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Le réseau « faire vivre » met en ligne un important article de M. Thorez « formons nos cellules », publié dans l’Enchaîné en 1924.

 

27 Février 2018
 

Résultat de recherche d'images pour "Maurice Thorez"

A noter la publication des « thèses sur la bolchévisation » au Comité élargi de l’IC du 25 mars au 16 avril 1925.

 

Le résultat ne tarde pas à se faire sentir puisque l’action centrée sur les grèves économiques et politiques dans les entreprises apparaît cinq ans plus tard dans « la grève politique de masse »

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« Formons nos cellules » par Maurice Thorez en 1924
 

Le tout jeune parti communiste français, issu de la social-démocratie en 1920, cherche à s’organiser en un parti révolutionnaire. De l’organisation en sections jugées inefficaces, la Section française de l’Internationale communiste (c’est ainsi que le PCF s’appelait), par la plume de Maurice Thorez, originaire du Pas-de-Calais, s’exprime sur la nécessité de s’organiser en cellules, beaucoup plus en prise avec les luttes et le terrain des entreprises. Les deux textes ci-dessous sont tirés de « L’Enchaîné » et daté des 21 et 28 juin 1924. L’histoire est une source d’informations indispensables aux communistes…

Lepcf.fr

 

Formons nos cellules !…
 

Mais alors, que deviennent nos sections ? se demandent anxieusement nos camarades. Est-ce que notre cellule, ajoutent-ils, ne sera pas un organe inutile, entravant notre action en la morcelant ? Ne risque-t-elle pas de nuire au travail réel, positif, accompli présentement par la section ?

 

Voyons si la section suffit tellement à notre action, qu’il soit superflu et même dangereux de vouloir la remplacer par un organisme plus jeune et plus approprié aux luttes futures du Parti communiste.

 

Ce n’est pas la première fois que nous sommes amenés à faire la critique du groupe local tel que nous l’avons hérité du Parti unifié.

 

Il n’est aucun communiste sérieux qui n’ait constaté le manque de vie de la plupart des sections. Il n’existe pas une liaison vraiment efficace entre le Centre fédéral et les adhérents par le canal de la section. Le plus souvent, la moitié des membres, pour diverses raisons, n’assistent pas aux réunions, – mensuelles en général. La discussion des mots d’ordre du parti n’est pas poussée à fond. On paie la cotisation, on lit le procès-verbal de la réunion précédente, parfois la circulaire du secrétariat permet une rapide diversion.

 

On se chamaille aussi sur un potin local, on se referme dans une étroite conception du mouvement, ne visant qu’aux intérêts immédiatement perceptibles, et c’est tout. En voila pour un mois. Nos camarades se contentent de recevoir des idées du Parti par notre presse, notoirement insuffisante, – quoique sa situation exceptionnelle la classe au premier rang des organes prolétariens.

 

La moitié des adhérents du Parti a assisté à la réunion du groupe, mais combien accomplissent ensuite leur tâche communiste. On passe dans les sections et on entend l’éternelle plainte : « ce sont toujours les mêmes qui travaillent ». Peut-on imputer seulement à la mauvaise volonté de nos camarades, cette anomalie choquante de quelques communistes obligés de remplir toutes les charges de l’organisation ?

 

Évidemment non ; il y a une raison autrement plus profonde qui explique ce regrettable état de choses, et c’est la mauvaise organisation actuelle du Parti, organisation non conforme aux buts que nous prétendons atteindre.

 

A la section, il suffit d’un secrétaire actif, débrouillard, qui lit les papiers et dirige la discussion ; d’un trésorier collant soigneusement les timbres et gardant religieusement le « trésor » (quelques francs, hélas !) ; et aussi de quelques bons causeurs qui raisonnent à tout propos et hors de propos.

 

Les autres camarades n’ont aucune tâche définie à remplir ; ils ne sentent pas peser sur eux la responsabilité qu’entraîne l’accomplissement d’une fonction au sein de l’organisation révolutionnaire du prolétariat.

 

Ainsi s’établit le laisser-aller, le « j’men-foutisme » dans le groupe local. On laisse à quelques-uns le soin de parer à l’inertie de tous les autres.

 

Or, dans notre Parti communiste, il ne s’agit pas de posséder une carte et de laisser une dizaine, une centaine, voire un millier de militants se consumer dans une besogne écrasante et lourde de conséquences, mais de se mettre soi-même à l’œuvre. Autant de membres du Parti, autant de militants, autant d’agitateurs qui s’emploient selon leurs aptitudes, selon leurs possibilités.

 

La section actuelle n’offre pas le moyen de parvenir à un tel résultat. Seule la cellule d’entreprise, de mine, d’usine, permettra au Parti de confier enfin à chacun de ses adhérents, une part dans l’effort commun, condition préalable de la commune satisfaction : le communisme.

 

Maurice Thorez
L’Enchaîné , le 21 juin 1924

 

N.-B. – Nous invitons, d’une façon pressante, tous nos camarades à adresser leurs objections, suggestions et toutes critiques ou avis concernant les « cellules », à la Rédaction qui tiendra compte, dans la plus large mesure, de cette collaboration souhaitée et insèrera volontiers les (?) intéressantes.

 

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