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CN 30-31 Mars 2018

CN / 30-31   mars 2018 / Intervention 1/2 (Danielle Trannoy)

Faire grandir des perspectives politiques. Quelques réflexions.

 

Au nom de ma section et de l’expérience de ces dernières semaines, distributions, réunions publiques, sur les services publics de l’énergie et des transports, nous pouvons mesurer que les camarades ont à cœur d’être acteurs pour expliquer, faire participer tous ceux qui, aujourd’hui, se sont éloignés. De ces derniers contacts, certes limités, se dégagent intérêt, écoute réciproque et, mêmes des propositions que nous pourrions porter. C’est pour cela que je ferai le lien avec le mécontentement profond qui s’exprime à travers toutes les luttes. Ce mécontentement qui, jusqu’à présent, s’est traduit pour notre électorat par une très forte abstention.

 

Notre Parti est beaucoup affaibli et l’état de notre organisation nous interpelle et nous inquiète. Nous pouvons penser que le mouvement va s’amplifier pour affronter le pillage « libre et non faussé » des biens nationaux, des finances publiques, et de notre pouvoir d’achat et, qu’au-delà des manifestations pour faire plier le gouvernement, pour obtenir des reculs, des négociations, il faudra des grèves dans les secteurs essentiels de la vie économique. Les cheminots, gaziers-électriciens sont engagés faisant suite à de grands mouvements dans les hôpitaux, maisons de retraite…. Ecoles…. Puis le secteur du commerce, aujourd’hui, les Carrefour… Et surtout il faut un Parti organisé.

 

Ce n’est pas en rendant visite à la ministre que nous serons à la hauteur de la situation politique !

Le capitalisme est au bout d’un cycle ; ses attaques sont globales y compris la guerre, tous les socles de l’Etat-Nation sont attaqués.

 

Les communistes sont sur le terrain pour soutenir tous les salariés et pour construire des perspectives communes, cela interpelle notre direction sur sa ligne politique.

 

Tous les secteurs avec des spécificités sont touchés par les effets dévastateurs du capitalisme, mais les points communs sont déjà très fortement exprimés.

 

Sur la baisse de tous les revenus et l’indécence des profits. Sur les constats de la casse, des privatisations, de la déstructuration, des pertes des missions des services publics, du nécessaire statut pour le fonctionnement avec la spécificité française, sur leurs liens avec les directives exigées par l’Union Européenne. Dégradation grave de l’outil de production. Il y a des grandes souffrances pour tous les salariés. Des personnels à bout. Mais aussi debout !

 

Des idées émergent sur le sens du travail, sur des appropriations sociales, des renationalisations…

 

C’est dans les luttes longues et dures que la classe ouvrière, les salariés cherchent des leviers d’intervention à leur portée et font émerger leurs objectifs politiques, les salaires pour leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et à diriger la société.

 

Toutes les luttes interrogent sur (7 points) :

 

-      Sur l’emploi, sur la création des richesses produites par le travail (exemple, la Sncf qu’on dit endettée), sur les statuts qui couvre 20 % des salariés ; mais tous les statuts, conventions et protections sont attaqués ; mise en concurrence des travailleurs en France, en Europe, dans le monde…. Baisse du coût du travail…

 

-      Sur le rôle de l’Etat, sur les attaques contre les communes et tous les socles démocratiques au profit d’une Europe fédérale ; sur la redistribution de l’argent ;

 

-      Sur les nationalisations et les services 100 % publics afin de sortir du marché spéculatif (ex. énergie, transport…) tous les services nécessaires aux besoins de la population ;

 

-      Sur de nouveaux services publics : Macron est un adversaire résolu, il faut se préparer à l’attaque généralisée contre toute la fonction publique (CAP 22) ;

 

-      Sur les droits des salariés et de leurs représentants ;

 

-      Sur l’UE : il nous faut prendre la mesure du rejet populaire et du carcan imposé par le capital à travers l’Union Européenne. Toutes les Directives attaquent la vie quotidienne ; tous les biens de la Nation sont spoliés et pillés, l’idée d’un nouveau référendum commence à être évoquée ; aucune des propositions d’aménagement n’est crédible car l’accord des 27 est nécessaire ; Bruxelles ne peut décider à notre place ;

 

-      Sur la souveraineté populaire, économique, monétaire, culturelle, pour la Paix : il n’y a pas de démocratie sans un peuple souverain dont le cadre est la Nation.

 

Je dois donner ici l’avis des camarades de ma section :

 

 

-      Il y a la nécessité d’un débat sur l’UE avant le congrès,

 

-      De faire le bilan de la stratégie de l’Europe sociale et,

 

-      Désapprouvent la Direction qui se lance à nouveau dans la recherche d’alliances hétéroclites pour les élections européennes de 2019 avant tout débat de fond,

 

-      Condamnant les manœuvres du précédent congrès, ils refusent d’être placés devant le fait accompli des élections présidentielles et législatives ;

 

Pour un congrès EXTRAORDINAIRE et pour commencer à bâtir un projet politique enrichi des luttent qui s’organisent,

les communistes ont besoin de faire un vrai bilan de toutes les stratégies qui ont mené le PCF d’échec en échec.

 

D. Trannoy


 

CN / 30-31   mars 2018 / Intervention 2/2 (Danielle Trannoy)

 

A propos de la résolution sur les élections européennes de 2019

 

Une première remarque sur la méthode. Ce texte a été envoyé la veille, il n’a pu être étudié et partagé avec tous les communistes dans leurs cellules, sections, fédérations…

 

Néanmoins, dans ma section nous avions au cours des semaines précédentes, au vu des positions de la Direction, formulé les points que j’ai pu évoquer dans mon intervention faite sur les perspectives et les luttes.

 

J’avais donc le mandat de mes camarades de demander de ne pas mettre en place des listes de candidats pour la prochaine élection européenne sans avoir eu un débat de fond sur l’UE, et la stratégie politique à adopter.

 

 

Voici la trame de l’intervention que j’avais préparée pour intervenir (*) :

 

Pensant à l’abstention et au rejet que provoque l’UE (tous les aspects de la vie quotidienne de tous et toutes sont confrontés aux directives de l’Union Européenne), la question de l’UE doit être un axe important du texte de congrès pour sortir du capitalisme. Or, la Direction demande au CN de valider une résolution qui engage la campagne de l’élection européenne avant le débat du Congrès.

 

Nous maintenons que les communistes ont vraiment besoin de ce débat et c’est eux de le mener souverainement.

 

Le texte de la résolution fait le constat de la victoire du capitalisme (même s’il est nommé libéralisme) et le constat de l’échec des politiques de l’UE, de l’extrême pauvreté des classes ouvrières des différents pays, et des peuples des pays européens.

 

Ensuite, il reprend les positions dites de la stratégie de « l’Europe sociale » mais sans tirer aucun bilan de la posture adoptée dans les années 90 dans l’espoir d’une réorientation de l’intérieur de l’UE. Notre constat : c’est un leurre. Donc le bilan est bien à faire avec l’exemple de la Grèce et de la situation de la France où Macron met en place la purge sociale exigée par UE.

 

Nous n’avons aucune illusion sur les volontés des dirigeants de cette superstructure au-dessus des Etats qui n’hésitent pas à broyer les souverainetés des peuples et des Etats-Nations

 

Ils perdent toute souveraineté, monétaire, financière, économique, politique soumis à la dette d’Etat, au TSCG et au MES (mis en place par le Parti Socialiste).

 

C’est un système qui impose la dette et l’Euro, donc sans possibilité pour les Etats d’ajuster la monnaie. La seule variable d’ajustement est la baisse automatique et autoritaire du prix du travail, des salaires, pensions et prestations sociales.

 

Après le démontage du Code du Travail, les services publics et les statuts, conventions collectives, protections, sont les maillons à faire sauter. Il faut faire tomber notre modèle français de redistribution qui est encore un amortisseur social, mais entrave la restructuration du capitalisme.

 

Le texte de la résolution qui nous est présenté est inamendable. Il interdit tout débat. Aucune des propositions qu’il contient n’est réalisable car elles exigeraient l’accord des 27 pays. Le texte nie la place de la Nation car il renvoie au Parlement Européen un renforcement des pouvoirs, ainsi qu’à la BCE.

 

Je ne détaille pas ici les 14 points, qui mériteraient de les replacer dans le contexte de luttes en France. Il est très faible sur les questions de la Paix, de la coopération et la solidarité de tous les peuples du monde. La Direction confirme aussi son orientation de se priver des liens avec les partis communistes puisqu’elle ne les nomme pas. Implicitement, il oriente le PCF dans une voie d’aménagement dans le système européen.

 

Il faut donc de toute urgence ouvrir le débat sur la nature de l’UE et sur les conditions pour se libérer du diktat et du carcan du capitalisme.

 

Ayant conservé la position de classe du Parti Communiste Français (depuis la création de l’UE, de Maastricht et de 2005) et portant l’engagement de mes camarades, je voterai CONTRE LA RESOLUTION.

 

Pour que cette nouvelle feuille de route, ne soit pas une « dé-route »

 

Résultat du vote (160 membres du CN)

 

-      Pour            51

-      Contre         6

-      Abstention  4                                                    

 

(*) non lue : inscription trop tardive ? trop d’interventions ???

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