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PCF Vie et débats 2018

Pourquoi je suis convaincue que le prétexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

Pourquoi je suis convaincue que le prétexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

 

15 Avril 2018

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Pourquoi non seulement je suis convaincue qu’il y a mensonge mais pourquoi j’estime que le rôle du PCF était de dénoncer l’opération sans y donner caution en appuyant des affirmations sans preuve menée par des récidivistes. Cela fait partie de la nécessaire présence de ce parti sur la scène nationale et internationale. C’est une contribution aux débats du congrès du PCF. Les chantiers qui nous sont proposés laissant peu de place aux questions internationales.

 

1) Il y a bien sûr tous les précédents par lesquels sans ciller on nous a vendu des expéditions catastrophiques et les éternel soutiens « à gauche », depuis la fin de l’URSS, la Yougoslavie et sa purification ethnique bidon, L’Irak, les faux bébés en couveuses débranchés au koweit par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive avancées à l’ONU par un Colin Powell à la limite du ridicule, le massacre presumé des rebelles de Bengazi par Khaddafi pour ne citer que les plus grossiers. 

 

Ils ont donné lieu en France à des campagnes médiatiques dans lesquelles on retrouve les mêmes qui viennent en appui de ces mensonges éhontés.Il y a certes les BHL, tous ceux qui sont passés du col mao au rotary club, les soixante huitards anti-communistes comme Cohn Bendit, les libéraux libertaires et tout une petite troupe de trotskistes que l’on sort au bon moment quand il s’agit de déconsidérer une lutte ou de mener un combat résolu contre des « tyrans » désignés par la CIA, Cela va de Besancenot à Eddy Plenel en passant par l’inénarable Clémentine Autain. Tout une petite troupe que l’on peut qualifier « d’anti-totalitaires », un faux concept qui permet de créer l’amalgame entre URSS et Allemagne-nazi, typiquement française et surgie dans le sillage de Mitterrand surveillé par la CIA., pour cause de ministre communistes.On les a vus y compris dénoncer Fidel castro et se rassembler aux champs Elysées sous la direction de Robert Ménard et Fabius Il est évident qu’aujourd’hui il existe une porosité trés grande entre le PCF et ces gens là. Ce sont les éternels nostalgiques de la gauche plurielle et cette porosité est totale dès qu’il s’agit de questions internationales et ce pour faire face aux échéances électorales en France. Ils ne manquent pas à l’appel dans les attaques chimiques présumées en Syrie.

 

2) Mais il y a surtout le contexte européen:  L’UE ce n’est pas l’Europe et la collaboration des nations souveraines garantie de paix, c’est un montage très contraignant au profit des monopoles financiarisés et une institution anti-démocratique. L’UE drape sa politique d’austérité, belliciste, son soutien de fait y compris à des régimes fascistes comme en Ukraine pour en finir avec les communistes, sous une vocation humanitaire censée être d’essence européene. Pour un continent colonisateur, d’où a surgi deux guerres mondiales, le nazisme, c’est revendiquer une vertu un tantinet usurpée. Désormais la lutte serait contre le communisme mais aussi contre toute tentative d’un monde multipolaire, les réfractaires à la férule occidentale devenant des « tyrans ». L’UE c’est aussi et d’abord l’OTAN c’est-à-dire très officiellement l’hostilité face à la Russie auquel on applique les tactiques médiatiques bien connues de l’invention du « nouvel Hitler » y compris en utilisant Staline et en inventant une pseudo identité entre l’URSS et l’Allemagne nazie dont il serait l’héritier. Pour cela, on cautionne la célébration des anciens collaborateurs nazis alors que l’on dénonce les communistes dans les pays baltes comme en Pologne. C’est peu dire que le PCF laisse faire et jamais n’aide, ni sa direction , ni l’humanité les communistes pourchassés. le PCF a renoncé à tous liens avec les partis communistes au niveau international au profit de partis de gauche totalement intégrés à une vision européenne qui elle aussi repose sur le libéralisme libertaire, comme on le voit avec Tsipras, ils ne récusent en rien cette UE, en fait il n’y a plus de stratégie du PCF face à l’UE, une absence de contenu au profit des « alliances »

 

3) La situation est d’autant plus tendue que cette Europe vassalisée aux Etats unis est entrée en crise. La mise en conccurrence des travailleurs, l’austérité, le démentélement des services publics est détourné sur la question des migrants. Une migration largement  provoquée par le bellicisme de l’OTAN autant que par les politiques néolibérales et la mise en concurrence des travailleurs est utilisée à plein sur des bases ethniques et pas de classe, là encore le manque du PCF se fait cruellement sentir. Le terrorisme est une réalité qui frappe en priorité les pays musulmans et que, comme le prouve cette expédition, les puissances impérialistes favorisent. Cette politique « anti-totalitaire » et qui invente des nouveaux Hitler ou Staline au choix sur toute la planète, là où les Etats-Unis souhaitent intervenir et qui se pare du « droit d’ingérence » pour cause « humanitaire » supposée caractérise la social démocratie mais signifie également l’adhésion à la politique néo-libérale, à la seule austérité comme réponse à la crise suscitée par les appétits et les concurrences monopolistes. Au plan international on justifie la soif de pillage des multinationales, et au plan intérieur la destruction des services publics, des dépenses d’armement, et la pression sur l’emploi et les salaires comme la « modernité », « les réformes nécessaires ». Le PCF pris dans sa politique d’union mais aussi dans sa porosité à cette gauche libérale libertaire, soixante huitarde déserte bien des combats au nom de l’union électorale. Pire encore les secrétaires à partir de Robert Hue détruisent l’organisation du parti, le calquent sur la social démocratie au lieu de renforcer de la base au sommet ses capacités de résistance.

 

4) Le choix de Mélenchon pour devenir l’image du parti aux yeux des masses est une fuite en avant par rapport aux conséquences de cette politique qui aboutit au score désastreux de Marie Georges Buffet . Melenchon est à la fois le pur produit de MItterrand, un des nombreux trotskistes (lambertiste donc ennemi du NPA) infiltré dans le PS mais à qui MItterrand a fait faire leur conversion, et quelqu’un qui connait bien l’Amérique latine, ce qui n’est pas on le verra sans importance. Malgré les conclusions qui étaient celle de Georges Marchais à partir de l’élection de Mitterrand au lieu de revenir sur la Congrès de Martigue, de prendre la mesure des changements intervenus dans le monde et du rôle de l’UE dans l’intégration syndicale au patronat, le parti choisit par deux fois et dans l’absurdité la plus totale la seconde fois de s’effacer derrière Melenchon, la seule alternative étant l’union de la gauche derrière le PS, pro-européen, pro-atlantiste y compris pour les frondeurs de Hamon. Un groupe communiste est sauvé tant à l’Assemblée qu’au Sénat à cause des combats (en particulier contre la loi travail) des élus communistes.


Un Congrès s’impose, il y a des aspects positifs dans le choix de le mener dans les luttes et dans le débat ouvert, mais se profile déjà les européennes et les manoeuvres de la direction pour une liste d’union sans prendre en compte la nature des changements intervenus.

 

5) L’équipe qui a été élue avec Macron est le fruit d’un complot, il a utilisé à plein le dispositif créé par Mitterrand autour du FN pour dynamiter la droite, mais il nait après avoir dynamité le PS selon une logique « strausskhanienne » d’une bande d’énarques liés aux secteurs financiers et aux Etats-Unis. Il dispose de l’aide des médias eux-mêmes dominés par des groupes financiers ou des marchands d’armes, les mêmes comme les sociétés d’assurance type Axa ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, on joue Fillon et Macron et des deux on attend la privatisation de tout le secteur public et de la pratection sociale. Il y avait jusqu’à ce jour la conviction que seul un parti pouvait gagner les élections présidentielles, il est clait que le capital conscient de l’usure du système a choisi « le mouvement » beaucoup plus aisé à manier, moins démocratique, plus intégrable à l’architecture anti-nationale de l’Europe et articulé sur les régions. Tout ce qui a été mis en place à la libération en particulier par les ministres communistes, l’effacement du parti est la divine surprise et il faut poursuivre, utiliser Les insoumis de Mélenchon pour achever la manoeuvre. Il reste la CGT, c’est ce qu’il faut abattre en priorité. je conseille la vision d’un documentaire intitulé « le dynamiteur » qui passe le soir sur LCI pour mesurer ce dont cette équipe est capable en matière de mensonge ehonté, Macron en tête qui arrive à leurrer François hollande lui même. Ce sont ces gens là qui viennent nous jurer sans état d’âme qu’il y avait bien des armes chimiques. Qui peut les croire eux et Trump?

 

6) Tout le monde se rend bien compte que Bachar el Assad n’avait aucun intérêt alors qu’il avait remporté la victoire à utiliser des armes chimiques. En revanche dans le même temps nous avons eu droit à diverses tentatives pour que les Etats Unis et leurs vassaux France et Grande Bretagne ont essayé divers prétextes d’intervention pour prendre pied dans une zone d’où la victoire de Bachar el assad les écartait. Il y a eu le prétexte kurde rapidement écarté et sacrifié pour ne pas soutenir des gens « ingérables » et pour ne pas mécontenter la Turquie membre de l’OTAN. Il y a eu l’espion russo-britannique qui est apparu peu crédible et maintenant l’utilisation chimique. le véritable problème est de se réintroduire dans les négociations qui sont devenues régionales et où la Russie a réussi à faire négocier ensemble tous les acteurs y compris les turcs et les iraniens. Donc il faut revenir et si on est trop déconsidéré on utilise l’ONU et le Conseil de sécurité. sur le terrain on utilise des pseudos rebelles « démocratiques » qui ne représentent qu’eux mêmes pour refuser toute négociation régionale et on aide de fait les rebelles d’Al qaida.

 

7) Les Russes affirment que l’attaque est un scénario monté en particulier par les services secrets britanniques, vidéo comprise. Bon pourquoi les croire? Aucune raison, si ce n’est le passif de ceux qui sont intervenus sans mandat et le fait qu’ils soient intervenus alors que l’OIAC devait commencer son inspection officielle..Enfin on a tout lieu de penser que le prétexte des armes chimiques abondamment annoncé est un baroud d’honneur qui tente de sauver les meubles. Alors qu’elle a un côut humain, matériel et financier insupportable.

 

8) Chacun des protagonistes est encombré dans ses problèmes intérieurs. Macron en proie à un mécontentement généralisé, la résistance du service public. Théresa May dans un brexit qui dans le cadre de l’aggravation libérale n’apporte pas la solution. Quant à Trump, c’est pire et il tente de provoquer des conflits à l’extérieur. Dans le même temps monte un autre monde avec le rôle de la Chine, il y a le prétexte nord-coréen où on nous a fabriqué depuis des années un pitre qui n’existe pas et une péninsule nord-coréenne qui n’est pas ce que l’on croit. la guerre commerciale lancée imprudemment avec la Chine est dénoncée par les marchés financiers et tourne au fiasco. Trump est empêtré dans des scandales et il est extraordinairement dangereux parce qu’il est prêt à n’importe quoi, au cours de cette crise il a plusieurs fois dans ses tweets délirants montré qu’il visait non seulement la Syrie mais surtout l’Iran et la Russie, alternant les menaces folles avec les propositions de fric. mais ce que l’on découvre c’est que Macron qui probablement a joué un double jeu avec les russes ne vaut pas mieux en matière de délire narcissique et de mensonge éhonté pour sortir d’une crise intérieure.

 

9) Les trois flibustiers avaient été écartés de la solution des problèmes au Moyen orient. et ils veulent imposer leur présence. Ils ne se font aucune illusion sur leur défaite mais ils veulent conserver la main dans la négociation de paix. Ceux qui ont monté cette opération iront seuls mais en s’assurant de l’adhésion d’autres gouvernements y compris au Conseil de sécurité. Il s’agit de passer oute le veto russe et la prudence chinoise. Il faut un sacré culot pour oser prétendre défendre le droit international en le violant et l’humanitaire flanqué du saoudien et d’Israêl. Pourtant le choeur médiatique et tous le petit monde socialo-trostiko ne manque pas à l’appel. Pour cela il faut que les alliés arabes soient d’accord. D’où la visite du saoudien le 11 avril, qui contrôle ces groupes terroristes et adhère à la manoeuvre.avec le Maroc. Pour reprendre pied dans un Moyen orient dont la politique de Hollande-Fabius après celle de Sarkozy avait exclu la France, il eut été possible au nouveau gouvernement de se retrouver le rôle traditionnel de la France y compris du temps de Chirac (1), mais il a choisi de suivre Trump. Cela dit assez ce qu’exige de lui les monopoles financiarisés qui l’ont porté au pouvoir et donc la nature de ce pouvoir que certains qualifient de bonapartiste, en oubliant que napoléon c’était pour les réactionnaires « Robespierre plus la grande armée », un despote « progressiste ».

 

10) Ma dernière conviction qui emporte sans doute l’adhésion de Mélenchon qui connait aussi bien que moi l’Amérique latine est la position des Cubains. Tout le monde sait en Amérique latine que les Cubains ne mentent jamais, ce qu’ils disent est pour tout un continent parole d’or au plan international et la position cubaine est claire, elle dénonce l’atroce attaque des Etats Unis et de « certains » de ses alliés. Pour tous ceux qui connaissent les Cubains en Amérique latine et dans le monde, leur parole suffit. A l’inverse des dirigeants du PCF, Mélenchon connait ce fait et se positionne donc d’une manière correcte, ce qui n’est pas le cas de son entourage.

 

11) C’est d’ailleurs ce qui motive mon choix du PCF. SI pour moi le PCF ne se limite ni à Robert hue, ni MGB, ni à Pierre laurent et si la confiance est grande en ses militants et ses élus, en revanche la France insoumise se limite à Mélenchon et ceux qui l’entoure ne m’inspire aucune confiance. Et tous ceux qui se donnent pour objectif de détruire le pCF font la démonstration du camp dans lequel ils finiront par se ranger. C’est le fruit d’une expérience quelles que soient les errances des directions, mais le PCF est en grand danger, il faut qu’il reprenne pied non seulement dans les luttes, il y est, mais dans la réalité d’un monde en mouvement y compris au plan international.

 

Pour cela il faut qu’il revoit ses alliances internationales. Il faut qu’il recrée organisations et directions, par seulement le secrétaire mais toutes les instances dirigeantes qui ne jouent plus leur rôle. La situation est grave dans les luttes, mais elle l’est en matière de guerre et de paix, la menace qui pèse sur nous.

 

Danielle Bleitrach

 

(1) On attribue légitimement à Chirac une politique quasiment gaullienne, il ne faut pas oublier comment il transforme la force dissuassive nucléaire française en force d’attaque impérialiste (disours de Brest)  dans le même temps où il crée une armée de métier. Aujourd’hui alors que les « écoligistes » font grand bruit contre le nucléaire civil, plus personne ne s’interroge sur le nucléaire militaire qui est pourtant passé de possibilité de défendre le territoire à des missiles et des bombes utilisant le territoire français et les portes avions, voir des frégates comme instrument d’une politique impérialiste.

Ce qui est tout de même le cas dans l’opération à laquelle nous venons d’assister.

Le 19 janvier 2006, le président français, Jacques Chirac a prononcé un discours à Landivisiau adressé aux forces aériennes et océaniques stratégiques françaises. Cette intervention, portait sur la doctrine nucléaire française. Il se cractèrise par le passage d’un nucléaire dissuasif, défendant le territoire français à un nucléaire défendant les « intérêts français » menacés par le « terrorisme ». C’est-à-dire un pas vers la doctrine Bush.

Voici le passage qui a provoqué l’interprétation : « La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature ». cette « réponse ferme et adaptée » ne s’applique pas uniquement à un État soutenant une action terroriste, mais aussi à un État envisageant d’utiliser des armes de destruction massive.  Jacques Chirac clarifie deux autres points : la France s’accorde le droit d’utiliser des armes nucléaires contre un État qui n’en est pas pourvu et, même dans ce contexte, elle s’autorise à frapper la première.

Ce faisant, la France substitue à la distinction armes conventionnelles ou nucléaires, une nouvelle catégorisation : armes classiques ou de destruction massive. Celle-ci place sur le même plan les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Dès lors, le feu nucléaire peut prévenir ou riposter à une attaque chimique ou bactériologique..En fait dès cette époque c’est l’Iran qui est visé, de deux solutions ou il s’agit d’une volonté d’exister en menaçant l’otan ou un réalignement sur le thème du terrorisme. Notez qu’avec sarkozy, puis Macron aujourd’hui, il y a encore eu une extension de cette doctrine qui privilégie un autre type de dissuasion nucléaire, porte avion, frégate, avions avec bombes à ogive, capable d’atteindre n’importe quel point dans le monde même s’il ne peut agir sur le territoire français. Il ne s’agit même plus des intérêts français menacés mais bien d’un rôle de gendarme menant officiellement la lutte contre le terrorisme, en fait l’encourageant en sous main, mais se présentant comme la verttu morale incarnée.

Le vote au conseil de sécurité et l’autonomie d’un parti communiste

Le vote au conseil de sécurité et l’autonomie d’un parti communiste

 

14 Avril 2018

 

La résolution russe vient d’être rejetée au conseil de sécurité de l’ONU siégeant en urgence.Pour Chine, Russie, Bolivie, abstention pour le Kazakhstan. C’est pourquoi il faut à la fois se référer à l’ONU mais aussi ne pas limiter la position d’un parti communiste à la seule volonté de l’ONU, surtout du Conseil de sécurité.

 

On comprend que le rôle des députés communistes soit d’insister sur le non respect de l’ONU, et surtout de dénoncer le fait que Macron a méprisé non seulement l’ONU, mais la représentation nationale, mais le PCF a une politique propre anti-impérialiste qui ne se limite pas au repect des décisions de l’ONU.

 

Il me parait un peu étonnant de devoir rappeler de telles évidences.

 

Danielle Bleitrach


Sauf que le dit communiqué se fout comme d'une guigne des questions de la Paix et de la Guerre. Il était juste destiné à Hamon pour permettre la construction d'une liste aux européennes

 

Bernard Trannoy

 

Communiqué scandaleux de la direction du PCF, alors que les questions de la guerre et de la paix sont en danger

Communiqué scandaleux de la direction du PCF, alors que les questions de la guerre et de la paix sont en danger

 

Le cmmuniqué du PCF sur la Syrie est scandaleux en ce sens qu'il reprend, sans plus de distance, les affirmations sans fondement des Macron, May, Trump. Mais pour qui roulent-ils ?? JLM n'est pas ma tasse de thé mais lui a une autre tenu, et des principes que les dirigeants du PCF semblent avoir oubliés. Ce communiqué est une honte pour tout communiste digne de ce nom, à vomir.

 

Prendre position sur la base de Fake News est de la plus totale irresponsabilité. C'est descendre au niveau du caniveau, faire dans les poubelles

 

Attendre les résultats de l'inspection de l'OAIC aurait du être un minimum Cette OAIC qui est arrivé ce matin à Damas

Mais, vrai êtes vous communistes ? j'en doute très fortement. Vous êtes de fait du mauvais côté de la barricade, c'est à dire du côté du capital, de l'impérialisme US. Ils nous refond le coup des fioles de Colin Powell et vous gober. Le mieux serait que vous dégagiez et le plus vite possible serait le mieux, vous êtes des nuisibles.

 

La course à échalote électorale voilà tout ce qui vous motivent, en fait cette prise de position ne vise qu'à se ménager des faveurs des débris de la sociale démocratie dans l'espoir qu'ils vous gardent quelques places pour les européennes. Evidemment prendre une autre position vous privais de strapontin.La paix, les luttes compte peu pour vous seule la soupe vous motivent. Hollande, Hamon approuve ils se croit obligés de les singer. (La parenté entre le texte ci-dessous et les positions Hollande, Hamon sont frappante)

 

Pour tuer le PCF vous avez du métier, c'est le bonne méthode, C'est comme cela qu'il faut s'y prendre. On peu observer chez vous une corruption qui n'est pas  financière, mais qui se niche dans les têtes par alignement sur la doxa dominante.

 

On vous ferais avaler toutes les couleuvres, pas moi, pas nous.

 

Comble de l'hypocrisie on condamne l'opération, mais dans le même temps on en valide les attendus.

 

On n'en appelle au droit international alors que le communiquer sur Afrine en appelait à la violation de ce même droit international comprendre qui pourra.

 

Voilà des porte flingues de seconde zone de l'U.E/OTAN qui ont choisi de se coucher. A remarquer l'absence do mot impérialisme cela leur arracherait la gueule.

 

Ci-dessous le torchon

 

Le Parti communiste français : Syrie une nouvelle escalade guerrière sans espoir  

 

Après le très probable bombardement chimique particulièrement ignominieux effectué par le régime syrien sur la population de la Ghouta [*], les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France viennent de réaliser une attaque punitive contre plusieurs sites qu'ils ont identifiés comme étant les centres de production d’armes chimiques du régime. 

 

L’engrenage d’actions militaires unilatérales et illégales vient donc de connaître une nouvelle escalade guerrière sans que cela ne puisse ouvrir le moindre espoir de règlement du conflit syrien. L’ONU a été une nouvelle fois mise hors-jeu. Les trois pays qui ont frappé cette nuit prétendent envoyer un message de fermeté et de force du " camp occidental " contre la Syrie , et aussi contre son allié,  la Russie. Ce faisant, la France joint son action à celle de Donald Trump qui est le premier à bafouer le droit international, comme il vient de le faire dans le conflit israélo-palestinien. La France parle de fermeté quand elle n’en affiche aucune face à l’entrée de l’armée turque sur le territoire d’Afrine, ni face à sa politique de nettoyage ethnique  contre la population kurde.

 

Le message de la France continue ainsi de se brouiller et de perdre toute efficacité politique  dans cette région  si sensible. [**]

 

Le Président de la République  a annoncé une discussion au Parlement ...après le déclenchement de l’intervention de nos forces armées -une pratique impensable dans d’autres pays qu’on nous cite si souvent en exemple, comme l’Allemagne ! Il est nécessaire que ce débat permette au moins d’exiger un changement de cap pour notre politique internationale au Proche-Orient, afin que la France œuvre enfin pour un règlement  politique global de tous les conflits de la région qui mettent en danger la paix dans le monde. L’après Daesh ne doit pas transformer la Syrie en un champ de manœuvre et de partage au service des logiques des grandes puissances. Le PCF soutient l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres pour la tenue d’une conférence internationale de règlement politique et de paix pour la région sous l’égide de l’ONU. [***]

 

Le 14/04/2018 

 

[*] Curieusement, le PCF utilise le terme "très probable" qui tend évidemment à valider implicitement les arguments de Trump, de Th. May et de Macron utilisées pour justifier leur agression impérialiste - Est-il le seul parti politique à disposer d'informations impartiales à ce sujet ?

 

[**] Quand au message du PCF il est inaudible, fétide de l'ordre des ragots de bas étages. Une insulte faites à notre histoire 

 

[***] Et si on laissait aux syriens ce qui relèvent de leurs responsabilités, se serait-ce pas mieux ?


Heureusement les députés sauvent l'Honneur

Comparer les deux textes et vous constaterez qu'ils sont aux antipodes l'un de l'autre. C'est le jour et la nuit.

 

Déclaration des députés communistes : « Nous condamnons fermement les frappes militaires qui ont eu lieu cette nuit en Syrie, sans l’aval de l’ONU, de l’Europe et du Parlement français. » 

 

En répondant à l’injonction de riposte de Trump et des néo-conservateurs contre l’attaque chimique attribuée, en amont de toute enquête, au régime syrien, la France a fait le choix de la guerre préventive.

 

Une décision illégale et dangereuse qui confirme la rupture avec notre tradition d’indépendance nationale fondée sur les valeurs de la paix et du multilatéralisme. Si cette tradition faisait notre singularité et notre grandeur, sa remise en cause questionne notre place dans le monde : la France est-elle condamnée à s’aligner sur la volonté et les intérêts américains?

 

La solution à la guerre en Syrie ne peut être que de nature politique et diplomatique. Or, ces frappes ne contribuent en rien à faire progresser ni le dialogue entre les forces syriennes, ni la coopération avec les acteurs régionaux et internationaux impliqués. Au contraire, la tension est désormais à son comble, y compris avec les principaux alliés du régime inique de Bachar Al-Assad. Si ce dernier mérite d’être jugé pour les crimes perpétrés contre son propre peuple, la paix ne se fera ni sans, ni contre la Russie et l’Iran. Une résolution pacifique du conflit passe par un accord avec ces puissances désormais incontournables.
 
Nous mettons également en exergue les indignations sélectives de la France qui, d’un côté frappe la Syrie, et de l’autre ignore superbement les horreurs perpétrées dans d’autres espaces, comme en Palestine, au Yémen, dans le nord de la Syrie et en Birmanie. Cette indignation à géométrie variable sape la crédibilité de la voix de la France. 

B.T : Même Défaut? Que Bachard nous plaisent ou pas, c'est d'abord l'affaire des syriens et de personnes d'autres. La non immixtion dans les affaires intérieures des pays doit être la règle absolue. Macron c'est notre affaire, c'est l'affaire de personne d'autres. Le devoir d'intervention proné par Kouchner et B.H.L c'est révélé infiniment plus meutrier que tous les dictateurs possibles. Encore que les dictatures sont appréciées par "l"occident" dans la mesure où elle nous sont soumises. (Monarchie du golfe, Qatar, Arabie Saoudie et plein de déclinaison en Afrique. Mais enfin ce communiqué est d'une autre tenu


 

Le soutien de Benoît Hamon et François Hollande

 

La tonalité n’est pas la même du côté de Benoît Hamon et de l’ancien président socialiste, François Hollande. Tous deux se sont dits favorables cette semaine à une riposte militaire – même sans l’aval d’une ONU bloquée par les veto russe – afin de mettre un terme « au massacre » du peuple syrien.

 

« Le crime de frapper sa propre population par des armes chimiques ne doit pas rester impuni (…) Je suis lassé de voir comment ce dictateur soutenu par beaucoup de pays autour, dont la Russie, continue à massacrer sa propre population, notamment en utilisant des armes chimiques », a déclaré le fondateur de Génération.s, mercredi sur France Inter.

 

De son côté, François Hollande a de nouveau appelé à « une réaction forte », soulignant qu’« il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes ». « Je soutiendrai toutes les réactions, y compris militaires, car ce qui a été commis en Syrie est inadmissible et ne doit pas être sans réponse », a-t-il déclaré jeudi également sur France Inter.

Je partage cette déclaration et j’adhère au Mouvement de la paix parce que ce n’est qu’un début…

Je partage cette déclaration et j’adhère au Mouvement de la paix parce que ce n’est qu’un début…

 

14 Avril 2018

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nos alliés…

Dominique Declosmenil 

 

On peut s’interroger sur la vérité des faits, mais on ne peut pas s’interroger sur de nouveaux bombardements d’un peuple déjà martyrisé, migrant, endeuillé… ils sont inadmissibles. L’escalade militaire conduit toujours à des désastres qui après la fin de la guerre s’inscrivent sur des monuments aux morts. « On croit mourir pour la patrie, alors que l’on meurt pour les marchands de canons » (Anatole France). Pour les peuples la guerre n’est jamais la solution, surtout dans ces guerres dites modernes et urbaines, les principales victimes sont toujours les civiles. Au non de ce principe, qui hier nous faisait combattre contre le colonialisme et ses guerres, il est impensable pour un Communiste de soutenir une guerre impérialiste. « Prolétaire de tous les pays unissez-vous ! » j’ajouterais un chantant l’Internationale. Guerre à la guerre camarades, le PCF n’est pas à la hauteur des enjeux imposés par la barbarie capitaliste du XXIème siècle, de notre identité pacifiste (à commencer par Jaurès), de l’histoire de nos combats aux côtés de peuples colonisés, de nos manifestations contre le surarmement nucléaire, de l’appel des 100…

 

J’ajouterai qu’il est inadmissible que le président de la République française ne rende de compte à personne avant et après s’être lancé dans ce genre d’opération, alors même que partout en matière d’éducation, de santé, de droit à la retraite, à la justice, on fait pression sur les budgets, on laisse se multiplier les suicides dans les hopitaux, que nos maisons de retraites soient des mouroirs, de quel droit autorise-t-on un gaspillage aussi meurtrier,.Jusqu’à quand les marchands d’armes mèneront-ils notre politqie en violant le droit international autant que le légitime intérêt des peuples.

 

Tout cela sous une caricature de défense du droit, celui d’uine coalition limitée au seul USA, Grande Bretagne et France, les deux colonisateurs et leur rejeton sanglant. Parce que le peuple syrien était arrivé à une paix possible et se préparait une négociation régionale dans laquelle les trois comparses risquaient d’être exclus ainsi que leur nauseabonds alliés (les saoudiens bailleurs de fond du terrorisme et Israël). Le pretexte chimique est une pure invention utilisée pour revenir en maître à une table des négociations dont ils étaient exclus pour cause de victoire du gouvernement syrien. Celui-ci quel que soit ses tares n’a rien à voir avec le régime de Saoud et la mosaïque de la Syrie, y compris les chrétiens préférent assad aux djiadistes. Si Bachar el Assad a gagne c’est parce que le peuple syrien a été placé devant l’alternative enre ce gouvernement et l’impérialisme soutien dez fait des djiadistes.

 

Ces mensonges grossiers vont se renouveler parce que l’impérialisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage.

 

Allons nous prendre l’habitude que notre pays déjà saigné par les capitalistes, les exilés fiscaux le soit par Macron et sa folie guerrière derrière Trump :

« C’est associer notre pays, qui pourrait être si grand par une haute conscience, à toutes les forces de ruse, de réaction, de mensonge et de brutalité qui besognent dans le monde ».

 

Jean Jaurès, « L’humanité » , 3 mai 1911

 

Si le mouvement de la paix veut de moi, j’ai décidé d’y adhérer et d’y consacrer mes dernières forces, parce que sans la paix il n’y aura pas de justice sociale, ni d’humanité peut-être.

 

Danielle Bleitrach


Commentaire de B.T :

Avoir l'esprit de parti ce n'est pas forcément se contenter de faire acte d'allégeance à ceux qui le dirigent provisoirement. C'est, dans le cas présent, avoir le courage de les remettent en cause pour violation de ce qui fonde notre engagement.

Précisions à propos de ma critique de la position de Pierre Laurent sur la guerre

Précisions à propos de ma critique de la position de Pierre Laurent sur la guerre

 

13 Avril 2018

Je n’ai jamais dit que Pierre Laurent avait demandé une intervention militaire (manquerait plus que ça), j’ai publié ses propos tels que les rapportent Challenge et je les ai critiqué, ce qui est mon droit le plus absolu, en disant qu’ils venaient de fait en appui de la position de Macron.

 

Pierre Laurent, secrétaire général du PCF: « Il faut bien sûr stopper l’utilisation de ces armes chimiques, elle aurait déjà dû l’être (…) L’enchevêtrement de l’action des différentes grandes puissances dans la région rend la situation extrêmement préoccupante. Il faut continuer de ne pas dissocier une éventuelle action militaire de l’effort politique pour stopper la guerre car on ne résoudra pas cette situation uniquement par des actions de ce type (des frappes, NDLR); la preuve, on en a déjà conduites. (Le soutien du PCF à d’éventuelles frappes) dépend des conditions dans lesquelles est menée cette opération. (Hors cadre de l’ONU) c’est un problème (…) A priori, non, (le PCF ne soutiendrait pas une action hors de ce cadre). C’est pour ça que je dis qu’il faut trouver des solutions politiques dans la durée dans le cadre de l’ONU ». (sur RTL) 

 

Je suis parfaitement d’accord avec la déclaration du Mouvement de la paix qui présente quelques ressemblances, mais aussi des différences importantes avec les propos embarrassés de Pierre Laurent, notez : « le soutien du PCF à d’éventuelles frappes dépend des conditions dans lesquelles est menée cette opération, hors cadre de l’ONU c’est un problème ». Trouvez vous cette affirmation satisfaisante? mobilisatrice ? Moi non…

 

Il ne met pas en doute l’utilisation des armes chimiques (elles auraient dû être stoppées) donc il valide plus ou moins. Il aurait du se contenter de dire que le PCF était contre les armes chimiques.

 

Au positif on peut penser que Pierre Laurent subordonne tout appui de l’intervention à l’ONU, mais sans préciser l’essentiel, c’est-à-dire l’exigence d’une commission indépendante de l’ONU pour inspecter la situation, ce qui est la position des Russes et des Chinois. Donc il faut remettre en cause l’affirmation de Macron sur la « preuve » et Pierre Laurent aurait dû citer les nombreuses fausses preuves sur lesquelles se sont constituées les coalitions, il aurait dû dire que dès aujourd’hui le projet de frappe s’appuie sur des preuves inexistantes et sur une absence de mandat de l’ONU, donc le PCF est résolument contre et propose une mobilisation contre cette aventure très dangereuse.

 

Il articule bien sûr solution diplomatique et intervention, mais c’est la position de Macron, alors que le Mouvement de la paix substitue à l’intervention la négociation.

 

Un dirigeant du PCF pourrait même considérer que comme une majorité de pays et de partis communistes, « la preuve » est de l’ordre de celles qu’on nous a déjà infligées en Irak et en Libye et qu’il s’agit d’une volonté impérialiste dont on ne sait pas où elle s’arrêtera, mais en restant sur la base minimum qui est celle du mouvement de la paix, comme ce dernier, il aurait du insister sur l’exigence de négociations (que ne cessent de torpiller les Etats-Unis, la France et la Grande bretagne)

 

En tant que parti politique engagé dans les luttes en France, Il aurait  du dénoncer les institutions de la Ve république qui font qu’à l’inverse des USA, un président peut décider sans le moindre contrôle et sans la moindre explication de rentrer en guerre. Et y compris noter le coût d’une telle opération illégale et dangereuse alors que partout en particulier dans nos hopitaux, dans les maisons de retraite, dans l’éducation on souffre d’une destruction du service public.

 

Voilà ce que Pierre laurent n’a pas dit et ce faisant non seulement il a démobilisé une combat pour la paix mais n’a pas éclairé la logique globale de la politique du Macron,

 

La question que me pose le message pour le moins brouillé de Pierre Laurent est de savoir si comme Robert Hue et la liste Bouge l’Europe nous allons raconter n’importe quoi sur l’intervention en Yougoslavie. Si comme Jacques Fath, nous allons de fait appuyer cette intervention, comme ce responsable à la politique internationale appuyait de fait l’intervention en Libye.

 

https://www.humanite.fr/26_03_2011-libye-l%E2%80%99intervention-est-elle-justifi%C3%A9e-468744

 

Et ce alors même que le député communiste Roland Mazeau la position de dénonciation de l’intervention avait été courageusement défendue par le PCF à l’Assemblée nationale (il n’y avait pas eu de vote puisque l’expédition ne devait pas excéder 4 mois)?

 

Voici de nombreuses années que le message du PCF est inaudible. sans doute parce que nous sommes subordonnés à des alliances de sommet.

 

Il s’avère que j’ai une sensibilité particulière aux questions de la guerre et de la paix. J’ai voté pour la premoière fois pour Mélenchon à la suite de son discours de Marseille sur la paix et je suis rentrée dans une vraie opposition à Robert Hue à la suite de la liste Bouge l’Europe qu’il avait monté alors qu’il y avait la guerre en Yougoslavie, une liste dont la moitié des membres étaient contre l’intervention de l’OTAN et l’autre voulait envoyer les troupes de l’OTAN et nous mêmes combattre les Serbes au sol. Tout peut être rattrapé sauf la guerre, les morts, surtout si comme aujourd’hui derrière le régime syrien il y a la recherche d’un affrrontement entre puissance nucléaire.

 

J’ai connu un parti communiste fondamentalement attaché à la paix, à la dénonciation du danger nucléaire et un dirigeant du PCF qui n’est pas clair dans ce combat ne correspond pas à ce que j’attends , je le dis simplement  sans rien attendre d’autre de ma prise de position qu’une rectification de ligne.

 

Le seul élément que nous avons pour intervenir en Syrie, c’est l’affirmation de Macron: nous sommes sur qu’il y a eu attaque chimique de la pârt du gouvernement syrien.


Tout plaide pourtant à l’encontre de cette affirmation. Et hier toute la journée dans le cadre de la promotion du livre de Hollande, nous avons eu droit à la démonstration que Macron était capable de mentir sans le moindre état d’âme au point que Hollande s’est fait rouler dans la farine malgré l’évidence.

 

Quand aux deux autres, Trump et Théresa May oserais-je dire que personne n’a confiance en eux…

 

Il fut un temps où le PCF aurait considéré de son devoir de dénoncer une telle affaire.

 

C’est là tout ce que je dis et il est extraordinaire qu’il se trouve un communiste pour m’accuser de cultiver une culture d’opposision à la direction.

 

Certains vont même jusqu’à m’inventer un passé d’éternelle opposante.  C’est un mensonge éhonté… de la diffamation.

 

J’ai adhéré en 1956 et je n’ai pas eu le moindre désaccord jusqu’en 1996, j’étais un membre du CC particulièrement disciplinée et quand je me suis sentie en désaccord en 1996, j’ai quitté le CN parce que je considérais qu’un membre du CN devait porter la politique du parti et pas la sienne. Je me suis toujours prononcée contre les tendances et encore aujourd’hui, je dis ce que j’ai à dire dans ma cellule, mais je ne tiens à prendre la tête d’aucune fronde et je me suis recemment battue pour que nous construisions ensemble une base commune.


Je suis en parfait accord avec les luttes et la manière dont les députés communistes, les élus, les militants s’y impliquent, j’y prend ma part.


Mais il est vrai que je pense que notre parti n’a pas une direction digne de ce nom, cela ne concerne pas seulement le secrétaire mais tout le fonctionnement des instances nationales, y compris l’exécutif et le conseil national, je souhaite que le Congrès pousse la réflexion en ce sens.

 

Danielle Bleitrach


Syrie : réactions politiques à la menace de frappes occidentales, Pierre Laurent déshonore le PCF UNE FOIS DE PLUS… Danielle Bleitrach. [Suite…]

Et il y a pire

Question Kurde : Le PCF ne doit pas d’engager dans une aventure impérialiste… [Suite…]

A propos d’un inacceptable communiqué du PCF - Parti Communiste Français] Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan. [Suite…]


Une réponse à “Précisions à propos de ma critique de la position de Pierre Laurent sur la guerre”

 

etoilerouge

avril 13, 2018 at 3:00

 

La position de LAURENT n’est pas une position de classe.


Premièrement. Elle ne rappelle pas les mensonges dignes de GOEBBELS utilisés par les USA maitres de l’OTAN pour alimenter des guerres de toutes sortes qui ont développés les fascisto religieux qui sont un danger pour le développement des libertés démocratiques c’est à dire laïques et sociales en faveur des seuls travailleurs.


Se cacher derrière l’ONU qui est un simple rapport de forces des nations et de ce fait favorables à l’OTAN (n’oublions pas que 3 des 5 membres du conseil de sécurité sont membres de l’OTAN donc dépendent directement du Président des USA) n’est pas digne du parti des fusillés.


La présence de la France au conseil de sécurité n’a de sens que si notre pays est indépendant donc hors de l’OTAN, de l’UE et de l’euro . Ce n’est pas le cas.


Le gouvernement français dans ces conditions ne parle pas pour la France en tant que peuple mais pour les seuls intérêts américains en FRANCE.


Le problème du PCF et de sa direction c’est la trahison des nécessités de l’indépendance nationale où la classe ouvrière doit devenir la classe nationale c’est à dire que ses intérêts doivent devenir les intérêts de la Nation.


Dans le cas de la SYRIE les mensonges guerriers de l’OTAN doivent être combattus et dénoncés ce que ne fait pas le PCF.


Il est nécessaire que les vrais communistes sortent leurs tracts avec faucille et marteaux et condamnent cette attitude de MACRON et de l’OTAN.


De plus la manifestation à Marseille doit de venir anti guerre en Syrie.


Le génocide nucléaire partiel menace la France en cas de conflit avec la Russie.


De plus les lois dites antiterroristes sont identiques aux lois votées en temps de guerre et c’est cette guerre permanente réelle ou dans les esprits que souhaite les gouvernements capitalistes pour écraser les libertés et droits ouvriers.


S’opposer à cette guerre est nécessaire aussi parce que les forces qui prendraient le pouvoir en Syrie seraient violemment anti démocratiques, anti laïques, anti féministes et pro américaines favorisant le glissement ultérieur vers l’IRAN.


Bombarder la Syrie aujourd’hui est un acte digne des politiques Hitlériennes capitalistes. C’est apporter un soutien de fait aux fascisto religieux. MACRON et l’OTAN ont pris partie pour les assassins de milliers et de milliers de musulmans et des 300 français assassinés lors d’attentats.


Où est la position de classe Monsieur LAURENT. ?


Madame BLEITRACH comment aider dites moi

 

 

Mai 68 : gauchisme infantile et imposteurs joufflus

Mai 68 : gauchisme infantile et imposteurs joufflus

13 Avril 2018
 

 

 

 

 

 

12 AVRIL 2018 RÉGIS DE CASTELNAU

 

 

Pour le contemporain, ce que l’on appellera plus tard « les événements de 68 » ont véritablement commencé le vendredi 3 mai dans l’après-midi. J’en ai le souvenir très précis, puisque ce jour-là en début d’après-midi, je passais à la piscine Pontoise dans le Ve arrondissement de Paris, l’épreuve de natation du baccalauréat prévu pour le mois de juin. Pour me retrouver en sortant dans le quartier de la Sorbonne où commençait l’émeute. J’ai toujours eu l’impression de me rappeler les deux mois qui ont suivi heure par heure. Impression en partie illusoire, car les souvenirs sont sélectifs, et l’on retient surtout ce qui a fait sens, même si celui-ci est bien souvent apparu après. Chacun sait qu’il est plus facile de raconter l’Histoire quand on connaît la fin. C’est probablement pour cela que me sont pénibles les cérémonies du 50e anniversaire qui pour partie continuent à véhiculer un mensonge et à promouvoir les imposteurs.

 

1968, ce fut l’année terrible dont le mai français ne fut qu’un épisode, et dont la nostalgie ne doit pas exagérer l’importance. Rappelons qu’elle avait commencé par l’incroyable événement de « l’offensive du Têt », ou les Bô-Doïs nord-vietnamiens et Viêt-congs, rassemblés en une armée régulière avaient fait trembler la première puissance du monde. Et démontré que celle-ci ne pouvait que perdre la guerre. Il y avait eu « le Printemps de Prague » avec un parti communiste voulant instaurer « un socialisme à visage humain ». Les luttes contre la guerre du Vietnam et pour les droits civiques des Noirs qui secouaient les États-Unis, ponctuée par de violentes et récurrentes émeutes et les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy. Les révoltes de la jeunesse en Allemagne et en Italie qui déboucheront au contraire de la France sur un terrorisme mortifère. Le massacre de « la place des trois cultures » au Mexique juste avant les JO marqués par la contestation des athlètes noirs américains. L’intervention soviétique pour mettre fin à l’expérience Tchèque au mois d’août, et pour terminer en beauté, l’envoi pour la première fois d’un vaisseau habité vers la Lune. Finalement, au regard ce contexte, la dimension proprement hexagonale du mai français saute aux yeux, même si ses conséquences politiques et culturelles n’ont pas été négligeables pour notre pays.

 

Pour en revenir à ma propre expérience, j’ai retenu le caractère étonnant de la première semaine qui suivra l’explosion du vendredi 3 mai et se terminera le 10 avec les affrontements de la rue Gay-Lussac. Un gigantesque et violent monôme, au sein duquel le marais des étudiants et lycéens avait rejoint les groupuscules gauchistes. Le tout au son de l’internationale (!). De retour d’Afghanistan, Georges Pompidou conscient que c’était les fils de bourgeois qui se faisaient matraquer, se rendit à la télévision pour capituler devant les revendications étudiantes. C’est là qu’à mon sens se situe la grande bifurcation entre le mai étudiant qualifié à juste titre par Michel Clouscard de « 14 juillet des couches moyennes » et le « Mai ouvrier » proprement dit. La classe ouvrière au sein de laquelle, quoi qu’on en dise aujourd’hui, le PCF et la CGT étaient hégémoniques, se mit en mouvement pour profiter de la faiblesse ponctuelle du pouvoir. Elle organise une grève générale aussi massive que stupéfiante. Malgré toutes les incantations gauchistes, il n’y aura jamais de convergence entre les ouvriers et les étudiants, les grilles des usines leur resteront fermées.

 

La petite bourgeoisie va patauger pendant quelques semaines. Ses représentants politiques, de François Mitterrand à Pierre Mendès France en passant par Edmond Maire organisant conférences de presse absurdes et meetings hétéroclites vont manœuvrer et finasser pour tenter de restaurer ce parlementarisme propice aux arrangements dont ils raffolaient. En tenant soigneusement à l’écart les ouvriers et leurs organisations. Ils vont se ridiculiser. Lassés, les étudiants quitteront les facultés occupées et rentreront chez eux pour vaguement préparer les examens et surtout organiser les vacances d’été. Les gauchistes les plus obtus, rejoints parfois par un lumpen violent, poursuivront encore quelque temps leurs délires infantiles.

 

Charles de Gaulle avait rappelé le 30 mai quel était le rapport de force, les choses se sont donc remises en place avec la chambre introuvable de la fin du mois de juin. Le mouvement ouvrier, quant à lui, sachant qu’il ne devait rien attendre des phraseurs et ne pouvait compter que sur lui-même, entendit profiter de ce qu’il avait gagné et ne pas s’exposer à l’affaiblissement de ses forces politiques et syndicales. Le résultat de Jacques Duclos à la présidentielle de 1969 fut de ce point de vue une démonstration. Je fus personnellement impressionné par cette force et cette intelligence politiques et c’est ce constat qui a déterminé mes choix pour la suite. Qui se déduisent de ce que rien ne peut se faire sans les couches populaires, c’est-à-dire essentiellement les ouvriers et désormais les salariés d’exécution des services. Et qu’il n’y a rien à attendre, aujourd’hui comme hier, de ce gauchisme infantile, et de ces petits-bourgeois phraseurs et inconséquents.

 

Je les ai tous connus, les Cohn-Bendit, les Goupil, les Glucksmann, les Kessler, les Kouchner, les Geismar, les July, les Pleynel, et tant d’autres. Je les ai tous entendus ceux qui plastronnent aujourd’hui, petits valets du néolibéralisme, néoconservateurs militants, soutiens indéfectibles de la piraterie américaine au Moyen-Orient. Ayant fait pour certains, de leur vilain métier un apanage héréditaire. Qu’on ne vienne pas me dire qu’ils ont changé, ils ont toujours été comme ça, du côté du manche, pratiquant le diptyque rodé : provocation puis trahison. Le pire étant qu’ils sont tous devenus va-t-en-guerre et réclament régulièrement à grands cris le bombardement et le massacre de populations civiles. Beaucoup de photos de manifestations de 68 ressortent actuellement et j’invite à procéder à un petit jeu amusant.

 

Essayer de reconnaître parmi ceux qui criaient le plus fort, qui encensaient la révolution culturelle, et vous donnaient des leçons de marxisme-léninisme toute la sainte journée, ceux qui ont accompli ensuite les trajectoires les plus goulues.

 

Alors aujourd’hui, pendant ce conflit des cheminots qui se battent pour le service public de tous, ce combat des employés de Carrefour qui relèvent la tête, quand j’entends ces appels à la « convergence », quand je vois ces petits-bourgeois fragiles et pleurnicheurs, en appeler à la police qu’ils vilipendent par ailleurs, lorsqu’ils aperçoivent le front bas d’un identitaire, j’ai vraiment du mal. Quand j’entends leurs discours débiles, leurs revendications et leurs slogans ineptes, les mêmes que ceux leurs aînés, cela ne me rajeunit pas, mais je suis contraint de constater que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il n’y a rien à attendre de ces gens-là, parce que je sais bien qu’on les retrouvera dans quelques années aux places occupées par tous les imposteurs joufflus qu’on nous ressort des tiroirs pour le 50eanniversaire.

 

L’opportunisme politique petit-bourgeois serait-il génétique ?

 

Voir en ligne : sur le site de Régis de Castelnau

 

Christophe Barbier, Cohn Bendit et les autres se pissent dessous de bonheur…

Christophe Barbier, Cohn Bendit et les autres se pissent dessous de bonheur…

 

12 Avril 2018
 

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christophe Barbier fait le poirier. sur le plateau de BMTV, il n’en est pas à une pitrerie près…

 

La réflexion de Poutine sur la France : « Voilà un pays qui envoie 2500 gendarmes contre 80 gauchistes et un chien et qui veut donner des leçons à la Syrie qui affronte des terroristes djiadistes armés et violents » est frappée du coin du solide bon sens. . Comme d’ailleurs le constat que l’armée syrienne avait reconquis la zone et n’avait aucun intérêt à envoyer des armes chimiques si près de sa capitale.

 

Comme d’ailleurs Poutine n’avait aucun intérêt à assassiner un espion russe à la veille de sa réelection triomphale et du mondial.

 

D’ailleurs sur BMTV,  on n’en parle plus, ni de « l’épuration ethnique des kurdes », on a trouvé le bon prétexte bien saignant.

 

.Je ne suis pas une fan de poutine et si j’étais Russe je ne voterais pas pour lui, mais incontestablement il marque un point. Comme d’ailleurs quand l’Etat major russe demande si les frappes ne seraient pas destinées à masquer le fait qu’il n’y pas eu attaque chimique. Les images des psqeudo intoxiqués que l’on lave à l’eau courante, l’absence de confirmation des hôpitaux, la seule parole d’observatoires et de casques blancs qui nous ont déjà raconté n’importe quoi à Alep, tout sème le doute. Et comme la zone est désormais prise par l’armée syrienne, on la fait visiter aux journalistes pour appuyer la dénégation. J’ajouterai sur ce chapitre que Macron terminant son banquet avec le saoudien, protecteur reconnu de tous les terroristes, boucher du Yemen, menaçant le dirigeant syrien pour cause de défense des droits de l’homme c’est fantastique…

 

Que penser des délires des journalistes cautionnant ce genre de choses?

 

Rien si ce n’est le caractère minable de ceux qui des trotskistes à la folle Clémentine Autain qui continuent à chanter le même air de la CIA et de Macron…

 

Rien si ce n’est que leur servilité n’a d’égale que celle des écologistes au pouvoir de françois de Rugy à Nicolas Hulot.. 2500 gendarmes contre 80 gauchistes et un chien, des blessés parmi les forces de l’ordre quand on leur renvoie leurs grenades dégoupillées… Il n’y a pas que Poutine pour s’étonner de l’emploi des forces de l’ordre… Mais est-ce que Macron a un moyen de chantage sur Hulot pour l’obliger à tout accepter, y compris ce matin l’aide aux chasseurs y compris la venerie… Brigitte Bardot va finir par jouer les terroristes dans les couloir du ministère de l’environnement.

 

Et les journaleux d’applaudir à tout rompre, christophe Barbier s’étrangle de bonheur..

 

Le pire étant ces étudiants que l’on menotte après avoir envoyé contre eux les groupuscules fascistes dont on se sert comme pretexte à dénonciation des désordres…

 

Et les anciens soixantte huitards comme Cohen Bendit se pissent dessus d’enthousiasme devant cette preuve de force, bande de gâteux.. Je peux vous pardanoer votre déchéance parce que je ne me suis jamais fait d’illusion sur qui vous étiez pas plus qu’aujourd’hui je ne me fais d’illusion sur Clémentine Autain, vous partagez ce narcissisme, ce besoin d’être au centre alors que vous n’avez rien qui vous destine à pareille responsabvilité si ce n’est votre culot… mais il y a une chose que je ne pardonne jamais c’est la guerre…

 

Est-ce que nous avons vraiment nous Français le monde politicien que nous méritons… Les seuls qui sauvent l’honneur ce sont les députés communistes, dignes, honnêtes, combattifs, oublieux d’eux mêmes, même s’ils n’ont pas la direction qu’eux et les militants méritent dans le fond, je me dis qu’en mai 68 comme aujourd’hui je ne regrette pas d’être communiste…

 

74 députés votant la privatisation de la SNCF parce qu’il s’agit bien de cela… et tous les jours on invente des fausses vérités sur l’excellence des chemins de fer britanniques et allemands grâce à la privatisation, des faux aussi faux que l’assassinat des espions par Poutine, ou l’assassinat des bébés en couveuse par Saddam Hussein…

 

Jean Claude Bourdin, encore un qui s’indigne toujours dans les limites de la survie personnelle interview la ministre de la santé et l’invite à expliquer « qu’il n’y a plus d’argent pour soigner les vieux ».. ni pour assumer les urgences… et qui cautionne l’entrée en guerre puisque jamais il ne compare le pris d’une bombe plus de 100.000 euros, celle d’une expédition envisagée en Syrie derrière Trump au coût réel de la santé et de la dignité des anciens?  ils mentent aussi par omission

 

Mais rassurez vous Macron va expliquer sa politique…Chriqstophe Barbier explique pourquoi l’Orne… parce que ça rime avec morne, que personne n’a envie d’aller dans un coin pareil… le plateau rigole et feint de protester.. Barbier insiste « aucun de nous ne voudrait vivre là-bas, il n’y a plus de service public, plus de poste, plus d’hôpital » ajoute-t-il, sans état d’âme…

 

Et là on a droit à l’idolâtrie d’un Jupiter condescendant à venir expliquer aux bouseux qui ont l’esprit enfoncée dans la glèbe l’excellence de sa politique, en particulier « tenez-vous bien » pour expliquer la nécessité d’une intervention en Syrie…

 

Heureusement on aura bien écrasé la cervelle du télespectateur avec le feuilleton Halliday, 14 pages dans les colonnes du Point. 74 personnes de nuit ont voté la privatisation de la SNCF. On nous annonce une entrée en guerre avec la Russie par Syrie interposée sans le moindre débat… mais nous n’échapperons à aucun détail sur l’agonie et les débats autour de l’héritage…

 

danielle Bleitrach

Cette nuit, à 00h07, 74 député.e.s votent la privatisation de la SNCF Mardi 10 Avril 2018

Cette nuit, à 00h07, 74 député.e.s votent la privatisation de la SNCF Mardi 10 Avril 2018

 

12 Avril 2018

 

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E.Macron : Le libéralisme et la finance toujours au pouvoir (2017-)

 

https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Cette-nuit-a-00h07-74-depute-e-s-votent-la-privatisation-de-la-SNCF_a13092.html

 

Par 74 voix contre 20, les député.e.s ont voté un amendement qui prévoit qu’à compter du 1er janvier 2020 : « La société nationale à capitaux publics SNCF et ses filiales constituent un groupe public unifié », celui-ci sera soumis « aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes ». Comme pour France télécom, EDF, GDF, Aéroport de Paris, La Poste et bien d’autres, la SNCF est engagée dans sa privatisation

 

Cette nuit, à 00h07, 74 député.e.s votent la privatisation de la SNCF


Ces 74 député.e.s portent le sceau de l’infamie (voir la liste). Elles-Ils viennent de voter un amendement qui engage la privatisation de la SNCF.

 

« La société nationale à capitaux publics SNCF et ses filiales constituent un groupe public unifié », celui-ci sera soumis « aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes ». Ainsi la SNCF, société au statut d’EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) devient une entreprise à statut privé (Société Anonyme)

 

Comme EDF, GDF, La Poste …

 

Rappelons que tous les EPIC qui sont passé au statut de Société Anonyme ont été privatisé, et ou « ouverte au capital privé ». Que les missions de services publiques ont été lourdement malmenées (fermeture de bureaux, d’agences, désertification dans les secteurs ruraux, suicides des agents, hausse des tarifs – malgré la fumeuse « concurrence » sensé faire baisser ces derniers – et suppression massive d’emplois stables).

 

Ils sont devenus entreprise privée ou société anonyme à capital totalement ou partiellement public :

 

– Aéroports de Paris, devenue une société anonyme le 22 juillet 2005.


– L’Agence pour la diffusion de l’information technologique (ADIT), créée en 1992 et devenue une société anonyme en 2003


– Électricité de France (EDF), devenue une société anonyme le 9 août 2004


– Gaz de France (GDF), devenue une société anonyme le 9 août 2004 puis fusionnée avec Suez en juillet 2008 pour devenir ENGIE


– La Poste, devenue une société anonyme en mars 2010


– La Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes (Seita), privatisée en 1995 puis renommée Altadis en 1999


– Eau de Paris (aujourd’hui régie)


– Télédiffusion De France (TDF) créé le 1er janvier 1975, devenu société anonyme le 1er juillet 1986


– France Télécom (devenu Orange en 2013) : De la loi du 2 juillet 1990 à sa transformation en société anonyme en 1996


– Réseau ferré de France (RFF) : créé le 13 février 1997 par scission de la SNCF et a été réintégré à celle-ci, au sein de SNCF Réseau, le 1er janvier 2015


– Charbonnages de France (CdF) : créé en 1946 et dissous en 2007

 

Elections européennes, c’est au congrès de décider !

Elections européennes, c’est au congrès de décider !

 
par  Michel Ruchon

Chère camarade,

j'ai transmis le texte joint à mes camarades de St-Cyr l'Ecole et à ceux des Yvelines la semaine dernière, suite aux travaux du CN sur l'Europe. Il peut être mis sur le site lepcf.fr si tu peux  l'y mettre; je cherche par ailleurs à le mettre sur le site du Congrès.

 

Bien fraternellement,

Michel

 

 

     Après la parution de la résolution du CN sur les élections européennes et le rapport d'Anne Sabourin, je crois que l'on met la charrue devant les bœufs : on engage la campagne des élections européennes (contenu et liste) avant que le Congrès réputé extraordinaire ne prenne position avec débat sur l'Union européenne et l'euro.

 

Le texte de la résolution fait le constat de la victoire du capitalisme (pudiquement appelé libéralisme), montre le dégât des politiques de l'UE, la casse de l'emploi, la pauvreté mais ne remet pas en cause la construction de cette UE comme si on pouvait séparer l'outil (l'UE) de ce pourquoi il a été construit depuis le début (renforcer le poids du Capital, sous domination allemande et atlantique). On ne trouve pas dans cette résolution le terme d'indépendance nationale, que l'on trouvait il y a 22 ans et plus, comme si c'était un gros mot conduisant nécessairement à penser nationalisme étroit et xénophobie. Selon moi, il y a bien eu glissement de notre position sur l'UE en 1997 ( « la liquidation des monnaies nationales, loin de favoriser le rapprochement des peuples, contribuera à les opposer », c'est ce qu'écrivait dans l'HD du 30/01/1996, Pierre Ivorra, journaliste économique dont j'apprécie souvent la teneur des articles ; aujourd'hui, la direction du parti dit carrément le contraire!) au moment où le parti a décidé de rentrer dans le gouvernement Jospin, au moment du Traité d'Amsterdam, juste avant l'arrivée de l'euro. On a encore contribué, cependant, à la victoire du NON lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005 puis on s'est glissé dans l'acceptation de l'UE en rêvant d'une Europe sociale et démocratique à construire de l'intérieur. On devrait pourtant tenir compte de l'expérience grecque ! On s'étonne que l'électorat populaire s'abstienne ou vote FN qui apparaît maintenant le seul opposant à l'UE. L'indépendance nationale, la souveraineté nationale, c'est une autre façon de dire démocratie ; la souveraineté, cela doit inclure la souveraineté monétaire ; c'est la Révolution française qui a rehaussé la question de la Nation, comme cadre de la vie politique dans le lequel se reconnaît un peuple ; c'est une aberration que le FN puisse apparaître comme le défenseur de la nation !

 

   Avec le traité de Lisbonne (2008) voté par la droite et une grande partie du PS, la politique économique d'inspiration ordo-libérale (les fondateurs de l'ordo-libéralisme sont des économistes allemands) a été comme sanctuarisée, c'est à dire qu'on ne peut pas en débattre, donc il n'y a pas de démocratie. Pour changer quoi que soit en Europe, il faudrait un alignement de planètes très improbable puisqu'il faut le plus souvent un vote des 28 pays et les traités européens sont à modifier de fond en comble si l'on veut une autre politique.

 

   Le projet que l'on propose comme celui d'un fonds européen pour les services publics abondé par la BCE montre qu'il y a de l'argent que l'on pourrait utiliser autrement mais le cadenassage de l'UE est tel que cela l'interdit en pratique.

 

   Il est important qu'il y ait des députés communistes au parlement européen puisque cette instance existe ; nos parlementaires ont joué un rôle important tant sur la question des migrants (M.Cl. Vergiat) que sur les questions des traités (Tafta, ceta, etc.. avec P. Le Hyaric) mais il faut rappeler que les parlementaires n'ont pas l'initiative des propositions de loi (c'est la commission européenne non élue qui a l’initiative) ; la campagne pour les européennes devrait permettre d'exprimer une autre orientation sur l'UE, de façon à regagner un vote populaire (la Picardie, le Nord Pas de Calais, le Bourbonnais, le Midi avaient voté massivement contre Maastricht en 1992 et la crise y a été violente et beaucoup s'abstiennent ou votent FN maintenant) et mordre sur un électorat de gauche européiste et qui craint que sans l'UE, ce soit la catastrophe. A ces derniers, il faut dire que l'on souhaite la coopération la plus large en Europe et en dehors de l'Europe sur plein de sujets (industrie, spatial, culture, etc..) et que cela peut se faire en dehors du carcan de l'UE ; aux premiers, il faut réaffirmer ce que l'on disait il y a plus de 20 ans et que l'indépendance nationale, ce n'est pas le repli frileux et xénophobe que leur propose le FN.

 

 

Les Etats-Unis prêts à embraser le monde ! Et macron risque d'entraîner la France dans la guerre

Les Etats-Unis prêts à embraser le monde ! Et macron risque d'entraîner la France dans la guerre

 

Publié le 11 Avril 2018

SYRIE ALERTE !

 

*LES ETATS-UNIS PRÊTS A EMBRASER LE MONDE !  *ET MACRON RISQUE D'ENTRAÎNER LA FRANCE DANS LA GUERRE*

Un communiqué que Canaille le Rouge relaie et qu'il vous invite à partager

 

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF POLEX :


Les USA en déclin veulent jouer le tout pour le tout pour sauvegarder leur prédominance mondiale au prix d'un conflit généralisé. A partir de mensonges d'Etat, comme en Irak pour justifier leur invasion, Washington annonce des opérations militaires d'ampleur contre la Syrie.

 

Et Paris annonce la participation de la France à de telles opérations !

 

La provocation vis-à-vis de Damas est patente : face à l'échec militaire des interventions occidentales contre le gouvernement souverain, reconnu par la communauté internationale, le gouvernement américain annonce des "représailles" d'envergure dans les prochaines heures contre des objectifs syriens.

 

Et Macron annonce qu'il s'y associera !

 

Cela pourrait être un casus belli pour la Russie, en alliance avec ce pays, et donc un motif de réplique russe contre les Etats-Unis et la France, si Paris s'implique dans le conflit.

 

Et quels sont les motifs avancés par les Occidentaux pour justifier une intervention armée en Syrie ?

 

Bachar Al Assad aurait utilisé des gaz dans son offensive finale contre le dernier bastion djihadiste aux abords de Damas. Non seulement la Syrie  - la Russie confirmant - dément une telle assertion, mais le simple bon sens appuie leur dénégation.

 

En effet, à quelques jours d'une reconquête de la dernière poche réduite à quelques kms carrés, quel intérêt stratégique pourrait conduire le gouvernement syrien à utiliser l'arme chimique, dont il sait qu'elle représente l'argument clef d'une intervention américaine ?

 

Washington et Paris se servent "d'informations" issues d'officines basées à Londres, liées à leurs services de propagande, pour justifier leur volonté de porter la guerre sur le territoire syrien. Comme du temps des "armes de destruction massive" soit-disant possédées par l'Irak.

 

Mais cette fois, il ne s'agirait plus d'un conflit localisé, mais d 'un acte livrant le monde à un conflit mondial.

 

Face au danger mortel pour l'humanité, nous appelons les Français à faire entendre leur voix pour que le gouvernement ne joue pas les supplétifs des Etats-Unis et refuse  que notre pays soumis aux intérêts étrangers. La République française, au contraire doit prendre l'initiative d'une Conférence internationale visant à interdire le recours à la force contre un Etat souverain.

 

Le Collectif communiste POLEX s'adresse sur ces bases à l'ensemble des organisations et forces politiques françaises pour agir ensemble sans attendre, afin de créer un vaste mouvement populaire pour empêcher que notre pays se trouve, contre le gré de son peuple, impliqué dans un conflit mondial, pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.

 

Commentaire de B.T

Voilà le genre de texte que j'attendais de la direction du PCF.

J'en finis par me demander quels sont les fils à la pates, plutôt les câbles qui les retiennent. Seraient t'ils enchainés dans les fourgons de l'U.E.OTAN et finalement leur complice ???

 

 

Un ennemi de l’état de droit (français et international) siège a l’Elysée ! Par Georges Gastaud et Annie Lacroix-Riz

Un ennemi de l’état de droit (français et international) siège a l’Elysée ! Par Georges Gastaud* et Annie Lacroix-Riz**

 
11 Avril 2018
Texte soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, et Pierre PranchèreCombattant volontaire de la Résistance, ancien député communiste.
 

 L’oligarque que les manips médiatiques et l’usage machiavélique du repoussoir lepéniste ont placé à l’Elysée n’aura pas mis un an à révéler sa vraie nature : celle d’un redoutable ennemi de ce qu’il est convenu de nommer « l’Etat de droit »

 

 

Sur le terrain linguistique, Macron viole imperturbablement l’Article II-a de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français » : « Make the planet great again ! » est l’intitulé d’un site officiel de l’Elysée, « France is back ! » est le slogan que Macron a promu dans ses discours, prononcés en anglais de Versailles à Davos, devant les P.-D.G. de multinationales ; sans parler du Business Globish incompréhensible qui larde de pédantisme « managérial » les allocutions de l’ex-Young leader devenu trader chez Rothschild. Comment se fait-il qu’aucun député, qu’aucun sénateur, qu’aucun média de masse, qu’aucun quotidien national ou régional n’ait durement pointé ces infractions graves et répétées à la Constitution, traitée en chiffon de papier, et à la langue française, que Macron a feint d’honorer devant une Académie française majoritairement frappée de servitude volontaire ?

 

Et voilà que désormais, Macron viole ouvertement l’Article II de la Loi laïque de 1905 (qui fait partie du « bloc de constitutionnalité ») en discourant devant les évêques pour affirmer que « le lien entre l’Etat et l’Eglise a été abîmé » et qu’il entend désormais le « réparer » en dialoguant systématiquement avec la hiérarchie catholique. Or cet article de la Loi séparant l’Etat des Eglises dispose que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ». En conséquence de quoi, nul président de la République, nulle personnalité censée représenter l’Etat, ne sont autorisés à cultiver, dans l’exercice de leurs fonctions, un « lien » parfaitement ILLEGAL ET ANTICONSTITUTIONNEL entre l’Etat républicain et tel ou tel culte, qu’il soit catholique, protestant, juif (on pense aux éternels « dîners du CRIF », cette machine à blanchir les crimes de guerre de Netanyahou) ou musulman (on pense à la volonté acharnée de certains de établir un « Islam de France » : c’est-à-dire en clair, à mettre en place un concordat totalement contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi de 1905.

 

Bien entendu, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, qui se prétend laïque, se tait, comme si le cléricalisme, cette sempiternelle alliance antipopulaire du Trône et de l’Autel, n’avait pas été de tout temps l’ennemi de l’égalité hommes/femmes. Là encore, peu nombreuses sont les réactions qui vont à l’essentiel : la FORFAITURE que constitue ce discours d’un chef de l’Etat qui piétine la légalité constitutionnelle ; au contraire, le Parlement et la grande presse sont majoritairement complices, voire enthousiastes ; quant à l’« opposition », elle est plutôt discrète si l’on excepte quelques dignes voix insoumises qui gagneraient en efficacité si, sortant de la seule indignation, elles rappelaient précisément le texte de la loi de 1905 en pointant son indubitable violation par le chef de l’exécutif. On espère au moins que les catholiques progressistes et laïques protesteront puisque Macron a même eu le culot, ce 9 avril 2018, de dicter aux évêques ce que devrait désormais être leur « engagement », bafouant ainsi le principe laïque – protecteur des convictions de chacun ! – que V. Hugo formulait ainsi : « l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». On savait certes que la cinquième « république », décadente et en voie de dissolution dans l’UE néolibérale, cléricale et atlantique, est devenue incapable de susciter des Jean Moulin ou des Ambroise Croizat : on constate qu’elle peine désormais à secréter, ne serait-ce qu’un nouveau Gaston Monnerville appelant à destituer les fauteurs de forfaitures suprêmes ! A quand donc une combative manifestation nationale des vrais républicains appelant le peuple à refuser le dynamitage en marche de la République souveraine, laïque, sociale, une, démocratique et indivisible dont l’actuelle constitution se réclame encore en principe !

 

Cette même légalité que Macron interprète dans sa forme la plus inexorable quand il s’agit, contre « la rue », de matraquer les écolos de Notre-Dame-des-Landes, de traquer des migrants calaisiens, de soutenir d’indignes doyens attentant aux franchises universitaires, ou de briser la grève cheminote par tous les moyens possibles, qu’ils soient médiatiques, économiques (propagande éhontée sur les autoroutes pour le covoiturage, utilisation de fait de jaunes sans honneur pour tirer des trains, réquisition maximale des « bus Macron »…) et, n’en doutons pas, répressifs et policiers le moment venu si la mollesse de nos réactions ordinaires laisse accroire à Macron-Thatcher que la chose est devenue « jouable ».

 

Citoyens qui lisez ceci, ne haussez pas les épaules en disant : « détails que tout cela : vu ce qui se passe sur le terrain social, les entorses à la langue et à la laïcité institutionnelle sont peu de chose ». Faux ! Toutes ces défaisances de ce qui subsiste de la nation républicaine marchent du même pas : en réalité, la liquidation des maigres garanties constitutionnelles que la Cinquième « République » en voie d’auto-dilution dans une UE de plus en plus dictatoriale, accordait aux citoyens, accompagne logiquement la casse méthodique des conquêtes sociales de la Résistance et de l’indépendance nationale, qui les rendait possibles.

Avec qui plus est, sous la poussée belliciste de Hollande et de la « gauche » impérialiste, type Libé, la décision aventuriste de frapper la Syrie souveraine au risque d’affronter l’armée russe et de déstabiliser la paix mondiale. A l’instar de Bush et de Trump, Macron ignorerait ainsi le droit international en contournant cyniquement l’ONU (les veto russe et chinois sont dits « scandaleux » quand ils protègent le Proche-Orient contre les faucons étatsuniens alors que le veto américain est tout naturel quand il protège le boucher Netanyahou d’une condamnation de la « communauté internationale » : parlementaires français et presse sont, là encore, très majoritairement complices de ce deux poids/deux mesures monstrueux !).

 

S’il en est temps encore, il urge de comprendre ce dont Macron est le nom : celui d’une casse tous azimuts, au profit de l’oligarchie capitaliste, de l’héritage progressiste français. D’une casse « en même temps » sociale, industrielle, nationale, scolaire, universitaire, diplomatique et institutionnelle qui ne fait que s’aggraver depuis, au moins, l’élection (sous influence de l’argent étranger ?) de Nicolas Sarkozy. Une casse qui deviendra vite irréversible si la gauche populaire continue d’éluder l’indispensable lutte pour une sortie, par la voie progressiste, de cette construction euro-atlantique qui mène notre pays vers la mort, le reniement et le déshonneur.

 

C’est pourquoi il est indécent d’entendre la gauche politico-syndicale établie bêler à l’unisson sur la « légitimité » de Macron, pour lequel, il est vrai, Mme et MM. Groison, Laurent, Berger, Martinez, etc., ont appelé à voter le 6 mai 2017 en présentant le bulletin Macron comme un rempart antifasciste. Et en oubliant pour l’occasion que l’actuelle « majorité parlementaire » a été « élue » sur la base d’une participation extrêmement minoritaire des citoyens (44% des inscrits se sont déplacés, 56 % ont boycotté de fait le second tour des législatives : c’est le taux le plus bas de participation jamais atteint sous les quatre dernières républiques !). En outre, aurions-nous déjà oublié que ce « président » pseudo-« jupitérien », officie dans le cadre du Traité de Lisbonne, ce clone de la « constitution européenne » qu’avait pourtant rejetée le 29 mai 2005, et avec elle le drapeau et l’hymne européen mentionnés dans le TCE et officialisés par Macron, le vote du peuple souverain ?

 

Oui, un « président de la République » aussi mal « élu » et violant à ce point la loi républicaine (fût-ce celle d’une « démocratie » bourgeoise de plus en plus rabougrie), oui, un « président de tous les Français » lançant contre les cheminots une contre-réforme que ne mentionnait nullement le « pacte présidentiel », oui, un « chef de l’Etat » inscrivant l’état d’urgence liberticide dans la loi ordinaire, harcelant sans relâche le monde du travail et la jeunesse populaire (c’est-à-dire 90% de la nation !), oui, un président qui annonce déjà qu’il violera au besoin le droit international en Syrie (Macron a déclaré qu’il frapperait l’Etat syrien, quoi que décide le Conseil de Sécurité !), autrement dit, un chef des armées et de la diplomatie qui annonce cyniquement qu’il est prêt à enterrer l’ONU sans égards pour la paix mondiale, oui, un « président » censé protéger la Constitution et exécuter la loi commune, mais qui, dans les faits, les viole constamment en toute impunité, oui un tel « président » est illégitime. Les militants, anciens résistants et intellectuels communistes que nous sommes, resteront-ils encore longtemps presque seuls à le dire ?

 

Que ceux qui accablent ordinairement le communisme de l’épithète infamante de « totalitarisme » mais qui refusent de voir la fascisation galopante de l’agonisante « démocratie française », prennent donc dix secondes de recul avec l’anticommunisme obsédant qui leur obstrue la vue ; qu’ils méditent une minute, en l’appliquant à Macron, le mot de Lénine : « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne », et ils verront vite qu’il ne s’agit pas là hélas, d’une formule polémique et « datée », mais bien d’un constat incontestable, plus vrai et plus actuel que jamais, dont tous les démocrates véritables doivent tirer au plus tôt, avec courage et détermination, toutes les conséquences militantes.

 

*philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

 

**historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII

 

La position des communistes russes

La position des communistes russes
 
11 Avril 2018
 

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En gros les communistes russes pensent que la Russie n’a pas assez agi pour défendre le Donbass et que cela a donné de la force à l’OTAN, mais que cela est dû à l’oligarchie sur laquelle s’appuie Poutine et qui se montre incapable de répondre à l’agression américaine.

 

Voici ce que disait (traduit par Marianne) Ziouganov le diimanche de paques à propos de la guerre que cherchent les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne:

 

extrait du message « pascal »
de Ziou, le 7 avril:
Dans notre histoire, ce n’est pas la première fois que nous devons faire face à la pression furieuse de nos voisins sur notre planète. 
 
Et nous sommes habitués à combattre seuls les forces obscures. 
 
Mais seulement maintenant nous ne sentons pas le soutien approprié des travailleurs des pays où le capital financier et oligarchique gouverne. 
 
Le peuple reste silencieux, victime de l’ingénierie sociale, des méthodes sophistiquées de contrôle de la conscience de masse, quand la conscience politique ne se mesure pas par l’action des hommes et des peuples, mais le calcul nu et les avantages. 
 
Dans une telle situation, il n’est pas facile d’arrêter la procession du mal mondial

Syrie : réactions politiques à la menace de frappes occidentales, Pierre laurent déshonore le PCF UNE FOIS DE PLUS…

Syrie : réactions politiques à la menace de frappes occidentales, Pierre Laurent déshonore le PCF UNE FOIS DE PLUS…

 
11 Avril 2018
La c’est très grave Pierre Laurent ne peu pas continuer a se défiler ainsi en jouant sur le flou et trumper les communistes.
 
Le PCF ne doit soutenir aucune intervention extérieure d’autant plus sans but de guerre clair et en dehors de toute légalité et débat démocratique.
 
De plus celui ci marche allègrement sur les représentants élus du conseil national.Pierre Laurent ne soutient les frappes que si l’ONU est d’accord, et on peut toujours dire que cette organisation vient de prouver avec le vote russe qu’elle n’approuvait pas, mais cette position faux cul ne nous mène nulle part et surtout pas à faire monter l’exigence de paix et de négociation.
 
La dénonciation de l’opération Macron-Trump, alors que c’est visiblement une fuite en avant face aux problèmes intérieurs. rendue encore plus illégitime dans le contexte de la visite du saoudien. Ce sont des sommes fabuleuses dépensées contre le peuple syrien alors même que l’on prétend ne pas pouvoir répondre aux grévistes, aux cheminots, aux étudiants, aux hospitaliers, aux avocats, etc… faute de moyens… Si l’avis de PL est de consentir de fait à  cette intervention il faut exiger sa démission pour forfaiture 
 
(note de Danielle Bleitrach)


Par Challenges.fr le 11.04.2018 à 10h27

 

Voici des réactions politiques à la menace des Occidentaux, Etats-Unis et France, de riposter par des frappes militaires à l’attaque chimique présumée en Syrie, imputée au régime de Bachar al-Assad.

 

Syrie: réactions politiques à la menace de frappes occidentales

Syrie: réactions politiques à la menace de frappes occidentales

 

SANA/AFP – HO

Voici des réactions politiques à la menace des Occidentaux, Etats-Unis et France, de riposter par des frappes militaires à l’attaque chimique présumée en Syrie, imputée au régime de Bachar al-Assad:

 

– Benoît Hamon, fondateur de Génération.s: « Je pense que ce crime ne doit pas rester impuni. Le crime de frapper sa propre population par des armes chimiques ne doit pas rester impuni (…) Je suis lassé de voir comment ce dictateur soutenu par beaucoup de pays autour, dont la Russie, continue à massacrer sa propre population, notamment en utilisant des armes chimiques » (sur France Inter)

 

– Pierre Laurent, secrétaire général du PCF: « Il faut bien sûr stopper l’utilisation de ces armes chimiques, elle aurait déjà dû l’être (…) L’enchevêtrement de l’action des différentes grandes puissances dans la région rend la situation extrêmement préoccupante. Il faut continuer de ne pas dissocier une éventuelle action militaire de l’effort politique pour stopper la guerre car on ne résoudra pas cette situation uniquement par des actions de ce type (des frappes, NDLR); la preuve, on en a déjà conduites. (Le soutien du PCF à d’éventuelles frappes) dépend des conditions dans lesquelles est menée cette opération. (Hors cadre de l’ONU) c’est un problème (…) A priori, non, (le PCF ne soutiendrait pas une action hors de ce cadre). C’est pour ça que je dis qu’il faut trouver des solutions politiques dans la durée dans le cadre de l’ONU ». (sur RTL)

 

– Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat: « Moi je suis très perplexe sur cette intervention (…) J’ai vu les images qui sont abominables. Simplement en Syrie on a un enchevêtrement de guerres (…) Est-ce que ajouter la guerre à la guerre ça peut faire avancer la paix? Moi je ne le crois pas. Je ne pense pas que le concept de frappes punitives fera quoi que ce soit. (…) François Hollande, parmi les dégâts qu’il a faits à la diplomatie française, nous a éjectés totalement du jeu en Syrie, et il faut y revenir en parlant aux Russes, en parlant à Bachar al-Assad, même si je pense qu’à un moment donné il faudra que M. Bachar al-Assad réponde de ses crimes ». (sur LCI)

 

>> À lire aussi: Attaques chimiques: comment la France peut frapper la Syrie

 

– Florian Philippot, président des Patriotes: « Suivant la diplomatie aventuriste et atlantiste de ses prédécesseurs, Macron continue à éloigner la France de la nécessaire position d’équilibre et de tempérance qui devrait être la sienne. Les nouveaux crimes de Bachar al-Assad, s’ils sont avérés, doivent faire l’objet d’un traitement par une cour internationale mais ne sauraient en aucun cas être le prétexte à une action militaire qui sèmerait le chaos et renforcerait les terroristes islamistes ». (communiqué)

 

– Adrien Quatennens, député La France insoumise du Nord: « Il y a là un risque d’embrasement général, et ça peut être très grave. Ce qui est en cause c’est que les Etats-Unis et la France soutiennent que vraisemblablement le régime de Bachar al-Assad aurait fait l’usage d’armes chimiques dans la violation la plus complète du droit international. Si ce crime est avéré, il est abominable, mais je mets en garde, malgré l’horreur que nous inspire le régime de Bachar al-Assad, il faut raison garder, parce que la situation peut s’embraser. Et la France ferait bien d’être non alignée car à l’heure où Donald Trump semble prêt à s’affranchir des décisions de l’ONU, j’exhorte Emmanuel Macron de ne pas suivre follement les Etats-Unis. Parce que derrière le conflit syrien, les Etats-Unis d’Amérique visent la Russie et l’Iran ». (sur BFMTV et RMC)

 

(source: AFP)


Commentaire de B.T : Ce demeuré de Pierre Laurent ne voit même pas qu'ils nous refonds le coup de la fiole de Colin Powell en introduction de la guerre d'Irack

 

Trump et Macron : la filiation …

Trump et Macron : la filiation …

 

 

11 Avril 2016

 

 

"Nous allons prendre une décision ce soir ou très bientôt", a ajouté Donald Trump.

 

Jamais nous aurions imaginé avoir l’équivalent de Trump à l’Elysée… Quel rapport y avait-il avec ce jeune arrogant que l’on nous présentait comme un surdoué et ce gros clown inculte entré par effraction à la maison blanche. Le fait d’abord qu’ils étaient tous deux entrés par effraction, sans réellement avoir un parti derrière eux, simplement une adversaire dont personne ne voulait. Mais le plus fort chez ces deux parvenus était le lien affirmé et décomplexé avec « le fric », à ce stade là, le capital devient effectivement « le fric », sa nature mafieuse éclate au grand jour et la servilité de ceux qui se prosternent est sans limite.

 

Il y a l’impossibilité de penser que l’autre existe, celui qui est un has been à leurs yeux… C’est fantastique, cette manière de nier la réalité de ce que vit tout ce qui n’est pas eux et le mépris profond pour tout avis qui n’est pas le leur, le côté enfantin, incapable de vivre la moindre frustration. Il y a un tel narcissisme dans l’exercice du pouvoir que l’on en reste désarçonné. Jusqu’ici le narcissisme était manifeste, chez Sarkozy comme chez Hollande, mais encore masqué par la fiction d’un parti Hollande privé de ce qu’il a détruit le dispute à  son poulain, il se vautre dans la médiocrité du vaudeville, le cocu qui s’est fait piquer la place par un « inexpérimenté ». De Sarkozy, Macron a les sympathies non seulement atlantistes, mais celle de la réaction jusqu’à s’aligner sur l’Europe chrétienne, flatter le communautarismes et au nom de l’Europe chretienne chasse sans état d’âme sur les terres de l’extrême-droite… Avec la destruction du service public, il y a le recours au conservatisme moral, Trump trace le sillage derrière le klux klux klan.  A quand la charité pour remplacer le droit et l’émancipation des conquêtes sociales? … L’ancien élève des jésuites fait l’union avec la banque d’affaire et le complexe militaro-industriel.

 

Que ces individus et ceux qui les entourent n’en soit pas revenus de leur accession au pouvoir derrière le clown est caractéristique de la situation. Ca et le fait que tous ceux qui parfois issus de mai 68 et de l’ère Mitterrand s’en saoulent à la manière d’un Placé – caricature d’un époque- insultant une jeune femme et proférant des menaces racistes au nom de son passage dans un ministère, si proche dans sa déchéance d’un françois de Rugy, issu de la même portée, méprisant l’assemblée nationale qu’il a en charge… dit tout sur la période. Tout est foireux chez ces gens-là, partout où on met les pied ils ont des copains mis en examen, ça fleurit dans le sillage des funérailles nationales de Johonny Halliday, organisée directement par celui qui prétend « avoir fait » Macron, son beau-frère, manager et dans le même temps on fait monter la colère contre le petit délinquant, on viole les droits de la défense… C’est un marais dans lequel « l’élite » autoproclamée s’enfonce elle-même…

 

Que Macron en train de recevoir le boucher saoudien du Yemen avec tapis rouge, nous fasse le coup de la vertu au nom du peuple syrien, qu’au moment où les racine troubles de la catastrophe libyenne, sans parler des conséquences des pesudos armes de destruction massive en Irak, ose nous conduire jusqu’à la guerre y compris avec des dangers nucléaires, sans plus de preuves que pour l’espion russo britannique est une provocation qui n’a d’égale que celles menées contre la fonction publique, contre le service public en France.

 

Philippe Martinez avait bien raison de dire que Macron lui rappelait Tapie, même esbrouffe, même culot… Ce qui est frappant chez tous ces gens-là c’est la vanité, le caractère factice de leurs prétextes et le caractère insupportable des conséquences de leurs actes…

 

Comme la plupart des militants communistes je suis sur le terrain en train d’organiser la solidarité en distribuant des tracts tous les deux jours et je confirme, Macron n’a d’autre soutien qu’une force d’inertie. Ce sur quoi repose la République en marche, comme une bonne partie des socialistes est « le parfum excitant » de la victoire et des places à se partager, la défaite consacrera la débâcle.  L’acceptation d’une « modernité » et d’une « réforme nécessaire » est un vernis pour ceux qui tentent de se mettre dans le sillage de la baraka de ce nouveau riche avec en prime la vulgarité des technocrates, c’est une sorte de méritocratie au jour le jour.  Mais pour l’immense majorité de ceux qui passent il y a la conscience que ces gens là sont pourris, mais l’idée que les autres, c’est-à-dire la gauche ne valent pas mieux, la démonstration d’un quinquenat. Il y a aussi de la colère, beaucoup de colère. Ceux chez qui monte cette colère voient ces déploiement de flics devant les universités, plus de forces de répression que des médecins et infirmières dans les hopitaux, demain encore plus de bombes sur les Syriens (au nom de leur peuple), chacune à 100.000 euros, plus de réfugiés, plus de capitaux consacrés à l’OTAN qu’à l’éducation et la santé. Ils veulent un casus belli, je l’ai dit à propos des kurdes, ils ont préféré inventer une attaque chimique après avoir taté de l’espion qui n’intéressait personne, c’est bon pour leurs marchands d’arme et ça créé l’union sacrée autour du chef de guerre… Déjà expérimenté par Hollande au Mali…

 

Une note prise sur le vif: hier matin, j’étais à la gare Saint Charles à Marseille, les cheminots distribuaient des tracts, j’en connaissais pas mal. Quand j’ai acheté mon billet, j’ai dit ma solidarité à l’employée en commentant « vous vous battez pour nous tous ». Elle m’a dit « merci! Les gens sont rares à avoir conscience que nous nous battons pour tous, ils croient que nous défendons des privilèges! » Ma réponse a été immédiate: « Voyez les collectes, elles sont fantastiques, cela prouve bien que la conscience est là! » Elle a approuvé et dit qu’ils tiendraient bon…

 

Le soir même, nous étions les militants de la cellule au Conseil général en train de distribuer des tracts avec une boite de solidarité pour la collecte organisée au niveau de la section. je suis très contente parce que c’est la première fois depuis 1996 qu’une de mes propositions est retenue par une direction. Nous faisons comme tous les autres, nous organisons une collecte, j’espère que vous en faite autant. Du 21 avril au 25, je serai à Paris, je pense rencontrer plein d’amis …

 

7 syndicats de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestation le 22 mai.

 

Comment résumer la situation peut-être avec ce fait qui illustre la période : les 4 gendarmes blessés à Notre dame des Landes l’ont été à la suite du renvoi par les zadistes d’une grenade qui leur avait été expédiée. Je crois que plus généralement ces clowns criminels ne mesurent pas le nombre de grenades qu’ils sont en train de dégoupillées que nous pourrions leur renvoyer.

 

Danielle Bleitrach

 

L’image contient peut-être : plein air

 

11 cars devant la Sorbonne… et des menaces de frappe sur la Syrie…

 

SNCF : les trois inconnues qui pourraient faire basculer la grève

SNCF : les trois inconnues qui pourraient faire basculer la grève

 

09 Avril 2018

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Sur quoi compte le goyuvernement et le patronat selon le journal financier les Echos

 

(note de   Danielle Bleitrach)


 

LIONEL STEINMANN Le 03/04 à 16:58
 
Sud-Rail a dès l’origine refusé de s’inscrire dans la logique de grève intermittente (deux jours d’arrêt de travail tous les cinq jours pendant trois mois) mise au point par les trois autres organisations. Le syndicat a déposé son propre préavis, reconductible, ce qui ouvre la porte à une poursuite du mouvement le 5 avril, le 6, le 7 etc. – AFP
 
+ VIDEO. Les divergences syndicales sur la tactique à suivre, l’attitude de l’encadrement et les réseaux sociaux sont des paramètres qui pèseront sur la suite du conflit à la SNCF.
 
· La grève illimitée prendra-t-elle le pas sur la grève à temps partiel ?

 

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, Unsa, Sud et CFDT) s’efforcent d’afficher un front uni. Pourtant, il n’y a pas d’unanimité sur la stratégie. Sud-Rail a dès l’origine refusé de s’inscrire dans la logique de grève intermittente (deux jours d’arrêt de travail tous les cinq jours pendant trois mois) mise au point par les trois autres organisations, et prône une grève illimitée, plus classique.

 

Le syndicat a déposé son propre préavis, reconductible, ce qui ouvre la porte à une poursuite du mouvement le 5 avril, le 6, le 7, etc. Cette décision devant être actée, ou pas, lors des assemblées générales qui se tiendront mercredi 4 avril en fin de journée.

 

La tournure que prendront ces assemblées générales sera donc cruciale pour la suite. Sud-Rail va tenter de jouer sur la dynamique des deux premiers jours de grève pour amener un maximum de cheminots à rentrer dans un mouvement illimité, alors que la CGT, l’Unsa et la CFDT doivent convaincre leurs troupes de s’en tenir au plan initial.

 

La fédération CGT, dont les adhérents sont souvent proches de ceux de Sud sur le terrain, est particulièrement vigilante. « C’est l’inscription dans la durée de la mobilisation qui agite la direction et le gouvernement », rappelle régulièrement le syndicat dans ses tracts.

 

· L’encadrement restera-t-il solidaire des grévistes ?

 

Selon les chiffres communiqués par la direction,  17 % des cadres ont cessé le travail mardi . C’est nettement plus que lors des précédentes grandes grèves dans l’entreprise publique, en 2014 et 2016 par exemple. Mais cette proportion ne progresse pas par rapport au jeudi 22 mars, où seulement un syndicat appelait à cesser le travail. Par ailleurs, 40 % des agents de maîtrise étaient eux aussi en grève mardi.

 

L’évolution de ces chiffres sera scrutée à la loupe par la direction et le gouvernement. D’ordinaire dévoué et légitimiste,  l’encadrement a été exaspéré par le discours du gouvernement , jugé vexatoire et injuste pour les personnels. Cela a poussé une partie des membres à prendre fait et cause pour les opposants à la réforme. L’impact de la grève s’en trouve accru : les cadres formés à la conduite ou habilités à remplacer un contrôleur dans un TGV sont moins nombreux à se porter volontaires.

 

La direction espère que cette poussée de fièvre s’érodera au bout de quelques jours, lorsque les cadres estimeront que le message qu’ils souhaitaient envoyer à l’exécutif a été entendu. La situation serait plus périlleuse si leur mécontentement devait s’enkyster.

 

· Qui va gagner la bataille des réseaux sociaux ?

 

Depuis plusieurs jours, les joutes entre partisans et opposants de la réforme ferroviaire se sont transformées en foire d’empoigne. Les deux camps ont sonné la charge sur Twitter et Facebook, persuadés que le soutien de l’opinion se jouera en partie sur les réseaux sociaux. Ce week-end, les anti-réforme se passaient la consigne pour voter massivement aux consultations en ligne du type « soutenez-vous la grève des cheminots ? » lancées par certains médias. Ils se sont également échinés à populariser le hashtag #JeSoutiensLaGrèveDesCheminots, lancé pour fédérer les soutiens de tous horizons. Mais avec le début de la grève, ce sont surtout les récriminations des usagers, excédés par le manque de trains, qui risquent de dominer.

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0301512808332-sncf-les-trois-questions-qui-peuvent-faire-basculer-la-greve-2166105.php#mMheHh1hiOwgI10A.99

On n’est pas vieux quand on a 80 ans et qu’on est communiste… Tout mon programme…

On n’est pas vieux quand on a 80 ans et qu’on est communiste… Tout mon programme…

 

08 Avril 2018

Résultat de recherche d'images pour "les bourreaux meurent aussi"

 

A la veille de mes 80 ans (le 17 avril) je suis débordée, ce qui est inespéré, fatigant mais inespéré… Quand j’imagine tous les gens qui à cet âge là sont endormis devant leur teléviseur allumé sur le vide abyssal(1)… Je comprends mieux cette phrase que l’on m’a sériné aux temps lointains de mon adhésion : le communisme est la jeunesse du monde… Il y a certes l’engagement d’une vie, l’intérêt pour les autres, tout cela est roboratif, mais il y a aussi tout ce que ma génération doit aux luttes. Nous devons tout à  la saignée de l’URSS offerte pour nous débarrasser du nazisme, aux combats des travailleurs en grève lors du Front populaire, celle de la Résistance, la bataille du rail et plus largement celle de ces militants et dirigeants communistes qui ont pesé pour que la fonction publique soit ce qu’elle doit être, pour que la santé publique soit un droit. C’est à eux tous que je dois le fait que jeudi j’ai pu distribuer des tracts devant la gare de la blancarde, samedi devant la poste des cinq avenues, mardi prochain devant le Conseil général et entre temps vécu un débat passionné sur l’Europê dans ma cellule vendredi. Parce que j’ai été sauvée de la mort dans une chambre à gaz, parce que j’ai été bien soignée, éduquée, et parce que ma vie fut une aventure qui eut la planète pour décor et la cellule locale et surtout d’entreprise comme lieu de combat.

 

On ne vieillit pas de la même manière quand on a eu la chance d’avoir un parti à 20% et je le crains aujourd’hui où il cherche à se mettre à la remorque de ceux qui ne le vallent pas.   Mais il ne sera pas dit que je n’aurai pas tout fait ce qui est dans mes moyens pour tenter de laisser les lieux aussi propres que quand je suis arrivée au monde… 1938, c’était pas terrible et il fallait avoir un optimisme inconsidéré pour faire naître une enfant juive à cette date, ou ne pas maîtriser les formes de contrôle de naissance en un temps où une femme pouvait être guillotinnée pour cause d’avortement. Pétain allait tenir dans son étau le ventre de ma mère et mon sort au Vel d’hiv… Après avoir laissé tomber les républicains espagnols, après avoir signé la capitulation de Munich, les dirigeants français allaient mettra en prison les communistes, pour cause de pacte germano-soviétique…

 

Bref, le monde que j’ai devant les yeux n’est pas pire que celui que j’ai trouvé en entrant, mais j’ai l’impression que le processus de fascisation est en marche.  Le nazisme n’a jamais été eradiqué puisque le ventre est toujours fécond d’où nait la bête immonde, le capitalisme.  Il a grossi, a dévoré beaucoup, nos forces sont affaiblies, il faut tout reconstruire, en  France une fois de plus ce qui peut l’écarter ce sont les luttes. Bien sûr chacun se bat pour ses revendications, mais elles touchent à la racine même de ce que la soif du profit attaque, la vie  de chacun, le droit à exister dans la dignité. Le capital et son petit personnel veut faire vite parce qu’il sait que montent les mécontentements, que l’Europe, l’UE, l’oTAN, leur état major est en train de se déliter. Ils savent que la France n’est pas un petit pays à qui l’on peut tout imposer, mais le socle de leur pouvoir avec l’Allemagne… Si la France refuse la privatisation, le démantélement, si cette France là s’arcboute et dit non comme elle sait le faire de 36 à 95 chandelles en passant par mai 68, c’est tout leur édifice qui s’écroule.

 

Quand on a 80 ans, parce qu’on a vécu chacune de ces étapes on sait tout cela et on a conservé la conscience de la nécessité des solidarités…

 

Brièvement alors je vous dis comment je sens les choses: Hier avec ma cellule, nous avons distribué des tracts en soutien aux manifestations, ce qui était frappant c’était la colère des retraités alors que chez les jeunes c’était plus contrasté, entre ceux qui soutiennent et ceux qui vous regardent d’un air vide et une absence totale de réflexe comme s’ils habitaient une autre planète, il y a un monde… En mais 68 peut-être auraient-ils été gauchistes, très anticommunistes comme Cohn-Bendit. Là, ils étaient  devenus apolitiques, des générations que l’on tente de rendre indifférentes, individualistes, le pire danger… Il n’y a pas de soutien au gouvernement, au contraire, soit un maximum de gens en colère soit l’apathie. Il  est clair que ce qui est le plus perceptible c’est l’injustice de s’attaquer aux vieux et à notre santé à travers l’hôpital public, Macron va tenter de refaire du terrain, mais il y a la pension, les médicaments qui ne sont plus remboursés. les faits sont têtus.  Cela dit en mai 68, dans ce type de quartier nous aurions eu les mêmes proportions de soutien à la grève et d’opposants. Simplement, alors, ces derniers étaient derrière De gaulle, ils étaient contre la chienlit, c’étaient les « vieux », ils avaient peur et croyaient en De gaulle qui était allé voir Massu en Allemagne. Cela s’est vu peu de temps après dans les urnes. Aujourd’hui, personne ne parait être derrière Macron, il est isolé, il n’a pour lui que cette force d’inertie, et ces gens désabusés. Il veut incarner l’ordre et la « nécessité de la réforme ».   Leur « determination sans faille » dont fait état le premier ministre est celle d’un bravache parce qu’elle n’a aucun parti,  elle est sur un socle gélatineux, comme d’ailleurs le vote face à l’Europe, ils étaient ridicules ces « marcheurs » qui tentaient de faire accroire à l’enthousiasme pour l’Europe, ce à quoi ils se heurtaient étaient une maussaderie.

 

Bref Macron ne survit que grâce à la division syndicale et l’absence de perspective politique… Et il table là-dessus, mais il ne pourra même pas compter sur les forces qui se sont réveillées autour du gaullisme en mai68. Seulement sur l’absentéisme et la fascisation. Le patronat le sait ici et au niveau européen, y compris dans les mobilisations bellcistes.

 

On n’est pas vieux quand on a 80 ans et qu’on est communiste… Mais si je vous écris tout ça ce n’est pas seulement pour vous faire bénéficier de mon expérience, mais aussi pour vous dire pourquoi je suis débordée. Vous aurez compris que je milite, mais il y a plus. Le 23 avril, je dois être à Paris pour une conférence. Le film sur lequel j’ai travaillé durant 5 ans, « les bourreaux meurent aussi » a été restauré et je dois présenter cette version restaurée puisqaue j’ai écris un livre : Brecht et Lang, le nazisme n’a jamais été éradiqué, editions Lettmotiv. Il est probable que je devrais faire d’autres présentations en province. Le sujet est tout à fait d’actualité, non seulement parce que le prix goncourt de cet année en a traité, l’assassinat d’heydrich, l’homme de la solution finale, mais parce que la question de l’Europe et du fascisme se retrouve d’actualité.

 

Le 2 juin, n’oubliez pas les marseillais que je fais une présentation de mon autre livre : 1917-2017, Staline un tyran sanguinaire ou une héros national; Delga éditeur. à la librairie Maupetit à 17h30.

 

Enfin, nous sommes Monica et moi en train d’écrire notre livre sur la Pologne, dont le titre est pour le moment Polonais et juifs, le noeud de vipères. Nous préparons un voyage du côté de Cracovie pour le 26 juin.

 

Bon vous comprendrez que je sois très occupée y compris par rapport à ce blog.

 

Danielle Bleitrach

 

(1) ce n’est pas vrai que c’est toujours le vide abyssal, hier après midi- parès ma distribution de tracts du matin, des coquillages délicieux mangés aux cinq avenues, j’ai passé une après midi formidable avec « quand l’histoire fait dates », une série documentaires de Patrick Boucheron et Dénis van Waerebeke sur Arte; deux sujets apparement éloignés mais qui en fait nous menaient au coeur du métier d’historien. le premier était consacr’é à Pompéi, le seond à Hiroshima. La recherche de sources sures et pas seulement écrites, la déconstruction de légendes et de mythes y compris contemporains, tout cela était rassurant, je me suis dit qu’il y aurait un après toute la pression idéologique, le négationnisme dont nous étions victimes à propos d’ événements que j’avais vécus et que je voyais inventés pour justifier l’injustice du pouvoir en place. Juste après j’ai atterri sur une émission nettement moins satisafaisante sur le plan intellectuel mais qui elle aussi contribuait à la déconstruction d’un mythe, celui de Néron. Suetone, Tacite… en étaient à l’origine mais ils étaient aussi proches du sénat et de ses conservatismes. POur ceux qui ont lu mon livre sur Staline, je pars de cette expérience de jeune historienne mettant en cause à la suite de Charles parrain, Sutone et Tacite, et j’en appelle à une vigilance politique mais surtout historique, une déconstruction des légendes non pour réhabiliter mais pour comprendre… C’est dire si j’ai écouté ces émissions avec passion. Là encore la question de savoir si ma passion pour l’Histoire est à l’origine de mes engagements ou si c’est l’inverse. En tous les cas c’est aussi une passion individuelle qui a beaucoup de chances d’être mel comprise.

SNCF : la bataille du rail s’annonce féroce pour le duo Macron-Philippe

SNCF : la bataille du rail s’annonce féroce pour le duo Macron-Philippe

 

03 Avril 2018
Oui et tant mieux, comme le dit la fin de l’article, l’opinion publique va de plus en plus dans le sens du soutien au syndicat, le rôle de nous tous, des syndicats, mais aussi des communistes c’est d’aller dans ce sens. jeudi avec ma cellule nous ditribuerons des tracts à la guare de la Blancarde.
 
(note de Danielle Bleitrach)

 

PREMIUM Face à l’ampleur de la mobilisation et des blocages attendus, l’exécutif donne des signes d’ouverture, tout en affichant sa détermination sur les points les plus durs. En ligne de mire : la conquête d’une opinion partagée.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 23 mars à Paris.
 
Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 23 mars à Paris. (Reuters)

Une France à l’arrêt. Selon les prévisions établies vendredi par le gouvernement, la grève des transports, qui débute lundi soir, s’annonce massive : seulement 8% du trafic serait assuré en Ile-de-France, et au maximum 18% aux heures de pointe. Seuls 5 à 10% des TER circuleront, les TGV n’effectueront qu’un aller-retour par jour. Et il ne s’agit que du mouvement à la SNCF, la mobilisation gagnant les transports aériens, l’énergie, le ramassage des déchets, les universités. En attendant d’autres secteurs?

On ne cherche jamais l’humiliation. On écoute et on enrichit, en restant fidèles à la ligne politique

Il y a là de quoi bousculer le Président et le gouvernement. « Il y a de l’attention, mais pas d’inquiétude », jure Bruno ­Roger-Petit, porte-parole de ­l’Elysée. Mais, l’exécutif semble avoir mesuré le risque politique. Au point que, ces dernières quarante-huit heures, le Premier ministre, Edouard ­Philippe, et la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ont semblé lâcher du lest. En riposte à la ­critique des syndicats, qui expliquent que la concertation avec les organisations ne serait qu’une « mise en scène », le gouvernement entend démontrer qu’il discute vraiment, avec plus de 30 réunions déjà effectuées et, au total, 70 programmées. « Une réforme profonde, mais pas brutale », vante-t-on à Matignon, où on l’assure : « On ne cherche jamais l’humiliation. On écoute et on enrichit, en restant fidèles à la ligne politique décidée par le Président et le Premier ministre. » La preuve : le gouvernement abandonne l’hypothèse initialement envisagée des ordonnances. Elles ne seraient utilisées qu’en cas de blocage.

Le calendrier des 36 jours de grève à la SNCF

Le calendrier des 36 jours de grève à la SNCF

(JDData)

Lire aussi : Comment se faire rembourser ses billets de train

 

Emmanuel Macron a pris soin de se tenir en retrait

 

Autre casus belli : l’ouverture à la concurrence, qui se fera de façon progressive. Une ouverture qui présente l’avantage d’instiller de la division entre syndicats réformistes (Unsa, CFDT) et contestataires (CGT, SUD Rail). De même, l’exécutif a fait un geste quant au statut des cheminots, qui pourront conserver certains acquis (garantie de l’emploi, rémunération, retraites et autres avantages comme les facilités de circulation, de soins ou de logement) s’ils passaient au privé. La date à partir de laquelle les embauches se feront selon le nouveau statut constitue un point clé de la négociation. Mais le gouvernement demeure « déterminé » : ouverture à la concurrence dès 2019 en région et dès 2020 pour les grandes lignes ; organisation par la loi du transfert des cheminots au statut ; et annonce dès cette semaine de la réorganisation de la SNCF.

En France, il faut tout refaire. Et là, tout le monde applaudit. Mais quand tu commences les travaux, ça ne va jamais assez vite

Et le Président? Emmanuel ­Macron a surtout pris soin de se situer en retrait. « Il n’y a pas de volonté particulière de prendre en main tout ceci. La gestion quotidienne est laissée au gouvernement », décrypte un proche. D’autant que la bataille de l’opinion s’annonce indécise. Selon notre sondage Ifop, seulement 46% des Français jugent légitime la mobilisation contre la réforme. Par contre, 53% estiment aujourd’hui ce mouvement injustifié. Il y a quinze jours, ils étaient 58%. Ce qui souligne que la cause des grévistes « progresse alors qu’on rentre dans le dur du conflit », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 

Une majorité de Français pense que la réforme se fera

 

La détermination du gouvernement ne fait aucun doute : 72% pronostiquent qu’il ira jusqu’au bout. En revanche, ils ne sont que 51% à le souhaiter, contre 48% qui ne le souhaitent pas. Une opinion profondément partagée, donc, dont l’évolution déterminera l’issue du conflit. « Le Président compare souvent la France à une maison, raconte un proche. Il dit : en France, il faut tout refaire. Et là, tout le monde applaudit. Mais quand tu commences les travaux, ça ne va jamais assez vite, les peintures sentent mauvais, l’électricien n’est pas là à l’heure… Donc les clients ne sont jamais contents. » C’est tout l’enjeu de la bataille qui s’ouvre : éviter que les mécontents ne deviennent majoritaires.

Le soutien à la grève progresse mais reste minoritaire

Le soutien à la grève progresse mais reste minoritaire

Denis Durand : « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique »

Denis Durand : « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique »

 

03 Avril 2018

  • Oui et ces mesures radicales nécessaires supposent que nous arrêtions, enfin que Pierre Laurent arrête de tenter de nous fourguer à tous propos le leadership d’une union de la gauche dans laquelle le PCF ne serait qu’une force d’appoint, voir un retour au Congrès de Tours, qu’avec ses complices qui ne représentent rien comme Besancenot, il arrête d’insister là dessus, pour poser la question du parti capable de cette option de la guerre économique. Tout pourtant démontre que le peuple français va bien au-delà de ces manoeuvres de sommet. Pourquoi Poerre Laurent s’obstine-t-il?
  • (note de Danielle Bleitrach)
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CLOTILDE MATHIEU
LUNDI, 27 MARS, 2017
L’HUMANITÉ

Denis Durand, économiste, syndicaliste à la Banque de France. Photo : Francine Bajande

Denis Durand, économiste, syndicaliste à la Banque de France. Photo : Francine Bajande
 

Pour Denis Durand, économiste et syndicaliste CGT de la Banque de France, un gouvernement de gauche ne pourra pas faire dans la demi-mesure s’il veut mettre au pas les marchés financiers et les banques.

 

L’étude d’Oxfam (lire ci-contre) confirme que les grandes banques européennes réalisent plus de 25 % de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux. D’autres éléments vous ont-ils également interpellé ?

 

Denis Durand On voit que les grandes banques organisent non seulement l’évasion fiscale de leurs clients, mais aussi celle de leurs propres profits. Elles sont le noyau de l’évasion fiscale. Tout passe par elles. L’obligation de transparence de leur activité va avoir un effet très fort dans le débat public. Il faudrait l’étendre à l’ensemble de l’activité des banques. Aux États-Unis, il est possible de connaître le détail des activités bancaires au niveau local. Quartier par quartier, les citoyens peuvent être informés des crédits, des dépôts réalisés par chaque établissement bancaire. Cela n’est pas sans effet sur leur comportement. L’étude d’Oxfam peut être un point d’appui pour exiger ce type d’extension.

 

Quelle analyse portez-vous sur le programme des candidats à la présidentielle ?

 

Denis Durand En matière d’économie, Emmanuel Macron et François Fillon sont dans une forme de continuité. Quant à Marine Le Pen, sa seule proposition contre la finance est démagogique. Face à la sortie de l’euro, qu’elle préconise, les banques ne manqueront pas de délocaliser une partie de leurs activités et du capital. Cela à l’encontre des intérêts des salariés français.

 

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon proposent le vote d’une loi de séparation bancaire, qu’en pensez-vous ?

 

Denis Durand On peut très bien concevoir une séparation bancaire, telle que la propose Benoît Hamon, dans laquelle les banques d’affaires poursuivent leurs turpitudes en empruntant aux banques de dépôt. Mais cette séparation ne peut pas être suffisante. Elle doit être accompagnée d’une politique monétaire qui sanctionne les activités spéculatives. Or, il n’est jamais question de politique monétaire dans son programme. Jean-Luc Mélenchon propose de nombreuses mesures réglementaires pour réduire les excès du marché. Il propose la création d’un pôle bancaire public chargé de réaliser des crédits sociaux-écologiques. Mais il laisse les banques privées faire ce qu’elles veulent. Il ne prévoit rien pour empêcher la croissance des marchés financiers. Ce qui existait dans le programme de 2012, l’Humain d’abord.

 

Que proposez-vous pour aller plus loin ?

 

Denis Durand Une fois élu, il faut mettre autour de la table tous les acteurs sociaux, les élus locaux, les banques… En convoquant une conférence régionale puis nationale pour définir des objectifs d’emplois, de plans, de formation, les investissements publics et privés nécessaires et les moyens de leur financement. Chaque directeur local de la Banque de France aura le pouvoir de désigner une banque qui aura l’obligation de financer les investissements prioritaires. Et cela ne nécessite pas de changer les traités européens. Mais ces changements imposent des mesures de guerre économique pour affronter les marchés financiers : la nationalisation de la BNP et de la Société générale, par exemple, les deux grands réseaux privés. Il faudrait également revoir le statut des trois grands réseaux mutualistes pour que les pouvoirs publics disposent d’instruments de financement de l’économie.

 

Journaliste à la rubrique social-économie
Commentaire Bernard Trannoy
Une monnaie, c'est un état, en un mot l'€uro ne peut trouver sa cohérence que dans le cadre d'une Europe fédérale. Et pour le moment l'€uro n'est pas autre chose que le Mark. Là ou la wehrmacht à échoué, l'€uro assure à l'impérialisme allemand sa domination. Mener à bien ce qui est proposé ci-dessus suppose, et même impose d'être souverain. Je ne sais pas ce qu'est une démocratie qui ne serait pas souveraine. Et dans cette U.E c'est une chimère. Europe sociale OUI, mais cela passe OBLIGATOIREMENT par la porte de sortie de cette prison qu'est l'U.E. Mais certains n'aspire pas à autre chose que la servitude volontaire. Entre capital et travail je ne suis pas certains que nous trouvions TOUS du même côté. Faut-il voter pour les européennes ? J'en doute. Etre avec les 60% qui s'abstiendront ou les 40% qui irons faire acte de contrition à la gloire de la conccurence "libre et non faussée" ???
 
 

Scandale Sarkozy. Derrière « l’affaire », la véritable faute, c’est la guerre en Libye : une prise de position claire de L’Humanité

 

02 Avril 2018
Excellente mise au point de l’humanité dimanche… Il ne faudrait pas qu’il y ait un jour la même si l’on soutient l’intervention française en Syrie sous le prétexte d' »une épuration ethnique » (sic) et vrai accompagnement idéologie des guerres impérialistes.
 
(note de danielle Bleitrach)

JEUDI, 29 MARS, 2018
HUMANITÉ DIMANCHE
 

Photo Patrick Kovaric/AFP.

Photo Patrick Kovaric/AFP.

Gardé à vue et mis en examen dans l’affaire du financement illicite de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a-t-il déclaré la guerre à Mouammar Kadhafi pour réduire au silence celui qui l’aurait aidé à accéder à l’Élysée ? Les véritables motivations d’une intervention soutenue par Londres, Washington, le Qatar et l’Arabie saoudite, et dont l’onde de choc continue d’empoisonner le climat sécuritaire dans le Sahel et l’Afrique subsaharienne, sont pourtant ailleurs.

 

Lui, comme tant d’autres, n’ose y croire. « Croyez-vous possible que l’intervention française de 2011 puisse avoir été menée pour empêcher Mouammar Kadhafi de révéler que son régime avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy ? » s’enquiert le quotidien « le Monde » (24 mars 2018) auprès de Bernard Kouchner, ex-ministre des Affaires étrangères (mai 2007-novembre 2010). L’ex-chef de l’État, qui l’avait extirpé des limbes du Parti socialiste pour le propulser patron du Quai d’Orsay, « capable de se servir du droit d’ingérence pour couvrir le financement d’une campagne électorale » ? Impossible. La guerre en Libye, explique-t-il au diapason de son ancien patron, « visait à empêcher la démolition de Benghazi et le massacre d’une population qui se soulevait, dans la foulée des printemps arabes ».

 

 

Certes, l’ex-French Doctor, qui a applaudi (timidement) à la guerre en Irak et (frénétiquement) à celle de Libye, concède qu’elles ont été « gagnées militairement » mais ont « détruit la région et causé des centaines de milliers de victimes ».

 

Engagé dans un bras de fer judiciaire qui pourrait lui coûter un séjour en prison (lire encadré), Nicolas Sarkozy ne peut se payer le luxe d’un tel mea culpa.

 

« J’ai été le seul chef d’État qui a reçu les opposants de Kadhafi, qui s’est battu à l’ONU pour que nous ayons un mandat pour que ce dictateur parmi les plus sanglants qu’ait connus le XXe siècle ne puisse plus continuer à imposer la terreur à son peuple », affirmait encore l’ancien président de la République sur TF1 le 22 mars dernier.

 

Pour Nicolas Sarkozy comme pour les soutiens à cette opération militaire, l’erreur fatale n’était pas la guerre en tant que telle, le changement de régime par la force ou le soutien à une opposition largement dominée par les islamistes, mais l’après-conflit et le refus des puissances occidentales d’occuper durablement la Libye. « L’erreur de l’ONU et de la France après la chute de Kadhafi consiste à ne pas être restées sur place pour installer un nouveau régime politique, estime encore Bernard Kouchner. Il faut toujours au moins deux générations pour que s’ancre la démocratie. Il est là le gâchis du cas libyen. »

 

Abdallah : « le cercueil est devant toi »

 

Une fois dissipé le brouillard de la propagande, c’est pourtant une tout autre histoire que raconte l’intervention promue par Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, David Cameron, Hillary Clinton et le cheikh Hamad Al Thani, ancien émir du Qatar.

 

Les quelque 6 000 morts victimes de la répression de Kadhafi (un chiffre qui gonflera jusqu’à 16 000) brandis par la Ligue libyenne des droits de l’homme ? Les enquêtes ultérieures réalisées par Amnesty International et Human Rights Watch feront état d’environ 300 morts, essentiellement des combattants.

 

Le caractère pacifiste des manifestants ? Une vérité partielle doublée d’un nouveau mensonge, puisque le Qatar, de l’aveu même du chef d’état-major de l’émirat gazier, avait déployé par centaines ses forces spéciales pour épauler et armer les rebelles, dès le début du conflit.

Le mitraillage à Tripoli des manifestants pacifiques par l’aviation de Kadhafi ? Une fable inventée par Al-Jazeera, la chaîne de télévision qatarie, qui justifiera l’instauration de la fameuse zone d’exclusion aérienne et qui jouera un rôle majeur dans l’adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité, le 17 mars 2011.

 

D’après les témoignages de ses proches, Mouammar Kadhafi avait été largement pris de court par la trahison de l’émir du Qatar, avec qui il entretenait d’excellents rapports avant la séquence dite des printemps arabes. Les relations avec l’Arabie saoudite, autre poids lourd de la Ligue arabe qui soutiendra avec enthousiasme l’opération de changement de régime impulsée par Paris et le département d’État dirigé par Hillary Clinton, étaient en revanche glaciales : en février 2003, le roi Abdallah pointait du doigt le « guide » libyen, qui fustigeait lors d’un sommet de la Ligue la soumission de la famille Saoud aux intérêts américains, avant de lui lancer cette menace aux relents prophétiques : « Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas. Le mensonge est derrière toi et le cercueil est devant toi. »

 

Sans parapluie russe, chinois ou iranien

 

Principal concurrent des puissances du Golfe dans leur stratégie d’implantation sur le continent africain, essentiellement grâce au levier du wahhabisme et du commerce des âmes, Kadhafi avait cristallisé une rancune tenace sans disposer du parapluie russe, chinois ou iranien, à l’instar de la Syrie de Bachar Al Assad. Son poids au sein de l’Union africaine comme ses visées hégémoniques sur le continent heurtaient depuis des décennies les politiques néocoloniales menées par Londres, Paris et Washington. Un rapport parlementaire britannique publié au mois de septembre 2016 listait ainsi les cinq principales raisons ayant poussé Nicolas Sarkozy à la guerre, une évaluation basée entre autres sur une conversation entre des officiers de renseignement français et Sidney Blumenthal, un proche conseiller d’Hillary Clinton : « 1. Accéder au pétrole libyen ; 2. Accroître l’influence française en Afrique du Nord ; 3. Améliorer sa situation politique en France ; 4. Donner l’opportunité à l’armée française de renforcer son rang ; 5. Contrer la prétention de Kadhafi à supplanter la France comme puissance dominante dans l’Afrique francophone. »

 

Dénonçant les « postulats erronés » et, en creux, le déferlement de propagande ayant conditionné les esprits à la guerre, le rapport dresse ainsi le bilan de l’opération portée en première ligne par l’ancien président français : « Le résultat est un effondrement politique et économique, une guerre civile et tribale, une crise humanitaire et migratoire, une violation généralisée des droits de l’homme, la dispersion des armes de Kadhafi dans toute la région et l’apparition de l’“État islamique” en Libye. »

 

« La Libye, c’est notre guerre d’Irak à nous », relève Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières. Et comme pour l’intervention criminelle de Washington à Bagdad en 2003, celle menée à Tripoli en 2011 n’a fait l’objet d’aucune enquête judiciaire indépendante, contrairement à celle visant les largesses présumées de Mouammar Kadhafi vis-à-vis du clan Sarkozy.

 

Journaliste à l’humanité Dimanche
 

Commentaire de Bernard Trannoy

Voilà qui sauve un peu du communiqué à tout le moins crapuleux de la direction du PCF, sans principes donc dans le déshonneur.

 

A propos d’un inacceptable communiqué du PCF - Parti Communiste Français] Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan. [Suite…]

Karl MARX : A un certain stade de leur développement les forces productives matérielles entrent en contradiction

Karl MARX : A un certain stade de leur développement les forces productives matérielles entrent en contradiction

 

01 Avril 2018

« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »


Critique de l’économie politique

 

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Préface

 

J’examine le système de l’économie bourgeoise dans l’ordre suivant : capital, propriété fon­cière, travail salarié, État, commerce extérieur, marché mondial. Sous les trois premières rubri­ques, j’étudie les conditions d’existence économiques des trois grandes classes en lesquelles se divise la société bourgeoise moderne; la liaison des trois autres rubriques saute aux yeux. La première section du livre premier, qui traite du capital, se compose des chapitres suivants : 1º la marchandise; 2º la monnaie ou la circulation simple; 3° le capital en général. Les deux premiers chapitres forment le contenu du présent volume. J’ai sous les yeux l’ensemble de la documentation sous forme de monographies jetées sur le papier à de longs intervalles pour mon propre éclaircissement, non pour l’impression, et dont l’élabo­ration systématique, selon le plan indiqué, dépendra des circonstances.

 

Je supprime une introduction générale que j’avais ébauchée  [1] parce que, réflexion faite, il me paraît qu’anticiper sur des résultats qu’il faut d’abord démontrer ne peut être que fâcheux et le lecteur qui voudra bien me suivre devra se décider à s’élever du singulier au général. Quelques indications, par contre, sur le cours de mes propres études d’économie politique me semblent être ici à leur place.

 

L’objet de mes études spécialisées était la jurisprudence à laquelle cependant je ne m’adonnais que comme à une discipline subalterne à côté de la philosophie et de l’histoire. En 1842-1843, en ma qualité de rédacteur à la Rheinische Zeitung, je me trouvai, pour la première fois, dans l’obligation embarrassante de dire mon mot sur ce qu’on appelle des intérêts matériels. Les délibérations du Landtag rhénan sur les vols de bois et le morcelle­ment de la propriété foncière, la polémique officielle que M. von Schaper, alors premier pré­si­dent de la province rhénane, engagea avec la Rheinische Zeitung sur la situation des pay­sans de la Moselle, enfin les débats sur le libre-échange et le protectionnisme, me fournirent les premières raisons de m’occuper de questions économiques. D’autre part, à cette époque, où la bonne volonté d’« aller de l’avant » remplaçait souvent la compétence, s’était fait entendre dans la Rheinische Zeitung un écho, légèrement teinté de philosophie, du socialisme et du communisme français. Je me prononçai contre ce travail d’apprenti, mais, en même temps, j’avouai carrément, dans une controverse avec l’Allgemeine Augsburger Zeitung, que les études que j’avais faites jusqu’alors ne me permettaient pas de risquer un jugement quel­con­que sur la teneur même des tendances françaises. Je préférai profiter avec empressement de l’illusion des gérants de la Rheinische Zeitung, qui croyaient pouvoir faire annuler l’arrêt de mort prononcé contre leur journal en lui donnant une attitude plus modérée, pour quitter la scène publique et me retirer dans mon cabinet d’étude.

 

Le premier travail que j’entrepris pour résoudre les doutes qui m’assaillaient fut une révision critique de la Philosophie du droit, de Hegel, travail dont l’introduction parut dans les Deutsch-Französiche Jahrbücher, publiés à Paris, en 1844. Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques – ainsi que les formes de l’État – ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l’esprit humain, mais qu’ils pren­nent au contraire leurs racines dans les conditions d’existence matérielles dont Hegel, à l’exem­ple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l’ensemble sous le nom de « société civile », et que l’anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l’éco­no­mie politique. J’avais commencé l’étude de celle-ci à Paris et je la continuai à Bruxelles où j’avais émigré à la suite d’un arrêté d’expulsion de M. Guizot. Le résultat général auquel j’arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap­ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres­pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté­rielles. L’ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s’élève une superstructure juridique et politique et à la­quel­le correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l’énorme superstructure. Lorsqu’on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin­guer entre le bouleversement matériel – qu’on peut constater d’une manière scientifiquement rigoureuse – des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu’au bout. Pas plus qu’on ne juge un individu sur l’idée qu’il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de boule­ver­se­ment sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia­les et les rapports de production. Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu’elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s’y substituent avant que les conditions d’existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société. C’est pourquoi l’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir. À grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne peuvent être qualifiés d’époques progressives de la formation sociale économique. Les rap­ports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de produc­tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d’une contradiction individuelle, mais d’une contradiction qui naît des conditions d’existence sociale des individus; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s’achè­ve donc la préhistoire de la société humaine.

 

Friedrich Engels, avec qui, depuis la publication dans les Deutsch-Französische Jahrbücher de sa géniale esquisse d’une contribution à la critique des catégories écono­mi­ques, j’entretenais par écrit un constant échange d’idées, était arrivé par une autre voie (com­pa­rez sa Situation des classes laborieuses en Angleterre) au même résultat que moi-même, et quand, au printemps de 1845, il vint lui aussi s’établir à Bruxelles, nous résolûmes de tra­vail­ler en commun à dégager l’antagonisme existant entre notre manière de voir et la conception idéologique de la philosophie allemande; en fait, de régler nos comptes avec notre conscience philosophique d’autrefois. Ce dessein fut réalisé sous la forme d’une critique de la philo­so­phie post-hégélienne. Le manuscrit, deux forts volumes in-octavo, était depuis long­temps entre les mains de l’éditeur en Westphalie lorsque nous apprîmes que des circonstances nou­velles n’en permettaient plus l’impression. Nous abandonnâmes d’autant plus volontiers le manuscrit à la critique rongeuse des souris que nous avions atteint notre but principal, voir clair en nous-mêmes. Des travaux épars dans lesquels nous avons exposé au public à cette époque nos vues sur diverses questions, je ne mentionnerai que le Manifeste du Parti communiste, rédigé par Engels et moi en collaboration, et le Discours sur le libre-échange publié par moi. Les points décisifs de notre manière de voir ont été pour la première fois ébauchés scientifiquement, encore que sous forme polé­mique, dans mon écrit, paru en 1847, et dirigé contre Proudhon : Misère de la philosophie, etc. L’impression d’une dissertation sur le Travail salarié, écrite en allemand et rassemblant les conférences que j’avais faites sur ce sujet à l’Association des ouvriers allemands de Bruxelles, fut interrompue par la révolution de Février et par mon expulsion de Belgique qui en résulta.

 

La publication de la Neue Rheinische Zeitung en 1848-1849 et les événements ultérieurs interrompirent mes études économiques, que je ne pus reprendre qu’en 1850 à Londres. La prodigieuse documentation sur l’histoire de l’économie politique amoncelée au British Museum, le poste favorable qu’offre Londres pour l’observation de la société bourgeoise, et, enfin, le nouveau stade de développement où celle-ci paraissait entrer avec la découverte de l’or californien et australien, me décidèrent à recommencer par le commencement et à étudier à fond, dans un esprit critique, les nouveaux matériaux. Ces études me conduisirent partiel­le­ment d’elles-mêmes à des disciplines qui semblaient m’éloigner de mon propos et auxquelles il me fallut m’arrêter plus ou moins longtemps. Mais ce qui surtout abrégea le temps dont je disposais, ce fut l’impérieuse nécessité de faire un travail rémunérateur. Ma collaboration qui dure maintenant depuis huit ans, au New York Tribune, le premier journal anglo-américain, entraîna, comme je ne m’occupe qu’exceptionnellement de journalisme proprement dit, un éparpillement extraordinaire de mes études. Cependant, les articles sur les événements éco­no­miques marquants en Angleterre et sur le continent formaient une partie si considérable de mes contributions, que je fus contraint de me familiariser avec des détails pratiques qui ne sont pas du domaine de la science propre de l’économie politique.

 

Par cette esquisse du cours de mes études sur le terrain de l’économie politique, j’ai voulu montrer seulement que mes opinions, de quelque manière d’ailleurs qu’on les juge et pour si peu qu’elles concordent avec les préjugés intéressés des classes régnantes, sont le résultat de longues et consciencieuses études. Mais, au seuil de la science comme à l’entrée de l’enfer, cette obligation s’impose :

Qui si convien lasciare ogni sospetto
Ogni viltà convien che qui sia morta  [21]

Londres, janvier 1859.


Karl MARX.

Conseil National des 30 et 31 mars 2018 A propos de la résolution sur les élections européennes de 2019

Conseil National des 30 et 31 mars 2018

A propos de la résolution sur les élections européennes de 2019

 

par  Danielle Trannoy
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Une première remarque sur la méthode. Ce texte a été envoyé la veille, il n’a pu être étudié et partagé avec tous les communistes dans leurs cellules, sections, fédérations…
 

Néanmoins, dans ma section nous avions au cours des semaines précédentes, au vu des positions de la Direction, formulé les points que j’ai pu évoquer dans mon intervention faite sur les perspectives et les luttes.

 

J’avais donc le mandat de mes camarades de demander de ne pas mettre en place des listes de candidats pour la prochaine élection européenne sans avoir eu un débat de fond sur l’UE, et la stratégie politique à adopter.

 

Voici la trame de l’intervention que j’avais préparée pour intervenir [1] :


Pensant à l’abstention et au rejet que provoque l’UE (tous les aspects de la vie quotidienne de tous et toutes sont confrontés aux directives de l’Union Européenne), la question de l’UE doit être un axe important du texte de congrès pour sortir du capitalisme. Or, la Direction demande au CN de valider une résolution qui engage la campagne de l’élection européenne avant le débat du Congrès.

 

Nous maintenons que les communistes ont vraiment besoin de ce débat et que c’est à eux de le mener souverainement.

 

Le texte de la résolution fait le constat de la victoire du capitalisme (même s’il est nommé libéralisme) et le constat de l’échec des politiques de l’UE, de l’extrême pauvreté des classes ouvrières des différents pays, et des peuples des pays européens.

 

Ensuite, il reprend les positions dites de la stratégie de « l’Europe sociale » mais sans tirer aucun bilan de la posture adoptée dans les années 90 dans l’espoir d’une réorientation de l’intérieur de l’UE. Notre constat : c’est un leurre. Donc le bilan est bien à faire avec l’exemple de la Grèce et de la situation de la France où Macron met en place la purge sociale exigée par UE.

 

Nous n’avons aucune illusion sur les volontés des dirigeants de cette superstructure au-dessus des États, et qui n’hésitent pas à broyer les souverainetés des peuples et des États-nations.


Les peuples perdent toute souveraineté, monétaire, financière, économique, politique soumis à la dette d’État, au TSCG et au MES (mis en place par le Parti Socialiste). C’est un système qui impose la dette et l’Euro, donc sans possibilité pour les États d’ajuster la monnaie. La seule variable d’ajustement est la baisse automatique et autoritaire du prix du travail, des salaires, pensions et prestations sociales.


Après le démontage du Code du Travail, les services publics et les statuts, conventions collectives, protections, sont les maillons suivant à faire sauter. Il faut faire tomber notre modèle français de redistribution qui est encore un amortisseur social, mais entrave la restructuration du capitalisme.

 

Le texte de la résolution qui nous est présenté est inamendable. Il interdit tout débat. Aucune des propositions qu’il contient n’est réalisable car elles exigeraient l’accord des 27 pays. Le texte nie la place de la Nation car il renvoie au Parlement Européen un renforcement des pouvoirs, ainsi qu’à la BCE.

 

Je ne détaille pas ici les 14 points, qui mériteraient de les replacer dans le contexte de luttes en France. Il est très faible sur les questions de la Paix, de la coopération et la solidarité de tous les peuples du monde. La Direction confirme aussi son orientation de se priver des liens avec les partis communistes puisqu’elle ne les nomme pas. Implicitement, ce texte oriente le PCF dans une voie d’aménagement dans le système européen.

 

Il faut donc de toute urgence ouvrir le débat sur la nature de l’UE et sur les conditions pour se libérer du diktat et du carcan du capitalisme.
Ayant conservé la position de classe du Parti Communiste Français (depuis la création de l’UE, de Maastricht et de 2005) et portant l’engagement de mes camarades, je voterai CONTRE LA RESOLUTION.


Pour que cette nouvelle feuille de route, ne soit pas une « dé-route » !

 

Résultats du vote (sur 160 membres du CN)

  • Pour 51
  • Contre 6
  • Abstentions 4

[1Non lue : inscription trop tardive ? trop d’interventions ???

 

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Conseil National des 30 et 31 mars 2018

Faire grandir des perspectives politiques. Quelques réflexions. Intervention de Danielle Trannoy

 

, par  Danielle Trannoy
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Au nom de ma section et de l’expérience de ces dernières semaines, distributions, réunions publiques, sur les services publics de l’énergie et des transports, nous pouvons mesurer que les camarades ont à cœur d’être acteurs pour expliquer, faire participer tous ceux qui, aujourd’hui, se sont éloignés. De ces derniers contacts, certes limités, se dégagent intérêt, écoute réciproque et, mêmes des propositions que nous pourrions porter. C’est pour cela que je ferai le lien avec le mécontentement profond qui s’exprime à travers toutes les luttes. Ce mécontentement qui, jusqu’à présent, s’est traduit pour notre électorat par une très forte abstention.
 

Notre Parti est beaucoup affaibli et l’état de notre organisation nous interpelle et nous inquiète. Nous pouvons penser que le mouvement va s’amplifier pour affronter le pillage « libre et non faussé » des biens nationaux, des finances publiques et de notre pouvoir d’achat et, qu’au-delà des manifestations pour faire plier le gouvernement, pour obtenir des reculs, des négociations, il faudra des grèves dans les secteurs essentiels de la vie économique. Les cheminots, gaziers-électriciens sont engagés faisant suite à de grands mouvements dans les hôpitaux, maisons de retraite… écoles… Puis le secteur du commerce, aujourd’hui, les Carrefour… Et surtout il faut un Parti organisé.

Ce n’est pas en rendant visite à la ministre que nous serons à la hauteur de la situation politique !

 

Le capitalisme est au bout d’un cycle ; ses attaques sont globales y compris la guerre, tous les socles de l’Etat-Nation sont attaqués.

 

Les communistes sont sur le terrain pour soutenir tous les salariés et pour construire des perspectives communes, cela interpelle notre direction sur sa ligne politique.


Tous les secteurs avec des spécificités sont touchés par les effets dévastateurs du capitalisme, mais les points communs sont déjà très fortement exprimés : sur la baisse de tous les revenus et l’indécence des profits ; sur les constats de la casse, des privatisations, de la déstructuration, des pertes des missions des services publics, du nécessaire statut pour leur fonctionnement avec la spécificité française, sur leurs liens avec les directives exigées par l’Union Européenne ; dégradation grave de l’outil de production. Il y a des grandes souffrances pour tous les salariés. Des personnels à bout. Mais aussi debout !

 

Des idées émergent sur le sens du travail, sur des appropriations sociales, des renationalisations…

 

C’est dans les luttes longues et dures que la classe ouvrière, les salariés cherchent des leviers d’intervention à leur portée et font émerger leurs objectifs politiques, les salaires pour leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et à diriger la société.

 

Toutes les luttes interrogent sur (7 points) : 


- Sur l’emploi, sur la création des richesses produites par le travail (exemple, la SNCF qu’on dit endettée), sur les statuts qui couvre 20 % des salariés ; mais tous les statuts, conventions et protections sont attaqués ; mise en concurrence des travailleurs en France, en Europe, dans le monde… Baisse du "coût" du travail… 


- Sur le rôle de l’État, sur les attaques contre les communes et tous les socles démocratiques au profit d’une Europe fédérale ; sur la redistribution de l’argent ; 


- Sur les nationalisations et les services 100 % publics afin de sortir du marché spéculatif (ex. énergie, transport…), tous les services nécessaires aux besoins de la population ; 


- Sur de nouveaux services publics : Macron est un adversaire résolu, il faut se préparer à l’attaque généralisée contre toute la fonction publique (CAP 22) ; 


- Sur les droits des salariés et de leurs représentants ; 


- Sur l’UE : il nous faut prendre la mesure du rejet populaire et du carcan imposé par le capital à travers l’Union Européenne. Toutes les Directives attaquent la vie quotidienne ; tous les biens de la Nation sont spoliés et pillés, l’idée d’un nouveau référendum commence à être évoquée ; aucune des propositions d’aménagement n’est crédible car l’accord des 27 est nécessaire ; Bruxelles ne peut décider à notre place ; 


- Sur la souveraineté populaire, économique, monétaire, culturelle, pour la Paix : il n’y a pas de démocratie sans un peuple souverain dont le cadre est la Nation.

 

Je dois donner ici l’avis des camarades de ma section :

 

  • Il y a la nécessité d’un débat sur l’UE avant le congrès,
  • De faire le bilan de la stratégie de l’Europe sociale,
  • Ils désapprouvent la Direction qui se lance à nouveau dans la recherche d’alliances hétéroclites pour les élections européennes de 2019 avant tout débat de fond,
  • Et condamnent les manœuvres du précédent congrès, ils refusent d’être placés devant le fait accompli des élections présidentielles et législatives.

Pour un congrès EXTRAORDINAIRE et pour commencer à bâtir un projet politique enrichi des luttent qui s’organisent, les communistes ont besoin de faire un vrai bilan de toutes les stratégies qui ont mené le PCF d’échec en échec.

 

D. Trannoy

 

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Sur le positionnement du PCF face à l’Union européenne Intervention de Jean-Jacques Karman

Conseil National des 30 et 31 mars 2018

Sur le positionnement du PCF face à l’Union européenne Intervention de Jean-Jacques Karman

 

, par  Jean-Jacques Karman
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L’élection européenne de 2019 doit être le moment où nous commençons à rectifier notre ligne stratégique. Car, avant de voir la composition de la liste, qui à mon avis ne peut pas être autre chose que la liste du Parti Communiste Français sur une base de classe, sous peine de retomber dans l’ornière d’une liste « Bouge l’Europe » fourre-tout, social-démocrate et contre nature. La première question à laquelle nous devons répondre est celle du positionnement communiste face à « l’Union Européenne » du capital.
 

Notre position actuelle sur cette question, est toujours marquée par la ligne de la « Mutation de 1999 » de la liste « Bouge l’Europe ». Liste à multiple parités qui se déclarait ouvertement « euro-constructifs » en passant sous silence la nature capitaliste de l’Union Européenne. Alors que notre histoire et notre culture nous guident naturellement à l’hostilité à cette Europe là.

 

Je rappelle que notre Parti est historiquement contre la construction européenne capitaliste. Je rappelle aussi que la lutte des classes est d’abord nationale et que Marx et Engels en 1848 dans le Manifeste du Parti Communiste déclaraient : «  le prolétariat de chaque pays doit, en premier lieu, conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe nationalement dirigeante, devenir lui-même la nation  » et ils ajoutaient :«  Du jour où tombe l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles  ».

 

Notre parti a fait échouer en 1952 la CED (Communauté européenne de défense), et il a, en 1992, mené la juste lutte contre le Traité de Maastricht, contre tous ceux qui croyaient alors au mythe de l’Europe sociale, dont d’ailleurs un certain Jean-Luc Mélenchon et y compris nombre de camarades dans notre parti. Depuis, la « mutation » nous a ralliés à l’Europe du capital, que l’on veut simplement aujourd’hui réformer. Avec d’autres, j’ai créé dans les années 90, le comité national pour l’abrogation du traité de Maastricht. Cette juste ligne politique doit s’appliquer à tous les traités européens pour la rupture avec l’Europe du capital et pour la construction de l’Europe des peuples. Il n’y a pas d’Europe sociale, il n’y a pas d’Europe neutre.

 

Les directives de l’Union Européenne soutenues et misent en œuvre par Macron, contre les cheminots, sont là pour nous le rappeler. Développer le soutien aux cheminots et d’un même mouvement dénoncer la nature de classe des directives de l’Union Européenne et la nécessité de rompre avec celle-ci, placeraient notre campagne pour les élections européennes sur de bons rails. Une campagne électorale sur la rupture avec les directives de l’Union Européenne et l’abrogation de tous les traités de celle-ci ouvrirait clairement une perspective d’une union des peuples d’Europe sur la base de nations souveraines et nous rapprocheraient de la classe ouvrière.

 

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A propos de l’épuration ethnique, rappels historiques

A propos de l’épuration ethnique, rappels historiques

 

31 Mars 2018
 

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Dartignolles le porte parole du PCF e employé un terme à propos des kurdes qu’il aurait mieux fait de ne pas utiliser, mais ce lapsus est peut-être révélateur.

 

Un intervenant me demande des éclaircissement historiques. Les voici très rapidement … cela se passe en Yougoslavie dans les années 90 celles de la chute de l’URSS et des années qui ont suivi, années dans lesquelles l’impérialisme américain s’est cru tout permis avec l’aide de l’Europe et de tous les partis ralliés aux vainqueurs. C’est la destruction de la Yougoslavie socialiste qui croyait pourtant ne pas avoir mérité…A la tête du parti, il y avait l’invraisemblable Robert Hue… et la liste « bouge l’Europe » dont la moitié des élus étaient pour l’intervention de l’OTAN et les autres contre… Autres temps, autres moeurs, peut-être pas…

 

Il y a à la base un conflit historique dont les Balkans ont le secret. Serbes à l’époque Yougoslavie, le revendiquant comme leur berçeau et il est vrai que là sont un grand nombre de monastères originels. En fait selon les Serbes, les Albanais se sont installés dans le sillage des turcs occupants, ce que nient les Albanais. cela s’exaspère avec la deuxième guerre mondiale où le Kosovo est rattaché à l’Albanie fasciste sous domination italienne. Environ 10.000 Serbes, Juifs et Roms sont tués et plus de 100.000 chassés du Kossovo. Résultat la Yougoslavie de Tito après la guerre rattache le kossovo comme province autonome serbe. Donc nous avons trois niveaux d’antagonismes qui se superposent: 1) Les Slaves et les Turcs, 2) les musulmans et les orthodoxes et enfin 3) les fascistes et les communistes yougoslaves. Mais comme une grande partie des Serbes, juifs et roms ont été chassés et même exécutés, les Albanais sont majoritaires (69% d’Albanais pour 29% de Serbes, les Roms étant proches de ces derniers). Les Albanais ne cessent de réclamer leur autonomie, ils obtiennent un renforcement de cette autonomie. Les Sebes de plus en plus minortaires refusent. C’est en 1989, que Milosevic dans une réforme constitutionnelle de la Yougoslavie réduit l’autonomie.

 

Le conflit débute en 1996 avec la création de l’Armée de libération du Kosovo (en abrégé UÇK), qui amorce une campagne de révolution en assassinant des dirigeants, des policiers et des gardes-frontières serbes, ainsi que les Albanais collaborant avec le régime. Les Serbes ont alors pris de sévères contre-mesures policières et militaires. Le point tournant est survenu en mars 1997, lorsque le gouvernement de l’Albanie s’est effondré à la suite d’opérations financières pyramidales ratées. Des arsenaux ont été pillés et ces armes se sont invariablement dirigées en grand nombre vers le Kosovo, où l’UÇK naissante livrait aux autorités serbes une véritable guerre d’indépendance.

 

Le 13 octobre 1998, l’OTAN adresse un ultimatum à la partie serbe pour le retrait de ses forces et le début de négociations avec la partie albanaise. L’ultimatum est appuyé d’un ordre d’activation de ses forces.


Il faut observer qu’à la suite de la résolution 1199 du Conseil de sécurité des Nations unies, c’est l’OTAN qui prend l’initiative malgré les articles 1612 et 1713 de la résolution 1199. Ces articles expriment la volonté du Conseil de sécurité de garder le contrôle de la situation. Mais des divergences existent, la partie russe a annoncé son intention de mettre son veto à une nouvelle résolution validant une intervention contre la partie serbe. Donc l’OTAN décide d’un passage en force et d’une intervention de ses forces sans mandat de l’ONU (cas de figure que l’on va retrouver ultérieurement en Irak, en Libye, etc… )

 

Ce passage en force est présenté comme une victoire des néoconservateurs par Robert Kagan, il deviendra une nouvelle doctrine qui fait fi des résolutions de l’ONU.

 

La « communauté internationale » a réagi à la crise en 1998, en créant un « groupe de contact » composé de l’Allemagne, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie qui feignent d’ultimes efforts diplomatiques en février 1999 lors de la conférence de Rambouillet suite à des allégations de massacres alors que les violences intercommunautaires se multipliaient.

 

C’est alors que l’on a assisté à une propagande sur une pseudo « épuration ethnique »


Des rumeurs concernant un plan d’épuration ethnique à grande échelle mené au Kosovo (un soi-disant plan Fer-à-cheval conçu par le ministère allemand de la Défense) circulèrent dans les médias occidentaux. Ces rumeurs se révélèrent par la suite infondées, bien qu’étant à l’origine de l’intervention militaire de l’OTAN.  C’est pourquoi la réflexion de Dartignolles est particulièrement inadaptée ou de l’ordre du lapsus parce que l’on sait que cette pseudo épuration ethnique a été l’accompagnement idéologique d’une agression injustifiée de l’OTAN.

 

Il faudrait parler du rôle joué par les professionnels du droit d’ingérence comme Kouchner… Des gens qui se drapent dans leur pseudo dénonciation des tyrannies (communistes ou souveraintistes) et qui sont très liés à la CIA comme le dit Kouchener, les Glucksman et les BHL. Ces gens sont proches du PS mais en fait ils mettent en oeuvre les plans des néoconservateurs. ils en vivent fort bien d’ailleurs.

 

Ce qu’il faut bien mesurer c’est qu’on a pu considérer cette affaire comme la fin de l’ONU, puisque c’est l’OTAN qui le plus souvent en violant les résolutions du Conseil de sécurité ou déjà la vassalisation de la Russie permet beaucoup de choses impose son action et son calendrier et les coups de forces de l’OTAN sont simplement entérinés.


Le cas de l’acceptation de l’indépendance du Kossovo s’avère une violation manifeste du droit international et du respect des frontières existantes. Cela deviendra un préalable à toute revendication d’autonomie par référendum.

 

résumé de danielle Bleitrach

 

Question Kurde: Le PCF ne doit pas d’engager dans une aventure impérialiste…

Question Kurde : Le PCF ne doit pas d’engager dans une aventure impérialiste…

 

 

31 Mars 2018

 

 

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Voici des mois que je mets la pédale frein sur la manière dont le PCF et l’Humanité s’engouffrent derrière les Kurdes. Ce qui est d’autant plus paradoxal que j’ai toujours soutenu les revendications de ce peuple à avoir un état et contre ce qu’il subissait de la part du pouvoir turc. Le sort de ce peuple a été scéllé d’une manière injuste après la première guerre mondiale à la chute du pouvoir Ottoman, depuis il ne cesse de rêver d’un Etat. Il y a plusieurs obédiences qui revendiquent ce projet et l’YPG ou le PKK sont les plus actifs, les plus progressistes.

 

Oui mais voilà dans la situation complexe qui est celle de la Syrie, les Kurdes ont cru récemment aux promesses occidentales et sont devenus leur supplétif à terre contre Daech. Leur bravoure a joué un rôle essentiel dans la prise de Mossoul, comme d’ailleurs le rôle des Irakiens. Cette présence au sein de la coalition permettait de limiter le viol de la légalité internationale manifeste de la dite coalition, leur intervention dans un pays- la Syrie- dans lequel ils n’avaient pas été invités et ce sans aucun mandat international. le kurdistan syrien ayant toujours joui d’une sorte d’autonomie y prendre pied permettait de limiter l’influence russe sans que pour autant les Kurdes aient même obtenu la non désignation en tant que terroristes officiellement.

 

Le tout avec la seule justification de la lutte contre le terrorisme que les  puissances occidentales entretenaient largement eux et les alliés arabes. Ceux qui ont subi ce terrorisme ce sont les populations arabes, musulmans, chrétiens du Moyen orient au Maghreb, leurs pays ont été dévasté et la méditerranée est devenu le cercueuil de milliers d’entre eux. Il s’agissait de détruire les Etats les plus laïcs, les plus organisés en matière de santé et d’éducation pour en finir avec le printemps arabe et les revendications démocratiques. La mosaique Syrienne a résisté parce que pour cette société « le régime syrien » valait mieux que l’anarchie libyenne et les pseudos libérateurs vrais fascistes financés par l’Arabie saoudite et autres régimes fondamentalistes. Les USA et la France surtout s’étaient engouffrés derrière ces gens là sans aucun mandat. On voit l’ambiguité qui a toujours été celle de la lutte de ces pays contre le terrorisme. La logique a toujours été celle de Fabius trouvant qu’Al Qaida faisait du bon travail en Syrie, Macron n’y déroge pas.

 

Sans parler de la Turquie membre de l’OTAN qui a toujours été le recruteur jusque dans l’Asie centrale d’Al qaida et autres terroristes. Voilà pour la « coalition ».

 

L’intervention de la Turquie avec l’aide de ses alliés « terroristes » a été la tombée du masque de ce pays. La seule force légalement en état de sauver les kurdes était le gouvernement syrien et ses alliés officiels russes. Eux seuls pouvaient légitimement s’opposer à l’intrusion turque en Syrie, en recevant l’appui des puissances occidentales y compris au Conseil de sécurité puisque la Turquie est membre de l’OTAN et qu’un affrontement sans cet accord pouvait avoir des conséquences imprévisibles. Les Syriens avaient d’ailleurs dénoncé l’intrusion turque. Conseiller l’entente entre kurdes et Syriens était d’autant plus logique que la Syrie a toujours été un sanctuaire pour les Kurdes et qu’il y a eu une alliance entre les Kurdes et l’URSS, puis la Russie.ceux qui voulaient sauver les Kurdes auraient dû appuyer les négociations proposées par le Russie pour régler pacifiquement le problème syrien. La Russie insistant pour que les Kurdes soient de fait associés. Mais les puissances impérialistes, les USA comme la France de plus en plus impliquée, ont refusé cette solution de paix et ont torpillé la dite négociation en empêchant leurs « alliés » d’y participer.

 

Les Kurdes du moins ceux qu’on entendait en Europe, parce que sur le terrain c’est autre chose, n’ont pas voulu jouer cette carte, ils ont proclamé leur « haine des despotes » pour s’allier les faveurs de l’occident, des européens et des français en particullier, en tablant sur la présence kurde en Europe et les liens noués avec les organisations de gauche et communistes. Dénoncer les despotes est assez étonnant quand on connaît le parti dirigé par Occalan, sa discipline qui d’ailleurs fait sa force avec le patriotisme kurde.

 

Mais tel a été le choix des kurdes, s’incrire dans la stratégie impérialiste européenne et américaine en allant jusqu’à dénoncer la Syrie et les Russes. En devenant le prétexte à une installation impérialiste à demeure des français et des Américains en Syrie et ce en violation du droit international, toujours sous le vague prétexte de défendre un peuple menacé. Scénario déjà joué en Lybie et même en Yougoslavie. sans parler en Europe même du soutien à l’installation d’un régime d’oligarques corrompus et de néo-nazis en Ukraine.

 

Quand le porte parole du PCF emploie le terme de « purification ethnique » pour justifier un appui de cette intervention impérialiste de la part de Macron, il commet d’ailleurs le lapsus de faire référence à travers ce terme à ces pretextes impérialiste pour justifier leur intervention néo-coloniale qui ne produisent que drame, guerre civile et misère pour les populations.

 

L’affaire est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte où l’on voit l’Europe en train de chercher des prétextes bellicistes contre la Russie avec l’invraisemblable affaire de l’espion russe, oligarque assassiné.

 

 

Le contexte c’est celui d’une Europe qui se délite et dans laquelle les peuples exapérés par le chômage et l’austérité cherchent des issues, tandis que le Capital ne voit d’issue que dans la guerre.

 

Donc avant de se lancer dans une nouvelle folie pseudo-humanitaire et vraie soutien idéologique à l’impérialisme, les militants du PCF doivent considérer la réalité de la situation et la cause de la paix et du respect du droit international, le soutien y compris à la revendication du peuple Kurde et à sa sécurité face à la Turquie passe par des négociations de paix et pas des expéditions impérialistes telles que les rêve macron.

 

 

danielle Bleitrach


A propos d’un inacceptable communiqué du PCF - Parti Communiste Français] Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan

 

On pourrait être que d'accord avec un tel communiqué s'il ne contenait une invitation à la violation de la souveraineté syrienne. Pourquoi la direction du PCF a globalement fermé sa gueule pour Mossoul et Raqqa. Mais là c'est vrai c'était les croisés alors là profile bas, U.E oblige.

La présence de Troupes Turcs, de forces spéciales américaine, Britannique et française sur le sol syrien sont autant de violation du droit international.  Et on se fend d'un communiqué qui condamne l'un, mais curieusement pas les autres. Et en plus on exige des interdictions de survol pour l'aviation  turc, mais curieusement, pas des USA, des Britanniques et des Francais qui on rasé Mossoul et Raqqa. En n'en condamnant une, la turc, mais pas les autres. on monte de fait dans les fourgons dans l'OTAN sont-ils donc si confortables ?

Pour produire un communiqué aussi vaseux il faut être bas de plafond ou avoir prix langue avec le diable.

Bernard Trannoy

LE TORCHON AU BOUT DU CLIC

 

Intrusions de Greenpeace dans les sites nucléaires : exploit ou opération de com’ ?

Intrusions de Greenpeace dans les sites nucléaires : exploit ou opération de com’ ? 

 

31 Mars 2018

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Je voudrais dire mon accord en paarticulier avec la conclusion de cet article : »Pointer le nucléaire civil avec des actions spectaculaires, mais observer un silence suspect sur la sûreté des installations nucléaires militaires avec une différence nette de traitement : c’est l’autre règle d’or de ces organisations anti-nucléaires. »C’est la questio que j’ai toujours posé à ceux qui dénonçaient l’énergie nucléaire, pourquoi ne pas commencer par une campagne contre l’énergie nucléaire militaire dont nous sommes tous assurés de la nocivité? Je n’ai jamais reçu de réponse, la question ne les interessait pas…
 
(note de Danielle Bleitrach)

D’après Greenpeace, les sites nucléaires civils ne seraient pas suffisamment protégés d’attaques extérieures possibles (terroristes notamment). Qu’en est-il vraiment? Les intrusions récentes de Greenpeace reproduisent elles vraiment les conditions réelles d’un acte terroriste?

 

Les médias ont largement fait échos du rapport de Greenpeace faisant passer l’idée que les sites nucléaires civils ne seraient pas suffisamment protégés d’attaques extérieures possibles (terroristes notamment). Il y a une règle simple dans ce genre d’annonce : une organisation antinucléaire comme Greenpeace ne peut que produire des rapports à charge destinés à susciter un maximum de peur auprès de la population. Tout cela n’a rien à voir avec une expertise avec d’éventuelles recommandations ayant un but sincère d’améliorer la sécurité, tenant compte vraiment des réflexions sur ce sujet sensible, de l’existant et du retour d’expérience de plusieurs décennies. Les autorités tiennent compte de cette menace depuis des années : ils n’ont pas attendu le dernier rapport de Greenpeace pour prendre les dispositions afin de protéger ces sites. Rappelons que tous ces dispositifs sont classés secret-défense, et pour cause : il ne s’agit pas ici de donner des infos ou des idées à un groupe de personnes mal intentionnées. Les dispositifs existent aussi pour d’autres sites sensibles comme les barrages et certains sites Seveso (des centaines en France). Demander la transparence sur ce sujet est donc hors de propos, et aboutirait au contraire à rendre ces sites vulnérables.

 

Il existe qu’une vingtaines de centrales nucléaires en France : ce petit nombre fait qu’il est assez aisé de mobiliser des moyens importants 24h/24h prêts à intervenir. Rien à voir par exemple avec l’impossibilité de surveiller constamment les 30 000 églises réparties sur tout le territoire français, comme cela avait été évoqué au lendemain de l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray en pleine messe, il y a un an. Pour la vingtaine de sites nucléaires, l’armée de terre et l’aviation sont prêts à intervenir à tout moment, les groupes du GIGN répartis sur tout le territoires sont mobilisables en quelques minutes et sont déjà affectés à tel ou tel site. Mais quand une intrusion se produit, on ne mobilise pas pour autant toute ces forces : on juge du niveau de danger et de la situation sur place, et la réaction n’est évidemment pas la même en voyant 10 bonhommes tout vêtue de blanc avec des sigles Greenpeace, que si on avait à faire a un commando lourdement armée et manifestant clairement l’intention de tuer.

 

Par exemple quand un de ces militants de Greenpeace réussit à franchir une des barrières d’un site nucléaire et à s’accrocher en haut d’une tour de refroidissement, il ne prouve absolument rien, cela ne menace aucunement la sécurité. Il réussit certes à faire le buzz et passera dans tous les JT, mais on ne précisera pas que les gendarmes sur place auraient pu l’arrêter 10 fois avant même qu’il puisse menacer vraiment le site, et qu’au final, ils le laisseront faire sachant très bien que c’est un simple militant écologiste.

 

Le tireur d’élite sur place l’a dans le viseur de son fusil depuis des heures mais ils n’appuiera évidemment pas sur la gâchette : on lui laisse faire ses Travaux Pratiques de militant, dérouler sa banderole fièrement, plutôt que de risquer quoique ce soit comme par exemple lui tirer dessus et entrainer une mutilation d’un de ses membres, voir la mort… Il faut aussi dire que ces militants se préparent et s’entraînent pendant des mois pour réussir à franchir les barrières et couper les fils de fer le plus rapidement possible : Greenpeace organise de véritables stages « commando » dédiés qu’à cela.

 

Par contre, ce même militant de Greenpeace, qui tente de rentrer dans le site de l’Île Longue près de Brest, là où se trouvent les sous-marins nucléaires, c’est une autre affaire : il sera abattu sur le champ et sans sommation ou presque….ces organisations antinucléaires le savent, et elles savent aussi que dans ce cas il ne s’agira pas du même buzz : l’annonce d’un militant abattu alors qu’il tentait d’entrer volontairement dans une zone militaire sera plutôt « comprise » par l’opinion publique même si cela reste choquant et dramatique (et on pointera dans ce cas l’irresponsabilité de Greenpeace). D’où leurs actions concentrées sur les sites civils d’EDF plutôt que les sites militaires nucléaires, pourtant bien plus condamnables car destinés à provoquer la mort instantanée de millions de personnes. En effet compte tenu du sujet hautement médiatique du nucléaire civil en France, et du contexte politique, Greenpeace sait que ses militants ne risquent rien, et elle peut compter sur le discernement des militaires/gendarmes sur place qui les laisseront faire jusqu’à une certaine limite. Ces même militaires ont reçu pour consignes prioritaire d’éviter toute bavure : l’affaire du Rainbow Warrior est passé par là. On peut imaginer la discussion au téléphone sur place « chef, visiblement, ce sont (encore) des militants de Greenpeace, ils sont 10, habillés tout en blanc, il viennent de franchir la 1ere clôture et ils se dirigent visiblement vers le bloc A …que fait on? On les arrête par des tirs de sommation? On laisse faire? On mobilise le GIGN ? …on attend vos consignes.. »….

 

En Russie et aux USA , c’est beaucoup plus « simple » : les militaires ont pour consignes de tirer directement quelque soit la situation. En France ce serait le cas aussi, si il y avait le moindre doute quant à la nature ou non terroriste de l’action : en cas de suspicion, ces personnes seraient tout simplement abattus. C’est parce qu’on sait que ce sont des militants de Greenpeace, et que la France, ce n’est ni la Russie, ni les USA, qu’ils réussissent régulièrement leur intrusions et parviennent à planter des drapeaux sur ces sites. Cela n’a rien d’un exploit démontrant quoique ce soit : l’expérience de Greenpeace est viciée dès le départ car elle ne reproduit pas les conditions réelles d’une intrusion de vrais terroristes.

 

Dans tous les cas, Greenpeace réussira toujours son coup médiatique et sera toujours gagnant : faire peur, semer le doute et au passage perturber le fonctionnement du site durant une journée avec des centaines de salariés qui se retrouvent bloqués à l’intérieur.

 

Pointer le nucléaire civil avec des actions spectaculaires, mais observer un silence suspect sur la sûreté des installations nucléaires militaires avec une différence nette de traitement : c’est l’autre règle d’or de ces organisations anti-nucléaires.

 

Le monde réel dans une journée fantasmée

Le monde réel dans une journée fantasmée

 
29 Mars 2018

Je suis en convalescence mais je vous donne de mes nouvelles.

 

Hier, j’ai fui les réseaux sociaux et leurs miasmes en écho à une double célébration dans laquelle tout le monde se débattait et parlait faux… En fin de matinée,  j’ai renouvelé ma carte de Bibliothèque en vitupérant contre Macron et la CSG, avec l’assentiment de l’employée. Qu’est-ce que ça soulage de ne pas imaginer cet individu en train de jouer les héraults de la République, le défenseur de l’excellence de ses fonctionnaires et de se souvenir qu’il est en train de couler la dite République sur consigne de l’UE… D’envisager de fait une armée de métier au niveau de l’OTAN. qu’est-ce qu’on se sent mieux d’échapper aux  débats sur le héros qui masque de fait les assauts contre le service public. Pendant qu’on parle de ça, il n’est plus question des luttes pour la défense du dit service public, attaqué de toute part avec l’assentiment des mêmes… Je ne renonce pas à protester, je me sens un peu seule, d’ailleurs les communistes semblent avoir totalement disparus. ON ne sait pas si on doit être soulagés de ne pas être pris avec mélenchon dans ses pàalinodies ou si on peut voir là la poursuite de la tactique de Pierre Laurent, nous effacer définitivement… pourtant il me semble qu’on aurait bien besoin des communistes, enfin ceux que j’ai connus…

 

La bibliothèque municipale, est l’ancien music hall, l’Alcazar, en plein quartier arabe, sur le Cours Belzunce. Jadis au XVIII e siècle c’était le quartier aristocatique mais aussi celui des Révolutionnaires, les Républicains de Marseille, des enragés autogestionnaires, admirateurs de Robespierre. A midi j’ai été déjeuner chez Toinou, le marchand de coquillage, de l’autre côté de la Canebière. C’est de là exactement qu’est parti le bataillon des Marseillais, 300 jeunes gens tirant canons, chantant tout le long de la route la Marseillaise et réclamant la tête du roi. Belzuince et le monde arabe déborde, mais il y a des ponctuations du vieux Marseille, le marchand de fleuirs avec ses bouquets élégantissimes, le chapelier, et Toinou, avec son étal de fruits de mer, je commande  une dizaine d’oursins énormes et trois huitres charnues et iodées plus un verre de vin blanc, le bonheur. Je donne rendez-vous à Hamid, djaouida et Maya, chez le père Blaise, l’herboriste à côté, une institution provençale comme Toinou dans un quartier qui ressemble à Babel oued. J’achète une tisane, un pot de miel et de la guimauve. Maya fait la grimace, elle préfère les marshamallow d’Haribo. Nous retournons elle et moi en bibliothèque, elle est chargée de m’aider dans l’ascenseur transparent, les coursives aux parois de verre, ce qui me donne le vertige. Je m’accroche à elle.

 

Je sais qu’elle est désormais une lectrice assidue de mon blog et elle me pose des questions. Ce qui l’intéresse c’est l’intelligence artificielle et ses conséquences, elle me demande est-ce que ça peut être la fin du monde? Je crois que c’est l’article sur stephen Hawkings qu’elle a interprété en ces termes.J’essaye de lui expliquer qu’il peut y avoir des gens très riches qui tenteront de se passer des êtres humains. « Pourquoi ils sont comme ça? » me demande-t-elle… Et nous voilà parties dans un cours abregé sur la soif d’accumation du capital. Le monde est divisé entre riches et pauvres et les premiers qui sont simplement une poignée pour continer à dominer, inventent des oppositions entre les pauvres… Le racisme par exemple… Elle hoche la tête et commente: « nous sommes tous des êtres humains? « Bien sûr et j’appuie ma démonstration par une interprétation personnelle du monologue de Shylock dans lequel j’alimine toute référence précise pour qu’elle puisse s’identifier…

 

Traduction de Victor hugo:

 

Il m’a couvert d’opprobre, il m’a fait tort d’un demi-million, il a ri de mes pertes, il s’est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, traversé mes marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif ! Un juif n’a-t-il pas des yeux ?Un juif n’a-t-il pas des yeux, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ?N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ?Si vous nous piquez, estce-que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce-que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce-que nous ne mourons pas ? Et si vous nous outragez, est-ce-que nous ne nous vengerons pas ?Si nous sommes comme vous du reste, nous vous ressemblerons aussi en cela.

 

En fait j’interprète dans le sens de Timon d’Athènes, l’autre pièce de Shakespeare qu’aimait Marx, la dénonciation du Capital. je m’obstine dans ma rustique lutte des classes. Elle m’écoute comme un oracle, elle  a rencontré la semaine dernière un jeune écrivain d’origine algérienne d’une vingtaine d’années et elle lui a gravement expliqué qu’elle avait une mamie « très ancienne » qui était une écrivaine et qu’elle pourrait lui donner des conseils. C’est flatteur mais si j’avais quelques doutes sur mon apparence, me voilà servie… je suis très très ancienne…

 

Je découvre des livres, les derniers achetés exposés, je voudrais tous les lire… Un véritable accès de boulimie… la vieillesse ne fait rien à l’affaire, je suis toujours fascinée par les bibliothèques, tous ces livres, c’est l’endroit où je travaille le mieux… Je suis plongée dans un livre qui m’aide à comprendre ce qu’avait tenté de m’expliquer Monika sur la Pologne, c’est la traduction d’un auteur des Etats-Unis Timothy Snyder,sur « la reconstruction des nationalités », Pologne, lituanie, Ukraine… je vais l’emporter chez moi pour le week end.Retrouver les livres, les recherches pour fuir le grand n’importe quoi d’internet, quel soulagement. Maya qui s’exerce sur un ordinateur à côté de moi et qui se plonge dans ma biographie selon wikipedia, m’emprunte un petit cahier moleskine vierge et décide d’écrire un roman. Elle m’interroge: Mamie, tu ne pourrais pas faire de moi un personnage d’un de tes romans, par exemple « les enfants du mauvais temps? » je lui dis »Non parce que tu n’es pas assez passionnante! » et j’ajoute en riant « mais tu peux le devenir, à toi de découvrir comment être passionnante! » Cinq minutes après elle me tend le cahier sur lequel elle a inscrit notre conversation… « Comment est-ce que je peux devenir passionnante? « … A toi de le découvrir? En attendant je lui propose que nous allions ensemble dimanche au cinéma… Elle manque d’attention, il faut qu’elle apprenne à s’immerger dans une lecture, tout oublier, jouir du silence de la bibliothèque, de l’odeur des livres…

 

Le temps a passé il est quatre heures, Maya part à son cours de gym et Hamid vient me chercher avec un copain algérien qui n’a pas mis les pieds en France depuis dix ans et qui vient retrouver son fils pour qu’il revienne en Algérie avec lui. Je m’aperçois que c’est son père qui faisait partie de ma génération, celle avec laquelle j’ai partagé les combats anti-colonialistes, ceux pour l’indépendance de l’Algérie… la génération que j’avais rencontrée en 1963 à Alger, lors de la venue de Nasser… Encore une confrontation avec le temps qui s’efface…  Son père est un militant, lui non. Nous parlons de l’Algérie, il est inquiet et déclare que rien ne va bien, mais qu’il faut éviter le pire. Le pire c’est comme ce qui se passe en France mais au lieu de deux ou trois morts de temps en temps c’est deux cent mille morts, on sait quand on sort, mais on ignore quand on va rentrer. Le pire c’est ce qui se passe en Irak, en Syrie, en Libye. On ne sait pas d’où la mort va venir. Face à ces gens là, il n’y a qu’une solution, les tuer comme quand ils avaient occupé une entreprise gazière dans le sud algérien. Les militaires étaient rentrés, ils avaient tué tout le monde y compris les employés étrangers… Non il ne faut pas que l’Algérie connaisse ça, la Libye, la Syrie… Et ce qui l’a détruite…

 

hamid et son copain algérien me raccompagnent jusque chez moi pour m’aider à porter livres, pot de miel et guimauve… dans la rame du métro, nous discutons encore… je leur dis que les enfants sont notre talon d’Achille, s’il n’y avait pas la peur pour l’enfant je me sentirai intouchable, prête à tous les défis… Hamid proteste « les enfants sont la seule richesse »… une femme nous écoute et elle me donne raison: « C’est l’expérience qui parle par votre bouche, les enfants sont notre fragilité, notre tournment, nous avons peur pour eux! »

 

Si les crétins qui dans les réseaux sociaux s’obstinent à croire que c’est en excusant les « terroristes », si les proches des indigènes de la République, voulaient bien se rendre compte que la plupart des familles algériennes qui hantent Belzunce ont une expérience tragique du terrorisme, qu’elles sont prêtes à supporter un régime algérien qui ne les satisfait pas, parce qu’elles ont une peur bleue de voir revenir les années de plomb et de meurtre, ce serait déjà un immense pas. L’ami algérien me dit: « Pour les arabes il faut des dictateurs! » Je proteste mais je conviens que tant qu’il y aura des divisions tribales à la base de la société civile, il faut un dirigeant qui combine deux traits, celui de l’homme fort qui s’appuie sur l’armée ou plutôt émane de l’armée et le négociateur capable d’engager le dialogue avec les divers élements de la mosaïque. Il est évident qu’une telle société est patriarcale avec un poids particulier accordée à la vieille femme sage. je suis assez bien dans le rôle. Non seulement je fais régner l’ordre et je tiens les enfants sans avoir besoin d’élever la voix, y compris Adlane qui est sorti miraculeusement de ses hallucinations, mais j’ai fait le tour du monde. A propos les cartes postale ont eu un effet bénéfique, il en a reçu de Paris, de Chambery, de Montréal, de Grand bretagne… Il a décidé d’y répondre, le 5 avril au parloir je lui porte des cartes timbrées. Fini la crise de mysticisme, il affirme à nouveau son refus de toutes ces croyances débiles qui mènent à Daech. Résultat, la famille est soulagée, Djouida m’explique: « nous on a été élevés là-dedans! Mais lui en prison ce n’est pas bon. Il vaut mieux qu’il soit comme toi! » Il se lave, brique sa cellule. Donc je bénéficie d’un savoir apaisant et dans le même temps je connais ce qui se passe en Chine. C’est un pays qui les intrigue. Il y a beaucoup de chinois en Algérie m’expliquent-ils, ce sont d’énormes travailleurs. je leur propose de se marier tous avec des Chinois, plus on est mélangé mieux ça vaut… Ils rient, ils ont compris ce que ma proposition contenait d’aimable critique, il faut qu’ils se mettent au boulot, pas celui d’esclave sous des ordres colonialistes, non celui de choisir le meilleur pour leur magnifique pays…

 

Honnêtement il y a une telle distance entre ce que je lis dans les réseaux sociaux et mon immersion au quotidien dans la « vie réelle » marseillaise que je crois de moins en moins à ce que je lis dans la presse et sur l’ordinateur. J’éprouve dans mon propre pays, l’expérience de mes voyages. L’incroyable distance entre ce qu’on en dit et ce que je vis auprès des habitants du pays, qu’il s’agisse des Cubains ou des habitants de la Crimée. On m’invente des conflits qui n’existent pas, des affrontements qui ne servent qu’à justifier les interventions du pouvoir et tout cela est faux , archifaux, dans la réalité on se débrouille comme on peut…. L’ennui c’est que malheureusement les militants politiques y compriqs chez moi,  sont le plus souvent ceux qui répétent comme parole d’évangile ce qu’ils croient être le réel et qui n’est que fantasme autoproduit  pour dame patronesse  et ils sont incapables de s’adresser à ce mode réel, à son histoire, ses expériences, ses préoccupations. Jadis le parti communiste grâce à ses cellules baignait dans la réalité, son discours tranchait. Je suis un vieux reste de ce temps-là… Un individu oublié d’une autre époque… Moi je n’ai pas besoin de céder à l’antisémitisme y compris à la mode de l’UJFP pour avoir un langage commun et ce serait le plus détestable des tours que d’y céder. L’UJFP, je ne les supporte plus depuis qu’ils se sont permis d’attribuer à la politique d’Israël le meurtre des petits enfants par Merah. Si une sous merde attribuait l’assassinat de petits enfants turcs de trois ans à la politique d’Erdogan, je crois que n’importe qui lui cracherait à la gueule, mais ça parait normal parce que ce sont des juifs. Ces gens là sont les meilleurs alliés de l’extrême-droite israélienne… Quand est-ce que tous ces gens-là comprendront que faire de la politique est nécessaire pour lutter contre l’injustice mais que le débat politique a des limites au-delà desquelles, elle devient incompréhensible.

 

Un ami communiste m’écrit :

 

https://www.humanite.fr/antisemitisme-la-fois-plus-de-violence-et-plus-de-tolerance-652892#comment-form

 

Que penses du fait que l’Humanité publie le premier développement de la personne interrogée. Je n’arrive pas à à comprendre que l’Huma interroge une personne qui planque ce qu’elle pense derrière un sondage.


Et qui laisse penser que l’antisémitisme est une opinion comme les autres.

 

Oui voilà typiquement ce qui me semble nocif et qui se combine bien avec l’incapacité des communistes a réellement s’adresser à toute cette population avec qui le dialogue de classe serait pourtant fructueux. Simplement en partageant avec eux des choses fondamentales comme leur préoccupation pour l’avenir des enfants.

 

Nous avons tous un grand projet, quand Adlane sortira, on partira tous faire le tour de l’Algérie, la côte, mais aussi jusqu’à Tamanrasset…

 

Danielle Bleitrach

38ème congrès du PCF. Nous vous l’avions dit, et nous n’avons pas été entendus ! par Viviane Cassan

38ème congrès du PCF

Nous vous l’avions dit, et nous n’avons pas été entendus !

 
, par  Viviane Cassan
pdf | 
  • C’est pour cette raison qu’un des points essentiels que nous devons affronter lors de ce 38ème congrès du Parti Communiste, pour qu’il soit extraordinaire, c’est que tous les communistes s’interrogent et fassent le bilan de nombreuses années de fonctionnement (ce qui n’a jamais été fait en profondeur), sur sa stratégie passée et actuelle depuis le Congrès de Martigues (2000).

 

Il s’agit d’en tirer des leçons afin de décider du contenu de la prochaine base commune qui doit être très ouverte prenant en compte les propositions de la base.

 

Un constat s’impose : le PC ne parvient plus à représenter une alternative aux problèmes que rencontrent les couches populaires.

 

Au fil des années et des choix politiques impulsés par les directions successives, j’ai vu les résultats électoraux fondre comme neige au soleil, beaucoup de camarades militants nous quitter et le PC s’affaiblir régulièrement jusqu’à son presque effacement aujourd’hui !

 

Nous avons dans notre Fédération, dans nos sections du biterrois, tiré pendant de nombreuses années la sonnette d’alarme sans aucun résultat !

 

J’ai assisté, en total désaccord, à la perte d’identité de notre Parti, de sa conscience de classe, de ses fondamentaux marxistes devant nous amener vers la "société socialiste" à la française qui avait motivé notre engagement depuis plus de 40 ans pour devenir une force d’appoint, d’accompagnement des partis sociaux démocrates, défendant une idéologie capitaliste (Union de la Gauche, Gauche plurielle, CUALS, Front de Gauche, Robert Hue, ex secrétaire du PC étant aujourd’hui adhérent à la République en Marche !!!) A méditer !

 

En 2012 et 2017, le PC n’aura plus de candidat communiste aux élections présidentielles, c’est le renoncement total avec une stratégie plus que discutable pour les élections législatives face à J. L. Mélenchon, qui œuvre à notre disparition.

 

Le peuple est orphelin du PC révolutionnaire et il est frappant, dans la période que nous vivons, d’attaques sans précédent de tous nos services publics, créés à l’époque de la Libération par des ministres communistes, qu’il faut décider d’une rupture avec le système capitaliste, qui conduit notre pays à la ruine, à la désespérance, et au développement des idées d’extrême-droite.

 

Jaurés disait : « Pour qu’il y ait lutte de classe, il faut que les salariés espèrent l’avènement d’une société nouvelle ». Le moment est arrivé.

 

Le PC doit revenir ce qu’il était : un parti révolutionnaire avec des communistes unis sur un projet de rupture avec le système capitaliste clairement énoncé, en finir avec l’exploitation, se saisir de tous les leviers économiques productifs, préserver notre bien commun la planète et bien d’autres choses pour construire cette "société socialiste" !

 

Camarades, il faut réagir, il y a le feu à la maison !!

 

Un îlot de pauvreté dans un océan de misère

L’œuvre négative du colonialisme français à Mayotte :

Un îlot de pauvreté dans un océan de misère

 

par  Said Bouamama
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L’idée que le colonialisme est une affaire du passé est fréquente dans le débat médiatique et politique. Des polémiques peuvent surgir sur « l’œuvre positive » ou au contraire sur le caractère de « crime contre l’humanité » de ce colonialisme mais elles concernent des séquences historiques du passé. Le mouvement social qui secoue Mayotte depuis plus de quatre semaines rappelle que le colonialisme français est encore une réalité contemporaine.

 

Rappelons que sur les 17 « territoires non autonomes » c’est-à-dire que les Nations-Unies considèrent comme devant être décolonisés, deux (la Kanaky et la Polynésie) sont occupés par la France. L’île de Mayotte pour sa part est considérée comme partie intégrante des Comores par la résolution 3385 du 12 novembre 1975 de l’assemblée générale des Nations Unies qui énonce : « la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la grande-Comore, de Mayotte et de Mohél ». (1)

Le contexte historique : une île comorienne

 

Immobilisé par une opération chirurgicale, j’ai pu au cours de ces dernières semaines suivre dans le détail la couverture médiatique de la « crise de Mayotte » par les grands médias. Le moins que l’on puisse dire c’est que nos journalistes, « spécialistes » et chroniqueurs divers ne connaissent pas la première vigilance de toute analyse objectivée : la contextualisation historique, économique et géostratégique.

 

De manière générale le problème de Mayotte est réduit à la question de « l’immigration clandestine » et de l’insécurité qu’elle susciterait. Une telle construction politique et médiatique du problème appelle logiquement une solution unique : renforcer le contrôle des frontières et la chasse aux sans-papiers. Une telle construction a en outre un effet de légitimation des politiques répressives contre les sans-papiers et les réfugiés dans l’hexagone.


L’association entre immigration et insécurité est, en effet, un des axes du discours du ministre de l’intérieur. La situation à Mayotte est mise en scène comme un avertissement alertant sur les dangers qui menaceraient l’hexagone si la « fermeté » contre « l’immigration clandestine » cesse d’être l’axe directeur de la politique migratoire française. Rappelons quelques éléments des contextes sans lesquels aucune compréhension de la situation n’est possible.

 

Sur le plan historique les quatre îles des Comores deviennent un protectorat français en 1886 puis un territoire d’outre-mer en 1946. A l’époque du colonialisme ascendant, personne ne songe à séparer Mayotte des trois autres îles de l’archipel. Comme le rappelle l’historien Alain Ruscio l’unité de l’archipel fait consensus. En témoigne la définition donnée par le « Grand dictionnaire universel du XIXème siècle » de Larousse : « Comores : groupe d’îles d’Afrique (…). Les quatre grandes îles qu’il comprend sont Mayotte, Anjouan, Mohéli et la Grande Comore ». (2)

 

La géographie, la langue, la religion, les mouvements de populations, etc., attestent de cette unité de l’archipel :

L’histoire, les cultures et traditions, la langue et la religion sont quasiment les mêmes d’une île à l’autre. La composition et le rapprochement des îles sont aussi d’autres éléments renforçant le caractère unique des Comores. Dès le début du XVIème siècle des habitants de la grande Comore se sont installés à Mayotte lorsqu’ils fuyaient les portugais qui commençaient à débarquer sur leur île. L’île qui, aujourd’hui, est rendue artificiellement française n’est distancée d’Anjouan que de soixante quinze kilomètres. Les habitants des quatre îles parlent tous la même langue, le Shcomori, qui est divisé en quatre dialectes légèrement différents […] à tel point que l’incompréhension totale entre eux est pratiquement impossible. Hormis la petite minorité chrétienne de Mayotte, la religion est également unique, l’islam sunnite et shaféïte. Elle est par ailleurs considérée comme une vraie culture par tous les Comoriens. (3)

En dépit de cette histoire et de ces facteurs communs d’une part et des résolutions des Nations-Unies d’autre part, l’Etat français orchestre la séparation de Mayotte du reste de l’archipel en 1976. Alors que le référendum d’autodétermination du 22 décembre 1974 se prononce de manière massive pour l’indépendance de l’archipel, l’Etat français décide unilatéralement de prendre en compte les résultats île par île et non sur l’ensemble de l’archipel. Lors de ce référendum d’autodétermination se sont 94.57 % des Comoriens qui se prononcent pour l’indépendance. Seule l’île de Mayotte donne un résultat divergent avec 63,22 % de voix contre l’indépendance. (4)

 

Malgré le positionnement des Nations-Unies pour une prise en compte des résultats sur l’ensemble de l’archipel, l’Etat français organise illégalement un référendum spécifique à Mayotte le 8 février 1976 donnant une couverture pseudo-juridique à cet acte de brigandage étatique. Le fait que 99.4 % des électeurs de Mayotte se prononcent pour le maintien de l’île dans la république française est pris comme justification pour justifier une balkanisation de l’archipel.

 

Une telle décision est une violation de la loi française du 23 novembre 1974 qui énonce dans son article 5 « que si le classement des résultats se fera île par île, la proclamation en sera globale ». (5) Elle est également une violation du droit international conduisant les Nations-Unies à condamner l’organisation des référendums du 8 février et du 11 avril 1976. (6)

 

La résolution 31/4 de l’assemblée générale des Nations Unies du 21 octobre 1976 ne souffre d’aucune ambiguïté :

Rappelant que l’ensemble du peuple de la République des Comores, par le référendum du 22 décembre 1974, a exprimé à une écrasante majorité sa volonté d’accéder à l’indépendance dans l’unité politique et l’intégrité territoriale,

 

Considérant que les référendums imposés aux habitants de l’île comorienne de Mayotte constituent une violation de la souveraineté de l’Etat comorien et de son intégrité territoriale,

 

Considérant que l’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte constitue une atteinte flagrante à l’unité nationale de l’Etat comorien, Membre de l’Organisation des Nations Unies,

 

Considérant qu’une telle attitude de la France constitue une violation des principes des résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies :

 

Condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés dans l’île comorienne de Mayotte par le Gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette

 

a) Toute autre forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France ;

 

b) Toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte ;

Condamne énergiquement la présence de la France à Mayotte, qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ;

 

Demande au Gouvernement français de se retirer immédiatement de l’île comorienne de Mayotte, partie intégrante de la République indépendante des Comores, et de respecter sa souveraineté […] (7)

Cette résolution qui est adoptée par 102 voix contre une seule (celle de la France) et 28 abstentions sera régulièrement réaffirmée par de nombreuses autres résolutions des Nations-Unies. (8) Quant aux conditions du scrutin faisant passer en deux ans le nombre d’électeurs de Mayotte opposés à l’indépendance de 63.22 % en 1974 à 99.4 % deux ans après, voici ce qu’en dit le journal réunionnais « Témoignages » du 10 février 1976 :

 

Depuis longtemps le gouvernement français préparait son « référendum » de mascarade sur le territoire comorien de l’île de Mayotte. Dimanche dernier, à force de fraudes et de trucages, tout s’est achevé comme un grand carnaval. Une grosse plaisanterie de mauvais goût. Olivier Stirn voulait qu’une majorité de Comoriens à Mayotte se prononce pour le rattachement à la France. Il y a eu ce qu’il méritait. Une majorité introuvable, vraiment préfabriquée, trop beau pour être vrai : 99.4 % des habitants de Mayotte déclarent qu’ils choisissent la domination du colonialisme français au lieu de l’indépendance avec leurs concitoyens. Ils n’étaient que 64% en décembre 1974.

 

Par la grâce de Michel Debré et d’Olivier Stirn, le tableau a pris des couleurs mirobolantes. D’incroyables et d’invraisemblables couleurs. Comme au bon vieux temps des miracles coloniaux. Comme aux pires périodes des triomphes électoraux arrangés par le pouvoir colonial. (9)

 

Prévenons immédiatement les accusations de « complotisme » en rappelant les antécédents français à la fois de démembrement d’une nation et de fraude électorale. La fréquence des fraudes électorales dans l’histoire coloniale française est telle qu’elle a donné naissance à l’expression « élections à la Naegelen » du nom du socialiste Edmond Naegelen, gouverneur général de l’Algérie devenu célèbre pour avoir ordonné à l’administration de réaliser de « bonnes élections »(10)

 

Le projet gaulliste d’une indépendance de l’Algérie amputée du Sahara a pour sa part été à l’origine de la rupture des négociations entre l’Etat français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) en juillet 1961 avec comme conséquence le prolongement de la guerre pendant 1 an. Krim Belkacem représentant du GPRA commente comme suit cette rupture : « Les Français voudraient amputer l’Algérie indépendante de ses quatre cinquièmes. Il n’y a pas de problème du Sahara, il y a un seul problème : l’Algérie » (11).

 

L’enjeu économique et géostratégique

 

Comprendre l’acharnement français à garder cette petite île suppose de prendre en compte les contextes économiques et géostratégiques. Mayotte comme les autres îles comoriennes se situent à un verrou stratégique de l’Océan indien. Elles sont situées sur la route du Cap par laquelle est acheminé le pétrole du Moyen-Orient vers les pays occidentaux. La découverte au début de la décennie 2000 d’importants gisements de pétrole et de gaz dans le canal du Mozambique c’est-à-dire la partie de l’océan indien située entre Madagascar et le Mozambique renforce encore l’importance géostratégique des îles comoriennes. Le maintien de Mayotte sous domination française permet ainsi de disposer d’une Zone Economique Exclusive (ZEE) de 200 milles nautiques.

 

Pour exactement les mêmes raisons l’Etat français refuse de restituer à Madagascar et à Maurice les « îles Eparses » qui se situent également dans le canal du Mozambique. Ces 5 minuscules îlots faisant ensemble à peine 43.2 km2 ouvrent droit à des eaux territoriales pour la France. Le cumul des eaux territoriales de Mayotte et des îles Eparses permet à la France de disposer d’une ZEE de 636 000 km2 soit une bonne moitié de la superficie du canal du Mozambique. L’expert économique auprès de la Direction Générale de l’Énergie de la Commission européenne, Samuel Furfari résume comme suit les enjeux du canal du Mozambique :

 

Une querelle diplomatique peu connue concerne les îles Eparses, qui comme leur nom l’indique ne sont que quelques pitons rocheux éparpillés dans le Canal du Mozambique, entre l’île de Madagascar et le Mozambique. La France et Madagascar se les disputent, non pas pour y placer des panneaux solaires, mais parce que l’on sait que le potentiel en hydrocarbure est important […] Dans ces zones économiques exclusives, on commence à découvrir de plus en plus de réserves de gaz et de pétrole conventionnel. (12)

 

En refusant de restituer à Madagascar ces îles l’Etat français viole une nouvelle fois le droit international. La résolution 34/91 de l’assemblée générale des Nations-Unies « invite le Gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le Gouvernement Malgache en vue de la réintégration des îles précitées, qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar ». (13)

 

La république de Maurice est également en conflit avec la France à propos de la souveraineté de l’île de Tromelin. Enfin, outre Mayotte, la république des Comores revendique également la restitution par la France des îles glorieuses.

 

L’importance de ces enjeux économiques et géostratégiques explique également pourquoi l’Etat français ne s’est pas contenté de se maintenir illégalement à Mayotte mais qu’il s’est également impliqué dans la déstabilisation de la jeune république comorienne. Il n’est pas inutile de rappeler ces épisodes du feuilleton françafricain qu’aucun grand média n’a mentionné dans la couverture du conflit actuel à Mayotte.

 

Commençons par le « bilan de la colonisation française » aux Comores. Au moment où la république comorienne est proclamée en 1975, la situation des Comores peut se décrire comme suit :

 La France laissait sur place... presque rien, si ce n’est d’insurmontables difficultés. Une administration désorganisée, un lycée sans professeurs, des hôpitaux sans médecins, une radio – seul véhicule d’information, la presse écrite n’existant pas – sans techniciens, des chantiers en suspens, des services lourdement handicapés […], du chômage, des caisses vides et une économie en perdition… Un pays démuni, désarticulé (14).

Ce pays où tout est à construire est l’objet d’un coup d’Etat soutenu par Paris à peine un mois après la proclamation de l’indépendance. Le président Ahmed Abdallah est destitué brutalement avec l’aide de Bob Denard et de ses mercenaires. Le crime du nouveau président était tout simplement d’être trop insistant auprès de l’OUA et de l’ONU sur la question de la restitution de Mayotte à la République comorienne. Trois ans plus tard on retrouve le même Bob Denard à la manœuvre pour une nouvelle ingérence française se traduisant par l’assassinat du président Ali Soilihi.

L’historien spécialiste de la Françafrique, Jean-Pierre Bat résume comme suit les raisons et circonstances de ce second coup d’Etat :

Cependant, l’histoire n’est pas aussi simple. Certes, Abdallah est puni ; mais Paris a-t-elle clairement compris le programme de Soilih ? Ce dernier s’affiche farouche révolutionnaire aux accents ouvertement marxistes. Il lance notamment une réforme agraire de vaste ampleur. Bref, Les Comores indépendantes basculent sous un régime révolutionnaire : l’opération de Denard en 1975 accouche donc d’un régime « contraire à [ses] convictions de toujours. » Un euphémisme pour ce farouche nationaliste anticommuniste ; un contre-sens pour Paris qui, trop réjouie de voir Abdallah puni pour son geste de 1975, n’a pas compris que lui a succédé un authentique révolutionnaire aux antipodes de la politique africaine de la France, trois ans seulement après la Révolution malgache. Denard, dans ces conditions, quitte les Comores en promettant à Soilih de revenir. Dès le mois de février 1977, Ahmed Abdallah, toujours en exil à Paris, reprend contact avec Denard pour lui demander d’organiser son retour au pouvoir. De l’aveu du mercenaire, l’affaire est pilotée par la cellule Afrique de l’Élysée, dirigée par René Journiac (15).

Les mercenaires de Bob Denard surnommé « le sultan blanc des Comores » ne quitteront plus le pays pendant plus d’une décennie. Ils encadrent et dirigent la garde présidentielle qui constitue un « véritable État dans l’État reconnaissable à ses uniformes noirs » conclut Jean-Pierre Bat. Le prix du retour au pouvoir que paye Ahmed Abdallah est logiquement un alignement complet sur les positions françaises en Afrique. Les Comores deviennent ainsi un des partenaires à l’Afrique du Sud de l’apartheid et la revendication sur la restitution de Mayotte se fait discrète.

L’assassinat d’Ahmed Abdallah en 1989 en présence de Bob Denard et de ses mercenaires ouvre une période d’ingérence encore plus intense. Le nouveau président élu en 1990, Saïd Mohamed Djohar soutenu dans un premier temps par François Mitterrand ose cependant se rapprocher de l’Iran puis de la Libye. Il sera, lui aussi, renversé par un nouveau coup d’Etat mené par le même Bob Denard en 1995. Cette fois-ci cependant de nombreuses voix dénoncent publiquement l’ingérence française, contraignant Paris à désavouer son « sultan blanc » :

Or, en 1995, un nouveau coup d’Etat de Bob Denard interrompt la présidence Djohar. L’Etat français, par la bouche du Premier ministre Alain Juppé, tente d’abord de décliner toute responsabilité dans ce troisième coup d’Etat. Mais la pression internationale est telle que la France est obligée d’envoyer son armée récupérer ce militaire atypique qu’est Bob Denard. […] Au cours des deux procès tenus à Paris, le fils d’Ahmed Abdallah, Salim, un des commanditaires de ce putsch, et les mercenaires impliqués déclarent que le putsch de 1995 contre le président Djohar était décidé à l’Elysée et au ministère de la coopération. […] L’objectif a été atteint puisque, malgré l’intervention de l’armée française officielle et la capture de Bob Denard, le président Djohar n’est pas retourné aux Comores mais a été retenu contre son gré à la Réunion, département français, jusqu’à l’organisation de nouvelles élections (16).

En 1997 les îles d’Anjouan et Moheli font sécession avec le soutien discret de l’Etat français. Si Moheli rejoint rapidement la République fédérale islamique des Comores, celle d’Anjouan dirigée par Mohamed Bacar maintient l’abcès sécessionniste pendant plus d’une décennie. « Durant cette période, M. Mohamed Bacar agite en permanence, comme une provocation en direction de Moroni, le spectre de l’indépendance pour Anjouan ; la France soutient manifestement les actions de M. Bacar » (17) résume le géographe François Taglioni.

 

L’objectif de l’Elysée est d’enterrer la revendication de restitution de Mayotte en menaçant de soutenir l’éclatement de la fédération comorienne. L’Etat-major de Bacar compte une nouvelle fois des mercenaires de l’ancienne équipe de Bob Denard. Le résultat est résumé comme suit par Pierre Caminade de l’association Survie : « Plus question de demander à la France de rendre Mayotte : la rendre à qui ? Ainsi, à partir de 1997, les Comores ne demandent plus que cette question soit traitée à l’Assemblé générale de l’ONU. Mission accomplie » (18).

 

Il faudra attendre mars 2008 pour que cesse cette menace sécessionniste par l’intervention conjointe de l’armée comorienne et de troupes de l’Union Africaine. Le président sécessionniste Mohamed Bacar fuit vers l’île voisine de Mayotte où il obtient l’asile politique. 

 

Les conséquences meurtrières de la stratégie française

 

La sécession de Mayotte d’une part et la déstabilisation permanente de la République comorienne d’autre part ont un triple effet. Une première conséquence est la production d’une image des Comores comme « République bananière » dans laquelle « assassinats » et « coups d’Etats » sont présentés comme faisant quasiment partie de la culture nationale. Le second effet est un « développement impossible » de la République des Comores se traduisant par une paupérisation croissante. Le troisième résultat est la production d’un flux migratoire structurel vers l’île de Mayotte.

 

Quelques chiffres suffisent à expliquer l’ampleur du flux migratoire vers Mayotte. Séparée par une distance d’à peine 75 kilomètre les situations se présentent comme suit : une mortalité infantile de 59 pour mille pour l’Union des Comores et de 15 pour mille à Mayotte ; une espérance de vie de 63 ans pour la première et de 75 ans pour la seconde. La différence de développement liée aux transferts de fonds français et européens rend inévitable ce flux migratoire massif. « On estime ainsi à environ 55 000 les Comoriens clandestins à Mayotte, soit un quart de la population mahoraise » (19) résume le géographe François Taglioni en 2008.

 

Depuis 1995 un « visa Balladur » est nécessaire pour se rendre à Mayotte. Il en découle les tentatives de passages sur des embarcations de fortune appelées kwassa-kwassa. Un rapport sénatorial de 2012 évalue entre 7000 et 10.000 le nombre de morts au cours de la traversée vers Mayotte depuis l’instauration du visa Balladur. Le choix colonialiste français de 1975 conduit ainsi à un meurtre institutionnel recommencé chaque jour. Ceux qui ont pu toucher le sol de Mayotte se retrouvent ensuite sans-papiers c’est-à-dire constituent une main d’œuvre corvéable à merci :

 

La déstabilisation des Comores creuse un fossé économique entre Mayotte et ses sœurs, en particulier Anjouan (Nzwani), la plus proche. Aucun succès économique ne peut pourtant être repéré sur « l’île française ». Seule la perfusion de l’aide financière française amène un considérable différentiel de revenus, qui aspire certains Comoriens des trois autres îles vers Mayotte pour y occuper des emplois subalternes, parfois dans des conditions de quasi-esclavage (20).

 

Ce fossé économique se double d’un autre fossé avec cette fois-ci le reste des départements français. Mayotte est ainsi le plus pauvre des départements français. Tous les indicateurs économiques soulignent ce second fossé dont le poids est en outre inégalement réparti selon l’origine et le statut des habitants. La structure pyramidale selon une ligne de couleur révèle ainsi le caractère colonial de la situation de l’île. Une synthèse de la situation de Mayotte de l’institut de Recherche Economique et Social résume comme suit la pyramide coloniale qui caractérise Mayotte :

 Si les Français y ont en moyenne un niveau de vie double de celui des ressortissants étrangers (375 contre 190 euros mensuels), les Français originaires de Mayotte ont un niveau de vie moyen de 290 euros mensuels quand celui des Français non originaires de Mayotte (les « Wazungu », les Blancs) est d’un montant « métropolitain » de l’ordre de 1 400 euros mensuels en 2005. Cette scission qui, nolens volens, recoupe le plus souvent la couleur de la peau, révèle une structure sociale très inégalitaire, produit d’une histoire coloniale, certes transformée mais toujours présente (21).

Le double fossé économique est créateur d’une situation intenable que le secrétaire départementale de la CGT Educ’action résume comme suit : « un îlot de pauvreté dans un océan de misère » (22).

 

Dans une telle situation les déclarations régulières de représentants officiels français pointant du doigt les « sans-papiers » comme responsable de tous les maux de Mayotte ne peuvent avoir qu’un effet : le développement des pratiques racistes. La concurrence organisée entre les « pauvres » et les « miséreux » débouche logiquement sur une hausse de la chasse aux « étrangers » c’est-à-dire en fait aux Comoriens.

 

L’année 2016 a vu ainsi croitre rapidement les pratique dites du « décasage », c’est-à-dire le délogement par la force de centaines de comoriens vivant à Mayotte par des Mahorais. Rappelons les faits :

 

De janvier à juin 2016, des collectifs informels de villageois mahorais se sont constitués pour « chasser » de chez eux leurs voisins, le plus souvent Comoriens, avec ou sans papiers, pour la seule raison qu’ils sont étrangers et occupent, au sein de bidonvilles, des terrains qu’on leur loue. Plus largement, les étrangers sont collectivement accusés d’être responsables de tous les maux de la commune et de l’île :

« vols [sic], agressions et meurtres [sic] au quotidien, climat de psychose installé, image de notre ile souillée, une économie meurtrie… », selon un des tracts diffusés. À une autre époque et dans d’autres lieux on aurait appelé de telles violences xénophobes des « pogroms ». Mais dans le 101ème département français ces événements se sont déroulés en toute impunité et dans l’indifférence (métropolitaine) quasi générale (23).

Le choix colonial français de 1975 débouche ainsi sur un monstre institutionnel ne pouvant que générer des crises à répétition. Le mouvement social de cette année n’est qu’une nouvelle conséquence du colonialisme français contemporain. Le déblocage de nouvelles subventions peuvent certes suspendre la crise mais en aucun cas en éradiquer les causes. Sans disparition de la situation coloniale les conséquences perdureront.

 

Condamnée plus de vingt fois par l’ONU pour son occupation de Mayotte, l’Etat français l’est également pour son refus de décoloniser la Polynésie française. A Mayotte comme en Polynésie ou en Kanaky le colonialisme reste une œuvre structurellement négative. Il n’est pas inutile de le rappeler à une époque où certains osent encore évoquer une « œuvre positive de la colonisation ».

 

Notes :

1) Résolution n° 3385 du 12 novembre 1975, http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3385(XXX)&Lang=F, consulté le 19 mars 2018 à 10h50.

 

2) Cité in Alain Ruscio, Mayotte, néo-colonialisme français : petit cours d’histoire récente, https://humanite.fr/comores-mayotte-neo-colonialisme-francais-petit-cours-dhistoire-recente-652244, consulté le 20 mars 2018 à 10h00

 

3) Ali Mmadi, Mayotte un vrai tabou. Ce qui doit enfin changer, éditions du Manuscrit, Paris, 2005, p. 13.

 

4) http://africanelections.tripod.com/km_detail.html#1974_Referendum, consulté le 20 mars 2018 à 10 h 43.

 

5) André Oraison, Quelques réflexions critiques sur la conception française du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à la lumière du différend franco-comorien sur l’île de Mayotte, Revue Belge du Droit International (RBDI), 1983-2, p. 658-659.

 

6) Ce second référendum portait sur le statut juridique de Mayotte au sein de la République Française. Par 79,6 % les électeurs de l’île se positionnent pour le statut de Département d’Outre-Mer.

 

7) Résolution 31/4 de l’Assemblée Générale des Nations-Unies du 18 octobre 1976, http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/31/4&Lang=F, consulté le 20 mars 2018 à 11h50.

 

8) Résolution 32/7 du 1er novembre 1977, 34/69 du 6 décembre 1979, 35/43 du 28 novembre 1980, 36/105 du 10 décembre 1981, 37/65 du 3 décembre 1982, 38/13 du 21 novembre 1983, 39/48 du 11 décembre 1984,40/62 du 9 décembre 1985, 41/30 du 3 novembre 1986, 42/17 du 11 novembre 1987,43/14 du 26 octobre 1988, 44/9 du 18 octobre 1989, 45/11 du 1er novembre 1990,46/9 du 16 octobre 1991 et 47/9 du 27 octobre 1992, 48/56 du 13 décembre 1993, 49/18 du 28 novembre 1994, etc.

 

9) Témoignage du 10 février 1976, https://www.temoignages.re/international/comores/archipel-des-comores-l-origine-de-la-tragedie-des-kwassas-kwassas,24123, consulté le 20 mars 2018 à 12h50.

 

10) Jean-Pierre Peyroulou, Guelma 1945. Une subversion française dans l’Algérie coloniale, La Découverte, Paris, 2009.

 

11) Benjamin Stora, ‎Renaud de Rochebrune, La guerre d’Algérie vue par les Algériens (Tome 2) – De la bataille d’Alger à l’indépendance, Denoël, Paris, 2016.

 

12) Samuel Furfari, L’énergie, de la guerre vers la paix et la sécurité, Académie Royale de Belgique, Bruxelles, 2014

 

13) Résolution 34/91 du 12 décembre 1979, http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/34/91&Lang=F, consulté le 20 mars 2018 à 17h05.

 

14) Hervé Bourges et Claude Wauthier, Les 50 Afriques, Tome 2, Le Seuil, Paris, 1979, p. 614.

 

15) Jean-Pierre Bat, 1975 : Denard débarque une première fois aux Comores, Libération du 15 septembre 2015,

http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2015/09/13/1975-denard-debarque-pour-la-premiere-fois-aux-comores/, consulté le 21 mars 2018 à 11h35.

 

16) Mahmoud Ibrahime, Comores : à la recherche de l’Etat, in Makhili Gassama, 50 ans après, quelle indépendance pour l’Afrique, Editions Philippe Rey, Paris, 2010, pp. 171-172.

 

17) François Taglioni, L’ile d’Anjouan figure de la balkanisation de l’archipel des Comores, Echo-géo/Sur le vif, 2008, P. 6.

 

18) Pierre Caminade, La France et l’Union des Comores : Saboter et protéger, Multitudes, n° 17, 2004/3, p. 121.

 

19) François Taglioni, L’ile d’Anjouan figure de la balkanisation de l’archipel des Comores, op. cit., p. 3.

 

20) Pierre Caminade, La France et l’Union des Comores : Saboter et protéger, op.cit., p.121.

 

21) Antoine Math, Mayotte. La situation économique et sociale, Chronique internationale de l’IRES, n° 134, janvier 2012, pp. 50-51.

 

22) Cité in Abdelhak El Idrissi, La situation à Mayotte est liée à la politique diplomatique de la France, https://www.franceculture.fr/geopolitique/la-situation-a-mayotte-est-liee-a-la-politique-diplomatique-de-la-france, consulté le 22 mars 2018 à 10h30.

 

23) Serge Slama, Chasse aux migrants à Mayotte : le symptôme d’un archipel colonial en voie de désintégration, La Revue des droits de l’homme, 10/2016, p. 1.

 

Voir en ligne : Sur le blog de Said Bouamama

 

Documents joints

A propos d’un inacceptable communiqué du PCF - Parti Communiste Français] Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan

19 mars 2018

A propos d’un inacceptable communiqué du PCF - Parti Communiste Français] Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan

 

 

On pourrait être que d'accord avec un tel communiqué s'il ne contenait une invitation à la violation de la souveraineté syrienne. Pourquoi la direction du PCF a globalement fermé sa gueule pour Mossoul et Raqqa. Mais là c'est vrai c'était les croisés alors là profile bas, U.E oblige.

 

La présence de Troupes Turcs, de forces spéciales américaine, Britannique et française sur le sol syrien sont autant de violation du droit international.  Et on se fend d'un communiqué qui condamne l'un, mais curieusement pas les autres. Et en plus on exige des interdictions de survol pour l'aviation  turc, mais curieusement, pas des USA, des Britanniques et des Francais qui on rasé Mossoul et Raqqa. En n'en condamnant une, la turc, mais pas les autres. on monte de fait dans les fourgons dans l'OTAN sont-ils donc si confortables ?

 

Pour produire un communiqué aussi vaseux il faut être bas de plafond ou avoir prix langue avec le diable.

 

Bernard Trannoy


[COMMUNIQUE DU PCF - Parti Communiste Français]


Mobilisation générale le 24 mars pour stopper Erdogan

 

Afrin, après avoir héroïquement résisté, est désormais sous le déluge de feu de l’armée turque et de ses supplétifs de Daesh. Les civils fuient maintenant par milliers pour échapper aux pillages, aux massacres, aux viols et aux égorgements. Le bilan humain provisoire est terrifiant. Après les Arméniens il y a un siècle, les Kurdes ont tout lieu de craindre l’attitude génocidaire de R.T. Erdoğan.


Les masques sont tombés devant ceux qui feignaient de croire que la Turquie entendait protéger sa frontière. Sans ambages, R.T. Erdoğan vient de déclarer : « Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas ». Il entend désormais poursuivre l’offensive dans tout l’espace kurde jusqu’à la frontière irakienne avec la bénédiction de Moscou et de Washington. L’épuration ethnique qui se dessine vise clairement à faire d’Afrin une base arrière d’enracinement du terrorisme islamiste avec de lourdes conséquences pour la région, l’Europe et la France.


Le gouvernement français a commis une grave faute en considérant que l’on pouvait comprendre R.T. Erdoğan et en faisant preuve à son égard d’une tolérance complice.


Comme le rappelait le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’heure est à une mobilisation transpartisane pour stopper R.T. Erdoğan La France et l’Union européenne doivent parler plus fermement, condamner la politique d’Ankara, exiger l’interdiction du survol de l’aviation turque et son retrait du territoire syrien. L’ONU doit, sans attendre, adopter une résolution protégeant les Kurdes de Syrie.


Des manifestations se dérouleront en Europe le 24 mars 2018. Dans toutes les grandes villes françaises, des défilés auront lieu et le PCF entend contribuer à en faire un succès pour exprimer sa solidarité totale avec les Kurdes qui incarnent le combat pour la liberté, la paix et la démocratie.

 

Parti communiste français
le 18 mars 2018
http://international.pcf.fr/105179

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