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De quoi ont-ils peur ? prenons le risque de la confiance aux communistes

De quoi ont-ils peur ? prenons le risque de la confiance aux communistes

 

01 Mars 2018
 

Ceux qui ont conduit le PCF où il en est , je le crois, non seulement ne sont pas très glorieux mais ne savent pas comment s’en sortir. Ils ont lancé un Congrès extraordinaire, ils lui ont donné un agenda dont tout le monde pourrait prévoir qu’il se télécosperait  avec les élections européennes. Ce qui aboutirait à toutes les contradictions possibles. Le Congrès ne serait extraordinaire que s’il faisait un bilan de ce qui nous avait conduit à cette situation impossible, élaborait une stratégie en rupture avec des années d’errance,  mais selon eux, il fallait aussi qu’il prenne la pire des positions possibles pour tenter de sauver les meubles face aux dites élections européennes, celle de tenter de poursuivre comme hier.

 

Ce qui se vérifie c’est le vieil adage c’est quand tu n’as pas de ligne, tout ce que tu fait tourne à la catastrophe..

 

Ce que l’on peut prévoir au niveau européen, c'est une vague dans toute l’Europe, qui tirera la droite vers les extrêmes sur un fond d’abstention massif. Ce qui résultera d’une telle élection correspondra à une aggravation de la politique pro-OTAN et anti-sociale de l’UE. L’UE telle qu’elle est a engendré  la terrible régression sociale qui se met en place,le pillage du capital et les dangers de guerre qui ne cessent de croître avec une propagande anti-russe qui atteint le niveau du délire.

 

Nous devons prévenir les français du danger qui les guette, la politique de Macron, l’assaut contre nos droits doit être remise dans ce contexte européen et son autoritarisme dans le péril fasciste et belliciste qui devrait s’accroître si on laisse faire. C’est le rôle d’ un parti communiste.

 

Si nous étions restés les communistes, si nous avions entretenu la mémoire de notre peuple, de sa classe ouvrière, il nous serait plus aisé d’affronter cette situation à ce niveau d’urgence. Mais c’est là que le bilan s’impose, il faut comprendre qu’il n’y a pas de fatalité à notre affaiblissement, que celui-ci est le produit certes d’une conjoncture très défavorable, mais aussi des abandons qui se sont succèdes. A partir de Robert Hue, du Congrès de Martigues sur fond d’effondrement de l’Union soviétique et de dérive eurocommuniste, nous avons détruit tout ce qui subsistait du parti, écarté ceux qui protestaient et tout subordonné aux alliances électorales,  acceptant de devenir les forces d’appoint de partis  de plus en plus déconsidérés pour leurs politiques antisociales et qui après nous avoir écrasé, nous entrraînés dans le désaveu. Au plan international, nous avons rompu avec tous les partis communistes pour nous retrouver avec des gens qui n’avaient aucune consistance, aucune capacité à représenter le monde du travail attaqué de toute part, isolé dans ses combats. et là encore ce fut l’effacement et l’impuissance.

 

Il n’y avait pas une pierre qui tenait debout sans que l’on y flanque un coup de pied, tout était mis systématiquement en oeuvre pour dénoncer notre passé celui de l’union soviétique, pour en rajouter sur les campagnes anti-totalitaires dont nous étions abreuvés. Au nom de notre repentir nous avons suivi les politiques interventionnistes de l’OTAN et contribué à créer, en dépit de l’expérience du peuple français, l’équation révolution-tyrannie. De la Yougoslavie à la Libye, en passant par l’Ukraine, nous avons apporté notre mauvaise conscience en contribution aux bonnes œuvres de l’OTAN.

 

20 ans sans se donner les moyens d’avoir un parti capable d’aller a contrario de la contre-révolution.

 

Mon choix d’écrire sur Staline ne signifiait pas que je proposais de prendre un tel combat face au peuple français, mais il était de faire comprendre qu’adhérer aux errances anti-totalitaires qui créait l’équation entre Hitler et staline, URSS et Allemagne nazie était une folie, que nous devions accepter notre passé et le juger politiquement en fonction de nos exigences à nous communistes et pas de la pression idéologique du capital. Dans le même sens j’ai passé plus de 20 ans à faire connaître les résistances des communistes à travers le monde, pour empêcher l’étouffement programmé du PCF. Nous avons été quelques uns à mener ce combat et il est utile aux communistes pour qu’ils se sentent la force d’agir comme parti communiste. C’est un apport idéologique d’abord à usage interne pour donner la force aux communistes de mener la seule chose qui changera la donne: apporter à un peuple qui souffre, à des travailleurs que l’on exploite, méprise, la possibilité d’agir contre ce qu’ils subissent. Le parti communiste doit faire la preuve de son utilité dans les luttes, Mais d’abord en faisant des propositions concrètes de lois, de mesures, en rassemblant autour d’elles. Et pour cela organiser la mobilisation et la contre-offensive, ce qui passe nécessairement par la question du parti qu’il nous faut..

 

Parce qu’on  ne peut pas continuer comme ça et  depuis plus de 20 ans nous faisons  l’expérience de tenter de surmonter l’état de faiblesse dans lequel cette dérive stratégique nous met  en l’aggravant parce que nous nous obstinons dans la même direction. Le miracle, largement dû à la volonté des communistes eux même,s est que ce parti existe toujours. Pourtant il a subi non seulement des coups de l’extérieur, aucun cadeau ne nous a été fait, mais une pression interne pour en finir, pour nous mettre à la remorque de la social démocratie…

 

L’épisode Melenchon

 

Nous sommes allés jusqu’à fabriquer un Jean Luc Melenchon, qui est un formidable opportuniste dont la seule ligne semble être de poursuivre celle de Mitterrand, en finir avec nous. Ne pas accepter d’avoir un représentant aux élections présidentielles et ce par deux fois, alors que la dernière fois il avait clairement dénoncé toute alliance avec nous était une folie supplémentaire. Nous avons voulu éviter les 2%, ils nous attendent inexorablement aux Européenne, et dans des conditions pires.  plus de député, plus de remboursement sur le plan très trivial de nos moyens pour faire face à cette Europe là.

 

Face à cela, malgré le congrès extraordinaire, est-ce que nous allons solliciter  des alliés comme Benoit hamon ou d’autres écologistes qui ont une vision de l’Europe qui ne distingue pas d’un iota de celle d’un Hollande et qui non seulement ne nous apportera rien mais accentuera notre caractère inaudible. Quant à Mélenchon, il a dit clairement que selon le proverbe chinois c’est quand le chien se noie qu’il faut lui flanquer un coup sur la tête. Il est prêt à détruire son propre mouvement, à empêcher toute perspective politique pour ceux qui soufrent face à la politique de Macron pour assurer notre fin, et c’est à ça que nous nous sommes livrés sous prétexte que nous risquions les 2%? . L’opportuniste Melenchon, avec sa troupe de petits chefs qui a fait à peu près toutes les combinaisons possibles à Paris a gardé de nos atermoiements dans la capitale une haine profonde et la volonté de nous abattre, quitte à bloquer partout comme on l’a vu en Corse toutes les tentatives d’union dans le reste du pays. A Marseille, nous avons hérité du gros lot. Bref tout cela est incompréhensible et légitimement désespérant pour ceux qui une amorce de prise de conscience : luttes et Congrès ouvert, partir de nos atouts et être communiste pour vraiment rassembler.

 

Je dois dire que face à cela , il y a des dirigeants, des élus qui ont manifesté un minimum de bon sens et qui ont pris une voie qui s’imposait, celle d’une lutte contre la politique de Macron, contre la politique  de l’Europe, celle de reprendre pied dans les couches populaires, le faire à partir d’un capital de confiance et d’estime, qui tient autant à l’image de nos élus qu’à ce que représente le parti communiste dans la mémoire populaire. La difficulté c’est d’éviter la dispersion, le sentiment d’inefficacité, l’impuissance vu l’état dans lequel le Congrès de Martigues et la politique dont je viens de décrire les errances a mis notre parti. Le véritable problème des communistes est là, celui de craindre de ne plus avoir la force de se battre, de n’avoir plus les moyens d’un combat, puisque ce à quoi servait le parti a été détruit systématiquement sous prétexte de « rassemblement » qui n’était le plus souvent que le résultat de pratiques de couloirs de sommet.

 

Il y a eu aussi face à cette situation une proposition celle de mener un Congrès ouvert, avec un large débat, malheureusement coupé de tentatives maladroites de reprises en main parce qu’il y avait la crainte de ne pouvoir faire entériner les choix désastreux que l’on « devrait prendre » pour les européennes.

 

Il y a deux atouts essentiels face à une telle situation: le premier est qu’effectivement face à la situation dans laquelle nous sommes, la politique sans complexe au service du capital que pratique Macron, il n’y a aucune force politique capable d’organiser une véritable résistance des couches populaires. le parti socialiste est en pleine débâcle, Mélenchon fait la preuve de son incapacité à,prendre la mesure de ce que vivent les couches populaires.  Il faut un parti issu d’elles, de leur réalité et pas un mouvement autour de petits chefs en proie aux ambitions personnelles. Le capital le sait bien qui organise l’étouffoir sur nous, sur l’activité de nos députés comme il isole et étouffe les luttes, il ne sert à rien de se plaindre du silence qui est organisé autour du PCF. .

 

Il faut inverser le raisonnement. ce sera quand les travailleurs qui sont en lutte  seront convaincus que le silence imposé aux communistes est une manière de les faire taire, que la donne changera. Cela ne dépend pas des médias, mais de notre capacité à démontrer notre utilité, notre caractère indispensable à ces luttes et de là à notre peuple. Un long chemin, mais il faut remonter de celui sur lequel nous avons glissé pendant 20 ans.

 

Le second c’est la volonté des communistes, dans et hors parti de sauver ce parti, à condition qu’ils sentent qu’ils ont toutes leur place et que leur voix est enfin entendue, c’est à cela que doit servir le bilan, pas à nous battre la coulpe pour mieux nous achever, non à ce que chacun à partir de celui-ci voit ce qu’il est possible de faire. Pour le moment les divisions sont nombreuses, en particulier sur notre conception de l’Europe, mais dans les faits laisser les communistes s’expliquer est la seule manière de ne pas accroître les divisions. les communistes tels qu’ils sont n’aiment ni les divisions, ni les attaques personnelles, le « légitimisme » est pour une part importante le produit de cette manière d’être respectable, mais aussi son dévoiement. « Que les bouches s’ouvrent, pas de mannequins dans le parti » surtout s’ils sont mobilisés dans des luttes ne présente aucun risque par rapport aux communistes tels qu’ils sont.

 

Y compris sur les élections européennes, le rendez-vous périlleux qu’elles représentent et le piège dans lequel nous sommes par suite d’une dérive stratégique depuis plus de 20 ans, laissons les communistes débattre, mesurer les risques, les prendre en connaissance de cause et pas comme une défaite supplémentaire mais comme un choix dans le cadre du Congrès et pas contre lui..

 

PROPOSITIONS

 

Un camarade, Nicolas Cossange vient de proposer que dès maintenant nous établissions une liste communiste avec des têtes de liste connues et avec ceux qui animent partout des luttes  plutôt que de chercher des alliances avec ceux qui n’en veulent pas, j’ajoute avec ceux qui n’ont aucune position commune avec nous sur la question européenne, Pourquoi pas?  C’est une proposition qui a le mérite d’être le résultat de ce  début de prise de conscience autant que de la réorientation vers les lutte. Il est nettement plus judicieux  plutôt que de nous masquer derrière l’incantation au rassemblement et l’hypothétique reconnaissance que nous en auraient ceux qui sont de plus en plus écœurés par les manœuvres d’appareil et qui se réfugient dans l’abstention..

 

Cela au moins ne serait pas contradictoire avec les aspects positifs de ce que nous avons déjà fait avancer et cela nous permettrait d’axer la campagne vers l’essentiel. tout en continuant à mener le Congrès sur des aspects fondamentaux qui doivent demeurer ouverts.

 

Oui nous avons des forces et il ne faut pas les sousestimer. Il y a ce qu’est encore le parti, mais il y a tous ceux qui attendent pour y prendre ou reprendre leur place.

 

Si le parti était tel que nous l’avons connu pour le meilleur, puis pour le pire, mon discours serait d’une grande naïveté parce que le blocage de la direction s’avérerait détérminant. Aujourd’hui un tel blocage  serait suicidaire et ne correspond en aucun cas à nos possibilités, nous avons une direction incapable de sauver le parti, mais pas mal de dirigeants, les élus, les secrétaires fédéraux, de section, sans parler de nombreux syndicalistes attachés au parti, qui sont prêts à se mobiliser dans ce combat et lui donner sa force de classe et une véritable forme démocratique.

 

Personne n’a en lui assez de rancune et ne manque de passion pour répondre présent face à cet objectif qui nous est commun à nous communistes. ce blog qui a tenté depuis des années de recréer le passé des communistes et de faire connaître partout dans le monde leur combat et celui des forces progressistes est prêt à se mettre au service de cette tâche essentielle : reconstruire un parti communiste français à partir des luttes et d’un débat fraternel ouvert à tous et affronter avec lui cette échéance électorale si périlleuses non seulement pour le parti mais pour ceux dont il a toujours défendu les intérêts et pour la france, elle même..

 

Danielle bleitrach

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