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Un député communiste sur les traces de l’argent de Johnny

Un député communiste sur les traces de l’argent de Johnny

 

06 Mars 2018

  • C’est la première fois que je m’intéresse à l’héritage de Johnny Halliday et ses démêlés familiaux, avec une bande de ruffians. En lisant l’interview de Fabien Roussel le député communiste, je me suis dit qu’il n’y avait pas que Laura et david, que moi aussi j’étais plumée depuis pas mal de temps…En plus je suis assez d’accord avec sa conclusion quand on l’interroge sur le Congtès et la nécessité de changer de secrétaire:« Je pense qu’il y a besoin de changement au sein du Parti communiste. Il faut arrêter de se regarder le nombril et travailler sur la France de dans dix ans. Mais il ne faudrait pas changer de personne pour continuer dans les mêmes travers. Je suis prêt à tout faire pour qu’on retrouve un grand parti communiste dans notre pays, un parti capable de travailler avec des gaullistes, des socialistes ou des insoumis. Le combat contre l’évasion fiscale, par exemple, est un combat républicain qui doit tous nous unir; on ne fait pas le tri quand on doit s’unir » je pense tout comme lui y compris sur la nécessité de s’unir sur des objectifs limités, de penser une politique sur dix ans mais je ne vois pas pourquoi on se traînerait un boulet qui viendrait nous demander tous les 6 mois si on veut vraiment rester communistes, qui méprise notre histoire et qui donne le tournis à force de changer de tactique un jour sur l’autre. je dis ça je dis rien…C’est simplement mon avis…On peut avoir pire? Difficile à imaginer et pourtant…  
  • (note de danielle Bleitrach)
Paris Match||Mis à jour le 
Interview Adrien Gaboulaud
Le député communiste du Nord, Fabien Roussel, à l'Assemblée nationale, le 31 janvier.
Le député communiste du Nord, Fabien Roussel, à l’Assemblée nationale, le 31 janvier.ALAIN JOCARD / AFP

Fabien Roussel, élu du Nord, porte une proposition de loi sur les paradis fiscaux. Dans son combat, il n’hésite pas à recourir à des méthodes peu orthodoxes.


Les éclats de rire sont rares en commission des Finances à l’Assemblée nationale. C’est pourtant bien ce qu’a déclenché le député du Nord, Fabien Roussel, en dévoilant le 21 février devant ses collègues une publicité étonnante pour une société suisse qui propose des services d’optimisation fiscale. « SFM offre un service d’enregistrement et de gestion de sociétés dans les principaux centres offshore de la planète », vante le petit film sur fond de musique dynamique et d’images de cadres cravatés en pleine action. L’élu communiste, qui défend cette semaine une proposition de loi « créant une liste française des paradis fiscaux », avait déjà évoqué cette entreprise dans l’Hémicycle, en décembre. Il avait pris connaissance de l’activité de SFM au hasard d’une recherche Google : en quelques clics, avait-il découvert, il pouvait enregistrer une société offshore et même faire du ministre Gérald Darmanin le directeur général.
Fan de Johnny revendiqué, il a aussi retenu l’attention des députés de sa très sérieuse commission en déplorant que le chanteur décédé en décembre et son entourage aient été adeptes de certains montages fiscaux complexes. Mardi, Fabien Roussel se rend en Suisse, où il tentera d’aller frapper à la porte de SFM et d’une des sociétés liées à Johnny Hallyday. Avant ce voyage, il a répondu à nos questions.

Paris Match. Pourquoi un député communiste s’intéresse-t-il au patrimoine de Johnny Hallyday?

Fabien Roussel. J’ai découvert dans la presse que les sociétés françaises qui gèrent le patrimoine de Johnny Hallyday étaient dirigées par «Mamie Rock», la grand-mère de Laeticia, et qu’elles ont des ramifications au Luxembourg, en Suisse mais également dans les îles Vierges britanniques. Johnny Hallyday est au paradis… et son patrimoine aussi. Ça fait désordre. Je n’en veux pas à Johnny, dont je suis fan : c’est le système que je dénonce. Je vais donc ce mardi à Genève me rendre compte sur place de l’activité de l’une de ces sociétés, l’entreprise Artistes et promotion. Et je vais tenter par ailleurs de rendre visite à la société SFM, exemple de l’industrie de l’évasion fiscale.

Votre proposition de loi a pour objet la création d’une « liste française des paradis fiscaux ». Faut-il prendre une initiative nationale parce que l’Union européenne n’agit pas, selon vous?

Non, il faut reconnaître que l’Europe a établi des critères très stricts pour définir ce qu’est un paradis fiscal. C’est un long travail entamé par l’OCDE. Et ces critères sont bien faits. Je les reprends d’ailleurs pour établir une liste française. Le problème est que l’Europe a eu des petits arrangements pour exclure les principaux paradis fiscaux. Cette liste européenne n’est plus crédible. Il faut reprendre les critères de l’Union européenne mais sans arrangement, sans exception.

Qui aurait la charge d’établir la liste française des paradis fiscaux?

Si l’on appliquait les critères européens, la liste compterait 30 à 35 pays. Ces pays auraient la possibilité de se conformer aux règles de l’Union européenne avant le premier trimestre 2019. Surviendrait ensuite un débat au Parlement, renouvelé chaque année pour faire le point sur la composition cette liste.

La liste a donc vocation à désigner des pays européens…

Il faut parvenir à l’harmonisation fiscale au sein de l’UE et inciter le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande, Malte ou Chypre à tendre vers une moyenne commune d’impôts européens. Il faut savoir que les pays de l’Union européenne ont tous signé un «code de conduite dans le domaine de la fiscalité des entreprises» en 1997, qui établit une série de principes visant à l’harmonisation fiscale. Ces principes n’ont pas été inscrits dans le droit et certains paradis fiscaux, qui ont approuvé ce code, ont fait tout l’inverse.

« Ce serait un geste fort de la part de la majorité de montrer qu’ils savent travailler y compris avec les communistes »


La « madame budget » de LREM, Amélie de Montchalin, a fait savoir qu’elle était prête à travailler avec vous sur la question des paradis fiscaux. Cela se fera-t-il dans le cadre de votre proposition de loi ou à l’occasion du texte que prépare le gouvernement sur la fraude fiscale?

Le texte de monsieur Darmanin comportera un volet relatif aux sanctions. Ma proposition de loi instaure la possibilité d’établir la liste des paradis fiscaux, nous sommes donc plutôt complémentaires. On pourrait adopter dès le 8 mars mon texte et travailler ensemble en mai pour élaborer les sanctions contre ceux qui s’installent dans ces paradis fiscaux. Ce serait un geste fort de la part de cette majorité de montrer qu’ils savent travailler y compris avec les députés communistes.
 
Avez-vous travaillé avec le gouvernement dans le cadre de la préparation de votre proposition de loi?

J’ai rencontré longuement Gérald Darmanin. Nous arrivons à travailler ensemble : c’est l’axe des gaullistes et des communistes! Il ne peut y avoir de petits accommodements. On ne peut pas imposer des sanctions contre les paradis fiscaux sur la base de la liste française actuelle, qui n’a pas de sens et qui ne compte que sept pays : le Botswana, le Brunei, le Guatemala, les Iles Marshall, Nauru, Niue et le Panama.Infographie :Combien les géants du web paient-ils d’impôts en France?
 
Le congrès du Parti communiste aura lieu en novembre. Pierre Laurent peut-il en rester le secrétaire national? 

Je pense qu’il y a besoin de changement au sein du Parti communiste. Il faut arrêter de se regarder le nombril et travailler sur la France de dans dix ans. Mais il ne faudrait pas changer de personne pour continuer dans les mêmes travers. Je suis prêt à tout faire pour qu’on retrouve un grand parti communiste dans notre pays, un parti capable de travailler avec des gaullistes, des socialistes ou des insoumis. Le combat contre l’évasion fiscale, par exemple, est un combat républicain qui doit tous nous unir; on ne fait pas le tri quand on doit s’unir.
 
 

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