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Song to song: j’ai été obligée de mettre mes lunettes de soleil dans la salle obscure

 

12 Juillet 2017
 

Résultat de recherche d'images pour "song to song"

 

Je viens d’aller voir le film de Terence Malik: Song to song. Que vous dire,?il est clair que i ce scénario, une histoire de couples qui s’échangent, se croisent avec d’autres, s’autodétruisent et se retrouvent n’est pas de ceux qui me tiennent vissée sur mon siège. Et pourtant  une fois de plus je suis totalement prise par la manière dont le cinéaste m’entraîne dans des émotons visuelles, des angles inouïs de prise de vue pour offrir des images à couper le souffle, et vous entraîner dans des expériences sensibles.

 

On est perdu et on tente d’accrocher des fragments pour reconstituer une histoire et peu à peu on est pris dans un romantisme échevelé. Il y a un personnage qui tient le fil de la narration, c’est Faye (Rooney Mara) qui espère une carrière de musicienne et s’est attachée à un producteur Michael Fassbender quand elle rencontre un musicien au coeur pur et doué Ryan Gosling. Et à partir de ce triangle classqiue viennent se greffer d’autres personnages avec lesquels se multiplient dialogues et situations érotiques. Peu à peu on s’habitue à ce kaleidoscope. Dit comme ça ça n’a l’air de rien, mais il y a les images fabuleuses, plongeantes tournantes et la musique qui vous poursuit et vous tient rivée sur le siège pendant que défile l’interminable générique de fin.

 

En fait j’avais décidé d’inaugurer avec Terence malik mon tout récent regard, le cinéaste ne m’a jamais déçue dans son art de capter la lumière comme celui de prendre les gestes et les regards, de créer des formes géométriques… Les couleurs m’étant restituées je m’étais dit qu’il fallait inaugurer cet oeil débarrassé de la cataracte avec cet impressionnisme somptueux, cet art de la camera qui fait songer à Dziga Vertov, avec une profusion d’angles et de perspectives, des gestes, des éléments l’eau, la pierre, le bois, le feuillage. Je n’ai pas été déçue mais c’était si fort que j’ai eu peur et je me suis mis dans la salle obscure les lunettes de soleil devant cet éblouissement. J’avais tout à coup peur que le film attaque mes yeux… C’est dire…

 

Alors si vous avez envie d’éprouver de telles sensations franchement laissez vous aller et ne cherchez rien d’autre…

 

Danielle Bleitrach