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Denis Durand : « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique »

Denis Durand : « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique »

 

03 Avril 2018

  • Oui et ces mesures radicales nécessaires supposent que nous arrêtions, enfin que Pierre Laurent arrête de tenter de nous fourguer à tous propos le leadership d’une union de la gauche dans laquelle le PCF ne serait qu’une force d’appoint, voir un retour au Congrès de Tours, qu’avec ses complices qui ne représentent rien comme Besancenot, il arrête d’insister là dessus, pour poser la question du parti capable de cette option de la guerre économique. Tout pourtant démontre que le peuple français va bien au-delà de ces manoeuvres de sommet. Pourquoi Poerre Laurent s’obstine-t-il?
  • (note de Danielle Bleitrach)
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CLOTILDE MATHIEU
LUNDI, 27 MARS, 2017
L’HUMANITÉ

Denis Durand, économiste, syndicaliste à la Banque de France. Photo : Francine Bajande

Denis Durand, économiste, syndicaliste à la Banque de France. Photo : Francine Bajande
 

Pour Denis Durand, économiste et syndicaliste CGT de la Banque de France, un gouvernement de gauche ne pourra pas faire dans la demi-mesure s’il veut mettre au pas les marchés financiers et les banques.

 

L’étude d’Oxfam (lire ci-contre) confirme que les grandes banques européennes réalisent plus de 25 % de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux. D’autres éléments vous ont-ils également interpellé ?

 

Denis Durand On voit que les grandes banques organisent non seulement l’évasion fiscale de leurs clients, mais aussi celle de leurs propres profits. Elles sont le noyau de l’évasion fiscale. Tout passe par elles. L’obligation de transparence de leur activité va avoir un effet très fort dans le débat public. Il faudrait l’étendre à l’ensemble de l’activité des banques. Aux États-Unis, il est possible de connaître le détail des activités bancaires au niveau local. Quartier par quartier, les citoyens peuvent être informés des crédits, des dépôts réalisés par chaque établissement bancaire. Cela n’est pas sans effet sur leur comportement. L’étude d’Oxfam peut être un point d’appui pour exiger ce type d’extension.

 

Quelle analyse portez-vous sur le programme des candidats à la présidentielle ?

 

Denis Durand En matière d’économie, Emmanuel Macron et François Fillon sont dans une forme de continuité. Quant à Marine Le Pen, sa seule proposition contre la finance est démagogique. Face à la sortie de l’euro, qu’elle préconise, les banques ne manqueront pas de délocaliser une partie de leurs activités et du capital. Cela à l’encontre des intérêts des salariés français.

 

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon proposent le vote d’une loi de séparation bancaire, qu’en pensez-vous ?

 

Denis Durand On peut très bien concevoir une séparation bancaire, telle que la propose Benoît Hamon, dans laquelle les banques d’affaires poursuivent leurs turpitudes en empruntant aux banques de dépôt. Mais cette séparation ne peut pas être suffisante. Elle doit être accompagnée d’une politique monétaire qui sanctionne les activités spéculatives. Or, il n’est jamais question de politique monétaire dans son programme. Jean-Luc Mélenchon propose de nombreuses mesures réglementaires pour réduire les excès du marché. Il propose la création d’un pôle bancaire public chargé de réaliser des crédits sociaux-écologiques. Mais il laisse les banques privées faire ce qu’elles veulent. Il ne prévoit rien pour empêcher la croissance des marchés financiers. Ce qui existait dans le programme de 2012, l’Humain d’abord.

 

Que proposez-vous pour aller plus loin ?

 

Denis Durand Une fois élu, il faut mettre autour de la table tous les acteurs sociaux, les élus locaux, les banques… En convoquant une conférence régionale puis nationale pour définir des objectifs d’emplois, de plans, de formation, les investissements publics et privés nécessaires et les moyens de leur financement. Chaque directeur local de la Banque de France aura le pouvoir de désigner une banque qui aura l’obligation de financer les investissements prioritaires. Et cela ne nécessite pas de changer les traités européens. Mais ces changements imposent des mesures de guerre économique pour affronter les marchés financiers : la nationalisation de la BNP et de la Société générale, par exemple, les deux grands réseaux privés. Il faudrait également revoir le statut des trois grands réseaux mutualistes pour que les pouvoirs publics disposent d’instruments de financement de l’économie.

 

Journaliste à la rubrique social-économie
Commentaire Bernard Trannoy
Une monnaie, c'est un état, en un mot l'€uro ne peut trouver sa cohérence que dans le cadre d'une Europe fédérale. Et pour le moment l'€uro n'est pas autre chose que le Mark. Là ou la wehrmacht à échoué, l'€uro assure à l'impérialisme allemand sa domination. Mener à bien ce qui est proposé ci-dessus suppose, et même impose d'être souverain. Je ne sais pas ce qu'est une démocratie qui ne serait pas souveraine. Et dans cette U.E c'est une chimère. Europe sociale OUI, mais cela passe OBLIGATOIREMENT par la porte de sortie de cette prison qu'est l'U.E. Mais certains n'aspire pas à autre chose que la servitude volontaire. Entre capital et travail je ne suis pas certains que nous trouvions TOUS du même côté. Faut-il voter pour les européennes ? J'en doute. Etre avec les 60% qui s'abstiendront ou les 40% qui irons faire acte de contrition à la gloire de la conccurence "libre et non faussée" ???
 
 

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