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27 novembre 2017

Le gouvernement tenté par une limitation du droit de grève dans les entreprises de Transports publics et ferroviaires ?

 

C'est l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui  sonne la charge contre le droit de grève dans les transports. 
 
Jamais les patrons ne sont favorables au droit de grève. 
 
Depuis la reconnaissance du droit de grève en 1864, le droit de grève a évolué, jusqu'à, en 1950, être accordé aux fonctionnaires civils sur le fondement du préambule de la Constitution de 1946.
 
Mais dès sa reconnaissance en 1964, les contestations et remises en cause du droit de grève se sont multipliées.
 
En 1941 le régime collaborationniste de Vichy interdit la grève.  Les forces armées nazies avaient fait basculer le rapport de forces en faveur des patrons ...
 
Après la libération, force fut de reconnaître que nombre d'ouvriers, de salariés, le syndicat CGT, avaient participé à la résistance contre l'occupant nazi.  Le Parti communiste est puissant.  Il a lui aussi été un des acteurs majeurs de la Résistance.  Les patrons font profil bas, eux qui ont largement trempé dans la collaboration.  Une citation de De Gaulle pour soutenir les réformes sociales du CNR en témoigne : « Pour la France en particulier, où le désastre, la trahison, l’attentisme, ont disqualifié beaucoup de dirigeants et de privilégiés et où les masses profondes du peuple sont, au contraire, restées les plus vaillantes et les plus fidèles, il ne serait pas acceptable que la terrible épreuve laissât debout un régime social et moral qui a joué contre la nation. »  En 1945, le rapport de forces est défavorable au patronat. Le droit de grève est reconnu dans le préambule de la constitution de 1946. 
 
Mais rien n'est jamais acquis, rien n'est durablement conquis dans ce monde capitaliste qu'aucune mesure ne peut "aménagé" ou "moralisé".  Depuis 1957, ce droit ne cesse d'être remis en cause, au nom du "dialogue social", au nom du service public, du droit de circuler ... Jusqu'à instaurer, en 2008 puis 2009, un service minimum dans les écoles, à la SNCF.
 
Cela ne leur suffit plus.L'UFT invoque aujourd'hui "une utilisation abusive du droit de grève" (?) pour remettre en cause le "droit de retrait" et les grèves reconductibles ou illimitées.
 
Il est clair qu'à droite, chez les "ni de droite ni de gauche", dans la seconde droite, on rêve d'aller plus loin.  Le Figaro titre sur les"abus" du droit de grève.  Michelle Alliot-Marie voulait ainsi interdire le droit de grève aux fonctionnaires. Elle le dit tout haut.  Ils sont nombreux à le penser tout bas.  Jamais les patrons ne sont favorables au droit de grève.  S'attaquer à celui-ci peu à peu, en jouant sur les divisions entre salariés, ils savent faire.
 
AC
Les entreprises du transport public veulent la fin des grèves à «durée illimitée»
 

Vincent Vérier| 22 novembre 2017
«Il y a une perte de confiance et les usagers se détournent du transport public», estime un responsable de la FNAUT.LP/ARNAUD DUMONTIER
Vu sur Le Parisien
 
"Abus du droit de grève" disent les patrons des transports "publics".  Oublient-ils que les salariés perdent de lourdes sommes d'argent quand ils font grèves ?  Et qu'un salarié ne fait jamais grève par plaisir mais parce qu'il y est acculé ?
 
Grèves: les opérateurs de transport veulent mettre fin aux abus
 
Un rapport publié mardi par l'Union des transports publics et ferroviaires dénonce certaines pratiques qui découlent du droit de grève et empêchent les entreprises de gérer correctement leur ...
 

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