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Grève SNCF : Laurent Brun, l’artisan de la grève perlée qui tient tête au gouvernement

Grève SNCF : Laurent Brun, l’artisan de la grève perlée qui tient tête au gouvernement

 

18 Avril 2018
PORTRAIT – Laurent Brun est prêt à faire de la grève des cheminots un « marathon ». À l’origine du système de grève perlée, le secrétaire général de la CGT Cheminots s’est engagé dans une longue bataille face au gouvernement.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Laurent Brun, secrétaire général de la CGT CheminotsCrédit : Francois Mori/AP/SIPA
MariePierreHaddad75 
Marie-Pierre Haddad Journaliste RTL
PUBLIÉ LE 17/04/2018 À 15:53
 

La grève perlée se poursuit d’un côté, la réforme de la SNCF continue sur sa lancée de l’autre. L’Assemblée nationale doit adopter, ce mardi 17 avril, en première lecture, le projet de loi de réforme ferroviaire. Les syndicats, eux, ne comptent pas reculer d’un millimètre et envisagent même de prolonger la grève au-delà du mois de juin. Dans un communiqué, la CGT Cheminots estime que « le gouvernement franchit en force la première étape de son processus parlementaire ».

 

À la tête de cette succursale de la centrale, Laurent Brun. En quelques semaines, il a pris la tête de la contestation face à Emmanuel Macron et au gouvernement d’Édouard Philippe. Sur LCI, il met en avant une « revendication », celle de la « reprise de la dette en totalité ». Dans le cas contraire, « l’État ne fera que maintenir la tête (de la SNCF, ndlr) hors de l’eau ».

 

Unef et « bébé CGT »

 

Son nom n’est pas encore connu de tous, mais son visage est bel et bien associé à la grogne des cheminots et au système de grève perlée. Décrit comme étant « un pur produit du syndicalisme » par Le Journal du Dimanche, ce lyonnais de 38 ans est « l’un des rares à pouvoir toiser Édouard Philippe les yeux dans les yeux », ajoute le journal. Et pour cause, il mesure 1,90 mètre.

Laurent Brun est cheminot, comme son père et son grand-père. Lorsqu’il est à l’université, il raconte avoir passé plus de temps au local de l’Unef, le syndicat étudiant que dans une salle de cours. « C’est à ce moment qu’il milite à la jeunesse communiste où il s’y formera politiquement », raconte RFI. Étudiant en biologie, puis « agent de mouvement » sur le site du fret de Lyon-Perrache-marchandises, il est embauché à Carrefour en 2000.

 

« Il marche sur les traces de son père, un militant pur souche, connu sur le site d’Oullins. ‘C’est un bébé CGT qui a très peu travaillé, tacle un ancien compagnon de route, un stalinien qui a une vision très communiste du service public d’État. Sauf que les cheminots ne sont pas des fonctionnaires…' », indique Le Journal du Dimanche.

 

La lutte et le collectif

 

Son mentor ? Didier Le Reste, le successeur de Bernard Thibault  la tête de la CGT, en 2000. La différence entre les deux hommes ? « Il est aussi ferme que son prédécesseur, mais moins cassant. Veste sombre, cravate rouge, bouc soigné qui lui donne un petit côté rocker, il épouse le look de Le Reste, qui conserve une forte influence sur le syndicat numéro un de la SNCF », peut-on lire dans les colonnes du journal. Dans La Lettre du Cheminot, un proche explique qu’il a « la pratique concrète du contact avec les militants, l’expérience du terrain ».

 

Son arrivée à la tête de la CGT Cheminots date de janvier 2017. Laurent Brun a un seul mot d’ordre : la lutte. Dans un entretien à L’Humanité datant du 3 avril dernier, il explique : « Nous devons nous battre ensemble, cheminots et usagers ». Quelques semaines auparavant, il défendait une « méthode de lutte collective ».

 

« Il semble aussi qu’on l’ait jugé un peu trop modéré par rapport à la ligne confédérale offensive imposée par Philippe Martinez », note Les Échos. À la sortie d’une séance de concertation sur la réforme de la SNCF avec le gouvernement, le secrétaire général de la CGT Cheminots franchit un pas supplémentaire : « Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l’impose ».

 

Mobiliser pour durer

 

Laurent Brun a une mission : ne pas être « celui qui enterrera le statut ». D’après lui, il « faudrait avoir des peaux de saucissons devant les yeux pour ne pas le reconnaître ». L’organisation de la grève, sous cette forme dite perlée, c’est son idée. L’idée était de trouver une façon de contrer le gouvernement sur le long terme : « Face à un gouvernement autoritaire, il faudra tenir un conflit intensif sur une très long durée », déclare le syndicaliste comme le rapporte Ville rail et Transports.

 

« Ce type de mobilisation fait l’objet de discussions entre les syndicats, et notamment SUD rail qui se positionne pour une grève reconductible pure et dure. Mais ce qui est sûr, c’est que les cheminots sont très mobilisés et qu’il faut à tout prix éviter ce qui peut être de nature à affaiblir cette mobilisation, comme une rupture de l’unité syndicale », défend-t-il dans L’Humanité.

 

Pas de doute pour le cégétiste, « cette réforme repose sur l’ouverture à la concurrence, la casse sociale avec la disparition du statut et la transformation de l’entreprise publique en une société par actions doit être retirée ».

 

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