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Unir les communistes pour être utile au réveil populaire !

 

par  lepcf.fr

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Chaque jour qui passe confirme les très grandes difficultés dans lesquelles se débattent les communistes, divisés dans le choix de leur candidat, puis dans leur stratégie d’union pour les législatives, révélant leur difficulté à porter clairement un projet communiste tirant les leçons du siècle dernier, du socialisme, de l’union de la gauche, de la mondialisation et de l’union européenne.

 

Il apparaît de plus en plus clairement que le choix de Jean-Luc Mélenchon n’était pour Pierre Laurent et son équipe que le meilleur moyen d’éviter une candidature issue du PCF et d’attendre le résultat de la primaire du parti socialiste. L’objectif affiché par la direction du PCF lors du dernier congrès, de la reconstruction de la gauche se confirme avec l’appel à un accord Hamon, Mélenchon, Jadot... pour "sauver la gauche", c’est à dire le PS, toujours dans une conception de sommet qui ignore le rassemblement et l’intervention populaire. Jean-Luc Mélenchon ne fait guère cas de notre soutien et gère lui-même la discussion avec Benoit Hamon !

 

Nous n’avions déjà pas de candidat communiste. Aujourd’hui,nous risquons de ne plus avoir de candidat du tout, entraîné dans un "MélencHamon" paralysant alors que Gattaz et le patronat avancent leurs pions avec Le Pen, Fillon et Macron.

 

Des camarades s’appuient sur cette situation et sur les résultats de la primaire du PS pour tenter d’imposer ce qui a toujours été leur choix, le soutien à un candidat socialiste présentable à leurs yeux au prétexte qu’il n’a pas participé à la dernière partie du quinquennat de François Hollande.

 

De très nombreux communistes n’acceptent pas ce retour en arrière vers un modèle de l’Union de la gauche dépassé et en faillite, cette resucée de la gauche plurielle qui s’est clôturée par la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002.

 

Derrière cet appel à l’unité de la gauche, c’est la division et l’émiettement des communistes qui s’aggravent, favorisant un nouvel effacement du PCF, fondu dans Mélenchon puis dissous dans Hamon jusqu’au législatives puisque les discussions ont déjà commencé. Qui peut croire que JLM ou BH aurait besoin de permettre un groupe communiste à l’assemblée, quand ils sont chacun dans une bataille difficile pour sauver ou créer leur parti ? Chacun peut voir que l’absence d’un candidat communiste nous marginalise, nous rend invisible, handicape lourdement la mobilisation militante, et laisse la main à tous ceux qui espèrent nous voir disparaitre.

 

Une telle posture n’offre aucune perspective pour au moins 4 raisons : 

 

- Elle n’apporte aucune réponse au discrédit de la gauche que nous pourrions appeler aussi pédagogie du renoncement et qui s’amorce dès 1983 avec le tournant de la rigueur de Miterrand. 


- Sa "plate-forme commune pour lutter contre les marchés financiers" tourne le dos à la bataille communiste nécessaire autour d’un programme de rupture avec le capital, capable de créer espoir et engagement chez les exploités. 


- Elle renonce à mener dans le cadre des présidentielles la bataille pour le renforcement de l’organisation, des idées et de l’influence communistes sans lesquelles aucun changement politique n’est possible en France. 


- Elle lie notre sort à celui du Parti socialiste pour les législatives. Ce n’est surement pas la meilleure manière de conserver un groupe à l’Assemblée nationale.

 

Nous appelons les communistes à déjouer le piège d’un nouvel accord électoraliste au prix de l’effacement du PCF et à engager un autre effort militant dans ces présidentielles et législatives, permettant tout à la fois de reconstruire l’organisation communiste malmenée, de commencer à regagner l’engagement populaire autour d’un programme communiste pour résister et construire la première république sociale.

 

Pour cela, nous mettons à disposition des communistes un programme des 100 premiers jours d’un gouvernement populaire autour de 5 chantiers (une version complète des cinq chantiers est disponible sur le site lepcf)

 

Caroline Andreani, Danielle Trannoy, Gilles Gourlot, Jean-Pierre Meyer, Jean-Jacques Karman, Paul Barbazange, Anne Manauthon, Marie-Christine Burricand, Michaele Lafontant, membres du Conseil National et Hervé Poly, secrétaire départemental du Pas-De-Calais.


 

Pour un emploi digne et utile pour tous, reconquérir la souveraineté populaire, donner le pouvoir aux travailleurs !

 

On ne peut rien changer pour l’emploi sans enlever le pouvoir à la grande bourgeoisie et donner à ceux qui travaillent le pouvoir de décision sur l’économie. Ils sont les seuls à pouvoir orienter l’argent vers la satisfaction des besoins humains.

 

Dès les 100 premiers jours : 


- Interdiction des licenciements. 


- Augmentation du SMIC et des minimums sociaux de 50%. 


- Création d’un revenu maximum avec une tranche d’impôt à 100%. 


- Nationalisation des groupes financiers et industriels stratégiques avec indemnisations plafonnées des seuls actionnaires individuels. 


- Nationalisation des sociétés d’intérim, transformation des interims en CDI. 


- Création de commissions de contrôle économiques par bassin d’emplois élues lors d’élections professionnelles générales. Les tribunaux de commerce sont placées sous leur contrôle.

 

Pour le droit au logement et à la santé, sortir de la marchandisation !

 

On ne peut pas répondre aux besoins sociaux sans sortir les ressources nécessaires de la marchandisation et donc sans inventer de nouveaux modes de gestion publics des besoins sociaux par les usagers eux-mêmes, fondés sur la gratuité et la péréquation tarifaire.

 

Dès les 100 premiers jours : 


- Interdiction des expulsions pour dette sans relogement préalable. 


- Création de comités locaux du logement avec les associations, collectivités et offices chargé de traiter les situations d’urgence (SDF notamment). 


- Suppression des allégements de charges patronales. 


- Prise en charge à 100% par la Sécu des dépenses de santé.

 

Pour la paix, sortir du néo-colonialisme et des affrontements impérialistes.

 

On ne peut changer de société en France sans changer de rapport au monde, sans sortir des rapports de domination économique ou militaire. Ce sont les rapports humains, notamment issus des immigrations successives qui sont l’outil essentiel de nouvelles coopérations internationalistes.

 

Dès les 100 premiers jours : 


- Sortie immédiate de l’OTAN et rappel des armées françaises à l’étranger négocié avec les pays concernés. 


- Ouverture de toutes les archives militaires. Organisation d’une conférence avec les pays colonisés par la France pour établir les conséquences de la colonisation. 


- Annulation de la dette des pays pauvres. 


- Retour à la primauté des lois nationales sur les traités européens dans la constitution. 


- Proposition d’une conférence internationale pour la sortie du capitalisme, la création d’une devise mondiale d’échange indépendante du dollar et de l’euro. 


- Création de centre d’hébergement d’urgence pour tous les réfugiés.

 

Pour une démocratie autogestionnaire, sortir du rôle répressif de l’état.

 

On ne peut changer de société sans rompre avec les traditions séculaires de domination politique, corporatiste ou policière, sans inventer une construction autogérée de pouvoirs débarrassés des intérêts privés, des pratiques répressives et de propagande.

 

Dès les 100 premiers jours : 


- Loi de transparence obligatoire de l’état avec publicité de tous les documents non individualisés, publication de toutes les archives secrètes. 


- Audit des services secrets par une commission conjointe des parlementaires et du conseil économique et social. 


- Création de commissions citoyennes locales de contrôles des institutions. 


- Droit de votes des immigrés à toutes les élections. 


- Fin du financement des partis politiques par l’état.

 

Sortir de la violence par la culture et la démocratie

 

On ne peut gagner d’intervention majoritaire pour une autre société sans soigner les immenses souffrances léguées par la violence capitaliste, sans reconstruire une parole individuelle et collective libérée, sans un immense bouillonnement culturel et idéologique.

 

Dès les 100 premiers jours : 


- Recrutement de 100.000 éducateurs formés en alternance dans les quartiers et lieux de travail. 


- Recrutement de 100.000 enseignants et création d’une structure nationale de recherche appliquée sur la pédagogie dans les quartiers populaires 


- Rétablissement du statut des intermittents du spectacle, hors grandes entreprises et institutions, et création de comité locaux d’initiatives culturelles 


- Taxation forte de la publicité contribuant au financement public de médias indépendants. 


- Nationalisation de TF1 et rupture des contrats des médias avec les sociétés privées de production. 


- Organisation d’un forum télévisé quotidien du changement par un collectif associant les associations, syndicats et partis politiques, complété par un journal quotidien et un site internet.

 

Oui, la révolution !

 

Le capitalisme ne peut répondre aux besoins humains. Ses contradictions internes, ses dérives militaristes rappellent les pires heures du 19ème siècle. La révolution est nécessaire ! Elle ne ressemblera ni à celle de 1789, ni à celle de 1917, mais elle en sera la suite historique.

 

Elle ne peut compter sur les seules voies électorales, elle impliquera à la fois de grands mouvements sociaux et des situations subversives pour l’état et les institutions actuelles, pour déborder la capacité de répression et de manipulation que l’état donne à la bourgeoisie.

 

Le mouvement populaire décidera. Il a besoin d’un effort de conscience et de connaissance, d’un programme politique pour la mobilisation et le rassemblement de tous ceux qui souffrent du capitalisme, il a besoin d’un parti communiste.