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Une histoire de train

 

Une histoire de train

 

 

Lanton (33138) Version mise à jour le 14 juillet 2018 à 09h30

 

Nous sommes à un moment où le pronostic vital quant à la survie du PCF est engagé. Dans cette perspective les petites manœuvres d'appareils qui se font jour ici ou là n'ont que peu de portée, la clarté des objectifs est plus que jamais nécessaire.

 

Soyons clair le PCF est devenu par glissements successifs un parti (dans ses directions) de nature profondément social-démocrate. Parti qui peut ou prou participe, lui aussi, des dispositifs d'intégration du monde du travail aux objectifs du capital. Un parti largement cannibalisé par certains de ses élus qui ne voit là, qu'un moyen pour proroger des sinécures. C'est ce parti que le monde du travail doit se réapproprier, faute de quoi il faudra le réinventer.

 

Une histoire de train : Le PCF est ou devrait être un train en route pour une société se débarrassant de l’exploitation de l’homme par l’homme, une société allant vers ce qu’il faut bien appeler le socialisme.

 

Cette direction n’a rien d’un long fleuve tranquille. Dans ce train certains montent, d’autres descendent, l’essentiel étant que le train affiche complet à l’arrivée.

 

Ce train, qui affiche « Pour un manifeste du parti communiste du XXIème siècle » n’est certes pas parfait. Il est le résultat de néccessaire compromis si on veut mettre un coup d'arrêt au scénario de fin à l'italienne.

 

Mais faut-il rechigner pour autant à monter dans ce train ? Surtout qu’il est peut-être le dernier, le train du chant du cygne, le train du crépuscule.

 

Rester sur le quai n’est-ce pas in-fine faire chorus avec ceux qui veulent ranger la locomotive au musée des espoirs perdus, des espérances trahies ?

 

Aveuglés par la doxa dominante (Dans la société et/ou dans le parti) certains restent sur le quai incapable ou ne voulant pas voir le train en partance.

 

D'autres encore, attaché vicéralement à leur parti pensent naïvement que le défendre c'est faire acte d'allégance aux chefs de gare.

 

Pendant que d'autres encore, considérant que le capitalisme est la fin de l'histoire veulent nous inscrire dans un mouvementisme refuge de ceux qui veulent « tout changer pour ne rien changer ». Mouvementisme où culmine le culte de l'irresponsabilités, avec des gens qui ne sont que de passage ou pensent que le summum de la démocratie à sa source au bout du clic de la souris. Face à un capital hyper organisé, le combat passe par l'impérative nécessité de l'organisation sur les lieux même de l'affrontement. Le fleuret moucheté n'est dans ce cas d'aucune utilité, ce n'est qu'un amusement pour bobos en déshérence.

 

Certains s’adonnent au délice du culte de la personnalité, convaincus qu'ils sont qu'il n'y a pas d'autre issue que dans l'allégeance à un guide suprême, pendant que les prétendants à la succession se battent dans le sac F.I comme des chats sauvage.

 

D’autres encore choisissent le butoir. Ceci alors qu'ils doivent leur droit à exister que de la mansuétude de ceux qu'ils prétendent combattre.  (Fixés les aigris dans un coin pour s'assurer de la qualification, et engager ainsi l'acte final de la stratégie à l'italienne voulu par les dirigeants). Certes camarades la fenêtre de tir est étroite, hasardeuse et incertaine. Certes, mais fenêtre il y a.

 

Mais ne pas prendre des chemins risqués, n’est-ce pas en fait se refuser à prendre un quelconque chemin ?

 

Si on ne devait s'engager que sur les chemins de la certitude jamais on prendrait un chemin.

 

Au pied du mur on ne fait pas la fine bouche, on mesure l’essentiel, les possibilités ouvertes. Si on est obnubilé par l'erreur, toujours possible, la paralysie nous guettent, avec la catastrophe certaine au bout de la route.

 

Bernard Trannoy

 

 

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