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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La Déontologue de l'Assemblée nationale ne croit pas aux règles dont elle doit contrôler l'application: à part ça, ça va au palais Bourbon?

La Déontologue de l'Assemblée nationale ne croit pas aux règles dont elle doit contrôler l'application: à part ça, ça va au palais Bourbon?

Rappel, comme des députés faisaient dans de la magouille avec leurs frais de mandat pour s'enrichir ou soulager la peine de leurs proches, l'Assemblée nationale s'était vue obligée d'instaurer un Déontologue pour faire plus blanc que blanc avec les plus de 5 000 euros mensuels attribués aux représentants de la nation.

Cela n'avait pas marché si bien que ça sous Hollande. Mais sous Macron, ça allait être autre chose et François de Rugy, ex-patron des députés écolos sous Hollande, ayant changé de mangeoire, adoubé par Macron président de l'Assemblée nationale, allait donc faire feu de toutes flammes.

Bêta que je suis parfois, j'aurais cru que baisser drastiquement les frais de mandat allait être une mesure des plus salutaires. Ben non, on conserva le même argent de poche pour les faux frais de nos chers députés, au propre comme au figuré.

De plus, le ou la Déontologue était toujours choisi par le président de l'Assemblée nationale. Sans remettre en cause son cursus universitaire ni son honnêteté, aucun fonctionnaire du fisc ou magistrat donc ne pouvait juger le bien ou le mal.

Ceci dit, c'est madame Agnès Roblot-Troizier qui fut choisie. On aurait pu croire que tout irait pour le mieux. Et la société civile de droite et droite, qui sert de députés à Jupiter deuxième du nom, et la droite de Laurent Wauquiez ont approuvé la réforme des frais de mandats des députés. "Cocorico", tonitruait le sire François Henri Goullet de Rugy du haut de son perchoir, en saluant le dispositif de contrôle "le plus complet à ce jour" destiné à mettre fin aux abus.

Il cocorisa sans doute si fort que, la Déontologue qui prenait ses marques dans son nouveau bureau, se fendit d'un avis confidentiel. Ben oui, on fait dans la transparence ou pas. Or, une petite souris passant par là, alerta un journaliste de LCP. Que voulez-vous, on ne peut pas faire confiance à une petite souris. Sauf pour placer sous l'oreiller d'un gosse un euro et six centimes, pour compenser sa quenotte chue. Mais cela est un autre conte à dormir debout.

Bref, le rapport confidentiel de la Déontologue ne devint plus du tout confidentiel. Et que disait ce qui devait rester dans le secret des rois?

L'utilisation de l'avance allouée – 5 373 euros –  ne fera l'objet que d'une "vérification comptable partielle et imparfaite", qui "ne permettra pas à la déontologue de contrôler que les dépenses des députés correspondent à des frais de mandat, comme le prescrit la loi". Elle s'inquiète également de l'absence de vérification comptable pour les 457 députés qui ne seront pas choisis par le tirage au sort annuel.  Pire, avec cette réforme(sic) adoptée, le député peut refuser de fournir à la déontologue "des informations confidentielles couvertes par un secret protégé par la loi ou relatives à l'identité de tierces personnes". Secret médical? Secret Défense? On ne sait pas.

Conclusion: Agnès Roblot-Troizier estime que la réforme "est, s’agissant des modalités de contrôle des frais de mandat, très en deçà de l’objectif législatif tendant à contribuer au rétablissement de la confiance entre les citoyens et les parlementaires".

Merde c'est bêta pour cette société civile, de droite et de droite, qui allait révolutionner les institutions. Non?

Pour ceux qui ne suivraient pas, les 5 373 euros de frais de mandat sont en plus de la rémunération mensuelle d'un député, soit 7 209,74 € brut 

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