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Décidément nous sommes en plein révisionnisme historique…

 

17 Novembre 2017

Résultat de recherche d'images pour "Rigoud, le ministre communiste, à Rome"

 

J’ai l’impression qu’après avoir fêté Trotski pour la Révolution d’octobre, certains dirigeants du PCF sont en train de tenter de faire de Georges Marchais un eurocommuniste.

 

Il est renoué de fait avec une vieille stratégie de la social-démocratie et en particulier de Mitterrand, qui a tenté en prenant pied sur l’Europe et sur la crise affrontée par l’URSS, d’en finir avec les partis communistes.

 

La tentation de l’eurocommunisme c’est le XXIIe Congrès avec Jérôme Kanapa, du 4 au 8 février 1976. Mais dès 1974 et surtout quand se précise la stratégie de Mitterrand, il y a une prise de conscience du piège d’une présidence au-dessus des partis, du fait que le parti s’affaiblit alors que l’hypothèse d’un socialisme à la française est subordonné à un parti fort, l’union se fait aux dépens des communistes ce qui est de mauvaise augure. Effectivement. On va vers l’échec de fait de la participation gouvernementale avec le tournant de l’austérité.

 

Georges Marchais a freiné des quatre fers, en particulier en 1983, en refusant le tournant de la rigueur, mais aussi le plan Davignon, la restructuration industrielle voulue par l’Europe, quand il a décidé de fait de quitter ce gouvernement, ils ont commencé une lutte impitoyable contre lui avec la complicité active de Mitterrand et de certains ministres communistes, mais aussi d’éléments du PCI qui se voyaient déjà les socialistes en Italie et un groupe commun avec le PS.

 

Voir Rigoud, ministre, prenant la parole à Rome le 29 juin 1984 et déclenchant la contestation au sein du PCF pour tenter d’empêcher le PCF de sortir du gouvernement. C’était une opération préparée de longue date et qui était destinée à la destruction totale du PCF comme allait l’être le PCI. Marchais devenant un Berlinguer ou un Santiago Carillo (1) voilà qui leur allait, mais quand il a refusé ça a été l’opération lynchage à l’extérieur et la division entretenue à l’intérieur. Les médias se sont retournés contre lui avec une belle unanimité tandis que les « dissidents du PCF » étaient transformés en héros lucides. Et ça continue, il suffit de lire l’interprétation de Martelli.

 

Ce qui est extraordinaire est le manque d’imagination dont ils continuent à faire preuve y compris quand ils sont à la tête d’un PCF qui résiste sous les formes les plus variées, dont le légitimisme n’est pas la moindre. Y compris quand nous n’en sommes plus au mitterrandisme triomphant mais à la débâcle du PS, ils n’ont pas changé de stratégie, démontrer que partout le communisme a été un échec et ne voir d’issue que dans la énième mouture de la social démocratie… peut-être pour faire oublier à quel point les problèmes que connaît la France aujourd’hui sont liés au choix de désindustrialisation et de financiarisation de ce temps-là.

 

Voilà la présentation que fait l’humanité du livre de Gérard Streiff consacré à Georges Marchais: « sa complicité avec Jean Kanapa et Charles Fiterman, les années de feu de la décennie soixante-dix, l’eurocommunisme puis le « choc » de 1981 avant la perestroika et l’effondrement de l’Est. Georges Marchais dirigea le PCF dans une période charnière pour cette formation, qu’il contribua à moderniser tout en demeurant dépendant d’un lourd héritage. Il est temps de redécouvrir Georges Marchais. »

 

Oui visiblement c’est une « découverte ». ils ont commis Gérard streiff à cette besogne… Quand on pense que celui qui est mis en avant avec kanapa c’est Fiterman qui est devenu l’homme de Mitterrand et est passé au PS. C’est vraiment incroyable cette manière de trafiquer l’histoire.

 

Tout cela pour aboutir à faire dire à Georges Marchais ce contre quoi il s’est battu: la liquidation du PCF sur le modèle du PCI et du PCE… 

 

Danielle Bleitrach

 

(1) Ce dernier avait déjà en 1978 signé sa propre reddition avec l’acceptation de la monarchie voulue par Franco et l’amnistie des crimes franquistes (seuls les résistants basques étaient pourchassés). Aujourd’hui avec la crise en Catalogne, nous avons la démonstration de ce qu’a été ce choix d’un dirigeant communiste bradant toutes les luttes de son parti au nom de l’intégration européenne et de l’alignement sur la social-démocratie.