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« Liberté, égalité, fraternité » : naissance d’une devise

 

19 Aril 2017 

A propos de Louis Blanc en 1848, je rappelle ce que disait Marx dans les luttes de classe en France: « tandis qu’aux Luxembourg, ils cherchaient la pierre philosophale, à l’Hôtel de ville, ils battaient déjà la monnaie ». Soulignons également non seulement le réalisme de Marx, mais l’égalité homme-femme que Marx et Engels défendent et pas seulement dans les termes mais dans les faits et la manière dont sur ce point comme d’autres ils s’opposent à Proudhon et à d’autres révolutionnaires de l’époqie.

 

(note de Danielle Bleitrach)


Publié le 18/04/2017

Liberté, égalité, fraternité, estampe de C. Maurice ; 1848 – source Gallica BnF

Ces trois mots apparaissent pour la première fois sur un document officiel le 27 février 1848, à l’issue de la révolution.
 

Si la formule est plus ancienne, les trois mots « Liberté, égalité, fraternité » apparaissent côte à côte pour la première fois en tête d’un document « officiel » le dimanche 27 février 1848. Ce jour-là, Le Moniteur universel, organe du gouvernement français, publie un communiqué du gouvernement provisoire, formé suite à la révolution qui a eu lieu à Paris du 22 au 25 février et a abouti à la proclamation de la Deuxième République, où figure la devise. 

 

« Citoyens,

La royauté, sous quelque forme qu’elle soit, est abolie. […] La République est proclamée. Le peuple est uni. […] Conservons ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde. Montrons que ce symbole de liberté, d’égalité, de fraternité, est en même temps le symbole de l’ordre, et de l’ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice en est la base et le peuple entier l’instrument. »

 

Dans cette proclamation, où figurent aussi un certain nombre de mesures que le gouvernement provisoire entend présenter à l’Assemblée (abolition de la peine de mort, suffrage universel masculin…), la devise nationale est en effet directement reliée aux couleurs du drapeau de la France :

 

« Le Gouvernement provisoire déclare que le drapeau national est le drapeau tricolore, dont les couleurs seront rétablies dans l’ordre qu’avait adopté la République française ; sur ce drapeau sont écrits ces mots : République française, Liberté, Égalité, Fraternité, trois mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques, dont ce drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent les traditions. »

 

C’est Louis Blanc, membre du gouvernement, qui a décidé de l’adoption de la formule. Lors de la rédaction de la Constitution, le 4 novembre 1848, elle sera définie comme un principe de la République.

 

La liberté et l’égalité avaient été posées comme principe dans l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits »). En 1793, la Commune de Paris inscrivit sur les édifices publics de la ville la formule « La République une et indivisible – Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ».

 

Telle quelle, la devise nationale n’apparaîtra que le 14 juillet 1880 sur le fronton de toutes les institutions publiques.