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Communistes de Kharkov : le 17 mars 1991 ceux qui ont dit « OUI » avaient raison!

 

20 Mars 2017

http://www.kpu.ua/ru/86386/harkovskye_kommunysty_17_marta_1991_goda_te_kto_skazal_da_okazalys_pravy

 

Il y a 26 ans il ne serait venu à l’idée de personne qu’en Ukraine des salaires ne seraient pas payés à temps, ou que le chômage ferait son apparition. Les présidents et les Premiers ministres à l’époque ont tous promis au peuple de l’Ukraine un avenir radieux mais pour finir on a eu : les salaires gelés, les tarifs décuplés, l’augmentation des prix, la pauvreté, la faim et la guerre fratricide.

 

Le coup le plus fort a été porté à l’économie de l’Ukraine à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique, et tout au long de la période la destruction de l’industrie s’est poursuivie ; aujourd’hui on commence à parler de la vente des terres agricoles. Pour Kharkov, les 26 ans passés de survie en Ukraine « indépendante » sont des années de dégradation. Des usines mortes et le chômage, l’ukrainisation forcée, la réduction drastique du financement de la science, de l’éducation, de la culture.

 

« On ne peut plus vivre ainsi! ont dit les communistes de Kharkov, les représentants du parti des travailleurs de la Région, les officiers de l’Union panukrainienne des officiers soviétiques, l’association des femmes –travailleuses, et les représentants de l’opposition de gauche qui sont tous desendus dans la rue le 17 mars 2017 pour rappeler à leurs concitoyens les causes et les conséquences de la politique des réformateurs qui en 1991, bafouant l’expression du peuple, ont détruit l’Union des républiques Socialistes soviétiques.

 

Les intervenants ont condamné la destruction et le génocide du peuple ukrainien durant les 26 ans d’« indépendance », notant que la situation tragique présente est due aussi à la passivité de nos concitoyens ukrainiens, qui observent silencieusement le déroulement des faits, et se rendent ainsi complices de ce crime antinational. Les représentants de groupes néo-fascistes radicaux ne sont pas restés non plus les bras croisés.

 

Ainsi, un « des activistes » a attaqué les manifestants, avec le but éminemment pacifiste de s’emparer du haut-parleur et de tabasser tous ceux qui étaient à sa portée. En effet, dans un pays « indépendant » et « démocratique » il est impossible d’avoir un avis distinct de la dictature profasciste, sans parler d’autre idéologie.

 

Il vaut la peine de noter aussi que les gardiens de la paix appelés pour maintenir l’ordre lors de cet événement autorisé par des autorités de la ville, se sont précipités pour régler le conflit, non pas en défendant les manifestants contre l’attaque des nervis, mais pour assurer leur protection.

 

A la fin de la réunion, les participants ont unanimement adopté un Manifeste à l’adresse des traîtres de l’Ukraine –Kravtchouk, Koutchma, Youchtchenko, Yanoukovitch, Porochenko, la Rada et le Conseil des Ministres avec l’exigence de les envoyer dans les poubelles de l’histoire et donner la chance aux Ukrainiens (selon la Constitution de l’Ukraine) de faire eux-mêmes le choix de savoir dans quel pays ils veulent vivre!

 

Traduction Marianne Dunlop pour Histoire et société