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PCF : Congrès, une question décisive très largement mise sous le tapis : l'U.E, mais n'est-ce pas en fait d'U.E/OTAN que l'on devrait convenir

 

Réponce à Willy,

Je pense que dans une discussion polémique au cours de laquelle tu n'auras pas beaucoup de temps, il y a un certain nombre de thèmes sur lesquels tu peux (t')appuyer. Je peux t'en lister certains qui me passent en tête :

- Tout d'abord, il y a l'historique. L'UE depuis le début a été conçue comme un outil pour que le capital européen puisse évoluer en harmonie avec la mondialisation capitaliste. Elle a été créée par et pour le capital : elle fait partie intégrante du système capitaliste. Dans le traité de Rome, il y a déjà le concept de "concurrence libre et non faussée" ! Dire "Europe sociale", c'est comme dire "capitalisme social"... Quant à ses créateurs, tu peux leur rappeler que Schumann était un fasciste (interdit d'élection à la Libération), homme du "Medef" (alors Comité des Forges) et Monnet, l'homme des américains (l'association qu'il avait créée est aujourd'hui dirigée par quelqu'un du Modem et il a été prouvé que cette assoce était subventionnée par la CIA).

- Il y a eu le changement de politique de notre parti à 180° vis-à-vis de l'UE sous l'ère R.Hue sans qu'il y ait eu le moindre petit commencement de débat ; comme les directions refusent de critiquer cette époque, ils n'aiment pas qu'on leur rappelle. Il y a eu la liste "Bouge l'Europe" : c'est depuis cette liste que l'on parle de "changer l’Europe" ou de "l'Europe sociale" ; il y a eu l'acceptation de "ministres PCF" par le PS sous couvert que l'on change d'attitude vis-à-vis de l'UE ; il y a eu l'adhésion au PGE qui nous a éloigné de tous les partis communistes européens et rapproché de partis gauchistes ou réformistes (Syrisa...). Tu peux toujours leur rappeler que c'est Gayssot, "ministre communiste", qui a mis en œuvre les prémisses de la privatisation de la SNCF, privatisation que soi-disant (dixit P.Laurent), un gouvernement de "gauche" pourrait éviter aujourd'hui (cf. le texte que j'ai envoyé la semaine dernière et qui contredit cela).


Pour cet argument (changement de politique sans débat), je te joins cette couverture d'un magazine du parti lors de la campagne contre le traité de Maastricht. Pour rappel, avant R.Hue, nous demandions l'abrogation du traité de Maastricht, c'est-à-dire que nous nous battions contre l'euro que Maastricht a instauré. D'ailleurs, cela demanderait à être vérifié par quelqu'un qui a accès à une collection d'Huma de l'époque, mais au moment du passage de témoin entre Marchais et Hue, ce dernier a transformé une manif contre l'euro (prévue à Dunkerque si ma mémoire est bonne) décidée sous l'ère Marchais en une manif pour l'emploi...

- Autre argument massue, le règlement du problème grec. Et là il y a beaucoup à dire. D'une, Syrisa a été et est toujours soutenu par la direction du parti, ce qui est insupportable. En effet, les diminutions catastrophiques des salaires et des pensions, la répression très violente contre les travailleurs qui "osent" se révolter et dernièrement la mise en cause du droit de grève, sont incompatibles avec la lutte en France contre Macron ! Les décisions du gouvernement grec ont été imposées par ce qu'il faut bien nommer le système dictatorial de l'UE : les nazis n'avaient pas fait mieux en Allemagne lors de leur prise de pouvoir concernant les salaires et les pensions ainsi que les libertés syndicales. Tu peux leur rappeler que le troisième mémorandum grec (rappel : les deux premiers étaient ceux de la droite, puis du PASOK), présenté au vote du Parlement par Hollande, a failli être voté par un majorité de députés PCF qui ont finalement reculé sous la pression des adhérents. L'UE, c'est l'inverse de la souveraineté du peuple et de la souveraineté nationale, c'est une délégation des pouvoirs de l'Etat à une caste non élue, représentant la grande bourgeoisie européenne, et qui décide sans les peuples. La Grèce a représentée un ballon d'essai pour la mise au pas autoritaire future des autres pays de l'UE.

- Sur la souveraineté nationale, je reprendrai juste ce qu'écrivaient de grands intellectuels du parti au moment de la bataille contre Maastricht.


Antoine Casanova (historien) : "La nation est une réalité vivante, en mouvement. Elle représente le type de portée universelle le plus récent et le plus neuf des communautés ethno-historiques".


Avec le traité de Maastricht, "la nation française perdrait cette liberté des libertés qu’est la souveraineté nationale, c’est-à-dire le droit pour chaque peuple à disposer sans cesse lui-même de son destin".


"La subsidiarité, selon le traité de Maastricht, assure en fait au pouvoir central de la Communauté européenne, le droit intégral (et par là même un pouvoir absolu supérieur à celui des parlements, expressions pourtant de la souveraineté populaire de chaque pays) de se substituer aux États nationaux en tous les domaines, y compris ceux qui ne sont pas de sa compétence directe."


Monique Picard-Weyl (avocate) : "La souveraineté nationale trouve sa légitimité constitutionnelle dans la référence expresse des constitutions de 1946 et 1958 à la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Elle est inaliénable et imprescriptible : un peuple ne peut pas en perdre le droit en ne l'exerçant pas et il ne peut pas y renoncer."


"En ce qui concerne notre constitution, elle n'est pas un modèle de démocratie, et il n'y aurait pas grand dégât si se trouvait entamé ce qu'elle a d'autoritaire. Mais ce qui est ici piétiné, c'est ce principe de souveraineté nationale avec son contenu populaire acquis en 1946. Quand l'article 3 de la constitution actuelle précise que "la souveraineté nationale appartient au peuple français", il ne fait que reprendre la formule de la constitution de 1946 où le contenu populaire de la souveraineté nationale avait été acquis de haute lutte, comme au même moment la proclamation internationale des droits des peuples était issue des luttes antifascistes pour la liberté."


"Un éminent professeur de droit constitutionnel du début de ce siècle l'expliquait fort bien : "pas plus qu'un homme ne peut se vendre ou se donner en esclavage, un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté". Et ce principe est plus moderne que jamais car la souveraineté nationale est passée au rang de principe de droit international avec la Charte des Nations Unies, dans le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Du même coup, il est devenu un élément de l'ordre public international, ce qui donne à la notion d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité une consécration nouvelle et universelle. Le traité est donc un défi à notre constitution et aux règles les plus essentielles et les plus modernes, les plus progressistes du droit international."

- Enfin, il y a le problème de l'euro. Dans la droite ligne des paragraphes précédents, une monnaie comme l'euro enlève automatiquement la liberté au peuple français de décider de sa propre politique économique. Que des Mélenchon ou des P.Laurent viennent nous faire tous les plus beaux discours sur leur programme, même s'il s'agit de programme réformistes keynesiens (ou cautères sur une jambe de bois), ils ne pourront pas l'appliquer à cause de la dépendance à l'euro (et des commissaires européens bien sûr), parce que l'euro est une monnaie bien trop forte pour notre économie (environ 20%) qui oblige à délocaliser (c-à-d à mener une politique impérialiste) pour surexploiter des pays tiers, ainsi qu'à casser tous nos acquis sociaux et faire baisser les salaires et pensions pour compenser en interne. L'euro fort, combiné avec les mécanismes de la dette, constitue un système cohérent qu'il faut détruire : le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) est venu compléter les critères du traité de Maastricht pour contraindre les gouvernements à redonner la maitrise de la plus-value aux capitalistes. Il n'y a pas d'échappatoire à ce système, sinon d'en sortir.

Pour finir, je dirais que tu peux les traiter de menteurs ! Dans le texte qui a été voté par le dernier CN ("En Europe, l'humain d'abord, pas la finance !"), il est écrit : "Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la main mise des intérêts du capital sur la construction  européenne". C'est faux ! Les communistes se sont opposés tout court à la construction européenne (le PCF avait voté contre le traité de Rome créateur du Marché Commun), puisqu'ils ont toujours considéré que c'était la construction du capital. La direction nie qu'il y ait eu un changement de politique avec R.Hue vis-à-vis de l'UE, et donc nie sa propre histoire. C'est ce que l'on appelle du révisionnisme.

Fraternellement
Pascal Brula


Le 18/04/2018 à 23:12, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a écrit :


A tous


dans le cadre de la préparation du congrès, mardi se déroule à Grenoble une AG de secteur pour la préparation du congrès . Un des thèmes qui sera évoqué tournera autour de l'Europe et des élections.J'y évoquerai bien sûr la nécessité d'un réel débat entre tous les communistes auquel on me rétorquera que ce débat a déjà eu lieu sans que puisse me dire quand, enfin vous voyez  la suite.


Il y a un point que j'ai du mal à argumenter clairement. L'UE pousse à l'ouverture à la concurrence du service publique et à sa privatisation. Mais que ce soit pour la SNCF ou pour les barrages hydrauliques il existe différents articles qui prévoient la possibilité de maintenir les concessions aux exploitants publics dans les règlements européens. C'est à ces articles que se réfèrent le camarade cheminot de la CGT dans la rencontre de Vénissieux et P.Laurent au barrage du Sautet pour dire que ce n'est pas l'UE mais uniquement le gouvernement qui est responsable. Auriez-vous une idée pour démonter cet argument qui si on s'y laissait aller pourrait renverser la vapeur et nous montrer que c'est l'UE qui nous protège de nos gouvernements.


En vous remerciant par avance


Willy Pepelnjak


Le grain de sel de Bernard Trannoy

 

Pour la paix et la sécurité l'OTAN n'est pas la solution, mais le PROBLEME.

 

Pour l'avenir de nos services publics l'U.E n'est pas la solution, mais le PROBLEME.

 

En fait ces 2 entités constituent un TOUT. On ne peut sortir de l'un, sans sortir de l'autre.

 

Certes, sortir de l'U.E, de l'€uro ce n'est pas sortir du capitalisme (Argument fallacieux de Pierre Laurent, pour fermer le débat. Tout cela accompagnant la diabolisation de ceux qui ont une autre approche).

 

Mais rester dans l'U.E, dans l'€uro, c'est se refuser à sortir du capitalisme. C'est en fait considérer que le capitalisme est la fin de l'histoire, donc s"en accomoder.

 

Ne jamais oublier, c'est celui qui possède qui bat la mesure. C'est en dépossédant que nous serons en capacité collective de battre pour nous la mesure. Tout le reste n'est le produit que de marchands d'illusions

« La réalité, c’est que l’euro ne peut pas fonctionner sous sa forme actuelle, peu importe que vous soyez pour ou contre. Il est inefficient. Si vous êtes pour et que vous voulez que l’euro fonctionne, alors il faut créer un État fédéral européen, abandonner toute notre souveraineté, avoir un droit fiscal et social unique qu’il nous plaise ou non, qu’il soit compatible avec nos « avantages conquis ou pas », il faut un impôt européen (en plus de tous ceux que l’on paie aujourd’hui), il faut une union de transfert, donc accepter que les riches français payent pour les pauvres grecs (c’est valable pour les Allemands aussi), bref, il faut faire le grand saut fédéral, et au passage, pour ne donner qu’un exemple du big-bang nécessaire, imposer un RSA à 500 euros dans toute l’Europe ou… renoncer à notre RSA !

Croyez-vous donc un seul instant qu’un grand saut fédéral soit possible ?... »

Pour qu'il y est démocratie, il faut qu'il y est communauté politique. Cette communauté politique se définit par un espace délimité par des frontières au delà desquelles existent d'autres communautés politique.

L'U.E et l'€uro sont-ils de nature à satisfaire ce désir de démocratie ?

Proposer de changer l'UE en sachant pertinemment que c'est impossible dans le cadre actuel, c'est mentir.

Proposer de changer notre modèle de société en France sans proposer de restaurer notre souveraineté populaire et nationale, c'est abuser les citoyens.

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