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Comment ceux qui ont eu des sympathies pour Vichy se retrouvent résistants contre le gaullisme et contre les communistes : le mitterrandisme

 
09 Mars 2018
 

Résultat de recherche d'images pour "MItterrand et rené Bousquet"

 

Je suis un peu comme les Espagnols, il me remonte en mémoire tant de choses sur la manière dont les communistes ont été marginalisés parfois comme en espagne et en italie avec le plein accord de leurs dirigeants eurocommunistes qui ont fabriqué les conditions d’une propagande contre leur passé et l’acceptation de fait d’un fascisme qu’ils avaient combattu. j’ai repensé à la campagne contre Georges marchais quand il a refusé la politique néolibérale de Mitterrand, les restructurations industrielles décidées par l’Europe et le plan davignon. On a ressorti sur lui le fait qu’il serait parti au STO, dupé par la propagande et pour aider sa famille, il avait accepté d’aller travailler en Allemagne. Tout le passé du parti des fusillés s’en trouvait selon ses détracteurs effacé. Si je repense à cette campagne c’est que les mêmes ne disaient rien sur le passé autrement plus compromettant de françois Mitterrand, sur lequel je vais brièvement revenir. Notons que François Mitterrand a cultivé cette ambiguïté en  restant jusqu’à la fin de sa vie l’ami de René Bousquet dont vous pouvez lire la biographie ci-dessous. officiellement Mitterrand se flattait d’avoir été résistant mais son auteur favori était Chardonne, toute une part de sa personnalité continuait à plonger dans la France collaborationniste qu’il avait eu beaucoup de mal à quitter. Alors que l’on accusait Marchais et à travers lui on mettait en pièce le parti communiste sous la double de dénonciation du STO et du stalinisme dont la victoire sur le nazisme était déjà  caché sou une noire légende d’équivalence dans le crime, on glorifiait une « résistance de François Mitterrand, sa montée à la Roche de Solutré, on inventait une résistance socialiste. le fait que François Hollande ait fait rentrer des socialistes au panthéon et refusé le même droit à des résistants communistes n’est que la poursuite de cette ligne. celle qui autorise Mitterand à refuser des funérailles nationales à Aragon, le poète communiste rsistant, celui qui dénonce le colonailisme alors que le même Mitterrand est le garde des sceaux qui a décapité Fernard iveton, le communiste algérien.

 

Voici donc brièvement quelques faits sur le « résistant » Mitterrand:

 

Le premier avant celui de son amitié établie avec René Bousquet, est sa relation avec pétain.

 

A-t-il été pétainiste?  Sur ce sujet délicat, un travail historique sérieux a déjà été accompli.

 

François Mitterrand a eu plusieurs vies : un passé trouble pendant la guerre, une carrière de ministres sous la IVe République, 23 ans d’opposition avant devenir le premier, président de gauche de la Ve République. A cette vie professionnelle si remplie s’ajoutait une double vie personnelle et une personnalité énigmatique.


Le 19 juin 1942, il arrive à Vichy et parvient à trouver un emploi de documentaliste à la légion des combattants et des volontaires de la Révolution nationale, sorte de parti unique qui reprend la propagande pétainiste.


Dans les premiers mois de l’année 1942, François Mitterrand éprouve de l’admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l’Etat nouveau ».  Dans une lettre retrouvée dans ses archives, François Mitterrand fait même l’éloge du SOL (Service d’Ordre Légionnaire), groupe paramilitaire chargé de pourchasser les ennemis du régime.


Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police. En juin 1942, ce dernier négocie avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs. Les rares fois où François Mitterrand a accepté de parler de cette période, le président de la République se justifiait en expliquant qu’il n’était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs. Lors du vote des lois de 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale, Mitterrand était en Allemagne. Toutefois, on peut remettre en cause cette version. Il est difficile de croire que Mitterrand ignorait le sort qui était réservé aux Juifs. Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet.

 

Le double-jeu de Mitterrand à Vichy, le fait que mitterrand aurait été à Vichy pour y pratiquer le double jeu est l’argument évoqué.


En juin 1942, Mitterrand entre au service de presse du commissariat général au prisonnier. Au sein de cette organisation chargée de faire parvenir des colis aux soldats qui sont emprisonnés en Allemagne, Mitterrand s’occupe du bulletin de propagande. C’est au sein de cette organisation qu’il va faire la connaissance d’un groupe de résistants qui ont infiltré le commissariat général. Dès lors, François Mitterrand va jouer un double-jeu et participer à des actions illégales, qui consistent à fabriquer de faux-papiers pour des hommes évadés d’Allemagne.


En janvier 1943, Laval renvoie Maurice Pinault du commissariat général au prisonnier pour placer un de ses hommes. Les principaux collaborateurs de Pinault, dont fait partie Mitterrand, démissionnent également. A partir de cette date, Mitterrand prend ses distances avec Vichy. Il prend des contacts avec des groupes de résistants sans rompre définitivement avec Vichy puisqu’en avril 1943, François Mitterrand reçoit la francisque. Or, pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire sans ambiguïté : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciples et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre ». Plus tard, Mitterrand atténuera la portée symbolique de cette déclaration en affirmant qu’il était en Angleterre quand la Francisque lui a été remise. Sauf qu’il a signé avant de partir le formulaire pour l’obtenir.


Par conséquent, au printemps 1943, Mitterrand hésite  encore entre la résistance et le pouvoir de Vichy.

 

Le basculement définitif dans la Résistance date de fin 1943, alors que la victoire de Stalingrad a eu lieu le 2 févier 1943.


Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943, François Mitterrand s’envole pour Londres pour s’assurer de la légitimité de son organisation résistante auprès des responsables de la France libre. Il se rend ensuite à Alger où il est reçu par le général de Gaulle. Ce dernier lui demande d’accepter la dissolution de son organisation au sein d’une seule organisation résistante placée sous l’autorité de son neveu. Mais Mitterrand refuse la proposition de De Gaulle.


Lorsqu’il rentre à Paris en 1944, Mitterrand est un homme traqué par la Gestapo. Il change d’identité des dizaines de fois et échappe de peu à l’arrestation. De l’avis de ceux qui l’ont connu à l’époque, Mitterrand faisait preuve d’un réel courage physique. Il avait un sang-froid distancié qui lui était naturel. Mitterrand, qui se fait appeler « Morlan », est à la tête d’une importante organisation résistante en 1944, composée notamment de tous ces amis connus au 104 et au stalag.


En 1944, De Gaulle désigne Mitterrand comme commissaire général du ministère des prisonniers, sorte de ministre par intérim avant la mise en place du gouvernement provisoire. Dès le début de l’insurrection à Paris, Mitterrand, l’arme au poing, occupe le bâtiment du commissariat aux réfugiés.

 

Voilà ce que l’on sait de MItterrand et de la Résistance. Ce qui est fascinant je le répète est que la presse qui se déchaîne contre georges marchais contre le parti communiste y compris la presse proche des socialistes, presse dite de gauche, ne soulève jamais la question de ce passé plus ou moins ambigu et que l’on peut dès cette époque analyser comme une tentative contre le gaullisme et contre les communistes de gens qui au départ ont été proches de Vichy. La manière dont toute cette gauche mitterrandienne poursuit inlassablement son attaque contre le gaullisme et contre le communisme ne s’arrête pas à Mitterrand. On retrouve un profit semblable chez Hollande, issu du même milieu proche de pétain. sans parler des nouveau philosophes qui eux vont tirer les juifs vers ce courant là et la CIA, Cohn Bendit… Mais même chez des « intellectuels » comme Onfray, une de ses premières cibles sera Guy Mocquet. L’opération se poursuit sans trêve aujourd’hui où alors que l’on ne cesse de reprocher à Aragon son passé de « stalinien », non seulement gallimard n’a pas renoncé à éditer les pamphlets antisémites de Céline, mais toute la littérature des collaborationnistes sort du placard.

 

Annnie Lacroix Riz met très justement cela en relation avec le patronat français qui a dès le front populaire parié sur Hitler, et qui aujourd’hui poursuit sa propre réhabilitation. Ce patronat est revenu sur le plan idéologique dans les fourgons d’une gauche mitterrandienne, « anti-totalitaire », aujourd’hui avec le macronisme elle peut se débarrasser de ce qui reste d’un PS proche des couches populaires et il peut célébrer leur mai 68. La question est posé sur le rôle conscient ou inconscient joué par Mélenchon dans l’offensive contre le PCF dont les dirigeants et l’Humanité, c’est le moins que l’on puisse dire, n’ont cessé de favoriser l’opération.

 

Voici pour que ;l’on comprenne bien le tour de passe passe qui a été opéré dans « le rééquilibrage » de la gauche qui était rené Bousquet:

 

RENE BOUSQUET


Bousquet, 1909-1993, fut un haut fonctionnaire qui, comme tant d’autres hélas, collabora avec l’occupant nazi.


Il termina la guerre en Bavière, dans une villa d’Ober-Allmannshausen. Il obtint ainsi le titre de « déporté en Allemagne ». Un comble ! Ce qui fit écrire au journaliste Eric Conan « Un dernier rôle bien utile pour un personnage qui en a déjà joué beaucoup d’autres, pendant cinq ans »…


D’avril 1942 à fin 1943, il fut secrétaire général de la police de Vichy, sous le sixième gouvernement Laval.


Antisémite viscéral, il applique avec zèle la politique de Pétain. Bousquet est impliqué dans trois grands crimes, au moins.


Il est le maître-organisateur de la rafle du Vélodrome d’Hiver à Paris, juillet 1942. Il recevra une lette de Karl Oberg, chef des SS et de la police nazie pour la France, le félicitant de la conduite exemplaire de la police française.


En août 1942, il est également impliqué dans les rafles en zone libre. Suite à la proposition de Laval, les enfants ne furent pas épargnés !


Malgré les protestations du pasteur Marc Boegner, il refusera de renoncer à la traque des enfants juifs soustraits aux convois de déportation et cachés par les Eglises et les citoyens. « Nous les chercherons. Nous les prendrons là où ils sont. Nous devons les chercher ».


Fin 1942, Bousquet refusera que 1 000 enfants juifs soient envoyés aux Etats-Unis. Il expliquera avec cynisme qu’il ne convenait pas de séparer les familles.


En janvier 1943, il dirige la police française supplétive des nazis lors de la rafle de Marseille.


Bilan à attribuer en propre à Bousquet : plus de 60 000 Juifs arrêtés, remis à l’occupant pour être déportés à l’Est, ou plus simplement dans les camps d’extermination ; ce que prétendirent toujours ignorer les autorités collaborationnistes !


Il faut dire que Salengro, ministre de l’Intérieur du Front populaire, n’a pas eu vraiment la main heureuse en confiant à Bousquet, en 1936, la responsabilité du fichier central à la Sûreté nationale. Or ce fichier recensait 5 millions de Français et deux millions d’étrangers considérés soit comme suspects, soit comme indésirables. Ce fichier sera fort utile pour l’identification des Juifs étrangers lors des rafles.


Le 1er mars 1943, à Villeurbanne, suite à l’accord de Bousquet dans le cadre de la répression des « menées antinationales, les polices allemande et française arrêtent de concert 150 résistants communistes qui seront immédiatement déportés.


En même temps, ce même Bousquet, qui n’est pas un imbécile, pas plus que son compère Mitterrand, se rend bien compte que le début des victoires alliées de l’hiver 1942-1943, peuvent à terme sonner le glas du IIIème Reich. Il décide donc de donner des gages à la Résistance et met un bémol à son zèle. Le vieux maréchal s’en rend compte et le considérant « trop mou contre le terrorisme » exige son renvoi, en octobre 1943.


Bousquet dira à un ami préfet « Je rentre à Paris, il est grand temps que je me fasse arrêter ! ». Il est ensuite conduit en Bavière, avec famille et bagages dans des voitures de courtoisie prêtées par « amitié et protection » par le chef SS Oberg.


Il est « libéré » en avril 1945 par les Américains. Il est incarcéré à la prison de Fresnes de mai 1945 à juillet 1948.


Au terme d’un court procès, Bousquet fut acquitté par la Haute Cour de justice du chef « d’atteinte aux intérêts de la défense nationale » Ah bon ? mais déclaré « convaincu du crime d’indignité nationale » et condamné à « cinq ans de dégradation nationale ». Mais il en fut « immédiatement relevé pour avoir participé de façon active et soutenue à la résistance contre l’occupant ».


Le 23 juin 1949, le voilà acquitté.


Commence alors une brillante carrière dans la presse et à la banque d’Indochine. En 1957, le Conseil d’Etat lui rendit le hochet qui lui avait été retiré. Il se lance dans la politique et en 1974 apporte son soutien financier au candidat Mitterrand. En 1981, après la victoire de Mitterrand, Bousquet est reçu à l’Elysée.


Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes mitterrandistes, sauf que les accusations portées contre Bousquet ont pris de la consistance. Une instruction judiciaire est menée et Mitterrand accusé de freiner des quatre fers la procédure en cours.


En 1989, l’association des Fils et filles de déportés juifs de France de Serge Klarsfeld, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, ainsi que la Ligue des droits de l’homme déposent plainte contre Bousquet pour crimes contre l’humanité. Il est enfin inculpé en 1991, au grand dam de Mitterrand.


L’instruction est en cours quand, le 08 juin 1993, il est assassiné de cinq balles à son domicile par un certain Christian Didier. A qui profita le crime ?


Ci-dessous : Marseille, 23 janvier 1943 : René Bousquet et le préfet de région Marcel Lemoine en bonne compagnie.

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Commentaire de B.T : Un geste que je ne regrette pas, dont je m'honore. Ne pas avoir voté pour Tonton en 81, et suis loin d'être le seul communiste qui a eu cette clairvoyance.

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