Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 1307 invités et aucun membre en ligne

Flux RSS

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public

Syndicales 2017

21 mars 2017

Sortie du film « 1336 jours, des hauts, débats, mais debout » sur la lutte des Fralib - Cinéma Espace Saint-Michel à PARIS à partir de mercredi 22 mars

 

Photo de 1336.
MAR22
Sortie Nationale Du Film "1336 Jours, Des Hauts, Débats, Mais Debout"
Public
· Organisé par 1336
 

Sortie nationale du film "1336, Des Hauts, débats, mais debout", deuxième volet consacré à la lutte des Fralibs, le 22 Mars à 20h30 au Cinéma Saint-Michel dans le 5ème arrondissement de Paris. La séance sera suivie d'un débat en présence d'anciens salariés de Fralib, aujourd'hui coopérateurs de SCOPTI.
 

À propos de 1336

1336

Food & Beverage Company

 

1336 est une marque de thés & infusions aromatisés 100% naturelle, alliant caractère & subtilité.

Internationalisme

 

Publié le 21 Mars 2017

Personne n'en a parlé dans un JT,
la presse quotidienne
est plus
qu'extrêmement discrète
Internationalisme
Internationalisme
Inde

Condamnation injuste de 13 grévistes à la prison à vie


lundi 20 mars 2017
 
Le 18 mars, le tribunal du district de Gurgaon a rendu sa décision concernant les peines appliquées aux travailleurs reconnus coupables des incidents du 18 juillet 2012 dans l’usine de la compagnie Maruti Suzuki Manesar Plant, lors desquels un dirigeant a malheureusement perdu la vie. 

13 travailleurs ont été condamnés à la prison à vie, 4 autres à 5 ans de prison et 14 autres ont été libérés, leur peine étant déjà accomplie. Ces derniers ont néanmoins une forte amende dépassant leurs possibilités de paiement. 114 autres travailleurs ont été acquittés après avoir effectué 31 mois de prison préventive. Pour leur syndicat, il n’y avait aucune preuve les impliquant dans les faits qui leur étaient reprochés.

La décision du tribunal de district, après un procès de quatre ans et demi, est injuste !

La Confédération Générale du Travail (CGT) condamne cette décision du tribunal et exige la libération immédiate de tous les travailleurs. 

Ces décisions constituent une attaque frontale contre le droit des travailleurs de se syndiquer et, plus généralement, contre les libertés syndicales.

La CGT est solidaire de tous les adhérents du syndicat Maruti Suzuki et, tout particulièrement, des camarades condamnés. 

La CGT s’associe à NTUI et à l’ensemble des syndicats indiens qui demain, le 21 mars, se mobiliseront dans tout le pays pour exiger la libération immédiate de tous les condamnés.

La CGT se montrera toujours soucieuse et préoccupée du respect des libertés syndicales et des Droits de l’homme, partout dans le monde.

La décision rendue samedi est incompatible avec ces droits fondamentaux.

Montreuil, le 20 mars 2017
 

Rédigé par Canaille Lerouge

Les assassins persistent

 

Publié le 20 Mars 2017

les suicideurs s'acharnent 

 

Les assassins persistent
Les assassins persistent
Les assassins persistent

Une stratégie du chaos social pour passer en force. Plier, tordre, casser, pousser à se briser les hommes pour casser toute résistance aux casseurs de l'outil. Voila la feuille de route des légionnaires à l'oeuvre, sorte de disciples de Milton Friedman sur rail.

 

Du Cabinet de Martine Aubry aux antichambres de Fillon Sarkozy, cauteleux ici, violent là, le caméléon varan de St Denis a décidé de passer en force.

 

Mais un jour qui se rapproche, devant la colère, les tueurs, chef et affidés, devront rendre des comptes et ils paieront le prix de leur délinquance patronale criminelle.

 

Un sentiment de honte de voir l'image donnée aujourd'hui de ce que fut une vitrine technologique et sociale au service de tous, une colère irrépressible contre ceux qui organisent cette déchéance.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Pendant la foire électorale, les luttes continuent

Publié le 20 Mars 2017

Résultat de recherche d'images pour "CGT industrie"

L’image contient peut-être : texte

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

GRÈVE d’ouvriers du MÉTRO parisien : « on est traités comme des esclaves »

GRÈVE d’ouvriers du MÉTRO parisien : « on est traités comme des esclaves »

Le 10 mars 2017 par Steven C.

Cela ne se passe pas en Chine ou en Arabie Saoudite, mais bien dans un chantier du métro de Paris, la capitale de la « patrie des Droits de l’Homme ». Du 23 au 27 janvier dernier, 32 ouvriers ont fait grève pour réclamer le paiement de leurs salaires, un contrat de travail et, pour certains, des papiers. Ces ouvriers exténués, qui travaillent « au noir », n’ont pas été payés depuis 2 à 8 mois. Ils avaient déjà fait grève en novembre et en décembre 2016.

Alors que de nombreuses luttes semblables restent enterrées dans les profondeurs du métro, celle-ci a pu sortir de la station Châtelet-les-Halles grâce à l’intervention de la CGT. Sollicité par les ouvriers, le syndicat a permis de mettre en lumière les conditions de travail déplorables imposées par l’entreprise FH Service, sous-traitant de Sogea TPI, elle-même filiale du groupe Vinci.

Amiante

Ces ouvriers travaillent de 22 h à 5 h du matin, sans pause. Les poussières toxiques, dont celles d’amiante, sont omniprésentes sur le chantier. Mais les ouvriers n’ont au mieux qu’un mini-masque – et souvent aucune protection. Dursun, ouvrier gréviste, est exaspéré : « On aimerait bien que quelqu’un vienne vérifier tout ça. On est traités comme des esclaves !»Plusieurs accidents ont eu lieu, mais ils ont été déclarés par le patron comme des « accidents domestiques ».

Hypocrisie

Parmi la trentaine de grévistes, il y a cinq travailleurs sans-papiers, dont un demandeur d’asile sans autorisation de travail.« On demande la régularisation de ces cinq travailleursCette situation est intolérable », s’indigne un syndicaliste de la CGT. Au passage, on voit bien ici l’hypocrisie du patronat concernant l’immigration. Il la critique pour nourrir les idées racistes – mais, derrière, il en tire un maximum de profits. Dans un communiqué, la CGT exige la fin de cette barbarie :« Sogea TPI, filiale de Vinci, 1er groupe du BTP du CAC 40, doit régler l’ensemble des salaires des travailleurs de FH Service. Et la RATP, maître d’ouvrage, doit appuyer les demandes de ses salariés ».

Vinci a vu son bénéfice net augmenter de 22,5 % en 2016, soit 2,5 milliards d’euros. Il semble donc qu’elle a les moyens de payer ces travailleurs !

Cette grève n’est que la partie émergée de l’iceberg. On recense près d’une centaine de travailleurs dans une situation similaire sur plusieurs des 250 000 chantiers annuels gérés par des filiales du groupe Vinci. Comme le souligne Christian Renard, délégué CGT à Vinci : « Cette grève, c’est l’occasion de mettre un coup d’arrêt à ces pratiques (…) récurrentes sur des chantiers où opèrent des sous-traitants en cascade ».

Les travaux du Grand Paris seront pharaoniques. Le patronat aura besoin d’un maximum de main-d’œuvre, la moins chère possible. Il ne fait aucun doute que le recours aux sans-papiers et demandeurs d’asile sera monnaie courante.

Une première victoire

La grande majorité des grévistes vient de Turquie, certains d’Europe de l’Est. C’est dans la lutte que les travailleurs s’unissent et prennent conscience de leur force, comme nous l’explique l’un d’entre eux :« Nous sommes turcs, kurdes : ici cela n’a pas d’importance. Ce qui nous mobilise, c’est que nous n’avons pas de contrat de travail, pas de fiche de paye et pas de salaire depuis plusieurs mois ».

La lutte avance : après 5 jours de grève encadrée par la CGT, l’entreprise FH Service s’engage à payer les salaires de décembre et janvier. Vinci embauchera 21 des ouvriers en CDD pour la durée du chantier. Quant aux cinq ouvriers sans-papiers, une filiale de Vinci les recrutera en CDI et leur situation sera régularisée.

Mais toucheront-ils les 6 mois d’arriérés de salaires, pour certains, de l’année 2016 ? Le patron versera-t-il les arriérés de cotisations sociales qu’il doit à l’URSSAF ? Rien n’est moins sûr. « La grève a payé, mais le combat n’est pas terminé et à tout moment, la grève pourrait reprendre »a prévenu le syndicaliste Christian Renard.

SOURCE :

Macron et la CFDT

 

Publié le 18 Mars 2017

Macron est tellement de droite

que même la CFDT

s'en est rendu compte.

C'est dire !

Résultat de recherche d'images pour "Macron CFDT"

Marianne rapporte : 

 

" En présentant une étude sur le rapport au travail de 200 000 salariés, la CFDT voulait réfléchir sur ce sujet avec les candidats à la présidentielle. Emmanuel Macron les a irrités en voulant limiter son rôle et liquider le paritarisme. "

 

En présentant une étude sur le rapport au travail de 200 000 salariés, la CFDT voulait réfléchir sur ce sujet avec les candidats à la présidentielle. Emmanuel Macron les a irrités en voulant limiter son rôle et liquider le paritarisme.

 

C'est que L. Berger veut garder sa place autour de la table pour valider les reculs sociaux :

 

" En bref Macron nous dit : "L’intérêt général c’est l’Etat, c’est moi le futur président, et vous, syndicats, rentrez dans votre niche". Mais le social, cela ne fonctionne pas comme cela ! Il n’y pas d’un côté, les représentants des salariés dans les entreprises, et les réflexions au niveau interprofessionnel. Tous nos travaux sont intriqués", commente-t-on, écoeuré de tant d’ingratitude alors que la CFDT s’attache, depuis des décennies, à penser les changements de la société."

 

Et oui, les rencontres en catimini sous le gouvernement Valls, l'ANI, les lois antisociales, Macron 1 et 2, cela n'a pas suffit pour entièrement résiner la courroie de transmission, cela patine un peu mais...

 

... ne vous réjouissez pas trop vite .

 

l'article de Marianne précise " Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT, a donc rappelé à la tribune, son attachement à la loi Larcher de janvier 2007."  

 

Ce très progressiste Larcher, président LR du Sénat, qui slalome lui aussi entre les casseroles sert d'attaché parlementaire de circonstance de Fillon, est chargé par le costardophile de faire passer la partie la plus réactionnaire de son projet social.

 

Entre Fillon et Macron, à la direction de la CFDT on dirait que leur balance entre la droite... et la droite.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Témoignages de militants CGT : Il y a un besoin urgent de RÉINDUSTRIALISER la FRANCE [vidéo]

Témoignages de militants CGT : Il y a un besoin urgent de RÉINDUSTRIALISER la FRANCE [vidéo]
 

 

Il y a un besoin urgent de réindustrialiser la France pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Voici les témoignages de militants CGT confrontés à ces enjeux.

Publié par  El Diablo

SUICIDE d'un cheminot syndicaliste à Paris-Saint-Lazare : un communiqué de la CGT

pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

VOIR ÉGALEMENT LE LIEN CI-DESSOUS:

Un cheminot se suicide à la gare Saint-Lazare, à Paris

Un cheminot se suicide à la gare Saint-Lazare, à Paris

Un cheminot, délégué du personnel SUD-Rail, s'est suicidé sur son lieu de travail, à la gare Saint-Lazare à Paris, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mars, selon le syndicat, qui met en...

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/u

Chez des ouvriers de Whirlpool à Amiens, le protectionnisme fait recette

 

Par Julien MIVIELLE

 

Publié le 26/02/2017 à 15:51 - Mis à jour le 26/02/2017 à 16:20

 

Les ouvriers de l'usine d'électroménager Whirlpool d'Amiens, bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre indifférence, colère et résignation à l'approche de la présidentielle. Avec une conviction: pour protéger l'emploi, il faut plus de protectionnisme, voire "sortir de l'Europe".

 

Amiens, 26 fév 2017 (AFP) -

 

"Les politiques laissent tout faire depuis des années: tout est délocalisé, tout s'en va, les gens deviennent chômeurs, il y a des suicides, des divorces... Mais ils n'en ont rien à foutre de nous", s'insurge Corinne Bizet, 49 ans, dont 17 ans chez Whirlpool, la voix chargée d'émotion.

 

A la mi-journée, sous le crachin, l'équipe du matin sort de l'usine, à trois kilomètres du centre-ville et de sa cathédrale gothique.

 

Les visages sont fatigués, l'ambiance morose: le géant américain de l'électroménager a annoncé en janvier la fermeture en 2018 de son usine d'Amiens (nord de la France), où 290 salariés fabriquent des sèche-linge, pour transférer la production à Lódz, en Pologne. Les emplois de 60 salariés d'un sous-traitant (Prima) et ceux d'intérimaires sont aussi menacés.

 

C'est la dernière fermeture d'usine en date pour une ville qui ne les compte plus. La plus spectaculaire avait été celle du fabricant américain de pneus Goodyear en 2014, avec la perte de plus de 1.100 emplois. Le taux de chômage atteint 11,9% à Amiens et dans ses environs, plus de deux points au-dessus de la moyenne nationale.

 

"Quand on parle de désindustrialisation de notre pays, ici ça a une résonance particulière", regrette Brigitte Fouré, la maire centriste de cette ville d'environ 200.000 habitants, qui dit son "amertume".

 

"Je n'ai même plus envie de voter", confie Christophe Colombo, 45 ans dont 27 chez Whirlpool. "Voter à gauche, voter à droite, ça sert à quoi?"

 

"Je ne crois plus en rien", renchérit Frédéric Coulon, qui travaille chez Prima depuis 16 ans et s'abstiendra lui aussi.

 

- 'Taxes aux frontières' -

 

Rares sont les personnalités politiques prêtes à affronter le ressentiment. Soutenu par le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le journaliste engagé François Ruffin en campagne pour les législatives de juin est venu avec son camion coloré et une sono qui crache des chansons à la gloire de Che Guevara.

 

Auteur d'un documentaire social à succès ("Merci Patron!") et rédacteur en chef d'une gazette contestataire, "Fakir", M. Ruffin assume un positionnement protectionniste.

 

"Je ne veux pas que cette arme politique là soit exclusivement laissée entre les mains du Front national et que ce soient les seuls à oser prononcer les mots de taxe aux frontières, de barrières douanières, de quotas d'importation", explique-t-il en distribuant des tracts.

 

Eric Richermoz, le représentant local du Front national, a fait plusieurs fois la sortie d'usine. Pour convaincre, il dispose sur son téléphone portable d'un message vidéo de la présidente du parti, Marine Le Pen, promettant que les produits d'entreprises ayant délocalisé "seront taxés à 35%" lors de leur vente sur le territoire national.

 

En tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle le 23 avril, le Front national espère profiter du climat créé par la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne (UE) et la politique protectionniste du nouveau président américain Donald Trump.

 

"Les Anglais sont en train de mettre en place des mesures très proches de ce que souhaite faire Marine Le Pen", se réjouit Eric Richermoz, dont le parti veut un référendum sur le "Frexit".

 

Les ouvriers français, en concurrence avec des Polonais, des Slovaques ou des Roumains aux salaires beaucoup plus bas, ne se sentent pas assez protégés dans l'UE.

 

"Le problème c'est que tant que tout le monde n'est pas au même niveau en Europe, ça ne pourra jamais aller", analyse Guillaume Bonnard, 33 ans, chef d'équipe chez Prima.

 

Pour son collègue Mohamed El Mokretar, délégué syndical, la solution est simple: "Il faut sortir de l'Europe".

 

Corinne Bizet ne sait pas encore si elle ira voter. Mais elle a une certitude: il faut quitter l'euro et "revenir à la monnaie française" pour retrouver du pouvoir d'achat.

 

jmi/sof/lch/prh/nm/ggy

 

© 2017 AFP

Commentaire de B.T : Atteind d'un autisme prononcé Pierre Laurent se révèle incapable de prendre en compte les attentes populaires. (Mélenchon guère mieux) Sur la barricade de l'affrontement capital/Travail je ne suis pas sûr qu'il a vu qu'il y avait deux côtés.

 

Table à cartes et boussole. Pour combattre réellement l'extrême droite, enfin un outil clair et efficace

 

Publié le 10 Mars 2017

Pour combattre le fascisme,

partir de sa nature de classe

Table à cartes et boussole. Pour combattre réellement l'extrême droite, enfin un outil clair et efficace.

 

Afin de combattre efficacement l'extrême droite, la CGT vient de sortir un argumentaire qui fourmille d'informations, d'analyses et données économiques pour ses militants.

 

Si certains, Canaille le Rouge en est,  pourront y trouver des points de faiblesse en particulier sur la question européenne, la question de la monnaie unique, l'urgence d'une réponse de classe au plan international, se priver de cet outil serait une faute tant l'ensemble est à ce jour un des meilleurs outils de fond produit sur la question.

 

L'argumentaire concernant l'immigration est solide et bien charpenté, les références aux positionnements antisociaux du F-Haine partout où il dispose de tribunes et pouvoirs est bien monté.

 

Le point fort, du point de vue de Canaille le Rouge, réside dans le cadre défini pour situer le débat : une affirmation claire et sans équivoque de la nature de classe de l'affrontement et que le f-haine est du côté de la barricade qui sert le capital contre le travail.

 

D'entrée, le texte marque le terrain :

 

Dans une société capitaliste, les idées, les doctrines, les programmes servent, en dernière analyse, à l’une des deux classes qui s’opposent : soit les défenseurs du travail, soit les défenseurs du capital. Une force politique ne peut pas à la fois défendre les intérêts des travailleurs/ travailleuses et ceux des détenteurs de capitaux.Si son programme défend les intérêts de ces derniers tout en prétendant défendre les intérêts des travailleurs/travailleuses, ce qui est le cas du FN, cela veut dire que les slogans en faveur des travailleurs/travailleuses servent à camoufler la défense des intérêts du capital.

 

Autrement dit, il s’agit d’une tactique démagogique pour mobiliser les gens, notamment les travailleurs/travailleuses, au service des intérêts du capital. L’histoire du XXe siècle, particulièrement entre les deux guerres mondiales, est l’exemple le plus criant de cet état de fait.

 

Cette entrée en matière et le fait que cette idée sous-tendent le document en font en soi un point d'appui pour les militants et pas que les syndicalistes pour combattre l'extrême droite.

Sa nature syndicale liée aux repères revendicatifs de la CGT montre en creux le poids de l'absence d'une réflexion écrite dans une approche aussi clair au plan politique.

Hors du ronflant ici, incantatoire là, des slogans parfois justes à entendre, mais peu ou mal étayés, peu de production accessible à celle ou celui qui veut s'armer face à la démagogie fasciste. 

 

Ce document comble une part importante et mérite que les militants antifascistes, les démocrates s'en emparent et s'en servent pour leur combat, mais aussi pour exiger des comptes à tous ceux qui depuis bientôt un tiers de siècle ont tendu les draps et bassiné la couche de la bête immonde, à tous ceux qui pour garder pouvoir et mandats se compromettent voir ambitionne de coucher avec elle.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Usine WHIRPOOL à Amiens : les ouvriers sont pour le PROTECTIONNISME

source photo: europe 1

source photo: europe 1

Chez des ouvriers de Whirlpool à Amiens, le protectionnisme fait recette

Par Julien MIVIELLE

Les ouvriers de l'usine d'électroménager Whirlpool d'Amiens, bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre indifférence, colère et résignation à l'approche de la présidentielle. Avec une conviction : pour protéger l'emploi, il faut plus de protectionnisme, voire « sortir de l'Europe ».

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Chez des ouvriers de Whirlpool à Amiens, le protectionnisme fait recette

 

http://www.lerevenu.com/breves/chez-des-ouvriers-de-whirlpool-amiens-le-protect


Commentaire B.T : Atteint d'un autisme prononcé les dirigeants du PCF se bouchent les oreilles pour ne pas écouter et prendre en compte les attentes populaires. C'est en ce sens que ces "dirigeants" se comportent en alliés objectif du F.N

2017 : les enseignants glissent-ils au centre ?

2017 : les enseignants glissent-ils au centre ?Par Laurent Frajerman


La campagne pour l’élection présidentielle a mis en lumière un phénomène Macron chez les enseignants (sondage CEVIPOF).

 

Peut-on en déduire une droitisation de cet électorat ? Cette note s’attache à la dissonance entre les valeurs de gauche du milieu et certains de ses choix électoraux, à partir d’une lecture différente des données et d’une recherche en cours sur l’engagement enseignant (110 entretiens, 65 observations d’établissements et de réunions syndicales).

 

Alors qu’il était considéré comme un bastion de la gauche, le monde enseignant est lui aussi touché par le mouvement de fond de désaffection envers l’action politique et d’affaiblissement des repères partisans. Plus précisément, depuis 15 ans, son soutien majoritaire au PS ne va plus de soi. Aujourd’hui, le dernier sondage du CEVIPOF nous donne des indications précieuses :

 

les intentions de vote pour les candidats se réclamant explicitement de la gauche sont à un niveau historiquement faible : 42 %, dont 25 % pour le candidat socialiste, pourtant ancien ministre de l’Éducation nationale [1].

 

Emmanuel Macron réalise une percée qu’il est difficile d’identifier politiquement (centre gauche, centre droit, ailleurs ?) et qui rappelle celle de François Bayrou en 2007.

 

le programme ultra libéral de François Fillon est contre-productif, 15 % des voix, alors que la droite a des atouts pour réaliser une percée supérieure à celle de Nicolas Sarkozy en 2007.

 

Faut-il en déduire « une droitisation de l’électorat fonctionnaire » [2] ? À partir d’une lecture différente de ces données, d’enquêtes complémentaires et d’une recherche sur l’engagement enseignant (Militens, Institut de Recherches de la FSU, 110 entretiens, 65 observations d’établissements et de réunions syndicales), je propose une autre interprétation. Non seulement, la polarisation à gauche du monde enseignant persiste, mais il faut également prendre en compte les identités professionnelles, les intérêts corporatifs d’une profession dépendante des choix de l’État employeur.

Rappels sur une profession mobilisée

 

Le rapport des enseignants à la Cité se caractérise traditionnellement par le triptyque sursyndicalisation/surconflictualité/politisation à gauche. Ces trois éléments sont interdépendants et conservent leur actualité. Les enseignants sont bien sûr impactés par les évolutions globales (tendance sur le long terme des Français à la dépolitisation, à la baisse du nombre de syndiqués et de grévistes), mais conservent une orientation plus « progressiste ». Leur originalité subsiste.

 

1/Le taux de syndicalisation des enseignants du premier et second degré est de 29 % [3] (dont plus de la moitié pour la seule FSU), à comparer avec les 11 % [4] de l’ensemble des salariés et les 24 % de la fonction publique d’État. De plus, environ 40 % des enseignants ont déjà été syndiqués.

 

Les enseignants marqués à droite vivent dans un univers normé et irrigué par l’action syndicale et savent utiliser cette ressource. Parmi ceux interviewés pour la recherche Militens, beaucoup assistent aux réunions syndicales. Ainsi, Clémentine, mariée à un policier, issue d’un milieu non enseignant, vote à droite aux élections nationales. Elle a été syndiquée un an au SNEP-FSU pour des raisons utilitaires et apprécie ces réunions, tout en les rebaptisant « heures de concertation générale » [5]. Or, tous les discours ne sont pas dicibles dans les réunions syndicales, animées par les militants locaux ou par des cadres syndicaux : les valeurs de coopération, de partage, d’égalité, de démocratisation du système éducatif priment, au détriment d’un référentiel conservateur ou libéral.

 

De façon idéale typique, Gérard Grosse (recherche Militens), dégage deux pôles parmi les enseignants interviewés :

 

Les « individualistes non-syndiqués ».

 

Ainsi Simon, professeur des écoles (PE), dont l’entretien est entrecoupé de longs silences, qui fournit des réponses brèves et semble sur la défensive : son père était un petit entrepreneur en bâtiment. Sa définition de l’enseignement (la transmission des savoirs) est traditionnelle et il déplore le manque de considération à l’égard des enseignants, il estime ne pas « avoir besoin » des syndicats.

 

Les « intégrés syndiqués ». Intégré doit s’entendre ici au monde de l’école

 

Ainsi Jean-Michel, PE dont le père était instituteur et syndiqué, dont l’épouse, le frère et la belle-sœur sont PE. Il a toujours été syndiqué, au SNI dès l’Ecole normale puis au SE-UNSA et enfin au SNUipp-FSU.

 

La force d’entraînement des seconds est incomparable, car ils se situent au cœur de l’identité enseignante.

 

2/Un enseignant fait en moyenne 4,5 fois plus grève que le salarié d’une entreprise [6]. Au niveau du pays, les enseignants représentent à eux seuls le quart des jours de grève en 2013, confortant l’opinion commune sur leur caractère gréviculteur.

 

Répartition des grèves en France en 2013 [7]

 

Voir pj

 

Cette tendance ne faiblit pas dans un contexte économique et social peu favorable, puisqu’en 2015 encore ont eu lieu les plus fortes grèves enseignantes du quinquennat [8]. Cette année-là, l’essentiel de la mobilisation provient du collège, en réaction à la réforme, et repose sur un groupe restreint de 180 000 professeurs. Ainsi, Maryvonne, professeure de collège depuis plus de 20 ans, famille de commerçants peu politisés, non syndiquée, a fait grève pour la première fois [9]. Cela impacte nécessairement sa vision du monde social.

 

Un électorat ancré dans les valeurs de gauche

 

Quand le CEVIPOF demande aux enseignants de se classer eux-mêmes sur l’axe gauche / droite, ils sont 63 % à choisir la gauche. Luc Rouban souligne que ce « positionnement est très fort par rapport aux autres professions » [10]. L’écart est d’environ 20 points !

Les sociologues s’interrogent depuis plusieurs années sur la possibilité d’un glissement à droite des enseignants, qui serait provoqué par l’élévation de leur niveau de qualification et donc par des origines sociales moins populaires qu’autrefois [11]. Ce questionnement est surtout pertinent pour les jeunes professeurs des écoles, recrutés au niveau master quand les plus anciens sont entrés à l’école normale après l’obtention du baccalauréat. Or, lorsque l’observatoire des professeurs des écoles débutants fondé par le SNUipp-FSU les sonde, ils se positionnent toujours en majorité à gauche. 

 

Ces chiffres sont sujets à variation, comme le montre l’évolution de cette catégorie :

 

Auto positionnement des professeurs des écoles débutants, observatoire SNUipp-FSU [12

 

Voir pj

 

On constate moins une tendance au recul de la gauche que des oscillations, avec une poussée centriste actuellement et en 2007, repérée aussi à l’époque au niveau de l’ensemble des enseignants par une recherche du CERAPS université Lille 2 (Engens), qui comptait seulement 53 % de professeurs de gauche, 20 % du centre et 21 % de droite [13].

 

Parmi les raisons plausibles du recul momentané du classement à gauche de 2007, citons l’effet de l’échec du puissant mouvement contre la réforme des retraites, initiée par François Fillon en 2003. Apogée de la conflictualité enseignante, ce mouvement s’est soldé par de forts retraits sur salaire et a démobilisé la frange militante du milieu. Paradoxalement, cette année s’inscrit au contraire dans une tendance au progrès des valeurs de gauche :

 

Vision positive de valeurs clivantes, observatoire SNUipp-FSU


Voir pj

 

L’idée de révolution induit une rupture radicale avec le système économique et social, elle est associée à l’imaginaire de gauche. Est-ce un hasard, si dans la crise politique actuelle, les leaders centristes tentent de se l’approprier en l’euphémisant [14] ? Sa popularité chez les enseignants est significative, d’autant que l’altermondialisation est majoritaire, malgré son invention récente et sa connotation très militante.

 

Du côté des valeurs de droite, le capitalisme est impopulaire. La notion de réussite matérielle est rejetée (valeur « profit »).

 

Globalement, les valeurs de droite sont nettement minoritaires de manière durable, un cycle de gauche est enclenché à partir de 2004.

 

Intentions de vote des enseignants au premier tour des élections présidentielles [15]

 

Voir pj

La domination de la gauche est nette, elle recueille entre 47 % et 64 % des suffrages selon les contextes.

 

Toutes les enquêtes notent une politisation des enseignants supérieure à la moyenne, que leur haut niveau de diplôme ne suffit pas à expliquer. La déception envers l’action politique est élevée, aboutissant à un phénomène souvent rencontré par les enquêteurs de la recherche Militens, la « gauche désabusée » [16].

 

Toutefois, ceux qui s’intéressent le plus à la politique sont également les plus marqués à gauche. De ce fait, la sensibilité conservatrice, inhibée par son statut minoritaire, s’exprime rarement de manière ouverte dans les salles de professeurs. Ainsi Justine, professeure des écoles trentenaire, de droite comme son père cadre :

 

« C’est un sujet que je n’aborde pas à l’école parce que… On est plutôt minoritaires… Et encore. Je vous dis ça, mais je n’ai jamais posé la question à personne parce qu’en fait moi l’orientation politique de mes collègues m’importe peu. » [17]

 

Comment expliquer alors cet écart entre le positionnement à gauche et les actuelles intentions de vote  ?

 

Centre droit ou centre gauche : quel sens donner au centre ?

 

Luc Rouban écrit à juste titre que les « effets de radicalisation engendrés par les primaires, qu’elles soient de la droite et du centre ou bien de la gauche, ont laissé un espace grand ouvert au centre qu’occupe Emmanuel Macron » [18]. J’ajouterai le poids du vote utile. Cet argument ultime du PS explique en bonne partie le relatif bon score de Ségolène Royal en 2007, 31 %, malgré ses propos sur le temps de travail des enseignants [19] et surtout celui des listes PS aux élections régionales de 2015 [20]. Il peut inciter des enseignants ancrés à gauche à faire le choix tactique d’Emmanuel Macron pour contrer à la fois François Fillon et Marine Le Pen [21].

 

Mais comment caractériser politiquement les suffrages donnés à des candidats enjambant le clivage droite/gauche ? En effet, le phénomène Emmanuel Macron a des antécédents historiques, avec les candidatures de Jean-Pierre Chevènement en 2002 et surtout de François Bayrou aux élections suivantes. Leur argumentaire est comparable comme l’impact sur les enseignants : 27 % des voix en 2007 [22]. Aujourd’hui, le score très élevé promis à Emmanuel Macron (30 %) diminue mécaniquement celui des candidats estampillés de gauche. Est-il annonciateur d’une réorganisation des représentations politiques des enseignants ? Cette question se pose d’autant plus en cette période de grande fluidité des comportements électoraux.

 

Le recul du clivage droite-gauche permet de soutenir un candidat du bord opposé au sien, à condition que celui-ci soit modéré et que l’électeur puisse quand même se projeter dans cette candidature, sous l’effet de puissantes motivations (comme le rejet de Ségolène Royal au bénéfice de François Bayrou en 2007, celui du bilan du quinquennat Hollande aujourd’hui). Dans de tels cas de figure, l’électeur qui se positionne à gauche ou au centre gauche n’adhère pas à l’ensemble des propositions du candidat centriste (par exemple, la volonté de François Bayrou d’arriver à un budget de l’Etat à l’équilibre, annonciatrice d’une forte austérité). Il conserve son système de valeurs.

 

Il faut donc comprendre ce que cet électeur a voulu exprimer sans surinterpréter son message. Exercice délicat. Luc Rouban, grand spécialiste du vote des fonctionnaires, insiste sur le programme d’Emmanuel Macron pour le classer « au centre, voire à droite étant donné ses positions sur la réforme de la fonction publique » [23]. Je pense que cet aspect n’est pas primordial dans la vision qu’en ont ses électeurs à ce stade de la campagne électorale. S’il ne faut pas exclure une clarification ultérieure, ils se déterminent en fonction de leurs craintes pour le second tour et d’un désir global d’alternance.

 

Le choix d’agréger le centre à la droite dans l’analyse des grandes orientations politiques ne me semble pas pertinent. Il suppose que le vote au centre penche du côté droit, alors que chez les enseignants, il est constitué d’une forte sensibilité de centre gauche. Pour affecter le score des candidats centristes à un camp, le juge de paix est le second tour, lorsque les électeurs sont sommés de trancher entre droite et gauche. Or en 2007, 71 % des enseignants ont choisi Ségolène Royal [24] et 79 % François Hollande en 2012. Le résultat est net. En 2012, les 19 % d’électeurs de François Bayrou ont plutôt suivi sa consigne de voter contre Nicolas Sarkozy, le centre droit et le centre gauche se distinguent donc peu au second tour. En revanche, en 2007, Nicolas Sarkozy obtient environ 10 % de voix venant de François Bayrou, qui ne s’était pas prononcé. On peut estimer que ces suffrages correspondent au centre droit. Il est d’ailleurs frappant de noter que dans le sondage déjà cité du CEVIPOF, dans l’hypothèse où il se présentait en 2017, François Bayrou recueillait 12 % des voix et Emmanuel Macron 24 %.

 

Mon estimation (deux tiers d’électeurs d’Emmanuel Macron qui seraient de centre gauche) est contestée par Luc Rouban, à partir des données du CEVIPOF. Sa réponse figure en annexe de cette note. On aboutit avec ses données à une petite moitié d’électeurs d’Emmanuel Macron de centre gauche ou de gauche. Ce qui représente quand même 15 % des enseignants qui peuvent être additionnés à la gauche, et non à la droite. Dans ce cas, le potentiel électoral de la gauche atteint environ 55 %, soit un score voisin de celui de 2002, après la déception provoquée par un autre pouvoir de gauche. Rappelons qu’en 2015 encore, les listes de gauche aux élections régionales avaient obtenu 62 % des voix enseignantes, avec certes une abstention plus élevée [25].

 

Toutefois, l’arithmétique politique peut être trompeuse, car elle implique des individus rationnels et informés. Or se positionner au centre est rarement l’indice d’un fonds idéologique structuré, mais plutôt d’une indécision, d’un rapport à la politique médié par la personnalité des candidats plus que par les identifications partisanes. Ainsi Paul, quadra, syndiqué au SNEP FSU pendant 8 ans, père pharmacien et mère enseignante :

 

« Tu te situes comment sur le plan politique ?

 

Mi-figue mi-raisin. À droite et à gauche. 2007, j’ai voté blanc. Je n’ai pas voté Ségolène Royal au second tour. Je ne pouvais pas voter pour elle. Ce n’était pas envisageable. J’avais voté au premier tour François Bayrou. En 2012, j’ai voté Mélenchon. Et j’ai voté Mélenchon au deuxième tour aussi. Donc blanc. Très honnêtement, je serais plutôt centriste. Je me suis pas mal reconnu dans ce que proposait François Bayrou. J’ai bien aimé le discours de Mélenchon en 2012. Maintenant la réalité du terrain fait que je ne me reconnais pas tellement dans le PS. Je ne me reconnais pas dans ses têtes. Il y en a très peu pour qui j’aurais un penchant. Et aujourd’hui si tu me proposais une élection présidentielle, avec des noms que je pourrais mettre sur le papier, c’est vrai que je prendrai Juppé. À tort peut-être, mais je… Je ne me vois pas repartir avec un Hollande. (…) Et à gauche aujourd’hui, pouvant sortir du lot, je n’en vois pas. » [26]

 

En 2007, interrogées par le journal Le Monde Chantal M. et Catherine G., 56 et 42 ans, professeures de lettres classiques et de marketing (filière technologique), ex syndiquées, s’apprêtaient à voter pour François Bayrou. En 2002, Catherine avait opté pour Besancenot (« par légèreté »), et Chantal pour Chevènement (« j’aime les gens qui ont le courage d’être en rupture ») [27]... Ces itinéraires électoraux, même s’ils comprennent des chemins de traverse, restent cantonnés à un espace qui va de l’extrême gauche au centre, ils ne passent pas par la droite [28].

 

Les polarités d’un milieu homogène

 

 

L’étude fine (tris croisés) de sondages CSA établis pour le SNES FSU et Harris interactive pour le SNUipp-FSU démontre l’homogénéité du milieu. Sur un ensemble de questions touchant au métier, aux politiques éducatives, aux mobilisations, l’opinion des enseignants apparaît assez compacte. De nettes majorités se dégagent, et ces résultats globaux ne masquent pas d’importantes disparités entre catégories [29]. Les écarts à la moyenne dépassent rarement les 10 points [30]. Il n’y a pas fragmentation, mais UNE identité professionnelle.

 

Bien sûr, ce milieu d’une taille importante, disséminé sur l’ensemble du territoire, est traversé par un nuancier d’opinions et d’attitudes. Frédéric Sawicki, directeur de l’enquête Engens (CERAPS) distingue quatre groupes [31].

 

Un tiers des répondants : rétif à tout type de mobilisation. Univers de droite : refus des discussions politiques, critique du monde syndical, une certaine pratique religieuse, une sociabilité largement externe au monde de l’enseignement, une formation suivie pour une part au moins dans le privé.

 

Un quart des répondants : le repli sur des enjeux strictement corporatifs. Ce groupe n’hésite pas à recourir à des mobilisations collectives, notamment la grève, mais le fait surtout à partir de motivations professionnelles. Il est caractérisé par son orientation politique centriste et comprend des syndiqués SE UNSA et SGEN CFDT.

 

Un autre quart : l’enseignant traditionnel de gauche, modéré, républicain. Milieu de fonctionnaires de gauche, entièrement formés dans le public. Proche des syndicats FSU et SE UNSA.

 

Un groupe minoritaire (15 %) : l’enseignant hyper-mobilisé, que les causes soient professionnelles ou politiques. Milieu politisé très à gauche, plus aisé. Syndiqué à la FSU et à des syndicats radicaux (SUD, CGT etc.).

 

À mon sens, l’influence de ces groupes n’est pas corrélée à leur importance quantitative, mais à leur proximité avec le centre de gravité du corps. Le groupe « hyper-mobilisé » donne le ton, par son activisme alors que les « rétifs à tout type de mobilisation » sont passifs. Ainsi, dans plusieurs établissements du second degré observés pour la recherche Militens, nous avons constaté que l’unique adhérent du SNALC, syndicat conservateur, distribue anonymement le matériel de son organisation. Au point de susciter la curiosité des collègues et de l’administration ! Dans un petit collège des Bouches-du-Rhône, Georges Ortusi a interviewé deux adhérents du SIAES, scission de droite du SNALC, dont l’un pense être le seul adhérent à ce syndicat sur le collège [32]

 

Quelle base sociale pour un vote centriste ?

 

En complément de l’analyse purement politique, les critères professionnels sont à considérer. Bien sûr, les enseignants déclarent se déterminer prioritairement en fonction des enjeux nationaux (80 %) plutôt qu’éducatifs, mais les deux aspects sont liés [33].

 

Le premier groupe distingué par Frédéric Sawicki (les rétifs à tout type de mobilisation) constitue un réservoir de voix de droite et de centre droit et les deux derniers correspondent à un univers clairement à gauche. C’est pourquoi le second groupe est charnière, il peut basculer comme en 2007 vers un vote centriste ou comme en 2012 vers un vote de gauche « raisonnable ».

 

Loin d’être ancré, le vote centriste subit des variations d’une grande amplitude depuis 15 ans. Il touche des enseignants qui n’attachent plus d’importance au critère laïc, lequel creusait autrefois un fossé entre la gauche et la droite. Mais ces enseignants sont attachés aux acquis sociaux, au statut de la fonction publique, au rôle de l’État. Ils restent à distance du discours syndical dominant, sans le rejeter et en participant aux grandes actions collectives. Bref, ils sont modérés, mais pas libéraux. Le positionnement d’Emmanuel Macron dans les prochaines semaines, alors que la campagne intéresse un cercle de plus en plus large, sera donc déterminant [34]. Emmanuel Macron sera-t-il identifié comme un banquier ou comme le porteur du renouvellement de la vie politique ?


Conclusion

 

Que l’on regarde les valeurs dominantes, l’auto positionnement, la conflictualité ou le rapport au syndicalisme, les enseignants constituent nettement un groupe social de gauche, et rien n’indique une mutation lors de ces dernières années.

 

Si l’engagement enseignant est incarné par des syndicalistes de gauche, cela n’exclut pas la persistance d’une minorité silencieuse de droite ou de centre droit, qui représente environ 30 % de cet électorat.

 

La gauche assumée est pourtant à la peine dans les intentions de vote. Mais cela provient d’un problème d’offre plus que de demande. Les candidats de gauche sont en difficulté parce qu’ils sont moins nombreux qu’auparavant (offrant une palette plus restreinte) et/ou désunis (l’absence d’unité entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon bloque toute dynamique). De nombreux enseignants veulent exprimer à la fois leurs valeurs de gauche et leur mécontentement envers le Parti Socialiste. L’Education nationale représente l’un des rares domaines dans lequel le candidat du PS assume le bilan, la ministre affiche clairement son soutien à Benoît Hamon. Or les deux réformes phares du quinquennat ont détérioré leurs conditions de travail (les rythmes scolaires pour le premier degré et le collège pour le second).

 

Laurent Frajerman, 28 février 2017

 

Annexe, réponse de Luc Rouban, publiée avec son autorisation

 

« Pour être précis, si on ne retient que les enseignants on voit que :

 

de tous ceux qui avaient voté pour François Hollande en 2012 au premier tour, 12% choisissent pour 2017 Jean-Luc Mélenchon, 41% Benoît Hamon, 41% Emmanuel Macron, 0 François Fillon, 2% Y. Jadot (avant son ralliement), 2% Marine Le Pen et 0,8% N. Arthaud et Ph. Poutou

 

 il existe une différence politique importante entre les enseignants déclarant une intention de vote pour B. Hamon et ceux qui se déclarent pour E. Macron. Pour le dire rapidement, sur la base d’indices composites qui s’appuient sur plusieurs questions et constituent des échelles statistiques homogènes, les enseignants électeurs de B. Hamon sont fortement libéraux sur le plan économique à concurrence de 1% contre 11% pour ceux qui se déclarent en faveur de E. Macron ; en matière de libéralisme culturel, c’est-à-dire de tolérance sociétale (vis-à-vis de l’immigration, etc.) les partisans de B. Hamon sont 51% à se positionner comme étant fortement libéraux culturels contre 25% seulement des partisans de E. Macron ; sur un indice identitaire (fermeture des frontières aux migrants, etc.) les partisans de B. Hamon sont 16% à être fortement "identitaires" contre 38% des partisans de E. Macron

 

J’ai classé le vote Macron au centre car si on crée un indice permettant de calculer combien de fois les enquêtés ont voté à gauche (tous candidats ou listes confondus) au premier tour de la présidentielle de 2012, aux municipales de 2014 et aux régionales de 2015, indice allant donc de 0 à 3, on voit que ceux qui ont voté soit 2 fois soit 3 fois à gauche lors de ces élections ne constituent que 37% des enquêtés qui ont l’intention de voter pour E. Macron au premier tour de la présidentielle de 2017. Inversement, 46% n’ont jamais voté à gauche lors de ces trois élections et 17% une fois seulement.

 

Si je sélectionne les enseignants qui ont voté au moins 2 fois à gauche lors des 3 dernières élections, je vois que 21% choisissent Jean-Luc Mélenchon, 40% B. Hamon, 30% E. Macron, 1% pour F. Fillon. Si je prends ceux qui au maximum n’ont voté qu’une fois à gauche, j’ai : 9% pour Mélenchon, 6% pour Hamon, 28% pour E. Macron mais 34% pour F. Fillon. En fait, il me semble bien que le vote Macron reste un vote par défaut et qui n’attire que le tiers des enseignants de gauche. »

 

[1Au premier tour, en 2012, François Hollande recueillait à lui seul 46 % des voix. Sondage Ifop février 2012. Jérôme Fourquet et François Kraus, « Le vote enseignant ou le retour à un Parti socialiste hégémonique », CEVIPOF, note n°14, mars 2012.

 

[2Luc Rouban, « Les fonctionnaires face à l’élection présidentielle de 2017 », note 31, vague 11, ENEFF-CEVIPOF, février 2017.

 

[3Enquête Conditions de travail (Dares-DGAFP-Drees-Insee), 2013.

 

[4Maria Teresa Pignoni, DARES Analyses n° 25, mai 2016.

 

[5Entretien réalisé par Camille Giraudon, décembre 2015.

 

[6Entre 1995 et 2013. Sources : DARES (enquête ACEMO), DGAFP pour les journées individuelles non travaillées (JINT). DEPP pour les effectifs des ministères enseignants (école privée exclue).

 

[7Sources : DARES et chiffres MEN issus des données Mosart et compilés par l’auteur (enseignants et ATOSS premier et second degré, à l’exclusion des enseignants post-baccalauréat, des autres ministères et de l’administration centrale). INSEE et DEPP pour les effectifs de salariés et d’enseignants et ATOSS.

 

[8279 725 JINT. Derniers chiffres officiels connus, DGAFP.

 

[9Entretien réalisé par Gérard Grosse, juillet 2015.

 

[10Interview par Sandra Ktourza dans vousnousils.fr, 23 février 2017.

 

[11Frédéric Charles, Philippe Cibois, « L’évolution de l’origine sociale des enseignants du primaire sur la longue durée : retour sur une question controversée », Sociétés contemporaines 2010/1 (n° 77), p. 31-55.

 

[12Sondages SOFRES 2001, CSA 2004 à 2010, Harris interactive en 2013 (échantillon de 1544 PE ayant cinq ans ou moins d’ancienneté).

 

[13Questionnaire portant sur 2 550 enseignants, dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

[14Songeons au titre du dernier livre de François Bayrou « Résolution française » et de celui d’Emmanuel Macron « Révolution ».

 

[15Sondages IFOP avril 2002, avril 2007, mars 2012 et sondage IPSOS CEVIPOF février 2017. Choix de regroupement : Jean-Pierre Chevènement inclus dans le Centre, les Verts et les radicaux dans la Gauche, Nicolas Dupont-Aignan dans la Droite, Philippe de Villiers dans l’Extrême droite. Le score des deux derniers candidats est marginal.

 

[16Expression de Paula, professeure d’EPS de 53 ans, non syndiquée. Entretien réalisé par Camille Giraudon, septembre 2014.

 

[17Entretien réalisé par Laurent Frajerman, avril 2015.

 

[18« Les fonctionnaires », note citée.

 

[19Jérôme Fourquet et François Kraus, « Le vote enseignant », article cité.

 

[2043 %, dans un moment critique (mobilisation contre la réforme du collège). Luc Rouban note 14, vague 2, ENEFF-CEVIPOF, mars 2016.

 

[21Jean-Luc Mélenchon a tenté en début de campagne de capter cet argument, mais seul le candidat social libéral en bénéficie.

 

[22Sondage IFOP, février 2007.

 

[23Correspondance avec Luc Rouban. Je le remercie pour ses précisions et réactions.

 

[24Sondage post électoral du CEVIPOF, comprenant un nombre relativement moyen de fonctionnaires, 600. Luc Rouban, Le vote des fonctionnaires aux élections de 2007, La Revue administrative, 360, novembre 2007, p. 581-589.

 

[25Luc Rouban note 14, vague 2, ENEFF-CEVIPOF, mars 2016.

 

[26Entretien réalisé par Georges Ortusi, avril 2015.

 

[27Marion Van Renterghem, « La présidentielle vue par les profs », 2 mars 2007

 

[28Alain Juppé, malgré son passé RPR et son attitude en 1995, avait préempté en 2015 l’espace du centre droit, y compris par ses positions sur l’école.

 

[29Principales catégories testées par CSA : âge, sexe, statut, niveau de qualification, éducation prioritaire, syndicat, quelquefois le niveau de satisfaction professionnelle. Harris interactive distingue aussi la proximité partisane.

 

[30Ce résultat se retrouve dans tous les sondages qui publient des tris croisés.

 

[31Cette typologie est le fruit d’une analyse de correspondances multiples. Frédéric Sawicki « Esquisse d’une sociologie politique des enseignants français », Education et sociétés 2015/2 (n° 36), p. 83-102, p. 95.

 

[32Ces enseignants sont caractéristiques du second pôle : Séverine, professeure de mathématiques, père ingénieur, mère au foyer, a une conception utilitaire du syndicat, se dit à gauche sur les questions de société et celles portant sur l’éducation (rôle de l’Etat-providence) et plutôt à droite sur les questions économiques. Le second, professeur d’histoire, se positionne « juste à gauche » en considérant que le Parti Socialiste n’est pas, lui, à gauche. Il est élu au conseil d’administration sur la liste… SNES-FSU !

 

[33Sondages Ifop février 2007 et 2012.

 

[34Je pense au statut des fonctionnaires, aux restrictions budgétaires prévues, mais aussi à des éléments plus symboliques : « Macron recycle une vieille intox de la droite sur le jour de carence des fonctionnaires », Pauline Moullot, Libération, 25 février 2017

Publié par  El Diablo

ATTENTION DANGER = le régime de « RETRAITE UNIVERSEL » de MACRON : cela conduirait à une PERTE de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la FONCTION PUBLIQUE !

ATTENTION DANGER = le régime de « RETRAITE UNIVERSEL » de MACRON : cela conduirait à une PERTE de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la FONCTION PUBLIQUE !

Macron et les retraites : "s'il s'agit d'une attaque contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là"

Parmi ses propositions dévoilées ce jeudi, Emmanuel Macron propose un régime de retraite universel alignant les salariés du public et du privé. Les contours de la mesure ne sont pas encore précis mais la CGT craint une paupérisation des retraités de la fonction publique.

Jean-Marc Canon est secrétaire général de la CGT-Fonction publique:

"S'il s'agit de faire en sorte que la retraitedes fonctionnaires ne soit plus calculée sur les 6 derniers mois, mais sur les 25 meilleures années de leur carrière[comme pour les salariés du privé, ndlr], c'est un casus belli. Parce que le taux de retraite versé aux fonctionnaires baisserait de 40 à 50% ! On voit bien que cela conduirait à une paupérisation massive des retraités de la fonction publique. Si c'est de cela dont on parle, la CGT sera vent debout. Ça conduira à une perte de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la fonction publique.

Je suis circonspect car sa proposition n'est pas très précise pour le moment. S'il s'agit comme on le soupçonne d'une attaque frontale contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là et appellera à se mobiliser contre une réforme qu'elle juge régressive et mettra en cause des principes de service public auxquels elle est fondamentalement attachée.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Macron et les retraites: " s'il s'agit d'une attaque contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là "

Macron et les retraites: " s'il s'agit d'une attaque contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là "

Parmi ses propositions dévoilées ce jeudi, Emmanuel Macron propose un régime de retraite universel alignant les salariés du public et du privé. Les contours de la mesure ne sont pas encore pr...

 

http://rmc.bfmtv.com/emission/macron-et-les-retraite

SNCF la lutte continue, les cheminots CGT s'y activent

 

 

Publié le 27 Février 2017

 

CFDT et SUD Rail freinent 
il faudra qu'ils s'expliquent
 
SNCF la lutte continue ; les cheminots CGT s'y activent

REFUSONS D’ENTRER DANS L’ÉRE GLACIAIRE !

 

Emploi/ Salaires

 | Les conditions sociales

  •  

Le 14 février 2017 dans le cadre d’une interfédérale, la fédération CGT a proposé aux organisations syndicales représentatives nationalement d’engager une démarche unitaire sur les effectifs et les salaires au travers d’un courrier adressé à la direction de l’entreprise.

 

Le budget 2017, cumulé aux précédents, génère des tensions sur l’emploi dans le Groupe Public Ferroviaire. Il a également des effets désastreux sur les salaires qui sont gelés depuis 2 ans.

 

L’EMPLOI

 

L’analyse des bilans sociaux de l’entreprise (effectifs par métiers, cadre permanent, contractuels, intérimaires,…) de ces dernières années fait apparaître la suppression de 25 000 emplois en dix ans à la SNCF impliquant l’ensemble des métiers. Guillaume PEPY a annoncé, durant l’été 2016, la suppression de 24 000 emplois supplémentaires dans les 7 années à venir.

 

La sous-traitance est utilisée systématiquement pour faire face à des charges de travail que les cheminots, faute d’investissement sur les matériels et d’une démarche volontariste sur l’emploi, ne peuvent plus assumer. Le recours à ces entreprises privées entraîne des dysfonctionnements et un mal être au travail de plus en plus importants.

 

Le recours à l’emploi précaire est également massivement développé. C’est par ailleurs une politique qui ne permet pas aux cheminots de travailler dans des conditions optimum et d’assumer la charge de travail et ce dans tous les collèges.

 

Enfin, plusieurs expertises récentes commanditées sur le dossier du forfait jour révèlent une surcharge de travail supportée par l’encadrement. Cette situation inacceptable, qui dure depuis plusieurs années appelle une redéfinition des charges de travail, le respect de la règlementation du travail, un meilleur suivi et l’apport d’effectif en conséquence.

 

C’est pour toutes ces raisons que les Fédérations syndicales CGT et UNSA, tirent le signal d’alarme en matière d’emplois et exigent la tenue rapide d’une table-ronde nationale sur ce thème.

 

Les luttes locales, sous l’impulsion de la CGT, se développent souvent dans un cadre unitaire dans les établissements sur ce sujet. Les militants CGT vont amplifier le travail précis de recensement des besoins en emplois déjà entamé en s’appuyant sur l’exigence de respecter les cadres d’organisation (nombre de cheminots nécessaires pour assumer une charge de travail dans les établissements).

 

LES SALAIRES

 

Après deux années de gel des salaires, la situation des cheminots s’est largement dégradée.

 

Les salaires d’embauche à la PR 4 et à la PR 5 sont désormais en-dessous du SMIC. Cette situation n’est pas acceptable. Elle a d’ailleurs donné lieu à des conflits locaux récents qui témoignent d’un mécontentement grandissant des cheminots.

 

Alors que les premiers dirigeants du GPF voient leur rémunération exploser, que l’argent existant est dilapidé dans l’acquisition de filiales à l’étranger, les cheminots ne peuvent accepter une troisième année de gel des salaires imposée par la Direction SNCF.

 

La CGT avait demandé à la direction, dans le cadre de la table ronde sur l’agenda social du 14/02/2017, la tenue rapide de tables rondes nationales sur l’emploi et les salaires au regard de l’urgence de la situation. La direction a rejeté cette proposition.

 

La Fédération CGT des Cheminots a proposé une démarche commune aux organisations syndicales représentatives au sein du GPF (UNSA, SUD-Rail, CFDT) afin d’obtenir de la direction une table ronde nationale sur l’emploi et les salaires.

 

Après avoir eu un échange commun sur le contenu du courrier prenant en compte les remarques et modifications des uns et des autres, les dirigeants nationaux des fédérations SUD-Rail et CFDT ont finalement décidé de ne pas s’associer à la démarche commune. Seule la fédération UNSA a donné son accord.

 

La CGT exigera dans ces rendez-vous, à l’appui des mobilisations locales :

 

Une révision du volet emploi du budget 2017 pour obtenir une augmentation des recrutements au cadre permanent ;

 

La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;

 

La ré-internalisation des charges de travail sous traitées avec les effectifs correspondants ;

 

* Des augmentations générales de salaires qui rémunèrent réellement le travail des cheminots (formation, qualification ancienneté) pour les actifs, ainsi qu’une réévaluation des pensions.

 

La Fédération CGT des Cheminots, ne baisse pas les bras pour obtenir satisfaction sur les revendications des cheminots en favorisant l’unité syndicale la plus large.

 

RASSEMBLÉS, NOUS GAGNERONS !

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Une adresse à François Hollande en visite à l'usine RENAULT Cléon [CGT]

Des syndicalistes de la CGT ont pu discuter avec François Hollande du manque d'embauches, vendredi 24 février 2017. (source :RT/Normandie-actu)

Des syndicalistes de la CGT ont pu discuter avec François Hollande du manque d'embauches, vendredi 24 février 2017. (source :RT/Normandie-actu)

VOIR LE LIEN CI-DESSOUS :

Vidéos. François Hollande à Renault Cléon et au CHU de Rouen : " Le progrès est ici "

Vidéos. François Hollande à Renault Cléon et au CHU de Rouen : " Le progrès est ici "

Le président de la République, François Hollande, a tenu à visiter deux sites d'exception en Seine-Maritime, vendredi 24 février 2017. Il s'est d'abord rendu à l'usine de fabrication de moteu...

http://www.normandie-actu.fr/francois-hollande-seine-maritime-usine-renault-cleon-chu-rouen-medicaltraining-center-progres-excellence_257316/

Publié par  El Diablo

La nécessaire RÉINDUSTRIALISATION de la France, absente de la campagne présidentielle [Par Bernard Teper]

photo d'illustration

photo d'illustration

Alors que l’on parle de plus en plus de « révolution citoyenne », on peut se demander si l’urgence n’est pas d’en définir les conditions exhaustives sans lesquelles ce mot d’ordre ne serait qu’incantation. ReSPUBLICA a donc décidé de dialoguer avec ses lecteurs sur l’ensemble de ces conditions. La réindustrialisation de la France en est un indispensable parmi d’autres.

En effet, la réindustrialisation de la France avec transition énergétique et écologique (TEE) et maintien à haut niveau du « développement humain durable » est un passage obligé de toute politique alternative au mouvement réformateur néolibéral. Mais les discours de la campagne électorale font tout pour esquiver cette question. Seule la Confédération CGT en fait une urgence (ce que nous développerons en fin d’article).

Histoire succincte d’une désindustrialisation de la France à marche forcée

Fin des années 60-début des années 70, les taux de profit dans l’économie réelle et dans l’industrie diminuent. L’oligarchie capitaliste française choisit la voie de la désindustrialisation, d’un renforcement des services et de se jeter corps et âme dans la spéculation financière internationale. La charnière Pompidou-Giscard d’Estaing en est l’expression politique initiale. La transformation du groupe sidérurgique de Wendel en société financière internationale en est le symbole.

Tous les présidents de la République qui suivent, de François Mitterrand à François Hollande, poursuivent comme un seul homme la même politique de désindustrialisation forcenée. Aujourd’hui l’emploi industriel français représente 18 % des emplois pour 30 % en Allemagne, la part de l’industrie dans le PIB est tombée à 10 % et la part de l’industrie achetée hors de France est de plus 60 %.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

La nécessaire réindustrialisation de la France, absente de la...

La nécessaire réindustrialisation de la France, absente de la...

Alors que l'on parle de plus en plus de " révolution citoyenne ", on peut se demander si l'urgence n'est pas d'en définir les conditions exhaustives sans lesquelles ce mot d'ordre ne serait ...

 

http://www.gaucherepublicaine.org/debats-politique

Publié par  El Diablo

« Merci Patron », César du Meilleur film documentaire : sur scène, François RUFFIN dénonce les délocalisations !

capture d'écran canal +

capture d'écran canal +

 

Le César du meilleur film documentaire a été attribué à « Merci Patron » réalisé par François Ruffin. Sur scène, au moment de recevoir son prix, le réalisateur a poussé un gros coup de gueule contre les délocalisations.

Dans « Merci Patron », François Ruffin se met en scène venant au secours d'un couple au chômage criblé de dettes après avoir perdu leurs emplois, puisque l'usine de fabrication de costumes dans laquelle ils travaillent a été délocalisée en Pologne. Son but : toucher le cœur du PDG, Bernard Arnault, puisque l'usine appartient à son groupe. Le film a été un gros succès en salles, avec plus de 500 000 entrées.

SOURCE :

Le discours engagé de François Ruffin pour "Merci Patron", César du Meilleur film documentaire

http://actu.orange.fr/societe/culture/le-discours-engage-de-francois-ruffin-pour-merci-patron-cesar-du-meilleur-film-documentaire-magic-CNT000000DBi36.html

Le discours de François RUFFIN :

François Ruffin s'est vu décerner le César 2016 du meilleur film documentaire pour Merci patron. Il s'est présenté pour le recevoir revêtu d'un tee-shirt anti-Bolloré. Son discours :

Mon film parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens qui s'appelle l'usine Whirlpool qui fabrique des sèches linges qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là-aussi en Pologne. Il y a 15 ans c'était déjà à Amiens et c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie.

Pourquoi ça dure comme ça depuis 30 ans ? Ça dure comme ça depuis 30 dans parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n’en a rien à foutre. Si c'était des acteurs qui étaient mis en concurrence de la même manière avec des acteurs roumains ça poserait problème immédiatement.

Si c'était des journalistes... Quand on touche à l'avantage fiscal de la profession de journaliste ça fait des débats aussitôt, il y a des tribunes dans les journaux. Mais imaginons que ce soit les députés dont on dise "les députés ne sont pas assez compétitifs". Un député français coûte 7 100 euros par mois, un député polonais revient à 2 000 euros par mois. Et encore je suis modéré parce qu'au Bangladesh un député c'est 164 euros.

Mais imaginons qu'on dise demain "Il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie". Et bien immédiatement il y aurait des débats à l'Assemblée Nationale et il y aurait un projet de loi. Et bien il n'y a pas de débat à l'Assemblé Nationale et il n'y a pas de projet de loi.

Donc dans ce pays il y a peut-être des "sans dents" mais surtout il y a des dirigeants sans cran ! Donc maintenant François Hollande par exemple, il a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français, qu'il puisse sortir de l'impuissance et se bouger le cul.

Je vous remercie.

Et je remercie aussi la famille Klur évidement mais Marie-Hélène Bourlard, parce qu'elle est déléguée CGT et ce sont des gens comme ça qui contribuent à faire tenir notre pays debout.

SOURCE :

Discours de François Ruffin à la cérémonie des Césars 2016 - Le blog de Roger Colombier

 

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2017/02/discours-de-francois-ruffin-a-la-ceremonie-des-cesars-2016.html

« Merci Patron », César du Meilleur film documentaire : sur scène, François RUFFIN dénonce les délocalisations !
24 février 2017

1000 participants aux « Assises de l'industrie » organisées par la CGT – « La seule façon de créer des richesses, c'est l'industrie ». 

 

« La seule façon de créer des richesses, c’est l’industrie »

Assises de l’Industrie

 

mercredi 22 février 2017

 

La CGT, lors des Assises de l’Industrie à Paris ce 22 février, a rappelé qu’elle convoitait toujours de doubler en dix ans la capacité de production en France.

 

 

Plus de 1 000 inscrits ce 22 février aux Assises de l’industrie à Paris, des prises de parole intelligentes et imaginatives de nos camarades, pour proposer des relances de l’industrie en France, et une conférence de presse qui a réuni Philippe Martinez, secrétaire générale de la CGT, Marie-Claire Cailletaud et Nadia Salhi, du collectif Industrie de la CGT, et Nasser Mansouri-Guilani, économiste à la CGT. Il y avait urgence pour la CGT à organiser ces Assises, tant le constat est alarmant : « Depuis 2012, 900 usines ont fermé, et nous importons maintenant 60 % de nos produits industriels. Dans la même période, les dividendes versés aux actionnaires sont passées de 5 à 25 % », énonce Marie-Claire Cailletaud. La finance, c’est un fait, étrangle le développement de l’industrie en France. Le CICE, qui a coûté 34 milliards et aurait créé 100 000 emplois, est une ruine : un emploi créé coute ainsi 340 000 euros. Le crédit impôt recherche (CIR) pour sa part a surtout permis aux entreprises de faire de l’optimisation fiscale. Bref, les solutions prônées par le gouvernement pour relancer l’emploi et l’industrie sont au mieux des leurres, au pire des outils au service de la finance.

Bouclier anti-dumping

La CGT ne renonce en aucune manière à ses ambitions. Elle souhaite encore doubler la capacité de production de la France en dix ans. Pour ce faire, outre la mobilisation de la capacité entrepreneuriale des salariés, la CGT avance ses propositions. Elle milite pour la mise en place d’un boulier anti-dumping social, fiscal et environnemental,afin de protéger les salariés et chasser la finance : augmentation des salaires, plafonnement des rémunérations des patrons, taxation du capital. Autre axe de la Confédération : la recherche et le développement. En se fixant cet objectif : atteindre 3 % du PIB en cinq ans. La CGT plaide également pour un accroissement des investissements publics et privés, une réduction du temps de travail, et une mise à plat de la fiscalité des entreprises : par exemple, les taux d’impôt des sociétés pourraient être modulés en fonction du respect des objectifs en matière d’investissement productif, R&D, formation des salariés… L’objectif ultime, en termes financiers, étant la création d’un pôle financier public, pour réorienter l’épargne vers l’appareil productif. Au-delà des réflexions de la Confédération, les camarades de la CGT sont eux aussi porteurs de projets industriels : en Saône-et-Loire, le projet industrie et services publics au fil de l’eau a imaginé un système qui permettrait d’éviter les émissions de gaz à effet de serre en utilisant la voie fluviale. L’industrie reste la pierre angulaire du développement de nos territoires. Car, comme l’a rappelé Philippe Martinez, « la seule façon de créer des richesses, c’est l’industrie ».

 

Source : le site de la CGT : http://cgt.fr/La-seule-facon-de-creer-des.html

 

Vu dans la presse à propos des Assises de l'industrie organisées par la CGT

Syndicalisme. La CGT défriche les voies pour réindustrialiser

 

Syndicalisme. La CGT défriche les voies pour réindustrialiser

Le syndicat tenait mercredi des assises de l'industrie. Loin de se résoudre à la disparition des usines, les participants ont multiplié les propositions pour inverser la vapeur.

 

http://www.humanite.fr/syndicalisme-la-cgt-defriche-les-voies-pour-reindustrialiser-632618

 

La CGT fait l'éloge de l'industrie

 

La CGT fait l'éloge de l'industrie

La centrale de Philippe Martinez a réuni ce mercredi près de 1.000 militants pour des assises de l'industrie. Une journée d'étude, ce 22 février, avant une journée d'action, le 21 mars, toute...

 

http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211822080615-la-cgt-fait-leloge-de-lindustrie-2067031.php

 

A la CGT, pour réindustrialiser, les idées les plus fertiles viennent du terrain - Social

A la CGT, pour réindustrialiser, les idées les plus fertiles viennent du terrain - Social

Tout est rouge. Les lumières qui entourent les intervenants sur scène, les larges cordons où sont accrochés les badges, les stylos et carnets offerts aux militants pour qu'ils prennent des note...

 

http://www.usinenouvelle.com/editorial/a-la-cgt-pour-reindustrialiser-les-idees-les-plus-fertiles-viennent-du-terrain.N505509

Publié par  El Diablo

Bernard THIBAULT, « la troisième guerre mondiale est sociale » : plaidoyer pour un SYNDICALISME INSTITUTIONNALISÉ

Bernard THIBAULT, « la troisième guerre mondiale est sociale » : plaidoyer pour un SYNDICALISME INSTITUTIONNALISÉ

L'ouvrage de Bernard Thibault « La troisième guerre mondiale est sociale» s'adresse plus particulièrement aux militants syndicaux.

A preuve la tournée actuelle dans les organisations de la CGT en particulier.

Dans quel but et sur quelles orientations ?

Dans la présente réflexion nous nous concentrerons sur les aspects principaux de l'ouvrage : le constat et les moyens préconisés.

Le constat :

Bernard Thibault fait un constat incontestable et plus qu'alarmant : à l'international comme dans notre pays où le chômage explose, la précarité se répand comme une lèpre, des millions d'enfants sont contraints de travailler et donc privés d'éducation.

70 % de la population mondiale ne dispose pas d'un système de protection,un travailleur sur deux n'a pas de contrat de travail, le droits de grève et les libertés syndicales ne sont pas un droit universellement appliqué.

Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des pays qui ne protègent ni le droit de grève ni la liberté syndicale.

Nous ajouterons pour notre part que les inégalités sociales explosent elles aussi et que les richesses gigantesques produites par les travailleurs se concentrent entre les mains d'une poignée d'individus pour atteindre une réalité totalement indécente et hallucinante : 8 personnes disposent d'autant de richesses et de moyens que pratiquement la moitié de l'humanité !

C'est donc effectivement une véritable guerre sociale qui est menée contre le monde du travail.

Quelles sont donc les causes de cette situation catastrophique, dangereuse et inacceptable ?

Et comment sortir de cette situation en remarquant que dès le départ dans son introduction B. Thibault fixe en même temps des limites à cette exigence en affirmant « .. il faut suggérer des voies pour en sortir ou du moins identifier des lignes d'action susceptibles de redresser les mauvaises trajectoires actuelles » ?

Bernard Thibault fait donc après ce diagnostic des propositions qui s'inscrivent dans le cadre d'une analyse globale, du rôle des institutions et du syndicalisme … et qui posent fortement problème à tous ceux qui entendent s'appuyer d'abord sur un syndicalisme de lutte, en bas, sans illusion sur les institutions existantes !

La thérapie proposée :

L'illusion des droits universels du travail sans remise en cause radicale du système

L'argumentaire tourne beaucoup autour du rôle de l'OIT (Organisation internationale du travail) dont B. Thibault est administrateur depuis son départ de la direction confédérale de la CGT.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

B. THIBAULT, " la troisième guerre mondiale est sociale " : plaidoyer pour un syndicalisme institutionnalisé - Front Syndical de Classe

B. THIBAULT, " la troisième guerre mondiale est sociale " : plaidoyer pour un syndicalisme institutionnalisé - Front Syndical de Classe

L'ouvrage de Bernard Thibault " La troisième guerre mondiale est sociale " s'adresse plus particulièrement aux militants syndicaux.A preuve la tournée actuelle dans les organisations de la CGT e...

 

http://www.frontsyndical-classe.org/-8

Publié par  El Diablo

Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT : « On n'est pas là pour dire pour qui voter »

Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT : « On n'est pas là pour dire pour qui voter »

Le secrétaire général de la CGT était à Montluçon, hier [le 15/02/2017], pour inaugurer les nouveaux locaux de l’union départementale. Il a aussi rencontré les syndicats de la Sagem, du commerce et du centre hospitalier.

Qu'avez-vous retenu des échanges avec les salariés ? Des choses que j'entends un peu partout. Des salariés qui sont mal dans leur travail, soumis à d'énormes pressions de leur direction au nom de la rentabilité. C'est le même discours à la Sagem, au commerce qu'à l'hôpital public.

Comment expliquer alors le taux de syndication assez faible en France (*) ?Il n'y a pas assez de gens syndiqués, c'est vrai. Mais chaque fois que les salariés peuvent s'exprimer sur les syndicats (hormis les TPE), ils le font massivement. Le taux de participation aux élections professionnelles est largement supérieur à celui des élections politiques. Nous sommes favorables à ce que tout le monde vote le même jour pour les élections professionnelles.

Pas de consigne de vote

Vous ne donnez pas de consigne de vote pour l'élection présidentielle. Quelle sera la place de la CGT dans la campagne ? On donne plein de propositions. Par exemple, on se félicite que des candidats reparlent de la loi Travail, du travail, de réduction du temps de travail, du pouvoir d'achat. C'est aussi grâce aux syndicats qui ont placé ces questions au cœur des mobilisations l'année dernière. Mais on n'est pas là pour dire pour qui voter. Ce n'est pas notre boulot.

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Social - Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT : "On n'est pas là pour dire pour qui voter"

Social - Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT : "On n'est pas là pour dire pour qui voter"

Le secrétaire général de la CGT était à Montluçon, hier, pour inaugurer les nouveaux locaux de l'union départementale. Il a aussi rencontré les syndicats de la Sagem, du commerce et du cent...

 

http://www.lamontagne.fr/montlucon/social/2017/02/

Publié par  El Diablo

Il faut une INDUSTRIE FORTE pour construire l’économie de demain [CGT Métallurgie]

Il faut une INDUSTRIE FORTE pour construire l’économie de demain [CGT Métallurgie]

 

Frédéric Sanchez, secrétaire général de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT :« la CGT est aux côtés des salariés pour le développement de l’emploi industriel et des garanties collectives de haut niveau » .

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Luc Carvounas: « La CGT, c'est une forme de caste gauchisée... et Philippe Martinez est un Peppone de mauvaise facture ». 

Luc Carvounas: "La CGT, c'est une forme de caste gauchisée... et Philippe Martinez est un Peppone de mauvaise facture".

On peut détester la CGT. Le patronat, avec ses porte-flingues de la droite et de son extrême, ne se gêne pas pour la décrier à tous les instants. Mais ces propos ne proviennent pas d'un inféodé au Medef, réactionnaire ou héritier du cimentier Lambert. Non, c'est Luc Cavounas, sénateur socialiste, qui les a prononcés le 26 mai 2016 sur LCI.

Cela se passait à un moment fort contre la loi El Khomri, la loi de cette dame qui se présente à la députation à Paris en 2017, bénie par le PS et son candidat Benoît Hamon. Et Luc Cavounas, sénateur-maire socialiste du Val-de-Marne, secrétaire national du PS et vice-président de la métropole grandParis -gling, gling dans sa tirelire- tirait à vue sur tout ce qui luttait contre une loi anti-sociale et particulièrement contre la CGT. Avec lui, le pouvoir socialiste et la très grande majorité des parlementaires socialistes. Et dans les médias, Luc Cavounas était le porte-parole attitré de Manuel Valls alors premier ministre, défendant bec et ongles, le bilan de François Hollande et de son grand vizir.

Et puis, comme le phénix des hôtes de la rue Solférino à Paris, apparaît Benoiît Hamon comme candidat du nouveau parti socialiste qu'il faut à la France de demain. Sans pour lutter à cor et à cris contre la finance.

Ledit Benoît Hamon a choisi des socialistes pour diriger sa campagne électorale. Et dans ce panier de crabes chapeau pour faire du neuf, est sorti le responsable du Cercle des parlementaires: Luc Cavounas en personne. Pour proposer des lois contre la finance et des textes de progrès et de justice sociale, que lui en tête a renié depuis juin 2012 jusqu'à ce jour?

Oui, le cumulard multi-cartes du PS a bien dit: « La CGT, c’est une forme de caste gauchisée. Bien sûr que c’est des privilégiés », avec d'autres mots sur son secrétaire général.

Et dans quelques conclaves ici où là, on bêle toujours à l'union pour que la gauche soit présente au deuxième tour de la présidentielle avec Benoît Hamon pour la représenter? Merde alors.

Publié par  El Diablo

Quand le directeur de campagne de HAMON insulte la CGT...

Quand le directeur de campagne de HAMON insulte la CGT...

Les vestes à doublure bleu-horizon ; ça signe son homme !

Il y a bien évidement des pistes qui ne peuvent s'ouvrir : les droites classiques ou extrêmes. D'autre que La Canaille qualifie de droite au pouvoir voulant y rester ou y accéder.

Et puis il y a ceux qui disent représenter autre chose.

Certes Canaille le Rouge ne proposera aucun soutien à aucun des candidats ; il s'en explique régulièrement par ailleurs. Mais quand un directeur de campagne sélectionne l'électorat de son champion, pourquoi ne pas lui laisser la parole ?

Le citoyen Cavournas est directeur de campagne de celui d'un des deux ministres de Hollande qui sollicitent vos suffrages. Pour le bilan, vous mesurez.

Camarades qui luttez pour des droits sociaux, pour mieux vivre, contre la casse économique menée par le patronat protégé par les lois et la police de ce pouvoir, voilà ce que dit de vous le Cavournas en question.

Et certains appellent à faire l'union avec ça ?

N'ayez pas la mémoire courte.

Canaille Le Rouge

Sur son blog

Pour qui voulez-vous voter ? - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

 

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2017/02/pour-qui-voulez-vous-voter.html

Dit voir camarade qui lutte pour ton emploi, pour le service public

 

Publié le 9 Février 2017

Fait-on une petite place 

à un certain Fillon François?

Il frappe à la porte

 

Dit voir camarade qui lutte pour ton emploi, pour le service public,

La presse rapporte cette phrase du candidat dont la vie privée aggrave la profondeur des déficit public :

 

« Avoir 90 % des médias contre vous, c’est inouï. » (Fillon le 8 février devant quelques journalistes nous rapporte le Monde).

 

Est-ce une surprise d'avoir 90% des média contre soit pour un gréviste de Goodyear; ou d'Air France, pour les personnels des hôpitaux les cheminots et tous les autres ? Non c'est le sort habituel de tous nos mouvements d'être traité ainsi. Cela semble naturel aux gavés, à leurs laquais et à leurs chiens de garde. 

 

Comment, le porte drapeau des hobereaux de la thune, le sénéchal du patronat, traité comme les manants ? Il dit souffrir ? 

 

Disons le clairement et sereinement, non seulement on ne le plaindra pas, mais nous sommes nombreux à nous en réjouir.

 

Petit sentiment de revanche pour tout ces camarades humiliés par leur police qui maintenant franchis un cap avant les violences sexuelles, rabroués voir condamnés par leurs juges issues de leur caste pour avoir défendu collectivement leurs droits et leur dignité.

 

Parce que pour nous, ces campagnes, sans matérialité des accusations, sans arguments autres que terrorisme social ou prise d'otage, c'est le quotidien de notre vie : subir la calomnie et la repression qui s'en suit.

 

Dans la filloncratie et son environnement, de Dassault à Tapie en passant par Lagarde et de nombreux autres, consternation. C'est leur réalité de hors-sol pris en flag.

 

Qu'ils morflent, leurs figures de proue en tête, c'est (enfin) justice (plus que partielle).

 

Si cela les blesse, c'est d'autant plus plaisant que jamais leur irritation passagère ne compenseront les vies qu'ils brisent, les hommes et les femmes qu'ils ont pour principe de meurtrir pour se goberger.

 

La lutte de classe, ils la mènent de façon implacable. Pas d'attendrissement. Il va falloir qu'ils paient.

 

Canaille le Rouge, plus que jamais se retrouve de ce côté là de la barricade :

 

Sauf des mouchards et des gendarmes, 
On ne voit plus par les chemins, 
Que des vieillards tristes en larmes, 
Des veuves et des orphelins. 
Paris suinte la misère, 
Les heureux mêmes sont tremblant. 
La mode est aux conseils de guerre, 
Et les pavés sont tous sanglants.

 

Refrain

Oui mais ! 
Ça branle dans le manche, 
Les mauvais jours finiront. 
Et gare ! à la revanche, 
Quand tous les pauvres s’y mettront. 
Quand tous les pauvres s’y mettront.

Les journaux de l’ex-préfecture, 
Les flibustiers, les gens tarés, 
Les parvenus par l’aventure, 
Les complaisants, les décorés 
Gens de Bourse et de coin de rues, 
Amants de filles au rebut, 
Grouillent comme un tas de verrues, 
Sur les cadavres des vaincus.

 

On traque, on enchaîne, on fusille 
Tout ceux qu’on ramasse au hasard. 
La mère à côté de sa fille, 
L’enfant dans les bras du vieillard. 
Les châtiments du drapeau rouge 
Sont remplacés par la terreur 
De tous les chenapans de bouges, 
Valets de rois et d’empereurs.

 

Nous voilà rendus aux jésuites 
Aux Mac-Mahon, aux Dupanloup. 
Il va pleuvoir des eaux bénites, 
Les troncs vont faire un argent fou. 
Dès demain, en réjouissance 
Et Saint Eustache et l’Opéra 
Vont se refaire concurrence, 
Et le bagne se peuplera.

 

Demain les manons, les lorettes 
Et les dames des beaux faubourgs 
Porteront sur leurs collerettes 
Des chassepots et des tampbours 
On mettra tout au tricolore, 
Les plats du jour et les rubans, 
Pendant que le héros Pandore 
Fera fusiller nos enfants.

 

Demain les gens de la police 
Refleuriront sur le trottoir, 
Fiers de leurs états de service, 
Et le pistolet en sautoir. 
Sans pain, sans travail et sans armes, 
Nous allons être gouvernés 
Par des mouchards et des gendarmes, 
Des sabre-peuple et des curés.

 

Le peuple au collier de misère 
Sera-t-il donc toujours rivé ? 
Jusques à quand les gens de guerre 
Tiendront-ils le haut du pavé ? 
Jusques à quand la Sainte Clique 
Nous croira-t-elle un vil bétail ? 
À quand enfin la République 
De la Justice et du Travail ?

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

La FERMETURE de l'usine WHIRLPOOL d'Amiens : c'est la faute à l'Union Européenne !

photo d'illustration (source: le figaro.fr)

photo d'illustration (source: le figaro.fr)

 

Jacques Delors, ex-président de la Commission européenne, a construit l'Europe que voulait Wisse Dekker, le PDG de Whirpool. 


Celle du dumping social, de l'abaissement des taxes aux frontières, de la libre circulation des capitaux et des marchandises, qui vient de mettre sur le carreau les 400 familles du site d'Amiens.

Publié par  El Diablo

Résultats des ÉLECTIONS dans les TPE (Très Petites Entreprises) : la VÉRITÉ plutôt que la méthode COUÉ

Résultats des ÉLECTIONS dans les TPE (Très Petites Entreprises) : la VÉRITÉ plutôt que la méthode COUÉ

Les résultats viennent d’être publiés (voir ICI sur le site du gouvernement, avec le détail par régions), et la Confédération crie victoire : « Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !».

Bien. Et le communiqué est rediffusé partout, en air de victoire face à la CFDT etc.

Mais – et là nous nous adressons aux militants CGT lucides et honnêtes –, quand on voit écrit à l’occasion d’un résultat d’élections que « la CGT confirme sa première place », on sait bien ce que ça veut dire en fait que la CGT a perdu des points, mais moins qu’on pouvait le craindre.

Il y a dans nos rangs un refus d’admettre la réalité, ou un refus de la dire en public, toujours cette tentation de faire « comme si », d’afficher une victoire alors qu’on a une défaite…

L’idée que simplement dire la vérité, même si elle n’est pas très joyeuse, peut renforcer le découragement, et qu’il vaut mieux donc se taire, enjoliver, masquer… A l'heure d'Internet et des réseaux sociaux, c'est un peu pathétique.

Un vieux militant le disait il y a un siècle : « seule la vérité est révolutionnaire ! », seule l’admission de la réalité, la compréhension des erreurs peut permettre de les surmonter. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Quelle est la vérité des résultats des élections TPE ? Ci-contre, tous les documents officiels qui justifient nos dires. Car la vérité s’appuie sur des faits, pas sur des sentiments ou des approximations.

1- Entre 2012 et 2017, la participation passe de 10,38% à 7,35%. Une chute de 3%, ça ne fait vraiment plus beaucoup de votants. Une chute qui n’est pas le fait d’un manque d’information (il n’y en avait pas eu plus en 2012) ou d’un manque d’engagement des équipes syndicales, mais plus probablement le reflet de la réalité du monde des TPE, et sans doute plus largement de la période. Il ne faut pas se laisser aveugler par la large mobilisation contre la loi Travail, la période est pleine d’incertitudes et de confusions, et chez les secteurs les moins organisés et les plus précaires, c’est le repli et la peur qui progressent. Chez les étudiants, pour la première fois la FAGE vient de dépasser l’UNEF, c’est la même tendance.

2- La CGT reste la première organisation, mais passe de 29,54% à 25,12%. Elle perd donc 4,3%. On peut crier victoire, mais les faits sont là, et franchement il n’y a pas de quoi se réjouir. La CFDT perd également et c’est l’UNSA qui progresse. Un bilan qui mériterait réflexion plutôt que chants de triomphe. Enfin à notre avis.

3- La CGT prend une « branlée » en Corse, et passe de 38,10% à 22,41%alors que le STC progresse de 38,85% à 52,13%, pratiquement un transfert direct. C’est bien sûr le fruit des attaques juridiques scandaleuses de la Confédération – et perdues – que nous avons rapportées au fil des mois sur ce blog. En région Nouvelle Aquitaine, la CGT ne semble pas pâtir de la même manière face au LAB, qui se maintient, mais la comparaison est difficile car la configuration électorale n’est pas la même. De plus, les militants CGT locaux se sont (un peu au moins) démarqués des choix confédéraux.

Voilà la réalité des faits. Il ne convient pas de s’en réjouir, et au contraire de s’en inquiéter, de se poser des questions, de tirer des bilans. Faute de quoi, d’années en années, la méthode Coué s’impose et on découvrira un jour avec stupeur qu’on est tout seuls…

Le ménage dans la CGT, ce n’est pas seulement combattre la cogestion complice et réformiste, la corruption et les scandales de la CGT patron, l’illusion d’un capitalisme à visage humain, c’est d’abord et aussi en revenir à admettre la vérité des faits !

Le résultat des élections TPE est sur la table. A chacun de s’en saisir – ou pas !

LES RÉSULTATS EN PDF EN LIEN CI-DESSOUS:

 

[pdf] ELECTIONS-TPE-RESULTATS-2017-2012

 

Article publié initialement sur le blog OÙ VA LA CGT ?

 

OÙ VA LA CGT ?

Quand Marcel et ses cousins révèlent une tempête sociale

 

Publié le 6 Février 2017

ça va craquer.

Où ? Quand? Comment ?

Comment faire que cela cesse ?

Qui, quand, comment,

au plan national,

 posera la question ?

Quand Marcel et ses cousins révèlent une tempête sociale

 

La question de l'expulsion des actionnaires privés et leurs commis va-t-elle enfin être publiquement posée ?

 

Quelle maîtrise publique par les salariés et les usagers de leur service public de l'énergie ? 

 

AVIS DE TEMPÊTE SUR LA FRANCE…SUR LES DÉPANNAGES ÉLECTRICITÉ !

 

Météo France annonce une tempête qui devrait sévir sur la Bretagne jusqu’au début du week-end de cette fin de semaine et à nouveau abimer les réseaux de distribution d’électricité.

Dans pareil circonstances, les salariés du service public de l’électricité (Enedis et les entreprises locale de distribution) intervenant sur les réseaux électriques se voient sollicités, jour et nuit en nombre important afin de rétablir dans les délais les plus brefs l’électricité pour le plus grand nombre.

Mais trop, c’est trop.

Depuis de trop nombreuses années, les électriciens et gaziers subissent cures d’austérités sur cures d’austérités pour finir en 2017 avec une décision d’augmentation des salaires d’un niveau jamais atteint de : 0%.

Au delà du salaire, ces politiques d’austérités en vigueur dans le groupe EDF, ses filiales ou dans les Industries Electriques et Gazières conduisent à des suppressions d’emplois et des réorganisations dont les finalités industrielles ne sont pas avérées et qui sont dénoncées par les salariés depuis plusieurs mois.

Face à cette situation, partout sur le territoire national les salariés avec leurs syndicats CGT locaux décident de refuser leurs départs dans les forces d’interventions rapides (FIRE) qui pourraient arriver depuis la France entière vers la Bretagne ou la Vendée.

La FNME CGT apporte tout son soutien aux travailleurs en lutte, qui s’opposent par cette démarche de refus de participation à la FIRE, pour exprimer leur désapprobation sur les mesures d’austérités et à revendiquer l’ouverture de nouvelles négociations salariales.

Qui plus est, dans ces circonstances où les salariés seront en déplacement pour plusieurs jours hors de chez eux, la volonté de fiscaliser leur indemnités de déplacement est indécente.

La FNME CGT demande que cette démarche s’amplifie afin que les employeurs des IEG prennent enfin la mesure de la colère des salariés.

Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent !

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

Enedis [ex-ERDF] : Ras-le-bol général des personnels (un dirigeant de la CGT-FNME s'explique )

Enedis [ex-ERDF] : Ras-le-bol général des personnels (un dirigeant de la CGT-FNME s'explique )

La CGT appelle les techniciens à ne pas intervenir face aux tempêtes pour exprimer un « ras-le-bol »

La CGT demande samedi aux salariés de refuser de participer au dispositif d'urgence mis en place par Enedis (ex-ERDF) pour rétablir le courant après les tempêtes. Laurent Langlard, de la fédération CGT mines-énergie, justifie cet appel.

La CGT appelle les techniciens à faire grève et ne pas participer au dispositif d'urgence du samedi 4 février pour rétablir le courant des foyers privés d'électricité après les tempêtes dans le Sud-Ouest et en Bretagne. Le syndicat veut ainsi dénoncer le gel des salaires et la cure d'austérité au sein du groupe EDF.

"Personne ne nous écoute, explique Laurent Langlard, porte-parole de la fédération mines-énergie de la CGT, samedi sur franceinfoLes salariés ont saisi l'opportunité pour exprimer son ras-le-bol général."

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

La CGT appelle les techniciens à ne pas intervenir face aux tempêtes pour exprimer un "ras-le-bol"

La CGT appelle les techniciens à ne pas intervenir face aux tempêtes pour exprimer un "ras-le-bol"

La CGT demande samedi aux salariés de refuser de participer au dispositif d'urgence mis en place par Enedis (ex-ERDF) pour rétablir le courant après les tempêtes. Laurent Langlard, de la fédé...

 

http://www.francetvinfo.fr/meteo/tempete/la-cgt-app

05 février 2017

Xavier Vigna, Classe ouvrière, une histoire de luttes et de révoltes

« Le groupe Socialisme ou Barbarie observe le monde ouvrier, nous indique l'article. Daniel Mothé témoigne sur la vie à l’usine Renault.Cornélius Castoriadis observe les résistances à la rationalisation du travail et analyse les grèves ouvrières. Il insiste sur l’auto-organisation des ouvriers dans la lutte. « C’est parce que leur situation dans la production créée entre eux une communauté d’intérêts, d’attitudes et d’objectifs s’opposant irrémédiablement à ceux de la direction que les ouvriers s’associent spontanément, au niveau le plus élémentaire, pour résister, se défendre, lutter », analyse Cornélius Castoriadis.  Dans les années 1968, la contestation ouvrière se développe. Des comités d’action émergent dans les usines et la lutte échappe à l’encadrement syndical. Des sociologues proches du Parti socialiste unifié (PSU) insistent sur la « nouvelle classe ouvrière ». Ces techniciens portent les revendications d’autogestion et de contrôle ouvrier... »

Reprenons la lecture de la présentation...

Michel Peyret 


Zones subversives

Écritures et luttes ouvrières

Publié le 28 Janvier 2017

Écritures et luttes ouvrières

La classe ouvrière et le prolétariat portent une histoire de luttes et de révoltes. Les écrits sur les ouvriers permettent d'observer son évolution et sa dimension politique. 
 

Le mouvement ouvrier et ses luttes ont alimenté toute une littérature et une somme d’écrits. Rapports, enquêtes, témoignages ou romans décrivent l’action de cette classe. Les écrits sur les ouvriers et des textes écrits par les ouvriers eux-mêmes sont nombreux. Les courants révolutionnaires considèrent que la classe ouvrière demeure le sujet révolutionnaire qui porte des perspectives émancipatrices. C’est la classe qui, pour se libérer elle-même, doit abolir toutes les classes et construire un monde sans hiérarchie et sans Etat.

L’historien Xavier Vigna se penche sur l’écriture ouvrière dans le livre L’espoir et l’effroi. « La centralité ouvrière désigne le fait proprement politique que la question ouvrière, celle de la situation sociale et politique de la classe et de son devenir, est érigée en enjeu fondamental », décrit Xavier Vigna. Les luttes ouvrières engagent l’avenir du pays tout entier. Cette classe peut également être considérée comme une menace contre l’ordre existant. 

                                  

La force collective des ouvriers

 

Les ouvriers sont l’objet d’une attention constante au cours du XXe siècle. Pendant la Première guerre mondiale, le socialiste Albert Thomas dirige le ministère de l’Armement. Ce réformiste prétend améliorer les conditions de travail des ouvriers. Pour cela, il s’appuie sur des enquêtes sociologiques mais aussi sur les rapports écrits par des architectes et des médecins. Ces enquêtes doivent également permettre d’améliorer la productivité de la main d’œuvre pour davantage contribuer à l’effort de guerre. Les femmes, les étrangers et les coloniaux sont particulièrement surveillés et évalués.

Des révoltes ouvrières éclatent dans le sillage de la Révolution russe de 1917. « Une vague de grève sans précédant déferle alors sur les pays belligérants, avec une dimension révolutionnaire qui, enflammée par la torche russe, favorise la multiplication des conseils ouvriers », décrit Xavier Vigna. Les communistes sont considérés comme une sérieuse menace. Un parti se structure et organise des manifestations qui s’apparentent à de véritables démonstrations de force. 

Une culture prolétarienne se développe, incarnée par Marcel Martinet. Les ouvriers doivent s’émanciper à travers la littérature pour inventer leur propre imaginaire culturel. La littérature prolétarienne évoque les conditions de travail dans les usines. Le mouvement de 1936 impose la figure du gréviste. Les écrits de Simone Weil insistent sur le desserrement de la contrainte, la transgression joyeuse et l’émancipation festive. 

Au début de la Guerre froide, des grèves dures se multiplient. Le Parti communiste est alors considéré comme le « Parti de la classe ouvrière ». Ce Parti prétend incarner la classe et se situer à son avant-garde. Les écrits sur les ouvriers ne sont plus écrits par les ouvriers eux-mêmes. Le Parti dit forcément la vérité et n’a plus besoin de s’appuyer sur une littérature prolétarienne. La police considère les ouvriers communistes et syndicalistes comme une menace pour l’ordre public. Ils sont capables d’utiliser la violence. La police porte également un regard raciste sur les ouvriers immigrés et sur ceux qui viennent des colonies qui peuvent rejoindre la lutte de libération nationale.

Écritures et luttes ouvrières

Auto-organisation et déclin de classe ouvrière

 

Le groupe Socialisme ou Barbarie observe le monde ouvrier. Daniel Mothé témoigne sur la vie à l’usine Renault. Cornélius Castoriadis observe les résistances à la rationalisation du travail et analyse les grèves ouvrières. Il insiste sur l’auto-organisation des ouvriers dans la lutte. « C’est parce que leur situation dans la production créée entre eux une communauté d’intérêts, d’attitudes et d’objectifs s’opposant irrémédiablement à ceux de la direction que les ouvriers s’associent spontanément, au niveau le plus élémentaire, pour résister, se défendre, lutter », analyse Cornélius Castoriadis. 

Dans les années 1968, la contestation ouvrière se développe. Des comités d’action émergent dans les usines et la lutte échappe à l’encadrement syndical. Des sociologues proches du Parti socialiste unifié (PSU) insistent sur la « nouvelle classe ouvrière ». Ces techniciens portent les revendications d’autogestion et de contrôle ouvrier. 

Les femmes ouvrières publient également leur témoignage. Des ouvrières dénoncent la vie à l’usine et le chantage sexuel de la maîtrise. Des grévistes de Lip décrivent leur lutte. Le récit des militants maoïstes établis en usine, incarné par Robert Lihnart, insiste sur la dureté des conditions de travail. Mais les établis évoquent également sur les luttes ouvrières. 

Les jeunes ouvriers expriment leur désir de quitter l’usine. Ils expriment un refus du travail et une détestation de l’univers industriel et de sa discipline. « Si, je sais, moi aussi, ça me dégoûte, le boulot, les chefs qui te prennent pour des pions, le salaire qu’est juste bon pour nous laisser dans la merde. Plus je vieillis dans cette taule et pus je deviens révolutionnaire », témoigne Dorothée Letessier. 

Les OS regroupent les jeunes, les femmes et les immigrés. Ces ouvriers non qualifiés subissent le mépris des sociologues du PSU et du Parti communiste. Ils sont considérés comme frustres et trop dépendants de leur travail pour relever la tête. Pourtant des grèves d’OS remettent en cause les cadences et l’organisation du travail. 

A partir des années 1980, la crise économique permet le règne du néolibéralisme. La désindustrialisation favorise l’effondrement du monde ouvrier. Les témoignages et les romans décrivent alors la nostalgie pour une classe ouvrière qui disparaît. Mais les ouvriers prennent la plume pour décrire la résistance au travail. Marcel Durand ironise sur les fayots et les petits chefs. « Ecrire la crise ne vise pas seulement à témoigner, mais à protester contre son emprise et ses ravages », observe Xavier Vigna. Au contraire, les sociologues insistent sur l’humiliation, l’exclusion et la disqualification sociale.

Écritures et luttes ouvrières

Représentations et imaginaire ouvrier

 

Les écrits du patronat révèlent une classification raciale et raciste de la main d’œuvre. Ils hiérarchisent les immigrés selon leur pays d’origine. Les entreprises essentialisent les ouvrières avec des « qualités » et des « défauts » qui seraient liés à une nature féminine. Les patrons déplorent notamment la disparition de la morale sexuelle chez les ouvrières. A partir des années 1968, les travailleuses assument leur désir sexuel et ne se conforment plus aux injonctions de la morale sexuelle. 

Les préfectures observent les grèves ouvrières. Leurs rapports révèlent surtout un mépris de classe. Les ouvriers en lutte sont considérés comme une masse embrigadée par quelques meneurs qui recherchent uniquement la violence. Les écrits des ouvriers dénoncent leur patron, mais aussi le petit chef et le chronométreur. 

Les ouvriers renvoient un imaginaire de force physique, mais aussi d’immoralité. Les terrassiers, les dockers et les mineurs font l’objet de nombreux écrits. « Trois corporations suscitent donc des archétypes professionnels, qui tournent notamment autour de la rudesse, de la force, parfois du courage obstiné », décrit Xavier Vigna. 

Les ouvriers peuvent être valorisés ou alors stigmatisés, surtout les militants et les immigrés. La retranscription du langage des ouvriers vise à montrer une altérité. « Les figurations de la classe soulignent diverses propriétés : la domination et la pénibilité du travail, la propension à consommer de l’alcool et une virilité rude, la fréquence de l’accident ou la minceur des ressources », observe Xavier Vigna. La condition ouvrière se révèle difficile. L’écriture doit forger une conscience de classe et permettre l’émancipation. 

Les ouvriers écrivent pour s’exprimer, mais aussi dans la perspective d’une émancipation. Les ouvriers entretiennent une culture d’autodidacte. Les Bourses du travail et le militantisme associent la lecture et l’écriture à la lutte. Les ouvriers insistent sur la finalité politique de l’écriture. Ils veulent créer leur propre discours pour analyser par eux-mêmes leurs conditions sociales. « N’étant ni sociologue, ni ethnologue, mais simplement ouvrier, j’avais envie, à travers ressentis, témoignages et histoires, de montrer qu’on existe, qu’on est toujours là, qu’on a encore des choses à dire et encore des choses à vivre », écrit Jean-Pierre Levaray

L’écriture permet d’affirmer une existence collective contre l’écrasement des discours dominants. L’écriture permet également de sortir de l’enfermement dans sa classe sociale. « Car s’émanciper suppose de s’écarter d’une assignation, de s’affranchir d’une domination, de refuser une aliénation », analyse Xavier Vigna. L’écriture ouvrière permet de s’opposer au discours dominant et de transmettre la mémoire des travailleurs ordinaires.

Écritures et luttes ouvrières

Emancipation ouvrière

 

Le livre de Xavier Vigna propose une approche originale pour retracer l’histoire du monde ouvrier. Il met en parallèle la littérature de l’Etat et du patronat avec celle qui provient des ouvriers eux-mêmes. Le regard est évidemment opposé. Pour les autorités, la classe ouvrière est considérée comme une menace. Les travailleurs incarnent l’immoralité et la bourgeoisie exprime tout son mépris de classe. Les écrits qui proviennent des ouvriers permettent de construire un imaginaire et alimentent une conscience de classe. Ces écrits décrivent l’exploitation et la difficulté des conditions de travail. 

La littérature qui provient directement des ouvriers permet également de sortir du discours avant-gardiste. Les gauchistes et autres établis cherchent à s’accaparer la parole ouvrière. Ils décrivent une classe messianique mais contribuent surtout à la museler. Les ouvriers n’ont besoin de personne pour être représentés et pour exprimer eux-mêmes une parole politique. Ils restent les mieux placés pour analyser leur quotidien et construire des perspectives émancipatrices. 

Le livre de Xavier Vigna décrit bien cet enjeu qui relie la lutte des classes et les luttes d’écriture. Le discours sur les ouvriers reste un enjeu politique central. Aujourd’hui, la bourgeoisie considère que la classe ouvrière a disparu ou qu’elle a basculé vers le nationalisme. Le prolétariat semble effectivement diversifié. Si la figure de l’ouvrier d’usine s’éclipse, elle reste pourtant toujours présente. Surtout, des chômeurs et précaires et tout un nouveau prolétariat des services peuvent également s’inscrire dans la filiation historique de la classe ouvrière. Le prolétariat reste encore la classe largement majoritaire, malgré le développement d’un encadrement. C’est toujours la classe qui, pour s’émanciper, doit détruire toutes les classes.

Le livre de Xavier Vigna évoque trop peu les luttes ouvrières. Les témoignages des prolétaires sur leurs conditions de travail peuvent être intéressants. Mais les écrits de lutte ne doivent pas être occultés. Les tracts, les brochures et autres textes produits par les ouvriers en lutte restent trop peu évoqués par Xavier Vigna. C’est pourtant la révolte, autant que l’écriture, qui permet l’émancipation. L’écriture dans des moments de grève permet à la classe ouvrière de reprendre confiance en elle-même et en ses propres forces. Ce sont ces moments de lutte qui permettent d’intensifier la vie, d’attaquer les hiérarchies et de bouleverser les relations humaines. 

Source : Xavier Vigna, L’espoir et l’effroi. Luttes d’écriture et luttes de classes en France au XXe siècle, La Découverte, 2016

Pour aller plus loin :

 Vidéo : Xavier Vigna, Entre l’ancien et le nouveau : les grèves ouvrières de mai-juin, colloque Mai 68 en quarantaine enregistré le 22 mai 2008

Vidéo : Sylvain Rossignol et Xavier Vigna, L’Histoire ouvrière. L’écriture au travail, conférence mise en ligne sur le site la bibliothèque municipale de Lyon le 17 janvier 2013 

Vidéo , François Jarrige, Michelle Perrot, Alessandro Stella, Xavier Vigna, Michel Winock, A quoi servent les révoltes ouvrières, Table ronde enregistrée aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois mise en ligne le 20 octobre 2014

Vidéo : Enquêtes, luttes et mémoires ouvrières : travaux en cours, recherches actuelles, Table ronde à partir du séminaire 2011-2012 du GRM mise en ligne le 30 mars 2013

Radio : Offensive Sonore #00 – Interview de Xavier Vigna, émission mise en ligne sur le site de Radio Grenouille

Radio : émissions avec Xavier Vigna diffusées sur France Culture

Radio : émissions avec Xavier Vigna diffusées sur France Inter

Corinne Grenouillet, Dits et écrits du monde ouvrier, publié sur la revue en ligne la Vie des idées le 18 janvier 2017

Maïté Bouyssy, La classe ouvrière, enjeux d’aujourd’hui, publié sur le site En attendant Nadeau

Yvan Najiels, Contre-tombeau pour la classe ouvrière («L’espoir et l’effroi» de Xavier Vigna), publié sur le site Mediapart le 3 novembre 2016

Adeline Blaszkiewicz-Maison, Note de lecture publiée sur la revue en ligne Liens Socio

David Doucet, “La classe politique méprise le monde ouvrier”, publié sur le site du magazine Les Inrockuptibles le 10 octobre 2012

Xavier Vigna, Les révoltes ouvrières perdurent». «Y être attentif» est décisif pour «un projet émancipateur, publié sur le site A l'encontre le 10 octobre 2014

Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68 », publié dans La Revue Internationale des Livres et des Idées le 8 juillet 2008

Xavier Vigna, Mai, juin 68 : l’insubordination ouvrière, publié sur le site du Cercle Gramsci le 1er février 2016

Articles de Xavier Vigna publiés sur le portail Cairn

Articles de Xavier Vigna publiés sur la revue en ligne La Vie des Idées

Articles de Xavier Vigna publiés sur la revue en ligne Liens Socio

Sylvain Pattieu, Compte-rendu du livre de Xavier Vigna sur L’Insubordination ouvrière dans les années 1968 dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine en 2009

Michel Pigenet, Compte-rendu du livre de Xavier Vigna sur L’Insubordination ouvrière dans les années 1968 dans la revue Le Mouvement Socialn° 223 en avril-juin 2008

Fanny Gallot, Compte-rendu du livre de Xavier Vigna sur L’Insubordination ouvrière dans les années 1968, publié dans la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire n° 38 en 2013

Publié dans #Histoire des luttes

 
Posté par Michel Peyret

Publié par  El Diablo

La CGT et FO attaquent la loi El Khomri devant l’OIT (Organisation Internationale du Travail)

photo d'illustration (source: huffingtonpost.fr)

photo d'illustration (source: huffingtonpost.fr)

La loi travail est-elle compatible avec les textes fondamentaux signés par la France ? La CGT et FO sont convaincus du contraire et viennent de déposer une plainte devant l’Organisation internationale du travail (OIT). Ils attaquent en particulier les nouveaux motifs de licenciement économique et la fameuse « inversion de la hiérarchie des normes » (les accords d’entreprise priment sur la convention de branche). Ces mesures « porte[nt] atteinte à la liberté syndicale, au droit à une négociation collective libre et progressiste et au droit à un licenciement “juste” », estiment les syndicats. Ils rappellent au passage que l’OIT a déjà disqualifié le contrat nouvelle embauche (CNE) en 2007.

La CFE-CGC, qui a hésité à rejoindre les deux syndicats dans leur plainte, n’a finalement pas accompagné la démarche. Elle juge la plainte conjointe trop générale contre l’ensemble de la loi et « pas conforme à la ligne » de la CFE-CGC, qui critiquait surtout l’inversion de la hiérarchie des normes et non l’ensemble du texte de loi.

Les armes juridiques

La bataille juridique a débuté en janvier contre la loi travail, par l’intermédiaire d’une coordination de huit syndicats CGT qui a déposé un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler une dizaine de décrets d’application. L’initiative, non autorisée par la confédération CGT, a provoqué une tempête interne au syndicat.

Le texte pourra également être attaqué devant le Conseil constitutionnel à travers des « questions prioritaires de constitutionnalité ». Mais il faut attendre que les premiers litiges atterrissent devant la justice prud’homale pour y déposer ces recours.

SOURCE :

La CGT et FO attaquent la loi El Khomri devant l'OIT

 

http://www.politis.fr/articles/2017/01/la-cgt-et-fo-attaquent-la-loi-el-khomri-devant-lo

Plus d'articles...

  1. TPE les résultats qui ne plaisent pas au patronat
  2. Quand les coups tombent sur les militants, sur les salariés
  3. DÉSINDUSTRIALISATION: « il faudrait NATIONALISER les grands secteurs de la chimie » [Fédération CGT de la Chimie -FNIC]
  4. Philippe MARTINEZ (CGT) : l'affaire Penelope Fillon « ne rend pas crédible celui qui a attaqué ceux qui gagnent le moins »
  5. Combattre la LOI TRAVAIL : pour aider à la lutte la CGT crée un nouveau site internet
  6. Le revenu garanti et ses faux amis
  7. Déclaration de la FSM suite au décret présidentiel raciste du gouvernement des USA
  8. Enfin une idée qui reprend son essor : la maîtrise publique des leviers industriels
  9. Pepy-Macron-Vidalies
  10. OUI au maintien de la filière NUCLÉAIRE française et au développement de la RECHERCHE
  11. SALAIRES IMPAYÉS depuis plusieurs mois ! GRÈVE sur un chantier du MÉTRO PARISIEN
  12. Nouveau record des ruptures conventionnelles : + 9,1% en 2016 - 2,8 millions de ruptures conventionnelles depuis la mise en place du dispositif.
  13. Les éditions syndicalistes viennent de publier « LA DÉFENSE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE » - Commandez la brochure !
  14. Les militants CGT du groupe Carrefour s'adressent aux clients des magasins - Grève et mouvements contre le travail du dimanche.
  15. Gifle à Valls : Philippe Martinez (CGT) évoque « une justice accélérée pour certains »
  16. Pourquoi la protection sociale ?
  17. Les FRALIB témoignent, tirent des enseignements à partir de leur expérience, jugent le quinquennat ...
  18. Chez McDo, la lutte contre l’évasion fiscale rejoint celle pour de meilleures conditions de travail
  19. La presse financière déclare Renault « champion de la rentabilité » : les ouvriers trinquent, les actionnaires encaissent
  20. VAGUE DE FROID : Pour répondre aux BESOINS ÉNERGÉTIQUES du PAYS, le PÔLE PUBLIC de L'ÉNERGIE [CGT]