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La question sous Guy Mollet et François Mitterrand

La question sous Guy Mollet et François Mitterrand

 

05 Mars 2018

De l’excellent blog Histoire populaire cet article, je précise également que ce fut le même François Mitterrand qui refusa sa grâce au militant communiste fernand Iveton accusé d’être un terroriste en Algérie et qui fut décapité. C’était le nom de ma première cellule. Tous ces gens avaient pratiqué la torture ou du moins l’avaient cautionné et ils ont eu l’audace de se présenter comme « les défenseurs des libertés » face aux communistes « staliniens ».

 

L’Eurocommunisme a consisté à leur apporter toutes les cautions possibles et imaginables à leur opération, faire oublier que Mitterrand avait été décoré de la francisque par Vichy, qu’il avait été jusqu’au bout l’ami de Bouquet et qu’il avait cautionné la torture et l’exécution de militants communistes et anti-colonialistes. Ceux qui avaient vécu la guerre d’Algérie n’ont jamais pu se résigner à une telle déformation de l’Histoire. Mais tout cela n’était pas gratuit, il s’agissait de faire accepter le virage atlantiste et la politique de l’UE qui a détruit des pans entiers de l’industrie française, qui a emboîté le néo-libéralisme. ce qui se poursuit aujourd’hui.

 

(note de Danielle Bleitrach)


https://www.facebook.com/groups/histoirepop/permalink/1974910382771426/

 

La Question- est un livre d’Henri Alleg, militant communiste, publié en 1958 par les Editions de Minuit. L’ouvrage dénonce la torture des civils pendant la guerre d’Algérie.


De février 1956 à juin 1957, le garde des Sceaux du gouvernement Guy Mollet n’était autre qu’un certain François Mitterrand. Ce même Mitterrand avait rédigé et fait adopter la loi de mars 1956 qui donnait tous pouvoirs aux militaires en matière de justice sur le sol algérien. Mitterrand a ainsi créé les conditions légales de la torture en Algérie.


L’ouvrage a été immédiatement censuré et les exemplaires mis en vente ont été saisis. Mais cette censure du régime Coty n’a pas empêché la diffusion clandestine à plus de 150 000 exemplaires.


Le 12 juin 1957, se rendant au domicile du mathématicien Maurice Audin, arrêté la veille, Alleg tombe dans une souricière. Il est conduit à El-Biar par des gens de la 10ème division parachutiste, dont un certain Charbonnier. Il est alors torturé à l’électricité, à l’eau et au feu, le tout accompagné de multiples coups et insultes. L’un des derniers interrogatoires fut effectué après une injection de penthotal considéré par les tourmenteurs comme une sorte de « sérum de vérité », une méthode « scientifique », quoi ! Cette injection fut faite par un docteur « Marcel ». Mais peut-on qualifier ça de médecin ?


De 1950 à 1955, Alleg a été directeur d’Alger Républicain. Ce journal était le seul à ouvrir ses colonnes à toutes les tendances de l’opinion démocratique algérienne. Il fut interdit en septembre 1955.


Cette mesure d’interdiction fut reconnue illégale par le Tribunal administratif. Cependant, les autorités n’en tinrent aucun compte et se mirent à interner les collaborateurs du journal. Alleg passa donc dans la clandestinité.


Charbonnier et la bande de tortionnaires constitutionnels voulaient savoir « …où vous habitez, qui vous a hébergé, quelles sont les personnes que vous avez rencontrées… » Henri Alleg ne répondit jamais !


Parmi les tortionnaires, il y avait un certain Erulin, parachutiste de son état et puis un Lorca, petite frappe aux cheveux gominés et maître d’œuvre en quelque sorte.


Massu enverra même l’un de ses sbires, Mazza, proposer des « arrangements » farfelus à Alleg qui n’y répondra pas.


En attendant, c’est un Erulin, écumant de rage qui éructait « Ecoute, salaud ! Tu es foutu ! Tu vas parler ! On a fait la guerre en Indochine, ça nous a servi pour vous connaître. Ici, c’est la Gestapo ! Tu as fait des articles sur les tortures, hein, salaud ! Eh bien ! Maintenant c’est la 10èmeDP qui les fait sur toi… »


Alleg resta un mois dans ce « centre de tri » où il pouvait entendre les cris des prisonniers torturés et les rires mauvais des geôliers. Prisonniers qui attendaient là leur prochain interrogatoire, leur transfert ou une rafale de mitraillette dans le dos pour « tentative d’évasion ». Juste avant de partir, il fut conduit en présence de Faulques, chef des tortionnaires de la Villa Sesini, tout fier d’être connu sous le surnom de « fameux capitaine SS », futur grand-officier de la Légion d’honneur et réputé pour sa férocité.


Alleg entendit Charbonnier ordonner de préparer Audin. Puis une voiture démarra dans la nuit. Un moment après, il y eut une longue rafale de mitraillette…


Quant à Alleg, il fut conduit au « centre d’hébergement » de Lodi. Dans ce camp, comme dans plusieurs autres du même type, on internait, sur simple décision administrative, des personnes contre lesquelles aucune charge n’avait été retenue.


De ce camp, il fait parvenir en France une copie de la plainte qu’il a déposée fin juillet, où il dénonce les tortures qu’il a subies.


Et il a écrit ce livre, en novembre 1957, dans une cellule de la prison civile d’Alger.

 

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