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Pourquoi cette passion pour l’histoire?

 

10 Novembre 2017

Pourquoi cette colère contre ceux qui la manipulent ? Cela part de ma propre histoire, de tous les négationnismes, deux  d’entre eux  me mettent hors de moi, celui qui nie les exterminations du XXe siècle et celui qui nie les Révolutions de ce siècle, le rôle des communistes. Cela a à voir avec mes peurs enfantines, je suis comme chacun cousue d’enfance, mais il y a plus, tout ce à quoi ces peurs m’ont conduite, moi et l’humanité. Il y a à ce titre la conscience des enjeux auxquels nous sommes confrontés: socialisme ou barbarie et ce à un niveau jamais atteint, celui d’une potentielle destruction de l’humanité. Hier un « ami » facebook, un de ces communistes toujours à la recherche des raisons de faire confiance en leurs leaders bien aimés m’a déclaré que je m’intéressais trop au passé, qu’il fallait que je m’intéresse plus à ce que (selon Victor Hugo, il ne craignait pas cette référence au XIXe siècle) appelait les démunis…  Cette niaiserie cela fait plus de 20 ans que je la subis, comme si le passé n’avait rien à voir avec l’issue. Comme si l’histoire ne me confrontait pas à celle de la lutte des classes.

 

Quand je vois des gens qui n’ont d’autre ambition que de faire accrocher le portrait de Trotski place du colonel Fabien et de nier le rôle de Staline dans la célébration de la « mère » des Révolutions, quand je vois les mêmes mais d’une autre portée, n’avoir d’autre ambition que d’aller en Corse chercher des alliances contre les dirigeants du PCF, bref tous ces gens petitement se faire la peau entre eux ou encore l’utilisation de tous les drames politiques de la période pour réveiller les haines, les racismes, les antisémitismes. Les conquêtes du siècle dernier, les combats anti-coloniaux  utilisés simplement pour  alimenter le gang des barbares  et les compromis autour d’un Pascal Boniface, d’un Eddy Plenel et d’autres sociaux démocrates vivant de leur bonnes œuvres, se rangent derrière un Tarik Ramadan, acceptent un dévoiement perpétuel du combat du peuple palestinien, de l’histoire anti-colonialiste.

 

Parallèlement ceux qui inventent un destin « juif » pour mieux défendre les nazis et leur bonnes œuvres en Ukraine comme BHL et entretenir la folie d’un suicide israélien. Tous ces gens-là n’ont en commun que leur pseudo haine du « totalitarisme », de ce qu’a accompli le communisme, le vrai pas celui de leur imaginaire. Ils sont nés, ils ont grossi dans leur dénonciation du communisme, toute leur notoriété en dépend, sans parler de satisfaction encore plus substantielle.  Ils sont a-historiques. Ils sont ceux qui jouent le rôle qu’exige d’eux lu capital, empêchent des solutions de paix, et cela a à voir avec la manipulation du passé. Ne pas être capables de comprendre que ce qui se joue en Catalogne, au cœur de l’Europe est le compromis passé en 1978 avec les fascismes pour sauver le capital, pas seulement en Espagne, mais en Europe, dans le monde et tout cela fait qu’il n’y a pas de solution, pas d’avenir, seulement des ambitions, des divisions exaspérées… Pendant ce temps il y a l’accumulation du capital, sa folie destructrice.

 

Prenons l’exemple de ces dossiers qui après les panamas papers nous exposent quelques méfaits habituels de cette classe dominante, de sa vision de sa propre légitimité. Les  dossiers du cabinet d’avocats offshore montrent les transactions financières de la reine, des grandes multinationales et des membres du cabinet de Donald Trump. Un article de The Guardian parle de révélation sur les secrets de la richesse de « l’élite ».

 

Pour nous, cela révèle plus que les secrets de la richesse, cela révèle l’immoralité de la « légalité » du capital, la lutte à mort menée par ces gens-là contre le reste de l’humanité, nous priver de soins, dépouiller les vieillards, les enfants, en finir avec les conquêtes du temps où le communisme décrié faisait trembler les possédants, tolérait la social démocratie , desserrait tous les étaux de l’exploitation comme des dominations.

 

Si au même moment, une lutte comparable à celle des suffragettes met en évidence la caricature sexuelle de l’exploitation des corps, de l’autre, dans sa qualité générique, est-ce réellement un hasard? La domination fait eau de toute part y compris dans ses aspects que l’on veut nous présenter comme les plus « naturels ». Il ne s’agit pas de désir, de l’espèce qui n’est pas une mais au moins deux disait Engels, l’homme et la femme. Ce sont toutes les catégories sociales qui s’effondrent, tout ce qui paraissait évident, respectable qui n’en finit pas de s’ébranler. Même si la question sociale peut encore être masquée, niée par cette terrible avidité du profit, elle est là, dans les luttes qui se multiplient, avec le développement des forces productives et l’épuisement de la planète.

 

Cela devrait nous inciter à nous poser la question des moyens que ces « élites »  ont pour nous imposer leur imposture de légalité, pour voir les conséquences de cette avidité, de la destruction s’ils s’approprient la nouvelle révolution scientifique et technique, le pillage de la planète, l’environnement et les êtres humains. Quand on met en regard ces « eaux glacées du calcul égoïste » avec l’état de développement des forces productives, qui peut nous émanciper de la torture du travail pour développer la créativité de chacun et que l’on considère à quel point eux ont choisi la barbarie, l’anéantissement, dont le modèle reste les camps de la mort, Hiroshima, tout ce dont le capital a déjà été capable. Nous sommes alors confrontés à cette alternative posée par Rosa Luxembourg: socialisme ou barbarie.

 

Oui nous sommes encore devant cette contradiction de chaque révolution scientifique et technique, chaque étape où l’humanité a affronté un nouvel espace, une nouvelle organisation, de nouvelles valeurs, et l’a fait y compris à travers des violences, des crises, des superstitions liées au refus de laisser la place à un monde nouveau par ceux qui dominent encore l’ancien.

 

L’Histoire de l’Humanité, celle en particulier du XXe siècle, siècle des extrêmes, siècle du dépassement du capitalisme, nous permet d’appréhender les potentialités d’aujourd’hui, non comme une répétition, mais comme un destin ouvert. Oui le capitalisme n’est pas une fatalité, un horizon indépassable. iI est mort en octobre 1917, comme la féodalité est morte en 1793. Son cadavre qui pourrit est en train de contaminer l’avenir. Il est important de mesurer qu’il est déjà vaincu et nous ne le ferons qu’en donnant toute leur signification aux révolutions. Tous ceux qui aspirent à la fin du capitalisme et qui se montrent incapables de faire ce bilan réel de leur propre histoire entravent les possibilités de lutte de ceux qui souffrent, créent le désespoir, le fatalisme puisque tout aurait échoué et que l’horizon paraît aussi lointain que la force de l’adversaire impossible à affronter.

 

OUI, ceux qui se croient une élite et dont on soulève un coin sur leurs moeurs, leurs ridicules (imaginons la famille royale d’Angleterre en train de défendre son droit à être ce qu’elle est) sont des cadavres.

 

Ces gens-là n’abandonneront pas leur pouvoir comme ça, ils feront tout pour nous manipuler, pour exaspérer les divisions comme on voit déjà à l’oeuvre leurs petit personnel: les éternels fascistes, les obscurantistes, les maniaques de chaque petit pouvoir sur l’autre, mais pas seulement… Le profit,  leur unique loi est comme le nerf de notre société, chacun en est victime et pourtant y est attaché par l’« être » de nos sociétés, par les mises en concurrence.

 

C’est pour cela que je table sur une certaine vision de ce que pourrait être une bataille pour le socialisme, il ne peut y avoir d’autre solution que le collectif et sa discipline, l’ampleur de la perspective, la capacité à se projeter sur un siècle. Les candidats à une telle responsabilité manquent cruellement, mais il y a des prémices. Je ne vois rien qui en tant que réalité puisse se substituer à cette logique des dominants et leur soif du profit, des haines, des concurrences, mais dans tout ce qui se résiste et se bat, il y a quelque chose qui annonce et qui doit être entendu, encouragé. Même s’il y manque l’essentiel, ce qui est capapble d’unifier ces résistances, de leur donner une unité, de les rassembler en surmontant les divisions, le rôle joué au XX e siècle par les partis communistes.

 

je regarde avec beaucoup d’intérêt et un peu d’espoir ce qui se passe en Chine pour trois raisons, la première est l’optimisme de leur vision, optimisme fondé sur leurs avancées et sur l’existence d’un parti communiste. La seconde raison est le rôle de paix et de développement que la Chine joue au plan international. La troisième raison est aussi une limite puisque la Chine ne s’intéresse qu’à la Chine, un empire national qui ne veut pas dominer le monde en dehors des besoins de la Chine elle-même. Mais cela nous laisse aussi la possibilité d’innover et d’inventer partout notre destin dans la diversité. Il n’y a pas de modèle, mais il y a la nécessité d’un collectif qui parte des aspirations de tous pour inventer des solutions appropriées, et le fasse avec comme vecteur non le profit mais le droit de chacun et de tous à l’émancipation, à la création, à la vie…

 

Cette passion de l’Histoire qui m’anime est d’abord regard sur le futur, rien, je ne sais pourquoi ne  m’est plus douloureux que la manipulation du passé parce que tous les négationnismes prouvent à quel point l’humanité est incapable de dépasser les cauchemars du présent en nous faisant rejouer les mystifications de tout ce qui conduit au crime de masse.