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Chers camarades, un espoir est né, il faut le faire grandir

Chers camarades, un espoir est né, il faut le faire grandir

 

13 Juillet 2018


C’est parce que je suis convaincue que le processus vital de notre parti est engagé que je veux rester sur le fond. C’est-à-dire comment avoir le parti communiste du XXIe siècle capable d’offrir une perspective face au combat de classe que nous livre le capital et son valet, Macron. C’est notre pays et notre vie quotidienne, celle de nos enfants, dont il est question. Les communistes n’ont pas d’autre ambition en préparant leur Congrès.

 

Pourquoi une base commune, parce que nous devons construire notre unité dans l’action et dans le dialogue fraternel, éviter les oppositions stériles et les procès d’intention.

 

Pour mon parti, je ne veux pas d’une situation à l’italienne qui laisse le champ libre à l’extrême-droite, avec 6 groupuscules se réclamant du parti communiste, se faisant la peau et s’alliant les uns contre les autres pour un temps bref. Notre parti bien qu’affaibli par la contre-révolution qui a déferlé sur le monde dans les années quatre-vingt dix et par des années d’errance tactique derrière la social-démocratie, n’a pas connu le sort des autres partis de l’eurocommunisme. Nous le devons à la fois à la résistance de notre parti aux plans de l’Europe et de Mitterrand imposant la désindustrialisation, à sa lutte contre la remise en cause des services publics, en relation forte avec la combativité des travailleurs de notre pays. Si au plan électoral, nous avons été soumis à ceux qui appliquaient la politique du capital, sur le terrain, nous avons poursuivi les combats.

 

Nous avons encore suffisamment de force pour nous reprendre et refuser l’effacement et la soumission de notre parti, c’est le sens de ce Congrès qui doit réellement être extraordinaire.

 

Je me suis prononcée pour ce congrès comme dès l’origine contre les listes alternatives, parce qu’elles sont un facteur de division, de blocage. Malheureusement la direction du PCF n’a pas été à la hauteur des circonstances. Votée par environ 25% des membres du CN élus il y a un an, cette base ressemble plus à une motion de synthèse du PS qu’au texte ouvert et pourtant clair, offensif dont nous avons besoin.

 

Le danger était qu’un tel texte entraîne la démission non seulement des membres du CN, mais de la masse des militants découragés. C’est pour cela qu’un certain nombre d’entre nous ont rédigé une base commune alternative. Pas un texte alternatif de tendance, non un texte ouvert et combatif. Ouvert puisqu’il pointe à la fois les points d’accord et ceux sur lesquels le débat doit se poursuivre. Notons que de ce fait ce sera la première fois depuis de nombreuses années que nous aurons clairement exprimé des positionnement qui jusqu’ici étaient masqués dans des généralités, en particulier la question de l’Europe.

 

Combatif parce que nous sommes tous d’accord sur la nécessité de l’autonomie du parti par rapport à la social-démocratie et que nous en tirons les conséquences d’un point de vue stratégique mais aussi en matière de formation et d’organisation.

 

Personnellement je suis convaincue que plus le parti des travailleurs, des exploités est affaibli plus il doit reconquérir son autonomie. C’était la position de Marx, l’expérience a prouvé qu’il avait raison.

 

Ce sont ces questions de fond sur lesquelles nous devons débattre, l’unité du parti dépend de notre capacité à mener ensemble lutte et dialogue. Ceux qui de l’extérieur ou de l’intérieur veulent perpétuer sa soumission, son effacement ou sous couvert de pureté idéologique interdire que l’unité du parti soit construite prennent leurs responsabilités. Mais je ne perdrai pas une minute à répondre quelles que soient les interpellations, qu’elles se veuillent fraternelles ou bassement injurieuses et diffamatoires comme certains en ont l’habitude.

 

Un espoir est né et il est en train de prendre force, la fête de l’Humanité sera peut-être un moment où l’on mesurera l’ampleur de ce qui est en train de se développer, la manière dont les communistes sont en train de se réapproprier leur parti. Mais cela passe par un débat fraternel au sein de nos cellules et sections.

 

Danielle Bleitrach

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