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A propos d’une affaire, ce que j’ignore et ce que je sais

A propos d’une affaire, ce que j’ignore et ce que je sais

 
29 Décembre 2016

Dans l’état d’ignorance qui est le mien sur le dossier sauvage, je suis incapable de juger sur le fond de l’affaire . N’ayant aucune connaissance réelle du dossier, il y a le fait que je crains beaucoup une situation où l’émotion populaire se substitue au droit. Donc je ne suis pas intervenue sur la question et je n’ai signé aucune pétition.

 

Mais ceci étant affirmé en tant que principe je tiens à noter deux faits qui touchent à cette affaire:

 

1) les violences faites aux femmes et y compris les violences conjugales quand elles deviennent la principale cause de mortalité des femmes méritent une attention particulière. C’est un fait de société qui doit provoquer le débat sur la notion de légitime défense.


Et sans adhérer totalement à un discours sur le patriarcat, je crois qu’il met l’accent sur un aspect de notre droit hérité du Code napoléonien, la séparation entre ce qui relève du privé, du domestique et du public. C’est la définition déjà du politique dans la cité grecque défini par Aristote, d’un côté ce qui relève de l’ordre de la nécessité, de la domesticité, les femmes, les enfants, les esclaves qui sont soumis à l’autorité du propriétaire et de l’autre, ce qui relève de la démocratie des propriétaires entre eux. dans ce domaine comme dans celui d’une régression du code du travail c’est la reconnaissance de l’arbitraire accepté dans ce qui relève du droit du propriétaire. Comment dans un tel contexte juger du « trouble à l’ordre public »?

 

Le fait qu’il y ait insuffisance du droit dans ces domaines ne peut que générer des abus le plus souvent en défaveur de celui ou celle qui de fait est objet de propriété.

 

2) par expérience, étant confrontée à la justice et aux conditions dans lesquelles interviennent un jugement, des mises en liberté, je suis frappée par l’arbitraire qui peut présider à tout cela et surtout l’absence de réflexion sur ce que produit réellement la prison, sur son effet de pourrissoir qui n’a rien à voir au contraire avec la rédemption qui semble exigée dans cette affaire. La prison telle qu’elle est en France, pour ce que j’en découvre, est une véritable honte, une destruction programmée de ce qu’il y a de meilleur chez les individus, je ne vois plus au nom de quoi on en fait la voie d’une prise de conscience quelconque.

 

Danielle Bleitrach

Et puis Soyons simple et retournons aux fondamentaux…

 

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