairement que Hitler en est à l’origine. Haj Amin Al-Husseini l’a rejoint. »

 

La réplique du gouvernement allemand notons le a été sans équivoque :

 

"Je peux dire au nom du gouvernement que, nous Allemands, connaissons très exactement l'Histoire de l'avènement de la folie raciste meurtrière des nationaux-socialistes qui a conduit à la rupture civilisationnelle de la Shoah", a souligné lors d'une conférence de presse Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

 

"Je ne vois aucune raison de changer de quelque manière que ce soit notre vision de l'Histoire. Nous savons que la responsabilité allemande pour ce crime contre l'humanité est inhérente",

 

Reste qu'une fois encore un tri parmi les victimes du nazime perdure et occulte d'autres critères de sélections des assasinés qui devraintt non pas lisser mais au contraire éclairer toutes les facettes la nature globale du système nazi.

 

On attend avec curiosité les réactions ici (c'est le cas de le dire) de la LDJ, du CRIF ou de la LICRA.

 

Le Quai d'Orsay va-t-il protester au nom de la mémoire des persécutés en France ?

 

le 21 octobre l'UNESCO a voté une résolution concernant l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem. la motion  :

 

« condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée Al-Aqsa ». Il « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent [son] caractère sacré ».

 

La France s'est abstenu (avec 25 autre pays membre) les USA, la GB et l'Allemagne ont voté contre, 

 

*Babi Yar se trouve à proximité de Kiev, là ou les héritiers des assassins de 41 revendiquent leur légitimité et ou Netanyahou est considéré comme un allié.

 

**Elie Barnavi est historien et essayiste, Professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Tel-Aviv, et ancien ambassadeur d'Israël en France.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

La presse israélienne est « consternée »… elle peut l’être…

La presse israélienne est « consternée »… elle peut l’être…

 

22 Octobre 2015
Dérapage sur la Shoah : Nétanyahou consterne la presse israélienne
  • La presse israélienne est consternée, elle peut l’être avoir à la tête de celui qui prétend créer l’absurde Etat juif un négationniste est l’illustration d’où conduit la haine raciste… Netanyahou et les antisémites même combat… Voilà où mène une vision de haine et de chauvinisme, quand on voit un Netanyahou on se dit comme Abraham Berg qu’Hitler a réellement gagné la guerre, quand Est-ce que tous ces gens comprendront qu’il est impossible quelque soit le camp de continuer comme ça…  

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou à Berlin, le 21 octobre 2015. PHOTO TOBIAS SCHWARZ/AFP
 
Tous les journaux israéliens sont affligés après les propos tenus par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, accusant le grand mufti de Jérusalem d’avoir donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs d’Europe. Petite sélection de commentaires.
 
Ce 21 octobre, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (Likoud, droite nationaliste) s’exprimait devant le Congrès sioniste mondial. D’ordinaire feutrée, l’atmosphère y est devenue électrique lorsque les participants, abasourdis, ont entendu leur hôte déclarer ceci :“Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, il voulait seulement les expulser. Mais le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini [dirigeant politico-religieux palestinien de 1922 à 1937], a rencontré Hitler [le 28 décembre 1941] et lui a déclaré : ‘Si vous les expulsez tous, ils vont tous venir ici [en Palestine]’. ‘Alors, que dois-je faire d’eux ?’, aurait demandé Hitler. ‘Brûlez-les’, aurait répondu le mufti’.
 
Ce n’est pas une polémique que ces propos ont déclenchée, mais une descente en flammes de Benyamin Nétanyahou par les médias et les historiens tant israéliens qu’étrangers, pour une fois unanimes. Ce que souligne, dans Yediot Aharonot, le journaliste Ahiya Raved :“Pour les spécialistes israéliens et étrangers de la Shoah, les propos de Nétanyahou sont une distorsion de la réalité historique et une exagération de l’implication à vrai dire marginale (pour ne pas dire nulle) d’Amin Al-Husseini dans la Shoah. Les dirigeants européens se sont étranglés devant une déclaration qui, parce que prononcée par un dirigeant israélien, sape leur difficile travail sur la mémoire de la Shoah. Ce qu’Angela Merkel a parfaitement compris : ‘Nous nous en tenons à cette responsabilité de l’Allemagne dans la Shoah. Il n’y a aucune raison de changer cette vision de l’Histoire.’ 
 
Toujours dans Yediot Aharonot, quotidien de centre droite très lu en Israël, le journaliste Yitzhak Ben-Horin infirme les propos téméraires du Premier ministre israélien. “Certes, le dirigeant palestinien a collaboré avec les nazis sur la question des régiments bosniaques et rencontré Adolf Hitler lors d’un entretien retranscrit et célèbre : ‘Nous avons des ennemis communs : les Juifs, l’Angleterre et les communistes. Tout ce que nous voulons, c’est que les Juifs [émigrant en masse en Palestine] retournent d’où ils viennent.’ Mais l’historiographie contemporaine, tout en n’épargnant pas le rôle d’Al-Husseini dans l’effondrement politique, militaire et moral des Palestiniens en 1936-1948, considère que le grand mufti n’a pesé en rien dans la Shoah : non seulement il n’était pas question pour les nazis de rompre avec leur politique antisémite en autorisant un quelconque retour des Juifs allemands, mais ils considéraient le grand mufti avec condescendance et méfiance.
 
Quand bien même la proposition d’Al-Husseini de ‘brûler les Juifs’ serait-elle corroborée, il n’en reste pas moins que les nazis n’avaient pas besoin des ‘conseils’ d’un petit dirigeant arabe – qui plus est marginalisé au sein de sa propre population – pour décider de l’extermination des Juifs. Tout était dans ‘Mein Kampf’.”
 
Yossi Verter, chroniqueur politique du quotidien de gauche Ha’Aretz, dans une tribune titrée “Quand le fils de l’historien se bat contre les faits”, ne dit pas autre chose :“Et dire que Benyamin Nétanyahou est le fils d’un des historiens les plus éminemment et internationalement respectés de la Reconquista [Benzion Nétanyahou, décédé en 2012]… Avec un tel bagage, comment Nétanyahou peut-il lancer des accusations aussi légères, dont tous les historiens savent qu’elles ne reposent que sur la seule et peu plausible déposition d’un des témoins du procès d’Adolf Eichmann [Jérusalem, 1961] ?
 
Son collègue de Ha’Aretz, Ofer Aderet, se fait le relais de la consternation des historiens israéliens, qui accusent Nétanyahou de rallumer “la querelle entre historiens intentionnalistes et fonctionnalistes”. Les “fonctionnalistes” estiment que la “solution finale” n’était pas préméditée mais fut la conséquence de l’entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941, les nazis considérant que Roosevelt était l’otage du “lobby juif”.“Les historiens israéliens rappellent que, avant la décision de créer un complexe industriel de camps d’extermination, la ‘Shoah par balles’ [entamée dès 1940 en Pologne et accélérée par l’invasion de l’URSS en juin 1941] avait déjà exterminé près de 3 millions de juifs. Autrement dit, l’extermination des juifs fut décidée et mise en pratique par les nazis longtemps avant que le grand mufti [expulsé de Palestine par les Britanniques] trouve refuge en Allemagne.” 
 
Enfin, dans le quotidien de droite Maariv, l’éditorialiste Ben Caspit, pourtant considéré par certains confrères comme trop conciliant envers Benyamin Nétanyahou, fait part de sa colère.
“Connu pour rédiger lui-même ses interventions publiques, Nétanyahou n’a qu’à s’en prendre à lui-même. Les propos hallucinants qu’il a tenus ce mercredi sont un lapsus révélateur : sa haine des Arabes lui fait perdre tout sens de la mesure. Certes, l’état actuel de la recherche historique, israélienne et internationale, brosse le portrait peu flatteur d’un Husseini aveuglé par son opposition plus irrationnelle que politique au sionisme. De même, une nouvelle génération d’historiens palestiniens pointe sa mégalomanie, son absence de stratégie politique et ses nombreuses liquidations d’adversaires politiques palestiniens. Enfin, si le grand mufti fut l’un des premiers hommes politiques non allemands à être informé de la solution finale, jamais ce musulman conservateur et judéophobe n’est intervenu directement ou indirectement dans l’extermination des Juifs d’Europe. Faire des Palestiniens les inspirateurs de la Shoah, cela revient à absoudre Hitler de ses crimes. Le dérapage de Nétanyahou n’est pas seulement scandaleux mais dangereux : il est une aubaine inespérée pour les antisémites négationnistes et révisionnistes de tout poil en Europe.”

La réflexion du jour : je ne vous supporte plus…

La réflexion du jour : je ne vous supporte plus…

 

21 Octobre 2015
 

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Voici ce que j’écris sur mon mur Facebook.

 

A bon entendeur salut, celui qui mêle l’extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale à la question israélio-palestinienne sera impitoyablement supprimé de ma liste d’amis. Je ne supporte pas ce négationnisme imbécile pratiqué par les deux camps qui consiste à faire cette immonde analogie. Entre ceux qui justifient l’occupation et le désespoir dans lequel ils acceptent de plonger les Palestiniens en se référant à la Shoah qui justifierait la politique ignoble de Netanaoyoun et ceux qui à chaque mort palestinienne le comparent à Auschwitz, Ceux qui à tout bout de champ ramènent le sionisme comme unique déterminisme historique,  c’est fou ce que vous vous ressemblez, vous ne voyez le monde que par le prisme juif, que vous soyez des suppôts du CRIF ou des prétendus défenseurs de la cause palestinienne, rien d’autre ne vous intéresse, le mouvement du monde tourne autour de ce nombril. Et quand le Moyen Orient se déchire pour d’autres enjeux, que l’impérialisme change son terrain d’exercice, inutile de vous demander d’en tenir compte pour trouver une issue?   

 

Par exemple que signifie exactement l’intervention russe contre Daech? la tentative d’un monde multipolaire? Quelle recomposition des camps? Qu’Est-ce qui est cherché comme réponse par l’impérialisme US ? Les guerres civiles, les partitions jusqu’à l’affrontement entre puissance nucléaire? Il faut élargir le champ de vision… Se dire que pousser les peuples au désespoir y compris identitaire fait partie d’une stratégie hégémonique..

 

Quand deux peuples en sont arrivés au paroxysme en se disputant d’abord l’équivalent d’un département français er maintenant l’esplanade d’une mosquée, passant du territorial au religieux, il ne parait plus y avoir d’autre solution que leur mutuelle extermination. Les supporters des deux côtés sont  prêts à se battre jusqu’à la mort du dernier Palestinien par haine du Juif, ou l’inverse…Leurs neurones sont littéralement bouffés par l’absence totale de vision politique à long terme, pas la moindre référence de classe, Ils sont  du bétail que l’on manipule et les capitalistes, les puissants ne s’en priveront pas, et plus vous avancez sur cette voie moins il y aura d’issue… Dites vous bien que si les puissants, l’impérialisme sous toutes ses formes, étatsunienne, occidental, arabe, avait voulu une solution en faveur des peuples, en particulier Palestinien, celle-ci serait intervenue depuis longtemps. Donc interrogez vous sur la manière de les contraindre à la paix dans la justice, croyez vous en prendre le chemin?

 

Arrêtez vos manipulations imbéciles de l’histoire et des identités mythiques et si c’est encore possible donnez vous des revendications claires sur les territoires occupés, sur une force d’intervention internationale, sur la libération de Barghouti, sur les coopérations possibles et nécessaires entre un Etat israélien et palestinien, en voulez-vous encore? qui peut le croire? non chacun souhaite seulement la mort de l’autre,., Est-ce trop vous demander que de faire de la politique?

 

Ce sera tout pour aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma petite Maya, je vais avec elle au restaurant, puis nous allons voir un film…

 

Danielle Bleitrach

 

Si vous avez un peu de temps lisez ce texte, il apporte un peu de raison :

 

http://www.pcfbassin.fr/60-politique-internationalea/israel-palestine/27390-israel-palestine-l-occupation-pacifique-cela-n-existe-pas

 

Israël-Palestine: « L’occupation pacifique, cela n’existe pas »

Israël-Palestine: « L’occupation pacifique, cela n’existe pas »

 

21 Octobre 2015
Une parole intelligente dans ce paroxysme de haine et  de connerie qui va avec
Des soldats israéliens face à des manifestants Palestiniens à Hébron, le 13 octobre, 2015.
Des soldats israéliens face à des manifestants Palestiniens à Hébron, le 13 octobre, 2015.Reuters/Mussa Qawasma

Alors que le conflit israélo-palestinien connaît soudain une nouvelle escalade, l’historien Henry Laurens, l’un des meilleurs spécialistes de la région, déplore le manque de volonté des leaders de chaque camp et leur incapacité à rechercher une solution politique, la seule qui vaudrait.

Alors que le conflit israélo-palestinien connaît soudain une nouvelle escalade dans une région minée par les guerres, le cinquième tome de l’oeuvre monumentale de l’historien, professeur au Collège de France Henry Laurens sur la question de Palestine paraît en librairie*. Le conflit s’éternise, tandis qu’un autre, de bien plus grande ampleur, la tragédie syrienne, entraîne toute la région dans un chaos mortel.
 
La « guerre des couteaux » qui a lieu en Israël est-elle une nouvelle forme d’Intifada?
 
Je ne crois pas, même si des attaques au couteau dans la rue ont déjà eu lieu à la fin de la première Intifada [1987-1993]. Il ne semble pas qu’il y ait le même effet d’entraînement de la part des deux grandes tendances politiques palestiniennes que lors des précédents soulèvements. Le Hamas essaie de pousser au mouvement, mais il est peu présent en Cisjordanie du fait de la répression de l’Autorité palestinienne et des autorités israéliennes.Pour l’instant, le Fatah n’entre pas en jeu. Une question reste en suspens: combien de temps les forces de sécurité palestiniennes accepteront-elles de voir des jeunes lanceurs de pierre se faire tuer par l’armée israélienne? En 2000, cela avait conduit à l’élargissement du conflit. A l’époque, les moyens de mobilisation étaient banals: le tract, le fax, la radio… Aujourd’hui, Facebook et les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel. Preuve que ces jeunes ne sont pas reliés à une organisation centralisée.
Pourquoi cette nouvelle crise éclate-t-elle maintenant?
Dans une situation où tout futur est absent, l’exaspération finit par éclater. Il y a le sentiment, chez les Palestiniens, que l’occupation, la colonisation et la répression s’accentuent. Avant la première Intifada, certains juifs allaient faire leurs courses en Cisjordanie et la main d’oeuvre arabe alimentait l’économie israélienne; les uns et les autres avaient une certaine vision des deux sociétés. Tout cela a disparu. Les Palestiniens ne connaissent plus les Israéliens que sous la forme de policiers, de soldats et de colons. Des générations entières d’Israéliens ont fait leur service militaire dans les territoires occupés, donc, à titre divers, dans des entreprises qui passent par la « brutalisation » de la population palestinienne. L’occupation pacifique, cela n’existe pas.
Les tensions montent au sujet de l’esplanade des Mosquées, lieu saint de l’islam, où était édifié, jadis, le temple de Salomon, vénéré par les juifs…Le premier conflit autour de ce lieu emblématique du judaïsme et de l’islam est ancien, puisqu’il remonte à 1929. En 1967, Israël a proclamé sa souveraineté sur Jérusalem et sur l’esplanade des Mosquées – ce qui n’est pas reconnu sur le plan international. Un statu quo confie la gestion du lieu saint aux Jordaniens. Depuis deux ans, cependant, les Palestiniens ont le sentiment très fort que les Israéliens veulent imposer un partage de l’esplanade, voire davantage. Comme à Hébron, en Cisjordanie, où le tombeau des Patriarches est désormais accessible aux juifs autant qu’aux musulmans. L’expérience a démontré aux Palestiniens qu’ils ne peuvent avoir aucune confiance dans les engagements verbaux des autorités israéliennes à maintenir ce statu quo.
Le conflit israélo-palestinien a été pendant des décennies un conflit territorial entre deux nationalismes. Prend-il un tour nouveau, qui serait identitaire et religieux?
Nous sommes en Terre sainte! Cependant, il y a deux terres. La terre concrète sur laquelle les gens vivent et travaillent. Le projet sioniste projetait de la conquérir hectare après hectare. Et une seconde terre, qui, elle, porte un double caractère sacré, religieux et national. En France, par exemple, tous les villages ont leur église et leur monument aux morts. En Israël-Palestine, les deux vont de pair. Toute l’histoire de ce conflit joue sur le basculement de ces deux espaces.
La première Intifada concerne l’espace territorial; la seconde, l’espace sacré de la mosquée al-Aqsa. Si l’on avait proposé aux juifs, comme cela avait été envisagé au début du XXe siècle, un morceau de l’Ouganda, du Kurdistan, de l’Argentine ou du Texas, il n’y aurait eu aucune mobilisation fondamentale afin de construire l’Etat d’Israël. Celui-ci n’existe que parce que c’était la terre des ancêtres et la terre biblique.
Manifestants palestiniens à Bethléem, le 14 octobre 2015.
Manifestants palestiniens à Bethléem, le 14 octobre 2015.Reuters/Mussa Qawasma
La perspective de créer deux Etats pour deux peuples est-elle encore réaliste?
Certains disent qu’il faut abandonner cette voie et revenir à la solution de l’Etat unique et binational. A l’époque du mandat britannique (1920-1948), un mouvement chez les sionistes le préconisait. Mais cette élite intellectuelle n’avait pas de relais populaire chez les juifs de Palestine et aucun leader arabe n’était intéressé. Aujourd’hui, la haine et la rancoeur sont telles que l’on voit mal comment constituer un Etat binational. Les gens ont un besoin vital d’exprimer leur identité nationale: un drapeau, un hymne, une armée…
De fait, les deux peuples vivent en interaction permanente. Leur rêve est d’être séparés. Mais c’est impossible. Et l’espace est si restreint! Israël et la Palestine, c’est un très gros département français. Que faire des réseaux d’adduction d’eau, d’électricité ou du téléphone? La seule solution, c’est un système à deux Etats avec une gestion commune des ressources et des réseaux. On en est très loin, et surtout on s’en éloigne.
Voilà bientôt vingt ans qu’Yitzhak Rabin a été assassiné par un extrémiste juif. Est-il le dernier à avoir vraiment tenté la paix?
Non. La paix est une mauvaise expression. Tous, par définition, font la guerre pour chercher la paix. Simplement, ils la veulent selon leurs propres termes. Israel l’a toujours affirmé. En 1967, après l’occupation, Levi Eshkol, alors Premier ministre, expliquait qu’Israël voulait la dot, et non la fiancée. Mais comment s’en débarrasser? Dès le départ, dans les années 1960, le plan Allon prévoyait l’annexion d’une part importante de la Cisjordanie, le reste formant une enclave autonome sans contact avec l’extérieur.
Lors des négociations d’Oslo, en 1993, Rabin a tout cela à l’esprit. Il n’a pas été assassiné parce qu’il était partisan de la paix, mais parce qu’il était en train de la mettre en oeuvre. Le réalisme de Rabin, qui déclare: « Je ne garde qu’un tiers de la Cisjordanie », entrait en contradiction avec le projet du Grand Israël, la totalité de la terre d’Israël, défendu par certains. Et rien ne dit que les Palestiniens auraient accepté la proposition. L’ambiguïté historique est là.
Qu’en est-il ensuite?
Les gouvernements successifs se sont trouvés dans l’incapacité de réfléchir à un accord de paix parce que le détail des propositions, avec les terres qui seraient rétrocédées ou non, aurait inévitablement fuité dans la presse israélienne. Si bien que, quand ils arrivent au sommet de Camp David II, en 2000, ils n’ont rien préparé. Les Palestiniens non plus, car l’idée même qu’ils puissent accepter une perte des territoires est inacceptable. On n’a jamais vu une négociation dans l’histoire aussi mal entamée.
Et aujourd’hui?
Il existe des cartes et des solutions, ce qu’on appelle les paramètres de Clinton, qui datent de décembre 2000, ainsi que leur version détaillée, discutée en 2003 à Genève. Manquent les acteurs politiques pour les appliquer. Incontestablement, il y avait, chez Shimon Peres, chez Yitzhak Rabin et, dans une certaine mesure, chez Ehud Barak, la volonté d’arriver à un règlement politique. Depuis l’échec de Camp David II, on n’en trouve plus.
A Douma, près de Damas, en Syrie, le 19 juillet 2014.
A Douma, près de Damas, en Syrie, le 19 juillet 2014.Y. ALBOSTANY/STRINGER/REUTERS
Quelle est la responsabilité de Benyamin Netanyahou, le chef actuel du gouvernement israélien?
 
Il est fidèle à lui-même. Dans un livre publié au début de sa carrière politique, dans les années 1990, Netanyahou avait détaillé ses propositions: elles consistaient à laisser aux Palestiniens un archipel de lieux urbains, tandis qu’Israël prenait la quasi-totalité des campagnes. Si l’on compare ce projet avec la carte actuelle, le résultat est très proche. Netanyahou, par ailleurs, ne cesse de tenir un discours apocalyptique, expliquant que les juifs sont au bord de l’extermination. En 1998 déjà, il expliquait que l’Iran aurait la bombe nucléaire en dix-huit mois. Ces deux dimensions caractérisent sa vie politique depuis une vingtaine d’années. Pour le reste, Nicolas Sarkozy avait déclaré, off the record – mais le micro était ouvert: « C’est un menteur. » Il n’était pas le premier des interlocuteurs occidentaux à avoir fait ce type de jugement.
 
Quelle est la marge de manoeuvre de l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas?
 
L’Autorité palestinienne, qui n’est qu’une délégation du pouvoir d’occupation, est prise dans un dilemme insoluble: elle gère la vie économique et sociale de la Cisjordanie, grâce à des financements venus de l’ensemble des pays, dont les Etats-Unis et l’Union européenne. Comme elle est incapable d’arriver à un accord politique et qu’elle est impuissante face à la colonisation, l’entourage d’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] a laissé entendre que, si l’autonomie consistait à se mettre au service de l’occupant, mieux valait cesser toute collaboration avec Israël. En même temps, cela signifie mettre au chômage des milliers de fonctionnaires. Cette décision se heurte à un problème de responsabilité.
 
Avec la guerre en Syrie et l’avènement de Daech, l’interminable conflit israélo-palestinien était passé au second plan. Voilà qu’il refait soudain surface…
 
Le conflit syrien est infiniment plus fort, destructeur, mortifère, abominable, dans l’ensemble de ses dimensions, que ce que l’on peut appeler, tout en respectant les souffrances des uns et des autres en Israël et en Palestine, une forme de théâtralité. Quatre ans de guerre civile en Syrie ont fait plus de morts qu’un siècle de conflit israélo-palestinien. De 2011 à 2015, le régime de Bachar el-Assad a tué plus de Palestiniens que ne l’a fait Israël depuis vingt ans.
 
Le bombardement du camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas, où les gens meurent de faim, est terrifiant: des milliers de personnes peuvent être tuées sans véritable réaction internationale. Les Palestiniens disent, avec un cynisme triste, que les Arabes aiment la Palestine, mais pas les Palestiniens. Le fait que l’on ne fasse pas de Yarmouk l’équivalent du massacre de Sabra et Chatila est, en soi, significatif.
 
Le centre de gravité du Proche-Orient est-il passé en Syrie?
 
Le centre des conflits, oui. Pour autant, une solution politique acceptée par les parties en Israël-Palestine permettrait sans doute d’alléger les autres guerres de la région. Cela affaiblirait l’anti-occidentalisme, fonds de commerce des islamistes, sunnites ou chiites. Si une solution politique à la question palestinienne avait abouti, il est clair qu’Israël se serait senti beaucoup moins en danger face au nucléaire iranien.
 
Vous en êtes au cinquième tome de votre oeuvre sur « la question de Palestine ». Avez-vous malgré tout gardé espoir?
 
Vous aimez les blagues palestiniennes? Ecoutez celle-ci: « En ce jour-là, mes frères, le seigneur Jésus-Christ était en Galilée. On lui apporta un paralytique, il le fit marcher. On lui apporta un aveugle, il le fit voir. On lui apporta un mort, il le ressuscita. On lui apporta un Palestinien, il se mit à pleurer avec lui. » Cet humour palestinien ressemble étrangement à l’humour juif.
 
* La Question de Palestine (t. V): 1982-2001. La paix impossible (Fayard, 888 p.).Henry Laurens en 9 dates
1954 Naissance.
 
1973 Entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand.
1980 Agrégé d’histoire.
 
1981-1983 Boursier à l’Institut français de Damas, puis lecteur de français à l’université du Caire.
 
1989 Docteur d’Etat.1991-
 
2001 Professeur des universités à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales).
 
1999 Publie le premier tome de La Question de Palestine (Fayard).
 
2003 Professeur au Collège de France, chaire d’histoire contemporaine du monde arabe.
 
2015 Publie le cinquième tome de La Question de Palestine:
 
1982-2001. La paix impossible (Fayard).
 

Boycott, désinvestissement et sanctions. Viiiite !

Ils dépouillent les habitants de leurs biens, ils bombardent leur villes et les enfants dans leurs écoles, dans leurs maisons ou sur la plage, ils créent des ghettos, ils arrachent les oliviers, ils font brûler vif une famille dans sa maison, ils partagent des villages en deux par un mur de la Honte, ils tirent sur les bateaux humanitaires, sur les barques de pêcheurs, ils maltraitent les journalistes, ils cassent leur caméras, ils les canardent et, si ça leur chante, ils empêchent qu’ils soient évacués (http://www.legrandsoir.info/on-peut-frapper-chef-on-peut-tirer-chef.html), ils humilient, ils enferment par milliers les opposants dans leurs prisons, ils tuent sur une simple apparence, ils criblent de balles des hommes à terre, ils répondent par le canon à des jets de pierre, ils annexent, ils colonisent, ils s’emparent des terres et de l’eau, ils assèchent les lacs, ils déroulent des kilomètres de barbelés, ils multiplient les barrages baptisés checkpoints, ils méprisent le monde entier parce que la puissance des armes les rend supérieurs, ils s’assoient sur les résolutions de l’ONU et sur la réprobation universelle, ils rêvent de bombarder l’Iran, ils sont retenus par les USA qui craignent une troisième guerre mondiale, ils gouvernent avec leur extrême droite, ils acceptent une religion qui ne tolère pas les mariages mixtes, ils utilisent leurs fanatiques religieux comme avant-garde des brigands et des tueurs, ils prétendent que leur théocratie est une démocratie, ils arrivent d’Ukraine, du Canada, d’Afrique du Sud ou du Mexique pour dire que la Palestine est terre de leurs ancêtres, que Dieu la leur a donnée, que c’est écrit sur un parchemin qui fait force de loi, que Jésus va revenir incessamment pour le confirmer, que le peuple qui y vit et y travaille depuis des dizaines de siècles est un intrus (un intrus par sa « race »), ils prétendent que la vie d’un autochtone ne vaut pas celle d’un usurpateur fraîchement débarqué, ils se vautrent dans la consanguinité religieuse, dans l’intégrisme religieux, dans la guerre de religions, dans l’Inquisition, dans la création de fanatiques religieux comme moyen de voler un pays à son peuple.

 

Bref, ils colonisent, attaquent, pillent, brûlent, détruisent, expulsent, affament, enferment, assassinent des civils de tous âges par milliers et baptisent ces crimes « Le droit de se défendre ».

 

Qui alertera sur les drames, encore évitables, que les dirigeants israéliens et leurs soutiens étrangers préparent aux juifs ? Qui et quand ?

Ça urge, dans l’intérêt commun de deux peuples.

 

Théophraste R.

URL de cette brève 4829
http://www.legrandsoir.info/boycott-desinvestissement-et-sanctions-viiiite.html

Les Palestiniens ont besoin d’espoir, pas de calme

 

Le gouvernement israélien ne veut pas leur laisser le moindre espoir et l’Autorité palestinienne n’a pas les moyens de leur en donner.

 

Depuis le début de l’explosion actuelle de violence en Israël et en Palestine occupée, de nombreux dirigeants étrangers, ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, ont insisté sur l‘urgence de rétablir le « calme ».

Au lieu d’appels au calme, un euphémisme pour la soumission palestinienne, il faudrait plutôt redonner un véritable espoir de liberté aux Palestiniens par des mesures de justice crédibles et efficaces.

 

Le gouvernement israélien ne veut pas leur laisser le moindre espoir et l’Autorité palestinienne n’en a pas les moyens.

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis lors de sa campagne de réélection qu’il n’y aurait jamais d’Etat palestinien indépendant pendant son mandat, tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas, après avoir promis qu’il allait larguer une « bombe » lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU le mois dernier, a, au contraire, lâché un pétard mouillé. Ceux qui ont vécu toute leur la vie sous l’égide d’un « processus de paix » destiné à maintenir le statu quo qui se traduit par un projet de colonisation métastasant qui dévore leurs terres, et une infinité d’humiliations quotidiennes, ont bien des raisons de désespérer.

 

On peut énumérer de nombreux obstacles à la « paix » israélo-palestinien, mais l’obstacle le plus important à la fin de l’occupation qui est maintenant dans sa 49e année, est tout simplement la nature humaine. Les gens acceptent rarement de voir leur vie changer de manière significative, sauf s’ils croient que ce changement va améliorer grandement la qualité de leur vie.

 

Comment les Israéliens juifs peuvent-ils être amenés à penser que la fin de l’occupation améliorera leur qualité de vie ?

 

Ces dernières années, les Israéliens juifs ont, tout naturellement et avec raison, considéré le statut quo comme le meilleur des mondes possibles. Ils ont joui de la paix, de la prospérité, du soutien économique et militaire indéfectible de l’Occident et de la protection diplomatique américaine inconditionnelle, alors que les Palestiniens, hors de vue et loin des pensées, enduraient l’occupation, l’oppression, l’appauvrissement et la violence fréquente, et souvent mortelle, de l’armée israélienne et des colons israéliens.

 

La situation confortable dont jouissaient les Israéliens juifs, du fait que l’occupation ne leur coûtait pratiquement rien et ne leur causait aucun souci, doit changer. Elle peut changer de deux manières, soit grâce à la pression économique et politique non violente du monde occidental, soit du fait de l’insécurité violente générée par le peuple palestinien occupé.

 

Les Etats européens pourraient imposer de fortes sanctions économiques à Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les résolutions de l’ONU et se retire complètement de la Palestine occupée. Les Etats européens pourraient aussi appliquer des règles strictes de visa à tous les Israéliens qui veulent venir en Europe, les obligeant à fournir la preuve claire et documentée qu’ils ne vivent, ni ne travaillent, en Palestine occupée.

 

Si l’on en juge par les années que l’Union européenne a passé à s’angoisser sur l’étiquetage correct des produits des colonies illégales vendus en Europe, on ne peut guère espérer que les politiciens européens trouvent bientôt intérêt à jouer un tel rôle principiel non-violent et constructif.

 

Malheureusement, cela nous laisse seulement avec l’option de l’insécurité violente. Il est hors de question d’encourager la violence contre les civils, et on ne peut qu’espérer que les violences soient limitées et qu’elles aient des résultats constructifs. La violence « couteaux-et-tournevis » de basse technologie actuelle, qui engendre beaucoup de peur et d’anxiété mais fait relativement peu de victimes israéliennes juives, est peut-être, de toutes les violences capables de produire le changement nécessaire dans la perception des Juifs israéliens de leurs propre intérêt, celle qui est la plus efficace et la moins dangereuse.

 

Si ces attaques, apparemment aléatoires et imprévisibles, contre les Israéliens juifs devaient se poursuivre sur une longue période de temps, elles pourraient bien pousser un nombre significatif de Juifs israéliens à en conclure que l’occupation et l’oppression perpétuelle ne sont pas le meilleur des mondes possibles pour eux non plus et que leur qualité de vie serait meilleure s’ils mettaient fin à l’occupation et permettaient au peuple palestinien de jouir de la même liberté et de la même dignité humaine - que ce soit dans deux états ou dans un seul - que les Israéliens juifs exigent pour eux-mêmes.

 

Il est bien triste d’être obligé de se rendre à l’évidence que tant que des vies juives ne sont pas menacées, les Israéliens juifs et le monde occidental ont tendance à penser que l’occupation n’est pas un problème. Maintenant que des Juifs - et bien plus encore de Palestiniens - ont perdu la vie, et que tout laisse à penser que d’autres la perdront dans les semaines qui viennent, il faut absolument profiter de l’attention du monde entier pour promouvoir une nouvelle perception du futur, afin que toutes ces vies n’aient pas été perdues pour rien.

 

Si la violence actuelle se poursuit assez longtemps pour être considérée comme une « Intifada », il faudra lui donner le nom de « Intifada des enfants ». Désespérant de jamais jouir d’une vie qui ait un sens, les jeunes et même les enfants choisissent, de leur propre initiative, de rechercher ce qu’ils perçoivent comme une mort qui a un sens. Ce désespoir tragique ne peut être dissipé que par l’espoir.

 

Quand la violence se terminera, cela ne doit pas être parce que le peuple palestinien a été forcé de retourner dans sa cage et de se rabattre sur un « processus de paix » frauduleux qui ne mène nulle part. Cela doit être parce que les jeunes Palestiniens ont enfin des raisons, crédibles et authentiques, d’espérer qu’ils seront bientôt libres et traités avec justice.

 

John V. Whitbeck est un homme de loi d’envergure internationale qui a conseillé l’équipe de négociation palestinienne dans les négociations avec Israël.

 

Traduction : Dominique Muselet

»» http://www.palestinechronicle.com/palestinians-need-hope-not-calm/
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CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : Explosion de VIOLENCES (Communiqué de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide)

Publié par Michel El Diablo

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : Explosion de VIOLENCES (Communiqué de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide)

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : Explosion de VIOLENCES (Communiqué de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide)
 

Communiqué  

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN  

EXPLOSION DE VIOLENCES  

  

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide - UJRE

 

  • rappelle la position dont elle ne s’est jamais départie depuis le début des années 70 : La fin du conflit passe par le respect du droit international : la reconnaissance mutuelle des deux États, palestinien et israélien, dans des frontières sûres et reconnues, telles que définies par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de la création de l’État d’Israël en 1948.  Toute autre solution, qui exclurait la reconnaissance de l’un de ces deux États, est un encouragement à la poursuite des violences, dues à une politique belliciste.   

  

  • rappelle que si tous les appels à la destruction de l’État d’Israël sont inadmissibles, le droit légitime à son existence ne saurait être un droit à priver le peuple palestinien de sa terre,  

  

  • consternée par la nouvelle escalade de violence qui se manifeste en Israël, du fait d’un conflit qui dure depuis bientôt 70 ans, escalade dont la presse se fait largement l’écho, présente ses condoléances sincères attristées à toutes les familles des victimes,  

  

  • condamne la politique coloniale pratiquée par les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis 1967,   

  

  • exhorte une nouvelle fois la France à  reconnaître l’État de Palestine, conformément à  la recommandation de son Parlement, et à demander l’admission de la Palestine à l’ONU en tant que membre à part entière,  

  

  • exhorte les instances internationales, à tous les niveaux, à tout mettre en œuvre pour protéger les populations victimes de ce conflit et appliquer les mesures nécessaires à la création effective de l’État palestinien,  

  

  • s’associe à l’appel du Collectif National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) et sera présente avec sa banderole au rassemblement prévu le 21 octobre 2015, à 18h00, Place de l'Opéra. !  

UJRE  

Le 18 octobre 2015

Tribune de Marwan Barghouthi dans le Guardian

Tribune de Marwan Barghouthi dans le Guardian

 

14 Octobre 2015
 
Cet homme représente la seule issue qui ne soit pas dramatique, il faut le libérer. Et que des pourparlers s’engagent….
(Danielle Bleitrach)

marwan
C’est avec plaisir que je partage aujourd’hui avec vous cette tribune de Marwan Barghouti paru dans le journal britannique Guardian. Patrick le Hyaric
 

Marwan Barghouthi: Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé.

Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

 

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002[1], pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

 

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord. Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation au dépend de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix. La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.

 

On nous a demandé d’être patients, et nous l’avons été, donnant une chance après l’autre pour la conclusion d’un accord de paix, y compris depuis 2005 et jusqu’à aujourd’hui. Il est peut être utile de rappeler au monde que notre dépossession, exil et transfert forcés, et l’oppression que nous subissons ont duré près de 70 ans et nous sommes le seul point toujours à l’agenda des Nations Unies depuis sa création. On nous a dit qu’en ayant recours aux moyens pacifiques et aux cadres diplomatiques et politiques, nous engrangerions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme en 1999 à la fin de la période intérimaire, la communauté internationale n’a pas réussi à adopter une seule mesure significative, y compris mettre en place un cadre internationale assurant la mise en œuvre du droit international et des résolutions onusiennes, et adopter des mesures pour mettre fin à l’impunité, y compris à travers le boycott, les désinvestissements et les sanctions, en s’inspirant des outils qui ont permis de débarrasser le monde du régime d’apartheid.

 

En l’absence d’intervention internationale pour mettre fin à l’occupation, et en l’absence d’actions sérieuses des gouvernements pour mettre fin à l’impunité d’Israël, et en l’absence de toute perspective de protection internationale accordée au peuple palestinien sous occupation, et alors même que la colonisation et ses manifestations diverses, y compris les attaques violentes des colons israéliens, s’intensifient, que nous demande-t-on de faire? Laissez faire et attendre qu’une autre famille palestinienne se fasse brûler, qu’un autre jeune palestinien se fasse tuer, qu’une nouvelle colonie soit construite, qu’une autre maison palestinienne soit détruite, qu’un autre enfant palestinien soit arrêté, qu’une nouvelle attaque de colons ait lieu, qu’une autre agression contre notre peuple à Gaza soit lancée? Le monde entier sait pertinemment que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher la guerre. Alors pourquoi demeure-t-il impassible alors que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien dans la ville et les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram Al-Sharif, continuent sans relâche? Les actions et les crimes israéliens ne détruisent pas seulement la solution à deux Etats sur les frontières de 1967 et violent le droit international. Ils menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents.

 

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Pendant la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique « briser leurs os pour briser leur volonté », mais une génération après l’autre, le peuple palestinien a démontré que sa volonté ne peut être brisée et ne doit pas être testée.

 

Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner une unité nationale que les partis politiques ont échouée à réaliser, dépassant les divisions politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour mettre en œuvre son droit, et même son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, alors même qu’elle est confrontée à une des plus importantes puissances militaires au monde. Et pourtant, nous demeurons convaincus que la liberté et la dignité l’emporteront, et que nous triompherons. Et que le drapeau palestinien que nous avons levé avec fierté à l’ONU flottera au-dessus des murailles de la vieille ville de Jérusalem, pas pour un jour, mais pour toujours.

 

J’ai rejoint la lutte palestinienne pour l’indépendance il y a 40 ans, et fut emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais j’ai vu Israël détruire méthodiquement cette perspective année après année. J’ai passé 20 ans de ma vie dans les geôles israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années n’ont fait que renforcer ma foi en cette vérité inaltérable: le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix. Ceux qui veulent réaliser cette dernière doivent agir, et agir maintenant, pour précipiter la première.

 

Marwan Barghouthi

prison de Hadarim

cellule n°28

 

[1] Dans une tribune parue dans le Washington Post en Janvier 2002, après une tentative d’assassinat, et quelques mois avant son enlèvement

Le suicide d’une nation dans le sang et les larmes pour tous

Le suicide d’une nation dans le sang et les larmes pour tous

 

09 Octobre 2015

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Je suis assez d’accord avec ce qu’a dit hier Rony Brauman: on assiste au suicide d’une nation, Israël dont le gouvernement actuel et celui qui l’a précédé on créé une situation sans issue pour les palestiniens avec la bénédiction de toutes les puissances qui aujourd’hui se détournent de ce qu’elles ne cessent d’encourager pour asseoir leur hégémonie sur le monde arabo-musulman. 

 

De surcroît, comme je ne cesse de le répéter, depuis les printemps arabes et l’affrontement provoqué par les Etats-Unis entre Chiites et sunnites, la palestine a perdu son rôle de conflit central. pendant des années on a répété que la paix au Moyen Orient dépendait de la résolution de la question palestinienne, c’est fini. Et le fait que dernièrement à l’ONU ni Poutine, ni Obama n’aient parlé de la question marque bien le désintérêt pour le sort du peuple palestinien, mais aussi d’ailleurs pour Israël qui a réussi à se mettre tout le monde à dos par sa surenchère.

 

Dans un tel contexte nous risquons d’assister à un drame du désespoir assorti d’un jusqu’auboutisme israélien qui conduit au massacre.

 

Ceux qui depuis des années instrumentalisent cette situation au lieu de chercher une issue portent une lourde responsabilité dans le drame qui se joue sous nos yeux. Il aurait fallu des actes politiques au lieu d’ici comme ailleurs jouer le bien contre le mal, ce qui ne produit que sang et misère. Mais on voit mal comment dans la situation actuelle échapper à la tragédie et qui voue au malheur les protagonistes, leurs supporter étant souvent pire qu’eux dans le désir de meurtre.

 

Danielle Bleitrach

Intifada : les jeux sont déjà faits

 

Ceux qui se prétendent surpris face à l’imminence d’un troisième soulèvement ont fait l’autruche pendant les dix dernières années
Ce n’est que rarement qu’un cliché aussi éculé que celui-ci (**) attire autant l’attention. En effet, les jeux sont faits.

Mes lecteurs me le pardonneront : aucune réponse, aucune explication ni analyse ne semble plus pertinente, à un stade où le danger d’éclatement d’une troisième intifada palestinienne semble plus présent que jamais depuis dix ans. Ceux qui se prétendent surpris d’une telle nouvelle n’ont pas vécu au Moyen-Orient pendant la dernière décennie. Ceux qui se prétendent surpris, ainsi que la plupart des Israéliens, ont fait l’autruche pendant dix ans. La seule surprise, c’est qu’il ait fallu attendre dix ans pour qu’un nouveau soulèvement survienne.

 

Toutes les figures de la sécurité intérieure israélienne font encore leur possible pour minimiser l’évidence, affirmant avec insistance que ce n’est qu’une « vague de terreur » et non une intifada. Ils ont tenu exactement les mêmes propos lorsque les deux précédentes intifada ont éclaté. Quand la Première intifada a débuté, j’ai rencontré des membres de l’entourage du ministre de la Défense de l’époque, Yitzhak Rabin ; ils étaient alors en visite aux États-Unis, et je leur ai parlé dans un grand magasin de New York. Il n’y avait aucune raison de se dépêcher de rentrer en Israël, selon eux, tout était sous contrôle. On ne peut pas non plus dire que la Seconde intifada ait été très anticipée. Cependant, elles ont toutes deux éclaté, avec une ampleur considérable, et la seconde fut pire que la première. La troisième prendra des proportions plus importantes encore.

Ce qui est encore incertain, c’est si oui ou non les événements qui se produisent actuellement évolueront progressivement vers une intifada à part entière ; mais, en attendant, il n’y aura bientôt plus de périodes de tranquillité entre le Jourdain et la mer. Il est vrai qu’il y a eu jusqu’à présent divers facteurs pour empêcher l’éclatement d’une troisième intifada : le prix élevé que les Palestiniens ont dû payer en répercussion de la Seconde intifada qui avait échoué dans ses objectifs, l’absence d’une véritable autorité qui mènerait le mouvement vers un nouveau soulèvement d’envergure, des divisions internes en Palestine qui se sont largement amplifiées ces dernières années entre le Fatah et le Hamas, l’isolement international des Palestiniens au milieu de l’indifférence croissante de la communauté internationale, et la situation économique qui s’est légèrement améliorée en Cisjordanie.

 

Mais avec le temps, tous ces facteurs, dont la plupart sont toujours d’actualité, ne pourront pas empêcher la survenue d’une troisième intifada. Même si les forces de sécurité israéliennes parviennent d’une façon ou d’une autre à contenir dans sa lampe ce génie en plein réveil, il n’y restera pas enfermé bien longtemps. Et elles n’en sortiront vainqueurs d’aucune façon. Au moment où j’écris ces mots, au lendemain du meurtre de deux juifs dans la vieille ville de Jérusalem, environ 500 Palestiniens ont déjà été blessés par l’armée et la police israéliennes lors d’émeutes survenues dans toute la Cisjordanie : voilà un mauvais présage.

 

Les dés sont déjà jetés car le comportement d’Israël, dans toute son insupportable arrogance et intransigeance, ne peut manquer de provoquer une nouvelle et terrible explosion. La Cisjordanie est paisible depuis près de dix ans, au cours desquels Israël a prouvé avec persévérance aux Palestiniens que la tranquillité ne pourrait s’accompagner que d’une intensification de l’occupation, de l’expansion des colonies, d’une augmentation des démolitions de logements et des arrestations en masse — dont des milliers de soi-disant détenus administratifs qui sont jetés en prison sans procès —, sans oublier la poursuite des confiscations de terres, les incursions et arrestations complètement inutiles, ces doigts que la gâchette démange et qui provoquent des dizaines de morts chaque année, et les innombrables provocations à al-Aqsa/Mont du Temple qui froissent la susceptibilité des musulmans.

 

Les Palestiniens doivent-ils accepter tout cela en silence ? Doivent-ils faire preuve de retenue lorsque la famille Dawabsha est brûlée vive à Duma et que personne n’est arrêté ni jugé par Israël, tandis que le ministre de la Défense Moshe Ya’alon fanfaronne en prétendant qu’Israël sait qui a commis ce crime scandaleux mais qu’il n’arrêtera pas les responsables pour préserver son réseau de renseignement ?

 

Quel peuple pourrait donc faire preuve de retenue face à une telle succession d’événements, à l’arrière-plan desquels se trouve toute la puissance de l’occupation, sans espoir, sans perspectives, sans issue en vue ? Il n’y a aucune négociation en cours, pas même en secret, la solution à deux États est apparemment condamnée et Israël n’a aucune alternative à offrir. Les Palestiniens sont censés accepter cela sans broncher ? Rien de tel ne s’est jamais produit nulle part, ni ne se produira jamais.

 

Tandis que le calme se maintient de l’autre côté du mur depuis près de dix ans, Israël a prouvé qu’il n’y avait aucune chance qu’il prenne part à des négociations sérieuses au sujet du statut de la Cisjordanie, et qu’il n’avait aucune intention de mettre fin à l’occupation, terrorisme ou pas. Ce gouvernement qui a les États-Unis à sa botte, qui n’encourt aucune sanction en retour, est devenu ivre de pouvoir, et ce également vis-à-vis des Palestiniens. C’est ce qui se passe quand le monde entier laisse Israël se déchaîner à Gaza et en Cisjordanie, gonflant son arrogance et son ivresse du pouvoir au-delà de toutes limites.

 

Mais maintenant il va falloir en payer le prix. Tous ceux qui se sont imaginés qu’Israël pourrait éternellement continuer sur sa lancée et que les Palestiniens continueraient à baisser la tête, à se soumettre indéfectiblement, tous ceux-là n’ont jamais ouvert un livre d’histoire. Aucun peuple d’aucune contrée n’a jamais cédé à la conquête sans résister, et certainement pas à l’époque contemporaine. La résistance est un droit qui est précieusement consigné dans les lois internationales.

 

Maintenant, il va falloir payer le prix : une intifada, une insurrection que l’on avait temporairement oubliée mais qui va désormais faire son retour, et dans peu de temps. En vérité, ces distinctions n’ont plus d’importance. La troisième intifada est déjà là, ou, dans le meilleur des cas, elle montre le bout de son nez. Benyamin Netanyahou et l’actuel gouvernement israélien, historiquement de droite, nationalistes et religieux, n’ont aucune intention de faire quoi que ce soit pour empêcher cette éruption imminente. Avec pour uniques résultats encore plus de sang versé, encore plus de check-points, encore plus d’arrestations, encore plus de détentions, encore plus de destructions et encore plus de meurtres. C’est le seul langage que l’actuel gouvernement d’Israël puisse parler, il n’en connaît pas d’autre. Il n’y a aucune chance que ce gouvernement emprunte une autre voie.

 

Vue la situation, l’actuelle crise frappe directement à la porte de la communauté internationale. En l’absence d’une entité responsable en Israël, la responsabilité est confiée aux autres États. La communauté internationale a longtemps fait preuve de servilité envers Israël, et, en un demi-siècle, cette méthode s’est avérée un échec retentissant.

 

L’heure est maintenant arrivée de changer les règles du jeu pour la communauté internationale et, en premier lieu, pour les États-Unis : quiconque, par son absence de mesures concrètes visant à mettre un terme à l’occupation, continuera de permettre à Israël de se déchaîner, endossera également la responsabilité de la prochaine salve de violence dans la région. Et le bain de sang ne se confinera pas au territoire situé entre le Jourdain et la mer ; dans l’histoire de ce conflit, les crises ont toujours été plus loin que cela, faisant couler le sang dans d’autres endroits du monde. Puisse le monde indifférent s’activer et se rendre compte.

 

Gideon Levy

 

(*) Gideon Levy est chroniqueur et membre de la rédaction du journal Haaretz. Gideon Levy a rejoint Haaretz en 1982 et il a passé quatre ans au poste de rédacteur adjoint du journal. Il a reçu le Prix Euro-Méditerranée des journalistes en 2008, le Prix de la presse pour la liberté à Leipzig en 2001, le prix de l’Union des journalistes israéliens en 1997, et le prix de l’Association des droits de l’homme en Israël en 1996. Son dernier livre, The Punishment of Gaza (La punition de Gaza), vient d’être publié chez Verso.

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

(**)Photo : un jeune Palestinien incendie des pneus au cours des affrontements avec les soldats israéliens à proximité de la colonie juive de Beit El, dans la ville cisjordanienne de Ramallah, suite à l’interdiction donnée aux Palestiniens le 4 octobre 2015 d’entrer dans la vieille ville de Jérusalem (AFP).

 

Traduction de l’anglais (original) par Mathieu Vigouroux.

»» http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/intifada-les-jeux-sont-d-j-fa...
URL de cet article 29413 

On peut frapper, chef. On peut tirer, chef ?

 

 

Vous lirez ci-dessous deux informations qui révèlent comment l’armée israélienne ne se contente pas de tuer des femmes et des enfants, mais aussi tente de museler la presse pour que perdure la légende de « l’armée plus morale du monde ».

 

1- On peut frapper, chef ?

 

Deux journalistes de l’AFP, dûment identifiés au préalable, ont été chassés, poursuivis, fouillés, insultés, mis en joue par des soldats israéliens aux abords du village de Beit Furik, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée, où ils voulaient filmer des heurts lors des obsèques d’un jeune Palestinien tué par l’occupant. L’un d’eux a été frappé et plaqué au sol. Les soldats ont brisé leur matériel et confisqué leurs téléphones et un boîtier.

 

L’agression ayant été filmée à l’insu de la soldatesque, l’autorité israélienne a dû réagir et suspendre le commandant de la patrouille.


L’Association de la presse étrangère (FPA) a déclaré : « Notre problème est que si ces soldats n’avaient pas été mis en cause par une vidéo , rien ne leur serait arrivé. Il arrive trop souvent que des unités de l’armée israélienne violent en toute impunité les hautes valeurs morales dont celle-ci se réclame. » 


(https://www.youtube.com/watch?v=c5ojrKi1HxI&feature=youtu.be&t=8)

 

Jacques-Marie Bourget, alors journaliste à Paris-Match, en sait quelque chose, lui qui serait mort sur place sans l’intervention personnelle de Jacques Chirac pour obliger les militaires israéliens à le laisser sortir de Palestine en ambulance alors qu’ils lui avaient tiré dessus.

 

A sa demande, nous donnons à lire ici le récit du drame qu’il a vécu. C’est le 40 ème article que nous publions de lui.

 

Le Grand Soir

2- On peut tirer, chef ?

 

Tirer sur un journaliste est désormais interdit.

Par Jacques-Marie Bourget.


Le 21 octobre 2000, à Ramallah, Jacques-Marie Bourget, journaliste (alors à Paris Match), est très grièvement blessé par un tir. Poumon perforé, veine sous-clavière ouverte, le pronostic vital est engagé. Ce sont les secouristes du Croissant Rouge palestinien qui transportent le blessé à l’hôpital de Ramallah. L’état du reporter y est jugé si alarmant que les médecins demandent son transfert vers un hôpital israélien. Ce n’est pas un problème de compétence mais il est clair que le matériel médical et la technologie inondent les établissements hospitaliers de Tel Aviv, alors que celui de Ramallah est soumis à la pénurie. Etrangement, l’armée israélienne refuse ce transfert. Les chirurgiens palestiniens se mettent au travail avec succès. En la matière ils ont hélas une trop lourde et cruelle expérience. Trente-six heures plus tard le journaliste doit être rapatrié à Paris dans un avion médicalisé. Refus des israéliens de laisser l’ambulance jusqu’à l’aéroport Ben Gourion. Chirac, alors président de la République, se fâche et exige qu’on laisse libre champ au blessé…Qui peut enfin gagner le service de réanimation de l’hôpital Beaujon à Paris.


Après des mois de convalescence et de multiples opérations, dont l’une est réalisée par le professeur Christophe Oberlin qui lui rend une main gauche plus valide, J.M. Bourget dépose une plainte devant le TGI de Paris. Une information est ouverte pour « Tentative d’assassinat ». Dans la foulée un expert détermine que le journaliste a été la victime d’un balle de M16 fabriquée par IMI, l’industrie d’arment d’Israël.

 

Après trois années de silence, les israéliens font connaitre à la France qu’ils refusent de collaborer à l’enquête, à la Commission rogatoire internationale. Cette impossibilité à instruire conduit le juge parisien à rendre un non-lieu. William Bourdon, l’avocat de J.M. Bourget lance alors une action devant la CIVI, la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions et autres attentats terroristes.

 

Après des mois de silence, il est clair que certains magistrats sont inquiets de devoir dire qu’Israël ait pu commettre un acte relevant d’une Commission chargée de réparer les conséquences d’un acte de terrorisme. Après une première audience, les juges rejettent la demande de maître Bourdon. Ils expriment leur point de vue : donner raison au reporter serait mettre en cause des ordres donnés par un état démocratique, en l’occurrence Israël. J.M. Bourget fait appel.


Après de nouvelles années d’attente, le 15 juin, l’audience entend à nouveau William Bourdon. Entre temps Ghislain Poissonnier, éminent magistrat, a publié un article sur le « cas Bourget », dans la Gazette du Palais. Une étude fulgurante qui démontre qu’en déboutant le journaliste, le tribunal s’est trompé, une analyse qui met les magistrats face à leur responsabilité : dire le droit, et recevoir la demande de J.M. Bourget, ou alors se faire complices d’une erreur judiciaire.

 

Le 21 septembre l’arrêt est tombé, le tribunal ouvre le droit à l’indemnisation. Il le fait dans des termes forts puisque, s’appuyant sur des témoignages réunis lors de l’instruction interrompue par le défaut d’Israël, le tir dont J.M. Bourget a été victime est remis dans son contexte…Et Israël dans sa position de tireur. Voilà la motivation de la décision :


« Lors de l’enquête, Monsieur Thierry Esch, photographe accompagnant Monsieur BOURGET, précisait qu’“il n’avait pas vu d’où provenait précisément le tir, ni de snipper, ni quoi que ce soit”, mais que là où ils se trouvaient, seuls les israéliens pouvaient être à l’origine du tir. Il ajoutait qu’il lui semblait évident que si le tir provenait de l’hôtel City Inn qui se trouvait plus haut derrière les positions israéliennes, ils n’étaient pas à l’abri, et qu’il avait appris plus tard par les Palestiniens, que cet hôtel abritait l’armée israélienne.

 

A la question de l’enquêteur “Avec le recul, êtes-vous en mesure de localiser l’origine du tir ainsi que la distance ? ”, un journaliste présent sur les lieux, Monsieur Alfred Yahobzadeh répondait comme suit : La réponse n’est pas évidente, car en fait il y avait plusieurs positions d’où les tirs israéliens pouvaient venir. L’origine principale des tirs provenait des “snipers” israéliens basés dans l’hôtel City Inn. (...) Il existe également une autre position pour les snipers israéliens qui est une position mouvante dans la mesure où le ou les tireurs se trouvent dans une jeep qui patrouille sur un point haut matérialisé par une petite colline (...) Le meilleur angle de tir semble pour moi provenir de l’hôtel et non du véhicule en mouvement.

 

Monsieur Laurent Van Der Stockt, autre journaliste entendu dans l’enquête, indiquait qu’à son avis, Monsieur BOURGET avait été visé par un tireur israélien se trouvant dans la jeep stationnée sur la butte située sur la droite des barricades, plutôt que par un tireur posté dans le bâtiment de l’hôtel City Inn, plus éloigné que la jeep en question, et qu’il ne s’agissait pas d’une balle perdue bien que cette thèse ne soit pas à écarter de façon définitive. Même si ce type de fusil M16 était utilisé par les soldats israéliens et que les témoins entendus privilégiaient l’hypothèse d’un tir israélien, en provenance “très probablement” d’une position tenue par l’armée israélienne, de l’autre côté des barricades, l’instruction ne permettait pas de déterminer avec certitude l’origine du tir, ni d’identifier l’auteur du tir, qui pouvait être un soldat israélien ou un civil.

 

En outre le seul fait que l’infraction ait été commise sur un territoire où ont lieu des affrontements armés ne suffit pas à exclure son caractère de droit commun.

 

En effet, il n’est pas démontré que ce tir effectué par une personne non identifiée, était constitutif d’un acte de guerre. Dès lors, les violences commises, dont on ne peut affirmer qu’elles résultent d’un fait volontaire, l’hypothèse d’une balle perdue ne pouvant être totalement exclue, présentent le caractère matériel d’une infraction de droit commun, et à ce titre ouvrent droit pour la victime du dommage à une indemnisation par le Fonds de Garantie des Victimes des Actes de Terrorisme et d’autres infractions sur le fondement de l’article 706-3 du code de procédure pénale.

 

Il convient donc de déclarer la requête de Monsieur Jacques-Marie BOURGET recevable. »

 

Cette décision pèse d’un poids considérable. D’un côté, par rebond, elle vient condamner une « tentative d’assassinat » commise par un agent israélien, de l’autre elle établit que les journalistes ne sont pas un gibier sur lequel on peut tirer impunément. Une bonne nouvelle pour la justice, le droit des journalistes et, par effet miroir, sur le sort fait aux palestiniens.

 

Jacques-Marie BOURGET

 

URL de cet article 29364 

Les forces israéliennes détiennent onze enfants palestiniens dans Jérusalem-Est

Publié par Jean Lévy

Les forces israéliennes détiennent onze enfants palestiniens dans Jérusalem-Est

Une image qui n'a pas fait le tour du monde...Les soldats israéliens arrêtent un jeune garçon palestinien suite à des affrontements dans la ville d'Hébron en Cisjordanie, le 20 Juin, 2014. (AFP / Thomas Coex)

Une image qui n'a pas fait le tour du monde...Les soldats israéliens arrêtent un jeune garçon palestinien suite à des affrontements dans la ville d'Hébron en Cisjordanie, le 20 Juin, 2014. (AFP / Thomas Coex)

Al Bawaba

Les forces israéliennes ont arrêté au moins 11 enfants palestiniens lors d'une série de raids sur un certain nombre de maisons dans la vieille ville occupée par Israël d'al-Qods (Jérusalem).

Le Palestinien Hilweh Information Center Wadi dit huit mineurs ont été arrêtés lundi, alors que les véhicules militaires israéliens roulé dans le quartier de Ras al-Amud de l'Est al-Qods (Jérusalem).

Le centre a ajouté que trois enfants ont également été arrêtés dans le quartier al-Issawiya de l'Est al-Quds.

Ces derniers mois, les forces israéliennes ont souvent pillé les maisons des Palestiniens en Cisjordanie, arrêtant des dizaines de personnes, qui sont ensuite transférées dans des prisons israéliennes, où ils sont conservés sans frais.

Il ya eu de nombreux rapports sur la détérioration de la santé des prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Plus de 7.000 Palestiniens seraient détenus dans 17 prisons israéliennes et les camps de détention. En outre, 540 Palestiniens sont détenus sans procès en vertu de la détention administrative dite, qui est une sorte d'emprisonnement sans

procès ni accusation qui permet à Israël d'incarcérer les Palestiniens pour un maximum de six mois. L'ordre de détention peut être renouvelé pour des périodes indéfinies.

Defense for Children International-Palestine (DCIP), dans un rapport publié le 17 Septembre, a déclaré que près de 2.000 enfants palestiniens ont perdu la vie aux mains des forces militaires israéliennes et les colons illégaux au cours des 15 dernières années.

L'ONG basée à Genève, a noté que les activités d'expansion de règlement en cours d'Israël dans les territoires occupés de l'Est d'al-Qods et en Cisjordanie sont de plus en plus créent un "environnement hyper-militarisé" pour les enfants palestiniens, où ils sont très exposés à la violence disproportionnée des deux forces et les colons israéliens .

Le DCIP déclaré soldats israéliens ont tué 12 enfants palestiniens à East al-Quds et de la Cisjordanie en 2014, et la majorité des décès ont été causés par des munitions.

Il a souligné qu'il n'y a «aucune preuve que des enfants ont été tués en Cisjordanie pose une menace directe pour les troupes israéliennes ou des colons."

Plus d'un demi million d'Israéliens vivent dans plus de 120 colonies illégales

construites depuis l'occupation par Israël des territoires palestiniens en 1967.

Palestiniens cherchent à créer un Etat indépendant sur les territoires de la

Cisjordanie, Al-Qods-Est et la bande de Gaza assiégée et exigent qu'Israël se

retire des territoires palestiniens occupés.

NDLR: Cet article a été modifié à partir de la source du matériel

En visite en Israël Macron a continué de dire des bêtises

 

Il y a des matins où l’on est content d’être suffisamment vieux pour être assuré de ne jamais vivre un avenir bâtit par un Emmanuel Macron, l’Attila de la solidarité et de la justice sociale.

Vu avec les lunettes du libéralisme sauvage, ce Macron semble trop beau pour être vrai... faudrait regarder derrière, je suis sûr que sous sa veste une petit trappe s’ouvre dans son dos. Pour faire des réglages et changer les piles : en réalité comme le lapin Duracell Macron est un robot. Mieux, à défaut de vendre des machines-outils à l’étranger notre porte fanion de la « réforme » exporte des bêtises. C’est ce qu’il vient de faire lors de sa visite officielle en Israël où, dixit un journal local, l’ancien cadre de la banque Rothschild a déclaré : « En France le boycott est illégal ». Tout le monde aura compris que frère Emmanuel faisait allusion au mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) qui, dans le monde entier, appelle les citoyens à rompre tout lien commercial et culturel avec la patrie de Netanyahou.

 

Par commodité, et pour ne pas être taxé de biaiser l’information, je vous livre toute crue une partie de la notice Wikipédia sur le BDS. Elle montre le combat mené en France par le ministère de la Justice pour faire la peau des boycotteurs, c’est un peu long mais ça mérite le détour. La saga guerrière commence par l’intervention de MAM, l’amie du dictateur Ben Ali auquel elle envoyait des matraques à fracasser le jasmin :

 

« Le 12 février 2010, sous l’autorité de Michèle Alliot-Marie, Ministre de la justice, la Direction des Affaires criminelles et des grâces publie une circulaire de politique pénale ayant pour objet les "Procédures faisant suite à des appels au boycott des produits israéliens". Par cette circulaire,(CRIM-AP, 12 février 2010, no 09-900-A4) ultérieurement qualifiée de "circulaire Alliot-Marie", la ministre demande aux procureurs une "réponse cohérente et ferme" face aux appels au boycott des produits israéliens en se basant sur la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse réprimant en son article 24, alinéa 8, la provocation publique à la discrimination.

 

Le 19 février 2010, lors d’un dîner du CRIF, Michèle Alliot-Marie affirme sa détermination à poursuivre tout acte antisémite ; c’est dans cette perspective qu’elle déclare notamment : « Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël ».

 

Après le remaniement ministériel du 14 novembre 2010, Stéphane Hessel, l’ancienne garde des Sceaux Élisabeth Guigou et la vice-présidente du Sénat Catherine Tasca, rencontrent le nouveau garde des Sceaux, Michel Mercier, pour lui remettre un appel demandant que cessent les poursuites contre les militants de la campagne BDS. »

 

Rendez-vous compte de la gravité du cas, si Elisabeth Guigou trouve que le sort fait aux militants BDS est injuste, c’est que la situation est vraiment intenable. Mais poursuivons la petite musique de Wikipédia :

 

« Le 19 novembre 2010, Benoist Hurel, secrétaire général adjoint du syndicat de la magistrature, dénonce dans le journal Libération "l’attentat juridique" assimilant les appels au boycott à une « provocation publique à la discrimination envers une nation » punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende149. Cette tribune s’accompagne d’une pétition signée par des professeurs des universités, avocats, magistrats et personnalités dont Eva Joly, Pierre Joxe et Élisabeth Guigou, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Daniel Cohn-Bendit, ou Cécile Duflot, d’intellectuels comme le philosophe Edgar Morin, et de journalistes comme Hubert Debbash ou Laure Adler.

 

Le 15 mai 2012, deux jours avant la prise de fonction de Mme Christiane Taubira, la circulaire Alliot-Marie est précisée et complétée par une nouvelle circulaire adoptée sur les instructions du garde des Sceaux Michel Mercier : circulaire ayant pour objet les « Poursuites engagées sur le fondement de l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881 en matière de boycott des produits israéliens », (CRIM-AP no 2012-0034-A4).

 

Dans un article paru dans Libération en avril 2014, Rony Brauman avec le Professeur de droit international François Dubuisson, le magistrat Ghislain Poissonnier et l’avocat Pierre Osseland contestent le bienfondé juridique de la "circulaire Alliot-Marie". D’après eux, cette circulaire interprète la loi de 1881 (en son article 24 alinéa 8) "de manière extensive, en contradiction avec la règle de l’interprétation stricte des lois pénales". Ils indiquent également que la Garde des Sceaux, Mme. Christiane Taubira, a reconnu que cette circulaire contenait une interprétation de la loi qui pouvait être considérée comme « injuste » ou « abusive ». Affirmant enfin que le droit européen, notamment la convention européenne des droits de l’homme, interdit la pénalisation de propos appelant à des mesures coercitives (boycott, embargo, suspension de la coopération, gel des avoirs, retrait des investissements, etc.) contre un État critiqué pour ses violations du droit international, les auteurs de l’article demandent l’abrogation immédiate de la circulaire Alliot-Marie.

Dans un article publié en ligne début 2015 dans la Revue des Droits et Libertés Fondamentaux, Ghislain Poissonnier et Jean-Christophe Duhamel, contestent les fondements juridiques des circulaires Alliot-Marie et Mercier. »

 

Voilà. Fin de la l’aride lecture. Avouez qu’elle valait la peine. Pour s’opposer à l’injuste guerre de la République Française contre le boycott des productions israéliennes, il n’y a pas des imbéciles. Même Taubira, qui est à la Justice ce que Bayrou est à Marx, trouve les sanctions « injustes « ou « exagérées ».

 

Peu importe le Macron-Duracell, lui, plus fort que le droit affirme « le boycott est illégal ». Mais attention, notre Emmanuel ne dit rien si les patrons boycottent le Code du travail. Si Fabius boycotte le savon d’Alep ou les pistaches d’Iran. Ça c’est très bien. Notre ministre bionique est trop jeune pour avoir connu le boycott contre les EU engageant la barbarie au Vietnam, celui pour la libération de Mandela et autres luttes qui ont contribué à un monde moins injuste. Le contraire du rêve de Macron.

 

Jacques-Marie BOURGET

»» http://mondafrique.com/lire/editos/2015/09/09/en-visite-en-israel-macr...
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« L’État d’Israël est largement responsable de l’antisémitisme qu’il dénonce » : Entretien avec l’UJFP

LE BILAN

« L’État d’Israël est largement responsable de l’antisémitisme qu’il dénonce » : Entretien avec l’UJFP

 


Israeli Flag

Jean-Guy Greilsamer est co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), une association qui combat vigoureusement la politique « raciste, d’apartheid et d’épuration ethnique » de l’Etat d’Israël, tout en proposant des solutions concrètes pour avancer vers la paix au Proche-Orient. L’UJFP est notamment engagé aux côtés d’autres associations dans la campagne planétaire « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), qui porte ses fruits à mesure qu’elle s’intensifie.


Par Benoit Delrue. Lien court : http://wp.me/p6haRE-sl 

 

2 200 mots environ. Temps de lecture estimé : 10 minutes. HorlA2


 

LE BILAN : Pouvez-vous présenter votre association, son historique et son périmètre d’action ?

 

téléchargementJean-Guy Greilsamer : L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), née en 1994 de la volonté d’une expression juive sur les conditions d’une paix juste au Proche-Orient, est une association juive laïque rassemblant des adhérents juifs ou non aux histoires et aux parcours divers. Nous nous réclamons d’une histoire plurielle qui a produit aussi bien des résistants antinazis, des combattants anticolonialistes que d’autres figures universalistes dont les expériences marquent nos mémoires. Nous nous impliquons principalement dans deux champs d’interventions complémentaires : celui relatif à la situation au Proche-Orient et ses répercussions en France, et celui qui concerne les luttes antiracistes.


Nous nous dissocions des conceptions qui assimilent l’identité juive au sionisme et à l’Etat d’Israël.


Nous nous sommes développés surtout depuis la seconde intifada et ce développement nous a permis de participer à divers collectifs de solidarité avec le peuple palestinien, des collectifs antiracistes, et d’amplifier notre capacité de réaction aux situations que nous dénonçons. Nous publions des articles (notre site est www.ujfp.org), avons mis au point une exposition itinérante sur la situation des Bédouins du Néguev, effectuons des voyages militants en Palestine et Israël, organisons ou co-organisons des réunions publiques, et participons à de nombreuses mobilisations. Notre antiracisme ne se cantonne pas à la lutte contre l’antisémitisme, mais porte aussi contre l’islamophobie, le racisme anti-rroms, la négrophobie et tout autre racisme, et pour le droit d’asile des migrants.


LE BILAN : Que pensez-vous d’Israël, de sa politique colonialiste dans les territoires occupés et de sa politique discriminatoire vis-à-vis, notamment, des Arabes dans ses frontières ?

 

Jean-Guy Greilsamer : L’Etat d’Israël a été créé par l’ONU au lendemain de la seconde guerre mondiale et en contradiction avec ses propres principes d’auto-détermination des peuples. 55% de la Palestine historique, dont l’empire britannique était mandataire, ont été dévolus à Israël, et le droit au retour des 700 000 réfugiés palestiniens expulsés par Israël a été adopté par la résolution 194.


Mais Israël a lancé une guerre de conquête pour étendre son territoire et a strictement interdit tout droit au retour. A l’issue de périodes politiques successives où la complicité de la communauté internationale a largement prédominé, nous en sommes arrivés à la situation d’aujourd’hui, que l’Etat d’Israël a imposée au nom des Juifs du monde entier et sous prétexte d’assurer sa sécurité.

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Cette situation, révoltante, est l’expression de la volonté de déposséder le peuple autochtone palestinien et d’imposer une suprématie juive dans un territoire s’étendant de la Méditerranée au Jourdain. Cette volonté se manifeste par des pratiques condamnées par de nombreuses résolutions internationales, visant notamment l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, la judaïsation de Jérusalem déclarée capitale éternelle et indivisible du peuple juif, le blocus de Gaza, qui est une prison à ciel ouvert. Les Palestiniens d’Israël, qui représentent 20% de la population de ce pays, soit 1,5 millions d’habitants, sont eux-mêmes gravement discriminés. Cela concerne aussi bien leurs droits nationaux (interdiction de célébrer la Naqba ou de contester l’identité juive d’Israël), juridiques (obstacles au droit à la construction et interdiction du regroupement familial des couples dont un conjoint est un-e palestinien-ne non originaire d’Israël), municipaux (crédits très inférieurs pour les communes palestiniennes), et sociaux. De nombreux villages palestiniens ne sont pas reconnus et les Bédouins du Néguev sont expulsés de leurs terres ancestrales.


LE BILAN : Vous participez à la campagne « Boycott Désinvestissement Sanction », pouvez-vous nous la présenter et nous préciser la façon dont vous la déclinez avec l’UJFP ?

 

Jean-Guy Greilsamer : La Campagne BDS a été lancé en 2005 par plus de 170 associations de la société civile palestinienne, un an après que l’Avis de la Cour Internationale de Justice condamnant le « mur  de séparation » soit resté sans effet.


Elle vise à mettre fin à l’impunité d’Israël et à développer de larges compagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international.


Son objectif est triple : mettre fin à l’occupation et à la colonisation, obtenir l’égalité complète des droits des Palestiniens d’Israël, et garantir le droit au retour des réfugiés.


Elle fédère donc les trois composantes du peuple palestinien : ceux des territoires occupés, ceux qui constituent la minorité palestinienne d’Israël, et ceux de la diaspora palestinienne qui vit en exil. ​

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S’inspirant du boycott qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, elle se développe selon plusieurs axes ; boycotts économique, sportif, syndical, culturel, universitaire.


Cette campagne internationale remporte de nombreux succès.


Par exemple la société Véolia, qui a participé à la construction d’un tramway colonial reliant Jérusalem aux colonies et a géré deux lignes de bus et une déchetterie en Cisjordanie au service exclusif de la population israélienne dont les colons, a subi de grosses pertes financières et se retire d’Israël.


Les investissements de pays étrangers en Israël en 2014 ont diminué de moitié par rapport à l’année précédente.


De nombreux artistes ont annulé leurs tournées en Israël.


L’UJFP participe pleinement à la Campagne BDS France (site : www.bdsfrance.org) et interpelle les autorités sur leurs manquements au respect du droit international et des droits humains en général.


Nous expliquons que la politique d’Israël est contraire aux valeurs de justice et d’égalité qui nous mobilisent en tant qu’association juive héritière d’un passé de résistance antiraciste et antifasciste, nous témoignons lors de procès intentés à des militants de BDS


LE BILAN : Les défenseurs du peuple palestinien sont régulièrement accusés d’antisémitisme par les défenseurs d’Israël. Que répondez-vous à cela ?

 

Jean-Guy Greilsamer : La solidarité avec le peuple palestinien pour ses droits, et notamment la Campagne BDS, sont foncièrement antiracistes, parce qu’elles appellent à l’égalité des droits, au refus des discriminations.


La manipulation par les défenseurs d’Israël de la mémoire de la Shoah est ignoble, elle vise à couvrir une politique raciste, une politique d’apartheid et d’épuration ethnique.


L’Etat d’Israël est largement responsable de l’antisémitisme qu’il dénonce, parce que l’image qu’il présente des Juifs du monde entier est celle d’une population entièrement dévouée à la cause du sionisme et des gouvernements israéliens quoiqu’ils fassent, au soutien d’un régime  ​ qui se​ place ​ au-dessus des lois, qui ​se considère dispensé de respecter le droit international.​ Il crée ainsi la confusion entre juif et militant sioniste. ​

 

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Les défenseurs d’Israël reprochent à BDS de s’attaquer aux Juifs en tant que Juifs. C’est complètement faux, ce que nous boycottons ce ne sont pas des individus mais une politique aux conséquences désastreuses. Par exemple le BDS culturel n’appelle pas à boycotter les artistes en tant qu’individus, mais les initiatives culturelles sponsorisées par l’Etat d’Israël, qui se sert des artistes pour se blanchir de ses crimes et pour se présenter comme un Etat « normal », ouvert à tous les courants d’opinion.


Je tiens à signaler que la plupart des procès contre des militants BDS se sont soldés par des relaxes, et que le motif de provocation à la discrimination raciale a été écarté, de sorte que les amis de la politique israélienne essaient maintenant de se centrer sur la notion d’entrave à la liberté du commerce quand des actions de sensibilisation visent les clients de grandes surfaces commercialisant des produits israéliens – et cela en l’absence de plaintes des enseignes concernées.


LE BILAN : Avec l’opération « Bordure protectrice » à l’été 2014 et la réélection récente de Benjamin Netanyahu, la perspective d’une paix fondé sur le respect mutuel entre Israéliens et Palestiniens semblent plus éloignée que jamais. Comment imaginez-vous une issue à cette situation critique ?

 

Jean-Guy Greilsamer : Je tiens à formuler une première observation. Les intentions criminelles du gouvernement Netanyahu sont clairement affichées, mais il ne faut pas s’imaginer que si la principale liste adverse concurrente, « L’Union sioniste » (au nom significatif …) avait triomphé, de réelles perspectives de paix seraient advenues. Il y aurait eu une tentative de relance d’un nouveau « processus de paix » reposant sur des bases excluant les droits fondamentaux du peuple palestinien et permettant de gagner du temps pour poursuivre la politique de dépossession qui lui est imposée. C’est pourquoi beaucoup de commentateurs avaient dit au lendemain de la réélection de Netanyahu : « Avec lui au moins c’est clair ».


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Mon second sentiment résulte d’un séjour que j’ai récemment effectué en Cisjordanie. Suite à mes observations et à de nombreuses discussions avec les personnes rencontrées là-bas, je suis arrivé aux conclusions suivantes.


J’ai constaté que le peuple palestinien continue de résister dans sa vie quotidienne malgré la politique du gouvernement Netanyahu. Il ne subit pas jusqu’à présent d’émigrations massives.


Comme l’isolement d’Israël dans l’opinion publique internationale et la solidarité internationale se poursuivent, il est tout à fait pertinent d’estimer que la bataille pour les droits du peuple palestinien n’est pas perdue.

 

Je ne cherche pas à cacher que l’avenir est incertain. La situation du Moyen-Orient s’embrase, et il n’est pas possible de prévoir à quoi conduira le chaos actuel. Certains interlocuteurs ont évoqué une troisième guerre mondiale. D’autre disent que de telles situations peuvent aboutir aussi bien à de mauvaises qu’à de bonnes surprises (l’exemple de la chute du mur de Berlin a souvent été évoqué). La population palestinienne vit cette incertitude, mais elle ne capitule pas. Ses réalisations et ses projets destinés à survivre dignement continuent de se développer.


Alors ne passons pas un temps démesuré à envisager différents scénarios du futur. Vivons le présent !


Et n’oublions pas que quel que soit l’avenir, la solidarité avec le peuple palestinien est porteuse de valeurs pour un monde meilleur et qui concernent également notre situation ici-même : l’antiracisme, le vivre ensemble dans l’égalité et la justice, l’engagement pour la paix dans le monde. La solidarité avec le peuple palestinien dans notre contexte en France est un devoir moral et politique.


LE BILAN : Quelles sont les prochaines échéances pour la mobilisation BDS et pour votre association ?

 

Jean-Guy Greilsamer : Les prochaines échéances pour la mobilisation BDS sont de poursuivre les engagements en cours et de persévérer pour que notre voix soit reconnue dans les médias.


Les batailles en cours sont notamment contre la société Sodastream et contre la société Mehadrin.


Nous avons déjà remporté une première victoire contre Sodastream, dont le nom est la marque d’un gazéificateur et des recharges associées. Suite à une mobilisation internationale, son usine principale implantée dans la colonie de Ma’ale Adumim est en cours de fermeture.


Mais ce n’est qu’une demi-victoire, parce cette usine déménage sur des terres volées aux Bédouins du Néguev qu’Israël veut expulser massivement de leurs villages, en violation des dispositions internationales protégeant les peuples autochtones.

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Une autre mobilisation est dirigée contre la société Mehadrin. Après la faillite  en 2011 de la société Agrexco suite à la mobilisation de la Campagne BDS, Mehadrin est devenue la principale société israélienne d’exportation de fruits et légumes, dont la majorité provient des colonies, en particulier la Vallée du Jourdain. Cette politique est officiellement dénoncée par l’Union Européenne, qui depuis 2014 proscrit tout financement profitant aux colonies. Nous intervenons en direction des décideurs et des clients des grandes surfaces pour que ces produits soient retirés des étalages, ainsi que l’ont effectué certaines chaînes dans d’autres pays européens.


Nous poursuivons les autres formes de boycott en répondant à l’actualité qui les concerne, qu’il s’agisse des boycotts sportif ou culturel, ainsi que la campagne pour un embargo sur le commerce d’armes avec Israël.


Un autre axe important de mobilisation concerne les médias. Nous sommes l’objet à la fois d’une écoute accrue des médias et de campagnes de diffamation, voire de procès, impulsés par des milieux sionistes qui cherchent à tout prix à nous faire passer pour des antisémites. Notre gouvernement est lui-même souvent lié à ces accusations.

 

L’UJFP est également très attentive à ces campagnes diffamatoires, que nous dénonçons par des communiqués.


Je tiens à répéter que nous sommes très liés non seulement aux réponses que nécessitent l’évolution de la situation au Proche-Orient mais aussi aux mobilisations de solidarité contre l’islamophobie, le racisme anti-rrom, la négrophobie et la solidarité avec les migrants.


La consolidation de notre voie juive pour la justice et l’égalité, pour la dignité des peuples, nécessite un suivi attentif d’une actualité souvent tendue.
Nous répondons à de nombreuses sollicitations ; notre site présente l’agenda de nos activités.

 

Comme nous avons été au cours du premier semestre l’objet de plusieurs attaques du militant sioniste franco-israélien Gregory Chelli (dit Ulcan) ou de ses proches, qui nous traitent publiquement de « Juifs Kapos », nous avons intenté plusieurs procès qui vont requérir une mobilisation militante. L’autre coprésident de l’UJFP, Pierre Stambul, a même été victime à Marseille de violences du RAID, ce qui engage aussi la responsabilité des services de police.

 

Par ailleurs, l’une des initiatives que nous préparons est l’organisation le 7 novembre au soir d’une rencontre/débat avec des associations et des personnalités juives qui développent dans d’autres pays une politique très proche de la nôtre.

 

Entretien réalisé par Benoit Delrue

Commerce extérieur, cyber-délinquance et diplomatie

Commerce extérieur, cyber-délinquance et diplomatie

Publié le 9 Septembre 2015

L'occasion (délibérément) ratée

 

Commerce extérieur, cyber-délinquance et diplomatie

Emmanuel Macron devait se sentir à son aise, à l’occasion de son passage en Israël, du dimanche 6 au mardi 8 septembre.

 

Le ministre de l’économie, nous dit-on a consacré une grande partie de cette visite au secteur des nouvelles technologies. Le Monde nous apprenait il y a quelques jours que 

 

"Le ministre souhaite rencontrer des entreprises, nouer des partenariats et s’inspirer des bonnes pratiques locales. L’ambition est d’attirer des start-up en France mais aussi des investisseurs en rappelant les initiatives récemment prises par le gouvernement..."

 

A propos des "bonnes pratiques locales" il y a un criminel qui doit rentrer en Fance pour rendre des comptes.

 

Cyber délinquant de haute volée, pirate fascisant des sites qui dénoncent la politique israelienne contre les Palestiniens et leurs droits,

 

Ctber terroriste contre tous ceux qui exigent le respects des résolutions de l'ONU, le hacker franco-israélien Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli. 

 

Macron aurait pu  ramener ce  criminel qui tue par clavier interposé, menace depuis son refuge dorée israélien et bénéficie de curieux appuis parmi certains espaces de complicités du côté du ministère de l'intérieur.

 

Macron pouvait d'autant plus le ramener qu'à la descente à Roissy, la maison d'arrêt de Villepinte est juste en bout de piste. Il n'aurait eu qu'à faire un crochet pour assurer la livraison.

 

Mais c'est bizarre cela ne semble pas avoir été prévu dans l'agenda.

 

Commerce extérieur, cyber-délinquance et diplomatie

Les médias français et la Syrie : désinformation et déraison « entre amis »

Les médias français et la Syrie : désinformation et déraison « entre amis »

 

27 Août 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Les médias français et la Syrie : désinformation et déraison « entre amis »

Envoyé par Jacques Lambalais

 

La crise syrienne entrera, dans quelques mois, dans sa cinquième année sans que son terme se dessine vraiment à l’horizon. Depuis son déclenchement, en mars 2011, je me suis efforcé de suivre le traitement que lui ont réservé les médias français. Et je suis bien obligé de dire que j’en suis tout simplement sidéré. Je le suis d’abord par la suffocante mauvaise foi et l’effarante partialité dont ces médias ont fait et font toujours preuve chaque fois que la discussion porte sur la situation en Syrie. Je le suis, ensuite, par l’ampleur de l’ignorance et l’étonnante légèreté - prévalant chez ceux qui en ont si souvent parlé dans ces médias – des réalités de ce pays comme – de manière plus générale - de celles de l’espace géoculturel auquel il appartient. Du jour au lendemain, des journalistes - ne s’étant, dans leur écrasante majorité, jamais intéressés auparavant à la Syrie - se sont mis à débiter « leurs vérités » à son propos, « vérités » allant, bien entendu, toujours et systématiquement dans le même sens. Et cela, visiblement, pose forcément un gravissime problème à la fois déontologique et démocratique. Une petite question trotte dans mon esprit à ce sujet et j’aimerai bien que quelqu’un « du métier » veuille bien y répondre sérieusement : Quelle mission au juste devrait se fixer un journaliste dans un Etat de droit, en matière de politique étrangère ? Doit-il s'aligner mécaniquement sur le discours officiel jusqu'à en faire le sien et en devenir ainsi le porte parole obéissant ou bien devrait-il, au contraire, veiller constamment à prendre ses distances avec ce discours et ceux qui le professent afin de préserver sa liberté de jugement et d'appréciation ? Loin d’être anodine, cette question est devenue incontournable car nous sommes ici, je crois, réellement en présence d’un problème particulièrement inquiétant.

 

La position officielle des dirigeants français actuels (héritée, du reste, du gouvernement précédent) à l’égard de leurs homologues syriens est de notoriété publique. Elle est faite, depuis 2011, d’une farouche hostilité devenue, avec le temps, quasi-pathologique. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, se charge, d’ailleurs, régulièrement – avec son « talent et sa finesse de jugement habituels » - de la réaffirmer sans ambigüité. Cynique et objectivement insensée, elle est très difficilement défendable. De par la « logique » qui semble la déterminer, cette position n’est, du reste, pas sans lien avec la débâcle idéologique et éthique des socialistes français de ces dernières décennies, comme de leur criante incapacité de rompre avec les errements d’un passé pas si lointain (j’y reviendrai). Les médias français auraient donc pu aisément – s’ils l’avaient voulu - trouver ici, largement matière à dénoncer cette position en en montrant les aberrations et les inconséquences. Or, non seulement, ils ne le firent pas mais ils s’appliquèrent,, presqu’unanimement, à l’étayer et à la justifier, comme si leur rôle consistait – au mépris de tout principe déontologique – à s’asseoir sur la vérité pour servir de porte voix au pouvoir et à ceux qui le détiennent.

 

En tout cas, pour un observateur attaché à son libre arbitre, assister, en direct - et sans le moindre motif raisonnablement soutenable - à la transformation des médias d’un pays supposé démocratique en une vulgaire arme de guerre contre un Etat étranger souverain, était à la fois choquant et intolérable. Voir l’information si bassement instrumentalisée au service du conditionnement et de la manipulation de l’opinion publique française rappelle, en effet, des époques sombres que l’on croyait révolues... Pourtant, l’incroyable lavage de cerveau – nourri des mensonges les plus éhontés - ayant accompagné, aux Etats unis, la préparation de l’invasion de l’Irak par l’armée américaine, est encore dans toutes les mémoires de ceux ayant vécu ce honteux moment de l’histoire contemporaine. C’est à croire que la Syrie a fait perdre la tête (à quelques rares exceptions prés) aux journalistes occidentaux et tout particulièrement français qui en ont parlé ces dernières années. Elle les a rendus quasiment fous. Le rouge, le noir, le blanc, le gris, le vrai, le faux, le décent et l’indécent, le légitime et l'illégitime, le rationnel et l'irrationnel, l'honnête et le malhonnête se sont télescopés à l'intérieur de leurs cerveaux, dans une immense pagaille dont la principale victime fût indiscutablement leur capacité de discernement. Certes, au bout de quatre années d'une hallucinante offensive médiatique anti "régime syrien" (déclenchée d'un seul coup comme sous la conduite d'un chef d'orchestre invisible), le délire a fini par s'essouffler, le filon s'étant largement épuisé. Après avoir occupé le devant de la scène des années durant, la Syrie a, donc, aujourd'hui, presque disparu des radars de nos si chers médias. Malgré de pressantes incitations, le vent n'a pas daigné avoir l'élégance de souffler dans le "bon sens" si ardemment souhaité par les "maitres du monde" et leurs serviteurs régionaux. Le dit " régime syrien " s'obstine, en effet – « quel "manque de savoir vivre, décidément » - à ne pas vouloir s'effondrer. Pire encore : Non seulement il résiste, mais il est en train de repasser (et ceux qui continuent à suivre de prés ce sujet le savent pertinemment), méthodiquement à la contre offensive. Appuyée par ses puissants alliés iraniens, libanais (avec qui la Syrie forme désormais un redoutable « axe de la résistance ») et russes, l’armée nationale syrienne est, en effet, aujourd’hui, plutôt bien partie pour venir à bout, à terme, de ses ennemis. Ses stratèges - instruits par l’expérience acquise sur le terrain- maitrisent, en effet, à présent, la bonne manière de contrer les méthodes des fossoyeurs de la Syrie et de son peuple. Non seulement, cette armée reste solide et ne s’est absolument pas décomposée, mais elle continue (avec ses alliés libanais) à se battre, avec courage et détermination, pour défendre sa terre et sa patrie. Cette très sale guerre à laquelle l’armée syrienne est contrainte de faire face ne ressemble-t-elle pas, d’ailleurs, ( tiens… comme c’est curieux et fort révélateur à la fois ) très étrangement, à ces abominables guerres criminelles de destruction, de sabotage et de terreur, décidées et fabriquées de toutes pièces par l’ancien président américain Ronald Reagan ( et menées – comme actuellement en Syrie - par mercenaires et collabos interposés ) en Amérique latine, notamment contre les sandinistes et leur régime progressiste au Nicaragua dans les années 80 ? La nature du conflit syrien ne rappelle-t-elle pas aussi celles de ces guerres, du même genre, menées par l’ancien pouvoir de l’Apartheid en Afrique du sud contre ses deux voisins angolais et mozambicain à la même époque ou encore ce que fût le conflit afghan, de ses débuts jusqu’au années 90, quand les américano- saoudiens s’attachèrent massivement à l’alimentation militaro-idéologique de « la guerre sainte » contre l’ancien pouvoir socialiste « mécréant » installé à Kaboul ( avec le soutien soviétique ) de 1978 à 1992 ? La réponse, ici, se trouve dans la question. Il suffit de la déchiffrer.

 

Nos chers médias français ont donc, apparemment, le cafard. Ils sont démoralisés pour avoir investi en pure perte – en suivant le sillon de l’oligarchie occidentale et de ses alliés – tant de temps et d’énergie pour la réalisation d’un objectif (en réalité indéfendable et totalement absurde) qui ne semble pas se décider à se réaliser. Ils y ont cru, pourtant, à un certain moment et leurs archives sont bien là pour le prouver. Dans ce genre de choses, cependant, croire ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir, mais là les fameux « spécialistes de la Syrie » ne semblent pas l’avoir compris. Le fait est là en tout cas : plus de 4 ans après le début de l’agression étrangère contre la Syrie, le président syrien est encore bel et bien en place et son régime n’est toujours pas prêt de tomber. Qu’est- il donc arrivé à nos chers médias pour qu’ils perdent ainsi le nord ? Tout indique, à vrai dire, que leurs précieux « experts » ont, tout bêtement, raté plusieurs marches de l'escalier ainsi qu’une majeure partie du film et qu’ils n’en ont pris conscience que très tardivement. C’est pourquoi probablement préfèrent-ils, depuis quelque temps, se faire un peu oublier. Oui, mais voilà, moi, je n'ai rien oublié et je n'oublierai pas. Dans ma mémoire est gravé, pour toujours, le déchainement de haine et de mépris, digne des médias d'un régime totalitaire, qui - par intoxication et désinformation systématiques interposées - cherchait non seulement à disqualifier l'Etat syrien et à délégitimer ses dirigeants, mais aussi à promouvoir, en lieu et place, une bande de minables fantoches et de mercenaires surgis de nulle part. Grassement payés, par leurs employeurs régionaux et occidentaux, pour servir de couverture politique à la guerre engagée contre la Syrie, ces pantins ont été présentés par les médias français comme l’incarnation d’une « alternative démocratique » au gouvernement légitime de Damas (toujours reconnu comme tel par l’écrasante majorité des Etats du monde.)... Ayant, pour la plupart, quitté la Syrie depuis des décennies sans jamais y retourner, ces pitoyables clowns sont de purs opportunistes dépourvus de tout projet crédible pour leur pays d’origine. En outre, très largement influencés par l’islam radical à la sauce saoudienne (autrement dit wahhabite), ils ne sont réellement unis que par la haine qu’ils portent à l’Etat syrien laïc et à ses dirigeants. Plus choquant encore : ces supposés « patriotes » allaient vite s’illustrer par une initiative lourdement significative en décidant de bannir - de leurs publications, comme lors de leurs réunions ou manifestations diverses - le drapeau national syrien actuel (celui de l’indépendance et de la fierté nationale) pour lui substituer celui en vigueur à l’époque du mandat français sur la Syrie, autrement dit le drapeau de la Syrie coloniale. Nos chers amis des médias français ont, bien évidemment, pris bien soin de passer tout cela sous silence , de la même façon, d’ailleurs, qu’ils se sont totalement abstenus de commenter – et encore moins de critiquer – cette lamentable scène surréaliste se déroulant à l'Elysée, fin 2012, montrant le si "clairvoyant" président Hollande en train d'adouber - à la manière d'un seigneur féodal - les chefs de cette si dérisoire opposition syrienne , les déclarant ( rien que çà ) « seuls représentants légitimes du peuple syrien » aux yeux de la France. Ce jour là, pourtant, il y avait, réellement, de quoi s’interroger – devant pareil spectacle - sur l'état mental des dirigeants français et sur la très inquiétante et très glissante pente sur laquelle ils étaient en train de s’engager Or, les médias français, eux, n’y ont vu aucun mal, comme s’il s’agissait d’un évènement on ne peut plus normal. Certes, la baudruche s’est, depuis, largement dégonflée, mais l'incroyable escroquerie morale et politique, inhérente à cette démarche, n’a jamais été dénoncée par les médias. Elle ne s'effacera pas, pour autant – j’en suis persuadé - de sitôt des esprits. Est-ce tout ? Fort malheureusement, non.

 

Nous sommes ainsi en droit d’interpeler nos chers amis des médias français sur la validité des informations qu’ils nous ont, sans interruption, débité sur la Syrie depuis 2011. On peut déjà parier que la très grande majorité des prétendus « experts » de ce pays, n’y ont jamais mis les pieds. Comment peuvent-ils, dans ces conditions, se montrer si catégoriques et si affirmatifs dans ce qu’ils nous racontent ? D’où détiennent-ils donc les chiffres qu’ils avancent concernant, notamment, le nombre des victimes de ce conflit ? Par quels moyens, rigoureux et vérifiables, les ont-ils obtenus et comment ont-ils réussi à identifier, avec certitude, les vrais responsables des crimes (réels ou imaginaires) qu’ils dénoncent? Croyaient-ils sérieusement que les dizaines de milliers de militaires et de civils, de toutes confessions, assassinées, dans des conditions affreuses, pour la simple raison d'appartenir à telle ou telle confession ou pour être restés fidèles à leur pays et à leur Etat, ont été massacrés par ce « si méchant Bachar "qu’ils n’ont pas cessé, à tort et à travers , d’ accabler de tous les crimes et de tous les méfaits ? Quant aux autres victimes, qu’espéraient donc, nos chers journalistes français ? Qu’un Etat massivement envahi et attaqué sur son propre territoire – avec la complicité directe et active de pays étrangers - par des hordes de barbares lobotomisés, recrutés sur place ou venus – par dizaines de milliers - de partout pour y semer, destruction, mort et désolation - les accueille avec fleurs et fanfares ? Il ya certes beaucoup de morts civils dans une sale guerre de ce type, (ainsi d’ailleurs que dans toutes les guerres, les millions de victimes « non combattantes » du second conflit mondial en étant la parfaite illustration) mais qui en est, dans le cas présent, le tout premier responsable ? Celui qui se bat pour défendre sa terre et son peuple ou les fous furieux acharnés à agresser et à martyriser ce dernier ? N’importe quel Etat au monde (aussi démocratique soit-il) aurait réagi de la même façon que l’Etat syrien s’il s’était trouvé confronté à la même situation. Cela, les faiseurs d’opinion français (qui ne sont tout de même pas idiots) le savent parfaitement, bien évidemment, mais veillent très attentivement à ne jamais le mentionner. La même coupable défaillance ne se retrouve-t-elle pas, d’ailleurs, au niveau des sources auxquelles se réfèrent les médias français au niveau de leur relation du conflit syrien en général ? En tant que citoyen, j’aimerai bien savoir s‘ils ont jamais pris, une seule fois, la peine de s’interroger sur leur sérieux comme sur leur crédibilité et s’ils ont fait l’effort – comme le dicte leur devoir déontologique - de les confronter à d'autres sources, indépendantes et vraiment impartiales " ? Des journaux - tels "le Monde" ou "Libération"- sont souvent cités en référence, mais sans jamais souligner le fait que ces derniers ont, depuis le tout début de la crise syrienne, choisi très clairement leur camps : celui du soutien aveugle et inconditionnel à ce qu’ils appellent, sans rire, la « révolution syrienne » sans s’être jamais encombrés des règles les plus élémentaires de la profession et de l’éthique journalistique. Et quand ce ne sont pas des journaux français (et plus généralement occidentaux) qui servent de « sources », c'est quasi exclusivement auprès du fameux "observatoire syrien des droits de l'homme" (officine de propagande des frères musulmans, adversaires historique de l’Etat syrien et très liés à ses ennemis actuels) que l’on va chercher « l’information ». En agissant de la sorte, les médias français prennent-ils donc l’ensemble de leurs auditeurs – lecteurs pour de simples gogos ? Espèrent-ils que les gens raisonnables et dotés d’intelligence, ingurgitent, illico, une information aussi grossièrement biaisée ? A la guerre comme à la guerre, me diriez-vous, mais, dans ce cas, il valait mieux que ces médias jouent carrément franc jeu en évitant, si possible, de nous prendre pour de vulgaires imbéciles.

 

Vous souhaiteriez, peut-être, chers amis des médias français, que je sois plus précis. Eh ben, volontiers : Pourriez- vous me dire, s’il vous plait, pour quelle raison au juste vous vous êtes systématiquement abstenus, depuis 2011, de donner la parole, ne serait-ce qu’une seule fois, à un quelconque représentant de l'Etat syrien pour qu'il puisse, à la fois, commenter les chiffres que vous avancez et exposer le point de vue de son gouvernement sur les évènements en cours dans son pays ? Les représentants de la prétendue « opposition syrienne » en France, paradaient, pourtant, en permanence sur vos plateaux et antennes. Ils pouvaient, ainsi, en toute liberté et sans être contredits le moins du monde, raconter leur propre « version » de ce qui se passe en Syrie. Il a fallu attendre quatre ans de guerre pour qu’une chaine publique (à savoir France 2) se décide à donner la parole au président syrien Bachar Al Assad. Toutefois – et outre le fait que les déclarations de ce dernier furent largement et très arbitrairement amputées au moment de leur diffusion à l’antenne - l’impression dominait, ce jour là, que c’est plutôt, à une sorte de procès en règle du président syrien qu’on assistait, par journaliste français interposé, et nullement à une démarche honnête permettant d’éclairer le public sur les vraies positions de l’Etat syrien. Pourquoi donc un tel choix ? Pourquoi cette si flagrante discrimination ? Pourquoi un tel parti pris ? Sans doute parce que nos chers médias craignent, plus que tout, d’être confrontés – lors d’un débat contradictoire et loyal, qu’ils auraient parfaitement pu organiser – à la parole des « autres », celle qui pourrait très rapidement pulvériser le discours préfabriqué sur la guerre en Syrie auquel ces médias sont si attachés. Ceci a, d’ailleurs, toujours été la méthode des lâches et des escrocs que d’agir ainsi. Empêcher ceux qu’on s’est choisi comme adversaires de s’exprimer sur les médias, c’est empêcher leur voix de parvenir au grand public afin de pouvoir procéder plus facilement à son conditionnement et au lavage de son cerveau ? Tous les dictateurs et les fascistes d’hier et d’aujourd’hui, le savent parfaitement, mais, entre nous, chers amis des médias français, quel aveu de faiblesse. Pourquoi, donc, boycotter la parole de l’autre si vous êtes vraiment sûrs d’être dans le vrai ? En fait, plus j’avance dans ma réflexion sur ce sujet, plus une conviction toute simple s’impose à moi….comme une évidence. Je la formulerai ainsi : C’est, avant tout, pour avoir refusé de « singer » la démarche d’indignité, de servitude et de renoncement adoptée par la quasi-totalité des dirigeants arabes actuels, en devenant un simple rouage de la domination occidentale dans la région, que la Syrie et aujourd’hui si durement frappée ; c’est aussi pour s'être montrés jaloux de leur indépendance de choix et de décision comme de la défense acharnée de leur souveraineté nationale que l'Etat syrien et ses dirigeants se trouvent si détestés par l’oligarchie dominante, relayée par nos chers médias. L’évocation de la question démocratique dans ce pays (réelle mais guère propre à la Syrie) ne joue ici que son habituel rôle de diversion : celui d’un vulgaire prétexte prétendant camoufler les vraies motivations des agresseurs. Les précédents, dans ce domaine, sont si éloquents pour qu’il soit nécessaire d’en dire davantage. L'actuelle guerre contre la Syrie a été, pour parler encore plus clairement, déclenchée par ceux aux yeux desquels la simple évocation de la souveraineté nationale des peuples constitue une intolérable grossièreté. Nos amis des médias français - qui vivent et travaillent dans un pays dont la souveraineté n’est plus, depuis si longtemps, qu’un lointain souvenir, noyée, comme elle est, dans le double marécage de la mondialisation néolibérale et de son relais continental, l’union européenne - ne sont probablement plus capables, intellectuellement parlant, de percevoir la notion de souveraineté autrement que comme « un affreux anachronisme », incompatible avec les postulats de la « néo-modernité triomphante ». De ce fait, ils se condamnent – et c’est là l’une de leurs grandes faiblesses – à ne plus pouvoir saisir l’importance capitale que ce principe peut revêtir, dans l’imaginaire politique des autres peuples, et tout particulièrement de ceux ayant déjà subi, dans leur chair, la traumatisante expérience coloniale. Ils ne peuvent pas comprendre, ces chers amis des médias français, ce que veut dire réellement le patriotisme et le lien organique qu’il peut avoir avec une certaine mémoire historique spécifique à chaque peuple, surtout quand les « donneurs de leçons » sont originaires de l’ancien pays colonisateur et qu’ils n’hésitent pas à épouser, comme dans le cas présent, une cause aussi abjecte, colorée de haine, de rejet mais aussi –il faut le dire très fort – d’un indiscutable racisme.

 

Familier de la pensée politique française, je peux affirmer que l’un des handicaps majeurs de l’oligarchie française (y compris dans sa composante médiatique) réside dans son incapacité structurelle de rompre avec la bonne vieille idéologie coloniale et avec ses différents postulats. Elle en est tellement imprégnée depuis des siècles que cette idéologie est devenue une donnée culturelle majeure inséparable de son identité et de sa vision du monde. Dans son miroir médiatique et dans la lecture que ladite oligarchie privilégie de ses rapports avec les pays du sud, continue, en effet, à l’emporter une logique et des réflexes (souvent associés à un paternalisme se prétendant bienveillant) excluant, dans les faits, tout rapport véritablement égalitaire respectueux des droits fondamentaux et de l’indépendance des deux protagonistes. Très objectivement, je pourrai dire que ces rapports demeurent, sous des « appellations rénovées », semblables à ce qu’ils étaient « au bon vieux temps des colonies, ». Ce sont toujours – et dans tous les domaines - ceux de dominants à dominés ou de seigneurs à esclaves. Les courbettes - factices et hypocrites – que les représentants de l’oligarchie française (et occidentale en général) concèdent aux rois du pétrole ne doivent, dans ce sens, pas faire illusion. Elles cachent, en effet, un très profond mépris – à peine dissimulé - à l’égard de ces « chameliers primaires et incultes » que « la nature mal faite – comme disait un ministre de Georges W. Busch - a installé sur un océan de pétrole ». Raison de plus pour ne pas prendre de gants avec les autres pays du sud. Cette amère réalité s’est, à de très nombreuses reprises, illustrée, dans les décennies précédentes, autant en Afrique qu’en Asie et en Amérique latine avec la liquidation pure et simple de dirigeants réfractaires à la domination occidentale et le renversement des régimes progressistes ou nationalistes dont ils étaient l’incarnation. Avec son soutien indéfectible au hezbollah - le puissant mouvement de résistance libanaise (que les israélo-américains et leurs alliés régionaux rêvent, depuis longtemps, de briser mais, jusque là, sans y parvenir ) , avec - et ce point me parait absolument capital - son refus obstiné de capituler devant l’état d’Israël, en signant, avec lui, une paix aussi honteuse que chimérique ( sur le modèle des accords israélo-palestiniens d’Oslo ou de ceux, israélo-égyptiens de camp David ), avec ses solides alliances stratégiques avec l'Iran et la Russie, avec, enfin, ses étroites amitiés avec nombre de pays du sud , l'Etat syrien ne pouvait donc échapper à la règle commune très arbitrairement établie par l'oligarchie occidentale. Après l’effondrement du nassérisme en Egypte, la destruction de l’Irak de Saddam Hussein et de la Libye de Kadhafi, le régime syrien actuel ne pouvait, en effet, apparaitre, dans le regard de l’oligarchie occidentale, que comme une sorte de survivance baroque dont il faut impérativement se débarrasser. En un mot, l’Etat syrien est – comme le préconisait très franchement Laurent Fabius lors d’une visite en Turquie en août 2012 - « à abattre », ses ennemis rêvant de lui substituer une sorte d' "entité eunuque" impuissante et disloquée qui – parce que neutralisée politiquement, économiquement et militairement – sera à la merci de l’occident comme de ses alliés régionaux. Et s’il faut, pour atteindre cet objectif, s’allier aux pires groupes criminels et terroristes de la terre, pour les instrumentaliser comme fer de lance de cette « si noble cause », eh ben soit. Notre fière oligarchie n’y voit aucun inconvénient. Que cela se fasse au prix d’innombrables massacres, de la destruction de la Syrie, de l’anéantissement de sa civilisation et de son irremplaçable patrimoine historique...ne constituent pas vraiment le genre d’arguments de nature à peser dans la balance de notre si chère oligarchie. L’ennui c’est qu’en lieu et place d’une « libération de la Syrie » à la manière occidentale et plus précisément américaine (le modèle irakien servant de référence avec les résultats que l’on sait), c’est dans un enfer généralisé que les ennemis de la Syrie risquent, à présent, de plonger l'ensemble de la région. Tout cela, les médias français (à moins d’être complètement déconnectés du monde) ne pouvaient pas ne pas le savoir et ce depuis le début du drame syrien. Et pourtant, ils ne l’ont jamais réellement et sérieusement expliqué à leur public qu’ils sont, pourtant, sensés éclairer. Et pourquoi donc ce silence ? Allez donc savoir, braves gens…..

 

Cette nouvelle guerre coloniale menée en terre arabe a, toutefois, eu une conséquence imprévue par ses initiateurs que les médias occidentaux n’ont également pas du tout vu venir. Et là, si j’étais à la place des dirigeants syriens, je ne manquerai pas d’en remercier les ennemis de la Syrie : « Grâce » à l’acharnement des ennemis de la Syrie contre le président Bachar Al Assad, celui-ci ainsi que le régime qu’il dirige sont, en effet, en train de devenir - dans le regard de la grande masse des patriotes et des progressistes arabes - le symbole, par excellence, de la double résistance des pays du sud, à la fois aux visées hégémoniques d’un occident impérialiste, aveuglé par sa volonté de domination, et aux idéologies de mort et des ténèbres qui en sont – quoique prétendent les dirigeants occidentaux - les alliés objectifs et les complices actifs. Plus encore : La guerre de Syrie est en voie de muer, dans les yeux de plus en plus d’Arabes et de militants anti-impérialistes des pays du sud (auxquels, bien entendu, les médias occidentaux ne donnent jamais la parole) en une sorte de nouvelle guerre d’Espagne. Le président syrien et l’armée nationale syrienne y occupent la place des républicains et des démocrates et leurs ennemis celle des fascistes dirigés par Franco. L’Etat syrien mène, en effet, aujourd’hui, le même type de combat existentiel, pour la liberté et la dignité, que celui engagé par les républicains espagnols des années 30, à la différence prés que la Syrie de Bachar Al Assad ne sera, quasi certainement, pas vaincue. Chaque camp a ses alliés et c’est là que réside la tragique ironie de l’histoire : Alors qu’elles s’étaient engagées (quoique timidement) contre les fascistes lors du conflit espagnol, les démocraties occidentales adoptent, à présent, une attitude radicalement inverse. Se positionnant ouvertement à coté d’Etats totalitaires et ultra réactionnaires, berceau et organisateurs d’un terrorisme sanguinaire et ultra-obscurantiste, l’oligarchie occidentale marche, actuellement, sur la tête. Tournant le dos aux principes fondateurs sensés régir leurs Etats dits démocratiques, ses dirigeants politiques semblent sombrer a dans une franche déraison. Plus il durera, d’ailleurs, plus la signification de ce conflit syrien débordera de son cadre national et régional pour revêtir (de par sa force symbolique profonde) les traits d’une nouvelle lutte des peuples du sud contre la coalition des forces de l’agression et de l’oppression à l’échelle mondiale. Cette évolution, encore balbutiante aujourd’hui, aura demain – la chose me semble en bonne voie – un impact déterminant sur les rapports de force au niveau de la planète. N’importe quel journaliste politique digne de ce nom l’aurait compris, mais vous, chers amis des médias français, vous ne semblez pas du tout en être conscients. Le train de l’histoire passe, pour la énième fois, devant vous en vous laissant, pantois, sur le quai. Puis-je savoir pourquoi ? Auriez-vous, un jour, le courage de le reconnaitre ? J’aimerai bien le croire, mais excusez mon scepticisme s’il s’avère profond.

 

D’autres questions continuent à cogiter dans mon esprit et j’aurai bien aimé que les médias français prennent la peine d’y répondre sérieusement : Que vous a donc fait, chers amis des médias français, le peuple syrien, pour que vous ajoutiez aux malheurs qu'il subit votre si détestable contribution ? On dit toujours que les Etats sont des monstres froids guidés uniquement par leurs intérêts, mais alors où est donc l'intérêt de la France à se conduire de la sorte à l'égard de la Syrie ? Qu’espériez-vous donc obtenir, en tant que médias, en vous acharnant - des années durant – contre le président syrien Bachar Al Assad que vous n’êtes pas loin d’assimiler – comme, Saddam Hussein en son temps – à un nouvel Hitler ? Avez- vous déjà oublié qu’il ya encore quelques années, ce même président était reçu en grandes pompes en France et que vos journalistes n’étaient pas les derniers à vouloir lui parler et à faire l’éloge de « sa jeunesse, de son ouverture d’esprit et de sa modernité » ? Certes, le président syrien n'est guère un ange, mais est-ce vraiment un scoop ? Qui donc, parmi les autres dirigeants de la planète, peut raisonnablement prétendre à un tel qualificatif ? Alors, quand j’entends Fabius, notre impayable ministre des affaires étrangères, pousser, à intervalles réguliers, de grands cris d’indignation à propos d’un prétendu « dictateur syrien qui massacre son peuple et qui doit partir », je me demande vraiment quand ce monsieur, et vous avec, allez enfin cesser de nous prendre pour des analphabètes politiques ? Et puis, pourriez-vous me dire au nom de quel droit les dirigeants français et occidentaux en général entendent-ils dicter au peuple syrien le choix de ses gouvernants et au nom de quels principes s'estiment-ils autorisés à exiger le départ du président actuel et à lui interdire de participer au processus politique sensé mettre, un jour, peut-être, un terme au conflit en cours ? Nos chers dirigeants "socialistes" se croient-ils encore à l’époque où leurs lointains prédécesseurs nommaient et révoquaient directement et à leur guise les gouverneurs ou résidents généraux appelés à diriger les " possessions coloniales françaises" d'Afrique et d’Asie ? Entendent-ils appliquer à la Syrie les mêmes méthodes qu'en Afrique noire quand, il n'ya pas si longtemps encore, la France faisait et défaisait les présidents en place, et ce en fonction de leur niveau de soumission au bon vouloir de l'ex "métropole "? Si le tandem Hollande et Fabius et leurs homologues occidentaux ne sont toujours pas au courant que les temps ont changé, il serait peut-être urgent que les « faiseurs d’opinion » se chargent de les réveiller.

 

La Syrie - gouvernée par un régime laïc - comptait, jusqu'il ya quelques années, parmi les pays les plus évolués du monde arabe. Là voilà en train d'être transformée en un champ de malheur et de ruines. Qui donc est à l’origine de ce désastre et qui devra en assumer les conséquences devant le peuple syrien martyr, devant les peuples arabes et devant l’histoire ? L’oligarchie occidentale – à la mémoire lourdement chargée par les innombrables et innommables abominations commises dans les colonies et contre les peuples du sud, à partir du 16è siècle - n’a aucune leçon de démocratie et de liberté à donner aux peuples qu’elle écrasait, il ya encore quelques décennies, sous sa botte. Vous nous parliez, chers amis des médias français, du « droit du peuple syrien à vivre sous un régime démocratique ». Ceci constitue, certes, une revendication légitime, mais avez-vous, un seul instant (ainsi que ceux que vous servez), laissé, depuis 2011, le temps aux Syriens pour qu’ils s’y attèlent ? Croyez-vous vraiment que c’est en y répandant terrorisme, massacres et horreurs en tout genre que vous allez aider le peuple syrien à y parvenir ? Et puis, dites moi, s’il vous plait, chers amis des médias français : Avez-vous oublié où se trouve géographiquement la Syrie ? Connaissez- vous l’état des libertés et des droits de l’homme chez ses voisins ? Que faites vous donc du cas de la très sinistre Arabie saoudite, à coté de laquelle le « régime de Bachar Al Assad » - comme vous l’appelez avec une rage non dissimulée – représente, dans tous les domaines et de très loin, un phare de liberté, de modernité et de tolérance ? Pourquoi donc ne dites vous pas aux français qu'en cette Arabie saoudite, si amie et si proche de nos charmants dirigeants, n'existent ni constitution ni liberté d’opinion ou de croyance, ni élections ni parlement ni partis politiques, ni syndicats, ni liberté de la presse ni médias autres que ceux à la botte de la famille royale, que le Coran et la charia ( dans leur lecture la plus rétrograde et la plus primaire qui soit ) y font la loi à tous les niveaux, que les femmes sont écrasées sous le poids d' un abominable statut moyenâgeux qui en fait des mineures à vie et de véritables esclaves des hommes, que la simple évocation de la démocratie ou de la laïcité est assimilable à une mécréance susceptible d’être sanctionnée par la décapitation en place publique ( au même titre d'ailleurs que l’homosexualité, l’adultère, le cambriolage, la sorcellerie, la consommation de drogues et j'en passe ), que les caisses de l'Etat et celle de la famille royale n'en font qu'une, que la corruption systématique chez les dirigeants y constitue un véritable mode de gouvernement et que c’est dans les écoles coraniques et les mosquées de ce pays que l’hydre obscurantiste et terroriste s’est nourri et a grandi avant de se propager – comme une métastase cancéreuse et avec la bénédiction des dirigeants politico-religieux de ce pays - dans l’ensemble du monde musulman ? Que la France, chers amis des médias français, se soit laissée embarquer dans une alliance quasiment organique avec pareil Etat dépasse franchement tout entendement. Mais pourquoi donc vous ne le dites pas? Pourquoi vous ne soulignez pas non plus à quel point cette alliance (motivée, bien évidemment, par des considérations financières et économiques) est particulièrement désastreuse quant à la crédibilité du discours politique sur les « valeurs de la république », comme s’il était normal - selon la jolie formule consacrée – que « la main droite ne se sente pas concernée par ce que fait la main gauche » ? Ne trouvez-vous pas, enfin, chers amis des médias français, qu’un Etat enfoncé, à ce point, dans des contradictions aussi inextricables, ne peut être que très mal outillé, idéologiquement et moralement parlant, pour prétendre réussir à contrer efficacement les courants obscurantistes, rétrogrades et intolérants à l’intérieur même de la France, ces derniers n’hésitant pas à s’engouffrer dans les brèches béantes - ouvertes par de si graves inconséquences de la classe dirigeante – pour s’atteler, chaque jour davantage, au grignotage méthodique du terrain pourtant conquis, de haute lutte, par la république depuis plus d’un siècle ?

 

A la réflexion, dois-je réellement m'étonner de cette manière si singulière, que vous avez, de traiter l'information ? N'est-elle pas, tout simplement, le fidèle reflet de ce qu'est devenu le monde dans lequel nous vivons et qui se transforme, à une vitesse terrifiante, de plus en plus en une véritable " jungle" où les plus forts croient plus que jamais pouvoir s'octroyer, en toute impunité, tous les droits, à commencer par celui d'écraser et de piétiner qui bon leur semble en jetant, par-dessus bord , toutes les notions de droit, de vérité et de justice ? Les choses étant ce qu'elles sont, pouvons-nous raisonnablement espérer de ceux ayant la supposée "noble mission" de nous éclairer et de nous informer, qu'ils se conduisent autrement ?

 

Que dire, pour terminer ? Peut-être ceci : L’occident est, à bien regarder, bien étrange. Il ne cesse de m’intriguer mais aussi de terriblement me décevoir : capable de briller de mille lumières et de m’éblouir par l’exceptionnel génie de ses innombrables créateurs, il se laisse, pourtant, en même temps, et avec une énergie destructrice à peine croyable, entrainer vers des abimes sans fond qui sont la négation même de tout ce qu’il prétend être. Cela ne vous a surement pas échappé, chers amis des médias français. Pourquoi, alors, vous entend-on si peu à ce sujet ? Un jour viendra, sans doute, où il va falloir solder, d'une manière ou d'une autre, tous ces comptes de l’infamie, mais pourquoi donc attendre pour dénoncer l’intolérable et l’insupportable ? On découvrira, immanquablement, à un moment ou à un autre, l’ampleur de l’'implication et de la collusion des différentes composantes de l'oligarchie occidentale dans le martyre actuel des peuples arabes. Mais vous, chers amis des médias français, vous en connaissez déjà certainement un bon rayon. Pourquoi, alors vous n’en dites rien ou pas grand-chose ? Pourquoi attendre pour réagir. Tout homme lucide ne peut, pourtant, que facilement constater à quel point l’humanité est engagée désormais dans un processus autodestructeur sonnant le glas d’une certaine « civilisation » et annonçant l’avènement de l’ère de nouvelles barbaries. Le reconnaitre serait ni plus ni moins qu’un retour au réel et c’est – de la part de médias œuvrant dans un pays démocratique et respectant un tant soi peu leur mission – le moins que l’on puisse espérer.

 

Chokri Ben Fradj

Les vingt-cinq mille nuits du peuple palestinien

LE BILAN

Les vingt-cinq mille nuits du peuple palestinien

 


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Adoptant des accents toujours plus féroces, la guerre coloniale menée en Palestine ne fait que s’accroître depuis soixante-dix ans. Ce sont 25.000 jours qui se sont écoulés depuis l’abandon du mandat britannique et la Nakba, le grand désastre vécu par le peuple arabe qui le plongea dans une lutte désespérée pour le maintien de son pays et de sa culture. Loin de trouver une issue pacifique, le massacre organisé par Israël se poursuit et ne trouvera de solution que dans l’achèvement total de la Palestine, à moins d’être déjoué par une puissante campagne internationale. L’interminable nuit du peuple palestinien ne pourra cesser qu’avec l’unité populaire, en son sein et comme appui extérieur ; et le chemin est encore long avant que le jour ne se relève sur la contrée du Proche-Orient.


Par Benoit Delrue. 


Parmi les conflits que connaît l’humanité aujourd’hui, c’est le plus long et sans conteste l’un des plus sanglants qui se trame au Proche-Orient, sur les terres sacrées entourant Jérusalem. La guerre la plus asymétrique du monde fait l’objet de mesures d’exception, quiconque entend faire jouer la solidarité internationale depuis la France risquant d’être accusé d’ « importer le conflit » ou d’attiser la haine entre les religions. Il s’agit pourtant bien moins d’une opposition cultuelle que d’un massacre en règle perpétré par l’Etat d’Israël depuis des décennies , à l’extérieur de ses frontières vers les terres qu’il convoite ou à l’intérieur par un apartheid méticuleusement organisé. Pour le comprendre, il faut revenir à la source du conflit pour mesurer le poids des vingt-cinq mille nuits par lesquelles est passé le peuple palestinien, et pour identifier les seules issues possibles que l’avenir nous présente.

 

La genèse d’Israël et de la Palestine

 

La Palestine, autrefois sous la domination ottomane, est une terre conquise par l’Angleterre au cours de la Première guerre mondiale et qui connaît ses frontières actuelles depuis près d’un siècle. Lors de la conférence de San Remo, en avril 1920, les vainqueurs se partagent les provinces arabes de l’Empire ottoman : la France administre la Syrie et le Liban, tandis que la Société des Nations – SDN, ancêtre de l’ONU – confie à la Grande-Bretagne le mandat pour un territoire qu’elle scinde en deux parties par le Jourdain, fleuve s’écoulant du Nord au Sud, du mont Hermon à la mer Morte : la Jordanie à l’Est, où se constitue un émirat hachémite, et la Palestine à l’Ouest, où pourra s’établir un « foyer national juif » tel que réclamé par les sionistes depuis la fin du 19ème siècle.

 

Le sionisme est à la fois un courant radical du culte israélite et une idéologie politique, puisqu’il prône le retour à la « Terre promise » comme interprétation supérieure des textes sacrés du peuple juif. Existant sous forme résiduelle depuis plusieurs siècles, le mouvement sioniste moderne s’est constitué à partir de 1880 sous l’impulsion d’une frange de la haute bourgeoisie juive, encouragé par le racisme anti-juif sévissant alors dans les pays européens. Des organisations sont fondées, les Amants de Sion en 1881 puis l’Organisation sioniste mondiale, sous l’impulsion de Theodor Herzi en 1897, tandis que les premiers foyers juifs sont financés et organisés, notamment par le baron français Edmond de Rothschild, qui achète de la terre en Palestine ottomane dès 1882.

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A rebours du progrès social qui tend, alors, à séparer l’Eglise de l’État pour établir des nations laïques, le mouvement sioniste estime que seule la construction d’un État hébreu permettra aux juifs d’échapper à la discrimination. Il gagne au fur et à mesure l’adhésion d’une partie importante des hommes et femmes de confession israélite, à mesure que se développe le racisme anti-juifs dans les pays européens, à commencer par le parti nazi allemand qui prend le pouvoir en 1933. Après la défaite du Troisième Reich, que bon nombre de financiers avaient soutenu dans son entreprise de domination du monde, la haute bourgeoisie européenne se retourne et adhère massivement aux thèses sionistes, considérant que les juifs ont le droit à leur propre nation. De 1918 à 1948, la population juive passe de 83.000 à 650.000 personnes en Palestine, tandis qu’une nouvelle vague de 700.000 juifs viendront s’installer entre 1948 et 1952.

 

Plus l’Etat hébreu trouvait des soutiens, en particulier au sein de la classe dominante capitaliste, plus le Royaume-Uni se retirait au profit de la nation juive. Fin 1946, la Grande-Bretagne abandonne son mandat de la SDN et laisse, face à face, les colons israélites et les populations autochtones. Dès lors, une lutte de grande envergure menée par Israël pour multiplier ses terres et élargir son influence s’est organisée, mettant à bas les intentions du peuple arabe à constituer son propre État en Palestine. Dès lors, vingt-cinq mille nuits se sont écoulées entre domination et résistance, écrasant au fur et à mesure les populations palestiniennes entre des murs infranchissables.

 

70 ans de combats

 

L’Alya, le retour à la Terre promise pour le peuple juif, se traduit systématiquement par l’empiétement sur les terres arabes. Le plan de partage de la Palestine, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) le 29 novembre 1947, loin de pacifier la situation, marque le début d’une guerre civile qui deviendra, au printemps 1948, la première guerre israélo-arabe. Le 26 mai, Tsahal, l’Armée « de défense » d’Israël est fondée depuis les différents groupes militaires juifs. Entre juin et décembre, ses effectifs passeront de 40.000 à plus de 100.000 hommes. L’avancée de l’armée israélienne permet rapidement l’annexion de nouveaux territoires. Durant le conflit, 4.000 soldats et 2.000 civils de l’Etat hébreu sont tués, tandis que 20.000 Arabes périssent, en grande majorité des civils. En outre, l’incorporation unilatérale des nouvelles terres pour Israël se traduit par le départ de 700.000 hommes et femmes arabes, contraints à l’exil et incapables de retrouver leur foyer ; c’est la grande catastrophe, ou Nakba (al-Naqba). En Israël, au contraire, cette guerre est commémorée comme étant celle « de la Libération ».

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Dès 1948 et la première victoire israélienne, qui permet la colonisation de territoires autrement plus vastes que ceux prévus dans le plan de partage de l’ONU, la société arabe est méthodiquement démantelée pour ne laisser aux peuples arabes qu’un vaste vide étatique et culturel. A mesure que l’État hébreu se développe et exige de nouvelles terres, d’autres guerres ouvertes le pourvoiront en terres coloniales. Au printemps 1967, suite au blocus opéré par l’Egypte sur des navires israéliens déclencheront une « attaque préventive » de Tsahal sur ses voisins arabes. En six jours de guerre, Israël défait les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes et triple la surface de ses terres, en prenant le contrôle du Sinaï, du plateau du Golan et de la Cisjordanie. C’est pour récupérer ces provinces que l’Egypte et la Syrie entrent en guerre en 1973, le jour du Yom Kippour – une fête juive, jour férié en Israël. Soutenus par la Ligue arabe et l’Union soviétique, la Syrie et l’Egypte avancent plusieurs jours avant de se heurter à une contre-offensive d’Israël, soutenu par les Etats-Unis ; moins de trois semaines après le début du conflit, un cessez-le-feu est déclaré et scelle la domination de l’État juif sur la région.

 

C’est pour s’assurer un espace vital toujours plus grand que Israël multiplie les opérations extérieures, se jugeant légitime à agir comme le gendarme de la région. L’opération « Opéra », qui vise à détruire les infrastructures nucléaires irakiennes vendues par la France, aboutit le 7 juin 1981 avec le bombardement du réacteur nucléaire d’Osirak, tuant au passage dix soldats irakiens et un ingénieur français. Le 1er octobre 1985, l’opération « Jambe de bois » est à son point d’orgue quand le quartier-général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), coalition de plusieurs forces laïques, est bombardé à Tunis ; selon le pays attaqué, cinquante Palestiniens et dix-huit Tunisiens périrent lors de ce raid. Le 12 juillet 2006, Israël attaque unilatéralement le sud du Liban, officiellement pour défaire le Hezbollah ; en un mois, 1.200 civils libanais perdront la vie, pour moins de 120 morts chez les soldats de Tsahal.

 

Au cours de son existence, l’armée israélienne est devenue toujours plus puissante ; elle acquiert rapidement, grâce à la France et aux États-Unis, la bombe atomique tandis qu’elle développe de nouvelles armes. Première à utiliser des drones, Tsahal a le loisir de tester sur la population civile palestinienne ses derniers équipements, à travers un arsenal qui en fait l’une des plus puissantes armées de la planète. En face, ce ne sont que de brèves intifada (soulèvement, en langue arabe) qui permettent aux peuples arabes de résister ; cette « guerre des pierres », organisée à partir de 1987 directement par la population civile, n’est qu’une faible réponse à l’oppression permanente qu’exerce Israël sur les terres de Palestine. Le 27 décembre 2008, l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne est entamée, d’abord par de lourds bombardements sur la bande de Gaza, puis avec une offensive terrestre. Prise au piège, Gaza en ressort meurtrie, totalisant 1330 morts dont une large majorité de civils, tandis que les pertes israéliennes sont de 10 soldats et 3 civils.

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En juillet 2014, enfin, l’opération « Bordure protectrice », déclenchée au prétexte de l’enlèvement de trois Israéliens, dont on saura plus tard qu’il n’a pas été commis par le Hamas, réduit à nouveau en cendres les terres de Gaza. Des hôpitaux et des écoles, y compris gérés par l’ONU, sont pulvérisés au motif qu’ils abriteraient des combattants palestiniens. Des ogives remplies de clou sont bombardées dans les places des villes, rendant infirmes des centaines de civils. Au total, plus de 2.300 morts – dont plus de 500 enfants – et près de 11.000 blessés sont répertoriés côté palestinien, tandis qu’Israël n’essuie la mort que de soixante-six soldats et six civils, soit nettement moins que les onze employés de l’ONU morts sous les décombres palestiniennes.

 

L’impossible paix

 

En dehors des conflits ouverts depuis 1947, la population palestinienne n’a d’autre choix que de panser ses plaies. L’opération « Bordure protectrice » de Tsahal a, par exemple, réduit en fumée la seule centrale électrique de Gaza, bloquant par là-même la distribution d’eau dans le territoire ; des pertes inestimables lors des raids israéliens mettent des années pour que la Palestine recouvre ses forces restantes. En outre, la guerre est permanente pour terrifier la population arabe et lui enlever toute velléité de résistance, notamment par le biais des centaines d’emprisonnements arbitraires opérés par Israël chaque année.

 

L’échange, en octobre 2011, du soldat de Tsahal et otage du Hamas Gilad Shalit contre la quantité incroyable de 1.027 prisonniers palestiniens dans les geôles de l’Etat hébreu, donnent une idée du nombre de détenus illicites injustement enfermés en Israël. Ce sont avant tout les figures de la résistance qui sont visées par les méthodes répressives : Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah – membre de l’OLP – et incarcéré depuis 2002, a été condamné à cinq peines de perpétuité et finira probablement ses jours dans une prison israélienne. D’autres militants, dont le franco-palestinien Salah Hamouri, ont été également enfermés à l’issue d’un procès kafkaïen où il est impossible pour l’inculpé de prouver son innocence. Il en est de même d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, membre de l’OLP), emprisonné depuis 2006 et longtemps privé de toute visite, même familiale.

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Si la population de Gaza est en souffrance, celle de la Cisjordanie également. Une gigantesque « barrière de séparation », construite depuis l’été 2002, comprime en permanence la population palestinienne. Longue de plus de 700 kilomètres et haute de cinq à neuf mètres, la « barrière » est également très large, comprenant à la fois des murs dé béton, des clôtures barbelées et des voies de surveillance empruntées par Tsahal. En enfermant à ciel ouvert les Arabes palestiniens, ce long axe en construction permanente est également utile pour grignoter davantage de territoires, enfermant par exemple la ville de Jérusalem-Est au reste de la Palestine.

 

Outre l’enfermement méthodique des leaders de la résistance palestinienne, Israël s’exerce sa répression également à l’encontre des mouvements sociaux qui cherchent à briser l’omerta internationale sur la situation au Proche-Orient. Jour après jour, les manifestations populaires sont sévèrement réprimées par la force, et peu importe qui y participe. Le 10 décembre 2014, le ministre palestinien Ziad Abou Ein, 55 ans, est mort des blessures infligées par les soldats israélien ; la manifestation auquel il participait n’avait d’autre but que de planter un arbre symbolisant la paix, à la frontière entre la Cisjordanie et les colonies.

 

Impérialisme contre unité populaire

 

L’État hébreu ne cache pas ses véritables desseins : annexer, à terme, la totalité des terres palestiniennes. Ce n’est qu’ainsi que l’entreprise de colonisation trouvera une fin, tandis qu’Israël ne se contente pas d’opprimer les populations extérieures à ses frontières. C’est en son sein que l’État juif exerce l’apartheid d’un nouveau genre, parquant les minorités arabes dans une demi-citoyenneté, discriminant également les juifs noirs venus d’Afrique subsaharienne, auxquels sont destinés des écoles à part à Tel-Aviv. De même, la culture palestinienne, à l’image du poète Mahmoud Darwich, est systématiquement censurée pour qu’il ne reste aucun vestige de la société arabe qui habitait la région depuis des siècles. Les médias et les arts palestiniens, objet du rapport de force, tendent à être éradiqués par Israël qui veut parachever sa victoire sur ses provinces.

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En tant qu’État riche, soutenu largement à travers le monde par la haute bourgeoisie financière, c’est un authentique impérialisme qui conduit Israël à opprimer de toutes ses forces les restants de peuples palestiniens. Par de larges financements, ventes d’armes et échanges structurels, Tsahal est directement lié à l’impérialisme américain, comme à l’impérialisme européen – qui s’exerce, notamment, en Afrique sous l’égide de la France. Omniprésent sur internet, qu’il a identifié comme un puissant vecteur de propagande, l’État hébreu ne recule devant aucune méthode pour terrasser ses ennemis intellectuels, à travers par exemple les agissements du hacker Ulcan. L’hystérie provoquée par l’hypothèse d’un départ d’Orange, l’opérateur de télécommunications français, du marché d’Israël a également prouvé la réticence immédiate éprouvée par l’État quant à un quelconque boycott des hautes sphères du business.

 

Face aux impérialismes, et en particulier à celui d’Israël, seule l’unité populaire peut compter pour faire pencher la balance des rapports de forces. Ce n’est que par une puissante campagne internationale de boycott et de désinvestissement, relayée par les peuples dans chaque pays – notamment les plus riches, comme la France, qui entretiennent des liens économiques structurels avec l’État hébreu – qu’une issue pourra être trouvée dans le sens du progrès social. A terme, ou Israël se transformera en État laïc, et accepte d’avoir pour voisin intérieur ou extérieur un peuple arabe libre ; ou Israël gagnera en éradiquant ce qu’il reste de la Palestine, le tournant bientôt vers les pays limitrophes et en ruines que sont la Syrie et le Liban. Le chemin est encore long, mais c’est le seul qui puisse déjouer le génocide du peuple palestinien dans son ensemble ; en attendant de meilleurs cieux, le peuple palestinien sera contraint, jour après jour, de vivre dans la nuit.

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C’est à une puissante force coloniale, et à sa volonté acharnée d’étendre par la force son espace géographique, que font face les hommes et les femmes composant encore aujourd’hui le peuple palestinien. Nombre d’entre eux donnent leur vie pour résister et tenir l’oppresseur en échec ; mais les forces palestiniennes reste fragiles, en raison des hostilités entre l’OLP laïc et le Hamas intégriste. Seule l’unité populaire, au sein du peuple palestinien comme au sein de la solidarité internationale formée par des travailleurs de tous pays, pourront mettre à bas l’État hébreux et le forcer à reculer dans son entreprise de colonisation. Sans cette issue, presque inespérée tant elle semble au bout d’un chemin long et dangereux, c’est le génocide pur et simple en tant que peuple qui menace les populations arabes du la Palestine. Cet article est le premier d’une série consacrée aux vingt-cinq milles nuits du peuple palestinien ; sous d’autres angles, à raison d’un article par mois, le traitement du « conflit » s’enrichira pour démontrer combien il nous concerne tous.

 

B.D.

Sous la plage de Paris/Tel-Aviv, le sang d’enfants innocents

1- La plage parisienne à la sauce solférinienne c’est la fabrication d’incidents, c’est cinq unités de forces mobiles, des policiers en civil proches de chaque grain de sable, des voyous de la LDJ prêts à en découdre, des fouilles de sacs et la musique assurée par deux DJ dont l’un a vécu et l’autre vit à Tel-Aviv où la communauté internationale situe la capitale d’Israël et où se trouve l’ambassade française.

 

2- L’été dernier, une manif parisienne contre le massacre de Gaza où 400 enfants furent tués (1) avait été interdite pour cause de troubles possibles (2).

 

3- Manuel Valls à Strasbourg, le 17 juin 2011 : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ».

 

4- Non, non, rien à ajouter.

 

Théophraste R. (En espagnol, Hidalgo a trait à la « noblesse ». Pas en français).

(1) https://fr.news.yahoo.com/mort-quatre-enfants-plage-gaza-181436175.html
(2) http://www.lepoint.fr/societe/la-manifestation-pour-gaza-interdite-a-p...

URL de cette brève 4747
http://www.legrandsoir.info/sous-la-plage-de-paris-tel-aviv-le-sang-d-enfants-innocents.html

Assistance à criminels à Paris, pour éclairer la Seine de crime

Assistance à criminels à Paris, pour éclairer la Seine de crime

 

Publié le 11 Août 2015

et éclairer le cadre politique

Assistance à criminels à Paris, pour éclairer la Seine de crime

Le Parti Communiste israélien va-t-il être taxé d'antisémitisme par la nomenklatura rose et bleue qui tient les cordons du sac à dogmes ? 

 

"Le Parti communiste d’Israël (PCdI) affirme, sans réserve, qu’aucune des deux dernières agressions terroristes fascistes – aussi bien les coups de poignard à la Gay Pride que l’incendie criminel de la maison de la famille Dawabsheh dans le village occupé de Duma – ne relève du crime isolé ou imprévisible. Au contraire, ces deux actes odieux sont liés, de façon inhérente et inéluctable, à des années de campagne d’incitation à la haine menée par la droite israélienne, notamment en premier chef par le gouvernement Netanyahou derrière son premier ministre, celui-ci attaquant et rejetant avec zèle tout ce qui ne correspond pas à sa propre conception raciste et fasciste du monde.

 

Le PCdI condamne avec force et sans équivoque ces attentats terroristes fascistes et, à nouveau, les regarde comme le résultat direct des campagnes incessantes et insidieuses d’incitation à la haine poursuivies par des organisations racistes telles que Lehava (« Organisation pour la prévention de l’assimilation en Terre Sainte ») et par le gouvernement Netanyahou lui-même.

 

Il est absolument évident que le pogrome dévastateur contre la famille Dawabsheh – le meurtre du petit Ali Sa’ad, 18 mois, les graves blessures infligées au père, Sa’ad, à la mère, Reham, et au frère, âgé de 4 ans, Ahmed – est un nouvel événement odieux à ajouter à la longue effusion de sang dont l’occupation israélienne porte la responsabilité première.

 

Le meurtre de la jeune de 16 ans, Shira Banki, à la Gay Pride, et les blessures infligées à cinq autres manifestants doivent aussi être replacés dans le contexte plus large d’occupation inhumaine, depuis 48 ans, qui a transformé la société israélienne en une société ultraviolente, brutale et chauvine.

 

Le PCdI alerte contre l’augmentation toujours plus rapide des crimes haineux et du racisme venant de l’extrême-droite, une escalade qui se manifeste par une attaque sans précédent sur tout l’espace démocratique de la société, et qui profite du soutien du gouvernement israélien et de la bienveillance des autorités chargées d’appliquer les lois de l’Etat. Nous appelons tous les groupements démocratiques à unir leurs forces contre la menace fasciste et à défendre les valeurs démocratiques, la paix et l’égalité pour tous quels que soient leurs religion, race, couleur, nationalité, genre ou orientation sexuelle."

 

Le PCdI, 5 août 2015

Tel-Aviv sur Seine, suite...

Tel-Aviv sur Seine, suite...

Publié le 10 Août 2015

Paris plage et cet odieux arrivage

Il y a plage et plage, ici c'est Gaza

Il y a plage et plage, ici c'est Gaza

 

Canaille le Rouge interpellait comme beaucoup pour connaitre la position du groupe communiste du conseil de Pars à propos de l'accueil des coloniaux de Palestine à Paris plage.

 

La voici sous forme de ce communiqué :

 

Réaction des élu-es et militant-es communistes de Paris à l’organisation de la journée « Tel Aviv Sur Seine »

 

Les élu-es du groupe communiste - Front de gauche au Conseil de Paris et les communistes parisiens ont découvert avec consternation, et sans jamais avoir été associé ou informé, la tenue d'une journée « Tel Aviv sur Seine » organisée par la Ville de Paris.

 

Alors que Tel-Aviv est la capitale économique d'un pays dont le gouvernement d’extrême droite méprise quotidiennement le droit international et mène une politique brutale de colonisation des territoires palestiniens, comment penser que cette initiative puisse être dissociée du conflit israélo-palestinien ?

 

Nous pensons qu'il n'est pas du rôle de la Ville de Paris d'organiser une telle opération de communication alors que nous gardons tous en mémoire les massacres survenus à Gaza lors de l’été 2014 et que les tensions restent extrêmement vives comme en atteste les attentats commis ces derniers jours par des terroristes israéliens.

 

La Ville de Paris, jumelée avec la ville israélienne de Tel Aviv et la ville palestinienne de Ramallah, aurait pu saisir l'occasion de « Paris-Plage » pour prendre une initiative pour une paix juste et durable, réunissant israéliens et palestiniens, marquée par des moments artistiques et culturels. Il aurait été tout à l'honneur de la ville de Paris d’œuvrer à faire avancer les idées de paix et de tolérance comme essaient de le faire des artistes des deux pays dans des conditions difficiles. Nul doute que les dizaines de milliers de parisiens, les progressistes palestiniens et israéliens, qui ont manifesté l'été dernier contre la guerre de Gaza qui a fait plus de 2000 morts, majoritairement des civils, se seraient saisis d'une telle initiative de paix.

 

Nous demandons aujourd'hui l'annulation de la journée « Tel Aviv sur Seine » au profit d'une initiative de la Ville qui contribue à une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens.

 

Les élu-es communistes-Front de Gauche du Conseil de Paris

 

La responsabilité devra être assuré par le PS parisien parmi les forces des droites parisennes tout autant silencieuse. 

 

Le préfet a-t-il interdit l'initiative comme risque pour la paix civile ?

 

Pourtant pour ceux qui manifestaient leur solidarité avec Gaza contre le Guernica de Tel Aviv, il savait comment s'y prendre.

Déclaration du PC d’Israël : l’incitation au fascisme nous menace tous

9 août 2015

Déclaration du PC d’Israël : l’incitation au fascisme nous menace tous

 

Les obsèques, le 8 août, de M.Sa'ad Dawabsheh à Duma, qui a succombé, après son fils de 18 mois, aux brûlures consécutives à l'incendie criminel de son domicile par les fascistes israéliens.

Les obsèques, le 8 août, de M.Sa'ad Dawabsheh à Duma, qui a succombé, après son fils de 18 mois, aux brûlures consécutives à l'incendie criminel de son domicile par les fascistes israéliens.

 

Communiqué du Parti communiste d’Israël, 5 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF. Depuis, on a appris le décès du M. Sa’ad Dawabsheh, père de la famille dont la maison a été incendiée par des fascistes israéliens et dont le fils de 18 mois, Ali, avait déjà succombé.

 

Le Parti communiste d’Israël (PCdI) affirme, sans réserve, qu’aucune des deux dernières agressions terroristes fascistes – aussi bien les coups de poignard à la Gay Pride que l’incendie criminel de la maison de la famille Dawabsheh dans le village occupé de Duma – ne relève du crime isolé ou imprévisible. Au contraire, ces deux actes odieux sont liés, de façon inhérente et inéluctable, à des années de campagne d’incitation à la haine menée par la droite israélienne, notamment en premier chef par le gouvernement Netanyahou derrière son premier ministre, celui-ci attaquant et rejetant avec zèle tout ce qui ne correspond pas à sa propre conception raciste et fasciste du monde.

 

Le PCdI condamne avec force et sans équivoque ces attentats terroristes fascistes et, à nouveau, les regarde comme le résultat direct des campagnes incessantes et insidieuses d’incitation à la haine poursuivies par des organisations racistes telles que Lehava (« Organisation pour la prévention de l’assimilation en Terre Sainte ») et par le gouvernement Netanyahou lui-même.

Il est absolument évident que le pogrome dévastateur contre la famille Dawabsheh – le meurtre du petit Ali Sa’ad, 18 mois, les graves blessures infligées au père, Sa’ad, à la mère, Reham, et au frère, âgé de 4 ans, Ahmed – est un nouvel événement odieux à ajouter à la longue effusion de sang dont l’occupation israélienne porte la responsabilité première.

 

Le meurtre de la jeune de 16 ans, Shira Banki, à la Gay Pride, et les blessures infligées à cinq autres manifestants doivent aussi être replacés dans le contexte plus large d’occupation inhumaine, depuis 48 ans, qui a transformé la société israélienne en une société ultraviolente, brutale et chauvine.

 

Le PCdI alerte contre l’augmentation toujours plus rapide des crimes haineux et du racisme venant de l’extrême-droite, une escalade qui se manifeste par une attaque sans précédent sur tout l’espace démocratique de la société, et qui profite du soutien du gouvernement israélien et de la bienveillance des autorités chargées d’appliquer les lois de l’Etat. Nous appelons tous les groupements démocratiques à unir leurs forces contre la menace fasciste et à défendre les valeurs démocratiques, la paix et l’égalité pour tous quels que soient leurs religion, race, couleur, nationalité, genre ou orientation sexuelle.

 

Le PCdI, 5 août 2015 

Provocation inadmissible à Paris - Veulerie politique

Provocation inadmissible à Paris

 

Publié le 8 Août 2015

Veulerie politique

 

Les plages de Gaza de nouveau sous les bombes, 

 

Celles de Tel Aviv rouge du sang des palestiniens assassinés.

 

Une semaine après la confirmation des colonisations confortant les fascistes, la Ville de Paris se surpasse.

Provocation inadmissible à Paris

On apprend samedi matin que Saad Dawabsha, le père du bébé palestinien brûlé vif il y a une semaine par des colons israéliens, a succombé à ses blessures à l’hôpital israélien où il avait été admis. L'annonce a été faite ce samedi 8 août par un responsable palestinien, sa famille a confirmé.

 

La mère d’Ali Dawabsha est toujours entre la vie et la mort. 

Pendant ce temps là, du côté de Paname :

 

"Les Quais de Seine vont donc se transformer en une véritable tayelet (célèbre promenade du bord de mer) l’espace de quelques heures...."

 

Cet article a été initialement publié par ©coolisrael.fr. qui s'est empressé de faire la pub pour cette opération

Pour Canaille le Rouge est tout sauf cool. donc pas de lien et pas  de pub.

Donc, au moment où de nouveaux bombardements s’abattent sur Gaza interdisant aux gosses d’accéder aux plages, aux écoles, aux soins.

 

Avec pour ces mêmes gosses les tanks comme horizon de paix, les rafles au sein des ghettos que l'état israelien encourage à expulser, la Ville de Paris ne trouve rien de mieux que de faire venir les représentants officiels de la répression, de la violation du droit international, alors que dans notre pays grandit l’exigence de mettre l’économie de l’agresseur au ban de l’humanité.

 

Le coté de la barricade choisi par la Ville de paris est celui de la haine du racisme de l’exclusion. C’est le choix d'absoudre la politique de pogrom anti palestinien et de colonisation interdite par l’ONU, c’est dire au militant de la Paix qui se battent en Israël que Paris n’est plus a leur coté.

 

La Capitale du pays qui accueillait Arrafat en 1989, du pays dont le parlement en 2014 a reconnu la légitimité d'un état palestinien fait ce choix en 2015.

 

C'est dans la lignée du président du Mexique invité d'honneur le 14 juillet, du despote d'arabie bénéficiant d'un traitement antirépublicain par des hauts fonctionnaires de la République.

 

Dont acte et conclusion à en tirer : Boycott plus que jamais  et dénonciations des soutiens et complices des agresseurs.

 

Canaille le Rouge attend avec intérêt la réaction des groupes politiques au Conseil de Paris. 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Halte à la destruction du village palestinien de Susiya

Halte à la destruction du village palestinien de Susiya

 

Pour signer la pétition, cliquez sur le titre ci-dessus

#SaveSusiya - Stoppons l’expulsion !

 

Monsieur le Ministre,

 

Citoyen(ne) soucieux(se) du respect des droits de l’Homme, je suis particulièrement inquiet(e) par la menace imminente de démolition pesant sur le village de Susiya en Cisjordanie.

 

La Haute cour de justice israélienne a donné l’autorisation à l’Administration civile de démolir le village de Khirbet Susiya, expulsant ainsi ses résidents de leurs terres. Pourtant, ceux-ci avaient fait appel suite au rejet de leur proposition de plan d’urbanisme pour le village, appel qui est toujours en attente. A tout moment l’Administration civile pourrait démolir les maisons du village, laissant ses résidents sans abris et dans des conditions difficiles. Ce mode opératoire permet aux autorités israéliennes de prendre le contrôle de nouvelles terres et d’évincer les communautés de la zone C. Bien que l’annexion ne soit pas officielle, la dépossession et l’annexion sont réelles sur le terrain.

 

Pourquoi agir maintenant ?

 

A tout moment, l’Administration civile israélienne (AC) pourrait démolir toutes les maisons et structures de Khirbet Susiya, un petit village palestinien situé dans les collines du Sud d’Hébron en Cisjordanie. Le 4 mai 2015, la Haute cour de justice a rejeté la demande de mesure provisoire qui aurait empêché l’AC de mettre en œuvre son ordre de démolition. La demande avait été faite à travers un recours présenté par les habitants du village, dernière mesure possible dans leur bataille contre la décision des autorités israéliennes de les transférer de force de leur foyer situé en zone C, à la zone B ou A. Cette mesure est partie intégrante de la politique israélienne d’annexion de facto de la zone.

 

Pourquoi des ordres de démolitions ont-ils été émis ?

 

Les résidents de Khirbet Susiya ont été expulsés de leur village d’origine dans les années 1980, après que l’AC l’ait déclaré « parc national ». Ils se sont donc installés sur leurs terres agricoles mais les autorités israéliennes ont tenté de les expulser à nouveau. Après une bataille juridique prolongée, les habitants ont pu rester sur leurs terres, mais l’AC émit des ordres de démolition concernant toutes les maisons, et refusa le plan d’urbanisme que les résidents avaient élaboré pour le nouveau village. Ceux-ci se sont alors adressés à la Haute cour de justice avec l’aide de l’ONG israélienne Rabbis for Human Rights. Ils ont soulevé le fait que l’AC avait rejeté leur plan sur des bases discriminatoires, et ont demandé à la Cour de suspendre l’ordre de démolition le temps qu’elle étudie le recours. Le juge Noam Solhberg a rejeté la demande.

 

Pourquoi la démolition constitue une expulsion ?

 

Sans maisons dans lesquelles vivre, les résidents se retrouveront sans toit, dans des conditions désertiques difficiles. Démolir toutes les structures du village constituerait un acte illégal et cruel. Le droit international humanitaire interdit la démolition de maisons dans de telles circonstances, ainsi que le transfert forcé d’une population sous occupation. Par expérience, si les résidents sont forcés de quitter leurs terres, les colons en prendront le contrôle avec le soutien de l’Etat, comme ils l’ont déjà fait sur 300 hectares du village.

 

Susiya dans une perspective globale

 

L’histoire de Khirbet Susiya est l’histoire de beaucoup d’autres communautés palestiniennes de la zone C. Pendant des années, les autorités israéliennes ont utilisé de nombreux moyens pour pousser les Palestiniens de la zone C vers les zone A et B, s’appuyant sur des lois d’urbanisme. La plupart des Palestiniens en zone C vivent dans des villages que les autorités israéliennes refusent de connecter aux réseaux d’électricité et d’eau. Les résidents n’ont d’autre choix que de construire sans permis et vivent constamment sous la menace de démolition et d’expulsion. Parallèlement, dans la même zone, des structures sont construites illégalement dans les colonies et avant-postes israéliens. Non seulement l’AC ferme les yeux sur ces cas, mais aide activement les colons en les connectant aux réseaux d’électricité et d’eau.

 

Source : B’tselem

 

Adressée à

Ministre des Affaires étrangères Monsieur Laurent Fabius

#SaveSusiya - Stoppons l’expulsion !

Le voyou israélien Ulcan bénéficie-t-il d’appuis au plus haut niveau en France ?

Le voyou israélien Ulcan bénéficie-t-il d’appuis au plus haut niveau en France ?

Pierre Stambul et Jean-Guy Greilsammer (de l’Union juive française pour la paix), Jean-Claude Lefort (ex-député communiste, ancien président de France Palestine Solidarité), Pierre Haski (Rue 89), Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Denis Sieffert (Politis) ont été victimes des « canulars »(1) du hacker Grégory Chelli, alias Ulcan (ex-militant de la Ligue de défense juive), identifié, reconnu et localisé dans le sud d’Israël.

 

Ulcan agit dans l’impunité, protégé par le silence des gouvernements français et israélien.

 

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT déplore que, bien que 60 plaintes aient déjà été déposées, aucun mandat d’arrêt international n’ait été délivré à son encontre, alors même qu’une convention existe entre la France et Israël.

 

Autre info qui n’aurait rien à voir si elle ne montrait une impunité à un échelon supérieur :


« Israël utilise des avions et des navires de guerre sophistiqués afin de bombarder des camps de réfugiés surpeuplés, des écoles, des bâtiments, des mosquées ainsi que des quartiers pauvres. Attaquant un peuple ne disposant ni de forces aériennes, de défense aérienne, de marine militaire, d’armes lourdes, d’unités d’artillerie, d’armure mécanisée, ne disposant d’aucune armée et appelle cela une guerre. CECI N’EST PAS UNE GUERRE, C’EST UN MEURTRE. » Noam Chomsky.

 

Théophraste R.

(1) Il téléphone à la police en se faisant passer pour ses cibles, provoquant des interventions nocturnes, violentes et armées de la BAC ou du RAID.

URL de cette brève 4699
http://www.legrandsoir.info/le-voyou-israelien-ulcan-beneficie-t-il-d-appuis-au-plus-haut-niveau-en-france.html

Pierre Stambul : « Une police entre incompétence et collusion »

Pierre Stambul : « Une police entre incompétence et collusion »

 

Le coprésident de l’UJFP raconte l’interpellation brutale et inexpliquée dont il a été victime chez lui il y a trois jours.

 

Depuis, ce sont également les journalistes Pierre Haski de Rue89 et Daniel Schneiderman d’Arrêt sur Image qui ont été victime des mêmes attaques…

 

Dans la nuit du 8 au 9 juin, le coprésident de l’Union Juive française pour la paix (UJFP), Pierre Stambul, a été victime chez lui d’un assaut toujours inexpliqué du RAID, commando dit d’élite de la police nationale. Trois jours plus tard, il n’a toujours reçu ni excuses ni explications de la part des autorités.

 

Pierre Stambul revient ici pour Politis sur les circonstances de cette agression.

 

Vous n’avez toujours eu aucune nouvelle des autorités ?

 

Pierre Stambul : Le préfet prétend avoir téléphoné à l’UJFP, mais à ce jour l’UJFP n’a strictement rien reçu. Mon propriétaire a commencé à recenser tous les dégâts, mais il n’a lui non plus eu aucune nouvelle des autorités.

 

Comment cela s’est passé ?

 

Il était 3h50 du matin lorsque les policiers du RAID sont rentrées de force chez la voisine et ont pointé un pistolet sur elle en criant « on cherche M. Stambul ». Mais elle vient d’arriver et elle ne me connaît pas. Elle a fait ce qu’ils n’avaient pas fait, c’est-à-dire qu’elle a pris son ordinateur et cherché mon nom. Ils auraient fait ça, rien ne se serait passé. On peut quand même se poser des questions : c’est la quatrième agression en quelques semaines, et il y en eu une cinquième le lendemain chez Jean-Claude Lefort. Cela, exactement selon le même procédé. Et Jean-Claude Lefort (ancien président de France Palestine Solidarité, Ndlr) a été député pendant dix-huit ans. Il n’était pas difficile de le situer.

 

Vous pensez que l’agression vient d’Ulcan, alias Grégory Chelly, ce militant d’extrême-droite qui agit depuis Israël où il est réfugié…

 

Cela ne fait guère de doute. Il s’en était lui-même vanté après l’agression contre un autre responsable de l’UJFP, Jean-Guy Greilsamer, le 31 mars, et contre Pierre Haski, du site Rue 89.

 

Mais ce n’est tout de même pas Ulcan qui dirige le RAID…

 

Non, on peut penser à certaines collusions. Est-ce qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre Grégory Chelli ? A ma connaissance, aucun. On a affaire à une agression par un psychopathe d’extrême-droite protégé par un Etat voyou, et la France laisse faire.Mais on a en plus une police complètement incompétente. Je peux dire que ce ne sont pas des tendres. Mais pas seulement ça. C’est surtout qu’on m’a mis dans une situation où je n’ai jamais pu parler et où je n’ai jamais eu d’interlocuteur. J’ai immédiatement été plaqué au sol, tutoyé, insulté, menotté avec des menottes qui vous blessent les poignets et se resserrent dès que l’on bouge.

 

Ma femme, que j’étais censé avoir tuée, était à cinq mètres de moi, retenue dans la chambre par d’autres « Robocop ». Je suis resté comme ça trois quarts d’heure, avec tous les voisins qui arrivaient. Nous allons d’ailleurs déposer une plainte commune avec le propriétaire. Mais lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils s’étaient trompés, ils ne m’ont pas du tout libéré. Ils ont passé la main à la police nationale. On m’a emmené ma compagne et moi, et j’ai été placé en garde à vue alors qu’ils avaient tous les éléments.

 

J’ai été maintenu dans une cellule pisseuse. A 8 heures moins dix j’ai enfin été interrogé. Mais je ne serai libéré qu’à 11h30, après avoir été remis en garde à vue. Au passage, il faut dire qu’au commissariat, c’était Zola. Les policiers ne comprenaient rien. Une anecdote : le journaliste israélien de Haaretz, Gideon Levy, a téléphoné pour m’apporter son soutien, mais les policiers n’ont pas compris. Pas un seul parlait anglais. Ma déposition est d’ailleurs couverte de fautes.

 

On a donc affaire à tous les niveaux à une incompétence incroyable. Mais il y a sans doute quelque chose de bien pire qui est une collusion. J’ai tout de suite compris que c’était Ulcan et que j’étais accusé d’avoir tué ma femme, parce que ce sont ses méthodes. En cinq minutes, les policiers ont compris qu’ils s’étaient fait avoir. Le type du raid l’a même dit à ma femme. Il était 3h30 du matin. Je suis sorti à 11h30.

 

Les dégâts sont importants ?

 

Ils ont fracturé la porte d’entrée du lotissement et les portes de deux locataires. Ils ont plaqué au sol le fils du propriétaire qui est venu témoigner pour moi. Le propriétaire est d’ailleurs venu pour porter plainte contre la police, et ils ont refusé de prendre la plainte.

 

Pourquoi cette opération aujourd’hui ?

 

Je pense que l’on a voulu m’empêcher de faire la conférence qui était prévue à Toulouse le soir même. Le site JSS News (extrême droite israélienne. Ndlr) avait lancé un appel au covoiturage pour mobiliser. Sur le site de la Ligue de Défense Juive, il y avait également un appel à empêcher à tout prix la conférence. Mais la conférence a eu lieu. A 20h30, il y avait trois cents personnes.

 

Et la supposée contre-manifestation nationale a réuni vingt personnes. Ce qui n’a pas empêché le Crif de donner une version selon laquelle il y aurait eu des slogans antisémites. Version évidemment complètement fausse mais qui a été reprise par La dépêche du Midi. En fait, il s’agissait, avec trois membres du bureau national de l’UJFP, de faire entendre une parole juive contre le sionisme.

 

Pierre Stambul


Article publié sur le site de Politis le 12 juin 2015 par Denis Sieffert

»» http://www.politis.fr/Pierre-Stambul-Une-police-entre,31543.html

DESCENTES DE POLICE chez des militants PRO-PALESTINIENS

Publié par Michel El Diablo

DESCENTES DE POLICE chez des militants PRO-PALESTINIENS

DESCENTES DE POLICE chez des militants PRO-PALESTINIENS

Communiqué
 

DESCENTES DE POLICE CHEZ DES MILITANTS PROPALESTINIENS

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix et l’ancien député, Jean-Claude Lefort, ancien président de l’Association France Palestine Solidarité, ont été à vingt-quatre heures d’intervalles, l’objet d’une descente de police aussi musclée qu’inutile, puisque déclenchée sur la base d’informations erronées.

Eva Labuc avait été victime de pareil procédé le mois dernier.

Tous sont manifestement visés en raison de leur lutte pour la reconnaissance de l’État de Palestine, dont la création a été décidée par les Nations Unies il y près de 70 ans.

Dans un pays qui se prévaut de la liberté d’expression, c’est inadmissible.

A ce titre, l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE*) les assure de son entière solidarité.
Elle continuera de militer, comme elle le fait depuis la première heure pour une paix juste au Proche-Orient ; pour une reconnaissance mutuelle des États d’Israël et de Palestine, dans leurs frontières de 1967 ; pour le respect des droits de l’homme au Proche-Orient et en France, contre les lois liberticides. <
UJRE

Paris, le 11 juin 2015

* L’UJRE, issue du mouvement de résistance « Solidarité » naît en 1943, dans la clandestinité, dans et par la Résistance à l’occupant nazi.

La 5ème colonne de la LDJ Et ses complicités au gouvernement

La 5ème colonne de la LDJ

Publié le 10 Juin 2015

Et ses complicités

au

gouvernement

La 5ème colonne de la LDJ

Une erreur

Deux bavures

Trois indimidations

Quatre...

 

Aujourd'hui, c'est J-C Lefort qui est la cible dédiée.

 

La police de Valls sur ordre venant d'un fasciste connu, sans vérifier l'origine de la provocation se met en marche pour arrêter l'ancien parlementaire.

 

Une direction de la police nationale qui persiste à relayer les agissements de cette cinquième colonne qui pourrit la démocratie en France à partir d'un état raciste colonialiste hors des lois du droit international mais encouragé par le pouvoir.

 

Un parlementaire du groupe les répu-lsifs, correspondant officiel en  France de ce likoud fomenteur de crime e giuerre (au moins) qui s'en prend à un antiraciste et anticolonialiste sans que le pouvoir ne trouve à y redire.

 

Un pouvoir qui persiste à considérer comme délinquants ceux qui appellent à appliquer au régime de Tel Aviv les même mesures de boycott que subissait Prétoriat pour des raisons identhiques de racisme et colonialisme.

 

Le chancre de la vérole fasciste est ici tenu au chaud et protégé par un pouvoir impérialiste.

 

C'est la France de 2015.

A quoi joue la police nationale ?


Pas un, mais deux. Aujourd’hui, Jean-Claude Lefort, député honoraire et président honoraire de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS). Sur accusation diffamatoire, la brigade anti criminalité intervient dans la nuit à son domicile. Hier Pierre Stambul, co-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) : avec l’intervention brutale des agents du Raid dans la nuit du 8 au 9 juin selon les procédures de l’anti-terrorisme, il passait 7 heures en garde à vue.

 

Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS, mercredi 10 juin 2015

 

Mais à quoi joue la police nationale ?

 

Faut-il y voir les premières dérives annoncées des projets prétendument sécuritaires du gouvernement français ?

 

L’affaire, en tout cas, est très grave. Et le gouvernement doit s’expliquer.

 

Ne faut-il pas y voir une volonté d’intimidation de ceux qui, depuis le sol français ou non, soutiennent aveuglément la politique du gouvernement d’extrême droite israélien et s’inquiètent du développement sans précédent du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien en France, en Europe et dans le monde ?

 

Nous ne cèderons pas à ces provocations. Au contraire, elles renforcent notre détermination à défendre le droit.

 

Nous continuerons de défendre le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, dont les gouvernements israéliens successifs s’acharnent à empêcher la mise en œuvre, par l’occupation, la colonisation, le détournement des ressources, le siège de Gaza, les bombardements, l’entrave au retour des réfugiés, la violation permanente du droit international et des droits humains élémentaires. Avec nos camarades palestiniens et israéliens engagés pour le droit et pour une paix juste, nous poursuivrons la campagne de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre la politique israélienne tant que cet Etat violera le droit international dans l’impunité permise par la passivité de nos gouvernements. Oui, la France doit sanctionner la politique israélienne et elle doit reconnaître l’Etat de Palestine. Dans l’intérêt de tous. Nous défendrons aussi le droit lorsqu’il est malmené en France. Non, la solidarité n’est pas un délit, ni une importation du conflit en France. La solidarité est un devoir. C’est le mépris du droit et les lectures prétendument identitaires de ce conflit colonial, au détriment du socle citoyen au fondement de la République, qui risquent, au contraire, de susciter dans nos sociétés les pires dérives.

 

Une seule réponse à ces provocations : l’élargissement de la solidarité avec le peuple palestinien.

 

Taoufiq Tahani Président de l’AFPS

Le nouveau ministre israélien de la Justice, une candidate génocidaire

Le nouveau ministre israélien de la Justice, une candidate génocidaire
 
Ayelet Shaked (députée du parti "Le Foyer Juif")
 

« Elles doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes. Elles sont toutes des ennemies, et leur sang devrait être sur nos mains. C’est aussi valable pour les mères des terroristes morts ».

Le nouveau gouvernement israélien, le quatrième formé par Benjamin Netanyahou, est le plus droitier qui ait jamais gouverné Israël.

 

Un symbole éloquent de ce nouveau glissement vers l’extrême-extrême-droite (sans Avigdor Lieberman !) est l’attribution du portefeuille de la Justice et de la présidence de la Commission des lois de la Knesset (parlement israélien) au parti fasciste de Naftali Bennett, "Le Foyer Juif". Et, au sein de ce parti, celle qui hérite de ce portefeuille n’est pas n’importe qui : il s’agit de Ayelet Shaked, députée qui en juillet 2014, pendant que l’armée israélienne se livrait à un massacre aveugle de civils, avait lancé via Facebook un vibrant appel à l’extermination de toutes les mères palestiniennes, et à vrai dire de la totalité de la population, vieillards et enfants compris.

 

C’est le 1er juillet, un jour avant qu’un jeune Palestinien de Jérusalem soit enlevé par des extrémistes sionistes et brûlé vif, que Ayelet Shaked avait proclamé que "la totalité du peuple palestinien est l’ennemi" et avait appelé à sa destruction "y compris les vieillards et les femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures". En d’autres termes, un génocide accompagné d’une guerre d’anéantissement digne de "l’opération Barbarossa".

 

Cet appel au génocide des Palestiniens était extrait d’un article de l’ancien journaliste d’extrême-droite Uri Elitzur, devenu un des leaders du mouvement des colons, qui est devenu une force politique extrêmement puissante en Israël.

 

Ce "post" sur Facebook avait rapidement été "liké" et partagé un bon millier de fois avant d’être supprimé par Ayelet Shaked, mais pas assez vite pour qu’il ne soit pas préalablement archivé. Des propagandistes sionistes ont par la suite tenté de faire croire que ce texte immonde n’a jamais existé, mais en vain : sur le web le crime laisse presque toujours des traces.

 

On pouvait donc lire sous la signature de la nouvelle ministre israélienne de la Justice (traduction via le site anglophone Mondoweiss) :

« Le peuple palestinien nous a déclaré la guerre, et nous devons y répondre par la guerre. Pas une opération, pas un mouvement lent, pas une action de basse intensité, pas une escalade contrôlée, pas une destruction d’infrastructures terroristes, pas d’exécutions ciblées. Ca suffit, les références obliques. C’est la guerre. Les mots ont un sens. C’est la guerre. Pas une guerre contre la terreur, pas une guerre contre des extrémistes, pas même une guerre contre l’Autorité Palestinienne. Tout cela aussi ce sont des moyens de fuir la réalité. C’est une guerre entre deux peuples. Qui est l’ennemi ? Le peuple palestinien. Pourquoi ? Demandez-leur, c’est eux qui ont commencé.

 

Je ne sais pas pourquoi il est si difficile pour nous de définir la réalité avec les mots simples que le langage met à notre disposition. Pourquoi devons-nous inventer chaque semaine un nouveau nom pour la guerre, juste pour éviter d’appeler les choses par leur nom ? Qu’y a-t-il de si horrible au fait de comprendre que la totalité du peuple palestinien est l’ennemi ? Toute guerre met aux prises deux peuples, et dans toute guerre le peuple qui a déclenché les hostilités, ce peuple-là, est l’ennemi. Une déclaration de guerre n’est pas un crime de guerre. Y répondre par la guerre n’est certainement pas un crime. Pas plus que l’utilisation du mot "guerre", non plus qu’une désignation sans ambiguïté de l’ennemi.

 

Au contraire : la moralité de la guerre (oui, une telle chose existe) est basée sur l’hypothèse qu’il existe des guerres dans ce monde, et que la guerre n’est pas l’état normal des choses, et que dans les guerres l’ennemi est habituellement l’ensemble d’une population, y compris les vieillards et les femmes, ses cités et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures. »

Il faut, à ce stade et puisque Ayelet Shaked insiste pour dire que "les mots ont un sens", évidemment rappeler qu’il n’y a jamais eu de "guerre" entre Israël et les Palestiniens. Pour qu’il y ait une guerre entre deux parties, il faut qu’entre elles existe sinon une égalité, du moins une commune mesure de forces. Entre Israël, dont l’armée est l’une des mieux pourvues en armements de dernière génération (en grande partie aux frais des contribuables des Etats-Unis) et les Palestiniens qui ne possèdent ni aviation, ni blindés, ni artillerie lourde, et dont les "missiles" sont pour une large partie bricolés avec des bouts de tuyau de récupération, il ne peut être question de guerre. Il y a d’une part une force écrasante qui commet des massacres, et de l’autre une résistance qui essaie tout juste de ne pas disparaître et de maintenir un espoir d’avenir.

 

La nouvelle ministre, adepte donc du génocide des Palestiniens et de la guerre d’anéantissement total, poursuivait :

« Et la moralité de la guerre sait qu’il n’est pas possible de ne pas blesser des civils ennemis. Elle ne condamne pas la Royal Air Force britannique, qui a bombardé et totalement détruit la ville allemande de Dresde, ou les avions U.S. qui ont détruit les villes de Pologne et réduit la moitié de Budapest en ruines, villes dont les habitants n’avaient jamais fait quoi que ce soit contre l’Amérique, mais qui devaient être détruites pour gagner la guerre contre le démon. La morale de la guerre ne requiert pas que la Russie ait été traînée devant la Justice pour le bombardement et la destruction de villes et de faubourgs en Tchétchénie. Elle ne dénonce pas l’action les forces de maintien de la paix de l’ONU pour la mort de centaines de civils en Angola, pas plus que les forces de l’OTAN pour avoir bombardé le Belgrade de Milosevic, alors que la ville était habitée par un million de civils, vieillards, bébés, femmes et enfants.

 

La morale de la guerre admet comme correct dans son principe, et non seulement politiquement, ce que l’Amérique a fait en Afghanistan, y compris les bombardements massifs de zones densément peuplées, y compris la création de ce fait d’un flot de centaines de milliers de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre, dont des milliers n’ont aucun foyer vers lequel ils puissent retourner un jour. »

Ici, on fera simplement remarquer à Ayelet Sheked - qui établit une sorte de catalogue de crimes de guerres passés pour en tirer comme leçon qu’ils justifient ceux du futur (elle oublie opportunément les bombardements nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki) - qu’une des singularités des bombardements démentiels sur Gaza était que les populations civiles n’avaient aucune possibilité de fuir, puisque le territoire de 6 à 12 km de large, totalisant 360 km², est pratiquement hermétiquement bouclé par l’armée d’occupation depuis des années (et on ne voit pas comment 1,5 million de personnes pourraient fuir par quelques tunnels artisanaux, sans nulle part où aller que le territoire ennemi ou la mer où rôdent ses patrouilleurs qui tirent à vue…). Cette criminelle revendiquée poursuivait encore :

« Et, dans notre guerre, c’est encore sept fois plus correct, car les soldats ennemis se dissimulent parmi la population, et ne peuvent combattre que grâce au soutien de celle-ci. Derrière chaque terroriste il y a une douzaine d’hommes et de femmes sans le soutien de qui il ne pourrait mener à bien son activité terroriste. Les acteurs de cette guerre sont ceux qui font de l’incitation dans les mosquées, qui écrivent des pamphlets pour les écoles,qui fournissent des abris, qui procurent des véhicules et tous ceux qui les honorent des leurs donnent leur soutien moral. Tous ceux-là sont des ennemis combattants, et leur sang retombera sur toutes leurs têtes. Maintenant, cela inclura les mères des martyrs, qui les expédient vers l’enfer avec des fleurs et des baisers. Elles devraient suivre leurs fils, rien ne serait plus juste. Elles le doivent, et les maisons dans lesquelles elles ont élevé ces serpents doivent être anéanties,, sans quoi d’autres serpents encore y grandiront. »

On voit ici le procédé classique de l’animalisation de l’ennemi, dont l’humanité est ainsi niée, et dont la destruction en tant que nuisible est exemptée de toute culpabilité.

 

Inutile de préciser que Sheked est férocement opposée à tout accord de paix avec l’Autorité Palestinienne sur base des "frontières" de 1967, un tel accord ne pouvant selon elle être autre chose qu’un "suicide national" pour Israël.

 

Elle se situe donc dans le droit fil de la vision politique de Naftali Bennett, qui alors qu’il était ministre de l’économie en 2013, avait déclaré au journal Yediot Aharonot : "si vous attrapez des terroristes, vous devez simplement les tuer". Et au journaliste qui objectait que c’est illégal, Bennet avait rétorqué : "j’ai tué beaucoup d’Arabes sans ma vie. Je ne vois pas où est le problème" (voir ICI).

 

Voilà donc qui Netanyahou (qui d’ailleurs ne vaut évidemment pas mieux) porte au pouvoir avec son nouveau gouvernement (qui n’aura qu’une majorité d’une seule voix au parlement, ce qui va donner à chaque parlementaire une sorte de droit de véto sur à peu près tout).

Le prochain qui parle de "processus de paix" ou de "solution à deux Etats", que faire sinon lui coller une tarte à la crème sur la gueule ?

»» http://www.pourlapalestine.be/index.php
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Les cautions du colonialisme - A propos d'un voyage officiel, dans des territoires dont l'annexion est dénoncée par l'ONU

Les cautions du colonialisme

Publié le 11 Mai 2015

A propos d'un voyage officiel,

dans des territoires

dont l'annexion

est dénoncée par l'ONU

les cautions du colonialisme

Anne Hidalgo maire de Paris part en voyage officiel en Israël.

 

Au programme, parmi diverses étapes et au moment où le ministre de la justice du gouvernement de Tel Aviv propose l'élimination du peuple palestinien, une réception par le gauleiter de Jérusalem installé par les forces d'occupation.

 

Jean Claude Lefort député honoraire, ancien élu du Val de Marne vient de rendre public une protestation que Canaille le Rouge considère comme un devoir moral de rendre public et à faire partager :

 

Lettre ouverte à Anne Hidalgo, maire de Paris

 

Madame la Maire de Paris,

 

C’est avec une consternation certaine et un effarement proche de l’absolu que j’ai pris connaissance de votre programme lors de votre déplacement en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

 

Je ne retiendrai que deux points majeurs qui alimentent ma réaction : votre dîner sous l’égide du maire de Jérusalem et votre participation à une réunion avec Benjamin Netanyahu.

 

Tout d’abord il y a un repas à l’invitation du maire de Jérusalem. Comme vous le savez certainement,Jérusalem-Est est illégalement annexée. Il en résulte qu’il ne saurait y avoir de "maire de Jérusalem" qui soit légitime. Dit autrement, en participant à une initiative sous son égide, c’est l’annexion illégale de la partie palestinienne de la ville, annexion condamnée par la communauté internationale, que vous avalisez !

 

Ce n’est pas rien. Vous participez ainsi à donner un blanc-seing à l’occupation israélienne et vous tournez le dos à tout espoir de paix avec les Palestiniens en leur signifiant que Jérusalem est une ville israélienne.

 

C’est une aberration politique contraire au droit et à la paix – mais c’est pourtant votre choix, un choix que je souhaite vous voir modifier.

 

Cautionner les idées de Netanyahu.

 

Et puis il y a votre rencontre avec Benjamin Netanyahu. Vous participerez, avec le Premier ministre israélien, à un colloque sur l’antisémitisme. En soi personne ne peut s’opposer à votre participation à un tel colloque. Le problème c’est qu’il n’y a pas de question "en soi" en Israël.

 

Pour Netanyahu, l’antisémitisme, c’est clairement toute critique de la politique que mène son gouvernement. Pour lui, Israël est le pays du "peuple juif" et donc il considère, comme il l’a fait à Paris à l’occasion des terribles événements survenus en France au mois de janvier, que les juifs de France doivent aller vivre en Israël et non pas rester en France alors que comme tous les citoyens français ils font pleinement partie de notre République.

 

Votre présence à ses côtés va cautionner ses "conceptions" et ce n’est pas neutre, tout au contraire.

 

Un gouvernement extrémiste

 

De plus, il vient de former son gouvernement. Après avoir, durant la campagne électorale, déclaré qu’avec lui réélu "il n’y aura jamais d’Etat palestinien" et que "la colonisation continuera", il vient de former un gouvernement extrémiste en adéquation avec ses dires.

 

Et, de fait, on apprenait le 9 mai que son gouvernement avait donné son feu vert à la construction de900 logements pour des colons à Jérusalem-Est, rongeant encore et toujours plus toute idée de paix. Et il s’est entouré, au gouvernement, de personnages dont il est impossible de ne pas rappeler les intentions.

 

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a déclaré qu’il ne "fallait pas tuer seulement les terroristes palestiniens mais tous les Palestiniens qui sont nos ennemis" tandis que le ministre de l’Économie, Naftali Bennett, a déclaré son opposition absolue à l’existence de tout l'Etat palestinien nonobstant le fait que pour lui, "tuer des Arabes" ne lui pose aucun problème.

 

Quand au ministre de la Défense, Moshe Yaalon, il promet de tuer davantage de Palestiniens et n’écarte pas l’idée d’utiliser l’arme atomique contre l’Iran pour lui réserver le sort d’Hiroshima et de Nagasaki.

 

Vous admettrez que tous ces actes et ces paroles sont odieux et tournent absolument le dos à la paix.

 

Des risques d'instrumentalisation

 

Sous une apparence de voyage "équilibré", vous allez finalement fermer les yeux sur tout cela qui est aussi contraire aux valeurs dont vous vous réclamez.

 

Vous allez vous placer, que vous le vouliez ou non, dans le camp des faucons et des racistes car vous allez les cautionner par votre présence à leurs côtés. Vous allez vous situer hors le soutien au droit et à la justice. Quoi qu’il en soit de vos dénégations éventuelles, c’est bien ce que vous allez faire !

 

Ce n’est pas acceptable et cela ne pourra que nuire à la paix car vous allez valoriser ceux qui y sont hostiles.

 

C’est pourquoi, sur ce second point aussi, je vous demande de vous reprendre et de ne pas accepter cette instrumentalisation au profit de l’extrême droite israélienne. Méfiez-vous de cette politique par laquelle vous serez inévitablement utilisée.

 

Dans l’attente,

 

Je vous prie de croire, Madame la Maire, en l’assurance de volonté de paix et de justice pour les peuples du Proche-Orient.

 

Jean-Claude Lefort

Député honoraire

Rédigé par Canaille Lerouge

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