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La dynamique de la lutte des classes A propos des forces productives et des rapports de production

 

La dynamique de la lutte des classes

A propos des forces productives et des rapports de production
 
Avant-propos de Bernard Trannoy.
 

Voilà un texte que je partage totalement. Cela d'autant plus qu'il décrit ce qui devraient être notre bien commun, nos fondations. Force nous est de constater que c'est loin d'être le cas. Il y a là, sous jacent, tout ce qui sépare réformisme et révolution. On voit bien au travers de ce texte que la question première n'est pas à rechercher dans une autre "répartition des richesses". Cette injuste "répartition" n'est que la conséquence obligée de l'appropriation par quelques uns (les capitalistes) des richesses créé par l'activité de TOUS et cela depuis le travail de conception, d'organisation, de production et de circulation des richesses créées. Donc la question première est bien à rechercher dans le drainage par le capital des richesses créées par TOUS. Cette appropriation n'est  rendue possible que par la possession par le capital de la partie matérielle des forces productives. Séparant ainsi les hommes de leur outil. Il y a là ce qui devrait être le coeur de métier du PCF, très loin de l'horizon qui est devenu unique de la prochaine élection. (Une élection n'est que le résultat de ce qui aura été mené ou pas au fil du temps). En découle la néccessité pour nous d'être présent sur le lieu même de cette spoliation. Les forces productives matériels et humaines constituent un TOUT qu'il appartient à un parti communiste de réconciler au travers de toutes les formes possible appropriation sociale. et certaine à inventer. Et c'est là où cet affrontement se manifeste que l'organisation doit être recréée. C'est aussi là qu'il pourra être le mieux perçu. Dans ce cadre le mouvementisme qui nous gangrène n'est d'aucune utilité, bien au contraire, il est un frein. Le mouvementisme ne peut s'attaquer qu'au contingent, à l'éphémère parce qu'il cultive l'irresponssabilité de l'engagement virtuel. C'est l'arêne ou domine le culte du chef, dans un cas nous avons affaire à un club de supporters, dans l'autre à des militants.. Le capital est lui organisé, le combattre ne peut se faire que sur la base d'une organisation qui doit tendre à ce mettre à se niveau. Faute de cette visée, de cette volonté, le crépuscule vient frapper à notre porte. L'enjeu c'est de rendre souverain le producteur dans le cadre des besoins et des néccessité à satisfaire. Cette souveraineté qui doit être portée à tous les niveaux.

 


 
VENDREDI, 18 MAI, 2018
L'HUMANITÉ


par Ivan Lavallée Informaticien

 

Le concept de « forces productives » désigne les moyens de production, le système technique global, les hommes qui les utilisent, les savoirs indispensables au travail. Rapport de l’homme à la nature, la production est toujours sociale, rapport des hommes entre eux. On voit là se dessiner le rapport de classes de la société capitaliste. On doit considérer deux types de forces productives, les forces productives matérielles et les autres.

 

Les forces productives matérielles, ce sont les outils, les machines, les usines, les systèmes techniques, la terre, les instruments agricoles, les savoir-faire, les connaissances techniques et scientifiques, l’organisation du travail… Les forces productives sociales représentent la force productive humaine. Elle est indispensable à la mise en mouvement des forces productives matérielles et, sans elle, rien ne se passe, elle s’est complexifiée au fil de l’histoire et, aujourd’hui, il y faut ajouter l’organisation de la société, les rapports de production. Ces rapports de production désignent donc le type de rapports que des hommes entre eux établissent lorsqu’ils produisent. Forces productives et rapports de production ne peuvent jamais exister indépendamment les uns des autres. Ils forment un tout en relation dialectique. Il ne saurait y avoir production sans forces productives, mais la mise en œuvre des forces productives se fait dans un cadre de rapports sociaux eux-mêmes déterminés par le niveau des forces productives. Telle est la dialectique de l’Histoire. Et c’est là que se noue le conflit de classes. Il y a d’un côté les forces productives matérielles et de l’autre la force productive humaine. Les forces productives matérielles ne peuvent être activées in fine sans intervention de la force productive humaine. C’est la propriété différenciée qui marque le conflit de classes.

 

La force productive humaine est inséparable physiquement de son substrat matériel, le corps humain, chaque individu est donc propriétaire de sa propre force productive individuelle qui n’est qu’une parcelle de la force productive humaine générale ; l’organisation – y compris sociale – elle-même est une force productive. Il n’en est pas de même des forces productives matérielles, qui peuvent être différenciées de la force productive humaine, et l’enjeu en est alors le contrôle. Ce qui objective la division en classes, c’est le contrôle, la propriété des forces productives matérielles. La propriété, c’est le pouvoir ! Il s’est agi dans un premier temps d’un contrôle à la fois technique et économique, basé sur le savoir-faire. L’artisanat, qu’il soit de type manufacturier ou agricole, nécessite à la fois propriété ou gestion des moyens de production et savoir-faire, voire force physique. C’était l’époque des corporations, des compagnons. Le rapport de classes se fonde donc entre ceux, la classe, qui détiennent, possèdent en système capitaliste, les forces productives matérielles (travail mort) et la classe de ceux qui possèdent la force de travail humaine, les humains (travail vivant), qui seuls peuvent mettre en œuvre les forces productives matérielles. Le rapport de propriété est en soi une aliénation, à la fois du propriétaire des moyens de production et de celui qui les actionne et qui n’en est pas propriétaire. Ils sont interdépendants mais le prolétaire, qui ne dépend que de la valorisation de sa force de travail pour vivre, est dans un rapport défavorable individuellement. Il est par contre dans un rapport qui peut s’avérer favorable collectivement, c’est-à-dire s’il agit en classe consciente.

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