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Les élus arabes et les communistes ne participeront pas au discours de Mike Pence à la Knesset

Les élus arabes et les communistes ne participeront pas au discours de Mike Pence à la Knesset

 

14 Décembre 2017
Voici un extrait du journal israélien The times of Israël. Dans celui-ci, le chef de la Liste arabe unie déclare que « les Etats-Unis ont perdu leur place de médiateur exclusif dans les négociations » après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. Ayman Odeh a été élu « en 2016, tête de la Liste unifiée, rassemblant, derrière le Hadash communiste, divers partis arabes israéliens. Sa liste crée la surprise en arrivant en troisième position avec 10.54% et 13 sièges et à ce titre il est le troisième parti d’Israël. C’est un député communiste mais aussi un militant actif et il est blessé en janvier 2017 au dos et à la tête par des tirs de la police israélienne. Celle-ci était intervenue pour sécuriser les travaux de destruction d’un village occupé par des bédouins afin de le remplacer par un village juif, quand une échauffourée a éclaté avec les habitants au cours duquel ce responsable communiste a été blessé. La seule question que je pose est pourquoi en France la position de ces communistes qui représentent la meilleure chance de paix est-elle aussi méconnue?  A la suite de l’article, je publie son interview publié en 2016 dans Marianne
 
(note de Danielle Bleitrach).

MARISSA NEWMAN 13 décembre 2017, 20:10 2
Ayman Odeh, leader de la liste commune, réagit lors d'une séance plénière au parlement israélien, le 25 janvier 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
Ayman Odeh, leader de la liste commune, réagit lors d’une séance plénière au parlement israélien, le 25 janvier 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
 
En protestation face à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par l’administration américaine, les députés arabes israéliens n’assisteront pas au discours du vice-président américain Mike Pence à la Knesset la semaine prochaine.Dans un communiqué publié ce mercredi, Ayman Odeh, leader de la Liste arabe unie, a déclaré que les 13 membres de son groupe boycotteraient le discours à la Knesset lundi afin « d’envoyer un message clair à l’administration américaine et au monde entier, de leur montrer qu’il y a des citoyens vigoureusement opposés à la déclaration de Trump et de leur expliquer que les Etats-Unis ont perdu leur place de médiateur exclusif dans les négociations ».
« Jérusalem-Ouest sera reconnue comme capitale d’Israël par le monde entier dès que le gouvernement d’Israël aura reconnu Jérusalem-Est comme capitale de l’Etat palestinien », a ajouté Odeh.Pence devrait s’adresser au Parlement israélien lundi prochain, aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du chef de l’opposition Isaac Herzog et du président de la Knesset Yuli Edelstein.L’annonce de Odeh survient plusieurs heures après que Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a déclaré que les Palestiniens n’accepteraient aucune ingérence future des Etats-Unis dans les pourparlers de paix suite à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président Donald Trump.
 
 
L’Autorité palestinienne a également déclaré qu’elle refuserait de rencontrer le vice-président américain lors de son voyage dans la région. Au cours du week-end, le conseiller diplomatique d’Abbas a déclaré que la rencontre avec Pence avait été annulée « car les Etats-Unis avaient franchi les lignes rouges » concernant Jérusalem. La semaine dernière, Jibril Rajoub, membre éminent du Fatah de Mahmoud Abbas, avait déjà fait écho à ce sentiment, affirmant que Pence n’était « pas le bienvenu en Palestine ».En réponse à cette position, la Maison Blanche a accusé les Palestiniens de « s’éloigner » des efforts de paix. »Cet article d’un journal israélien a le mérite de nous faire connaitre une situation méconnue en France et on se demande pourquoi… pourquoi les positions de ces communistes à la tête de la ligue arabe au parlement israélien sont-elles aussi méconnues en France? L’hypothèse la plus vraisemblable est que si officiellement, la gauche, le PCF se bat pour les accords de l’ONU, en fait on est convaincu qu’il faut chasser Israël et n’avoir qu’un état palestinien et donc insister sur la nature coloniale de son existence. Là encore, je pense qu’il faut discuter en Congrès de la position REELLE des communistes sur la question et pas prétendre défendre une position quand on se bat sur une autre. L’Humanité, la direction du parti doivent avoir une position claire et des revendications précises décidées par les communistes eux-mêmes et pas jouer à la contrebande des haines. Et le terme de « sioniste » non seulement est employé à la place de juif, mais masque les questions que je pose ici et qui doivent être décidées par les communistes, peut-être est-il trop tard à cause des Américains et du gouvernement israélien pour prétendre à deux Etats, alors dites-le, défendez votre position politiquement et arrêtez de créer les conditions d’un massacre généralisé qui est celle de Trump et de Netanyaoun.
 
Ayman Odeh, chef de file de la Liste arabe devenue la troisième force politique d'Israël. SIPANY/SIPA

 

Ayman Odeh : « Juifs et Arabes doivent se battre ensemble pour un état moral »

Propos recueillis par Martine Gozlan
Publié le 07/05/2016 à 12:00
Ayman Odeh, 41 ans, chef du Hadash, le Parti communiste juif et arabe, est le leader de la Liste arabe unie, devenue la troisième force politique du pays en obtenant 13 sièges aux dernières élections législatives. Rencontre à Haïfa, sa ville natale, au pied du mont Carmel, où vit sa famille depuis trois cents ans.
 
Marianne : Quel est votre état d’esprit alors que les tensions sont de plus en plus vives non seulement entre Palestiniens et Israéliens, mais entre les deux communautés, juive et arabe, au sein d’Israël ?
 
Ayman Odeh : Nous vivons à l’heure des fanatismes. Si on ose dire que ce pays est celui de tous les citoyens, on vous regarde comme un extrémiste et vous êtes harcelé très durement. Sans doute, il ne s’agit pas d’un Etat qui pratique l’apartheid : les simples faits que je siège à la Knesset avec les 12 autres membres de la Liste arabe unie et l’existence de la Cour suprême en constituent des preuves tangibles. Néanmoins, les Palestiniens d’Israël (20 % de la population) sont confrontés au racisme et à la discrimination. Quel est le seul facteur de lutte contre le racisme ? La démocratie. C’est un combat commun. Les juifs et les Arabes doivent le mener ensemble, car je crois fermement en un Etat moral. Il ne peut y avoir de combat séparé. Je vis dans une ville mixte, Haïfa, où juifs et Arabes mènent encore une existence commune. C’est la ville la plus saine d’Israël. Personne, ici, ne peut dire que nos deux peuples ne peuvent pas vivre ensemble. Le problème, ce n’est pas nos peuples, mais le gouvernement qui alimente le feu de la haine.
 
L’islamisme, aussi, est vecteur de haine. Comment le combattez-vous ?
 
Mais il s’est produit un phénomène extraordinairement positif ! Nous siégeons ensemble au sein d’une liste arabe unie. Communistes, islamistes, nationalistes, modérés, sont réunis autour des mêmes objectifs. Il faut réaliser ce que cela signifie aujourd’hui, au Moyen-Orient, où tout le monde se déchire. C’est en soi une victoire formidable : nous, Arabes, avons été capables de dire stop aux conflits internes. Je suis un Arabe palestinien, c’est mon identité nationale. Et je suis aussi un citoyen d’Israël. Le lendemain des élections qui ont fait de notre liste la troisième force politique du pays, nous sommes allés voir tous les ministres et nous leur avons demandé de nous donner nos droits. Nous avons été capables d’influencer des décisions économiques sur le sous-développement des zones où vit notre minorité. Nous nous battons pour qu’elles soient mises en application au plus vite. Il s’agit notamment de réduire les disparités dans les transports publics : 40 % des nouveaux crédits alloués aux villes arabes y seront consacrés. C’est du concret, pas de l’idéologie.
 
Je reviens sur la question de la violence qui reste présente : l’idéologie extrémiste, l’influence de Daech, ne risquent-elles pas de saper les bases de votre combat ?
 
Patience ! Aux Etats-Unis, il y avait Malcolm X mais aussi Martin Luther King. La réalité, c’est que 88 % de la population arabe a voté pour notre liste arabe unie. Qui essaie de nous pousser vers l’extrémisme ? Le gouvernement ! Bien sûr, que nous sommes affectés par la détérioration de la situation dans les Territoires. Au moment des accords d’Oslo, en 1993, il y avait un mieux très sensible. Et puis, allons au fond des choses, nous ne sommes pas seulement une minorité nationale, c’est notre patrie ! Nous ne sommes pas venus vers l’Etat d’Israël : c’est l’Etat d’Israël qui est venu à nous. Et, à partir de 1967, l’Etat a occupé des territoires. Or, l’occupation fait d’abord souffrir les Palestiniens et ensuite la société israélienne. Elle la métamorphose en une société violente et raciste. Je crois qu’un peuple qui en occupe un autre ne peut pas être libre. Je préfère la résistance pacifique, mais je comprends que les Palestiniens décident de leur façon de résister.
 
Avec les couteaux, les attentats ?
Que pensez-vous de la campagne pour le boycott d’Israël ?
 
Boycotter les produits des colonies est une décision morale. Je la soutiens. Mais pas question d’être contre les juifs et contre l’Etat d’Israël. Je fais partie de cet Etat, je siège à la Knesset. Je ne peux donc pas soutenir mon propre boycott.
 
C’est l’occupation qu’il faut combattre, pas l’Etat.

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