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Syndicales 2018

Publié par El Diablo

Rapport Spinetta: MACRON ira-t-il jusqu’à porter le coup de grâce à la SNCF en tant que service public ?

Rapport Spinetta: MACRON ira-t-il jusqu’à porter le coup de grâce à la SNCF en tant que service public ?

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

 

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

 

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

 

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

 

- Ouverture à la concurrence,

 

-Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,

 

- Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,

 

- Filialisation du Fret SNCF,

 

- Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,

 

- Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,

 

- Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

 

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

 

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

 

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

 

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

 

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

 

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

 

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

 

« La SNCF, certains veulent la descendre, nous, on la défend ! »

 

SOURCE:

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

SNCF : « le capitalisme m'a tué »

Après que les gouvernements successifs de droite et de gauche aient plombé le rail public français par une dette arrivée aujourd'hui à 45 milliards d'euros, après que le gouvernement socialo-écolo de François Hollande et la totalité de ses parlementaires aient morcelé la SNCF, accélérant la sous-traitance et la filialisation, voilà le rapport Spinetta du nom d'un ancien tueur d'Air France en ce 15 février 2018. Cet ex de l'ENA, passé dans différents cabinets cabinets ministériels socialistes, jusqu'à conseiller François Mitterrand, premier président socialiste de la République, tente d'asséner le coup de grâce au rail public français. L'heure n'est pas à la négociation sur ce rapport avec le pouvoir actuel, mais au rassemblement et à l'action.

Communiqué de la CGT-Cheminots:

Rapport Sinetta :UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

SNCF: "le capitalisme m'a tuer"

Entretien avec Frank GAULIN délégué national CGTdes hypers marchés CARREFOUR

 

lundi 12 février 2018 
par  Rouge Midi 

Frank le 23 janvier la presse dont France Inter annonçait dans son journal du matin que M. BOMPARD PDG de CARREFOUR devait vous présenter un plan pour « sauver l’entreprise », que CARREFOUR serait « menacé par la vente AMAZONE » et qu’il y avait urgence…La situation est-elle donc si catastrophique ? Faut-il lancer un téléthon pour CARREFOUR ?

Situation catastrophique ? Tu veux rire CARREFOUR est une entreprise qui a un chiffre d’affaires de 43 milliards sur le 1er semestre 2017, en progression de près de plus de 6% et qui affiche un bénéfice net après impôts de près d’un milliard d’euros (980 millions exactement), tous chiffres que l’on trouve aisément sur Internet. Le groupe, qui de surcroît a reçu 400 millions de CICE par an, numéro 2 mondial présent dans 30 pays avec 12300 magasins et près de 400 000 employé-e-s est loin d’être au bord de la faillite, bien au contraire. Il fait de l’argent mais il veut en faire plus, c’est ça le cœur du problème. Contrairement à ce qui est balancé ici ou là il n’est pas menacé par la vente par Internet (qu’il pratique déjà !), il n’est surtout pas en déficit, mais il veut s’appuyer sur les nouvelles technologies pour faire encore plus d’argent au détriment des salariés. La vente par Internet du kilo de patates par une start-up surgie d’on ne sait où, n’est pas pour demain !! Non ce qui est en jeu c’est leur taux de profit. En fait ce qui se passe aujourd’hui (et qui est annoncé depuis plusieurs mois) c’est le franchissement d’un nouveau palier dans la course aux profits…et ce n’est pas nouveau ! Rappelons-nous en 2005 le licenciement du PDG de l’époque, Daniel BERNARD, pour résultats insuffisants (8% de bénéfices tout de même !!) mis à la porte avec…38 millions d’indemnités !!!

Mais alors que prévoit ce plan de « sauvetage » tant annoncé comme inéluctable ?

La fermeture pure et simple de 273 premiers petits magasins (avec 2100 suppressions probables de postes), des suppressions de postes ailleurs, des reventes de magasins, bref c’est la grande braderie pour restructurer le groupe. En fait on est dans la logique du capitalisme international tel que prôné par exemple par le BCG (Boston Consulting Group). L’entreprise est découpée en secteurs d’activités, en magasins de différentes tailles et on regarde quelles sont les formules les plus rentables. Les conseils en stratégie distinguent ainsi au sein d’une même entreprise, « la vache à lait, la star, le dilemme et le poids mort » (sic !) et en fonction de ce découpage décident de vendre, d’externaliser ou de fermer des pans entiers selon leurs calculs de taux de profit. Les femmes et hommes occupés à ces activités ne comptent pas...

Ceux qui sont à la tête de CARREFOUR et appliquent ces méthodes, ont des portefeuilles et des graphiques bousiers à la place du cœur !! Donc selon leurs plans des dizaines de « poids morts » vont être liquidés et tant pis pour les milliers de salariés concernés. En fait le plan va beaucoup plus loin que les 2400 annoncés et les chiffres de mises à la porte seront plus désastreux encore si on ne se bat pas. Tu sais on est loin d’être un cas isolé Good Year, Continental, Fralib hier, la centrale de Gardanne (où 450 licenciements sont annoncés) ou Castorama aujourd’hui, partout c’est la logique du fric qui s’est affronté et s’affronte à celle du travail en réponse aux besoins sociaux. Alors on se bat, on n’a pas le choix et tant qu’il y aura ce système injuste on se battra. On a dans nos têtes l’image des victoires qui ont été obtenues…Rester fidèle à ses valeurs et à ses combats d’enfance contre l’injustice, c’est tout le combat que j’essaie de mener aujourd’hui : rien de plus... mais rien de moins non plus

Quel est l’état d’esprit des salariés aujourd’hui ?

Tu sais ils sont le dos au mur et ils n’ont pas le choix. CARREFOUR a multiplié les contrats précaires et martelé son discours sur le fait qu’il ne peut pas faire autrement. Ça rend la lutte plus compliquée mais pourtant elle se développe à un niveau que nous n’avions jamais connu nationalement. Des salariés nous rejoignent dès à présent et c’est un phénomène nouveau. La semaine d’action de la CGT va bien au-delà de ce qu’on a pu faire par le passé.

Effectivement c’est ce que l’on ressent de l’extérieur…

Il faut que les salariés prennent confiance dans leur capacité à peser sur les choix de gestion capitaliste et nos actions aident à ça. Lundi à Montreuil [1] c’était un grand moment, mais il y en a eu d’autres comme jeudi matin au Carrefour des Milles (zone d’Aix), ce vendredi à Marseille devant les markets, à Antibes où l’hypermarché a été fermé… et il y en aura d’autres. C’est d’autant plus remarquable que la CGT est souvent seule dans l’action. FO a même eu l’indécence de sortir une affichette, appelant…à ne pas faire grève !!! C’est d’autant plus honteux que la centrale argumente en écrivant que nous avons de petits salaires. Bien sûr c’est vrai mais jamais rien dans l’histoire n’a été possible comme avancées sans luttes et sans engagement tant en termes de temps que d’argent ! Si on reste sans rien faire sauf des déclarations de principe on n’aura rien !! Tu te rends compte que le responsable FO dit :"il faut que les licenciements se fassent dans la dignité !!!"

Pour nous ce n’est pas possible d’accepter une telle différence entre le salaire moyen des salariés de CARREFOUR et la rémunération des actionnaires…qui en plus ne connaissent pas notre travail et souvent, même pas, les magasins…Et puis il y a les réactions de soutien de la population, de la clientèle et d’organisations associatives ou politiques : cela fait du bien même s’il faut aller plus loin.

Aller plus loin ? Qu’est-ce que vous proposez ?

Celles et ceux qui nous encouragent nous les remercions et leur soutien est précieux, mais notre lutte, vu l’importance de CARREFOUR, pose une question de société. Peut-on accepter qu’une entreprise fasse sa loi tant auprès des producteurs que des consommateurs sans aucun contrôle ? Je ne le pense pas. Il faut qu’à partir de notre combat émergent des propositions de changement de la société dans lesquelles nous pourrons nous reconnaître. Si les luttes ne servent pas de point d’appui aux politiques pour faire des propositions concrètes comment les salariés pourront-ils se reconnaître dans des discours qui fustigent le capitalisme mais ne s’en tiennent qu’aux slogans ?

En plus dans le plan de CARREFOUR les 273 petits magasins promis à la fermeture sont les magasins dit "de proximité" le plus souvent établis dans des quartiers populaires et donc à travers eux c’est le tissu social qui est attaqué. Dans les conditions actuelles de la distribution ils ne seront pas remplacés par des petits commerces qui ne peuvent tenir face à la concurrence des géants de la distribution…ou alors au prix de quels sacrifices pour celles et ceux qui tenteraient l’aventure du petit commerce !!!

Pourquoi ne pas poser la question de la nationalisation de la grande distribution qui veut imposer sa loi partout ? Non pas pour mettre les magasins dans les mains de l’appareil d’état, mais dans celles des salariés, des producteurs et des consommateurs afin que le peuple maîtrise la vente d’un bout à l’autre de la chaîne 

Par le passé dans des quartiers se sont montées des coopératives de distribution système rapidement récupéré par le capital, pourquoi ne pas reprendre cette idée aujourd’hui en l’améliorant ? Après tout nous n’avons pas plus besoin de patron que les Fralib !! Tu imagines des magasins gérés en commun par les producteurs et les consommateurs, choisissant les produits qui répondent aux besoins de la population, favorisant les circuits courts et contrôlant les prix tout au long de la chaîne ?

Ce sont ces questions-là qui t’ont poussé à t’engager politiquement ?

Je pense que pour l’avenir de la planète il n’y a pas d’autres solutions que la mise en commun des richesses, la propriété collective des moyens de production et d’échanges car comment vouloir faire autrement sans provoquer drames, guerres et barbarie 

Je me suis engagé à l’ANC aussi parce que je crois à la nécessité de revenir au lien entre luttes syndicales et associatives et luttes pour un changement de société. Ce qui se passe aujourd’hui à CARREFOUR ne fait que me conforter

 

[1les salariés ont bloqué l’hypermarché pendant plusieurs heures NDLR

11 février 2018
Formation professionnelle et apprentissage : la CGT refuse de cautionner l'enfumage gouvernemental tandis que la CFDT se place en situation de relais du pouvoir

 

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.
 
 
La CGT a décliné l'invitation du Premier ministre à la réunion conclusive sur l'apprentissage prévue vendredi 9 février, le même jour que la négociation interprofessionnelle en cours. Cette opération de communication gouvernementale percute, en effet, de plein fouet la liberté de négocier puisque le Premier ministre compte, par une conférence de presse, rendre des arbitrages aors que...
 

450 emplois supprimés à la centrale de Gardanne

samedi 10 février 2018 

Depuis plusieurs mois, la CGT interpelle la direction sur les annonces du gouvernement sur l’arrêt des tranches charbon en France.

Les fédérations CGT Mines-Énergie et Ports et Docks ont sollicité et obtenu plusieurs rencontres avec les ministères de l’écologie et de l’économie et des finances ainsi que la commission d’enquêtes chargée de mesurer l’impact économique social et financier de l’arrêt du charbon en France.

Lors de ces rencontres les 2 fédérations CGT ont affirmé toute leur détermination à maintenir l’activité charbon dans le cadre du mix énergétique en se basant sur l’argumentaire développé y compris localement. Pour rappel, l’arrêt du charbon en France est totalement incohérent avec l’utilisation du charbon aux niveaux européen et mondial, la comparaison entre le charbon et les énergies renouvelables est absurde car elle ne répondent pas aux mêmes besoins (base/pointe) ou encore l’avantage de la bonne répartition du charbon sur l’ensemble de la planète…

Au niveau local, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne a entamé la même démarche en interpellant les élus locaux, les responsables des partis politiques, les représentants de l’état, le Conseil Régional et Départemental.

Plusieurs rencontres déjà ont eu lieu : Mairie de Gardanne, Conseiller départemental (PCF), Député PCF de Martigues, Député LREM de Gardanne et le directeur de la SEMAG (aménagement du territoire de Gardanne et sa région).


Lors de ces rencontres, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne a soutenu le même argumentaire qu’au niveau national.

À tous les niveaux, l’argumentaire de la CGT ne souffre d’aucune contestation sur le fond.

Dans l’entreprise, le comportement de la direction est inacceptable. Aucune communication n’est faite auprès du personnel pour les informer du travail qui pourrait être fait pour combattre l’arrêt du charbon ou pour le démarrage de la Biomasse. La raison est évidente, ils sont d’accord avec la position du gouvernement. Leur seul objectif est de démanteler l’entreprise en se remplissant les poches aidé par les ordonnances Macron qui faciliteront le licenciement des travailleurs. À aujourd’hui, seules des réunions en petit comité se tiennent pour déverser leur propagande patronale et mensongère.

Pour toutes ces raisons, la CGT appelle l’ensemble des travailleurs, statutaires et sous-traitants à se réunir le jour de la visite de la commission d’enquête afin d’affirmer ensemble notre volonté de maintenir notre activité charbon et nos emplois.

Le 13 février 2018 à 13h devant le local CGT

La CGT fera un compte rendu de la rencontre avec la commission d’enquête dès la sortie de la réunion.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

CCN de la CGT*

Publié le 8 Février 2018

 Face au mécontentement généralisé,

 la CGT propose l'action

CCN de la CGT*

Des travaux qui portent du neuf dans le paysage.

 

Le CCN appelle à construire une riposte à la hauteur des exigences sociales

 

Déclaration CCN des 6 et 7 février 2018

 

Et si on y allait tous ensemble ?

 

mercredi 7 février 2018 , par Laura
 

Ce début d’année 2018 est marqué par de fortes mobilisations dans des différentes professions ou entreprises dans le public comme dans le privé. A l’exemple des agents de l’Administration pénitentiaire, de l’Education nationale ou du personnel des EHPAD, ceux de carrefour et bien d’autres, les questions de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sont au cœur de ces actions. Toutes les générations sont concernées des lycéens aux retraités. Les nombreux témoignages entendus ces derniers jours, montrent de façon évidente les réalités d’un monde du travail en souffrance, de salariés non reconnus dans leur qualification et leur savoir-faire, d’un manque de moyens humains et matériels

 

Ces réalités d’un monde du travail se heurtent à chaque fois à une autre réalité, celle de la logique financière et boursière. Malgré tout de nombreux salariés engrangent des victoires dans les mobilisations d’entreprises.

 

Quand le PDG de Carrefour annonce 2400 suppressions d’emplois, l’action du groupe en bourse s’envole et les actionnaires perçoivent 500 millions d’euros de dividendes.

 

Quand le Gouvernement refuse de satisfaire les revendications des personnels pénitentiaires ou dans la santé, le Président de la République reçoit royalement les patrons des plus grandes entreprises mondiales dont la plupart ne payent pas d’impôt dans notre pays.

 

Dans le même temps, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins immenses des citoyens ceci par manque de moyens. Le projet du gouvernement « Action Publique 2022 » affiche clairement une volonté de nouveaux abandons.

 

Un récent sondage montre un soutien massif, 87% des français interrogés, aux derniers mouvements sociaux dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD. D’ailleurs, 64% de ces mêmes personnes considèrent que ces mobilisations pourraient se développer.

Face à ce mécontentement généralisé, la CGT propose d’agir autour de propositions concrètes pour améliorer le quotidien du monde du travail et la création de milliers d’emplois et un autre projet de société de progrès social.

 

- La réduction du temps de travail à 32 heures pour les salariés à temps plein et la fin des temps partiels imposés


- L’augmentation des salaires et des pensions, la reconnaissance des qualifications et l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes.


- Des droits nouveaux et une véritable protection sociale pour tous.


- Des services publics partout et pour tous.

 

Plusieurs journées d’actions parfois dans l’unité sont déjà inscrites dans le paysage social de ces prochains jours et semaines. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit nous permettre de porter, notamment, la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le 15 mars avec les retraités dans l’unité. Le 22 mars, dans la Fonction publique à l’appel de 7 organisations syndicales. Elles doivent être l’occasion de faire converger public/privé, de rassembler tous les salariés, les retraités, les jeunes et privés d’emploi.

 

Partir des réalités et des besoins individuels doit se conjuguer avec une démarche collective. 

Sans globaliser les problèmes, faire converger ces luttes, partir des exigences du salariat, faire connaitre les propositions CGT est une nécessité dans la période.

 

La CGT propose de construire ensemble une journée d’action interprofessionnelle dans les prochaines semaines un tous ensemble où chacune et chacun pourrait inscrire ses propres revendications et s’inscrire dans un processus pour gagner. Dans ce sens, ses militants et syndiqués iront à votre rencontre pour construire cette initiative et les formes qu’elle pourrait prendre, vous ouvrir les portes de la CGT et vous inviter à y adhérer.

 

Un autre avenir, porteur de progrès social, est possible si nous prenons nos affaires en mains.

 

Montreuil, le 7 février 2018

 

Pour rappel ou information pour celles et ceux pas au fait du fonctionnement de la CGT :

 

Le comité confédéral national (CCN)

 

Il est l’instance souveraine entre deux congrès.

 

Il est constitué des secrétaires généraux des fédérations et des unions départementales ou de leurs représentants. Ils sont dûment mandatés par ces organisations. Aucun membre de la commission exécutive confédérale et de la commission financière de contrôle ne peut être porteur d’un mandat délibératif.

 

Il se réunit au moins trois fois par an.

 

Il est convoqué par la commission exécutive qui établit son ordre du jour sur proposition du bureau confédéral.

 

Il peut être convoqué à la demande du tiers de ses membres sur un ordre du jour précis.

 

Participent au CCN, avec voix consultative :

 

- les membres de la commission exécutive confédérale et de la commission financière de contrôle ;

 

- un représentant de l’UGICT, de l’UCR, du Comité national de lutte et de défense des chômeurs ;

 

- un représentant de chaque comité régional et des unions inter-fédérales décrites à l’article 11 ;

 

- un représentant d’Indecosa ;

 

- un représentant de l’organisme créé pour animer l’activité de la CGT en direction des jeunes.

 

Représentatif de la CGT, s’exprimant sur mandat des organisations qui le composent, le CCN délibère des grands problèmes qui intéressent la CGT dans le cadre des orientations définies par le congrès.

 

Il contrôle l’activité de la direction confédérale, assurée par la commission exécutive confédérale et le bureau confédéral.

 

Il entend le rapport annuel présenté par la CFC.

 

Il fixe à la majorité simple en début de chaque session, ses méthodes de travail.

 

Les décisions du CCN sont, en règle générale, prises à la majorité simple à main levée ou par appel des organisations à la demande d’un seul de ses membres.

 

Seules les organisations présentes au moment du scrutin votent.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

Publié par El Diablo

Le GOUVERNEMENT veut-il en FINIR avec le TRAIN PUBLIC ? [Les cheminots CGT s’adressent aux usagers]

Publié par El Diablo

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

Le 20 décembre dernier, le porte-parole du gouvernement remettait en cause un chiffre publié dans la toute fraîche note de conjoncture de l’Insee, sur la base d’une critique de la méthodologie employée. Le gouvernement, par la voix de son premier ministre, se félicitait quasi simultanément de la prévision de croissance issue de cette même note de conjoncture, jugée positive.

 

Cet épisode médiatique, aboutissant à critiquer sévèrement les travaux de l’Institut, nous oblige à rappeler ce que l’indépendance de la Statistique Publique signifie pour nous :

 

-la publication de toutes les données et études produites, qu’elles soient porteuses de nouvelles jugées « bonnes » ou « mauvaises » ;

 

- la transparence des méthodologies permettant à toutes et tous de vérifier, analyser, commenter les résultats proposés ;

 

- en aucun cas l’Insee et la Statistique Publique ne doivent se mettre au service d’un pouvoir ou d’une autorité.

 

Simple critique ou pression gouvernementale ?

 

Les agents de l’Insee et du Service Statistique Public (SSP) sont garant-e-s, dans leur activité quotidienne, de l’indépendance avec laquelle les données et études sont produites. Ils et elles s’attachent à mettre en oeuvre des méthodologies, procédures et analyses éprouvées et documentées, qui ne varient pas en fonction des résultats souhaités par les un-e-s ou les autres . Leur sérieux et leur rigueur ne sont pas à remettre en cause.

 

Mais si les statistiques produites par le SSP, sont analysées et commentées de toute part, nous estimons qu’il est aussi possible de les critiquer et d’en analyser les limites : toute donnée chiffrée procède d’une construction basée sur des conventions qui ne sont pas immuables et qui peuvent être questionnées. Ces critiques peuvent venir de la société civile, d’associations, d’enseignants, de chercheurs, de syndicats, de journalistes... : le Service Statistique Public se doit d'entendre leur expression et le Conseil national de l’information statistique est d’ailleurs le lieu qui le permet.

 

Il n’en va pas de même de la part d’un gouvernement, le pouvoir exécutif, pour lequel une critique se rapproche d’une forme de pression, voire d’un abus de ce pouvoir.

 

La note de conjoncture telle que réalisée en décembre permettait de connaître toutes les hypothèses faites par l’institut, sans ambiguïté. 


Contrairement à ce qu’a pu affirmer le gouvernement qui a tenté de discréditer une nouvelle fois l’Institut lors de la présentation de son propre "simulateur de pouvoir d’achat", les données et analyses de la note de conjoncture n’ont pas été modifiées par suite de la première intervention gouvernementale, y compris dans le communiqué de presse publié par l’Insee pour en repréciser la lecture. Nous nous en félicitons : la Statistique publique n’est pas et n’a pas à être la cellule de communication du gouvernement !

 

Nous sommes néanmoins vigilants, car cette critique, formulée avec aplomb par un gouvernement supportant difficilement la contradiction nous donne un signe d’alerte. 


A l’heure où ce gouvernement impose des baisses de moyens drastiques aux services publics, nous serons vigilants à ce qu’elles ne soient pas le moyen d’affaiblir l’impartialité de l’Insee et plus généralement du service de la Statistique publique.

 

Le 25 janvier 2018

SOURCE :

6 février 2018

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

 

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

 

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

 

A leur tour les sondages -dont le rôle d'une manière générale peut être discuté - indiquent une prise de distance certaine par rapport à la politique du pouvoir et ce qu'elle révèle : loin d'être la traduction de choix d'intérêt général elle exprime un choix de classe au profit des plus privilégiés. En conséquence la résistance et la lutte sont légitimes !

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/02/tres-majoritairement-l-opinion-soutient-les-mouvements-sociaux.html

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Carrefour : un groupe subventionné par l'Etat sans aucune contrepartie

Carrefour: un goupe subventionné par l'Etat sans aucune contrepartie

La délégation collectif CGT Carrefour au ministère du travail a transmise le tableau ci-dessus avec les montants du CICE et des exonérations de cotisations salariales, les bénéfices engendrées et les dividendes versées aux actionnaires : 


2 milliards d’exonération de cotisations salariales en 5 ans qui ont servis à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires. 

Elle a réitéré la demande au gouvernement d’interdire les licenciements pour les entreprises qui font du bénéfice.

Elle a rappelé qu’il était honteux de donner des exonérations de cotisation salariale à des groupes qui versent des dividendes aux actionnaires et qui en même temps licencie.

La 
CGT du collectif Carrefour ne négociera aucun plan de départ de volontaire et ne viendra pas à la table des négociations. On luttera jusqu’au bout afin que tous les emplois soient préservés. 

Elle a dénoncé le fait que les forces de l’ordre soit au service de Carrefour et nous interdit l’accès dans les magasins dans la région parisienne pendant les grèves. 

Pour la 
CGT du collectif Carrefour, les responsables sont les différents gouvernements et plus particulièrement celui-ci qui a assoupli les lois du travail, la direction de Carrefour qui fait de la finance et non du commerce et l’ensemble des organisations syndicales qui accompagnent les licenciements. 

Elle a demandé qu’il n’y ait aucun licenciement dans le groupe Carrefour, que carrefour forme les salariés, et qu’il y ait de l’embauche pour mieux servir les clients et améliorer les conditions de travail des salariés. 

Patrice Ivon, membre du cabinet de la ministre du travail, a rétorqué qu’il serait vigilant avec le « plan de départ volontaire » et qu’il voudrait qu’il soit assorti d’une formation pour ceux qui partent. 
La CGT du groupe Carrefour lui a rétorqué qu’elle est contre tout « plan de départ volontaire ».

Source :blog de Commun commune en lien

Rapport Duron : le bal des hypocrites

 

Publié le 2 Février 2018

 Le 8 février,

 faire entendre nos voix

 pour imposer que s'ouvre

 une autre voie.

Rapport Duron : le bal des hypocrites

Curieux de voir comment ceux qui se sont escrimés à mettre le transport ferroviaire dans l'état de précarité et d'explosion où il se trouve montent au créneaux pour dénoncer le contenu (insupportable) d'un document dont ils sont les parrains voire les géniteurs. Il faut la sacrée dose de culot d'un Bussereau pour le voir hurler contre la récolte d'un jardin qu'il a méticuleusement ensemencée et arrosée.

 

Tous calés sur les "impératifs" de l'UE ses critères de concurrence libre et non faussée cassant le service public SNCF. En  pierre angulaire, le dogme Maastrichien, la directive UE 91440, le traité de Lisbonne. Au milieu de tout cela,  la forfaiture de 2005, l'étranglement financier par l'Etat qui impose des investissements sans les financer.

 

Depuis le Livre vert puis le blanc sur la politique ferroviaire des années 1977-80, entre les duettistes  Cuq-Bussereau et leur rapport d'enquête sénatoriale, les différents contrats de Plan Etat-SNCF qui de Douffiagues et ses "escarbilles" à Bergougnoux Pons Idrac, en passant par Gallois puis Pepy, le volet transport de la loi SRU - Gayssot, Borloo , S Royal & C°), tous ont travaillé à éclater la cohérence du transport des voyageurs, la casse du service public du transport des marchandises et des messageries, l'équipe Pepy (dont Borne et Parly) mais pas seule maintenue aux manettes, la stratégie du déclin du rail et de l'asphyxie de la SNCF est en route. Toujours sous les applaudissements du patronat qui veut en finir avec la nationalisation du Front Populaire, la Bataille du rail et la reconstruction du pays qui mettront les cheminots et leur combat au premier plan.

 

Les  représentants des forces politiques qui ont ainsi mis le rail dans cet état ferait mieux de se taire, toutes se sont disqualifiées.

 

Pas d'alternative possible avec ceux qui maintiennent ce cap politique ou refusent de clairement condamner les errements antérieurs.

 

Une politique des transports reste à réinventer calée sur la réponse  aux besoins sociaux, ceux d'une économie - dont son industrie - faite pour y répondre et non pour organiser le  ruissellement des profits vers les piscines coffre-forts du capital. 

 

Cela demande de vigoureuses luttes revendicatives et la construction d'un outil politique qui soit au service de ce mouvement et non pas dépositaire par délégation de la mise en oeuvre d'un programme inventé ailleurs que parmi ceux qui en ont socialement besoin et ceux qui ont les compétences industrielles et techniques pour le construire. 

 

C'est tous l'enjeu de la conjonction des attentes des usagers et la réponse aux exigences des cheminots et salarié.e.s des transports pour efficacement y répondre

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par El Diablo

Plan CARREFOUR 2022 : Bompard déclare la guerre sociale [Sud – Solidaires]

Plan CARREFOUR 2022 : Bompard déclare la guerre sociale [Sud – Solidaires]

Le 23 janvier dernier, Alexandre Bompard, PDG de l'enseigne, a mis fin à un mauvais suspens, qui durait depuis son arrivée en juillet 2017, en officialisant la saignée suivante :

 

-un quart du personnel des différents sièges soit 2.400 personnes est prié de partir... volontairement !

 

-le supplice des salarié-es de Dia continue avec la fermeture d'un tiers des six cents magasins restants et 2.100 licenciements à la clé en l'absence de reprise,

 

-Cinq premiers hypermarchés passent en franchise, ce qui fera perdre aux collègues concernés jusqu'à deux mois de salaire avec la fin des accords d'entreprise.

 

Et il n'a encore pas tout dit sur la nature des milliards d'économies prévues qui devraient ensuite donner lieu à autant d'investissements ou sur le devenir des bases logistiques...

 

Les organisations syndicales représentatives au niveau national déplorent avant tout la méthode employée mais si on parlait plutôt du fond ? Ce qui est proprement scandaleux, ce sont ces milliers de licenciements à venir alors que, en 2016, Carrefour a réalisé 746 millions de bénéfices et empoché 134 millions d'euros au titre du CICE !

 

Parce que nos vies valent plus que leurs actions, mobilisons-nous jeudi 8 février !

Nous n'acceptons pas ce plan qui ne vise qu'à faire remonter le cours du titre Carrefour en bourse. Le 8 février prochain, FO, premier syndicat du groupe, appelle à la grève alors que nos camarades belges ont eux déjà cessé le travail de manière reconductible depuis l'annonce du plan : persuadés que l'unité syndicale est un facteur déterminant pour gagner son retrait, nous y participerons tout comme c'était le cas pour le rassemblement organisé par la CGT au siège de Massy le 7 décembre 2017.

 

Plus largement, nous invitons les client-es, les militant-es et les élu-es locaux (le gouvernement lui a déjà choisi son camp, celui des patrons) à venir nous soutenir ce jour-là parce que Carrefour, premier employeur privé du pays, a des comptes à rendre et pas uniquement à ses actionnaires.

 

Une seule journée de grève, même réussie, ne fera pas reculer la direction : pour cela, il faut préparer une mobilisation générale avec tous ceux et celles pour qui les suppressions d'emplois sont aussi la règle, comme chez Pimkie ou PSA, pour imposer l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits.


SOURCE:

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Contre la sélection pour entrer à l'Université: manif unitaire le 1er février 2018

Contre la sélection pour entrer à l'Universié: manif unitaire le 1er février 2018
Contre la sélection pour entrer à l'Universié: manif unitaire le 1er février 2018

 

D'autres articles à ce sujet sur le blog de Commun Commune el Diablo. En lien:

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Etat des prisons: il faut des moyens humains et financiers supplémentaires

Etat des prisons: il faut des moyens humains et financiers supplémentaires

Et je te supprime des fonctionnaires par-ci et je te supprime des fonctionnaires par là, tout en accordant des fonds publics et des exonérations de cotisations sociales au patronat Bref, Macron dirige la France comme le commis zélé du capitalisme qu'il est. Et puis soudain, la France, quelque peu endormie par la pensée unique, remarque qu'il faut des fonctionnaires pour tenir les prisons, comme il en faut à l'école ou dans la Santé publique. Et comme le mouvement de protestation se poursuit, les aboyeurs publics et privés sont obligés de passer l'information. Heureusement pour eux, il y a en ce moment la crue des cours d'eau et les inondations pour y échapper quelque peu. Pile poil pour noyer le poisson sur le scandale Lactalis ou Carrefour.

Communiqué de la CGT du 24 janvier 2018:

Les missions assumées par le personnel pénitentiaire et les conditions de travail ô combien spécifiques de cette profession appellent à une meilleure considération du gouvernement envers ses agents en charge de missions de service public.


La légitime colère exprimée par le personnel pénitentiaire dans le cadre d’une vaste mobilisation, depuis dix jours maintenant, et à laquelle nous réaffirmons tout notre soutien porte sur un ensemble de revendications qui, si elles étaient entendues, amélioreraient notablement les conditions de vie et de travail des agents et redonneraient un visage plus humain à une administration en charge de faire exécuter des peines de prison selon une ambition de non-récidive.


Il y a une corrélation directe entre les moyens humains et financiers donnés à l’administration pénitentiaire, les conditions de détention, la sécurité des personnels et le taux de récidive. Ce dont il s’agit pour la CGT, c’est d’avoir une approche globale des problématiques, des réponses concrètes et immédiates — en termes de détentions et des conditions dans lesquelles celles-ci s’opèrent — telles que la reconnaissance des personnels, de leur savoir-faire, des spécificités et pénibilités de leur métier.


Surpopulation carcérale, conditions de vie indignes des détenus, multiplication des agressions et de leur gravité à l’encontre des agents, augmentation des détenus présentant des troubles psychiatriques… sont autant de situations qui appellent à plus de moyens en direction de cette administration et de ses agents.


Le gouvernement doit apporter des réponses concrètes et octroyer les moyens nécessaires. En termes d’emplois, la CGT revendique la création de 1800 postes supplémentaires afin de pallier les actuelles vacances de poste et d’assurer les nouvelles missions de l’administration pénitentiaire.


En termes de missions de service public, de revalorisation des métiers et des carrières, la CGT revendique l’augmentation des indemnités afférentes au métier et le passage en catégorie B des surveillants.


Il s’agit aussi de sécurisation des agents et de gestion des détenus radicalisés. Autant de questions qui sont au cœur de ce conflit social et qui, au regard de l’impasse des discussions, appellent à la mise en place d’un médiateur et à l’implication du gouvernement au plus haut niveau.

Ordonnances Macron

Le gouvernement supprime les instances représentatives du personnel à la SNCF

par  auteurs à lire,
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En septembre 2017, le pouvoir actuel s’était voulu rassurant envers les cheminots : les ordonnances réactionnaires du président Macron ne s’appliqueraient pas à la SNCF fractionnée en 3 par l’ancien pouvoir socialiste et écologiste. Ce 19 décembre 2017, le DRH de ladite SNCF a convoqué les syndicats pour une "lecture partagée" des dites ordonnance. En fait de nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise ferroviaire, les CE, les DP et les CHSCT sont supprimés. C’est là un véritable recul historique.

 

Cheminot, usager, entends-tu le vol noir des prédateurs du secteur privé au-dessus du rail public ?

Source : le blog de Roger Colombier

 

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