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Dans la globoshère communiste cela interroge, cela s'interroge

 

14/04/2017

Bonjour, je suis complétement d'accord avec ce texte . Melenchon est le socialiste qui a compris au congrès de Reims du PS qu'il fallait vite quitter ce PS pour en reconstruire un autre  parti socialiste comme l'ont fait avant lui les Roccard Mitterrand pour remplacer la SFIO complétement HS à la fin des années 50 ! Malheureusement le PCF les a aidés grâce au Programme Commun ! Aujourd'hui le PCF recommence les mêmes erreurs en aidant Mélenchon à reconstruire un PS sous un nouveau Nom !

Je ne vois pas pourquoi je soutiendrai  et irai voter pour un candidat... candidat à la gestion du capital ! 

 

Fraternellement 

 

MD


Message du 16/04/17 23:54
De : 
A : 

Le soutien à Mélenchon : un pas en arrière dans l’unité des communistes.

 

Je ne reviens pas sur l’abstention révolutionnaire. Le débat a été parfois vif mais nous avons échangé nos idées cordialement et fraternellement. Cependant nous ne sommes pas parvenus à l’unité. Je ne veux pas reprendre le sujet sous la forme d’un vote blanc ou nul qui pourrait être un bulletin frappé de la faucille et du marteau et comportant un slogan de notre choix. Nous avions aussi proposé cette option dans le passé, elle ne fait pas l’unanimité non plus.

 

Ségolène Royal a craché sa Valda cette semaine en déclarant à ‘C’est à vous’ que le plus grand danger serait - non pas Marine Le Pen mais… -  « que les abstentionnistes s’organisent en dehors des politiques » ! En quelque sorte le plus grand danger pour la « démocratie » serait l’organisation autonome du peuple.

 

Ceci reflète un sentiment qui fait son chemin, la nécessité de s’organiser indépendamment de l’Etat bourgeois. L’abandon dans lequel se trouvent les communes et les services publics n’y est pas pour rien, le soulèvement en Guyane le montre aussi. Cette notion est encore bien floue, un parti communiste marxiste-léniniste pourrait l’orienter vers l’organisation des masses en vue de la prise du pouvoir, mais nous n’en sommes pas là.

 

Il faut quand même mesurer les conséquences de la maladie chronique du « soutien au candidat de gauche » du point de vue de notre unité, c’est-à-dire de notre objectif numéro 1, la reconstruction d’un parti communiste.

 

Malgré la consultation interne au sein du PCF, la décision de la direction révisionniste d’appeler à l’unité des frondeurs et des insoumis, puis de s’effacer derrière Mélenchon n’a pas été un choix, mais une capitulation face à sa candidature imposée. Du reste ce dernier n’avait aucun besoin de consulter ses adhérents…et pour cause puisqu’il dispose de l’armée des « malgré eux » adhérents au PCF.

 

Il est quand même affligeant que nos camarades adhérents au PCF en soient réduits à le soutenir pour avoir le droit de présenter des candidats aux strapontins parlementaires.

 

Voilà une « insoumission » qui ressemble plutôt à une soumission.

 

Certains parlent de « soutien critique ». Parlons franchement, ce sont des mots. Dans les années 70 la Ligue Communiste (devenue « Nouveau Parti Anticapitaliste » puisque le communisme est aussi pour eux un mot tabou) prétendait soutenir l’Union de la Gauche « comme la corde soutient le pendu », suivant l’expression de Lénine. La différence est que le parti bolchévik pouvait tenir la corde tandis que tous ceux qui ont soutenu Mitterrand étaient attachés avec. Il en va du « soutien critique » comme de l’arrêt d’urgence quand le train est lancé : celui qui l’actionne contre la volonté des autres passagers se fait écharper ou doit sauter et se cacher dans les bois.

 

Dénoncer Mélenchon aujourd’hui ou demain n’a pas un sens différent sous prétexte qu’il rencontre maintenant un soutien populaire.

 

Mitterrand dont il est le fils spirituel avait un très large soutien populaire et il a su tromper son monde. Pourtant on savait ce qu’il valait, en tous cas les communistes le savaient (et les capitalistes aussi).

 

Ce candidat ne veut pas le renversement du capitalisme et son remplacement par un état socialiste, par conséquent tous ses effets de manche n’iront pas au-delà de ce que nous avons déjà vécu sous la social-démocratie.

 

En ce qui concerne la paix, d’autres candidats de la bourgeoisie préconisent des rapports plus équilibrés avec les pays émergents. Simple bons sens ou bien notre bourgeoisie serait la dernière à enregistrer la fin de l’hégémonie US.

 

Je fais une parenthèse sur Trump :

 

Il y a là quelque chose de remarquable à voir comment le gouvernement socialo a d’abord honni le « populiste » Trump avant d’applaudir le bombardement illégal de la Syrie et ses tartarinades en mer de Chine. Ils ne sont pas les seuls à se retrouver à contre-pied puisque le FN a d’abord salué l’élection de Trump, puis critiqué son agressivité envers la Russie. Trump ne fait rien d’autre que ce que fera le candidat élu à la présidence de notre république : défendre les intérêts de la classe dominante, chacun dans son style mais toujours en bon soldat du capital.

 

Malgré les incertitudes qui pèsent sur le vote, il est certain que les courants de pensée qui ont émergé durant cette campagne (dont le FN, la réaction intégriste, le souverainisme chauvin, l’Union Sacrée, etc.) pèseront sur le gouvernement élu. Mais les monopoles capitalistes restant au pouvoir, un frexit est hors de question parce que la France n’est pas la Grande-Bretagne et que les intérêts des banques sont différents. De même les alliances impérialistes à l’étranger comme la politique de classe à l’intérieur ne changeront pas fondamentalement.

 

Le soutien à Mélenchon dans le cadre électoral bourgeois implique l’unité et la discipline face aux autres candidats « de droite ». C’est-à-dire que la critique de Mélenchon devient nécessairement un soutien à Fillon, Macron ou Le Pen. Tant que nous resterons dans le cadre des élections présidentielles bourgeoises nous ne sortirons pas de ce dilemme.

 

Critiquer Mélenchon d’un point de vue communiste, c’est critiquer les élections présidentielles et récuser la démocratie bourgeoise, c’est brandir le drapeau du socialisme et manifester notre identité. Il est dommage que nous n’encouragions pas la légitime défiance du peuple, pour désigner un autre avenir.

 

Cet épisode fait reculer notre entreprise et notre unité.

 

Il faut oser être à contre-courant.

 

Fraternellement

 

Jean