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Politique française 2017

28 avril 2017

Habib Abba-Sidick, le véritable fascisme « s'habille aussi en Prada » de nos jours

"Chacun d’entre nous, considère Habib Abba-Sidick, devra se déterminer lors de la prochaine échéance, de la sorte, plusieurs options s’offrent à nous et retenir sa participation en dépit des discours de nos zélés propagandistes en est une, à laquelle en droit et en devoir nous pouvons succomber, sans que cela ne soit un crime de lèse-système. À ceux, déterminés à se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre des prétendants devraient être instruit, que le véritable fascisme " s’habille aussi en Prada " de nos jours..."

Reprenons l'expression des opinions de Habib Abba-Sidick...

Michel Peyret


VADE RETRO SATANAS Par Habib ABBA-SIDICK

Par Colère et Espoir60 le 25 avr. 2017, 22:48

1050243499.jpgLes crécelles médiatiques incitatrices sont à l’œuvre depuis l’annonce par les instituts de sondages de l’identité des prétendants au palais de l’Élysée et en prime le vainqueur est déjà désigné, à tel point que l’on doit s’interroger sur l’utilité de déposer son suffrage le jour dit.

En ce cas particulier, la démocratie est décidément surprenante. À l’origine, elle est organisée de manière à ce que le citoyen puisse user de son libre-arbitre et en conséquence déterminer son choix en faveur ou en défaveur des représentants en lice.

Or, après la désignation des formations " En Marche " et celle du Front National, lesquelles s’affronteront lors du prochain scrutin, on nous serine que l’électeur n’a aucune raison de délivrer sa préférence au Front National, qu’on nous prie de honnir, car il n’adhérerait pas aux " valeurs républicaines ", bien qu’admis à se présenter aux diverses joutes électives et disposant d’élus républicains officiant dans de nombreuses institutions de la république (Municipalités, assemblée départementale, assemblée régionale, assemblée nationale et sénat).

Le Front National se présenterait-il en dehors des principes édictés par la constitution ? Serait-il hors-la-loi ? Ses 7 679 493 d’électeurs (en 2012 ils étaient 6 420 000) seraient-ils des clandestins ? Bien évidemment que non, sa seule présence autorisée par la constitution dément absolument les assertions prodiguées par ses détracteurs.

Son rival, " En Marche " se distinguerait d’autant plus, qu’il s’agit d’un mouvement comparable au phénomène de la "génération spontanée". Son ascension est donc inexplicable, c’est comme ça ! Les électeurs et les électrices sont appelés à lui offrir leurs suffrages sans barguigner, autrement ils seront voués aux gémonies. L’électeur doit se révéler en Torquemada terrassant le suppôt du diable que serait le Front National.

Cette histoire rompt les digues de l’intelligence et s’adresse à des individus se pliant à des injonctions incitatives, celles dont la com est si friande. Elle suppose aussi que le système est parvenu à orienter et à diriger les scrutins électoraux à sa guise et que désormais il a abolit le libre-arbitre du citoyen.

Déjà, en 2002 la présence du Front National avait servi à initialiser ce phénomène en provoquant une hystérie collective, inclinant même les consciences les plus matures à se précipiter à la rescousse d’une république prétendument en perdition et surtout à déliter l’opposition entre socialisme et libéralisme amenant leurs électeurs respectifs à mêler leurs suffrages au profit de l’impétrant libéral.

Depuis lors, une sorte d’habitude entretenue à chaque scrutin s’est immiscée et régulièrement le Front National, tout en progressant inexorablement, permet aussi à ses adversaires de se dérober et de ne pas avoir à se justifier de ses propositions. Ainsi, il en va de la perpétuation de ces politiques libérales.

Évidemment, qu’en cette affaire, les politiques libérales menées par le PS et l’UMP sont parvenus à exaspérer le peuple et qu’En Marche loin d’être le déterminisme d’un devenir féerique n’est qu’un travestissement permettant d’éterniser les individus responsables de ce désastre et à prolonger les élixirs libéraux.

D’ailleurs, les forces à l’origine de l’éclosion de l’objet de com " En Marche" n’appartiennent pas à " la génération spontanée ", elles gouvernent cette nation depuis des décennies et certaines d’entre elles depuis plusieurs siècles, comme les Rothschild. Son représentant n’est que leur obligé, tant par les subsides financiers dont ils l’ont pourvus, car une campagne électorale est onéreuse et nécessite un accès aux établissements financiers, surtout lorsque l’on ne peut pas se prévaloir d’une antériorité politique.

Ses antécédents en tant que ministre de l’économie ne témoignent pas de cette ferveur progressiste dont il se réclame (Alstom, cession des aéroports de Toulouse-Blagnac, de Nice et de Lyon, intervention dans l’acquisition de SFR par le Financier Patrick Drahi dont l’un des proches collaborateurs accompagne l’actuelle campagne présidentielle), la profonde emprise des exigences de la Commission européenne, notamment en matière de droit du travail et de restrictions dans l’usage de la Sécurité sociale sont présentes dans la programmatique du mouvement " En Marche ".

Nous réduirons le coût du travail ( P5 du programme de " En Marche ")"Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC : les employeurs économiseront près de 1800 euros par an et par salarié a SMIC, 2200 euros par an pour un salarié payé 3000 euros bruts par mois."

Le tout serait financé par une hausse de la CSG, donc par la contribution des salariés. Quels en seraient les avantages concernant le salarié ?

La réduction des cotisations à la Sécurité sociale, paraît avantageuse, mais il est à retenir que c’est de cette façon qu’on la saborde lentement mais sûrement en en restreignant son financement. De même, l’extinction de la taxe d’habitation privera les communes d’une part importante de leurs ressources financières. C’est aussi de cette manière que l’on génère la disparition des structures communales et que l’on désagrège l’architecture publique et l’identité de cette nation en instaurant la compétition entre les territoires exigée par la commission européenne.

"En Marche" est l’ultime endroit où les éclopés et tous les glaneurs de fortunes de la politique se rassemblent en un équipage hétéroclite, lequel semble avoir les faveurs de Goldman & Sachs et de Citi lesquels dès 17h00, dimanche 23 avril 2017 pronostiquaient le duo dédié à la suite des réjouissances électorales.

Chacun d’entre nous devra se déterminer lors de la prochaine échéance, de la sorte, plusieurs options s’offrent à nous et retenir sa participation en dépit des discours de nos zélés propagandistes en est une, à laquelle en droit et en devoir nous pouvons succomber, sans que cela ne soit un crime de lèse-système. À ceux, déterminés à se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre des prétendants devraient être instruit, que le véritable fascisme " s’habille aussi en Prada " de nos jours.

"Le discours politique est destiné à délivrer aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et produire l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air". George Orwell

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Posté par Michel Peyret

2e tour, armons nous et partez !

 

Publié le 28 Avril 2017

Veillée d'arme

pour un social

« chemin des dames »

 

2e tour, armons nous et partez !

 

Considérons comme acquis et indiscutable la mobilisation des canaillophiles. Ajoutons-y un cercle élargi conséquent de proches de ceux-ci pour continuer le combat qu'ils ont engagé depuis des années contre d'abord le père puis la fille du parti de la haine et leurs cohortes.

 

Cette mobilisation qui n'est pas qu'électorale s'est manifestée et se manifeste dans tout l'espace social et sociétal. De plus, les deux moments de l'activité humaine ne sont pas séparés par des cloisons étanches ; loin s'en faut.

 

De quels arguments disposer pour aller demander par exemple à un cheminot qui refuse la Haine et combat ses hordes, organise la solidarité avec les migrants de Nice à Boulogne, d'aller voter pour celui qui depuis 5 ans, des coursives de l’Élysée à la passerelle de Bercy, a été en première ligne pour lui casser ses garanties sociales et statutaires au même rythme que son outil de travail ?

 

De quels arguments disposer pour aller demander à un salarié qui se retrouve sans emplois alors que son patron a usé du CICE pour financer son plan de délocalisation et jeter à la rue ceux qu'Attali, un des piliers du staff du candidat des banques, a déclaré n'être qu'une anecdote. Allez-vous étonner que les anecdotes refusent de soutenir les banksters !

 

Macron a déjà annoncé vouloir utiliser les ordonnances pour sa réforme du droit du travail, alors que la loi du même nom a déjà plus qu'entamé le socle social au point de s'affranchir des règles et conventions internationales de l'OIT ratifiée par la France.

 

Comment demander aux salariés de soutenir le candidat de Gattaz , Parisot, celui de Hollande El Khomri, Valls après Fillon et Sarkozy pour vaincre la candidate qui annonce ne pas s'attaquer au grand capital représenté par Gattaz, Parisot servi par Valls, Hollande El Khomri après Fillon et Sarkozy ?

 

Dans la presse aux mains des grands groupes monopolistiques, sur les réseaux aux mains des mêmes planétaires a-sociaux, ce ne sont que hurlements comminatoires contre ceux qui s'interrogent.

 

Ceux qui stigmatisent les troupes refusant de monter au front, le plus souvent, personnalité faisant la quasi-totalité des fameux "Dîners du Siècle" plus quelques-uns qui rêvent d'y avoir leur rond de serviette, ces plus agiles du clavier que de l'usure des semelles dans les manifestations y compris anti Le Pen ne sont pas sous la menace de pôle-emploi et de la correctionnelle s'ils s'y opposent ou de celle de l'interdiction de leur droit syndicaux quel que soit celui des deux candidats qui revêtira l'uniforme de concierge du MEDEF depuis la loge de l’Élysée. 

 

Ce débat d'avril 2017 rappelle la situation d'avril 1917 : l'uniforme d'apparat tiré à quatre épingles pour être beau sur la photo, ces messieurs de l'état-major en appelaient au patriotique esprit de sacrifice des troupes envoyées sur le " Chemin des Dames " pendant que leurs complices votaient les crédits de guerres, empochaient les dividendes et au besoin faisaient fusiller ceux qui dénonçaient la boucherie.

 

C'est parmi eux que se recruteront la majorité des enfants de Pétain...

 

Pour le moment, les fusils sont médiatiques, mais ils blessent d'autant plus que ceux qui s'en servent sont peu connus pour leur mobilisation pour la défense des libertés sauf celle d'entreprendre. De même qu'ils peuvent dans les mains patronales conduire au suicide, ils visent ceux qui en appellent à la réflexion plutôt qu'à suivre les ukases de ces germanopratins de la lutte antifasciste.

 

Alors Mesdames Messieurs les Chyènes de garde, s'il vous plait, un peu de discrétion en attendant votre tour de nous rendre des comptes.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

MACRON le moindre mal ? Regardez la vidéo...

MACRON le moindre mal ? Regardez la vidéo...

 

Si vous hésitez à voter Macron, regardez cette vidéo : Ancien ministre de l’économie, ancien banquier d’affaires, Macron peut avoir l’image d’un homme compétent, qui saurait gérer l’économie du pays et réduire le chômage.


Mais quel est son bilan ? Macron, c’est le pacte de responsabilité et le CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) qui coûtent 41 milliards d’euros par an, soit 204 milliards (!) sur le prochain quinquennat. Est-ce que ça a marché ?

Publié par  El Diablo

Appeler à voter MACRON ? « Au-dessus des forces » de Martine AUBRY

Photo d'illustration ; Martine Aubry avec François Mitterrand (source photo:  Le Nouvel Observateur)

Photo d'illustration ; Martine Aubry avec François Mitterrand (source photo: Le Nouvel Observateur)

La maire socialiste de Lille s'est contentée d'appeler à "faire barrage au Front national", sans mentionner le candidat d'En Marche!.

Martine Aubry n'a pas expressément appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, et cela énerve quelques membres du Parti socialiste.

« Elle avait eu moins de mal à appeler à voter Xavier Bertrand aux régionales », critique une figure du PS Nord dans La Voix du Nord. La maire de Lille s'est en effet contenté d'un tweet laconique au soir du premier tour: « Comme en 2002, tous les républicains doivent faire barrage au Front National. »

[...]


LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Appeler à voter Macron? " Au-dessus des forces " de Martine Aubry

 

 

 

Appeler à voter Macron? " Au-dessus des forces " de Martine Aubry

La maire socialiste de Lille s'est contentée d'appeler à " faire barrage au Front national ", sans mentionner le candidat d'En Marche!.

 

http://www.bfmtv.com/politique/appeler-a-voter-macron-au-dessus-des-forces-de-martine-aubry-1151860.html

VOIR ÉGALEMENT  LE LIEN CI-DESSOUS:

Pour Aubry, "appeler à voter Macron est au-dessus de ses forces", selon un proche

 

 

 

Pour Aubry, "appeler à voter Macron est au-dessus de ses forces", selon un proche

Un tweet pour faire barrage au FN... Et puis s'en va. Après la sanction encaissée par le socialiste Benoît Hamon, Martine Aubry n'a pas appelé expressément à voter en faveur d' Emmanuel Macro...

 

http://www.europe1.fr/politique/presidentielle-pour-a

Mélenchon, la meute et la dignité

 

Par  · 

Depuis que l’on connait les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, depuis donc dimanche soir dernier, Jean-Luc Mélenchon doit faire face à une pluie de critiques aussi indécentes qu’injustifiées. La cause en est sa décision de ne pas prendre position par rapport au duel entre Mme Marine le Pen et M. Emmanuel Macron. On l’accuse alors de tous les maux dans un emballement hystérique ou l’on manipule les faits de manière honteuse. Encore une fois la meute des journalistes à gages se déchaîne. Elle se déchaîne avec une rare impudence et révèle en cela son choix politique en faveur des options rétrogrades défendues par Emmanuel Macron. Ce « jappellisme », pour user d’un néologisme inventé par certains journalistes démontre la transformation massive, mais certes pas totale, des journalistes en propagandistes. Nous en avions eu un avant goût lors de la campagne pour le référendum de 2005.

 

 

J’ai souvent critiqué Jean-Luc Mélenchon, par voie de presse ou à travers ce carnet. Je continue et je continuerai à le faire sur une série de points. Mais, je tiens à dire aussi que je le soutiens ici face à cette meute qui hurle à la mort, qui jappe et qui cherche à mordre. Je le soutiens parce que je défends son droit à refuser ce choix qui lui est présenté. On peut critiquer politiquement sa position et l’on peut en débattre. Rien cependant ne justifie les attaques odieuses dont il est l’objet ni la campagne sauvage de dénigrement dont lui et son mouvement, la « France Insoumise » sont aujourd’hui la cible.

 

Car, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN. A prétendre que le FN est « antirépublicain » on s’expose de plus à une contradiction évidente : si ce mouvement fait courir un danger à la République, il devrait être interdit et ses responsables emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, c’est que ce parti n’est pas un danger pour la République.

 

A vouloir se draper dans l’Histoire, cette meute journalistique et écrivassière se prend les pieds dans le tapis. Le programme défendu par Mme Marine le Pen est un programme populiste, avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. C’est un programme souverainiste, même s’il n’est pas exempt de dérapages, comme sur la question du droit du sol et de la protection sociale. On peut le contester, on peut même le réprouver. Mais, en faire un épouvantail est d’un ridicule achevé. Non, nous ne sommes pas dans l’Allemagne de 1933. Nous ne sommes même plus dans la France de 2002. Les choses ont profondément changé, sauf peut-être l’inconscience crasse de cette meute bavante qui nous rejoue la même partition qu’elle nous avait jouée lors du référendum de 2005. Et, il faut le souligner, elle avait été battue à l’époque !

 

Le programme d’Emmanuel Macron, quant à lui, ne fait guère envie, et c’est le moins que l’on puisse en dire. C’est un programme de soumission à la mondialisation et à son bras armé qu’est la politique du gouvernement allemand. C’est un programme de destruction du droit du travail, un programme d’ubérisation de la société. Au-delà, c’est un programme qui porte un projet de société dans laquelle les individus seraient entièrement atomisés, livrés à la loi du marché et à la règle du « froid paiement au comptant ». Ce programme soulève des très grandes inquiétudes. Ces inquiétudes sont légitimes. Elles interdisent de voter pour Emmanuel Macron. Que certains considèrent même que ce programme fasse courir à la France un danger plus grave et plus immédiat que celui de Mme Marine le Pen peut se comprendre et, en tous les cas, on doit pouvoir s’entendre. Cela ne fait nullement de ceux qui défendent cette position des suppôts d’un fascisme d’autant plus imaginaire qu’il est dénoncé avec une rare outrance. M. Macron se prétend porteur de « valeurs » radicalement contraires à celles de son adversaire. Ce faisant, il montre surtout qu’il confond les valeurs et les principes et qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Cette hystérisation du discours, elle aussi, inquiète grandement.

 

Il n’est pas question, dans ce carnet, de donner une quelconque consigne de vote. Outre que ce n’est pas le lieu, l’auteur ne s’en voit pas la légitimité n’ayant nulle responsabilité dans la vie politique, syndicale ou associative. De plus, et jusqu’à plus informé, le vote est secret. C’est justement l’un des « principes » de la République, et non une « valeur » comme le prétend Emmanuel Macron.

 

Mais, quand quelqu’un comme Jean-Luc Mélenchon se voit injustement attaqué et outrageusement caricaturé, quand la majorité de la presse vire à la propagande, ce qui dénote là un risque bien réel de totalitarisme mais dont les sources sont plutôt parmi les soutien d’Emmanuel Macron que de Marine le Pen, alors il est de mon devoir de lui apporter mon soutien. Cela n’efface nullement les critiques que j’ai pu lui faire, et c’est sans préjudice des critiques que je pourrai lui faire à l’avenir (et l’inverse est tout aussi vrai, quant aux critiques qu’il m’a faites et celle qu’il pourrait me faire). Sa position est digne, elle est courageuse, elle est compréhensible et ce même sans qu’il soit besoin de la partager entièrement. Le dire aujourd’hui est une question d’honneur politique, mais aussi de salubrité publique. Ce sont les comportements de meute des journalistes qui aujourd’hui ne le sont pas, et qui font peser un véritable risque sur la démocratie en France. Il faudra bien un jour nettoyer les écuries d’Augias.

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Un sondage sur le vote des enseignants ou l'art de casser le thermomètre pour ignorer la température

Un sondage sur le vote des enseignants ou l'art de casser le thermomètre pour ignorer la température

L'IFOP a donc sondé pour qui votent les enseignants dont 27% se sont abstenus: Mélenchon a obtenu 23% et Hamon 15% contre 46% en 2012 pour ce dernier. Fillon se voit crédité de 11%, Le Pen de 5% et Macron de 38%.

Et l'Humanité de ce vendredi de titrer "Les enseignants voteraient de plus en plus à droite... c'est juste faux". Attention, ce n'est pas le Pcf qui s'exprime dans les colonnes du journal de Pierre Laurent, mais Laurent Frajerman, chercheur au centre d'histoire sociale du XXe siècle de l'université de Paris 1, qui écrit:"Ces chiffres invalident deux thèses, celle du vote Fn des enseignants et celle de leur droitisation".

D'accord sur le vote Fn, monsieur le chercheur au centre d'histoire sociale du XXe siècle de l'université de Paris 1. Mais alors, vous considérez le vote Macron pour un suffrage de gauche? Ben oui, répond ledit universitaire dans les colonnes de l'Huma"C'est un vote qui relève de ce que l'on appelle les "dissonances": on s'éloigne de son camp pour une fois, mais cela ne signifie pas qu'au fond, au niveau des valeurs, on a changé de camp."

Pour ma part, je n'ai aucun titre universitaire, même pas le bac. Fils et petit-fils d'ouvrier, je suis devenu conducteur de train à la SNCF. Mais enfant de la classe ouvrière et le revendiquant encore aujourd'hui, dans mon combat pour le progrès social et la justice, je sais dénommer un chat un chat, et un vote réactionnaire un vote pour le monde des affaires. Quitte à débattre sans relâche dans mon combat de classe avec les travailleurs qui se trompent d'adversaire, qu'ils soient ouvriers ou enseignants.

Elections françaises: une victoire qui rassure mais d’une manière illusoire

 

28 Avril 2017
 

 

Voici l’article d’analyse sur la situation française publié par le site cubain, cuba debate, je dois dire que j’en partage pratiquement toute l’analyse. Et elle me paraît poser les termes du débat pour le présent et le futur d’une manière claire

 

(note et traduction de Danielle Bleitrach pour Histoire et societe)


http://www.cubadebate.cu/especiales/2017/04/25/elecciones-en-francia-macron-la-enganosa-victoria-que-tranquiliza/#.WQMEVfnyi70

 

Le vainqueur du premier tour et futur président probable de la France est un représentant de tout ce qui a échoué au cours des dernières décennies en termes de tendances politiques.

 

Il n’y a pas eu de surprise lors du premier tour de la présidentielle française le 7 mai les Français devront choisir entre le jeune ancien banquier et ancien ministre libéral-européen Emmanuel Macron, et l’extrême – droite Marine Le Pen qui défend un programme de repli nationaliste. Ce sera un choix entre une continuité rassurante et rupture destructrice

 

Rassurant parce que tous les sondages dans cette élection – et leurs prévisions ont été tout à fait éclairant – ils indiquent que le 7 mai Macron va battre Le Pen de 60% à 40%, avec vingt points de différence . Cela signifie que la France va poursuivre sur la voie des dernières décennies, ce qui est une bonne nouvelle pour les marchés, la stabilité des grands groupes financiers et d’ affaires, français, pour les intérêts européens et internationaux, et, bien entendu, pour les médias mondialisés. Vous pouvez en augurer que le risque d’une rupture électoral est conjuré en France.

 

Si on considère ce résultat dans une perspective plus large, on doit reconnaître que cette victoire est rassurante d’une manière trompeuse . L’avenir le plus probable représenté et défendu par le président Macron est celui d’un programme qui aggrave tout ce qui a déjà témoigné de graves inerties et dysfonctionnements au cours des trente dernières années au cours desquelles a éclos et à incubé le malheur de la France et a conduit à la grande crise financière de 2008, ce qui à son tour a déclenché le grave processus de désintégration à l’oeuvre dans l’union européenne depuis lors. Qu’est-ce que cette victoire dans un tel contexte?

 

Macron sera le président qui continuera la dévaluation interne, l’ajustement des salaires par le sous-emploi et la précarisation dans la course à la compétitivité. A en juger par son programme et démonstrations tout indique qu’il est le candidat plus conforme à l’actuelle ligne germano-européenne.

 

« La France à elle seule peut influencer l’ Allemagne si elle a de la crédibilité sur le plan économique et financier »« nous serons forts en Europe et dans le monde parce que les réformes auront été faites» . Et le signe de ces réformes est sans équivoque: il s’agit d’avancer un peu plus, « Bien sûr pas autant que ne le prévoyait le programme du candidat conservateur, François Fillon- dans le sens de – ce qui a été fait et essayé jusqu’à présent.

 

Macron veut aller bien au-delà réforme du travail,à laquelle 67% des Français étaient opposés et qui les a poussés à manifester au printemps dernier. Au point que le Hollandisme pour mettre en œuvre cette réforme au Parlement a dû le contourner avec l’article 49/3 de la Constitution, Macron avance dans le sens d’une transformation du code du travail par décret. C’est de la témérité. .

 

Les élections de ce dimanche ont confirmé la recomposition du paysage politique français. Pour la première fois , les deux partis qui ont mené la politique française et alternaient au pouvoir pendant près de la moitié d’ un siècle, les socialistes et les conservateurs, n’ont pas franchi le deuxième tour . La décomposition du Parti socialiste est manifeste (hier son candidat obtenu 6% des voix) et l’échec de Fillon (environ 19,7%) a dit quelque chose de similaire pour les républicains. Quel que soit celui des quatre prétendants hier en jeu, qui l’emporte, il serait un président faible avec un soutien de 25% et trois – quarts de l’électorat contre lui . Les prétendants réels réels sont au premier tour, le second reflète surtout la volonté d’empêcher la victoire de l’autre, dans ce cas celle de Le Pen. Dans ce contexte de faiblesse, Macron paraît sans parti pour le soutenir.

 

La candidature et la victoire électorale de Macron ont été un succès, mais ce succès a entériné la démolition du système des partis français . Depuis trente ans , ces partis ont mis en scène l’illusion d’une alternance; Illusion parce que les grandes questions qui se posent maintenant dans les crises- le projet européen et les grandes lignes de politique socio-économique- n’étaient pas en débat . Macron a brisé cette apparence: il n’est « ni à gauche, ni à droite »,il est les deux choses à la fois. Dans cette opération, le système a largué l’utilisation de cette alternance. Sa dernière cartouche ?

 

Vue avec une certaine distance , la situation est critique: tout ce qui en Europe produit de la radicalisation et de la contestation continueront. Cela signifie que ce qui est arrivé avec le Brexit et la victoire de Trump xssont à l’oeuvre en France. En 2002, le Front national a été battu par Jacques Chirac avec une différence de 60 points au deuxième tour. Marine Le Pen est maintenant battu par 20 points. Lors de ces élections, Le Pen a gagné un million de voix de plus par rapport à 2012.¿quelle sera l’évolutio, dans les années à venir si le système ne change pas – et il n’y a pas de signe d’une amélioration quelconque? Celui qui se réjouit de la marge, est ignore que la France danse sur un volcan?

 

Il faut mesurer que la contestation ne s’arrête pas avec Le Pen. Apparaissent d’autres forces de contestation comme les des altermondialistes comme Jean-Luc Mélenchon (qui a remporté hier 19,2% des voix, soit plus de huit points de plus qu’en 2012, une augmentation significative). L’alternative de Mélenchon n’est pas destructrice mais de transformationLa gauche française a été réinventée dans cette campagne. Mélenchon a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour et a annoncé un mouvement de « consultation publique ».
.

Dans la perspective du second tour, la victoire paraît de l’ordre d’une simple procédure Emmanuel Macron: recevra tout le vote du hollandisme et de la droite. Cela a été exprimé hier soir, le premier ministre Bernard Cazeneuve, son prédécesseur Manuel Valls, le candidat socialiste, son rival conservateur, François Fillon, les personnalités de son parti, républicains (Laurent Wauzquiez, François Baroin, Christian Estrosi), en fin de compte la majeure partie des la classe politique. François Hollande dans les prochains jours. A côté de cela, le Front national ne recevra que des votes de la droite en colère: « de ceux qui ont le sentiment qu’on leur a volé les élections », a déclaré le vice-président du Front national, Florian Philippot, faisant référence au scandale Penélopegate en Janvier qui a détruit la position de leader incontesté de Fillon dans cette course et que bon nombre de ses électeurs considèrent un piège organisé.

 

« Le Pen n’a aucune chance contre Macron, selon les sondages.

Trois mille militants , des centaines de journalistes, Macron, le jeune et brillant vainqueur âgé de 39 ans uk y a trois ans était un étranger pour les Français, il a célébré sa victoire<. Il a salué ses dix adversaires et a remercié Hamon Fillon le socialiste et le conservateur qui ont dit qu'il fallait voter pour lui le 7 mai.

 

« En un an , nous avons changé le visage de la vie politique française , » at – il dit. Grâce au scandale qui a déferlé sur Fillon, Macron a pu mener une campagne politique vide dans laquelle il a été le principal produit et le message essentiel . Mais cela a fonctionné. La République a gobé le produit. Une grande question. Macron hier soir a nié que son mouvement serait un simple lobby, pas plus qu'une bulle . « Je veux à unir les Français , » dit – il en appelant à la « soif d'optimisme et d' espoir pour notre pays et pour l' Europe ». « Je veux d'être président des patriotes contre la menace nationaliste », a-t-il ajouté . « Redéfinir l'Europe », « relancer la construction européenne , » a-t – il insisté.

 

La corrélation des forces en France est mesurée sur l'axe de la souveraineté nationale. Les Français ne sont pas satisfaits surtout parce que la vie se dégrade de plus en plus et que la république ne peut rien faire sur le sujet. Tout ce qui compte en ce qui concerne en matière de décisions dépasse le cadre de leur vote et la souveraineté nationale. L'euro empêche les ajustements et les dévaluations, les ministères économiques ne sont que des exécuteurs des politiques décidées à l'UE, l'OMC, le FMI. le droit européen surclasse le pouvoir national, malgré l'absence d'une base démocratique: il est légal, mais pas légitime . La politique étrangère et de défense est encadrée par une stratégie (américaine) organisée par l' OTAN en dehors est non seulement la nation , mais de l'UE elle – même. Et par dessus tout cette spoliation esrt sanctuarisée , les normes et les traités sont blindés pour le rendre irréversible.

 

Cette situation doit être opposée à la corrélation des forces qu’ont mis en évidence ces élections: 8 des 11 candidats présents sont plus souverainistes que mondialistas . Leur vote cumulé dépasse 50% des exprimés et la colère de la france devant sa spoliation va encore plus loin. La position d’Emmanuel Macron, la plus claire dans l’engagement de la France dans la mondialisation est donc extrêmement fragile et trompeuse . Sa victoire semble une dernière cartouche. Peut-être le dernier recours avant l’éruption.

 

Elecciones en Francia: Macron, la engañosa victoria que tranquiliza

27 avril 2017

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (II)

 

Mis en ligne sur le blog d'Action communiste le 16 mars 2015

 

Lu sur le blog "Indépendance des chercheurs", 11/03/2015

Le 11 mars 2015, Planet rapporte encore « Manuel Valls à Marion Maréchal-Le Pen : "Vous n'êtes ni la République ni la France" », et l'Opinion ajoute « TextO’ : Front National : Najat Vallaud-Belkacem : "Manuel Valls a parfaitement raison" ». Simultanément, La Chaîne Parlementaire diffuse une vidéo avec le titre « Elections départementales : le Front national tend la main à l'UMP ». BFMTV souligne à son tour « Manuel Valls et Marion Maréchal-Le Pen à couteaux tirés », et RTL interroge « Valls a-t-il raison de craindre l'ascension du Front National ? ». En réalité, le contenu de la campagne lancée par le gouvernement et le Parti Socialiste contre le FN vise, au-delà de cette organisation et de ses dirigeants, le rejet populaire d'une politique clairement antisociale. 

 

Le désaveu exprimé par la population française envers l'essentiel de la politique de François Hollande et Manuel Valls étant assimilé sans raison valable au Front National. Certes, le FN récupère sur le plan électoral une partie de cette détresse générale, mais la source des problèmes que rencontre le Parti Socialiste auprès d'une majorité croissante de la population est bien plus profonde et résulte de sa propre stratégie.

 

Ce n'est pas par une campagne apparemment dirigée contre le Front National mais essayant de tout amalgamer dans la pratique, que le gouvernement parviendra à persuader les citoyens du bien-fondé de sa politique et de celle de l'Union Européenne. Pas plus que par l'affaire d'une possible fraude du FN au Parlement Européen, largement évoquée par les médias et sur laquelle Le Monde écrit entre autres « Qui sont les frontistes visés par l’enquête européenne pour fraude ? » ou encore « Le Front national voit la main de Manuel Valls derrière l'enquête au Parlement européen », alors que l'Opinion se demande « Parlement européen : le FN, seul dans le collimateur ? » et L'Express répercute « Soupçon de fraude du FN : Le Pen dénonce une "manipulation politique" ». A son tour, Le Point évoque « les dessous d'un scandale ».

 

En même temps, la montée de l'abstention donne lieu à une agitation politicienne proposant de rendre le vote obligatoire. L'Express en fait à nouveau état, écrivant « Comme d'autres avant lui, François de Rugy (EELV) veut rendre le vote obligatoire ». Mais peut-on déguiser les réalités politiques par ces procédés ? Et quelle a été l'origine historique de la montée progressive du Front National, si ce n'est la volonté de François Mitterrand et du secteur dominant de la « gauche » de l'époque ? Encore un calcul politicien. Notre article « Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I) » rappelle l'opération de promotion du FN lancée par François Mitterrand et le Parti Socialiste depuis 1982 et décrite en détail dans l'ouvrage La main droite de Dieu d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Seuil 1994. Faux, Legrand et Perez consacrent même à cet épisode de la politique française un chapitre intitulé La politique du Front fort.

 

Si l'ont s'en tient aux sondages récents, le Front National ne serait pas loin de doubler son pourcentage de voix dans les prochaines élections départementales par rapport à celui obtenu par Jean-Marie Le Pen en avril 2002 lors du premier tour des élections présidentielles (16.86%), lorsque l'alors président du Front National a accédé au second tour au détriment du premier ministre « socialiste » Lionel Jospin.

 

A son tour, Marine Le Pen a obtenu 17.9% lors du premier tour des dernières élections présidentielles (avril 2012). Loin, également, du 33% des voix qu'un sondage a récemment attribué au Front National pour les prochaines élections départementales.

 

Entre avril 2012 et les élections européennes de mai 2014, où le Front National a obtenu 24.86% des voix, une très nette progression électorale de ce parti a fait suite à la politique appliquée pendant deux ans par François et Jean-Marc Ayrault.

 

L'accès de Manuel Valls à la fonction de Premier Ministre depuis le 31 mars 2014 n'a manifestement pas enrayé cette évolution.

 

Mais quels ont été les origines de la montée progressive du FN commencée il y a plus de 30 ans ?

 

Comme déjà rappelé dans notre précédent article « Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I) », des extraits de l'ouvrage La main droite de Dieu sont accessibles aux adresses http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf et http://lepcf.fr/LA-MAIN-DROITE-DE-DIEU .
Toujours dans le chapitre La politique du Front fort, on peut lire entre autres à propos de l'opération lancée en juin 1982 par une lettre de François Mitterrand :
(...) mardi 29 juin l'invité du journal du soir de TF1 en direct sur le plateau est... Jean Marie Le Pen !
(...)
Coïncidence, le direct avec le dirigeant d'extrême droite a lieu le soir d'un mini-remaniement ministériel. (...) Pierre Bérégovoy, alors secrétaire général de l'Élysée, fait son entrée. (...) Placé de fait en opposant privilégié, Jean-Marie Le Pen commente ce changement à chaud devant les caméras : « François Mitterrand est un grand manoeuvrier. Avec ce remaniement, il vire large. Cela démontre que le président veut prendre la barre en main dans la tempête qui s'annonce. »
(...)
A la radio comme à la télévision, les apparitions du Front national se multiplient. Journal de 13 heures sur TF1 le 7 septembre, journaux de 20 heures sur TF1 et A2 le 19 septembre à l'occasion de la fête des BBR, de nouveau sur la Une le 30 octobre et, enfin, le lendemain, la Deux livre un extrait brut d'un discours de Jean-Marie Le Pen sur la « lutte antimarxiste ».
Autre rendez-vous aussi couru qu'inespéré : le célèbre "Tribunal des flagrants délires", animé par Claude Villers sur France-Inter. « C'est la première fois que le service public m'offre la possibilité de m'exprimer pendant plus d'une heure », reconnaît d'ailleurs à l'antenne le dirigeant du Front national. Émission mémorable entre toutes. (...) on rit de lui, on rit avec lui. Mais, c'est là l'important, Le Pen n'effraie pas.
La série continue au moment des élections municipales de mars 1983. Par deux fois en six semaines, Yves Mourousi convie Jean-Marie Le Pen dans son journal de la mi journée. (...)

(fin de l'extrait)

 

La montée électorale progressive du Front National a suivi cette promotion médiatique. A ce sujet, le même chapitre de La main droite de Dieu fait état de ces déclarations :

 

Pierre Bérégovoy à Franz-Olivier Giesbert : « On a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C'est la chance historique des socialistes ». Source : Le Président, Seuil 1990.

 

Maurice Faure : « Mitterrand est un fameux connaisseur des rouages de la politique, hein! Les autres ont bien fait ça avec les communistes. Alors, pour le Front national, c'est de bonne guerre ». Source : entretien avec les auteurs.

 

Paul Quilès, évoquant ses réflexions avec François Mitterrand : « Mes réflexions avec lui ont été nombreuses sur le sujet. Elles étaient plus stratégiques que politiques. Mitterrand est assez tacticien pour savoir qu'il faut diviser l'adversaire ». Source : entretien avec les auteurs.

Peut-on être plus clair ?

 

François Mitterrand et le Parti Socialiste ont donc sciemment lancé, et poursuivi, une stratégie politicienne de soutien à la montée électorale du Front National visant à isoler la « droite » parlementaire.

 

Un effet qui s'est manifesté tout au long des deux mandats de François Mitterrand, et même sous Jacques Chirac lors des élections parlementaires de 1997 qui ont ouvert la voie à la formation du gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Mais quel a été le bilan de cette « gauche plurielle »?

 

En avril 2002, après cinq ans de « gauche plurielle » et de politique réactionnaire de « gauche » (conseils européens, casse de la fonction publique, record de privatisations...), Lionel Jospin a payé une première facture de la stratégie de promotion du Front National par son élimination au premier tour des élections présidentielles. Ce n'était qu'un début...

 

Voir aussi nos articles (cliquer sur chaque titre) :

 

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I)

Elections européennes : quel bilan ? (I)

 

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26 avril 2017

Cela fait 33 ans que François Mitterrand et le Parti Socialiste ont lancé (en 1982) avec des moyens considérables l'opération de promotion du FN

 

mis en ligne sur le blog d'Action communiste le 02/03/2015

 

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I)

 

Le 2 mars 2015, Le Figaro écrit « Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix ». Précisément, cela fait 33 ans que François Mitterrand et le Parti Socialiste ont lancé (en 1982) avec des moyens considérables l'opération de promotion du FN. L'ouvrage La main droite de Dieu d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Seuil 1994, rappelle en détail cet épisode. Quel est à présent le bilan de l'aventure politique qui a fait suite à ce soutien médiatique apporté par une certaine « gauche » gouvernementale au Front National ? L'objectif de Mitterrand et du PS étant d'empêcher la « droite » de récupérer le mécontentement populaire engendré par leur politique.

 

Trente-trois ans après, le dernier sondage sur la montée électorale prévisible du FN n'est pas une vraie surprise pour la presse internationale. The New York Times Magazine analysait il y a deux semaines : « France’s ultranationalist fringe party isn’t so fringe anymore ». Il y a une semaine, Reuters rapportait notamment « France's National Front seen leading local elections: poll ». Ce week-end, The Independent écrivait explicitement « Rise of the French far right: Front National party could make sweeping gains at this month's local elections ». De même, la semaine dernière El Mundo commentait « El Frente Nacional se confirma como primer partido de Francia ». Le 2 mars, avec le titre « El avance de los populismos », La Región n'hésite pas à comparer le Front National avec Syriza. Hier, El Temps s'interrogeait sur l'actuelle « Efervescència nacionalista ».

 

L'auteur se demandait d'emblée « ce que peuvent avoir en commun » des mouvements comme le FN, Syriza, Ukip, Podemos... Une question devenue de plus en plus fréquente, sous des formes diverses. Dans un article intitulé « Roma, Lega in piazza con CasaPound. "Vaffa" di Salvini a Renzi e Fornero », Corriere della Sera rapporte « E’ stato letto dal palco anche un messaggio della presidente del Fronte Nazionale francese Marine Le Pen ». Mais comment a-t-on pu en arriver à une telle situation de crise politique où, partout en Europe, le discrédit des partis « de gouvernement » actuels et précédents ne cesse de s'aggraver ?

 

Une chose paraît évidente : l'amertume et la colère populaires après trois décennies de mondialisation à outrance et de politique musclée des représentants du capitalisme est en passe d'atteindre un seuil critique. Quels que soient les partis qui récupèrent à présent (et jusqu'à quand ?), sur le plan électoral, cette détresse croissante des populations.

 

Le Courrier International écrivait la semaine dernière « Vu des Etats-Unis. Le Front national intrigue l'Amérique ». C'est le moins que l'on puisse dire.

 

Mais précisément, quelle est l'origine de la montée du Front National, et à quoi répondait-elle à cette origine ? Comment la montée progressive du FN a-t-elle pu perdurer, jusqu'à aboutir à la situation actuelle ?

Des extraits de l'ouvrage La main droite de Dieu sont accessibles aux adresses http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf et http://lepcf.fr/LA-MAIN-DROITE-DE-DIEU .

 

On peut lire, notamment :

 

[ « L'unité nationale, ce n'est pas l'uniformité, c'est le pluralisme des opinions, le choc des idées.» Ce 8 mai 1982, Jean-Marie Le Pen écoute le discours que François Mitterrand prononce à Orléans. Il décide de saisir la balle au bond. Le Front national n'en finit pas de végéter: 0,2 % des voix aux élections législatives de juin 1981 et pas mieux aux cantonales de mars 1982. Conséquence: aucune chaîne de télévision n'a pris la peine de se déplacer pour le congrès du FN qui vient de s'achever en cette fête de Jeanne d'Arc. Jean Marie Le Pen n'apprécie pas cette absence. Et il le fait savoir en écrivant à l'Élysée. L'appel présidentiel au respect du pluralisme vient à point nommé.]

(fin de l'extrait)

 

et plus loin :

 

[Sur les conseils de Michel Charasse, François Mitterrand signe, le 22 juin, une réponse écrite à Jean-Marie Le Pen: « Il est regrettable que le congrès d'un parti soit ignoré par Radio-Télévision. [...] Elle ne saurait méconnaître l'obligation de pluralisme qui lui incombe [...]. L'incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d'ores déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d'appeler l'attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m'avez saisi. »]

(fin de l'extrait)

 

François Mitterrand a ainsi pris des mesures très conséquentes visant à contraindre les médias à accorder une place importante à la médiatisation du Front National. On peut lire à ce sujet dans La main droite de Dieu :

 

[La première chaîne, alors publique, se montre la plus zélée. (...) Annik Beauchamps se souvient de s'être fait imposer la présence du président du Front national: « C'était en fin d'après-midi, Alain Chaillou et moi-même, nous avons reçu l'ordre d'inviter, pour le journal de 23 heures, Jean-Marie Le Pen, et c'était un ordre suffisamment précis pour qu'on soit obligés d'y obéir. »]

(fin de l'extrait)

 

Le Front National a ainsi été à l'origine (1982 et années suivantes), pour François Mitterrand et le Parti Socialiste, un moyen de préserver une hégémonie électorale que menaçait leur propre politique de « rigueur ».

 

Rappelons, à ce sujet, que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissaient depuis longtemps, au point d'avoir été ensemble témoins de la défense des putschistes d'Alger (notamment, Raoul Salan) en 1962. L'avocat de la défense n'était autre que Jean-Louis Tixier-Vignancourt, ancien secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy (1940-41) et fondateur en 1953-54 du Rassemblement National. C'est à sa demande, que Mitterrand est intervenu.

 

En 1965, Jean-Louis Tixier-Vignancourt sera candidat à la Présidence de la République avec Jean-Marie Le Pen comme directeur de campagne. Il appellera à voter pour François Mitterrand au second tour.  Par la suite, Mitterrand bénéficiera systématiquement du soutien de l'extrême-droite et des nostalgiques de l'Algérie française.

 

En 1982, au moment où l'opération de promotion du Front National a été lancée, François Hollande et Ségolène Royal faisaient déjà partie de l'entourage de François Mitterrand et de son gouvernement.

 

On trouve parmi les ministres en exercice au sein du gouvernement de Pierre Mauroy en 1982 Gaston Defferre, Michel Jobert, Charles Fiterman, Michel Rocard, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Bérégovoy, Robert Badinter, Claude Cheysson, Charles Hernu, Jack Lang, Edith Cresson... En juin 1982, un blocage des prix et des revenus a eu lieu, le motif déclaré étant de contrer l'inflation. La politique gouvernementale se trouvait déjà « sous tension ».

 

La politique dite de « rigueur» sera ouvertement déclarée en mars 1983. Les ministres du nouveau gouvernement Mauroy étaient Jacques Delors, Pierre Bérégovoy, Gaston Defferre, Charles Fiterman, Robert Badinter, Claude Cheysson, Charles Hernu, Michel Rocard, Laurent Fabius, Alain Savary, Edith Cresson, Roger Quilliot, Michel Crépeau et Marcel Rigout.

 

La suite sera examinée plus en détail dans des articles ultérieurs.

 

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27 avril 2017

Claude Askolovitch , ces policiers qui votent Front national

"Ces policiers, nous dit Claude Askolovitch, qui votent Front national sont ceux que le peuple applaudit après les attentats, et tout ce qui reste quand l’État est branlant. Ils trouvent, dit-on, que les apocalypses de l’extrême droite correspondent mieux au réel que les fraternités verbales de ceux qui nous gouvernent. Ils ont envie de fermeté, comme un prof voudrait de la discipline et (là encore, patientez) un jour –qui sait?– on verra les enseignants dépasser le stade de la réaction pédagogiste pour demander autre chose… En attendant, les gardiens de la République regardent vers Marine. Si demain l’extrême droite brise son plafond de verre, sa Présidente trouvera des policiers, des gendarmes, des militairres soulagés et fidèles. Elle n’aura même pas besoin de les changer, ni même de durcir leurs consignes. Ils sont déjà les gardiens de notre ordre. Ils sont la République, ceux qui la protègent et en sont la preuve. Le FN est républicain, et on devra admettre que ceci, «républicain», n’est qu’un mot..."

Reprenons l'article et les révèlations de Claude Askolovitch...

Michel Peyret


La République est un policier Front national

Claude Askolovitch

 — 12.01.2016 - 17 h 31, mis à jour le 12.01.2016 à 17 h 31

D'après un récent sondage du Cevipof, 7 policiers sur 10 ont voté Front national aux dernières élections régionales. Faut-il crier au loup? Et si oui, auquel?

AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

Citoyen, entre dans un commissariat pour une démarche banale et regarde autour de toi? Ils sont affairés, sérieux, en attente, un peu gouailleurs ou tendus parfois. Combien de policiers autour de toi? Cinq? Huit? Disons dix. Regarde-les bien, le fonctionnaire qui prend ta plainte, la policière à côté qui remplit un dossier, ces deux jeunes qui partent en patrouille, cow-boys gentils, regarde cette maison de la République, il y a peut-être au mur le portrait d’un flic mort pour toi… Sur les dix policiers, sept ont voté Front national aux régionales. Ça va, citoyen?

On parle ici d’une étude qui aurait dû être opposée systématiquement aux politiques et singulièrement au pouvoir, à la place du questionnement en ritournelle sur les dissidences de Taubira, mais dont les vertiges sont mis sous le boisseau. Publiée avant les fêtes, elle est restée inaperçue jusqu’à la semaine dernière. Elle émane du Cevipof, le Centre d’étude de la vie politique française, une institution sans conteste quand il s’agit d’ausculter ce pays, qui est allé interroger 25.000 français avant les élections régionales, sur leurs intentions de vote (trente fois plus qu’un sondage moyen dont les media font leur bruit). Est apparu que les fonctionnaires, jusque-là résistants au lepenisme, étaient gagnés par la tentation de Marine. Et que les fonctionnaires d’autorité, eux déjà bien embarqués dans le lepenisme, avaient basculé majoritairement: 51,5% des policiers et des militaires annonçaient un vote d’extrême droite, contre 30% avant la présidentielle.

Police, Front national, République

Un sur deux, c’est déjà bien. Mais ce n’est rien encore. Si l’on interroge le Cevipof pour plus de détails, on a ceci. Les policiers votent plus FN que les militaires: oubliez les clichés sur l’armée tissée de badernes fascisées, les flics au contact de la brutalité du pays les dépassent en marinisme. Et aussi cela: les retraités votent moins FN que les gens en activité: c’est maintenant que cela se passe, pas dans les nostalgies. Bref. En chiffres brut, ils sont 7 policiers en activité sur 10 à annoncer au Cevipof, à la fin novembre, que le Front est désormais leur choix.

Passons ici les raisons, et regardons le tremblement politique, jusqu’ici soigneusement évité, et poussons les logiques.

Syllogisme 1.Les policiers défendent la République. Les policiers votent Front national. Donc le Front national, c’est la République.

Syllogisme 2.Le Front national n’est pas républicain. Les policiers votent Front national. Donc la police n’est plus républicaine.

Avant même de parler des frontistes, l’irréalité du socialisme de pouvoir apparaît pour ce qu’elle est: une sincérité confinant à l’imposture poignante

Syllogisme 3. Manuel Valls combat le Front national. Les policiers votent Front national. Donc Manuel Valls combat les policiers.

Syllogisme 4. Manuel Valls défend les policiers. Les policiers votent Front national. Donc Manuel Valls défend le Front national.

Syllogisme 5. Manuel Valls combat le Front national. Les policiers votent Front national. Manuel Valls défend les policiers. Donc Manuel Valls combat Manuel Valls.

L'obsession de l'identité

Le charme du syllogisme tient à son absurdité révélatrice. Manuel Valls (on aurait pu écrire Hollande ou Cazeneuve, mais le Premier ministre incarne mieux une ligne politique dans le flou du pays) ne se combat pas, ni ne combat les policiers, ni ne défend le Front national, évidemment! Mais ses contradictions éclatent, quand les sujets de son admiration, répétée à l’envi, choisissent l’objet de sa détestation, sans cesse réitérée. Valls parle, mais ses paroles sont sans influence sur une France exaspérée. Avant même de parler des frontistes, l’irréalité du socialisme de pouvoir apparaît pour ce qu’elle est: une sincérité confinant à l’imposture poignante. Maintenant, détaillons.

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Syllogisme 5? Si Valls est pour Valls, la gauche combat bien la gauche, et ses valeurs sont sa perte ou son remords, en ce temps de déchéance et d’anathêmes. Et (syllogisme 4) dans les thématiques qui dominent, sur le besoin d’ordre et d’autorité et de mode de vie à défendre, il n’y a rien qui s’oppose à la lecture du monde du FN. La politique n’est plus un débat sur les mesures à prendre et la raison objective, mais une proclamation d’identités. L’objet du bruit dominant est ce «qui sommes-nous» lancinant, le «qui suis-je» obsédant, qui définit une norme et des exclusions. Entre le «je suis charlie, je suis laïque» de la gauche, le «je suis chrétien de racines et républicain d’autorité» du sarkozysme, le «je suis gaulois et je suis chez moi» des identitaires, les différences comptent moins que la démarche. Si les réponses peuvent différer, le questionnement est le même, de la gauche à l’extrême droite. Dis-moi comment nous débattons, et regarde qui prospère.

Flics «fascistes assassins»?

Quant à la gauche qui maltraiterait la police (syllogisme 3), sourions donc. Encensées, vantées, applaudies, protégées de tout questionnement sur leur efficacité comme de toute critique politique, les «forces d’ordre et de sécurité» sont les catégories caressées de la parole officielle. Sauf que dans le vrai monde, ce sont elles qui se coltinent sur le terrain la basse œuvre et la méchanceté des temps, et ce sont les socialistes, aujourd’hui, qui les envoient au combat –militaires au Mali ou devant les synagogues, policiers et gendarmes dans les zones de non-droit ou à Sivens ou Notre-Dame-des-Landes… Il y a soixante ans, un pouvoir de gauche avait envoyé l’armée mater l’Algérie révoltée. Nos militaires, venus de la guerre contre le nazisme, s’étaient retrouvés parfois tortionnaires, toujours écoeurés, finalement putschistes pour certains, et fascisés –mot simpliste– pour avoir été blousés. La comparaison vous heurte? Laissez-là reposer, quelques minutes, quelques mois, et attendons.

La police défend les inclus et l’ordre gentil, du Bataclan, des vélib et des barrages à Sivens. Elle est brutale envers ceux qui brutalisent l’ordre social, progressiste et républicain

Plus immédiates sont nos premières hypothèses. La police ne serait plus républicaine? L’idée fera frémir chez les derniers révoltés du pays, qui scandent le «flics fascistes assassins» du siècle dernier, voient dans les bavures la nature même de la police, dans leur impunité la preuve du pouvoir, et dans le procès d’un flic qui avait tiré dans le dos d’un voyou en fuite, évidemment sous-traité par les media dominants, le moment de vérité.

Bobos et matraques

Erreur de perspective. C’est de la République qu’il faut parler ici. La République et ce qu’elle fait, demande, obtient, de ceux qui la servent. La République, dont les ennemis sont exactement ceux que le Front national désigne dans ses brutalités. La République du quotidien, au-delà des ses amabilités verbales, est une créature simple. On perquisitionne les islamistes et les associaux, on embastille les casseurs, on voue aux gémonies ceux dont les pratiques ou les convictions (salafiste sociétal, écolo anarchiste, intégriste anti-mariage gay) s’opposent au bien dominant. Le parfum musulman mis de côté, il n’y a rien qui diffère des années Marcellin, dans les années 1970, quand l’ordre social justifiait la violence de l’État. Sauf une chose. À l’époque, le socialiste moyen, soixante-huitard récalcitrant, pouvait être du mauvais côté des matraques. Aujourd’hui, on le protège.

Soyons clair. Il n’y a rien d’inquiétant pour le citoyen ordinaire à croiser des policiers, et strictement rien à craindre ni à objecter y compris pour l’homme de gauche progressiste… La police défend les inclus et l’ordre gentil, du Bataclan, des vélib et des barrages à Sivens. Elle n’est brutale que dans les quartiers de racaille, dans les manifs de violents culs-bénits ou d’impéninents zadistes. Elle est brutale envers ceux qui brutalisent l’ordre social, progressiste et républicain. Désormais (en a-t-il honte?) le bobo de gauche campe du même côté que le frontiste: dans le camp de l’accepté et du protégé, du possible. Ce n’est que dans le verbe que l’extrême droite est persécutée. Face aux bleus, l’homme du FN est un bourgeois comme les autres, ni salafiste, ni djihadiste, ni black bloc, ni skinhead désuet. 

Et si le plafond se brise?

C’est ainsi. Devenus frontistes, les policiers n’en sont pas moins aimables, et n’ont pas tant changé. Ils ne nous ont pas quitté. Qui cesse de les aimer? Qui dira sérieusement qu’il faut se méfier d’eux, oublier Ahmed Merabet ou Franck Brinsolaro, si leurs collègues votent mal? Personne, et surtout pas nos gouvernants. Il n’y aura pas d’épuration de la police –on n’épure pas les évidences. L’ordre est maître de l’heure, la peur domine, l’antifascisme parle du sexe des anges. À Cologne, des jeunes immigrés en frustration sexuelle terrorisent et brutalisent des jeunes femmes le jour de la Saint-Sylvestre: allez, après ça, expliquer que seule Marion Maréchal-Le Pen serait mauvaise pour les femmes, au prétexte qu’elle attaque le planning familial. Voilà le paysage.

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Ces policiers qui votent Front national sont ceux que le peuple applaudit après les attentats, et tout ce qui reste quand l’État est branlant. Ils trouvent, dit-on, que les apocalypses de l’extrême droite correspondent mieux au réel que les fraternités verbales de ceux qui nous gouvernent. Ils ont envie de fermeté, comme un prof voudrait de la discipline et (là encore, patientez) un jour –qui sait?– on verra les enseignants dépasser le stade de la réaction pédagogiste pour demander autre chose… En attendant, les gardiens de la République regardent vers Marine. Si demain l’extrême droite brise son plafond de verre, sa Présidente trouvera des policiers, des gendarmes, des militairres soulagés et fidèles. Elle n’aura même pas besoin de les changer, ni même de durcir leurs consignes. Ils sont déjà les gardiens de notre ordre. Ils sont la République, ceux qui la protègent et en sont la preuve. Le FN est républicain, et on devra admettre que ceci, «républicain», n’est qu’un mot.

Claude Askolovitch (112 articles) 
Journaliste

Posté par Michel Peyret

Publié par  El Diablo

Comment MACRON a vendu ALSTOM aux Américains

Macron, c'est le gars qui met une casquette pour brader ensuite l'entreprise.

Macron, c'est le gars qui met une casquette pour brader ensuite l'entreprise.

CI-DESSOUS : Extrait de l’émission Spécial Investigation du 9 novembre 2016 : Anti-corruption, l'arme fatale américaine. Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à General Electric, alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

 

Le 1er tour dans la presse

 

par  ·

J’ai accordé, ces derniers jours, diverses interviews dans des médias internationaux, sur la situation en France après le 1er tour de l’élection présidentielle. On pourra ainsi trouver :

 

Par ailleurs, j’ai répondu à un élève journaliste, M. Thibault Marotte et je publie les réponses que j’ai données car, portant sur l’Euro qui est devenu (enfin) un sujet de campagne, elles peuvent intéresser mes lecteurs.

 

Réponses adressées à M. Thibault Marotte

 

  • La sortie de l’euro et le retour au franc entrainerait-elle une baisse du pouvoir d’achat des Français ou bien justement une augmentation ?

Rappelons que la sortie de l’Euro, et le redénomination de la monnaie est « neutre » du point de vue du pouvoir d’achat. Tous les revenus sont convertis de l’Euro vers le Franc, toutes les dépenses aussi. De la même manière, tous les actifs du patrimoine d’un ménage et toutes ses dettes sont aussi convertis. Ce qui changerait ne serait pas la sortie de l’euro mais la dépréciation du Franc par rapport au « nouveau » Deutsch Mark et – dans une moindre mesure – au Dollar. Cela signifie que certains produits importés augmenteraient, et environ 40% des dépenses des ménages sont des importations (de manière directe ou indirecte). Mais, il est aussi évident que le Franc se réapprécierait par rapport à d’autres monnaies (comme la Lire ou la Pesetas). Et donc, que sur les importations en provenance de ces produits il y aurait en réalité des baisses de prix. Ceci donne une image pour chaque individu. Mais, si l’on raisonne en terme de pouvoir d’achat global, pour l’ensemble de la population, le retour à l’emploi de 1,5 à 2,5 millions de personnes que l’on peut raisonnablement attendre pour les trois années qui suivraient une sortie de l’Euro signifierait que ces personnes ne percevraient plus des allocations chômages mais des salaires, d’un montant supérieur.

 

La réponse à votre question dépend donc de l’horizon temporel que l’on adopte. Immédiatement, il n’y aurait aucun impact ; à 6 mois, sans doute – mais cela dépend largement de la structure de la consommation de chaque ménage – une perte de 3% environ (certains ménage, qui consomment des biens « hauts de gamme » subiraient une perte de 6 à 7%, les autres une perte bien plus faible, et même probablement nulle). A 3 ans, la hausse du revenu serait évidente, d’environ 3% à 6% mais, ici encore, très différenciée suivant les ménages. Les anciens chômeurs pourraient enregistrer des gains de 15% à 25%. Les salariés dont les salaires sont inférieurs à 1,5 fois le SMIC (soit une large partie des salariés), parce que les pressions à la baisse des salaires diminueraient, devraient aussi enregistrer des hausses notables de leurs revenus.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’un changement, comme celui que provoquerait une dissolution de l’Euro, aurait un puissant effet sur la répartition et pas seulement sur les niveaux des revenus. Il favoriserait de manière très évidente les revenus les plus faibles, et contribuerait de beaucoup à a baisse des inégalités. C’est d’ailleurs ce que l’on a vu de 1950 à 1970 quand la France a dévalué sa monnaie à plusieurs reprises. Nous avons eu une forte croissance et une forte baisse des inégalités.

 

  • Quelles devraient être les conditions pour une sortie de l’euro ?

La sortie de l’Euro devrait être rapide. Rien ne serait plus dommageable pour l’économie française qu’une période d’incertitude de plusieurs semaines. Je l’ai dit et écrit à plusieurs reprises. C’est pourquoi la stratégie de Mme Marine le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon est sur ce point fautive. On ne pourra pas attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois. Soit nos partenaires acceptent après un court délai de réflexion nos proposition (et ce délai ne devrait pas excéder quelques jours) soit il faudra agir.

 

Mais, la sortie de l’Euro ne se limite pas à la décision de changer le nom de la monnaie et de recouvrer la souveraineté monétaire. Elle devrait aussi s’accompagner de la reprise en main de la Banque de France, ne serait-ce qu’à titre temporaire suspendant son indépendance, et de mesures conservatoires prises par le gouvernement. Enfin, il est souhaitable, mais non nécessaire, que cette sortie se fasse dans un cadre négocié avec nos partenaires de l’Union Economique et Monétaire, sous la forme d’une dissolution concertée de l’Euro. Cette solution serait incontestablement la plus rationnelle, surtout quand on connaît les problèmes posés par l’Euro aux économies italiennes, espagnoles, grecques, et portugaises. Mais, les conflits politiques, l’animosité de l’Allemagne qui se verrait privée de son principal avantage compétitif, font que cette solution de bon sens a très peu de chances d’être retenues. La dissolution de l’Euro, car si la France sort de l’Euro, l’Italie sera dans l’obligation de la suivre rapidement, et si l’Italie sort après la France, l’Espagne, le Portugal et la Grèce suivront, se fera très probablement de manière désordonnée. C’est ce qui impose les mesures conservatoires, les mesures de protection, que j’ai évoquées plus haut. La dissolution concertée serait le meilleur moyen de mettre fine à l’Euro mais ce dernier point n’est pas impératif.

 

  • Quels seraient les avantages de la sortie de l’euro ? 

Les avantages sont le direct reflet des inconvénients de l’Euro. Tout d’abord, en permettant une correction des parités entre les monnaies de 20% par rapport à l’Allemagne, et d’environ 5 à 7% par rapport au Dollar, la sortie de l’Euro redonnerait toute sa compétitivité aux entreprises françaises, que ce soit sur les marchés d’exportation ou sur le marché intérieur. Les mouvements de parités que j’indiquent ne sont pas imaginaires mais correspondent à une étude du Fond Monétaire International[1]. Ce « choc de compétitivité » positif entrainerait une amélioration sensible de la trésorerie des entreprises, et de leurs carnets de commandes. Puis, les entreprises produisant plus, et pour cela investissant et accroissant leur personnel, la baisse du nombre de chômeurs que l’on peut estimer dans l’immédiat au minimum à 1,5 millions, rétablirait rapidement l’équilibre des comptes sociaux. Il deviendrait alors possible de diminuer les cotisations sociales, que ce soit celles payées par les salariés ou par les employeurs. Cela rendrait du pouvoir d’achat aux salariés, sans pénaliser les entreprises, et provoquerait un effet positif, que l’on appelle « effet de second tour » pour le distinguer de l’effet direct engendré immédiatement par la dépréciation du Franc. Cet effet de second tour pourrait conduire à l’embauche de 500 000 à 1 million de travailleurs supplémentaires, ce qui produirait à son tour un effet très positif conduisant à alimenter cet effet de « deuxième tour ».

 

On le voit, il ne faut pas s’en tenir aux seuls effets immédiats et apprécier l’impact d’une sortie de l’Euro sur 3 à 5 ans.

 

  • Quels seraient les inconvénients ?

Le premier inconvénient serait d’accroître la vulnérabilité de la France à la spéculation internationale. C’est pourquoi des formes de contrôle des capitaux s’imposeraient pour stabiliser les évolutions et réduire le plus possible l’espace de cette spéculation.

 

Le deuxième inconvénient serait, incontestablement, la hausse des taux d’intérêts, par comparaison à l’Allemagne. Mais, si on introduit des contrôles de capitaux, alors la Banque de France retrouve sa capacité à déterminer, directement ou indirectement, le taux d’intérêts. Dès lors, on pourrait avoir des taux d’intérêts égaux ou inférieurs à ceux de l’Allemagne.

 

Le troisième inconvénient, mais il n’est pas sûr qu’il soit un inconvénient, serait de séparer l’espace financier français de la finance mondialisée. Ce ne serait pas une séparation totale, car les entreprises françaises pourraient toujours faire des investissements à long terme dans les pays étrangers, ou recevoir de ces pays des investissements de long terme. Mais, l’espace financier français serait coupé de la finance internationale à court et très court terme. Comme ces mouvements de capitaux sont essentiellement spéculatifs, et n’ont pas d’effet positif sur l’investissement alors qu’ils sont un élément de transmission des crises financières, il est loin d’être prouvé que ceci serait un « inconvénient », bien au contraire[2].

 

  • La dette française serait-elle alors convertie en francs ? Comment cela se passerait ?

Rappelons ici que l’expression « dette française » recouvre en fait la dette publique (ou dette de l’Etat), la dette des entreprises non-financières, la dette des ménages et la dette des entreprises financières.

 

La dette publique est détenue à hauteur de 60% de son encours négociable (et non de son encours total) par des acteurs « non-résident ». Mais, en vertu du Règlement (CE) nº 1103/97 du Conseil Européen du 17 juin 1997[3], nous avons la certitude que ce que l’on appelle la « lex monetae » ou « loi monétaire » (principe de droit international) s’appliquera, c’est à dire que la totalité de l’encours émis dans le droit français (97% de l’encours) sera converti en francs.

 

Pour les autres dettes, ce qui a été émis en droit français, auprès de banques françaises ou de banques étrangères travaillant en France, suivra et se verra aussi appliquer la « lex monetae ».

 

Pour la dette des entreprises non-financières et financières émise dans des droits étrangers (dette émise depuis Londres, Wall-Street ou toute autre place financière) les montants émis en devises autre que l’Euro seront conservés. Une étude importante, mise en ligne par l’OFCE, permet de voir que la sortie de l’Euro aurait des conséquences positives, voire très positives, sur les entreprises françaises[4].

 

  • Pourquoi pensez-vous que Marine Le Pen tient tant à cette mesure alors qu’elle est très décriée ?

Posez cette question à Mme Marine le Pen, car je n’ai pas autorité ou vocation à parler pour elle ni pour son mouvement.

 

Pour ma part, je pense qu’il est impossible de mettre en œuvre une autre politique économique en restant dans le cadre de l’Euro. Tous ceux qui prétendent mettre en œuvre une « autre politique » en restant dans le cadre de l’Euro mentent effrontément. Si nous voulons réellement changer de politique économique (et de politique financière) nous n’avons pas d’autre choix que de sortir de l’Euro.

 

  • Quelle est désormais votre position sur la question ?

J’ai répondu plus haut à votre question. La sortie de l’Euro est nécessaire, mais certes pas suffisante, à une transformation profonde de l’économie française pour mettre fin au chômage de masse et pour retrouver une forte croissance. Ainsi, sur les 4,5 millions de chômeurs que la France compte réellement, nombre auquel il convient d’ajouter environ 1,8 millions de personnes contraintes d’accepter des temps partiels non souhaités ou dont les emplois ne sont possibles que grâce à des subventions de l’Etat, c’est à dire sur un total réel de 6,3 millions de demandeurs d’emplois, comme on peut le voir sur le graphique suivant, les calculs montrent que la sortie de l’Euro se traduirait par un retour à l’emploi de 2 à 2,5 millions de personnes.

 

Graphique 1

Source : chiffres de la DARES

 

C’est important, c’est nécessaire, c’est même vital pour ces personnes, mais ce n’est pas suffisant. Il faudra donc aussi consentir un effort important dans le domaine de la formation professionnelle pour que la croissance que la France retrouverait une fois libérée du carcan de l’Euro donne toutes ses promesses pour l’emploi et ramène notre pays vers le plein-emploi.

 

[1] IMF, 2016 EXTERNAL SECTOR REPORT, International Monetary Fund, juillet 2016, Washington DC, téléchargeable à : http://www.imf.org/external/pp/ppindex.aspx

 

[2] Stiglitz J., RISK AND GLOBAL ECONOMIC ARCHITECTURE: WHY FULL FINANCIAL INTEGRATION MAY BE UNDESIRABLE, Working Paper 15718, NATIONAL BUREAU OF ECONOMIC RESEARCH, Cambridge (Mass.), 2010, http://www.nber.org/papers/w15718 Voir aussi Rodrik D. et Subramanian A., « Why did Financial Globalization Disappoint ? », in IMF Staff Papers, April 2009, Volume 56, Issue 1, pp 112–138.

 

[3] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:31997R1103 Ce règlement dit, dans son point 8 « la reconnaissance de la loi monétaire d’un État est un principe universellement reconnu ».

 

[4] http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/balance-sheets-effects-of-a-euro-break-up/

Deux cartes et une élection

 

Jacques SapirPar  · publication  · mis à jour 

Les jappements de la meute médiatique qui somme tout un chacun de se prononcer pour Emmanuel Hollande, à moins que ce ne soit pour François Macron, sous peine de se faire traiter de « facho » et d’autres nom d’oiseaux sont aujourd’hui assourdissants. Cette meute pratique donc le « jappellisme », néologisme qui rappelle les jappements des chiens. Et, ce faisant, elle vérifie l’aphorisme selon lequel le chien ne mord jamais la main qui le nourrit…

 

Pourtant cette même meute se garde bien d’analyser ce qu’il y a derrière l’arrivée de Mme. Marine le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Croyant que bien souvent un bon graphique vaut de bons discours, je porte donc à la connaissance des lecteurs, mais aussi des membres de cette meute qui voudraient en prendre connaissance, les cartes suivantes.

Une comparaison instructive

 

La première que je le reproduis ici, derrière son aspect « vintage » (eh oui, il fut un temps où l’on n’utilisait pas les couleurs produites par un ordinateur), montre l’état de l’industrialisation de la France à la fin des années 1950.

 

Graphique 1

Emploi industriel par département (1958)

 

Cette carte indique bien quelles étaient les zones de développement de l’industrie durent les « trente glorieuses ». Il convient maintenant de la comparer à la carte des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2017. Et là, surprise, surprise, on constate le quasi-recoupement entre le vote en faveur de Mme Marine le Pen et la première carte.

 

Graphique 2

Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle (23 avril 2017)

Résultats publiés par le Ministère de l’Intérieur

 

Bien entendu, cette corrélation entre les deux cartes n’est pas parfaite. Les régions de la Drome qui se développeront dans les années 1960 ne figurent pas sur la première carte ni l’industrialisation de la vallée de la Garonne, hors l’industrie aéronautique autour de Toulouse. Inversement, on voit bien la forte présence du vote pour Marine le Pen dans des régions plus rurales. Si la crise de l’industrie n’est clairement pas le seul facteur explicatif, si d’autres facteurs doivent donc être pris en compte, comme l’histoire de la Résistance qui explique sans doute les très faibles résultats de Marine le Pen dans le Limousin, la configuration générale de ces deux cartes apparaît bien trop similaire pour qu’elle ne soit due qu’à une coïncidence.

 

Il n’y a pas de hasard en économie

 

Ce sont donc les zones d’ancienne industrialisation, les zones qui ont été le plus touchées par l’impact de la mondialisation puis par l’impact de l’euro, qui ont fourni à Marine le Pen ses meilleurs résultats.

 

Il convient ici de rappeler que les différentes phases d’instauration du libre-échange n’ont nullement pris en compte la différence des coûts salariaux (et des cotisations sociales) qui est largement le produit de l’histoire politique et sociale de chaque pays. On peut en dire de même des différences en matière de réglementation environnementale. Le libre-échange met ainsi en compétition des histoires sociales différentes, les tirant toutes vers le bas, et non pas des projets entrepreneuriaux. C’est la justification essentielle de formes de protectionnisme « intelligent », ou « solidaire » voire « altruiste », comme je les ai défendues dans mon ouvrage La Démondialisation[1], après Bernard Cassen, et avant Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et bien entendu Marine le Pen. Mais, qu’importe sur ce point qui a lancé l’idée. Elle est bonne et elle s’impose si one ne veut que les travailleurs soient contraints d’accepter les normes et les salaires les plus bas.

 

La mise en œuvre de l’Euro est venue considérablement aggraver la situation. L’Euro favorise l’Allemagne en permettant à ce pays de sous-estimer sa monnaie et défavorise des pays comme la France et l’Italie en les obligeant à avoir une monnaie surévaluée. Ceci a été démontré dans un document du Fond Monétaire International de l’été 2016[2]. De plus, l’Euro a été longtemps fortement surévalué par rapport au Dollar américain, qui est la monnaie de référence de nombreux pays, non seulement bien évidemment des Etats-Unis mais aussi de la Chine et globalement de la « zone Dollar ». Cette surévaluation a eu, en particulier pour l’industrie française, des conséquences désastreuses. Ces deux effets combinés ont conduit les entreprises non seulement à perdre des marchés à l’export mais aussi à souffrir plus que nécessaire face à la concurrence sur le marché intérieur. Ces deux effets expliquent largement la désindustrialisation de la France, et par conséquence la crise sociale que l’on connaît dans les régions d’industrialisation traditionnelle.

 

Avec l’ensemble des économistes qui combattent l’Euro, ce sont ces effets que l’on vise, même s’ils ne sont pas les seuls effets négatifs engendrés par l’Euro[3]. Les conséquences politiques de l’Euro sont tout aussi graves.

 

Il n’y a donc rien de fortuit dans le quasi-recoupement entre ces deux cartes. Et il n’y a rien de fortuit dans la montée du vote en faveur de Mme Marine le Pen, un vote qui traduit la révolte des milieux populaires qui ont été délibérément sacrifiés par les élites politiques de ce pays, que ce soit pour des raisons de profit financier (en ce qui concerne la droite) ou que ce soit pour des raison idéologiques (pour le P « S » et le PCF).

 

Dès lors, japper contre ceux qui se refusent à un futile et inutile « Front Républicain » et hurler à une prétendue « menace fasciste », c’est ajouter l’insulte à la blessure ; c’est un comportement d’une absolue indécence. Cela n’empêchera pas les journalistes aux ordres de l’élite politique et des oligarques qui détiennent les « grands médias », de poursuivre. Comme on l’a dit, on vérifie ici l’aphorisme de la Rochefoucauld « le chien ne mort pas la main qui le nourrit ». Mais cela justifie totalement la position de la « France Insoumise » et de Jean-Luc Mélenchon qui se refuse, avec courage, à mêler sa voix à ce concert d’aboiements.

 

[1] Sapir J., La Démondialisation, Le Seuil, Paris, 2011.

 

[2] IMF, 2016 EXTERNAL SECTOR REPORT, International Monetary Fund, juillet 2016, Washington DC, téléchargeable à : 

http://www.imf.org/external/pp/ppindex.aspx

 

[3] Sapir J., L’Euro contre la France, l’Euro contre l’Europe, le Cerf, 2016 ; Idem, Faut-il sortir de l’euro ?, Le Seuil, Paris, 2012.

Les leçons du 1er tour

 

Jacques SapirPar  · 

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 semble rejouer celui de 2002. Pour la deuxième fois, le candidat du Front National est qualifié pour le second tour. Mais les ressemblances s’arrêtent là. C’est à une situation entièrement différente que nous avons à faire. De ce point de vue, les réminiscences du passé obscurcissent plus qu’elles n’éclairent le présent.

 

Vers le quadripartisme ?

 

Tout d’abord, il convient de prendre acte du complet éclatement de l’espace politique français. Dans un système qui institutionnellement tend au bipartisme, et la règle électorale (le scrutin à deux tours) y est pour beaucoup, on pouvait avoir, par moment, l’irruption d’un troisième parti. Telle avait été la situation de 2002, voire de 2007 avec le bons score de Bayrou. Mais, aujourd’hui, c’est à une forme de quadripartisme que nous sommes confrontés. Car, si Emmanuel Macron et Marine le Pen se sont qualifiés, ils sont suivis de près par François Fillon et par Jean-Luc Mélenchon. De ce point de vue, déjà, la situation politique s’annonce très différente. Elle se combine aussi avec l’effondrement historique du P « S », ramené au score dérisoire du candidat de la SFIO (Gaston Deferre) lors de l’élection présidentielle de 1969. Cet effondrement fait écho à l’émergence de Jean-Luc Mélenchon qui, avec 19,2% des suffrages exprimés réalise un score sans précédent, qui ne rend que plus cruel encore la comparaison avec les 6,2% dérisoires de Benoît Hamon. Mais, cet effondrement a son symétrique à droite. Même s’il garde un score non négligeable de plus de 19,5%, pour la première fois dans la Vème République, le parti se réclamant de l’héritage du Général de Gaulle, même s’il a dilapidé et défiguré cet héritage, ne participera pas au deuxième tour de l’élection présidentielle. Ceci est sans précédent. C’est la fin de la Vème République. François Fillon aura été le fossoyeur de son propre courant.

 

Un autre facteur est à prendre en compte. En 2002, le succès de Jean-Marie le Pen était survenu par surprise. Or, aujourd’hui, nous avons eu depuis plusieurs semaines Marine Le Pen installée en tête du classement. Le Front National est arrivé en tête de nombreuses élections depuis 2012[1]. Les électeurs ont voté en sachant cela, et pourtant ils ont divisés leurs choix, preuve que Marine le Pen n’effraie plus, du moins plus autant que son père. Le changement de discours mais aussi d’attitude du FN y est pour beaucoup. Parler à son sujet de parti « fasciste » ou « de haine » n’a guère de sens, et prouve une dénaturation complète des mots et des concepts, même si l’on peut critiquer ses propositions, et en particulier celle concernant l’abolition du droit du sol. Rappelons à nos chères « consciences indignées » que ceci est la position officielle de la CDU-CSU de Mme Merkel et de ses alliés. De même, quand Mme le Pen dit que la sécurité sociale appartient aux français, elle se trompe. La sécurité sociale, financée par des cotisations des salariés et des employeurs, appartient aux travailleurs sans distinctions de nationalité. Il convient de le rappeler. Mais il convient aussi de dire que cela n’est pas plus grave que de prétendre que ces cotisations sont des « charges » pour les entreprises et non des cotisations liées à la nécessité de s’assurer d’une main d’œuvre en bonne santé, une erreur communément commise par l’élite libérale et par Emmanuel Macron.

 

Ce sont toutes ces raisons qui vident de son sens l’appel à un soi-disant « front républicain ». Car, il faut bien l’admettre, ce discours se trompant de cible ne saurait plus mobiliser quiconque. On ne voit que trop qu’il ne sert que de couverture au grand banquet de tous ceux qui « vont à la soupe », pour reprendre une expression du Général de Gaulle.

 

La répartition des votes

 

Il est aussi important de voir d’où proviennent les votes. De ce point de vue, la carte des résultats du premier tour du 23 avril correspond largement, mais pas totalement, à ce que Christophe Guilluy appelle la « France périphérique ». Pas totalement, car on voit que dans certaines régions « périphériques » des effets de mémoire persistent. Ainsi les zones rurales du Limousin continuent de porter la mémoire de la Résistance (et de son chef local Georges Guingouin[2]). On pourrait trouver d’autres exemples. Il n’empêche : on voit nettement l’opposition entre la France « métropolisée », avec (sauf dans le sud) un fort « effet littoral » et la France dite « périphérique ». La transformation du Front National en parti dominant dans les petits bourgs et les campagnes est marquante, même si le phénomène dépasse cela ; le poids du chômage et de la désindustrialisation est aussi l’un des facteurs de son enracinement. Je l’ai dit, de manière répétée, depuis 2012. La montée du FN correspond, trait pour trait aux dégâts de la mondialisation et de l’euro.

 

Graphe 1


Une autre dimension importante est la question sociale, bien évidemment corrélée avec cette dimension géographique. On constate que Mme Marine le Pen a dans ses électeurs une forte concentration de personnes à revenus modestes et très modestes. Elle semble avoir fait un score de 34% dans la classe ouvrière, ce qui la met en première position, suivie immédiatement ici aussi par Jean-Luc Mélenchon. C’est d’ailleurs une caractéristique qu’elle partage avec Jean-Luc Mélenchon[3]. A l’inverse, l’électorat d’Emmanuel Macron présente une forte concentration des hauts et des très hauts revenus, une caractéristique qu’il partage, mais dans une moindre mesure, avec l’électorat de François Fillon.

 

Mais, la composition sociologique d’un électorat n’est pas tout. Le discours tenu par le candidat est aussi important. De ce point de vue, en annonçant sa volonté de renforcer considérablement la « loi travail », loi qui avait initié des protestations extrêmement forte au printemps 2016, et en annonçant qu’il entend le faire par ordonnance, Emmanuel Macron se dévoile bien plus que par la concentration des milieux aisés dans don électorat. La pratique des ordonnances, tout comme celle du 49.3, quand elle est appliquée dans le domaine social, induit une brutalisation considérable des relations sociales. Ceci, avec la perspective de la réduction du nombre des fonctionnaires, avec l’accent mis sur l’austérité budgétaire, qui peut fort bien aller de paire avec des cadeaux aux grandes entreprises (comme dans le cas du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi ou CICE qui a coûté 30 milliards à l’Etat en 2014 et 2015[4]), donne le véritable ton de la candidature Macron. Il ne faut pas hésiter à le dire, voter Macron c’est émettre un véritable vote de classe, un vote réactionnaire dans le sens le plus littéral du terme.

 

On comprend alors l’attitude, digne et responsable, de Jean-Luc Melenchon qui a décidé de ne pas joindre sa voix à la meute hurlant au soi-disant « Front Républicain » et qui préfère consulter ses militants. Il est clair que se développe un comportement, le « jappellisme », qui correspond à la maladie sénile d’une classe politique qui jappe…

 

Une victoire culturelle pour les idées souverainistes ?

 

Mais, il y a une autre leçon importante que l’on peut tirer du scrutin de dimanche 23 avril. Si l’on consulte les résultats quasiment définitifs du premier tour (métropole et outre-mer), on constate que les différents programmes souverainistes, qui étaient portés par 5 candidats, ont réalisé pratiquement 47% des suffrages.

 

 

Tableau 1

Résultats définitifs

 

Métropole et outre-mer

E. Macron

23,75%

M. le Pen

21,53%

F. Fillon

19,91%

J-L Mélenchon

19,64%

B. Hamon

6,35%

N. Dupont-Aignan

4,75%

J. Lassalle

1,22%

P. Poutou

1,10%

F. Asselineau

0,92%

N. Arthaud

0,65%

J. Cheminade

0,18%

Souverainistes

46,84%

Source : Ministère de l’intérieur

 

C’est un résultat important. En fait, on peut penser que certains parmi les électeurs de François Fillon partagent ces idées souverainistes, ce qui laisse à penser que l’on est probablement à 50% voire au-dessus. Bien entendu, les programmes diffèrent dans leur acuité souverainiste, tout comme ils diffèrent dans le domaine social. Si on les classe de 10 à -10 sur ces deux échelles, en considérant que le point « 0 » représente la continuité absolue avec la situation actuelle, on obtient le graphe suivant :

 

Graphe 2

Répartition des candidats en fonction de la souveraineté et du programme social

 

 

Ce graphe indique bien une forte polarisation de l’électorat (et de la société) française, un polarisation non pas le long du classique repère « Gauche-Droite » mais autour de ces deux questions essentielles que sont la souveraineté et le programme social. Cela pourrait indiquer que la bataille culturelle a été gagnée par les idées souverainistes. Ce qui renforce cette interprétation est l’intervention faite, devant les caméras de télévision, par Emmanuel Macron le dimanche soir 23 avril à 22h30 environ. Dans son intervention, il a mentionné à deux reprises le mot « patriote ». Le fait qu’il se soit senti dans l’obligation de reprendre des éléments du discours qu’avaient tenu, à des degrés divers, Mme Marine le Pen, MM. Mélenchon, Dupont-Aignan et Asselineau, et ce alors que visiblement il n’en partage pas une once, montre bien que ces idées sont en train de devenir dominantes. C’est, dans la situation actuelle, un facteur d’espérance pour le futur.

 

[1] Voire ma note sur les résultats des élections régionales, https://russeurope.hypotheses.org/4568

 

[2] https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-09-juin-2014

 

[3] Voir ma note du 5 avril 2017, « Candidats du peuple », https://russeurope.hypotheses.org/5879

 

[4] https://www.mediapart.fr/journal/economie/190716/cice-un-cout-exorbitant-sans-creation-d-emploi?onglet=full

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Pour le débat nécessaire: pour qui ont voté les salariés ce dimanche?

L'enquête a été menée par l'Ifop pour le journal l'Humanité sur un échantillon de 3 814 personnes, dans lequel 2 371 salariés ont été interrogés. Il est intéressant à plusieurs titres et surtout pour ne pas rester les bras croisés sur les suffrages accordés aux uns et aux autres, en fonction de leur proximité ou pas à un syndicat, ou s'ils sont sympatisants CGT, CFDT ou FO.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir:

Pour le débat nécessaire: pour qui ont voté les salariés ce dimanche?

Sur le total des salariés, Mélenchon, Macron et Le Pen font jeu égal avec chacun 23% des suffrages.

19% des salariés syndiqués ou proches d'un syndicat ont voté pour l'extrême droite. Parmi ces 19%, 24% se déclarent en faveur de FO, 22% en faveur de la CGT et 12% pour la CFDT. "Les syndicats restent un rempart au Fn", écrit l'Humanité, puisque 28% des sondés proches d'aucun syndicat ont voté pour l'extrême droite.

La CGT mène campagne contre l'extrême droite pour démasquer son imposture sociale. Elle a bougrement raison et cette campagne doit être menée absolument dans toutes ses structures. Sans tabou: 22% des salariés proches de la CGT favorables à l'extrême droite, c'est beaucoup trop.

Hier encore, Bernard Monot, économiste de la pensée unique au service de l'extrême droite, faisait des mamours au MEDEF: "Le Fn est l'ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l'économie de marché et de la libre entreprise". D'ailleurs, dans le programme de la candidate de l'extrême droite, actionnaire et dividende n'apparaissent jamais. Tout comme le mot nationalisation. Elle ne souhaite pas plus une loi contre les délocalisations.

Par contre, les attaques contre droits conquis par le syndicalisme, notamment par la CGT, sont légions dans les discours de l'extrême droite. Hier à Whirpool, Marine Le Pen s'est essayée à dresser les ouvriers de l'usine occupée contre "deux-trois représentants qui ne représentent qu'eux-mêmes".

Programme contre programme, et pas seulement lors des élections politiques, il y a urgence que la CGT, de classe et de masse selon ses statuts, reprenne partout le manche pour cogner contre l'arnaque sociale distillée par l'extrême droite, héritière, il faut le rappeler, d'une grande fortune française qu'étaient les cimenteries Lambert.

Pour le débat nécessaire: pour qui ont voté les salariés ce dimanche?

Croquis d’ambiance : Macron et Hollande héros marseillais…

 
27 Avril 2017

Résultat de recherche d'images pour "prison des baumettes"

 

J’arrive de la prison des Baumettes dont le public est fortement ethnicisé. Les temps d’attente sont très longs et tout le monde parle en particulier des élections. je puis vous assurer qu’il n’y a aucun problème pour le report sur Macron, une bonne partie du monde « méditerranéen » disons a déjà voté Macron au premier tour, vu qu’ils sont déjà dans un statut d’autoexploitation tel que le rêve Macron…

 

De surcroît la peur de Marine Le Pen et de l’arbitraire qui en découlerait, n’est pas simple fantasme, mais s’appuie également sur du vécu. D’ailleurs aux baumettes, alors que le personnel pénitentiaire est plutôt sympa on a une assez bonne vision de l’arbitraire non seulement pour le monde délinquant, mais pour la famille qui est traitée comme eux. Bref que l’on soit dehors ou dedans Macron est devenu un héros et Hollande bénéficie d’un surcroit d’admiration :on le félicite de sa manoeuvre, on vante son intelligence puisqu’il a prévu de protéger la France de la droite et de l’extrême-droite par cette manoeuvre fantastique… Il me faudrait aller faire un tour dans le monde prolétarien, celui des salariés « méditerranééns » et voir si la volonté de battre non seulement Marine le pen, mais ses supporters marseillais qui sont beaucoup plus insupportables que ce que Marine le pen elle même le laisse supposer, écoeurants, fachos… a réussi à propulser Macron et Hollande au rang de héros national, j’espère que non… Mais nous sommes incontestablement dans un moment de recul en matière idéologique anticapitaliste.

 

Cela dit par ailleurs, il semble que ceux qui ont été radié des listes soient plus nombreux qu’on ne le croit… Y compris à Marseille… Dans la rue les gens discutent, c’est l’agora marseillaise partout où l’on attend, dans les commerces comme à la poste… l’idée est forte qu’on a trafiqué les élections… Là au contraire c’est la tonalité antimacron qui domine: « D’où il sort celui-là, personne de ceux que je connais n’a voté pour lui… »

 

C’est sur ils ont bourrés les urnes! L’élécteur déçu peut être un suppot de Fillon, de Martine Le Pen ou de Mélenchon, d’ailleurs à la limite il commence à ne plus se sentir concerné… la fine manoeuvre politique de Hollande ici est très peu appréciéC’est sûr ils veulent une Révolution à force de nous prendre pour des imbéciles… Macron d’où il sort celui-là… Il est vrai qu’à Marseille Mélenchon est arrivé en tête, suivi par Le Pen, Macron touchait pas sa bille… donc c’est l’ère du soupçon dans lequel tout le monde se rassemble dans un mécontentement généralisé et idéologiquement complexe… dans le fond dit une jeune femme il aurait tous fallu voter Mélenchon ça aurait fait moins d’histoire que Marine Le Pen… L’électorat m’étonnera toujours…

 

Danielle Bleitrach

L’élection présidentielle et le combat pour la paix

 

26 Avril 2017

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Emmanuel MACRON candidat à la présidentielle française a tenu les propos suivants à la Chambre de Commerce d’Amiens ce mercredi :

« J’ai été très clair sur le sujet depuis le début. Je condamne avec la plus grande fermeté l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Cela contrevient d’une part au Droit International et d’autre part aux accords de 2013. Et donc si je suis élu président de la République, je prendrais les dispositions en lien avec la coalition et, si possible sous mandat de l’ONU mais même sans mandat de l’ONU pour neutraliser ses capacités chimiques du régime de Bachar el-Assad ».

Une fois de plus les médias occupés à commenter la vosote des deux candidats en lice à Whirpol a oublié de s’intéresser à une déclaration très grtave et aux conséquences incommensurables de Macron qui s’afforme prêt à intervenir dans un pays étranger sans mandat de l’ONU. Non seulement en l’état l’accusation reste sans préuve mais cela témoigne d’une conception du droit international et de la position fiture de la France trés dangereuse.

 

Nous craignons madame le Pen comme la peste, mais pouvons ignorer l’alternative et faire comme si le vote barrage était une évidence. Je crois qu’effectivement la seule position possible est :


1) de refuser que la moindre voix s’égare sur la candidate fasciste et xénophobe


2) Etre conscient de la nature de « l’alternative » et de la catastrophe devant laquelle les électeurs français se retrouvent, par parenthèse il faudra en tirer les responsabilités, mais ne pas pétendre faire la leçon à l’électeur comme si son choix était évident.


3) l’important est en effet ce que nous pourrons construire ensemble pour combattre le fascisme et le candidat du capital qui va appliquer toutes les « solutions » qui sont à l’origine de la crise dans laquelle nous sommes plongés et qui nous mène aujourd’hui aux portes du fascisme et de la guerre.


4) Avoir un parti communiste digne de ce nom capable de mener une luttte résolue pour la paix, contre le fascisme et les politiques du capital, un parti de classe mais capable de rassembler largement est absoluement indispensable. Toute notre action toutes nos déclarations doivent être subordonnée à cette nécessité.

 

Danielle Bleitrach

En bref: soyons sérieux…

 

26 Avril 2017

Regardez la réalité en face, ce n’est pas la gauche sous ses différentes formes et encore moins les communistes qui pourront faire élire Marine le Pen, ils ont en général l’antifascisme cheville au corps, L’immense majorité d’entre eux a déjà le bulletin Macron sans qu’on le lui dise…

 

Et surtout,  ils n’ont pas la majorité. En revanche, la droite soit parce qu’elle est enragée de s’être vu voler la victoire, soit parce qu’elle est restée plus ou moins gaullienne Europe des nations, soit parce qu’elle a une réelle parenté avec le fascisme – probablement une synthèse des trois-  qui peut faire réussir Marine Le Pen. Macron le sait bien et le poulain de hollande est en train de préparer si faire ce peut les conditions d’une coalition. Cohabitation, les seuls qui peuvent organiser ça c’est le patronat, donc à nos dépends. Et que pouvons-nous organiser nous face à ça? Nous diviser dans la lutte des places, nous invectiver ?



Que peut un individu tout seul quand tout le monde a choisi le suicide, prendre des vacances, préparer mon voyage… Je suis de plus en plus convaincue de mes incapacités à convaincre, ce qui est en matière politique le plus lourd des handicaps. Je pense à Jean Jacques Rousseau et la prostituée excédée de le voir incapable de conclure et qui lui « Mon petit Jeannot, laisse les femmes et retourne aux mathématiques »  … Peut-être dois-je me mettre à l’astrophysique et quitter la politique,

 

Cordialement votre.

 

Danielle Bleitrach

Arnault soutient Macron, apporte Dior à LVMH et anticipe une crise

 

26 Avril 2017
 
Il est la preuve (avec Gattaz) manifeste que le grand capital ne veut pas pour CETTE FOIS de la solution Marine, sans y renoncer pour autant.

Alors arrêtons de nous faire.
 
Le monde du travail n'a aucun intérêt, vraiment aucun, à donner trop de légitimité à un Macron qui veut les livrer pieds et poings liés au prédateurs du capital. De ce point de vue, pour ma part, et nous sommes très nombreux à le penser et à le dire Pierre Laurent à commis ce que je considère comme une faute politique majeure. 

La seule attitude possible, honorable et réaliste parce que prenant en compte l'état d'esprit dans lequel se trouve ceux de son camp est "PAS UNE VOIE POUR LE FRONT NATIONAL". Après chacun agit en conscience, personne, absolument personne ne doit se considérer comme le propriétaire des voix. 


Bernard Trannoy
Arnault soutient Macron, apporte Dior &agrave; LVMH et anticipe une crise
Bernard Arnault, le 6 février 2015 à Chartres. (Guillaume Souvant/AFP)
L’homme le plus riche de France va dépenser 12 milliards pour renforcer son pouvoir sur LVMH. S’il agit maintenant, c’est qu’il pronostique une crise financière qui mettra fin à l’argent facile et aux taux bas.
 

L’homme le plus riche de France a fait son choix, et il ne surprendra pas : Bernard Arnault, onzième fortune mondiale selon « Forbes« , avec 38 milliards d’euros, a choisi de faire savoir publiquement qu’il soutenait Emmanuel Macron pour le second tour.

 

Ses motivations sont essentiellement économiques : le programme de Marine le Pen, avec la remise en cause de l’adhésion à l’Union européenne et à l’euro, lui semble très dangereux pour la santé des entreprises, et au-delà, pour tous les salariés. Il prédit une hausse du chômage en cas de victoire du FN. Et au contraire, il pense que Macron est le mieux placé pour créer des emplois : « Si l’économie française veut se développer et sortir du chômage, il faut motiver les entrepreneurs », dit-il. Une qualité pour laquelle Macron est, selon lui, doué.

 

Ce que contient le programme « ni de droite ni de gauche » de Macron

 

Bien entendu, en cas de victoire de Le Pen, Bernard Arnault paierait lui aussi un prix élevé : comme l’avait montré la chute des cours quand le suspense était à son comble la semaine précédant le premier tour, la Bourse reculerait violemment, et en tant que principal actionnaire de LVMH, le numéro un du luxe dans le monde, et également actionnaire influent de Carrefour, Bernard Arnault serait durement frappé au portefeuille.

 

Une crise financière majeure

 

Toutefois, il ne semble pas s’inquiéter outre mesure, parce qu’il a profité de cet entre-deux-tours pour annoncer une réorganisation financière majeure de son groupe qui va lui coûter la bagatelle de 12 milliards d’euros, avec une justification qui pourra donner froid dans le dos aux citoyens lambda que nous sommes : Bernard Arnault prévoit une crise financière majeure.

 

S’il a choisi d’agir maintenant, c’est parce que « la période est particulière et on en tire avantage. L’argent est très facile à trouver, distribué à flots par toutes les banques centrales dans le monde entier, à des taux parfois négatifs. Ça pousse d’ailleurs certains à faire des bêtises », explique-t-il, pointant du doigt la nouvelle déréglementation en cours des établissements financiers qui démarre aux Etats-Unis, sous la houlette de Donald Trump… mais sans dire s’il a osé faire cette remarque directement au président américain  lorsqu’il a été reçu dans sa tour juste après son élection.

 

De droite ou de gauche, les appels à voter Macron affluent

 

« On peut donc s’attendre à une nouvelle crise financière dans quelques années », pronostique-t-il. L’abondance d’argent facile à emprunter « c’est quelque chose qui aura une fin », et donc, il emprunte massivement aujourd’hui, pour faire plus de profits demain.

 

« Poulies bretonnes »

 

La réorganisation de son groupe lui permet d’abord de faire passer la maison Christian Dior Couture, actuellement détenue par une de ses holdings familiales, Christian Dior SE, directement à LVMH, qui détient toutes les autres marques de luxe du groupe, et notamment Dior parfums « Marcel Boussac les avait séparées il y a très longtemps de cela. Il sera plus pratique de les réunir à nouveau », justifie-t-il. Dior Couture est en pleine forme : son chiffre d’affaires a doublé depuis 2011 et ses ventes dépassent 2 milliards d’euros par an.

 

LVMH va payer ce transfert 6,5 milliards à sa société sœur, qui est par ailleurs son principal actionnaire puisque Christian Dior SE détient 41% de son capital : Bernard Arnault avait construit sa prise de pouvoir sur LVMH à partir des années 1980 en empilant des holdings, qui détenaient des participations les unes dans les autres, avec, à chaque niveau, le soutien d’actionnaires minoritaires.

 

Ce système, mis au point par le grand banquier Antoine Bernheim, était surnommé les « poulies bretonnes ». Ces poulies permettaient in fine de contrôler une société sans avoir à mettre beaucoup d’argent dans le système. Aujourd’hui, LVMH est devenue une des entreprises les plus puissantes du monde, et Bernard Arnault un des hommes les plus riches, il peut donc défaire petit à petit ces « poulies » en faisant partir les minoritaires qui l’avaient aidé pour sa prise de pouvoir.

 

« On fait souvent de bonnes affaires pendant les crises… »

 

Sa société  personnelle, Groupe familial Arnault, rachètera pour une douzaine de milliards d’euros les actions des minoritaires de Christian Dior SE, soit un quart du capital. Elle en profitera au passage pour se débarrasser des actions Hermès qu’elle détient depuis le raid raté sur cette autre maison de luxe, en proposant aux minoritaires de les payer avec ces titres. Grace à l’absorption de Christian Dior, Groupe familial Arnault sera directement actionnaire de 47% de LVMH, en s’endettant à un coût financier ridiculement bas, grâce aux taux d’intérêt quasi nuls, voire négatifs, qu’elle va négocier.

 

« Pourquoi est-ce que je me lance dans cette opération si je crois qu’une crise se profile ? Je vise le long terme dans mes affaires. On subit une crise tous les dix ans, et j’attends la suivante avec sérénité. On fait souvent de bonnes affaires pendant les crises… »

 

Claude Soula

Publié par  El Diablo

Le MEDEF choisit son camp : GATTAZ soutient MACRON

Le MEDEF choisit son camp : GATTAZ soutient MACRON

Le patron des patrons accorde son soutien à Emmanuel Macron et se dit prêt à « résister » au FN

Officialisant son soutien à Emmanuel Macron, Pierre Gattaz a souhaité devenir le «partenaire» du leader d'En Marche!. Le président du Medef n'a pas hésité pas à évoquer la résistance au nazisme en cas de victoire du Front national.

« Nous sommes aujourd'hui derrière le candidat Emmanuel Macron, en tout cas sur le plan économique et social. Il n'y a pas l'ombre d'une hésitation », a déclaré le 24 avril Pierre Gattaz, président du Medef, le « syndicat des patrons » au cours d'un entretien avec l'agence de presse AFP.

Le patron des patrons s'est par ailleurs dit « rassuré » de constater qu'un des deux candidats qualifiés pour le second tour avait un programme économique allant « dans le bon sens », à ses yeux. Il a néanmoins estimé qu'il ne s'agissait pas d'un « blanc seing » accordé au candidat d'En Marche! .

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Le patron des patrons accorde son soutien à Emmanuel Macron et se dit prêt à "résister" au FN

Le patron des patrons accorde son soutien à Emmanuel Macron et se dit prêt à "résister" au FN

Officialisant son soutien à Emmanuel Macron, Pierre Gattaz a souhaité devenir le "partenaire" du leader d'En Marche!. Le président du Medef n'a pas hésité pas à évoquer la résistance au naz...

 

https://francais.rt.com/economie/37518-patron-patro

Publié par  El Diablo

PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?

PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?

Présidentielle : jeunes, seniors, chômeurs, ruraux, riches… Qui a voté quoi au premier tour ?

Pour qui ont voté les électeurs de François Hollande en 2012 ? Les ouvriers et les retraités ? Les plus aisés ? Voici quelques éléments de réponse :

PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?
PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?
PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?
PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?
PRÉSIDENTIELLE : Qui a voté quoi au premier tour ?

LIEN VERS L'INTÉGRALITÉ de L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Présidentielle : jeunes, seniors, chômeurs, ruraux, riches... Qui a voté quoi au premier tour ?

 

 

Présidentielle : jeunes, seniors, chômeurs, ruraux, riches... Qui a voté quoi au premier tour ?

Pour qui ont voté cadres, retraités, ouvriers, jeunes, foyers aisés, ruraux et autres urbains ? Si Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont sortis en tête du premier tour de l'élection président...

 

http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/pr

Publié par  El Diablo

Pour surmonter le piège : unir les TRAVAILLEURS et le PEUPLE dans la LUTTE ! [Front Syndical de Classe]

Pour surmonter le piège : unir les TRAVAILLEURS et le PEUPLE dans la LUTTE ! [Front Syndical de Classe]

La mécanique institutionnelle monarchique de la cinquième République et la conjoncture politico-médiatique ont accouché de leur piège pour le peuple et les travailleurs français : faire en sorte que par rejet de l'extrême droite ce soit le candidat du CAC 40 et des banques qui serve de bouclier.

Le PS est légitimement très lourdement sanctionné, résultat de 40 années de gestion du pays pour le seul intérêt du patronat et de la finance. Le ralliement officiel du PS à Macron illustrant la poursuite de cette intention politique.

La montée du FN en particulier dans les couches populaires comme par exemple dans le Nord Pas de Calais c'est le résultat des politiques antisociales au service de l'oligarchie menées alternativement par la droite et le PS : désindustrialisation massive, explosion du chômage, attaques des services publics de santé, de la protection sociale, désertification des zones rurales, la montée dramatique de la misère, la soumission aux politiques austéritaires de la construction européenne, l'abandon de la souveraineté nationale …

En l'absence depuis plus de 20 ans d'une alternative cohérente enracinée dans les luttes au plus près des aspirations et des besoins populaires.

Leur anti-lepenisme n'est donc qu'un épouvantail à usage électoraliste !

Or loin de présenter cette alternative les forces rassemblées autour de la candidature d'Emmanuel Macron annoncent qu'elles sont décidées au nom de la soi-disant nécessité des réformes structurelles de poursuivre et d'aggraver ces politiques.

Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, les grandes manœuvres étant déjà commencées !

Pour surmonter le piège : unir les TRAVAILLEURS et le PEUPLE dans la LUTTE ! [Front Syndical de Classe]

Car Macron c'est en particulier :

Le candidat de l’OTAN, des traités transatlantiques, de la loi El Khomri

-l'ubérisation de la société et mise en concurrence exacerbée des travailleurs et des peuples

-la destruction du code du travail par ordonnance dès cet été

-la mise en place d'une retraite par points, reprise de l'option CFDT chère à Berger qui mettrait le niveau des pensions à la merci des fluctuations économiques

-La suppression de 120.000 emplois de statut public

-la dépendance absolue politique, idéologique, économique de l'oligarchie financière et la complicité avec les détenteurs privés de la presse comme son ami Drahi de BFM dont il a favorisé en échange la prise de SFR.

-...

Dans la période qui vient donc, sur le terrain social et syndical c'est quelle que soit l'issue de ce deuxième tour, la construction de la résistance et la lutte à partir des revendications qui ont émergées du mouvement social lui-même ces dernières années qui sera décisive :

-L’abrogation de la loi Travail, la défense des conventions collectives et des statuts.

-La défense de la sécurité sociale et du salaire socialisé

-La défense du pouvoir d’achat des retraités.

-La défense des retraites par répartition et des régimes particuliers, l’abrogation des mesures s’attaquant à nos retraites depuis 1993.

-La défense de tous les emplois et l’interdiction des licenciements.

-La défense des services publics

-L’arrêt des cadeaux aux patrons, la hausse des salaires dans le privé et la hausse du point d’indice dans le public.

-Baisse du temps de travail vers les 32 heures

-L’amnistie de tous les militants condamnés et l’arrêt des poursuites en cours.

-La paix et la fraternité entre les peuples, le refus du racisme et du sexisme, la condamnation des interventions impérialistes semeuses de chaos et pourvoyeuses de terrorisme.

-La sortie de l'OTAN et de la construction européenne

Et dans l'immédiat, réussir sur ces bases une mobilisation de masse en ce premier mai 2017, dans une unité sans équivoque sur son contenu revendicatif !

SOURCE :

Front Syndical de Classe

http://www.frontsyndical-classe.org/

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Macron ou Le Pen président de la République: deux dictatures contre le peuple de France.

Mais la lutte des classes s'arrêtera-t-elle pour autant?

Depuis les résultats du premier tour de la présidentielle, il me semble que beaucoup de progressistes ont oublié l'histoire sociale de leur pays. Je ne reviens pas sur les années noires de l'Occupation et de la collaboration du gouvernement pétainiste avec l'Allemagne nazie, sur les combats de la Résistance dans laquelle "seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée" comme l'écrivait François Mauriac. Mais dès la Libération de la France, n'y a-t-il eu aucune lutte sociale pour mieux vivre et conquérir des droits nouveaux dans la cité et au travail?

Parce que depuis dimanche, dans le camp du progrès et de la justice sociale, on s'entredéchire entre voter pour le monde des affaires de Macron, ou rester chez soi, ou voter blanc.

Vous connaissez ma position, dimanche 7 mai, je ne me déplacerai pas dans un bureau de vote. Mais si l'une ou l'autre des dictatures au service du capital l'emporte, cela en sera donc terminé pour ceux et celles qui aspirent à des jours heureux? Et quand, de par le monde, dans la pire des dictatures, y compris sous le joug du Reich hitlérien, aucun ne s'est élevé pour la combattre?

Emmanuel Macron est de la veine des idées capitalistes qui ont besoin de l'extrême droite pour prospérer et diviser, quand elle ne lui ouvre pas directement les portes du pouvoir par sa politique menée. Et dans nombre de ses discours, la droite, appelant à voter Macron, porte laxénophobie et le nationalisme agressifs qui n’ont plus grand-chose à envier à l'extrême droite. Et que dire du débat sur la déchéance de nationalité mis sur le devant par le pouvoir socialiste?

Sincèrement, si l'extrême droite parvenait à l'Elysée, ce ne serait pas la faute des abstentionnistes ou des votes blancs, mais des électeurs qui, votant pour elle, n'auront pas exprimé majoritairement un vote contestataire, mais une adhésion en bonne et due forme à ses idées. Là est le vrai débat. et il serait dommageable de l'oublier d'ici les élections législatives de juin.

Car, Macron ou Le Pen élu, ne faudra-t-il pas combattre ensemble pour l'humanisme contre les fantasmes identitaires, pour la fraternité et la solidarité partagées contre l'individualisme capitaliste, pour une écologie progressiste contre la dévastation de la planète initiée par les forces de l'argent?

Oui, tous ensemble, dans la cité, à l'école ou dans les entreprises. Et pas à côté.

Macron ou Le Pen président de la République: deux dictatures contre le peuple de France. Mais la lutte des classes s'arrêtera-t-elle pour autant?
24 avril 2017
Anaelle Grondin, qui est Emmanuel Macron ?

"Chez Rothschild, nous dit Anaelle Grondin, il est d'abord nommé directeur avant d'être gérant à partir de janvier 2009 ; ses revenus sur cette période s'élèvent alors à 896.619 euros. Après être devenu gérant, il devient associé-gérant en décembre 2010 jusqu'en mai 2012, où il quitte l'établissement pour faire partie de la garde-rapprochée du nouveau chef de l'Etat, François Hollande, qu'il avait rencontré en 2006. Pendant ces deux années en tant qu'associé-gérant chez Rothschild, il a empoché 1.988.413 euros.Son salaire a baissé quand il est entré à l'exécutif. Emmanuel Macron gagnait un peu plus de 9.000 euros par mois lorsqu'il était ministre de l'Economie..."

Reprenons l'article de Anaelle Grondin...

Michel Peyret


D’où vient Emmanuel Macron ?

ANAELLE GRONDIN Le 24/04 à 17:25Mis à jour à 18:36 13

Jacques Attali et Emmanuel Macron, à l’époque où ce dernier était rapporteur général adjoint de la commission pour la libération de la croissance française, en 2007 - HALEY/SIPA

L’ex-banquier d’affaires ne s’est fait connaître du grand public que très récemment, à son arrivée à Bercy en 2014. Au-delà de son CV, régulièrement mis en avant, et de son engagement, que sait-on du prétendant à l’Elysée ?

Encore inconnu il y a trois ans, on sait de lui qu'il a un CV impressionnant pour son jeune âge, 39 ans. Mais avant d'exercer le métier de banquier d'affaires chez Rothschild, quel a été le parcours Emmanuel Macron ? A quoi ressemblait la vie d'enfant et d'adolescent du fondateur d'En Marche ? Eléments de réponse.

Attendu avec appréhension par ses parents

La journaliste Anne Fulda dresse un portrait très détaillé du prétendant à l'Elysée dans un livre intitulé « Emmanuel Macron un jeune homme si parfait » . Elle raconte qu'il était attendu par ses parents avec émotion et appréhension. Le 21 décembre 1977, jour de sa naissance à Amiens, cela faisait un peu plus d'un an que ses parents avaient perdu une petite fille, mort-née, qui n'a pas eu le temps d'avoir un prénom. Sa mère a failli elle-même « y laisser sa peau » en raison d'une septicémie.

Des parents médecins, un quartier huppé

Emmanuel Macron a grandi dans une maison de briques rouges du quartier très aisé de Henriville, acquise par un père professeur en neurologie au CHU d'Amiens et par une mère pédiatre et médecin conseil à la Sécurité sociale. Sa grand-mère, qui était principale de collège et venait d'un milieu modeste (un père chef de gare et une mère femme de ménage), n'habitait pas loin. Il a affirmé à plusieurs reprises lui devoir son engagement à gauche.

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Cette grand-mère lui a aussi « appris à travailler », a-t-il confié dans son livre « Révolution » sorti en novembre 2016 : « Dès l'âge de 5 ans, une fois l'école terminée, c'est auprès d'elle que je passais de longues heures à apprendre la grammaire, l'histoire, la géographie. Et à lire. » S'il évoque avec plaisir ces souvenirs, le candidat à la présidentielle évoque toutefois très peu en public son frère et sa soeur, plus jeunes que lui de quelques années.

Une enfance et adolescence à Amiens

Emmanuel Macron a reçu une éducation bourgeoise chez les jésuites à Amiens. Il a fréquenté les bancs de la Providence, une institution catholique. C'est là-bas qu'il assistera aux cours de théâtre de Brigitte Auzière, qui deviendra bien des années plus tard sa femme

Leurs années chez les jésuites

C'était un élève brillant, qui excellait particulièrement en lettres, dévorant les classiques. « Emmanuel en savait plus que la moitié des profs du collège. Il adorait 'les Nourritures terrestres' de Gide, 'le Roi des Aulnes' de Tournier ou 'le Rivage des Syrtes' de Gracq », a raconté un ancien camarade à « L'Obs ». Un copain de l'atelier théâtre se souvient de son côté : « Il avait un charisme qui émerveillait tout le monde. Cela se manifestait par la subtilité du langage, le verbe, l'écoute, sa maturité ».

Emmanuel Macron a par ailleurs suivi des cours de piano pendant 10 ans au conservatoire d'Amiens. Il y a même décroché un troisième prix, indique « L'Obs ». Ses collègues de l'Elysée l'avait d'ailleurs surnommé le « Mozart de l'Elysée », raconte de son côté « Le Monde ».

Un étudiant mature et en retrait

Emmanuel Macron a fait sa scolarité dans cette ville de la Somme de 135.000 habitants à forte tradition ouvrière jusqu'en première, avant de fréquenter le lycée Henri IV à Paris, où il obtient un bac S avec mention très bien. Il vit d'abord dans une chambre de bonne, puis dans un petit appartement près de la prison de la Santé. Les week-ends, il rentrait à Amiens pour retrouver ses parents, et son ancienne professeure de théâtre, Brigitte Auzière, à qui il avait déjà déclaré sa flamme.

Ses camarades d'Henri IV, où il a aussi fait une prépa littéraire, se souviennent d'un étudiant « sympathique », qui aime faire des mots d'esprit et citer des blagues des Inconnus, selon des témoignages recueillis par « Le Parisien Magazine » . Mais il restait beaucoup en retrait, ne participant pas aux diverses fêtes organisées en cours d'année. Un ancien de sa promotion raconte : « Il avait une maturité incroyable. Il était copain avec tous les professeurs de prépa et très peu avec nous. »

Son premier échec : Normal Sup

Après l'hypokhâgne et la khâgne, il échoue à entrer à Normale Sup. Il rebondit en obtenant un DEA en philosophie politique à l'université de Nanterre. C'est à cette période qu'il fait la connaissance de Paul Ricoeur. Ils prennent l'habitude de débattre et deviennent intimes. Emmanuel Macron intègre ensuite Sciences Po Paris en 2001. « Il n'a jamais vraiment eu d'activité militante. Il n'allait pas dans les réunions de section », témoignait l'an dernier dans « Society » Aurélien Lechevallier, un ami qui l'a rencontré à Sciences Po.

Emmanuel Macron : son parcours en photos

Emmanuel Macron entre ensuite à l'ENA en 2002, pour deux ans. Il était dans la promotion Léopold Sédar Senghor, que « Le Monde » qualifiait de « cuvée d'exception » en 2013, et qui rappelle la fameuse promotion Voltaire de Hollande, Royal, Sapin et Villepin, sortie en 1980. Directeurs de cabinet, conseillers... Près d'une vingtaine de ses camarades ont occupé des postes clef de la République pendant le quinquennat de François Hollande.

Pour la première fois depuis la création de l'ENA, il n'y a pas eu de classement final pour cette promotion. Soixante-quinze élèves avaient signé un recours pour le faire annuler en raison d'irrégularités pour l'examen de fin de scolarité. Le Conseil d'Etat leur a donné raison en 2007.

Du public au privé, où il devient millionnaire

C'est à sa sortie de l'ENA qu'Emmanuel Macron intègre le corps de l'Inspection générale des Finances en 2004. Trois ans plus tard, il est nommé rapporteur général adjoint de la commission pour la libération de la croissance française (la commission Attali).

Aux origines du phénomène Macron

L'année d'après, il prend le chemin du privé et devient banquier d'affaires chez Rothschild & Cie. Son passage de quatre ans dans cette banque lui a rapporté près de 3 millions d'euros .

Chez Rothschild, il est d'abord nommé directeur avant d'être gérant à partir de janvier 2009 ; ses revenus sur cette période s'élèvent alors à 896.619 euros. Après être devenu gérant, il devient associé-gérant en décembre 2010 jusqu'en mai 2012, où il quitte l'établissement pour faire partie de la garde-rapprochée du nouveau chef de l'Etat, François Hollande, qu'il avait rencontré en 2006. Pendant ces deux années en tant qu'associé-gérant chez Rothschild, il a empoché 1.988.413 euros.

Son salaire a baissé quand il est entré à l'exécutif. Emmanuel Macron gagnait un peu plus de 9.000 euros par mois lorsqu'il était ministre de l'Economie.

Sept petits-enfants

Il avait 16 ans, elle en avait 40. « L'histoire a été narrée par Emmanuel Macron lui-même : 'C'est au lycée, par le théâtre, que j'ai rencontré Brigitte. C'est subrepticement que les choses se sont faites et que je suis tombé amoureux. Par une complicité intellectuelle qui devint jour après jour une proximité sensible. Puis, sans qu'aucun ne lutte, une passion qui dure encore' », explique la journaliste Anne Fulda dans son livre consacré à l'ancien ministre.

Brigitte, issue d'une famille célèbre localement pour ses macarons et chocolats produits depuis cinq générations, était mariée et mère de trois enfants. Les parents d'Emmanuel Macron, qui pensaient à l'époque que leur fils sortait avec la fille de Brigitte, dans le même cours de théâtre et du même âge que lui, n'ont pas bondi de joie en apprenant la nouvelle. Ils ont même voulu rencontrer Brigitte pour lui demander de ne plus voir leur fils jusqu'à sa majorité. Elle avait alors répondu, en larmes, « je ne peux rien promettre ».

Le prétendant à l'Elysée a défié les conventions pour l'épouser en 2007 au Touquet, où elle dispose d'une résidence secondaire. Il est aujourd'hui grand-père de sept petits-enfants par alliance, puisque les trois enfants de Brigitte sont parents.

Ses liens avec Amiens aujourd'hui

S'il s'est fait rare à Amiens ces dernières années, c'est dans un Parc des Expositions en périphérie de sa ville natale, à l'occasion d'une rencontre citoyenne, qu' Emmanuel Macron a choisi de lancer son mouvement politique « En Marche ! » le 6 avril 2016.

Il n'a de cesse de dire l'attachement qu'il voue à sa ville. En novembre dernier encore, il confiait au « Courrier Picard » : « C'est là où je suis né, où j'ai grandi, où ma grand-mère vivait il y a trois ans encore, où mon père vit toujours (...). C'est l'un de mes points fixes ».LIRE AUSSI :

@anaellegrondin

En savoir plus sur 

https://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0212009111314-dou-vient-emmanuel-macron-2082050.php#UJjp7peV5sKAH1iC.99

Posté par Michel Peyret

Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

 

 

Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension.

Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.

 

Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » - les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.

 

Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.

 

L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.

 

Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.

 

Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.

 

Que ferons-nous dans quinze jour ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l'Histoire.

 

Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

 

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Commentaire de B.T Sauf que sur l'Europe et l'Euro Jean-Luc est plutôt tendance reddition en raz campagne. C'est en partit, pour cela qu'il n'a pas été qualifié pour le second tour.

Analyse entre les deux tours par Georges Gastaud PRCF

 

25 Avril 2017
 
Merci de bien vouloir lire ceci et, si cela vous semble utile, de le diffuser autour de vous. G.G.
 

Et chaque jour, consultez www.initiative-communiste.fr

 

Je n’ai pas été d’accord avec les choix de Georges gastaud et si j’ai paru m’y résigner c’est à partir de l’évolution d’une situation que je n’avais pas souhaité mais dont il me fallait prendre acte. Mais ce désaccord ne s’est jamais passé du dialogue entre nous parce que j’estime Georges Gastaud et ce qui le conduit à faire des choix politiques que je ne partage pas nécessairement comme fonder un mouvement (pasd un parti) à côté du PCF. Je déplore ces départs et saignées successives qui ont laissé ce parti dans les mains d’impuissants ou parfois de liquidateurs dont l’histoire nous dira un jour le rôle réel et la responsabilité de ceux qui n’ont pas su s’opposer à eux et dont je fais partie. Georges est quelqu’un dont la réflexcion est toujours utile comme bien d’autres que nous publions ici dans un dialogue sur le communisme, sur le parti dont nous avons besoin qu’il faudra bien avoir.

 

(note de Danielle Bleitrach pour Histoire et societe)


Résultat de recherche d'images pour "Georges gastaud"

 

Même si l’abstention progresse un peu par rapport à la présidentielle précédente, les électeurs ont ignoré très majoritairement les appels au boycott lancés ici et là.

 

L’un des deux chouchous du grand capital, la marionnette de l’Empire fédéraliste européen, de l’ubérisation générale de la société, l’homme du très délétère slogan « ni droite ni gauche », E. Macron, est en tête, avec cependant un score très inférieur au quart de l’électorat inscrit. Il a surtout bénéficié d’un soutien massif et indécent de la part des financiers et de la presse du capital, mais aussi, de toute une partie de l’appareil du PS et de la CFDT, de tous ceux qui ont imposé la honteuse loi Travail.

 

Macron veut mettre en place un « parti démocrate » à l’américaine, 100 % capitaliste, qui, rompant avec les références du PS, fussent-elles hypocrites, à la gauche populaire, pourra mener une politique totalement décomplexée au profit du MEDEF, américaniser à fond notre vie politique, notre culture et même notre langue. Mais comme Renzi en Italie, Macron ne tarderait pas à trouver face à lui le mouvement ouvrier français qui n’a pas oublié le grand affrontement de classes contre la loi Travail ni enterré le Non populaire à la constitution européenne. Pas question de décerner à Macron un brevet d’antifascisme alors que c’est l’orientation maastrichtienne, patronale, guerrière et atlantiste des Sarkozy, Hollande, et de l’ensemble de ses ministres et ex-ministres de Hollande, dont Macron, qui, depuis des années, creuse le lit de l’extrême droite en France. D’autant que désormais, Macron est aussi soutenu par les pontes des LR, par le PS et bien entendu, par la Commission européenne et par Berlin, non pas bien entendu par « antifascisme », mais pour opérer au plus tôt le « saut fédéraliste européen » qu’ont déjà préparé Hollande et Merkel dans le dos de leurs peuples respectifs.

 

Le Pen est au second tour, fût-ce avec un score moins élevé que celui dont elle rêvait pour briguer efficacement l’Elysée. Les militants du PRCF agiront sur le terrain pour faire baisser le score du FN en milieu ouvrier car ce parti déshonore la France, divise la classe ouvrière, pousse à la guerre intercommunautaire et à la fascisation du pays, même s’il n’est que trop vrai que la marche à l’Etat policier a largement été successivement orchestrée depuis des décennies par les gouvernements LR et PS (Valls tentait encore il y a peu d’interdire des manifs intersyndicales de masse !). En militant d’arrache-pied en milieu populaire pour diminuer les votes FN, il faut faire reculer au maximum ce parti de haine qui pourrit l’ambiance politique dans ce pays depuis des années et qui bloque l’alternative progressiste pour le plus grand bien du capital en dévoyant le patriotisme légitime d’une partie du peuple dans l’impasse mortelle du racisme.

 

Pour autant, alors que la droite (Fillon, Juppé, etc.) et le PS appellent déjà à voter Macron, le PRCF ne cautionnera pas par son vote ce candidat dont la politique ultra-maastrichtienne vise à dissoudre la nation, à accompagner les guerres US, à pulvériser tous les acquis sociaux… Donc à nourrir le FN qui se nourrit de toutes ces trahisons sociales et nationales pour usurper et pour dévoyer la référence à la nation.

 

Fillon est éliminé du second tour : juste punition pour l’indécence de ce candidat super-thatchérien et profiteur. Les LR et les partisans égoïstes et versaillais de Fillon vont connaître à nouveau des jours difficiles et c’est tant mieux pour les travailleurs et pour le mouvement populaire.

 

Indépendamment des électeurs sincères qui l’ont suivi, Hamon paie la facture d’un PS détruit par la politique servilement pro-MEDEF de Hollandeet le candidat PS arrive 5ème de cette élection. Les jaurésiens qui adhèrent encore au PS vont-ils enfin comprendre que ce parti belliciste, entièrement soumis à l’UE, à l’OTAN et au MEDEF, n’est plus, depuis longtemps, un lieu décent pour des progressistes véritables ?

 

Même s’il n’atteint pas le second tour, J.-L. Mélenchon obtient un score élevé qui est un point d’appui pour les progressistes et les travailleurs de ce pays. Il parvient à ce résultat malgré la campagne anticommuniste indécente menée contre lui par Hollande, Laurent Berger et Cie. Le PRCF est fier d’avoir d’emblée fait le choix clair de l’intervention communiste active, « critique mais constructive et dynamique », pour soutenir cette candidature qui était la seule dans l’état actuel des rapports de forces, à pouvoir préserver et élargir l’espace progressiste indispensable aux résistances sociales. Certes, Mélenchon n’est pas communiste et ses positions sont restées plus qu’hésitantes sur le Frexit progressiste, lequel est incontournable pour rouvrir la voie du socialisme en France. Mais JLM veut sortir de l’OTAN et c’est vital dans une période où le fascisant Trump marche aux affrontements militaires les plus dangereux de la Syrie à la Corée en passant par l’Ukraine. Il faut donc d’urgence défendre la paix. Dans cet esprit, le PRCF appelle à co-organiser des rassemblements pluriels, avant le second tour, contre Trump et sa marche à la guerre sur tous les fronts.

 

Plus que jamais le PRCF tend la main à tous ceux qui veulent agir pour reconstruire le vrai parti communiste, soutenir le syndicalisme de classe, construire le Front de résistance antifasciste, patriotique, populaire et écologique indispensable pour briser la fascisation, bloquer la marche de Trump à la guerre mondiale et sortir à temps la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

 

Le texto adressé par le PRCF à J.-L. Mélenchon à propos du second tour – Le 23 avril 2017

 

Cher citoyen Mélenchon,

 

Nous vous félicitons pour ce score élevé et qui aurait peut-être été encore meilleur si le débat sur le Frexit progressiste avait pu être mené en toute décontraction.

 

Et nous vous félicitons aussi pour votre refus ce soir de tomber dans le piège d’un pseudo-« front républicain » derrière Macron, qui veut dissoudre la République dans l’Empire euro-atlantique du capital et des guerres de l’OTAN.

 

Tenez bon sur cette position ! L’antifascisme ne passe pas par l’euro-désintégration de la France mais par l’union du drapeau rouge et du drapeau tricolore à la fois contre le FN et contre l’euro-dictature du capital.

 

Salut et fraternité !

 

Pour le PRCF Georges Gastaud et Antoine Manessis.

 

Publié par  El Diablo

L’ANARQUE DE LA RETRAITE à la mode Macron

L’ANARQUE DE LA RETRAITE à la mode Macron

Les RETRAITES façon MACRON, le piège des comptes notionnels

Par Jean-Marie Harribey, économiste français et maître de conférences honoraire a co-présidé le Conseil scientifique d’Attac.

C’est devenu un mouvement quasi pendulaire : tous les quatre ou cinq ans, les gouvernants ou les aspirants à gouverner rouvrent le dossier des retraites pour les « réformer ». Les réformes de 1993, 2003, 2010 et 2012, qui devaient « sauver » les retraites des Français, n’ont pas suffi à calmer les ardeurs « réformatrices ». Malgré l’allongement de la durée de cotisations, le report à 62 ans de l’âge de départ à la retraite sauf pour les carrières longues, la mise au compte des salaires des 25 meilleures années au lieu des 10 pour les salariés du privé, et, au final, malgré la baisse des pensions qui résulte du cumul de tous ces dispositifs, les cris d’alarme reviennent régulièrement. Dans son dernier rapport de juin 2016, le Conseil d’orientation des retraites estime que « l’équilibre financier » du système de retraites sera assuré suite aux réformes libérales accumulées depuis 20 ans, mais dans des conditions très contestables : le taux de remplacement par rapport au salaire moyen passerait de 75 % à 60 % au milieu du siècle. Tandis que la part des retraités dans la population va continuer à augmenter sensiblement pour des raisons démographiques, il est prévu que la part de la richesse monétaire qui leur reviendra n’augmentera pas et même baissera (de 14,2 % du PIB en 2014 à 12,8 % en 2060).

Malgré la dégradation des conditions de retraite, les candidats à la présidence de la République François Fillon et Emmanuel Macron veulent une nouvelle réforme. Si Fillon propose des mesures classiques de droite, comme le recul de l’âge de la retraite à 65 ans ou la disparition du compte de pénibilité, Macron, qui entend aussi supprimer le compte de pénibilité, propose une réforme qui se veut « moderne » et « universelle » : introduire un système dit par « comptes notionnels ». Que signifie cette notion ignorée de la plupart des citoyens ? Que changerait-elle ? Quels en sont les dangers ?

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Les retraites façon Macron, le piège des comptes notionnels

Par Jean-Marie Harribey*C'est devenu un mouvement quasi pendulaire : tous les quatre ou cinq ans, les gouvernants ou les aspirants à gouverner rouvrent le dossier des retraites pour les " réforme...

 

http://leseconomistesatterres.blogs.liberation.fr/2017/03/16/les-retraites-facon-m

Publié par  El Diablo

Malgré l’arrogance et le chantage, la DÉSINTÉGRATION européenne est… EN MARCHE [par Pierre Lévy]

Malgré l’arrogance et le chantage, la DÉSINTÉGRATION européenne est… EN MARCHE [par Pierre Lévy]
Malgré l’arrogance et le chantage, la DÉSINTÉGRATION européenne est… EN MARCHE [par Pierre Lévy]

(En raison des circonstances exceptionnelles, le site publie en avant-première l’éditorial de l’édition du mensuel à paraître le 28 avril – cette dernière comporte par ailleurs un menu particulièrement riche : Grèce, Royaume-Uni, Turquie, virage américain…)

L’image était terrible. Lors de la soirée électorale du 23 avril, les caméras de France 2 (notamment) ont diffusé pendant d’interminables minutes la traversée de Paris du cortège d’Emmanuel Macron : une flopée de motards, une dizaine de véhicules toutes sirènes hurlantes et gyrophares en bataille. Même le commentateur en direct s’est étonné de ce convoi brûlant tous les feux rouges. Comme une hallucinante caricature de la continuité, et d’arrogance digne de l’Ancien Régime.

Et comme un symbole subliminal d’une évidence : le « système » a déjà installé son candidat au pouvoir. Le système, c’est-à-dire l’appareil économico-politico-médiatique qui entend assurer la domination de l’oligarchie mondialisée via ses représentants nationaux. L’ancien énarque et banquier de chez Rothschild incarne celle-ci jusqu’à l’outrance. Sur la forme d’abord, au vu de son lancement marketing et médiatique littéralement sans précédent. Et sur le fond, bien sûr, tant ses thèmes de prédilection collent étroitement aux priorités des « élites mondialisées ».

Laurence Parisot a jugé que le plus grand mérite de M. Macron était de vouloir « refonder le plus beau projet qui soit, le projet européen »

A commencer par l’Europe, bien sûr. Concluant l’un des débats de la soirée de France 2, Laurence Parisot – l’ancienne présidente du patronat a fait de l’anti-lepénisme l’affaire de sa vie

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Malgré l'arrogance et le chantage, la désintégration européenne est... en marche - Ruptures

 

 

Malgré l'arrogance et le chantage, la désintégration européenne est... en marche - Ruptures

(En raison des circonstances exceptionnelles, le site publie en avant-première l'éditorial de l'édition du mensuel à paraître le 28 avril - cette dernière comporte par ailleurs un menu ...

 

https://ruptures-presse.fr/actu/elections-macron-euro

Publié par  El Diablo

MACRON en tête ! Ouf ! Les marchés financiers sont rassurés

MACRON en tête ! Ouf ! Les marchés financiers sont rassurés

Les marchés applaudissent l'accession d'Emmanuel Macron au second tour

Le CAC 40 progressait de 3,9% et l'écart de rendement des emprunts souverains se resserrait au lendemain de l'accession du candidat d'En Marche! au deuxième tour de l'élection présidentielle.

L’arrivée en tête d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle française, devant Marine Le Pen, apaise lundi matin une grande partie des tensions qui paralysaient les marchés financiers depuis plusieurs semaines.

A Paris, le CAC 40 a ouvert en hausse de 2,08% à 5.201 points, avant de progresser de 3,9% peu avant 11h. Sur les marchés de taux, l'écart de rendement entre les obligations d'Etat françaises et allemandes à dix ans tombe à 40 points de base, un point bas atteint pour la dernière fois peu après les élections américaines en novembre, à comparer à 66 points de base vendredi. Le rendement de l'OAT à dix ans recule de 11,5 points de base et celui du Bund à dix ans se replie de près de 10 points de base, d'après les données de Tradeweb.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Les marchés applaudissent l'accession d'Emmanuel Macron au second tour

Les marchés applaudissent l'accession d'Emmanuel Macron au second tour

Le CAC 40 progressait de 3,9% et l'écart de rendement des emprunts souverains se resserrait au lendemain de l'accession du candidat d'En Marche! au deuxième tour de l'élection présidentielle ...

 

http://www.agefiactifs.com/investissements-financiers

Macron ciblé par la CIA?

 

dans Politique Internationale 

 

Cette question sera-t-elle au centre de la prochaine révélation

 

de  Julian Assange ?

 

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.  

Bonne lecture.

 

https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/

 

Propos liminaires

 

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

 

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

 

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

 

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

 

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle défini par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

 

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

 

L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.

 

Le contexte

 

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant. Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

 

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

 

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

 

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

 

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

 

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

 

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont façonné, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

 

Macron entre dans la cour des grands.

 

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

 

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

 

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta,(relation de Hermand?), est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

 

Macron calibré au programme de la NED

 

  • Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

  • En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

     

    Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

     

    Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

     

    Pour être plus concret, Michael Bloomberg,  ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg, au travers de « Bloomberg Philanthropies », travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

     

    Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielle 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est

     

    Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.

     

    Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

     

    Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense, en postulat, que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

     

    C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

     

    Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde), pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

     

    En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami  de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

     

    Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

     

    Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant les heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

     

    Côté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

     

    L’ascension et l’apothéose.

     

    Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la Présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

     

    Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

     

    Beau parcours, non?

     

    Le 16 avril 2014, Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

     

    C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!

     

    MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?

     

    Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

     

    « Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant, aussi, devenir ministre de l’Économie » ?

     

    Pourquoi cette précision ?

     

    Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

     

    Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?

     

    Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement. Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eue lieu.

     

    Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?

     

    Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui, mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’État d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande? 

     

    En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Mediapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais, la NSA a affirmé que ces interceptions de sécurité n’avaient jamais touché les chefs d’État, mais leur entourage.

     

    Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?

     

    Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?

     

    A la vue de son parcours, la réponse est oui!

     

    Une  preuve?

     

    L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, « progressiste » et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

     

    On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

     

    Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

     

    C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

     

    Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires! Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

     

    • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées  numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.(financement Henry Hermand)

    • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

    • A propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.

    • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –

    • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés

    • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017

    • A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677