Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 560 invités et aucun membre en ligne

Actualités

Copyright Joomla

Copyright © 2018 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public

[Info RFI] Affaire libyenne: on en sait plus sur les éléments transmis à la justice

[Info RFI] Affaire libyenne: on en sait plus sur les éléments transmis à la justice

 

30 Mars 2018
  • Les élements fournis par Tripoli qui envisage d’être partie civile dans l’affaire ont servis de base à la mise en examen. Le véritable crime qui ne sera jamais jugé reste la manière dont Sarkozy a pris la tête d’une croisade qui se traduit encore aujourd’hui par des milliers de morts, et outrepassant le mandat de l’oNU a mis à mort un chef d’Etat. Macron est-il jaloux de ces « lauriers »là et envisage-t-il une intervention en SYRIE? Les faits retenus donnent simplement au crime d’Etat un caractère crapuleux.
  • (note de danielle Bleitrach)

Nicolas Sarkozy, alors président de la République, reçu par Mouammar Kadhafi lors d’une visite à Tripoli, le 25 juillet 2007.

© REUTERS/Pascal Rossignol

Par RFI Publié le 26-03-2018 Modifié le 26-03-2018 à 23:19

 

En Libye, le chef de la division d’investigation auprès du procureur général, à Tripoli, a confié à RFI avoir communiqué, à la justice française, les dépositions de trois hauts dignitaires libyens emprisonnés et interrogés dans le cadre de l’affaire d’un présumé financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, en 2007. L’ancien président français a été mis en examen la semaine dernière pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Des faits qu’il a toujours niés. Selon les juges français, ce sont les éléments d’enquête libyens, récemment versés au dossier, qui ont permis l’accélération de la procédure et la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

 

Sur ce dossier, « la coopération judiciaire existe entre la France et la Libye depuis plusieurs années », explique, à RFI, Assiddik Assour, chef de la division d’investigation du procureur général de Tripoli.

Une première demande avait été adressée par la justice française aux Libyens en janvier 2014, mais « la collaboration a véritablement débuté, il y a deux ans », précise le responsable libyen.

Puis, un coup d’accélérateur a été donné aux échanges entre Paris et Tripoli, il y a seulement un an. La justice française a alors dépêché plusieurs missions à Tripoli et ces derniers mois, la justice libyenne a commencé à donner concrètement suite aux demandes formulées par la France. Elle a notamment transmis les dépositions de trois hauts dignitaires libyens emprisonnés à savoir, Abdallah Al Sanoussi, ex-chef de renseignement extérieur libyen, Al Baghdadi Al Mahmoudi, ancien Premier ministre et Abdallah Mansour, ex-chef du renseignement intérieur.

 

Ces trois personnalités avaient été entendues, fin 2016 et début 2017, dans la prison d’Al-Hadaba, par le procureur général de Tripoli, mais jamais par des juges français. Assiddik Assour tient à préciser que la Libye a ouvert sa propre enquête sur un présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy et c’est dans ce cadre que les dignitaires libyens ont été entendus.

 

Tripoli n’exclut pas de se porter partie civile dans cette affaire.

 

A noter que des extraits des dépositions des dignitaires libyens dont nous venons de parler et qui ont permis aux juges français d’avancer dans leur enquête, ont été mis en ligne sur le site du journal Mediapart, ce week-end.

 

Link1 | Link2 | Link3

Copyright © 2014. All Rights Reserved.