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Politique française 2017

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

« Au voleur », avait crié Claude Bartolone, le président socialiste de l'Assemblée nationale

Figurez-vous que dans le palais Bourbon, plus connu sous le nom d'Assemblée nationale, comme quoi la République aime bien les ors de la royauté, un aigrefin avait piqué le manteau du président de la dite assemblée des représentants de la nation.

Rendez-vous compte ce crime de lèse-majesté dans un des endroits les plus gardés en France, pour dire au peuple ébahi qu'ils faut se serrer la ceinture afin de sauver la France. En effet, que l'on soit de droite ou de gôche, l'austérité est de rigueur dans les lois votées. Mais c'est là peut-être un autre sujet.

Et comme il n'y a pas eu restriction budgétaire en ce qui concerne la surveillance du palais Bourbon, bien au contraire, le malandrin a été découvert illico-presto. L'individu, disent les syndicats de police de droite à la téloche, au lieu de personne, terme repris avec complaisance par les journaleux. Bref, la personne en question était un flic. Il n'avait rien à foutre du manteau du président, mais en voulait plus à son portefeuille. Des fois que dedans serait contenu toute la rémunération que les représentants du peuple s'octroient et plus encore le chef de l'Assemblée nationale. Mais c'est là peut-être un autre sujet.

Naturellement, Claude Bartolone a porté plainte et la police des polices a enquêté. Surprise, l'individu en question, non le présumé innocent comme dit le syndicat de la police Alliance dans des affaires où des policiers sont mouillés, n'était autre que le flic-chauffeur et garde du corps d'Alain Marleix qui bosse dans le palais Bourbon.

En fait, ce ci-devant n'est que député de droite. Et comme il avait été secrétaire d'Etat en charge d'un machin chose entre 2008 et 2010, sous François Fillon premier ministre, il bénéficiait d'un chauffeur-garde-du corps de la police nationale, avec en prime une bagnole de fonction.

J'ai piqué cela dans le Canard enchaîné et je l'ai retranscrit à ma façon. Mais c'est bêta, le volatile ne dit pas si d'autres députés, de droite ou de gôche, ex-ministres ou ex-sous ministres, disposent des mêmes privilèges.

Pour autant, Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale, a retrouvé manteau et portefeuille, sans vouloir nettoyer à grandes eaux sinon plus, les écuries d'Augias.

Question; C'est quel palace qui accueille ses hôtes devant un si luxueux bar?

CAPTURE D'ECRAN

CAPTURE D'ECRAN

En déclarant que “la colonisation est un crime contre l’humanité, une véritable barbarie”, Emmanuel Macron a déclenché un torrent d’indignation. On a dit que cette déclaration n’était que pur opportunisme, que le candidat d’”En marche”, comme d’habitude, disait tout et son contraire. En novembre 2016, il déclarait : “Alors oui… en Algérie il y a eu la torture mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie”. Certes. Mais si, pour une fois, Emmanuel Macron avait eu raison ? La réaction chauvine suscitée par ses propos, en tout cas, montre que le révisionnisme colonial fait partie de l’ADN de la droite française.

 

Il faut les entendre fulminer, ces humanistes à géométrie variable, lorsque cette page sinistre de l’histoire de France est pointée du doigt. Pour Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, “ces propos constituent une insulte à l’Histoire de France et à la mémoire de millions de Français. Ils n’honorent pas le candidat à l’élection présidentielle qui fait le choix de la repentance plutôt que celui d’une lecture objective de notre histoire. Une repentance, toujours agitée par la gauche et l’extrême-gauche, qui contribue malheureusement à la défiance d’une partie des nouvelles générations envers leur pays”.

 

Mais c’est tout le contraire ! Pour qu’un Français se sente insulté par cette affirmation, il faut qu’il ait une lecture étriquée du passé national. Les millions de victimes du colonialisme français depuis trois siècles seraient-elles quantité négligeable ? Faut-il, pour être patriote, adhérer à un roman colonial à l’allure de conte de fées ? Que la France se proclame la patrie des droits de l’Homme n’interdit pas à ses citoyens de vérifier si cette promesse a été tenue au cours de son histoire. Elle leur en fait obligation. Et après examen, le verdict est sévère. Certains de vos électeurs l’ont peut-être oublié, M. Accoyer, mais la conquête de l’Algérie fut une expédition meurtrière, l’occupation de ce pays une humiliation permanente pour ses habitants et sa guerre de libération un carnage (300 000 morts) provoqué par l’obstination du colonisateur.

 

Mais M. Accoyer ne nous a offert que le hors d’œuvre. Parmi les nostalgiques à l’orgueil outragé, c’est la présidente du FN qui enlève le pompon. Sur sa page Facebook, elle qualifie carrément de “crime” les propos d’Emmanuel Macron. “Y a-t-il quelque chose de plus grave, quand on veut être président de la République, que d’aller à l’étranger pour accuser le pays qu’on veut diriger de crime contre l’humanité ?”, demande la candidate du FN. “En utilisant cette argumentation probablement pour des raisons bassement électoralistes, le crime, c’est M. Macron qui le commet. Il le commet contre son propre pays”. Voilà, la messe est dite. A l’unisson, la droite et l’extrême-droite assènent cette doctrine singulière selon laquelle le crime n’est pas le colonialisme, mais sa dénonciation.

 

Contre ces impostures réactionnaires, il faut relire ce qu’écrivait Aimé Césaire en 1955 dans son magnifique “Discours sur le colonialisme”. Il citait le colonel de Montagnac, l’un des conquérants de l’Algérie : “Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts mais bien des têtes d’hommes”. Il donnait la parole au comte d’Herisson : “Il est vrai que nous rapportons un plein baril d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis”. Il citait aussi Pierre Loti relatant dans “Le Figaro” la prise de Thouan-An (Indochine) en 1883 : “La grande tuerie avait commencé ! C’était plaisant de voir ces gerbes de balles, si facilement dirigeables, s’abattre sur eux deux fois par minute. On en voyait d’absolument fous, qui se relevaient pris d’un vertige de courir. Ils faisaient en zigzag et tout de travers cette course de la mort, se retroussant jusqu’aux reins d’une manière comique ... et puis on s’amusait à compter les morts”. Eh oui, ces horreurs, elles aussi, font partie de notre histoire.

 

Partout, la conquête coloniale fut effroyable. Le colonisateur au drapeau tricolore l’a déshonoré, ce drapeau. Il l’a noyé dans le sang des peuples martyrisés par ceux qui prétendaient leur apporter la civilisation au bout du fusil. C’est pourquoi, partout, les peuples colonisés ont levé l’étendard de la révolte. Lassés d’être traités en objets, ils voulaient devenir “les sujets de leur propre histoire”, comme disait Lénine dans ses thèses prophétiques sur le droit des nations à disposer d’elles-mêmes (1916). Mais en Indochine, en Algérie, à Madagascar, au Cameroun, cette révolte populaire s’est heurtée à une répression impitoyable. Pour maintenir l’ordre ancien, la machine de guerre coloniale a perpétré des crimes de masse, elle s’est livrée à d’innombrables massacres.

 

Lisez donc le grand Aimé Césaire, M. Accoyer, cela vous changera du Figaro-Magazine !

“Il faudrait étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet-Nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette gangrène est toujours dans les têtes. Comme disait Marx à propos des atrocités commises par les Anglais en Inde en 1853, “L’hypocrisie profonde et la barbarie inhérente à la civilisation bourgeoise s’étalent sans voile devant nos yeux, en passant de son foyer natal, où elle assume des formes respectables, aux colonies où elle se présente sans voile”. Oui, c’est un fait, le crime colonial a fait voler en éclats les barrières morales que la classe dominante s’imposait ailleurs. Dire cette atrocité du crime colonial, c’est désigner avec les mots qui conviennent cette histoire douloureuse. Le colonialisme est une violence au carré, décuplée par le sentiment de supériorité raciale du colonisateur sur le colonisé. Perpétré sur les cinq continents, de Colomb à Netanyahou, le colonialisme est un crime contre l’humanité, car il nie l’humanité de celui qu’il opprime.

 

Bruno GUIGUE

URL de cet article 31554 

vendredi 17 février 2017

L'autre « affaire Théo »

En fait, il y a deux "affaires Théo". La première concerne l'histoire que la presse nous a immédiatement présentée: celle d'un innocent noir de banlieu matraqué et violé par les policiers, parce qu'il était noir et d'une cité. La seconde affaire Théo est celle de la complicité politico-médiatique dans le compassionnel, pour nous resservir des héros de notre temps: soit des migrants, soit des gens de couleurs, ces "laissés-pour-compte" du système qui se battent contre l'injustice de cette classe abominable, blanche et riche. Tant la presse que les milieux politiques complaisants, surtout en période électorale, nous mettent dans une alternative intenable, hésitant entre la communautarisation et l'invective du Klu Klux Klan.
 
Il y a deux semaines, un jeune homme, Théo, est hospitalisé suite à des "brutalités policières". Innocent et se trouvant là presque par hasard, les policiers se seraient jetés sur lui et sans raison, sauf parce qu'il est noir, lui auraient lancé des insultes racistes au visage, l'auraient matraqué et violé avec une matraque. Suite à cela, il fut hospitalisé, un policier accusé de viol les trois autres sont mis en examen pour violence. Théo ressort de l'hôpital sur ses deux jambes, sa famille pleure de joie, lui est une victime parfaite. Médiatisable à souhait.
 
Tellement parfaite que la presse s'en empare, que le Président va lui rendre visite comme à un héros de guerre - chaque époque a les héros qu'elle peut ... et les Présidents aussi. La police est montrée du doigt, stigmatisée, notamment par ces artistes qui se sentent investis d'une mission civique tout autant qu'artistique. Tout cela avant même que l'enquête n'ait aboutie. Notre société n'a plus besoin d'enquête, la justice se fait dans la presse et dans la rue, c'est plus simple et plus rapide. Cela s'appelle le lynchage. La presse qui ne donne la parole qu'à une partie: la "victime" Théo, qui ne s'interroge pas sur les policiers, leurs raisons.
 
A tel point que la Police nationale publie un communiqué: la police n'est pas raciste, elle fait son travail, à savoir protéger l'ordre public et si la justice reconnait les faits, les policiers seront sanctionnés. Mais pas en raison de la rue, suite à une décision de justice. C'est toute la différence entre un état de droit et un état barbare.
Mais peu importe, l'occasion est trop belle. Les manifestations s'enchaînent, les manifestants soi-disant venus se prononcer contre les injustices se déchaînent et le spectacle est pitoyable. Entre les journalistes complaisants qui tendent les micros pour que ces jeunes puissent expliquer que les flics les interpellent pour rien les frappent chaque jour, etc. Et ensuite, l'on voit ces jeunes bruler des voitures, casser des vitrines.
 
 
 
 
 
 
 
Et après tout cela, le journal Le Point publie le témoignage du policier. Et il se trouve que ce témoignage est corroboré par les vidéos de surveillance. Que notre cher Théo est intervenu dès l'arrivée de la police qui contrôlait un autre gentil jeune homme du quartier. Il a frappé les policiers et donné des coups dans tous les sens. Cette version avait été donnée par les policiers moins de deux heures après l'arrestation, avant même qu'il ne porte plainte. Les policiers, eux, ont porté plainte contre Théo pour outrage et rébellion. Maintenant, la presse publie le témoignage objectif d'un ami de Théo qui affirme avoir été frappé il y a peu, justement par le policier qui est accusé de viol.
 
Bref, Théo a été matraqué après avoir agressé des policiers qui procédaient dans un quartier particulièrement difficile à un contrôle sur un autre individu de ce quartier. Donc, son "innocence" est déjà largement remise en cause. Quant au viol, il doit encore être prouvé ... et pas dans la presse.
 
Ces engouements médiatiques aveugles et sélectifs servent des intérêts très contestables. Ils renforcent le communautarisme qui s'insinue en France, favorise les discours racistes en réaction, stigmatisent le travail des forces de l'ordre que l'on accuse soit d'abandonner les quartiers difficiles, soit de violences. 
 
C'est dérangeant cette manière de s'engouffrer dans n'importe quel soutien aveugle, avant même que l'enquête préliminaire n'ait été bouclée. Cette complaisance dégoulinante d'hypocrisie et de renoncement, comme si elle était le résultat d'une culpabilité.
 
Mais de quoi sommes-nous finalement coupables? 
 
Un individu agresse des policiers dans l'exercice de leurs fonctions. Ils réagissent. Cet individu n'a pas à agresser des policiers, quelle que soit sa religion, sa couleur de peau, sa condition sociale. Les policiers doivent réagir quelle que soit la religion, la couleur de peau et la condition sociale de toute personne qui se comporte de cette manière sur n'importe quel endroit du territoire français. C'est la République. Les habitants des cités, quelle que soit leur religion, leur couleur de peau et leur condition sociale doivent aussi respecter les règles de droit. Parce qu'il n'y a pas que des droits, mais aussi des devoirs.
 
Sinon imaginez ce qui pourra se passer bientôt. Vous appellerez la police, parce que quelqu'un de violent tente d'entrer chez vous. Et le policier vous demande: Il est violent? Réponse: Oui. Question: Il est blanc? Réponse: Non.  Réaction: Désolé, mais on ne peut pas se déplacer. Vous comprenez, c'est une personne de couleur qui est violente, on sera obligé de réagir et alors l'on nous accusera de violence. Mais vous pourrez toujours porter plainte après, enfin si la justice ne veut pas prendre le risque d'être accusée de racisme et si vous êtes en état de le faire.
 
Pensez-y lorsque vous irez manifester contre la police. Quant aux violences policières, aux vraies, elles sont condamnables, ce que chacun, les policiers eux-mêmes, savent pertinamment. Mais après une décision de justice.
 

Quand l'ignorance flirte avec les sommets

 

Publié le 16 Février 2017

Dommage que Pierre Dac

ne soit plus des nôtres

 

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S'il n'a pas connu Macron, pour autant, c'était un visionnaire :

 

“Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.”

 

Pierre Dac (pensée)

 

Macron, en marche ...sur ses lacets :

 

"Lorsque des progressistes ont voulu mener le combat, pour la liberté de conscience et pour la laïcité, pour voter cette belle loi de 1905 séparant l'Eglise et l'Etat, il a fallu des femmes et des hommes de gauche et de droite", a lancé Emmanuel Macron.

 

Cette volonté de dépasser les clivages gauche-droite a aussi, selon le candidat, "été à l'oeuvre lors de l'appel du 18 juin du Général de Gaulle".

 

Même pas la peine de tenter de lui parler de Fernand Grenier (normal, c'est un communiste) et des discussions au CFLN à Alger pour que le vote des femmes soit enfin inscrit dans la loi.

 

Outre le fait que chacun  sait que selon le banquier en goguette électorale, la présidente de la république en 1905 était à la tête des manifestations pour imposer la parité dans toutes les élections, l'énarquo- bas de plafond vibrionnant n'a manifestement jamais lu l'appel du 18 juin: De Gaulle ne parle ni de clivage, ni de droite ni de gauche, mais dit bien plus simplement :

 

" j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. "

 

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/l-appel-du-18-juin-1940.php

Publié par  El Diablo

CETA : les principaux candidats à la présidentielle sont TOUS CONTRE... SAUF MACRON

CETA : les principaux candidats à la présidentielle sont TOUS CONTRE... SAUF MACRON
CETA : les principaux candidats à la présidentielle sont TOUS CONTRE... SAUF MACRON

Par Léo Caravagna

De Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Marine Le Pen, les accords de libre-échange ne séduisent guère les futurs candidats à l'Élysée. Si Emmanuel Macron soutient le texte, François Fillon, lui, entretient le flou.

Le Comprehensive Economic and Trade Agreement (Ceta), nouvel accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, devrait être adopté ce mercredi par le Parlement européen. Il doit ensuite être ratifié par les parlements nationaux pour entrer pleinement en vigueur, après les élections du printemps. Le Ceta prévoit l'ouverture du marché agricole européen aux entreprises canadiennes, la suppression de 99% des droits de douane et la création du tribunaux d'arbitrage privés. Voici ce qu'en pensent les principaux candidats à la présidentielle.

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Ceta : les principaux candidats à la présidentielle sont tous contre... sauf Macron

Ceta : les principaux candidats à la présidentielle sont tous contre... sauf Macron

De Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Marine Le Pen, les accords de libre-échange ne séduisent guère les futurs candidats à l'Élysée. Si Emmanuel Macron soutient le texte, F...

http://www.lefigaro.fr/international/2017/02/15/01003-20170215ARTFIG00030-ceta-les-principaux-candidats-a-la-presidentielle-sont-tous-contre-sauf-macron.php

CETA : les principaux candidats à la présidentielle sont TOUS CONTRE... SAUF MACRON

Le CETA n’est pas constitutionnel, assurent des juristes

Le traité d’Accord économique et commercial global avec le Canada, dit CETA, doit être adopté ce mercredi 15 février par le Parlement européen à Strasbourg. Mais selon un groupe de professeurs en droit constitutionnel, l’accord CETA n’est pas compatible avec la Constitution française.

VOIR  LE LIEN CI-DESSOUS :

Le CETA n'est pas constitutionnel, assurent des juristes

Le CETA n'est pas constitutionnel, assurent des juristes

Le traité d'Accord économique et commercial global avec le Canada, dit CETA, doit être adopté ce mercredi 15 février par le Parlement européen à Strasbourg. Mais selon un groupe de professeu...

 

https://reporterre.net/Le-CETA-n-est-pas-constitutio

Publié par  El Diablo

Où est passée la gauche anti-CSG ?

Où est passée la gauche anti-CSG ?

Montebourg, Hamon, Mélenchon, Peillon et Macron veulent sauver la CSG

Alors qu’il faut la supprimer.

La Sécurité Sociale, ses prestations et son financement, semblent être au cœur de la campagne présidentielle et c’est tant mieux. Que la droite cherche à abattre la Sécu pour confier notre protection sociale au privé n’étonnera personne. Il est dommage en revanche que, parmi les candidats qui se réclament de la gauche, plus personne ne propose la suppression de la CSG.

Mélenchon et Hamon veulent la fusionner avec l’impôt sur le revenu, Montebourg veut la diminuer mais seulement pour les salaires inférieurs à 1,3 ou 1,5 SMIC (ce n’est pas encore très clair). Quand à Macron, il veut l’augmenter en lui faisant prendre la place de la cotisation chômage en plus de la cotisation maladie. Valls n’a pas encore dégainé mais gageons qu’il aura à cœur de préserver, voire d’étendre la CSG créée par Rocard son père spirituel.

D’où vient la CSG ?

La CSG a eu 25 ans en 2016. Personne n’a fêté son anniversaire. Il est pourtant utile de rappeler que cette “innovation” impopulaire a été adoptée au 49-3, comme les lois Macron et El Khomri, et votée au Sénat par moins de 25% des sénateurs en décembre 1990 (70 sur 316).

Les syndicats - sauf la CFDT - avaient fait campagne contre la CSG, ainsi que les communistes. Pour tenter d’empêcher le texte de passer à l’Assemblée, les députés PCF votèrent une motion de censure déposée par la droite. Le total des voix aurait dû permettre de renverser le gouvernement Rocard et d’enterrer le projet, mais quelques députés de droite ont “opportunément” oublié de voter ce jour-là. Juste assez pour que la motion échoue et que la CSG soit instaurée. Ce fut une grande défaite pour le monde du travail.

Où est passée la gauche anti-CSG ?

La gauche anti-CSG comprend le PCF mais aussi tous les militants - souvent des syndicalistes - non affiliés à un parti politique mais attachés aux principes fondateurs de la Sécurité Sociale, donc opposés par définition à la fiscalisation de son financement. Elle comprend aussi de nombreux retraités, malades, chômeurs, qui ne voient pas pourquoi ils doivent encore cotiser pour la maladie alors qu’ils cotisaient déjà lorsqu’ils travaillaient.

Il y a cinq ans le candidat Mélenchon, qui faisait partie en 1990 des 70 sénateurs PS ayant voté “oui” à l’instauration de ce nouvel impôt, avait fait un grand pas vers les opposants à la CSG en portant un programme où figurait le refus de la fiscalisation des cotisations sociales et explicitement la suppression de la CSG.

Il est d’autant plus regrettable que le même candidat Mélenchon - qui n’a plus besoin aujourd’hui du PCF et qui cherche désormais à conquérir les voix écologistes plutôt que celles des militants ouvriers - ait fait à nouveau volte-face en inscrivant dans son programme pour 2017 la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Il reprend ainsi une promesse (non tenue et en ce cas précis c’est tant mieux) de Hollande pour 2012. Pour 2017, le candidat à la candidature PS Hamon fait la même proposition. Il est à noter que la CGT, en toute cohérence, refuse toujours la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu.

Loin de vouloir supprimer la CSG, Montebourg veut la diminuer seulement pour les salaires les plus bas. Le résultat serait une augmentation du salaire net pour les salariés concernés sans que leur salaire brut n’augmente. Cette proposition semble trouver son origine dans le programme du FN depuis 2012 : augmenter le salaire net sans augmenter le salaire brut. Il est extrêmement malsain de mélanger deux problèmes différents. Il faut augmenter les salaires, c’est absolument clair. D’une part le SMIC est si bas que la CAF doit compléter pour une personne seule travaillant à temps plein. Et d’autre part la moyenne des salaires nets s’est rapprochée du SMIC ces 15 dernières années. La proposition de Montebourg aurait d’ailleurs cet effet pervers qu’une augmentation du salaire brut au-delà du seuil se traduirait par une augmentation bien plus que proportionnelle de la CSG. Il est donc évident qu’une modulation de la CSG n’est pas la réponse appropriée à l’impératif absolu d’augmenter significativement la grande majorité des salaires en 2017.

Peillon veut rendre la CSG progressive, ce qui serait un des effets de la fusion CSG-Impôt sur le revenu. On ne peut qu’être frappé par la proximité des propositions de Mélenchon, Montebourg, Hamon et Peillon sur la CSG.

Macron, lui, veut aller plus loin que Rocard en remplaçant la cotisation chômage par 1,7 point de CSG supplémentaire. C’est-à-dire que les retraités, les malades et les chômeurs contribueraient non seulement au financement des prestations maladies mais aussi au financement des prestations chômage !

Ni moduler, ni étendre, ni fusionner la CSG. Il faut la supprimer.

Non seulement la CSG est le prélèvement qui pèse le plus lourdement sur les revenus (il représente environ 90 Milliards d’euros, plus que l’impôt sur le revenu) mais il frappe essentiellement les salariés en activité ou non, et particulièrement les retraités. Les revenus du capital n’y contribuent que très peu, contrairement à ce qu’avait annoncé Michel Rocard, le père de la CSG.

La suppression de la CSG est un enjeu de classe. Les retraités, les chômeurs et les malades n’ont pas à financer la protection sociale. Le manque à gagner peut-être compensé immédiatement et largement par la suppression de la réduction Fillon sur les cotisations dites patronales (sa compensation par le budget de l’Etat coûte 23 Milliards d’euros par an) et la suppression du CICE (20 Milliards d’euros).

Pour les salariés, la CSG et doivent être remplacés par des cotisations sociales.

On objectera que les salariés ne gagnent rien à ce remplacement. C’est exact.Pour que les salariés gagnent plus, et c’est en 2017 une nécessité absolue, il n’y a qu’une seule méthode : augmenter les salaires bruts. C’est aussi un enjeu de classe. Tout autre solution s’apparente au jeu de bonneteau.

Pour ce qui est des revenus du capital, la CSG doit être remplacée par une Contribution Spécifique des Revenus du Capital à la Protection Sociale. Elle serait calibrée de manière à frapper essentiellement les dividendes et les plus-values et à épargner en particulier les retraités petits propriétaires de terres agricoles mises en location.

Quant au CRDS, le petit frère de la CSG, il doit être purement et simplement supprimé pour tous. Les salariés n’ont pas de dette sociale. S’il y a une dette sociale elle est due aux employeurs qui sous-payent et qui augmentent les cadences au lieu d’embaucher. La “dette sociale” doit par conséquent être remboursée au moyen d’une cotisation additionnelle au brut (dite “patronale”) spécifique.


Bernard Adrian

NOTES :

Selon l’INSEE, l’augmentation du SMIC depuis l’an 2000 a été de 20%. Celle de la moyenne des salaires nets pour les postes à temps complet de 7% seulement. Le SMIC est pourtant si bas en 2016, que la CAF verse aux personnes seules travaillant au SMIC à temps plein, un complément de 132 € par mois (la prime d’activité).

La fusion CSG-Impôt sur le revenu est aussi la “solution” proposée par… Marine Le Pen.

SOURCE: FACEBOOK

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Les 15 TGV commandés par le pouvoir socialiste seront payés par la SNCF

Où comment assassiner plus la SNCF, déjà morcelée en 3 par les parlementaires socialistes et écologistes, criblée de dettes que le gouvernement ne veut pas prendre en compte, pour la brader au privé.

Lu dans le Parisien du 15 février 2017: "La commande de 15 TGV promise par le gouvernement en octobre pour sauver le site Alstom de Belfort sera finalement payée par la SNCF. Selon une informations des Echos, elle sera à l'ordre du jour du conseil d'administration de la SNCF du 23 février. Avec un prix à l'unité légèrement inférieur à 27 millions d'euros, le marché devrait se chiffrer aux alentours de 415 millions au total. S'y ajouteront une soixantaine de millions de frais complémentaires. "

Question: Benoît Hamon, le nouveau champion toutes catégories du PS et le candidat écolo à la présidence de la République ont-ils mis la SNCF dans leur programme? Ou la renationalisation de l'énergie? Non, c'est comme la droite et son extrême alors: blanc bonnet et bonnet blanc.

Petit rappel; A l'élection présidentielle de 1969, deux candidats de droite au deuxième tour. Pompidou ex-premier ministre du général de Gaulle de droite et Poher président de droite du Sénat. Au premier tour, le PCF avait obtenu 21,27% et le PS, 5,01%. Pour le second tour, le PS appelait à voter Poher, le PCF à l'abstention.

Les 15 TGV commandés par le pouvoir socialiste seront payés par la SNCF

Résultats du second tour: Pompidou élu avec 58, 21% des voix contre 41,79% pour Poher. Abstentions; 31,2%.

Oui, comme l'écrivait l'historien Jules Michelet (1798-1874): "Celui qui voudra s'en tenir au présent, à l'actuel, ne comprendra pas l'actuel".

S'il fallait un signe,

 

Publié le 15 Février 2017

Hamon ce matin l'a fait 

 

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Benoît Hamon nous dit le Monde "a décidé de parler à la France qui se lève tôt. Mercredi matin, le candidat à la présidentielle s’est rendu à Alfortville, pour rencontrer les exposants du marché installé dans le centre-ville."

 

Cette ville du Val-de-Marne est dirigée par ce socialiste de la garde rapprochée de Manuel Valls, le hors sol Luc Carvounas, un sénateur qui a rejoint l’équipe Hamon lequel l’accompagne pour l’occasion.

Pour rappel :

Pour qui voulez-vous voter ? - Canaille le Rouge, le <a href=
 

Pour qui voulez-vous voter ? - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

 

Parmi les choix possibles. D'entrée des rejets sollicités Les vestes à doublure bleu-horizon; ça signe son homme ! Il y a bien évidement des pistes qui ne peuvent s'ouvrir : les droites classi...

 

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2017/02/pour-qui-voulez-vous-voter.html

 

Le Carvounas en question, coïncidence , c'est celui qui n'a pas assez de mots pour éructer sa haine de la CGT.

 

Notre défenseur de la loi El Khomry, le justificateur du 49.3, celui qui déclare :

 

"je ne comprend pas bien pourquoi les jeunes manifestent contre la loi Travail" (europe 1, 01/04/2016)

 

 Il sera durant la mandature de tous les mauvais coups portés depuis 5 ans contre le monde du travail à sa trombine qui depuis ses sorties  se trimbale sur les réseaux sociaux.

 

Une des premières visites de la Chimène de certains Rodrigue est pour lui.

 

S'il fallait un marqueur de la campagne que le candidat Hamon va mener et sur quel programme, le voilà. Cela revient à "voter Hollande pour faire oublier la politique de Jospin"

 

Pour ce qui concerne canaille le rouge, à voir le panel présenté et pour être efficace, le 22 avril, certes le coefficient de marée est petit, mais pas grave ; il y aura des moules et des huîtres à ramasser, l'air marin sera plus pur sur les grèves que les miasmes circulant dans les isoloirs.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Coût du TRAVAIL, compétitivité, c'est quoi le PROBLÈME ? [vidéo]

Coût du TRAVAIL, compétitivité, c'est quoi le PROBLÈME ? [vidéo]
 

Publié le  par Descartes

François Fillon, notre valet

 

On sait depuis fort longtemps que la Roche Tarpéienne n’est jamais loin du Capitole. Winston Churchill, qui pourtant n’était pas un homme à briller pour sa modestie, recommandait aux hommes politiques grisés par les foules accourues à leurs meetings de se souvenir que si au lieu de venir pour parler ils étaient venus pour être pendus, la foule serait deux fois plus importante. L’affaire Fillon – ou plutôt « les » affaires Fillon, car on en découvre une nouvelle avec chaque édition du Canard Enchaîné – illustre jusqu’à l’excès ces maximes.

 

Voici un homme à qui tout, il n’y a pas un mois, souriait. Une primaire de la droite menée tambour battant et remarquablement organisée lui avait permis d’éliminer les deux favoris et de s’imposer confortablement. L’impopularité du gouvernement, la division de la gauche, l’incurie des socialistes faisaient de son élection une pure formalité. Il avait même réussi à détrôner Marine Le Pen de la première place que tous les sondages lui assuraient depuis des mois. Et puis, patatras ! Un article de l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi a suffit pour tout mettre par terre. Voila François Fillon conspué, affaibli. Voilà les « barons » de la droite qui réflechissent à d’autres candidats, à d’autres configurations. Voilà Macron qualifié au deuxième tour…

 

Bien entendu, il ne faut pas être naïf. La politique de la France ne se fait pas au Canard, et l’hebdomadaire satirique a publié des accusations bien plus graves sur d’autres personnalités sans que cela provoque plus qu’une réponse amusée de l’opinion. Si l’étincelle a provoqué l’incendie qui ravage tout sur son passage, c’est parce qu’il s’est trouvé de très nombreux pyromanes pour jeter de l’essence sur son passage. Fillon est victime de sa propre folie, certes, et j’y reviendrai. Il est surtout victime d’une convergence d’intérêts entre les libéraux de droite, qui sont effrayés par l’euroscepticisme et le conservatisme du candidat et n’ont toujours pas digéré sa victoire aux primaires, et les libéraux de gauche qui voient l’opportunité de mettre sur orbite leur candidat, Emmanuel Macron. L’alliance de ces deux groupes, qui représentent peu de chose électoralement mais qui ont un pouvoir de nuisance politique et médiatique énorme, aboutit à la curée que nous pouvons observer aujourd’hui. Quand Le Figaro et l’Obs sont d’accord pour descendre un candidat, quand France 2 et BFM-TV participent ensemble à la curée, quand même ARTE s’y met on, peut raisonnablement se poser des questions.

 

Fillon n’avait certes pas eu la naïveté de croire que le fait d’avoir gagné la primaire faisait de lui le chef. La meilleure preuve est l’organigramme de son équipe de campagne. On peut s’attendre d’un candidat à la présidence de la République qu’il forme une équipe resserrée, efficace, composée de gens en qui il a une confiance absolue et de techniciens compétents. Au lieu de ça, on trouve une équipe pléthorique dont on peut penser qu’elle a été constituée avec le souci de ne laisser dehors aucun des « barons » de LR, de ne fâcher personne. Fillon a beau avoir gagné la primaire, il n’est pas pour autant le « patron ». Sur beaucoup de questions – et notamment ses choix européens – les positions de Fillon heurtent l’aile « libérale » de LR. Les « barons » l’ont accepté comme candidat parce qu’ils n’ont pas le choix, mais leur ralliement n’est qu’opportuniste. Et s’il venait à trébucher et tomber, lui ou un autre… On voit là encore un des effets pervers des « primaires » à la française : le vote des sympathisants n’engage pas les militants d’un parti, et le processus peut aboutir à légitimer comme candidat une personnalité dont la majorité du parti n’en veut pas.

 

Mais, au-delà d’une campagne de démolition plus ou moins organisé, cette affaire – qui n’est qu’une dans une longue liste – pose pour moi un problème fondamental qu’il faut prendre à bras le corps, à savoir, ce qui motive les hommes – et les femmes, n’oublions pas les femmes – qui sont censés gouverner en notre nom. Pourquoi ces hommes et ces femmes, qui jouissent de la reconnaissance publique, qui ont à leur disposition toutes sortes d’avantages, qui travaillent dans de beaux bâtiments et qui sont payés décemment ont-il recours à des ruses de Sioux pour arrondir leur fins de mois ? Pourquoi Fillon, maire, député, premier ministre prend un risque énorme pour augmenter son revenu en salariant fictivement son épouse ? 

 

Il est grand temps de remettre en cause cette idée d’une caste politique et administrative qui vivrait dans le luxe et la volupté. Ce n’est tout simplement pas vrai. Un député gagne quelque 7000€ (bruts) par mois, un directeur d’administration centrale 9.000€, un ministre 10.000€, un président de la République 15.000€. Cela semble des chiffres énormes vu du point de vue de madame Michu. Mais les députés et les ministres ne se recrutent pas, on l’espère, chez les madame Michu. Nous voulons avoir des députés, des directeurs, des ministres, des présidents cultivés, intelligents, ayant fait de bonnes études et ayant une large expérience personnelle et professionnelle. Or, les gens qui ont toutes ces qualités ont d’autres alternatives professionnelles beaucoup mieux payées : un directeur dans une boîte privée gagne souvent au dessus de 10.000€ par mois, avec des à-côtés bien supérieurs et des risques bien moindres.

 

Mais surtout, il y a l’autre plateau de la balance. Le métier politique a toujours été un métier dur. Non seulement il implique une masse de travail considérable qui ne s’arrête pas aux 35 heures réglementaires, mais il maintient une pression constante autant sur la vie publique que sur la vie privée. Un homme politique, pour le dire vite, ne s’appartient pas. Ses habitudes, ses vices, ses actions tant publiques que privées sont réglées par ce que ses électeurs attendent de lui. Votre vie, votre carrière professionnelle peuvent être détruits par un faux pas ou tout simplement par une calomnie. Et pour couronner le tout, vous êtes dès votre élection suspect. Suspect d'ambition démesurée, de manque de probité, de démagogie, bref, de tous les vices de la terre. Qui s’engagerait dans une telle galère sans contrepartie ?

 

Bien sur, nous aimerions tous que nos hommes politiques soient désintéressés, qu’ils se consacrent à la chose publique motivés exclusivement par leur sens civique, et non par les avantages qu’ils peuvent en tirer. Mais c’est là une position profondément irréaliste. Les gens ne fonctionnent pas comme ça, et personne ne s’impose efforts et privations s’il n’en tire pas une récompense, matérielle ou symbolique. Je sais, on va me sortir l’exemple emblématique du général De Gaulle – et il est loin d’être le seul. Mais ce type de dévouement n’est possible que dans un cadre symbolique, celui qui consiste à croire que notre action change l’Histoire, et que l’Histoire saura s’en souvenir. Pour que ça marche, il faut que la société alimente ce type de mégalomanie – car c’en est une – par le discours, par les actions symboliques, par un fonctionnement qui lui correspond. Pour que ces gens puissent se croire des dieux, encore faut-il que la société accepte de les prendre pour tels.

 

Or, notre société va aujourd’hui dans le sens inverse, celui de la démythification. Depuis 1968, de « déconstruction » en « présidence normale », on a cherché à dépouiller de ses oripeaux symboliques toute investiture, toute fonction politique. Nous versons collectivement une larme aujourd’hui sur De Gaulle et sa vision de la grandeur, mais il faut se souvenir qu’il y a un demi-siècle, lorsqu’on avait le De Gaulle réel devant nous, plus que la grandeur on voyait une baudruche qu’il était indispensable de faire éclater. Et on a réussi : aujourd’hui, n’importe qui se permet d’interpeller un ministre, un président de la République sans que la fonction n’implique la moindre crainte révérencielle, le moindre respect. A force de faire de « l’irrévérence » et « l’insolence » deux vertus cardinales, notre système a remis les hommes politiques à leur place, celle du valet dont on contrôle les faits et gestes et dont on suspecte qu’il nous vole si on a les yeux tournés. Mais dans ces conditions, pourquoi s’étonner que nos hommes politiques se comportent comme des valets, fourbes et vénaux, cherchant à plaire à leur maître quand celui-ci est présent, à lui soustraire autant que possible quand il ne fait pas attention ? D'autant plus que le peuple fait un maître particulièrement insupportable, toujours plus rapide à injurier son valet qu'à le remercier...

 

Le grand paradoxe, c’est qu’une partie de l’électorat considère – et les démagogues de tous bords le maintiennent dans cette croyance - le fait de détenir une fonction politique comme un privilège, et non comme un boulot dur, difficile et même dangereux. On explique même que puisqu’il y a une dizaine de candidats pour chaque siège, c’est que le boulot doit être attractif. Certes, il y a beaucoup de candidats pour chaque poste… mais combien d’entre eux sont de qualité ? Combien d’hommes et des femmes compétents et expérimentés sont prêts à laisser leur carrière professionnelle de côté pour aller dans la politique ? De moins en moins… et il n’y a qu’à regarder la trajectoire de nos actuels ministres ou de nos candidats prospectifs à la présidence pour s’en convaincre. Un expert judiciaire avait scandalisé le Landerneau en déclarant « si on paye les experts comme des femmes de ménage, on a des expertises de femme de ménage ». Il n’avait pourtant pas tort : si notre personnel politique se dégrade, s’il y a de moins en moins de candidats de qualité à l’entrée de l’ENA et de plus en plus dans les écoles de commerce, il y a bien une raison. Et la raison est qu’on a réduit les contreparties de la fonction politique à des limites indécentes. C’est un peu vrai pour la rémunération matérielle, c’est surtout vrai pour la rémunération symbolique.

 

Et le pire, c’est que ça continue. A chaque fois qu’un élu traverse la ligne rouge, on a droit aux cris d’orfraie, puis à la réforme qui « renforce le contrôle et la transparence » par une nouvelle inquisition tout aussi inefficace que la transparente. Certains proposent même d’institutionnaliser la méfiance en multipliant procédures de contrôle « citoyennes », mandat impératif et référendums révocatoires. Expliquez moi : dans ce monde de suspicion, de contrôle, ou l’élu n’a aucun espace de liberté et passe son temps à rendre des comptes sous la menace permanente d’une révocation, qui aura envie de s’engager dans des fonctions politiques ? Est-il sérieux de concevoir un système politique qui ne peut fonctionner que si l’on trouve suffisamment de saints pour l’actionner ?

 

Il faut revenir à la raison : l’homme politique est d’abord un homme, et comme tel, imparfait. Ceux qui sollicitent nos suffrages ne sont pas des saints, et de temps en temps ils commettront des actes contraires à l’éthique et même à la loi. Comme chacun d’entre nous, soyons honnêtes : qui n’a jamais payé un artisan au noir, acheté quelque chose « tombée du camion » ou sauté les contrôles du métro ? Que le premier qui n’a pas péché jette aux politiques la première pierre. Et si les politiques prétendent devant nous être irréprochables – c’est là à mon sens la plus grosse faute politique de Fillon dans cette affaire – c’est surtout parce que nous sommes suffisamment stupides pour exiger d’eux un tel engagement. Et stupide est bien le mot : barrer la route des fonctions politiques aux hommes qui accessoirement sont capables de salarier fictivement leur femme ou de payer une barre chocolatée avec la carte bleue du ministère, c’est se priver de compétences qui ne courent pas les rues. La France se porterait-elle mieux si elle n’avait pas eu Colbert et Richelieu, Talleyrand et Napoléon ? Bien sur que non.

 

La finalité des institutions n’est pas la recherche la perfection, mais d’assurer que les infractions restent dans le domaine du raisonnable. Et les citoyens ne sont d’ailleurs pas dupes : l’exemple des Balkany montre que les électeurs sont parfaitement prêts à réélire un édile qui gère efficacement sa ville même s’il augmente sa rémunération par des moyens que la morale reprouve. Colbert, Richelieu, Talleyrand ou Napoléon ont bénéficié en leur temps de la même mansuétude : lorsqu’on gouverne bien, les citoyens sont prêts à fermer les yeux.

 

En tant que citoyens, nous avons le droit de savoir que François Fillon a salarié fictivement sa femme. C’est un élément parmi d’autres dans notre choix d’un président de la République. Ce qui est détestable dans cette affaire, c’est la manière dont on cède au puritanisme à l’anglo-saxonne – encore une opportunité pour nos élites de se frapper la poitrine sur le mode « c’est mieux ailleurs » - en faisant de ce faux pas une question fondamentale, une faute éliminatoire. Non, ce n’est pas vrai que celui qui vole un œuf vole un bœuf. Des hommes peuvent être mesquins sur les petites questions, et irréprochables sur les grandes. Et vice-versa. Alors, qui préférons nous voir à la présidence de la République ? Napoléon ou mère Teresa ?

 

La politique, c’est l’art du possible. Et les institutions politiques doivent être bâties pour fonctionner avec les hommes tels qu’ils sont, et non tels qu’ils devraient l’être. La cité de dieu n’est pas de ce monde…


Descartes

Publié par El Diablo

HAMON pour continuer la politique de HOLLANDE…

Le président Hollande reçoit le candidat Hamon à l'Elysée (source : LCI)

Le président Hollande reçoit le candidat Hamon à l'Elysée (source : LCI)

Le geste de Benoît Hamon envers François Hollande : deux hollandais nommés porte-parole de sa campagne

Deux semaines après sa victoire à la primaire de la Belle Alliance Populaire,Benoît Hamon a présenté une partie de son équipe de campagne ce samedi 11 février. Le candidat du PS à la présidentielle inaugurait à cette occasion son nouveau QG de campagne, situé dans le Xe arrondissement de Paris. Outre la presse, plusieurs ténors socialistes étaient aussi présents, notamment le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Benoît Hamon a nommé sept porte-parole pour sa campagne : quatre femmes et trois hommes. On retrouve dans cette équipe des proches du député des Yvelines : la conseillère régionale de la Nouvelle-Aquitaine Naïma Charaï et le député de l'Essonne Michel Pouzol. Il y a là des soutiens d’Arnaud Montebourg lors de la primaire : la députée de la Moselle Aurélie Filippetti, le conseiller départemental de l'Essonne Jérôme Guedj et l'adjointe au maire de Bondy Aïssata Seck, qui avait lancé une pétition afin de demander la naturalisation des tirailleurs sénégalais.

On retrouve surtout deux proches de François Hollande : le député Sébastien Denaja, qui avait soutenu Vincent Peillon au premier tour de la primaire, etla sénatrice Frédérique Espagnac, ancienne attachée de presse du président de la République lorsqu’il était Premier secrétaire du PS.

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Le geste de Benoît Hamon envers François Hollande : deux hollandais nommés porte-parole de sa campagne - Le Lab Europe 1

Le geste de Benoît Hamon envers François Hollande : deux hollandais nommés porte-parole de sa campagne - Le Lab Europe 1

Deux semaines après sa victoire à la primaire de la Belle Alliance Populaire, Benoît Hamon a présenté une partie de son équipe de campagne ce samedi 11 février. Le candidat du PS à la prés...

 

http://lelab.europe1.fr/le-geste-de-benoit-hamon-envers-f

Merci DECODEX…

 

Jacques SapirPar  · 

Je dois ici confesser une erreur. Et je le fais en toute humilité. L’application « Decodex » lancée à sons de trompes par Le Monde n’était pas une opération d’auto-promotion de ce journal. J’avais pu me laisser induire en erreur par le fait qu’apparaissaient en vert, donc en lectures réputées comestibles, toutes les publications associées au Monde. J’avais pu penser qu’il s’agissait d’une attaque hystérique contre le pluralisme de la pensée, d’une tentative aussi sotte que grossière pour « certifier » la vérité, comme si cette dernière pouvait tomber sous copyright. Bref, j’avais pu dire des choses peu agréables pour les auteurs de cette opération, comme dans l’interview réalisé par RT (en anglais) : https://www.rt.com/viral/376488-fake-news-crackdown-facebook-google/  

 

En réalité, il s’agissait d’une opération visant à renforcer le pluralisme de la presse en assurant une promotion gratuite aux sites classés « orange » (come c’est le cas pour RussEurope) ou en « rouge », comme c’est le cas pour le blog d’Olivier Berruyer Les Crises. Je m’en suis rendu compte en regardant les statistiques de mon carnet. En effet, Decodex a été rendu publique le 1er février. En regardant les résultats depuis (jusqu’au 11 février) et en les comparant avec ceux d’avant on obtient donc les résultats suivants :

 

Période

Nombre de connexions

Nombre de notes publiées

Nombre de connexions par notes

Nombre de connexions par jour

Du 12/01 au 31/01

154172

19

8114,3

7708,6

Du 21/01 au 31/01

87903

11

7991,2

7991,2

Du 1/02 au 11/02

102044

7

14577,7

9276,7

Accroissement par rapport à la période 12-31 janvier

79,7%

20,3%

Accroissement par rapport à la période 21-31 janvier

82,4%

16,1%

 

On constate que par rapport aux 20 jours ayant précédé la publication de Decodex, le nombre de connexions a augmenté de 20% et par rapport aux 11 jours ayant précédé cette publication, de 16%. Cependant, rapporté au nombre de notes installées dans les périodes considérées (19 pour les 20 derniers jours de janvier, 11 pour les 11 derniers jours, et 7 pour les 11 premiers jours de février) le nombre de connexions a augmenté de 79,7% pour la première période et de 82,4% pour la seconde.

 

Je me doutais bien de quelque chose depuis que le 3 février le nombre de connexions avait subitement grimpé à plus de 15000…Mais, maintenant, j’en ai la confirmation.

 

Je tiens donc à exprimer mes plus chaleureux remerciements à l’équipe de Decodex qui – certainement « à l’insu de sn plein grés » – m’a fait cette belle publicité, et indirectement à l’ensemble du portait Hypothèses. Il reste à savoir si un effet inverse ne s’est pas manifesté pour les publications classées en « vert ». Et je suis sûr que les auteurs de Decodex auront à cœur de nous en tenir au courant…Ou alors, ils se révèleraient de biens mauvais joueurs…

L’inquiétant M. Macron…

 

Par  · 

La candidature de M. Emmanuel Macron prend aujourd’hui une certaine ampleur, voire une ampleur certaine. Il est donné actuellement en seconde position pour le premier tour de l’élection présidentielle d’avril prochain, étant crédité d’environ 20% des suffrages. Mais, cette candidature, portée à grand bruits, à sons de trompes et de cymbales, par une partie de la presse interroge, et suscite de nombreuses questions. Il est frappant que pour M. Emmanuel Macron et ses partisans ces questions ne soient vues que comme des attaques possibles, et si possible – cela fait tellement mieux aujourd’hui – téléguidées par une « puissance étrangère ». Pourtant, ces questions sont parfaitement légitimes, et le candidat devra y répondre.

 

Monsieur Macron et ses mystérieux soutiens financiers

 

Ces questions sont tout autant de forme que de fond. Pour ce qui est de la forme, il est légitime de s’interroger sur qui soutient le candidat. Monsieur Macron refuse de révéler la liste de ses contributeurs. Etrange pudeur pour un homme qui n’hésite pas à s’afficher avec sa compagne en première page des magazines. Aurait-il donc quelque chose à cacher ? Il s’offusque, et avec juste raison, des attaques sur sa vie privée. Mais, les sources de financement d’une campagne politique ne relèvent nullement de la « vie privée ». Elles sont un élément important d’information des citoyens. Imaginons un instant que la campagne de M. Macron soit financée par de grands banquiers américains ou par des émirs d’Arabie. Ne serait-il pas intéressant que le citoyen français, auquel M. Macron demandera son suffrage, le sache ? Et, s’il n’y a rien de politiquement répréhensible, de scandaleux, dans les sources de son financement, pourquoi M. Macron s’obstine-t-il à ne pas les révéler ? C’est une question certes de forme, mais où l’on touche au fond. La transparence sur le financement de la campagne est un impératif dans toute démocratie qui se respecte. Même si l’on convient que rien n’est moins sûr que nous soyons toujours, dans la France de 2017, dans une démocratie. Car, nous en sommes là, et M. Macron est justement un symptôme de cet état des choses. Bref, on aimerait savoir qui finance cette équipe que l’on devine derrière le candidat, qui paye ces « nombreux » experts dont se réclame M. Macron. Est-ce donc M. Drahi, ou l’un des quelconques oligarques français ?

De même, M. Macron a-t-il utilisé les moyens du gouvernement, l’argent du ministère, pour organiser les premiers pas de son « mouvement » politique, qui s’avère n’être qu’un très banal parti ? On dira que c’est là péché véniel. Et, encore une fois on veut bien en convenir. Comparé aux scandales qui frappent la campagne de François Fillon, ce que la presse appelle le « Pénélope Gate », il n’y a rien de comparable. Il n’est nullement question d’enrichissement personnel en la matière. Mais, M. Macron aimant à se présenter comme un candidat « anti-système », il serait bon que l’on sache s’il a bénéficié des moyens financiers du dit système pour lancer sa campagne et pour soutenir ses premiers pas en politique. Il y aurait là une plaisante contradiction. Une contradiction qui mettrait au grand jour la nature en fait profondément démagogique de la campagne de M. Macron.

 

Le candidat « anti-système » ?

 

Car, ce n’est pas rien que de se présenter comme un candidat « anti-système » quand on a le pédigrée d’Emmanuel Macron. Brillant étudiant, jeune banquier d’affaires, conseiller d’un Président de la République : M. Macron fait indubitablement partie du système politique, de ce que Jean-Pierre Chevènement appelait l’établissement. Il ne peut impunément se prétendre dans un rapport d’extériorité avec ce dernier. Quand je fus invité à l’Elysée à l’été 2012, et quand M. Macron me reçut, il avait un bureau mitoyen à celui de François Hollande. D’ailleurs, ce dernier passa une tête et se joignit à la discussion que nous avions avec celui qui était, très officiellement, le conseiller économique du Président.

 

Ce n’est donc pas rien que de se présenter comme « anti-système » quand on a eu ce genre de fonctions officielles, et quand on a été Ministre, comme le fut Emmanuel Macron. Il est possible qu’il ait trouvé son chemin de Damas, entre la cantine de l’Elysée et le salon où l’on sert le café et les cigares. Il n’y a rien d’impossible. Mais, avouons que l’on aimerait en savoir un peu plus sur ce qui aurait motivé la rupture de M. Emmanuel Macron avec un « système » dont il a largement profité et qui l’a bien aidé, voire qui l’aide encore. Si l’on ne veut pas croire que ce soit la seule ambition, le gout du pouvoir pour le pouvoir et non pour en faire quelque chose, il doit nous en dire plus sur ce point. Or, on remarquera à quel point il est, sur cette question, d’un étrange silence. Ce n’est plus un ancien Ministre, mais c’est un poisson rouge tournant dans son bocal.

 

Résumons nous : le point ici litigieux n’est pas que M. Macron se donne pour un candidat anti-système, mais qu’il ne fournisse aucun élément qui nous permette de juger de son éloignement avec le dit système. S’il est rupture avec ce qu’il appelle le « système » il doit impérativement nous dire pourquoi. M. Jean-Luc Mélenchon fut sénateur et ministre socialiste, dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il s’est clairement exprimé à ce sujet et il a fourni d’amples informations sur ce qui l’a conduit à rompre avec ce parti. Il est donc parfaitement crédible en représentant de cette gauche en révolte, « insoumise » comme il aime à le dire, face aux dérives dont le P « s » s’est rendu coupable de puis vingt ans. Il n’en va nullement de même avec M. Emmanuel Macron. Ses mots sentent trop la posture, et celle-ci révèle l’imposture.

 

C’est le fond qui manque le plus…

 

Tout ceci met au grand jour ce qu’est la candidature d’Emmanuel Macron. Une pièce montée, avec ce gout un peu douceâtre et écoeurant des pâtisseries de supermarché qui ont le sucre et les lipides en excès. C’est une candidature qui précède le programme, alors que la logique imposerait l’inverse. Car, se présenter à l’élection présidentielle, ce n’est pas rien, même si ce n’est que pour briguer le poste de gouverneur d’une France soumise à l’Allemagne. On attend d’un candidat un programme et une vision, qui ne se limite pas à des effets de manche dans des salles de réunions et devant des auditoires conquis d’avance. On attend du fond ; et le fond ici, contrairement à la fable du laboureur et de ses enfants, c’est bien ce qui manque le plus.

 

On ne doute pas que les dizaines et les dizaines de petites mains qui travaillent inlassablement sous la houlette de M. Jean Pisani-Ferri, ancien conseiller de Jacques Delors, ancien directeur du Conseil de Politique Economique, n’arrivent à produire un « programme », qui soit à la fois détaillé, chiffré, et absolument inopérant. Ce n’est pas cela faire de la politique. C’est dire quelle doit être la position de la France dans les temps troublés qui nous attendent, que propose-t-on face à la menace terroriste, comment entend-on séparer l’islam de l’islamisme pour garantir l’exercice des droits des femmes et des minorités, et garantir la laïcité. Mais, de cela, ni Emmanuel Macron, ni les gens qui le conseillent n’en sont capables. Car ces gens, cet entourage issu des divers couloirs et officines du pouvoir depuis plus de vingt-cinq ans, cet entourage donc si représentatif du « système » contre lequel tonne Emmanuel Macron, ne fait plus de politique depuis longtemps. Il n’en fait plus car il a renoncé à la souveraineté. Il se contente de vivoter dans la technique.

 

Il est possible que M. Macron en soit conscient. L’homme ne manque pas ni de finesse ni d’intelligence. Mais, pour retrouver le sens de la politique, il devrait rompre avec justement ave cet entourage, et avec les soutiens que celui-ci lui apporte. Or, que serait-il sans ces soutiens, sans cet argent, sans ces moyens ? Il n’aurait certes pas la majorité de la presse française en train de l’encenser.

 

Qui est M. Emmanuel Macron?

 

Qui donc est Emmanuel Macron ? Qui donc se cache derrière cette image de gendre idéal, que nous vend la presse à grand spectacle ? Quelle est donc la réalité de sa candidature ? Il se présente comme un homme venu de nul part, ce qui à tout prendre est mieux qu’un homme de je suis partout. Mais ce nul part, cette « société civile » dont il aime tant à parler, n’existe pas. On vient toujours en réalité de quelque part, que l’on s’en réclame ou que l’on soit en rupture par rapport avec son milieu. A vouloir cacher l’origine de sa candidature, Emmanuel Macron ne se rend pas compte qu’il en révèle le sens de la manière la plus éclatante qui soit. Il est le candidat des oligarques, du MEDEF, de ces affairistes qui confondent l’industrie avec un immense jeu de Monopoly, mais tout en évitant soigneusement la case « prison ».

 

Mais il sent bien que cette vérité ne peut être dite. Elle serait une insulte pour l’immense majorité des français, pour ceux qui ont un emploi comme pour les 4,5 millions qui en sont privés, pour tous ces gens qui ne rêvent pas de devenir milliardaire mais tout simplement d’avoir une vie digne et normale, d’élever leurs enfants dans un pays qui a un système éducatif qui fonctionne, un système de santé qui soigne également riches et pauvre, un pays dans lequel on ne regarde pas à la couleur ni la religion de l’autre, mais on lui demande d’être français et d’aimer la France.

 

Alors, Monsieur Macron se cache tout en se mettant en scène. D’où le malaise qui aujourd’hui grandit à son égard. Même ceux qui le soutiennent, ceux qui assistent à ses réunions publiques, à ces messes à grand spectacle, en sont gênés. La fluidité de son électorat potentiel indique bien que les français ne sont pas dupes. Il nous vend un personnage de théâtre, l’arriviste qui crache dans la soupe qui l’a longtemps nourrie. Il se veut en Rastignac du XXIème siècle, mais ceux qui ont imaginé le scénario qu’il nous interprète n’ont pas le quart de la moitié du talent d’Honoré de Balzac. Il prétend aux premiers rôles mais, comme un autre « gendre idéal » avant lui, il ne sait pas que l’histoire est tragique. Il finira tel un comparse de Splendeur et Misère des Courtisanes. Il espère que l’on gobera les mensonges qu’il nous sert. Mais il ne saurait être question d’acheter cette marchandise avariée.

 

On ne votera pas pour Monsieur Macron, ni au premier tour, ni au second.

 

11 février 2017

PARDEM, Présidentielle, quel est l'objectif de Mélenchon ?

 

« JLM, nous dit le Pardem, n’identifie pas les causes réelles de la domination. il sous-estime le poids des traités, de la monnaie. S’attaquer aux dividendes ne remet pas en cause le pouvoir que la classe dirigeante veut conserver sur le crédit, la monnaie et les outils de production. JLM propose des scénarios alternatifs peu crédibles. Ses propositions manquent de radicalité : pour changer il propose avant tout d’essayer de ne pas changer (plan A). L’exagération de l’enjeu environnemental camoufle ceux du pouvoir et de la souveraineté. JLM utilise les espoirs du peuple pour construire un théâtre d’ombres qui empêche la prise de conscience des réalités politiques et sociales indispensable au vrai changement... »

 

Reprenons l'article du Pardem...

 

Michel Peyret


Mélenchon empêche la prise de conscience du peuple

 

Écrit par le_pardem

Catégorie : Point de vue du Pardem

 

Le 4 février 2017

 

Le résultat de la primaire socialiste, en désignant Benoît Hamon d’un côté, et les déboires de François Fillon d’un autre côté, chamboulent tous les pronostics à propos de l’élection présidentielle. Désormais, Benoît Hamon apparaît en position pour battre Macron et se trouver opposé à Marine Le Pen au second tour, situation qui apparaissait encore impossible il y a quelques jours. Mais ce schéma, pour se réaliser, nécessite le retrait du candidat EELV (Yannick Jadot) et du candidat de la France insoumise (Jean-Luc Mélenchon), ainsi que l’appel du PCF à voter Hamon. S’ils ne le font pas, ils laisseront la place à un duel Le Pen – Fillon (ou son successeur), ou à un duel Le Pen – Macron, ou encore à un duel Fillon (ou son successeur) – Macron.

 

Tel est le choix impossible dans lequel se trouvent les dirigeants politiques de notre pays. Car la somme des inconséquences des uns et des autres, leur enfermement dans le système de la mondialisation néolibérale et de son chef d’œuvre, l’Union européenne – dont aucun ne veut sortir pour résoudre le chômage – conduit le peuple à choisir le « moins pire ». Mais avec cette logique, on trouve toujours un « moins pire » que le « pire ». Ainsi, en 2002, on nous a demandé de voter Chirac pour faire barrage à Marine Le Pen. Et pour quels résultats ? Jusqu’où allons-nous aller 

 

Aujourd’hui, qui est le « moins pire » : Mélenchon, Hamon, Macron ? Et qui peut le mieux rassembler faire barrage à Madame Le Pen : Mélenchon, Hamon, Macron ?

 

En réalité, tous se sont installés dans le système, même si, dans les mots, certains le critiquent plus que d’autres. Mais ce ne sont que des mots…

 

La campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle est contreproductive, tant du point de vue de la forme que du fond. Lui qui se déclare « insoumis », il apparaît en réalité parfaitement soumis à la mondialisation néolibérale et à ses trois piliers : le libre-échange face auquel il ne propose rien d’efficace, la globalisation financière qu’il laisse en l’état car il ne propose pas de nationaliser le système bancaire, les institutions supranationales comme l’OMC, le FMI, l’Union européenne, dont il ne propose pas de sortir unilatéralement. Bref, une insoumission d’opérette !

 

1.- Son attitude publique : une posture télégénique 

 

Témoin ou victime d’injustices, le peuple ressent colère et indignation. Les mouvements politiques et syndicaux mettent en relation cette colère avec l’Histoire et engagent une réflexion politique menant à des propositions concrètes portées par une action politique. C’est une lutte sociale.

 

Aucune réflexion, aucune lutte sociale n’a jamais été engagée par des effets de manches qui s’adaptent aux sondages et aux modes du moment. L’action politique de JLM n’est qu’une posture basée sur l’émotion et sur l’image : c’est un illusionniste. Ses annonces ronflantes restent sans effet sur la vie sociale. Cette attitude démoralisante encourage les citoyens à se désintéresser de la vie politique et développe soumission et repli.

 

2.- "La France insoumise", un slogan plus qu'un mouvement

 

Le choix du nom de son mouvement : « La France insoumise », utilise des événements historiques admirables qui résonnent dans les mémoires. en 1914, les « insoumis » étaient fusillés. Ce sont les patriotes d’Alsace-Lorraine lors de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1952 et 1962, ils sont les appelés de la guerre d’Algérie qui ont refusé de se présenter à l’appel.

 

Ces actes héroïques de résistance n’ont rien de commun avec les prises de position et le pseudo-programme de Jean-Luc Mélenchon.

 

Après la piteuse « désobéissance européenne » et feu le « front » de gauche, « la France insoumise » est le nouvel emballage qui empêche la défense des intérêts du peuple dans toute son ampleur et toutes ses conséquences.

 

JLM, avec son écharpe rouge, veut ressembler à un révolutionnaire, à un résistant. Mais il ne fait aucun lien historique pour expliquer l’origine des problèmes. Il affirme bruyamment que depuis toujours, il a choisi la bonne option. Et pourtant…

 

JLM défendait, en 1992, les principes du traité de Maastricht auquel il a appelé à voter OUI avec, entre autres, la monnaie unique et la privatisation des services publics. De 2000 à 2002 il est ministre de Lionel Jospin dans le gouvernement de la « gauche plurielle ». Gouvernement qui détient le record des privatisation. Mélenchon n’a pas démissionné, il était soumis…

 

Après avoir affirmé que l’Euro était à nous (au sens du peuple), il indique en 2011 que sortir de l’Euro serait une « catastrophe ». L’unique problème, selon lui, étant la Banque centrale européenne et son statut. En 2016, il épingle les grandes banques françaises contribuant au marasme économique, sans proposer de les nationaliser. Il ne cherche pas à remettre en cause le système monétaire et bancaire sous l’égide de l’Union européenne dans son ensemble.

 

L’Euro et la BCE sont une seule et même chose qui implique la disparition de la souveraineté monétaire. JLM complexifie le problème pour empêcher la conclusion évidente à laquelle arriverait le peuple : l’Euro et la BCE sont là pour capter les richesses produites par le peuple vers les classes possédantes.

 

3.- "L'avenir en commun", un inventaire en lieu et place d'un programme

 

Sortir des traités : les fausses espérances

 

Les citoyens ont compris que le vrai problème c’est l’Union européenne. Alors JLM claironne son « plan A et plan B » qui pourtant n’ont pas spécialement réussi à la Grèce. Grand supporter de Syriza, il propose la même solution que M. Tsipras : « négocier et renégocier ».

 

Plan A : JLM veut discuter avec l’UE pour changer les statuts de la BCE. Mais pour changer ce point central, il faut l’unanimité des 28 pays. il est bien évident que tous les gouvernements de l’UE sont actuellement hostiles à cette idée (et pour probablement encore longtemps).

 

L’UE a été pensée et construite pour éliminer la souveraineté des nations et maintenir des politiques favorables aux classes dominantes.

 

C’est un système verrouillé qu’on ne peut pas modifier de l’intérieur. La seule solution est d’en sortir unilatéralement pour bâtir une Europe des nations.

 

Le plan B, lui, n’est qu’un nouvel écran de fumée pour ralentir le processus : mandat, référendum, sortir des traités européens… Ce sont des tergiversations protégeant la politique favorable à la finance.

 

La 6République

 

« L’avenir en commun », pseudo-programme de JLM, commence par un premier chapitre intitulé « la 6ème république ». Au long des vingt pages de ce chapitre, se succèdent des propositions plutôt séduisantes : le pouvoir au peuple, la liberté, la sécurité, la justice, l’égalité, la laïcité…

 

Quelques lignes suggèrent que les institutions françaises sont l’unique responsable de ce que JLM appelle « la caste médiatico-politique de la monarchie présidentielle » et « la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service » (P.21). C’est pourquoi il propose de reconstruire une république.

 

Ce sont les politiques néolibérales menées par les partis politiques au pouvoir qui ont créé les dysfonctionnements de la société française et non ses institutions issues des propositions du programme du CNR et des constitutions de 1946 et 1958.

 

Pour convoquer une assemblée constituante et changer de république, il faudrait être dans un pays souverain. La France est dépendante de l’union européenne par le traité de Lisbonne qui, rendu constitutionnel, soumet le droit interne au droit communautaire.

 

JLM propose encore une solution inefficace et n’expose pas la vraie raison de ce qu’il dénonce : la mondialisation néolibérale.

 

La planification écologique, sans souveraineté nationale et populaire et sans coopération internationale : une panacée

 

JLM en appelle aujourd’hui à Poséidon et ses Néréides dont le royaume marin offrira cette corne d’abondance qui règlera tous les problèmes, écologiques entre autres. Car l’écologie est la nouvelle marotte de la campagne de JLM, il n’hésite pas à recommander aux Français des Antilles de se tourner vers la mer, comme si depuis des siècles ils n’y avaient pas pensé.   « La mer, la mer ! » le nouveau mantra de JLM, clientélisme oblige.

 

Dans son programme « l’avenir en commun », le chapitre « la planification écologique » (page 66) propose une nouvelle liste de lieux communs qui ne trouvera aucun opposant.

 

En effet, qui peut être contre l’isolation de 700 000 logements par an, la fin de la précarité énergétique, le développement des énergies renouvelables, le développement des transports publics écologiques ?

 

Tout ce qu’il propose est interdit par le traité constitutionnel européen signé malgré l’opposition du peuple français en 2005.

 

Les questions environnementales sont extrêmement sérieuses et nécessitent un vrai programme argumenté, qui tienne compte de l’accessibilité réelle des ressources naturelles et de l’érosion des écosystèmes maritimes et terrestres.

 

L’emploi

 

Dans le chapitre « Protéger et partager » (P.43) de « l’avenir en commun », il est proposé, entre autres, d’empêcher les licenciements boursiers (pas les autres ?) et « d’accorder un droit de véto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciement ».

 

JLM manque d’ambition sociale et ne s’approche pas de la radicalité du programme d’action du Conseil national de la Résistance de 1945 qui prévoyait notamment : « L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » et « Le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, (…) et la participation des travailleurs à la direction de l’économie ».

 

Ses propositions dénaturent les aspirations du peuple et les transforment en un catalogue de fausses bonnes idées.

 

4.- "Il est indispensable de travailler sur la mémoire sociale" (Antoine Vitez)

 

JLM n’identifie pas les causes réelles de la domination. il sous-estime le poids des traités, de la monnaie. S’attaquer aux dividendes ne remet pas en cause le pouvoir que la classe dirigeante veut conserver sur le crédit, la monnaie et les outils de production.

 

JLM propose des scénarios alternatifs peu crédibles. Ses propositions manquent de radicalité : pour changer il propose avant tout d’essayer de ne pas changer (plan A).

 

L’exagération de l’enjeu environnemental camoufle ceux du pouvoir et de la souveraineté.

 

JLM utilise les espoirs du peuple pour construire un théâtre d’ombres qui empêche la prise de conscience des réalités politiques et sociales indispensable au vrai changement.

Posté par Michel Peyret

Publié par  El Diablo

LÉGISLATIVES 2017 : François RUFFIN candidat unitaire « à gauche du PS » à Amiens-Nord/Abbeville

pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

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[jpg] FRANCOIS-RUFFIN-COURIER-PICARD-10FEV2017

 

Propos de campagne

Par  · publication  · mis à jour 

 

La chaîne de télévision Russia Today m’a interviewé lors de mon séjour à Moscou sur l’élection présidentielle française à venir. La vidéo de cette interview peut être lue ici:

 

 

Je tiens à remercier Mme Vera Gaufman, dont on remarquera dans la video qui suit l’excellent français, et les questions hautement pertinentes.

 

Bon visionnage!

Délit d'embuscade

 

Publié le 9 Février 2017

ou comment

mettre de la paille,

de l'essence et des allumettes

dans une pinède

en espérant que le feu parte

même si personne

ne touche aux dépôts incendiaire

pour pouvoir crier au feu 

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Donc être présent dans la rue sans autres preuves matérielles que leur interpellation et la lecture exotique du code pénal par ce qui il y a un demi siècle on aurait appelé une associée de Deblair , cela justifie de la prison ferme.

 

Il n'ont rien dit, rien lancé, rien entreposé, même les condisciples de conservatoire des cogneurs violeurs le reconnaissent : "attendre dans le but de commettre...". La preuve, ils les encerclaient pour les arrêter, pas de rébellion, ni de ce si recherché délit d'outrage.

 

Alors qu'ils sont sous les yeux de ceux qui vont les interpeller, (un avocat a beau jeu de démontrer " On vous dit qu’ils ont éteint les lumières. Mais c’est impossible. Ils étaient précisément à ce moment-là entourés par la police, ils ne pouvaient pas bouger. " la proc les rend responsables de l'extinction de l'éclairage public constitutif pour part du délit (attention camarade de l'EDF le précédent est posé pour que tu te retrouves accusé du délit d'embuscade.

 

Preuve de leur délinquance, ils "sont en survêtement" (signe distinctif selon la police). Ca promet ! Si Paris a les JO il va falloir faire des stages intensifs de formation chez les chaussettes à clou sinon en survet' une médaille de bronze et ce sera une arme par destination si en plus le gus est finaliste de tir à l'arc ce sera 20 ans de réclusion.

 

Au même moment, (21h30 rapporte la presse)  "quatre policiers usent de leur arme administrative et tirent en l’air des balles réelles. Un policier tire 9 balles à lui tout seul."

 

Dans une cité qui est loin d'être pavillonnaire, cela ne soulève aucune question parmi leur tutelle, comme pour le viol de Théo, ils sont couverts par leur hiérarchie. 

 

Le ministre de l'intérieur et celui de la justice sont les premiers responsables direct de cette provocation, la police a créé le trouble manifeste initial par ce qu'il tente de maquiller en éventuelle erreur alors qu'il s'agit d'un crime selon la loi.

 

Côté "justice" la proc se surpasse une anthologie rapportée par la presse:

 

"il y avait une agitation palpable, qu’ils ne peuvent avoir ignorée." (sic)

 

L’infraction est caractérisée puisque l’embuscade permet la condamnation en l’absence de violences commises. " (resic)

 

Point Godwin  atteint par La canaille ?

 

Le 27 février 1933, le feu embrasait le Reichstag.

 

Qui l'avait allumé ?

 

Prévert n'habitait pas Aulnay; pour autant : 

 

"Camarades,
Vous avez l’oubli trop facile
et votre colère tombe vite

 

Vous êtes vivants… vous aimez rire
Le bourgeois raconte qu'il aime rire
alors vous riez avec lui
Pourtant son rire n'est pas le même que le vôtre
Ce n’est pas un véritable rire
L’homme rit
Le bourgeois ricane

 

(…)

 

C'est le sourire du capital
le sourire de la bourgeoisie
c’est le rire de la «Vache qui rit .
Un rire aimable… un sourire impitoyable.

 

Excusez-moi, je regrette, dans le fond, je vous aime bien
Et si je donne l'ordre de vous abattre comme des chiens
C'est parce que c‘est la coutume, je suis là pour ça,
je n'y suis pour rien… »

 

C'est la coutume
il y a trop de travailleurs dans le monde
il faut les expédier dans l'autre
trop de travailleurs, trop de café, trop de sardines,
trop de betteraves, trop de fraises de bois,
trop d'instituteurs…

 

À la mer le café
Au vestiaire la canne a sucre
A l'égout le beurre
Aux chiottes les primeurs
En prison les travailleurs”

 

Jacques Prévert - Ils ne faut pas rire avec ces gens là

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par El Diablo

Le Président du MEDEF, Pierre GATTAZ « enthousiasmé » par Emmanuel MACRON ...

source photo: francoislafite.com

source photo: francoislafite.com

Gattaz critique Fillon et juge "intéressant"

le projet de Macron

Le président du Medef a critiqué l'objectif de réduction des effectifs de la fonction publique du représentant de la droite à l'élection présidentielle. Il a revanche jugé "intéressant" le discours du leader d'En Marche!

Il est rare que Pierre Gattaz prenne la parole pour dire que des mesures d'économies vont trop loin. Cela a pourtant été le cas mardi 17 janvier lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur les différents programmes des candidats à l'élection présidentielle, le président du Medef a passé en revue les mesures des acteurs du futur scrutin. Il a notamment invité François Fillon, qui compte réduire de 500.000 le nombre d'emplois publics entre 2017 et 2022, à nuancer ses propos.

"Vous mettez le feu au pays"

"Dit comme ça, vous mettez le feu au pays, aux fonctionnaires. Ce n'est pas bon", a-t-il déclaré.

"L'objectif quantitatif est louable à terme, c'est possible mais (...) il faut le faire avec les fonctionnaires eux-mêmes", a-t-il ajouté. "Il y a des endroits où il faudra sans doute renforcer et d'autres où on sait qu'il y a de la gabegie, il y a de la démotivation, des problèmes de management, de processus et ça, il faut les détecter (...) avec les fonctionnaires", a-t-il poursuivi.

Pierre Gattaz juge ainsi que "ces 500.000 fonctionnaires de moins, ils se feront presque naturellement, par des départs en retraite qui ne sont pas remplacés par exemple, par l'utilisation de l'outil numérique (...). Et là vous le faites naturellement en marchant sans créer de drame absolu".

"Emmanuel Macron a une autre approche"

Il a par ailleurs implicitement critiqué la volonté de François Fillon de laisser filer le déficit public au début du mandat, affirmant qu'il "faut absolument respecter" la règle européenne des 3% de déficit. François Fillon prévoit, en effet, 4,7% en 2017 et 4,5% en 2018.

En revanche, Pierre Gattaz s'est montré plus enthousiasmé par Emmanuel Macron, qui lui n'a pas encore complètement levé le voile sur son programme.

"Emmanuel Macron a une autre approche. Je trouve que c'est tout à fait intéressant, ce qu'il dit", a-t-il indiqué. "Le problème, c'est qu'il faut vraiment qu'il rentre dans le détail des programmes maintenant", a-t-il toutefois souligné. "Il y a beaucoup de belles choses, mais concrètement ça donne quoi? Sur la fiscalité, sur le social, sur la simplification et sur l'éducation..."

"Nous attendons des propositions un peu plus concrètes, détaillées, de la part de façon générale de tous les candidats, mais j'en attends de la part d'Emmanuel Macron", a-t-il insisté.

J.M. avec agences

SOURCE:

Gattaz critique Fillon et juge " intéressant " le projet de Macron

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/gattaz-ecorne-fillon-et-juge-interessant-le-proje

Publié par El Diablo

Les OUVRIERS et la PRÉSIDENTIELLE : la tentation de l'abstention...

Une rue dominée par une usine. Spécialité ? Les robinets industriels. Mais une rue traumatisée depuis que le site a failli fermer. "Dans ma rue" donne ce mercredi 8 février la parole aux ouvriers de Ham, commune de 5 000 habitants en Picardie. Sur les lignes de montage, l'amertume à propos des salaires des autres, les patrons, les cadres. La rancoeur aussi contre l'ex-propriétaire : une multinationale qui a essayé de fermer le site l'an dernier alors qu'il était rentable.

"On nous avait dit qu'on était les meilleurs"

Finalement, un repreneur a été trouvé, mais l'épisode a laissé des traces. "On nous avait qu'on était les meilleurs. [...] Et quelques mois après ils ont dit on ferme", raconte un ouvrier. Et d'ajouter : "C'est pour ça qu'on n'a plus confiance. On nous a tellement menti." La rue du Marais, symbole d'une commune ouvrière en voie de désindustrialisation. À Ham, le taux de chômage frôle aujourd'hui les 12%.

Publié par El Diablo

Comment les MÉDIAS ont fabriqué le candidat MACRON

Comment les MÉDIAS ont fabriqué le candidat MACRON

Quelques mois après son entrée au ministère de l’économie, Emmanuel Macron jouissait d’un niveau de popularité plutôt faible. En octobre 2014, seules 11% des personnes interrogées souhaitaient le voir jouer un rôle plus important dans la vie politique. Un an et demi plus tard, il conservait une cote de popularité très basse chez certaines catégories sociales : en mars 2016, seuls 6% seulement des ouvriers et 4% des artisans appréciaient le très libéral ministre de l’économie. Aujourd’hui, les « sondages » le considèrent régulièrement comme la personnalité politique préférée des Français. Que s’est-il passé entre-temps ? Quel rôle a joué la presse dans le basculement de l’opinion ?

Dans les premiers temps où Emmanuel Macron exerce le poste de Ministre de l’Economie, il ne fait pas encore la Une de tous les grands quotidiens. Vaguement connu du grand public, il est relativement peu apprécié. Ex-banquier chez Rothschild, libéral, bling-bling, instigateur d’une loi sur la dérégulation du travail plutôt mal reçue par les travailleurs : voilà comment Macron est vu par l’homme du commun.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Comment les médias ont fabriqué le candidat Macron - Le Vent Se Lève

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http://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron

Violence d'état, provocation politique, et mouvement populaire

 

Publié le 9 Février 2017 

Qui organise, 

A qui profite le crime

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« L'autolimitation française de l'usage de la force n'a nullement exclu le recours aux extrêmes les moins avouables […] la violence paroxystique est en réalité une des figures rarement actualisées mais toujours actualisable du répertoire des actes de gouvernement, démocratique ou pas ».

 

Alain Dewerpe (in Charonne, 8 février 1962 : anthropologie historique d’un massacre d’État)

 

« il faut concevoir l’État comme une communauté humaine qui […] revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime »

 

Max Weber (in  « Le métier et la vocation d’homme politique (Politik als Beruf) », in Max Weber, Le Savant et le Politique, Paris, Plon, 1963 [1959] (« 10/18 »)

 

Le crime d'Aulnay est-il un dérapage à la marge ou s'inscrit-il dans une logique de monté d'un cycle provocation-tension-répression plus ou moins programmé ?

 

Le rapport des bœufs-carottes permettant de sortir des assises les criminels pour n'en faire au pire que des délinquants participe-t-il de cette logique ?

 

Le crime et son glacis policiaro administratif installé autour ne relève-t-il à la fois de ses capacités opportunistes en tant que puissance d'état d'user des conséquences de son aventurisme et de donner des gages à une partie décisive de l'appareil d'état qui pourrait – comme on le dit parlant du nucléaire – diverger vers l'extrémisme politique, un Tchernobyl politique, où la haine serait le plutonium ?

 

Pour Canaille le Rouge, à toute ces questions la réponse est oui.

 

C'est ce qui explique la stratégie d'un pouvoir aux aboies.

 

A la fois pour se dédouaner (Hollande visitant la victime et son premier ministre faisant la morale à la cantonade) et ses Dupont Dupond de la justice et de la policed'accentuer la pression du talon de fer.

 

Provocation et répression des réactions de colère par la police puis la justice pour refermer le couvercle sur l'effervescence au risque (l'espoir?) d'une explosion localisée d'une marmite sociale qu'ils ont mis en ébullition permettant d'engager plus de répression policières et judiciaires… et, à défaut d'union sacrée, un consensus majoritaire derrière les institutions et leurs outils de répression , derniers rempart – comme le disait en son temps le Giscard ci devant prince Poniatowski – de l'économie libérale (lire du capital).

 

En n'oubliant pas concernant le locataire de l’Élysée que c'est la police de son ministre de l'intérieur qui est responsable et qu'il ne lui a pas demandé de compte.

 

Dans un pays démocratique, un tel acte trahissant une faute dans la chaîne de commandement aurait du conduire à la démission le patron des chaussettes à clou ou à son remplacement s'il ne la présentait pas.

 

Un théorème qui n'est plus a démontrer mais qu'on pourrait appeler le théorème des chaussettes à clou ou le postulat de Beauvau lequel démontre que plus un pouvoir est menacé par une colère populaire non maîtrisable plus il a intérêt – tant qu'il est contraint d'en passer par les urnes – à l'approche des échéances électorales, à ranger derrière lui le parti de l'ordre. Quitte à en abandonner une partie à des forces encore plus conservatrice que lui.

 

Cela pour drainer vers son camp les voix de la peur et au besoin circonscrire à son profit le débat exclusivement centrée sur son ordre légitime face à celui aventuriste des ultra, les deux moment d'une même force s'accordant à dénoncer les victimes comme étant les causes premières.

 

Intérêts de l'opération, pas de bilan à présenter pour les uns, pas de projets répondant aux attentes pour les autres... et la classe dominante et donc le capital, bénéficiaire réelle, pouvant en pilotant adroitement l'attelage continuer à conduire le char de l’État et ses lois à son profit (c'est le cas de le dire).

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Déconnant DECODEX

 

Jacques SapirPar  · publication  · mis à jour 

Le site Web du journal Le Monde vient de lancer, depuis quelques jours, un « outil » nommé « Decodex », qui est censé permettre à ses utilisateurs de trier le faux du vrai dans le différents sites. Nul ne conteste la nécessité de vérifier les sources. On pouvait penser que cet outil serait une tentative honnête pour aider le lecteur. Elle s’avère en réalité un outil idéologique servant à la fois à l’autopromotion de ce journal (ce que l’on peut comprendre sans nécessairement l’approuver) mais aussi, et c’est sur ce point que toute l’opération est bien plus discutable, un outil de tri idéologique. Prétendant lutter conte ce que l’on appelle les « fake news », soit la multiplication des fausses nouvelles, les journalistes du Monde n’ont rien eu de plus pressé que de réinventer l’Index du Vatican. A quand l’Imprimatur ?

 

Decodex se présente comme une application que chacun peut utiliser. Cette application classe les sites du vert (garantie de « bonnes » informations) au rouge (site réputé dangereux), avec la couleur orange (site peu sérieux), ou bleu (site parodique). Seulement, pour faire fonctionner un système comme Décodex, il faut au préalable établir une liste de sites d’information que l’on considère comme recommandables ou non et une liste de critères qui permettent de jauger et de juger de la crédibilité de tel ou tel. On entre là dans un domaine ou joue à plein la subjectivité idéologique des journalistes du Monde. En mettant les pastilles, qu’elles soient vertes, oranges ou rouges, Le Monde s’arroge un droit de jugement alors qu’il est lui-même, et nul ne le lui reproche par ailleurs, un journal d’opinion, un journal qui défend ses idées, mais des idées qui ne font que représenter sa subjectivité. Ce qui gène, ce qui choque avec cette création du Monde c’est que ce journal se donne ainsi le rôle de censeur du Web, de l’information en ligne. Il s’approprie un pouvoir qui pourrait, à l’extrême limite, relever d’un comité indépendant, ou du CSA, mais certainement pas d’un journal qui est un acteur de cette sphère de l’information et qui ne peut donc prétendre à l’impartialité nécessaire pour une telle fonction.

 

La dimension idéologique de l’opération se révèle quand on se promène un peu sur Décodex. On constate que les sources de l’établissement médiatique (les journaux avec lesquels Le Monde a des collaborations ouvertes ou implicites) sont systématiquement en vert. Les autres, sont en orange et en rouge, et en particulier les sources dites alternatives. Se révèle alors la dimension « monopoliste » de l’opération. Dans un monde ou le journalisme traditionnel est contesté, car chacun peut, à sa guise, créer un site d’information, l’opération Décodex apparaît comme une volonté un peu puérile et clairement désespérée de certains journalistes pour se garantir le monopole de l’information. Il eut été plus utiles, et plus profitables à tous, que ces dits journalistes s‘interrogent sur les raisons de leurs pertes d’audience. Mais, ce type d’autocritique, il ne faut pas rêver : ils en sont clairement incapables.

 

On donnera ici un exemple parlant. Mon propre carnet obtient, tout comme le blog d’Olivier Berruyer, un classement orange. Olivier répond par ailleurs de manière cinglante aux argousins de Décodex. Ce classement est motivé par un exemple de «fake news» que Le Monde présente ainsi : «…relaie parfois de fausses informations, niant la présence de soldats russes en Ukraine en 2014, pourtant établie ». Si ces « journalistes » avaient fait leur travail, ils auraient pu constater que je n’avais nullement nié la présence de militaires russes à Donetsk et Lugansk, mais que, citant nommément un général américain en poste à l’OTAN, j’avais indiqué que la présence de militaires russes n’était pas en mesure d’expliquer les victoires remportées par les forces de la DNR et de la LNR en septembre 2014. Mais, on voit bien qu’ici la vérité importe peu pour les journalistes du Monde. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

 

Il serait aussi facile de rétorquer que Le Monde lui-même a publié aussi de fausses informations, ou des informations non confirmées, comme le montre Vincent Glad dans une chronique sur le site de Libération[1]Le Monde lui même s’était fait l’écho récemment du faux piratage par les Russes d’une centrale électrique américaine. Alors, pourquoi ne pas mettre Le Monde lui-même en orange dans le classement Décodex ? Aude Lancelin s’est élevée contre cette opération du Monde, et l’on peut penser qu’elle risque fort de décrédibiliser encore plus la presse traditionnelle. En fait, une observation rapide des divers sites mis en causes montre que les utilisateurs potentiels de Décodex l’utilise à l’inverse de ce que souhaitaient les journalistes du Monde. La fréquentation de ces blogs semble avoir augmenté et tout se passe comme si le lecteur considérait comme « suspect » le classement en vert qui est censé désigner la « bonne » information et recherchait les sites désignés par Décodex comme « suspects ». Si cela devait se confirmer, nous aurions le résultat paradoxal d’une opération de dénigrement en bande organisée, comme l’on dit au Ministère de la Justice, se retournant contre ses propres auteurs…

 

Au-delà, l’histoire Décodex pose un problème de fond. Nul ne peut certifier la « vérité ». Des faits peuvent être raisonnablement établis, tout en sachant qu’il y a toujours une marge d’incertitude à leur égard. L’interprétation de ces faits, elle, varie avec les opinions, avec la subjectivité de chacun, avec les différentes recherches qui peuvent être faites. Je renvoie ici le lecteur à mes multiples notes sur la question du chômage en France, et sur l’abus que font les journalistes de la fameuse « catégorie A » de la DARES. Personne ne peut décider qu’il a le monopole de la vérité et de l’information ; on ne peut certifier une « vérité », ni la mettre sous copyright. C’est bien pourquoi toute l’opération Décodex se révèle en fait assez nauséabonde dans ce qu’elle décrit de l’imaginaire de ses auteurs. On ne doit pas, alors, s’étonner de la réduction constante du lectorat de cette presse qui arrive ainsi à se décrédibiliser de manière de manière si constante et si régulière. Cette presse arrive même aujourd’hui à mêler le ridicule à l’ignominie.

 

Le coté « orwellien » de Décodex n’aura échappé à personne. Il y a du « Ministère de la Vérité » à l’œuvre dans ce qu’ont commis les journalistes du Monde.

 

[1] Glad V., « Qui décodexera le Décodex? De la difficulté de labelliser l’information de qualité », billet publié le 3 février 2017.

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Le cliché du jour: le temps des copains

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Pour ceux qui auraient égaré leur boussole.

Au milieu, François Hollande, président socialiste de la République depuis mai 2012, celui qui avait pour ennemi la finance. A sa droite,Emmanuel Macron, banquier d'affaires chez Rothschild, secrétaire adjoint à la présidence de la République depuis mai 2012. A la gauche de François Hollande, Benoît Hamon, ministre socialiste de l'éducation nationale depuis mai 2012.

Enfin, à gauche, à droite c'est une façon de parler. En effet, sous ces trois copains, ont été adoptés le CICE dès le 1er janvier 2013, du fric en veux-tu en voilà pour le patronat sans contrepartie aucune, la loi sur l'éclatement de la SNCF ou la hausse des impôts et des taxes dès le début du quinquennat, aucune augmentation du pouvoir d'achat par la revalorisation des pensions de retraite et des grilles salariales. Sans parler, toujours sous ces 3 potes, de la guerre en Françafrique pour protéger les intérêts du capital et pas ceux des peuples, etc, etc.

De la conquête coloniale, vision d'hier étant actualité d'aujourd'hui

 

Publié le 9 Février 2017

Pour éclairer les débats actuels :

Fierté du passé colonial de la France ?

Ce qu'en 1861,

depuis son exil

anti-bonapartiste

en disait un certain Victor Hugo.

Yuanming yuan 圆明园 Palais d’Eté des Qing saccagé par les anglo-français au XIX siècle. Gouache. Bibliothèque Nationale de Paris

 

Il est de bon ton chez les puriste de se gausser des engagements de V. Hugo "ce grand bourgeois condescendant moins marxiste que Balzac" parce que moins prisé par Engels comme descripteur de la société que l'auteur de la condition humaine.

 

Honoré dépeint, sociologue par la plume ; Victor dénonce, polémiste croisant le fer.

 

Comme la droite française se vante du passé colonial et humaniste de la France, jetons un coup d'oeil sur notre passé.

 

Les guerres de l'opium faites par la France et l'Angleterre au nom de la libre circulation des marchandises y compris celle-là sera cause de millions de morts (les historiens s'accorde autour du chiffre de 120 à 140 millions en 3/4 de siècle).

 

Outre le pillage, difficile de trouver un bilan des massacres qui ont accompagné le sac de la Chine et le pillage de ses richesses.

 

Lors de la seconde guerre de l'opium qui engagera la ruine de l'empire chinois, Hugo dit son fait à aux impérialisme Français et Britannique.

 

Lettre de Victor Hugo au Capitaine Butler

 

Hauteville House, 25 novembre 1861

 

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

 

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

 

ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

 

Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

 

Cette merveille a disparu.

 

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

 

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie.

 

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

 

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

 

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

 

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

 

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

 

Victor Hugo

 

De la conquête coloniale, vision d'hier étant actualité d'aujourd'hui

Buste de Victor Hugo
qui a dénoncé cette destruction oeuvre de Nacera Kainou
Don de la Fédération des AFC et de l’APCAE Pour le 150ème
anniversaire du Sac du Yuanming Yuan (16 octobre 2010)

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Il veut privatiser et donc détruire la SÉCU ! François FILLON, ami de l’ex-PDG d’AXA, c’est le candidat des assurances privées

François Fillon avec Henri de La Croix de Castries, dit Henri de Castries

François Fillon avec Henri de La Croix de Castries, dit Henri de Castries

Henri de Castries soutient Fillon : le choix de l’ex- PDG d’AXA sujet de polémique

L’ancien PDG d’AXA s’est ouvertement engagé pour le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle. Une décision qui relance les attaques contre les propositions de François Fillon en matière de Sécurité sociale.

Son nom est régulièrement cité comme un des très proches du vainqueur de la primaire de la droite et du centre à l'élection présidentielle de 2017. On l’évoque même comme un possible membre du futur gouvernement, notamment à Bercy, voire Premier ministre en cas de victoire de l’opposition en mai prochain. C’est désormais officiel : Henri de Castries a annoncé ce mardi 17 janvier son engagement aux côtés de François Fillon.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Henri de Castries soutient Fillon : le choix de l'ex- pdg d'Axa sujet de polémique

Henri de Castries soutient Fillon : le choix de l'ex- pdg d'Axa sujet de polémique

Institutions : Son nom est régulièrement cité comme un des très proches du vainqueur de la primaire de la droite et du centre à l'élection... Contexte Présidentielle 2017, François Fillon, ...

http://www.argusdelassurance.com/institutions/henri-de-castries-soutient-fillon-le-choix-de-l-ex-pdg-d-axa-sujet-de-polemique.114822

VOIR ÉGALEMENT LIEN CI-DESSOUS

François Fillon a touché 200.000 euros d'Axa

François Fillon a touché 200.000 euros d'Axa

Le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle a travaillé pendant deux ans pour l'assureur français sur des sujets réglementaires. L'ancien PDG d'Axa est devenu l'un de se...

 

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/francois-fillon-a

France insoumise : en route vers le Parti de Mélenchon !

 

, par  Marie-Christine Burricand

pdf 

 

Jean Luc Mélenchon a souvent appelé à dépasser les partis, accusé de freiner l’union en défendant des intérêts partisans. C’est pourtant bien un parti, le sien, qu’il est en train de créer avec France insoumises. Comme quoi, la fameuse charte à laquelle chacun devrait adhérer s’il veut être reconnu comme soutien de Mélenchon, n’a rien d’anodin.

 

La France Insoumise, c’est un nouveau parti politique officiel.


Jusqu’à présent, La France Insoumise indiquait qu’elle n’était pas un parti politique, mais un mouvement de citoyens individuels qui se reconnaisent dans la démarche de Jean-Luc Mélenchon sans pour autant rejoindre un parti politique ou une association.


Après la publication au Journal Officiel de la République Française en date du 2 février 2017, texte n°77, nous apprenons que par décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en date du 23 janvier 2017, l’Association de financement de la formation politique La France insoumise inscrite au registre national des associations sous la référence W913007622, dont le siège social est situé : 6 bis, rue des Anglais, 91300 Massy, est agréée en qualité d’association de financement du parti politique La France insoumise inscrit au registre national des associations sous la référence W913007621 pour exercer ses activités à l’intérieur du territoire national.


 

Documents :

 

Association France insoumise
 
Assos de financement france insoumise
 
France insoumise parti politique

 

Au delà du crime et le sadisme criminel

 

Publié le 7 Février 2017

Ce que révèle relevant du collectif 

le comportement 

individuel « social »

de leur(s) auteur(s).

Le commissariat de police d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

De même que Gilles de Retz, Landru et combien d'autres sont des marqueurs de la notion de perversité criminelle dans l'histoire de la société et son évolution, de l'estime de la vie humaine en général, singulièrement tant du statut général des femmes que des minorités dans le temps des différents actes jalonnant ces crimes, l'acte commis à Aulnay, au delà de la responsabilité de leurs auteurs s'inscrit dans cette lignée.

 

Il ne peut pas laisser sans interpellation la société qui s'abrite derrière l'uniforme de leurs auteurs.

 

Cela pose la question de la police, son rôle mais aussi le recrutement de ceux qui l'exerce, leur formation, leur encadrement.

 

Qu'un homme comme Toubon, défenseur des droits, pas particulièrement marqué comme opposé à l'ordre et à ceux qui ont charge de maintenir celui que politiquement il défend interpelle publiquement pour demander des comptes donne le degré de gravité de la situation.

 

La violence perverse, la volonté d'humilier, l'impunité escomptée compte tenu des réquisition une semaine plus tôt contre un fonctionnaire police de Drancy accusé (en correctionnelle) de violence de même nature, tout montre combien un corps social sans encadrement peut basculer dans l'horreur, s'y installer quand l'encadrement en question à son plus haut niveau, pour le moins laisse faire ou tourne la tête depuis des années.

 

L'histoire a retenu comment des hommes s'étant comportés parfois héroïquement ont pu devenir les pires salauds à l'image de ces résistants devenus  tortionnaires, assassins ayant  toléré voir incité à la torture et aux meurtres durant les guerres coloniales, tel un Bigeard ou d'un Aussaresse pratiquant et justifiant torture et assasinnat de masse.

 

Pour que la police soit républicaine et le demeure il est indispensable que toute sa structure soit en permanence inscrite et contrôlée dans et par l'espace public républicain, qu'aucune dérive raciste, sexiste, homophobe, sociale, isolée ou cumulée, ne soit admise, que tout dérapage soit intercepté et sanctionnée, que les récidives éventuelles lourdement condamnées dans le cadre de la loi et éloignent leurs auteurs de tout fonction régalienne.

 

Si un acteur du transport est responsable d'acte liés à une faute professionnelle, indépendamment de la sanction judiciaire, il ne peut plus exercer. Les criminels d'Aulnay doivent être jugés, leur crime relève des assises et en tout état de cause ils n'ont plus leur place dans la police.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Trouvé sur Médiapart

 

Publié le 7 Février 2017

Il y en d'autres

tout aussi fortes 

Pub gratuite,

allez jeter un oeil.

Celle-là histoire de marquer l'instant :

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Celle-ci qui tape singulièrement juste :

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Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

« Emmanuel MACRON veut LIQUIDER le modèle social français »

[Entretien avec Frédéric Farah]

Éditions les Petits Matins -2016

Éditions les Petits Matins -2016

Frédéric Farah

Frédéric Farah

Frédéric Farah a publié avec Thomas Porcher un ouvrage sur Emmanuel Macron, intitulé Introduction inquiète à la macron-économie, sortie en 2016 aux éditions Les petits matins. Nous avons pu nous entretenir avec lui sur l’avenir que nous propose Emmanuel Macron, et sur les liens de l’homme avec le patronat.

**********

Vous êtes l’auteur, avec Thomas Porcher, d’une Introduction inquiète à la macron-économie, sortie en 2016 aux éditions Les petits matins. Dans cet essai, vous décryptez douze déclarations d’Emmanuel Macron et en faites la critique argumentée. Moderne, l’homme fustige les « corporatismes » et les « rigidités » au profit de la souplesse et de la liberté. Vous réhabilitez ces « corporatismes » et ces « rigidités », pouvez-vous nous en dire plus ?

Ces corporatismes et ces rigidités sont souvent invoqués mais sans que jamais on ne dise de quoi il s’agit vraiment. Plane au-dessus d’eux un halo de significations qui pourrait se résumer à mon sens par la dénonciation des syndicats, des protections des travailleurs sur le marché du travail, et du statut de la fonction publique. En somme et à en croire certains dont Emmanuel Macron, le pays se meurt économiquement car régnerait une culture du conflit, une fonction publique sclérosée et un marché du travail insuffisamment réactif. Ce contexte écraserait la mentalité d’entreprise.

Ce discours n’a rien de neuf. Si on relit par exemple « La science économique et l’action » de Pierre Mendès France et Gabriel Ardant publié en 1954 qui fait entre autres retour sur la crise des années 1930, on ne peut qu’être frappé par le propos : « la rigidité de l’économie est un fait réel et il n’était pas inutile de le souligner ni, dans une certaine mesure et dans certaines conditions, de la corriger. Ce qui était erroné, c’était d’en faire la cause unique, exclusive, de la dépression et du chômage : c’était méconnaître les autres facteurs de déséquilibre économique ».

A mon sens, un double effort conceptuel et historique est nécessaire pour comprendre comment ce discours d’inspiration libérale est devenu un peu l’air qu’on respire. Si l’on prend la question des rigidités pour commencer, une grille économique et sociologique s’impose pour saisir les enjeux de la question.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

"Emmanuel Macron veut liquider le modèle social français" - Entretien avec Frédéric Farah - Le Vent Se Lève

"Emmanuel Macron veut liquider le modèle social français" - Entretien avec Frédéric Farah - Le Vent Se Lève

Frédéric Farah a publié avec Thomas Porcher un ouvrage sur Emmanuel Macron, intitulé Introduction inquiète à la macron-économie, sortie en 2016 aux éditions Les petits matins. Nous avons pu...

 

http://lvsl.fr/macron-liquider-modele-social-farah

Publié par  El Diablo

Pas de coup de pouce pour le SMIC mais … Alain MINC, soutien de MACRON, propose que les députés gagnent 15 à 20 000 euros par mois

Pas de coup de pouce pour le SMIC mais … Alain MINC, soutien de MACRON, propose que les députés gagnent 15 à 20 000 euros par mois

Pour Alain Minc, économiste et depuis peu soutien d’Emmanuel Macron, il ne suffit pas de pouvoir donner 900 000 euros à sa femme et ses enfants par des indemnités parlementaires pour les députés. Si ces pauvres hommes doivent s’adonner à de si mauvaises pratiques, c’est bien à cause du trop bas niveau de rémunération des parlementaires. Pourtant, leurs salaires de base sont déjà particulièrement élevés (et on ne parle même pas des multiples indemnités et avantages auxquelles ces fonctions donnent droit) : 7 100 euros bruts pour un député ou un sénateur, plus une « indemnité représentative de frais de mandats » de 6 000 euros …

La proposition de l’économiste, qui nous dit déconseiller actuellement la politique à quiconque « n’aurait pas de patrimoine », est donc d’élever l’indemnité de base « aux plus hauts salaires des fonctionnaires ». Comme l’avait montré Challenges, les salaires les plus hauts de la fonction publique peuvent dépasser 20 000 euros, comme par exemple pour le directeur général des finances publiques, les secrétaires généraux de présidence du Sénat et de la questure. Quand on gagne, en guise de « base », déjà 10 SMIC, comment peut-on réclamer encore plus d’argent ?