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Photos d’archives et des commentaires qui tentent de rétablir la vérité sur l’histoire et sur l’avenir du communisme pour l’humanité

 

 
06 Décembre 2017
Voilà quelques photos que j’ai découvertes, je vous propose d’en suivre le déroulé, et les commentaires pour non seulement lire le passé mais affronter les menaces et les confusions du présent.

 

 

 

Comme le dit la légende, nous sommes en 1960, Krouchtchev, alors successeur de Joseph Staline, qui a publié en 1956 un rapport sur les « crimes de Staline », est alors premier secrétaire du Parti communiste de l’URSS. Il a on le voit d’excellentes relations avec Soeharto qui se présente à lui comme un quasi allié des communistes.

 

Soeharto fait sa carrière dans l’armée jusqu’à atteindre le grade de major-général. Dernièrement nous avons publié ici un article sur la renaissance de ce qui fut le plus grand parti communiste non au pouvoir celui d’Indonésie. Je rappelle à ceux qui l’ont survolé ou pas lu, que les communistes dans ce texte de 2017, annonçaient leur retour, opposaient l’attitude de Staline, la manière dont ce dernier les avait aidés, les avait écoutés et conseillés de ne pas se mettre à la remorque de Soeharto, alors qu’au contraire Khrouchtchev, les avait traités avec mépris, préférant entretenir un rapport amical et direct avec Soeharto. Cette photo en est l’illustration. En fait ledit Soeharto préparait un terrible piège, une tentative de coup d’État le 30 septembre 1965, contrée par les troupes dirigées par Soeharto, est imputée sans preuves au Parti communiste indonésien, tandis que Soeharto arrache le pouvoir au président fondateur de la République d’Indonésie, Soekarno. L’armée conduit aussitôt une sanglante purge anti-communiste par la suite étendue à d’autres secteurs de la société (immigrants, chrétiens, etc) provoquant de 500 000 à 1 million de morts en quelques mois. Il est nommé président par intérim en 1967 et président l’année suivante. En 1975, les troupes indonésiennes envahissent le Timor oriental, dont 200 000 habitants sont tués durant les premières années d’occupation. Après trois décennies passées au pouvoir, le soutien à la présidence de Soeharto s’érode à la suite de la crise financière asiatique de 1997-1998. Il est, selon Transparency international, le dirigeant le plus corrompu de la planète dans les années 1980 et 1990.

 

Le parti communiste décimé est interdit, traqué, et c’est seulement en cette année 2017 qu’il est à nouveau autorisé et qu’il fait cette analyse que nous avons publiée et qui est une des pièces au dossier que nous avons déposées pour non pas une réhabilitation de Staline, mais comme le souhaitait Maurice Thorez une estimation de ses mérites autant que de ses fautes, ses crimes dans une période historique d’une grande violence. Cette violence est celle dont est née l’Union soviétique dans laquelle le premier pouvoir prolétarien a dû se construire, une matrice militaire, au grandes conquêtes sociales et humaines néanmoins, une violence dans l’histoire de l’Union soviétique mais aussi celle de l’humanité, où le capital après avoir développé l’esclavage à un stade non atteint à ce jour, la traite des esclaves, l’exploitation des enfants, a été capable de provoquer la boucherie de la première guerre mondiale, puis une guerre civile dans la jeune Union soviétique qui a provoqué plus de 10 millions de morts dont 9 millions de civils, le nazisme avec ses crimes massifs, non seulement l’extermination des juifs, mais celle de 26 millions de Soviétiques. la guerre froide qui débute avec Hiroshima et cette enfant aveugle ci-dessous, comme ce terrible massacre en Indonésie et partout ailleurs sur la planète.

 

Comment peut-on prendre pour parole d’évangile le rapport de celui qui prétend dénoncer « les crimes de Staline », alors que, si crimes il y a, il y a largement participé, un rapport qui prétend caricaturer une époque de drames et de conquêtes en la ramenant à la description d’un monstre paranoïaque dont il fut le collaborateur docile et ce même Khrouchtchev à l’inverse de celui qu’il dénonce créa les conditions de la dissolution de l’Internationale communiste, non seulement par ses « révélations » qui entamèrent la confiance mais par la politique qu’il mena en tant que dirigeant. Il méprisa Cuba au point de lui retirer les fusées sans son accord, il méprisa les Indonésiens au point de favoriser leur massacre, il a méprisé les Chinois au point de provoquer la querelle sino-soviétique, une des causes de la chute de l’URSS, et il méprisa les communistes français au point de transmettre directement au Monde son fameux rapport que Thorez ne voulait pas publier. Sans parler de sa politique intérieure qui finit par entraîner sa chute.

 

Ce sont ses « révélations », son analyse, qui non seulement furent utilisées par les idéologues d’une CIA en pleine reconquête néolibérale, mais qui devinrent les bases tronquées d’une révision du mouvement communiste international. Résultat ce qui est sans doute une nécessité à savoir que les différences de civilisations, d’histoire s’unissent en respectant chacune leur apport irremplaçable dans la construction d’un destin commun pour l’humanité est devenu l’occasion de fragmentation, d’isolement et de disparition du projet communiste.

 

13. Un enfant aveuglé par l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima (1945)

 

Source de l’image: Twitter/@HistoryInPIx>
 
 
EN 1936, les dieux du stade, les jeux olypiques dans Berlin nazi et déjà le refus du salut hitlérien de deux athlètes noirs américains. Hitler on le sait quitta la tribune pour ne pas avoir à décorer des athlètes noirs. Quand je vois dans un stade du Soudan célébrer Hitler et l’holocauste, j’ai envie de vomir. Quand je vois un Dieudonné faire de la propagande antisémite au profit des nazis en récusant l’extermination des juifs pour mieux entretenir la haine antisémite dans la population noire, j’ai encore plus en vie de vomir. Mais le pire de tout, le plus impardonnable, est quand je vois un communiste ou qui se prétend tel comme Jean Claude Lefort, qui prétend soutenir les Palestiniens cautionne les propos d’un Pascal Boniface.
 
Il nous demande de signer une pétition de soutien à Pascal Boniface qui justifie le gang des barbares torturant et massacrant un jeune juif innocent, en croyant que comme tous les juifs il a de l’argent. Il le justifie de fait en arguant que c’est la politique du CRIF qui est à l’origine du gang des barbares et sous prétexte que je critique le CRIF, Jean-Claude Lefort prétend me faire signer cette ignominie, je sais que quelle que soit sa prudence, il a franchi le trait qui fait que plus jamais je ne cautionnerai ses combats.
 
Ce n’est pas parce que s’est dévoilée la racine antisémite de ceux-ci mais parce que c’est une mauvaise action que celle qui sous prétexte de dénoncer la politique d’un gouvernement voir d’un état israélien est en train de développer les conditions de l’aliénation de tous et en particulier des musulmans, des Africains que l’on mène vers l’adhésion à ceux qui demeurent des criminels face à l’humanité et qui les traiteront en sous-hommes. J’en appelle à la responsabilité des communistes devant ce qu’est le nazisme, le fascisme …
Le nazisme et ses liens ontologiques avec le capitalisme
 
Hitler et cette photo le dit est venu au pouvoir non par des élections dans lesquelles il n’a jamais eu la majorité, encore moins celles à la suite desquelles il a été appelé comme chancelier du reich où il avait perdu en six mois deux millions de voix alors que le parti communiste en avait gagné 700.000 mais par la volonté du grand capital allemand allié aux forces conservatrices. C’est ce que vient de dire avec talent le récent prix Goncourt qui s’ouvre sur la scène suivante:
 

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre par-dessus noirs, marron ou cognac… Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. Pour le moment, les vénérables patriciens sont là, dans le grand vestibule ; ils échangent des propos badins, respectables ; on croirait assister aux prémices un peu guindées d’une garden-party.

 

Tels sont les personnages ubuesques qui ne vont tarder à entrer en scène, sur le grand théâtre de la politique européenne, en cette année 1933, il s’agit du grand capital dont tous les noms encore aujourd’hui sont le symbole de produits made in germany qui viennent soutenir Hitler, Krupp, Bayer, IG Farben pour qui sera construit Auschwitz. .

 

C’est l’ouverture impertinente du dernier livre d’Eric Vuillard. L’Ordre du jour, paru en mai 2017 chez Actes Sud, qui vient d’être récompensé par le prix Goncourt

Une autre légende est celle de juifs simples victimes, en voici un qui défie Himmler, fort heureusement il y en eu d’autres qui combattirent, beaucoup devinrent communistes, leurs enfants le sont encore pour la plupart. Il n’y a pas plus d’unanimité chez les juifs que chez les musulmans, les africains, ou tout autre groupe humain, il y a des positions de classe que l’on veut leur faire oublier pour monter les une contre les autres les victimes. Quels que soient ses erreurs, ses fautes et même ses crimes en regard de son propre idéal, jamais les communistes n’ont oublié cela. Il n’y a rien de commun entre le dirigeant de la CGT Henri Krasucki et le baron Rothschild. Rien de commun malgré ceux qui encore et toujours tentent de communautariser leurs combats et qui comme Politzer le disait pendant qu’ils dénoncent le capitalisme juif fichent une paix royale au capitalisme. Quand les communistes oublient cela et leur adversaire ils ne sont plus communistes, ils participent à la confusion générale.
C’est pour cela que je dénonce et dénoncerai jusqu’à mon dernier souffle les amalgames racistes et antisémites, comme je dénonce cette falsfication de l’histoire qui sous couvert d’un faux concept de totalitarisme prétend tracer un signe d’équivalence entre le communisme et le nazisme, y compris à travers Staline dont l’histoire reste à écrire, ce que je ne suis pas en mesure de faire, tout au plus montrer l’absurbité du rapport Khrouchtchev et la manière dont il évite le véritable bilan historique…
 
Plus que jamais indispensable parce que face à la bête immonde, le communisme demeure la seule voie révolutionnaire. Celui qui dénonce le nazisme, le fascisme, le retour de l’extrême droite et ne montre pas ses racines capitalistes ne le vaincra jamais a dit en gros Brecht, je partage. Dans les temps de confusion qui sont les nôtres, il est plus urgent que jamais que les communistes répètent cette nécessité.
Danielle Bleitrach