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Tout part-il de la social-démocratie ?

 

12 Novembre 2017


On peut n’être que frappé par la remarque de Badiou sur le fait que Melenchon n’est que mitterrandisme, social démocratie et donc qu’il n’y a rien à en attendre en tant qu’individu ou direction, mais qu’en revanche de ce mouvement peut naître quelque chose de révolutionnaire. Il ajoute que tout est toujours parti de la social démocratie, les bolcheviques et lui-même.

 

C’est à peu près l’analyse que fait Trotski de l’épisode Kerenski. Qu’est-ce que signifie pour lui le kerenskisme, c’est ce moment dit-il en gros où le capital n’ose pas ou pas encore entamer la guerre civile et donne le pouvoir à l’aile la plus à gauche de la bourgeoisie. C’est le moment où la prise de pouvoir par le prolétariat peut effectivement se poser. Notons que cette analyse à l’inverse de celle de Lénine ne part pas de l’état du capital ou du mouvement des masses, mais des tactiques du pouvoir de la bourgeoisie elle-même.

 

Il est clair que tout est fait en ce moment pour nous enfermer dans une alternative idéologique, celle entre un libéralisme-libertaire, nouvelle gauche débarrassée de la question sociale et des résistances identitaires, souverainistes ou séparatistes également débarrassées de la question sociale.

 

Cette dernière était tout de même jadis au cœur de la social-démocratie, nous sommes donc devant un nouveau phénomène.

 

Cette pseudo alternative débouche sur une absence totale de solution autre que la guerre civile. Ce qui est la caractéristique de la question catalane aujourd’hui. Un piège entretenu par l’attitude de Melenchon en Corse. Encore que dans  ce dernier exemple, on a l’impression que les positionnements politiques sont plus le fruit d’une lutte d’individus pour le pouvoir que d’un véritable affrontement sur des choix stratégiques. Là encore on retrouve les raisons de l’échec de Trotski face à Staline, la manière de chercher des alliés sans penser, ni aux militants, ni aux masses, à leur organisation.

 

Résultat les communistes ne peuvent que se diviser face à cette manière de poser les questions que l’on dit social démocrate et il serait temps pour les communistes d’attendre d’abord d’eux mêmes, de reprendre pied sur leurs propres analyses et perspectives. Ce qui n’est pas un refus du rassemblement, mais la seule condition pour qu’il se réalise sur des bases de classe et non des antagonismes bourgeois et individuels.

 

Danielle Bleitrach