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Encore un défenseur de l’austérité.: François Villeroy de Galhau

 

17 Mars 2017

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A l’occasion de la présentation de ses résultats, La banque de France a révélé la rémunération de son patron, jusque-là gardée secrète : un peu plus de 280.000 euros par an.

 

Je partage donc la remarque lapidaire de Jack Dion sur le sujet :

 

« Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, aime à rappeler l’implacable nécessité de l’austérité. Sachant qu’il touche 29.000 euros par mois (indemnité de logement incluse), on peut considérer qu’il pense surtout aux autres, par grandeur d’âme. »

 

Est-ce que François (encore un) se contente de ces modestes émoluments?  j’ai des doutes...

 

Mais le plus grand danger à la lecture de la biographie du personnage est qu’elle nous inspire un rejet généralisé, le « tous pourri » cher aux fascisme.  Le fascisme  en fait défendra d’une manière plus musclé les mêmes intérêts en trouvant parmi les pauvres quelques boucs émissaires commodes. La seule lecture qui s’impose est celle dont on nous détourne: la position de classe de ces personnages. 

 

Parce que  le profil de ce défenseur enthousiaste de l’euro et de sa régulation monétariste nous permet de mieux comprendre les liens organiques entre les Républicains et le PS et la manière dont pour défendre le capitalisme européen, singulièrement le productivisme allemand et l’usure française, l’entente se réalise autour de la défense de l’Europe, la promotion du candidat Macron. C’est le profil d’un haut fonctionnaire, on y retrouve ce mélange de vertus provinciales et de recrutement par le monde des affaires parisien, antichambre de l’UE.

 

François Villeroy de Galhau est issu d’une famille industrielle de l’Est, entre la Lorraine et la Sarre, d’où son allemand courant. Il est un ancien élève du lycée Saint-Louis-de-Gonzague, de l’École polytechnique (promotion 1978), énarque (promotion Louise Michel, 1984) et inspecteur des finances.

 

Il est on le voit avec sa biographie très lié au PS ou du moins à la partie du PS très proche des secteurs d’affaire, mais il est aussi également un pur produit de la démocratie chrétienne, quelqu’un qui peut osciller entre le PS et les républicains comme un quelconque Macron qui peut au pied levé remplacer un Fillon dans la défense des mêmes intérêts.

 

De 1990 à 1993, il est conseiller européen du ministre des finances puis du premier ministre Pierre Bérégovoy, et occupe ensuite diverses responsabilités à la Direction du Trésor à Bercy, puis à Bruxelles comme conseiller financier à la représentation permanente de la France.

 

Sous le gouvernement de Lionel Jospin, il est directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn de 1997 à 1999, de Christian Sautter de 1999 à 2000 au ministère de l’Économie et des Finances, puis directeur général des impôts de 2000 à 2003.

 

En 2003, il devient président-directeur général de Cetelem, société de crédit à la consommation du groupe BNP Paribas, puis responsable de la banque de détail du groupe en France (2008). François Villeroy de Galhau est directeur général délégué du groupe BNP Paribas, chargé des Marchés Domestiques et de la RSE du 1er décembre 2011 et 1er mai 2015. Il est ensuite chargé, par le gouvernement, de s’occuper d’une mission sur le financement de l’investissement.

 

En septembre 2015, il est proposé au poste de gouverneur de la Banque de France. Un collectif de 150 économistes a signalé le risque de conflit d’intérêts que représente cette nomination et a demandé aux parlementaires de s’y opposer3. À l’inverse trois anciens gouverneurs de la banque de France ont défendu sa candidature. Après avis des commissions parlementaires compétentes, il est nommé gouverneur par le président de la République à partir du 1er novembre5. Il préside à ce titre l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

 

Il siège au conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne à Francfort au côté du président de la Banque centrale du Luxembourg Gaston Reinesch, qui a travaillé plusieurs années durant avec lui au conseil d’administration de BGL BNP Paribas, présidé par le Luxembourgeois et vice-présidé par le Français.

 

Autres fonctions pour lesquelles il est probablement rémunéré de surcroît (pas comme dans l’évangile)


membre du conseil de surveillance de Villeroy & Boch (Sarre)


membre du conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne


membre du conseil d’administration de l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique), pour le développement du microcrédit


membre du Conseil d’orientation du think tank En Temps Réel


membre du conseil de surveillance de Bayard Presse, groupe propriétaire du quotidien La Croix


membre de la Commission pour la libération de la croissance française, réunie et présidée par Jacques Attali en 2007 puis 2010