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SNCF : la bataille du rail s’annonce féroce pour le duo Macron-Philippe

SNCF : la bataille du rail s’annonce féroce pour le duo Macron-Philippe

 

03 Avril 2018
Oui et tant mieux, comme le dit la fin de l’article, l’opinion publique va de plus en plus dans le sens du soutien au syndicat, le rôle de nous tous, des syndicats, mais aussi des communistes c’est d’aller dans ce sens. jeudi avec ma cellule nous ditribuerons des tracts à la guare de la Blancarde.
 
(note de Danielle Bleitrach)

 

PREMIUM Face à l’ampleur de la mobilisation et des blocages attendus, l’exécutif donne des signes d’ouverture, tout en affichant sa détermination sur les points les plus durs. En ligne de mire : la conquête d’une opinion partagée.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 23 mars à Paris.
 
Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 23 mars à Paris. (Reuters)

Une France à l’arrêt. Selon les prévisions établies vendredi par le gouvernement, la grève des transports, qui débute lundi soir, s’annonce massive : seulement 8% du trafic serait assuré en Ile-de-France, et au maximum 18% aux heures de pointe. Seuls 5 à 10% des TER circuleront, les TGV n’effectueront qu’un aller-retour par jour. Et il ne s’agit que du mouvement à la SNCF, la mobilisation gagnant les transports aériens, l’énergie, le ramassage des déchets, les universités. En attendant d’autres secteurs?

On ne cherche jamais l’humiliation. On écoute et on enrichit, en restant fidèles à la ligne politique

Il y a là de quoi bousculer le Président et le gouvernement. « Il y a de l’attention, mais pas d’inquiétude », jure Bruno ­Roger-Petit, porte-parole de ­l’Elysée. Mais, l’exécutif semble avoir mesuré le risque politique. Au point que, ces dernières quarante-huit heures, le Premier ministre, Edouard ­Philippe, et la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ont semblé lâcher du lest. En riposte à la ­critique des syndicats, qui expliquent que la concertation avec les organisations ne serait qu’une « mise en scène », le gouvernement entend démontrer qu’il discute vraiment, avec plus de 30 réunions déjà effectuées et, au total, 70 programmées. « Une réforme profonde, mais pas brutale », vante-t-on à Matignon, où on l’assure : « On ne cherche jamais l’humiliation. On écoute et on enrichit, en restant fidèles à la ligne politique décidée par le Président et le Premier ministre. » La preuve : le gouvernement abandonne l’hypothèse initialement envisagée des ordonnances. Elles ne seraient utilisées qu’en cas de blocage.

Le calendrier des 36 jours de grève à la SNCF

Le calendrier des 36 jours de grève à la SNCF

(JDData)

Lire aussi : Comment se faire rembourser ses billets de train

 

Emmanuel Macron a pris soin de se tenir en retrait

 

Autre casus belli : l’ouverture à la concurrence, qui se fera de façon progressive. Une ouverture qui présente l’avantage d’instiller de la division entre syndicats réformistes (Unsa, CFDT) et contestataires (CGT, SUD Rail). De même, l’exécutif a fait un geste quant au statut des cheminots, qui pourront conserver certains acquis (garantie de l’emploi, rémunération, retraites et autres avantages comme les facilités de circulation, de soins ou de logement) s’ils passaient au privé. La date à partir de laquelle les embauches se feront selon le nouveau statut constitue un point clé de la négociation. Mais le gouvernement demeure « déterminé » : ouverture à la concurrence dès 2019 en région et dès 2020 pour les grandes lignes ; organisation par la loi du transfert des cheminots au statut ; et annonce dès cette semaine de la réorganisation de la SNCF.

En France, il faut tout refaire. Et là, tout le monde applaudit. Mais quand tu commences les travaux, ça ne va jamais assez vite

Et le Président? Emmanuel ­Macron a surtout pris soin de se situer en retrait. « Il n’y a pas de volonté particulière de prendre en main tout ceci. La gestion quotidienne est laissée au gouvernement », décrypte un proche. D’autant que la bataille de l’opinion s’annonce indécise. Selon notre sondage Ifop, seulement 46% des Français jugent légitime la mobilisation contre la réforme. Par contre, 53% estiment aujourd’hui ce mouvement injustifié. Il y a quinze jours, ils étaient 58%. Ce qui souligne que la cause des grévistes « progresse alors qu’on rentre dans le dur du conflit », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 

Une majorité de Français pense que la réforme se fera

 

La détermination du gouvernement ne fait aucun doute : 72% pronostiquent qu’il ira jusqu’au bout. En revanche, ils ne sont que 51% à le souhaiter, contre 48% qui ne le souhaitent pas. Une opinion profondément partagée, donc, dont l’évolution déterminera l’issue du conflit. « Le Président compare souvent la France à une maison, raconte un proche. Il dit : en France, il faut tout refaire. Et là, tout le monde applaudit. Mais quand tu commences les travaux, ça ne va jamais assez vite, les peintures sentent mauvais, l’électricien n’est pas là à l’heure… Donc les clients ne sont jamais contents. » C’est tout l’enjeu de la bataille qui s’ouvre : éviter que les mécontents ne deviennent majoritaires.

Le soutien à la grève progresse mais reste minoritaire

Le soutien à la grève progresse mais reste minoritaire

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