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Publié par El Diablo

ÉLECTIONS TERRITORIALES en CORSE : Rien ne va plus entre Jean-Luc Mélenchon et le PCF

Jean-Luc Mélenchon et Michel Stefani, secrétaire régional de PCF en Corse

Jean-Luc Mélenchon et Michel Stefani, secrétaire régional de PCF en Corse

Jean-Luc Mélenchon "condamne" une alliance Insoumis/PCF pour les élections territoriales en Corse

 

Cela fait des mois que rien ne va plus entre Jean-Luc Mélenchon et les communistes, même si ces derniers l’ont soutenu pendant la campagne présidentielle. Et cela ne semble pas prêt de s'améliorer, Jean-Luc Mélenchon allant jusqu'à sécher la fête de l'Humanité. Proches sur de nombreux points programmatiques, LFI et PCF font également groupe à part à l’Assemblée nationale. Et Jean-Luc Mélenchon ne veut pas forcément que cela change.

 

Dimanche 3 septembre, le député de Marseille de La France insoumise s’est fendu d’un tweet pour dénoncer et "condamner" une alliance électorale locale entre Insoumis et communistes en Corse. Alliance qu’il qualifie péjorativement de "tambouille" :

[…]

 

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Mélenchon dénonce l'enfermement de l'union PCF-CI et veut rencontrer les députés autonomistes

 

(Maria Lanfranchi - Alta Frequenza) :

 

Jean-Luc Mélenchon et la Corse : à nouveau, le leader de la France Insoumise s’exprime à propos des territoriales de décembre prochain. Sur son blog « L’ère du peuple », Jean-Luc Mélenchon, évoque en effet la Corse. " Quand une île française élit trois députés sur quatre parmi les autonomistes, il est devenu vain d’ignorer que quelque chose de très profond et peut-être d’irréversible s’est produit. Telle est la situation de la Corse. Après plusieurs décennies de combats ouverts, souvent très violents, d’assassinats odieux commis par les uns et de répression légale méthodique appliquée en retour, nous en sommes là. Le jacobin que je suis doit le répéter pour qu’on cesse de confondre le jacobinisme et l’autoritarisme bonapartiste : aucune patrie commune n’est possible sans le consentement de tous. La nation républicaine ne peut être une camisole de force. Et ce consentement a ses conditions. Celles qu’ont affirmées une majorité des électeurs en Corse ne sont clairement plus celles du passé. Ceux qui sont attachés à l’unité de la République Française ont une chance : les nationalistes en Corse sont dirigés par les autonomistes. Ceux-ci réaffirment dans la plateforme électorale de leur liste aux prochaines élections territoriale leur volonté d’inscrire leur projet d’autonomie institutionnelle de la Corse dans le cadre de la République française une et indivisible. Et cela alors même que cette liste comporte des indépendantistes avérés". Par ailleurs, il déplore « que la liste du PCF et des anciens communistes en Corse joue une misérable usurpation de notre sigle. Car oui, une fois de plus, cette méthode de l’usurpation d’identité est utilisée », dit le représentant de la FI. « Il s’agit de cette façon de - nous obliger à soutenir la liste – avant dajouter « cette pauvre tambouille tourne le dos à toutes les grandes questions qui se posent en Corse à partir du vote des législatives »« J’admets que le PCF et ses alliés fassent leur liste. C’est bien leur droit le plus strict. Mais pourquoi vouloir faire croire que La France insoumise en est partie prenante comme l’a déclaré le porte-parole du PCF au nom de la direction de ce parti, aggravant par une nouvelle provocation le divorce déjà consommé entre nous ? ». Jean Luc Mélenchon dénonce « une détestable méthode ».« Je crois que les électeurs en Corse sanctionneront cette façon de tenter de les duper », dit-il, précisant que « refusant cet enfermement lamentable », il rencontrera « bientôt les députés autonomistes Corse pour échanger avec eux et comprendre leur démarche. Le sérieux de la situation Corse mérite de ne ménager aucun effort pour comprendre et avancer dans le but de continuer la vie commune ».

*****


Jean-Luc Mélenchon,  la compréhension de la Corse, la tambouille et le prozac

 

par Michel Stefani

Conseiller PCF à l'Assemblée de Corse

 

Au lendemain du dépôt de listes en préfecture et à la veille d’un meeting de lancement de campagne avec Pierre Laurent secrétaire national du PCF, Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’exprimer, non pour respecter l’engagement sur place de femmes et d’hommes qui ont fait en Corse sa campagne mais en leur crachant dessus.

 

C’est la seconde fois et c’est une fois de trop.

 

La meilleure réponse sera de venir nombreux au meeting de soutien à la liste de rassemblement "L'avenir, la Corse en commun - L'Avvene, a Corsica in cumunu" constituée de manière transparente et démocratique par la Corse Insoumise et le PCF.

 

La seule liste de gauche dans ce scrutin.

 

Jean-Luc Mélenchon n'en a cure, lui il fait "le pari" pour la Corse de "l’autonomie institutionnelle" défendue par les nationalistes au prétexte que trois des leurs siègent désormais à l’Assemblée nationale. Lui qui n’a même pas daigné venir en Corse pour la présidentielle, tranche sur la foi d’un scrutin marqué par une abstention massive.

 

"Pour comprendre leur démarche", il annonce qu’il rencontrera les députés nationalistes. C'est le coup médiatique qu'il justifie en nous reprochant, à nous qui sommes confrontés quotidiennement à la réalité de la Corse dans toutes ses dimensions, d’avoir réalisé une alliance qui "tournerait le dos à toutes les grandes questions qui se posent à la Corse".

 

Nous savions que l’humilité n’était pas le fort de Jean-Luc Mélenchon mais là il crève le plafond en nous expliquant cela depuis son bureau parisien par l’intermédiaire des médias via son blog.

 

Il se dit que le ridicule ne tue pas. Lui ne risque rien.

 

Toutefois nous tenons à sa disposition, s'il en fait la demande, une importante documentation qui pourra l'aider dans ses efforts de compréhension de la Corse.

 

Il évoque aussi un dirigeant du PCF qui aurait dit que la FI était partie prenante de cet accord et crie à la "provocation aggravant le divorce". Même sans le dire nous l’avions compris Jean-Luc Mélenchon pense qu’il incarne à lui tout seul le rassemblement et tout ce qui peut se faire autrement n’est que "tambouille" après quoi il dénonce "l’usurpation d’identité".

 

A ce stade il ne nous reste plus qu’à lui recommander le prozac.

 

M.S.

SOURCE :

JLM la compréhension de la Corse, la tambouille et le prozac - Michel Stefani

 

http://michelstefani.over-blog.com/2017/11/jlm-la-comprehension-de-la-corse-la-ta