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Actualités syndicales

L’Etat décide de brader les barrages hydro-électriques aux appétits du privé !

23 février 2018

Déclaration de la FNME-CGT - Zélés serviteurs du libéralisme européiste, les représentants du gouvernement français avancent des propositions à la Commission européenne pour accélérer la privatisation des barrages hydro-électriques - Dans le secret le plus total ...

 

L’Etat décide de brader les barrages hydro-électriques aux appétits du privé !

 

Depuis plusieurs années, la Commission européenne par la voix de la direction générale de la concurrence, tentait de tordre le bras à l’Etat français pour mettre en concurrence les concessions hydrauliques. La lutte des travailleurs de l’hydro-électricité a permis de bloquer ce processus de privatisation des barrages tout en maintenant le dialogue quant à l’avenir de ce secteur industriel primordial pour l’avenir énergétique.

 

Une rencontre intersyndicale avec Matignon a eu lieu ce jour. La FNME-CGT a découvert que l’Etat français, en bon soldat du libéralisme, avançait des propositions à la Commission européenne sans qu’elles n’aient été soumises à discussion en dehors des murs des ministères, notamment avec les premiers concernés : les représentants des salariés et des entreprises !

 

Ces propositions accélèrent la privatisation des barrages, dans un modèle incohérent et limitant fortement les possibilités des opérateurs en place de pouvoir continuer d’exploiter leurs ouvrages hydrauliques. Cette proposition va à l’encontre des discussions menées jusqu’à présent, il s’agit là une nouvelle fois de la méthode royaliste de M. Macron totalement antidémocratique.

 

Comment peut-on décider de brader la production d’électricité hydraulique quand, dans le même temps, tout le monde s’accorde à dire que ces moyens de production pilotable seront essentiels pour assurer l’équilibre entre production et consommation d’électricité, afin d’éviter des coupures généralisées ?

 

Comment peut-on décider de démultiplier le nombre de propriétaire des concessions hydrauliques, désorganisant ainsi le système hydro-électrique et ouvrant la boîte de Pandore aux entreprises énergétiques étrangères n’ayant que faire des besoins énergétiques de la Nation française ?

 

A l’échelle européenne, seule la France décide de perdre le contrôle de sa production hydro-électrique, l’ensemble des autres Etats membres ayant plus tendance à être protecteurs.

 

La FNME-CGT propose que l’ensemble des usages de l’eau soit constitutionnalisé et redevienne un service public.

 

La FNME-CGT et ses syndicats ne laisseront pas l’Etat français aller à l’encontre des besoins de la Nation. Les salariés de l’hydro-électricité sont fortement mobilisés pour défendre le service public de la production d’électricité hydraulique.

 

Dès les prochains jours, la FNME-CGT organisera la riposte à ce mauvais coup gouvernemental. Il est grand temps, en parallèle du débat sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, de s’emparer de l’avenir énergétique de la Nation et notamment de son secteur hydro-électrique.

UN HOMME EST MORT un film d’Olivier Cossu : à voir absolument

Publié par El Diablo

 

UN HOMME EST MORT un film d’Olivier Cossu : à voir absolument

ci-dessous lien vers la bande annonce du film :

ci-dessous lien vers la bande annonce du film :

Brest, 1950. La guerre est finie depuis cinq ans. De la ville, il ne subsiste plus rien. Des bombardements massifs et des combats acharnés de presque un mois ont anéanti la ville, son port, son arsenal. Des milliers d'ouvriers vont s'atteler à la reconstruire, pierre à pierre. Mais face aux mauvaises conditions de travail, la contestation gronde, et la grève éclate bientôt. De violents affrontements surviennent lors des manifestations. Jusqu'à ce qu'un homme tombe. 
 

Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest.

http://www.communcommune.com/2018/02/un-homme-est-mort-un-film-d-olivier-cossu-a-voir-absolument.html

Ordonnances Macron, forfait jour de l'encadrement

Ordonnances Macron, forfait jour de l'encadrement

Publié le 17 Février 2018

  Tirer tout le jus

  de tous les citrons

Ordonnances Macron, forfait jour de l'encadrement.

 

En catimini, le gouvernement a mis fin au volontariat pour les forfaits jours via un amendement intégré à la 6ème et dernière ordonnance travail en Commission Mixte Paritaire.

 

Communiqué de l'UGICT CGT 

 

Le forfait jour (régime de temps de travail unique en Europe dans lequel le temps de travail est compté en jours par an, plutôt qu’en heures par semaine, mois ou année) concerne désormais plus de 50 % des cadres français.

 

Le forfait jour génère un accroissement très important du temps de travail : les cadres au forfaits jours travaillent en moyenne 46h30 heures par semaine. On ne démontre plus l’impact de ces horaires à rallonge sur la santé et le lien de causalité immédiat avec l’explosion du nombre de burnouts, notamment chez les femmes.

 

Cet amendement permet d'imposer un régime de forfait jours ou heures et de modifier un régime de forfait jours ou heures existant sans avoir besoin du consentement du salarié.

 

C'est la première fois en droit français que le consentement du salarié n'est plus requis en cas d'application d'un régime dérogatoire au temps de travail. Un accord d'entreprise pourra ainsi imposer à des salariés un forfait heures ou jours ou augmenter le nombre de jours travaillés.

 

Suite aux plaintes déposées par l'Ugict-CGT, la France a déjà été condamnée à quatre reprises par le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS, uridiction du Conseil de l’Europe chargée de contrôler le respect de la Charte sociale européenne) pour son régime de forfait jour, dû au fait que celui-ci qui ne garantit ni le respect du droit au repos, ni les obligations de l'employeur en matière de protection de la santé des salariés.

 

Cette jurisprudence a 15 annulations d’accords de branche par la Cour de Cassation. Celle-ci enjoint régulièrement le législateur à modifier la réglementation en matière de forfaits jours pour respecter les droits fondamentaux des salariés.

 

Le gouvernement faisait jusque là l’autruche sur cet aspect de l’organisation du temps de travail des cadres.

 

Avec cet amendement, son choix est désormais clair, et va dans le sens d’une remise en cause frontale des droits et principes fondamentaux en matière de temps de travail.

 

En décembre 2017, dans le cadre de la réforme du Code du Travail de 2016, la CGT et la CFE-CGC, ont saisi ensemble le CEDS pour la 5ème fois contre la législation des forfaits jours.

 

L’Ugict-CGT interpelle solennellement la Ministre du Travail et demande que cet amendement soit retiré sans délais.

 

À Montreuil, le 15 février 2018

 

Rédigé par Canaille le Rouge

Services publics avenir de la SNCF et du transport ferroviaire, un affrontement politique voulu par le pouvoir.

Services publics avenir de la SNCF et du transport ferroviaire, un affrontement politique voulu par le pouvoir.

 

Publié le 17 Février 2018

 La fédération CGT des cheminots

 prend ses responsabilités

Services publics avenir de la SNCF et du transport ferroviaire, un affrontement politique voulu par le pouvoir.

 

LE 22 MARS 2018 : LE RETOUR DES CHEMINOTS À PARIS !

 

Manifestation nationale

 

 | Espace presse

Les conditions climatiques avaient contraint la Fédération CGT des Cheminots à reporter la manifestation nationale prévue le 8 février dernier. Conforme à ses engagements, la Fédération CGT donne à nouveau rendez-vous aux cheminots, aux associations d’usagers, aux usagers eux-mêmes le 22 mars prochain à Paris.

 

Les motivations qui avaient conduit à l’organisation du 8 février demeurent.

 

La Fédération CGT des cheminots travaille depuis plusieurs mois, en cohérence avec ses syndicats locaux à rassembler les cheminots autour des questions d’organisation de la production ferroviaire, de la réponse aux besoins des populations, du maintien et du développement du service public ferroviaire en tous points du territoire.

 

La direction SNCF et le gouvernement veulent en finir avec le train. Le rapport SPINETTA, paru le 15 février dernier, constitue la 4ème mauvaise solution proposée après le projet de loi NÈGRE/MAUREY, les assises des mobilités, le rapport DURON.

 

Le gouvernement confirme donc sa politique anti-ferroviaire. La direction SNCF, quant à elle, semble satisfaite d’un texte dont une partie significative a vraisemblablement été rédigée par elle-même.

 

Cette manifestation constitue donc une nouvelle étape dans une démarche plus globale qui vise à amplifier les convergences entre cheminots et usagers afin de gagner un service public SNCF de qualité.

 

Les recommandations de ce rapport vont à l’inverse du développement du service public ferroviaire : ouverture à la concurrence, fermeture programmée de 4000 à 9000 km de lignes d’ici 2026, filialisation du FRET SNCF, transformation des EPIC Mobilités et Réseau en sociétés anonymes, possibilité de mettre un terme aux recrutements à statut, transférabilité des cheminots, etc…

 

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que l’heure n’est pas au sabordage du chemin de fer français mais bien à son maintien et à son développement face aux défis environnementaux, sociaux et d’aménagement des territoires auxquels la Nation est confrontée.

 

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires.

 

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ses mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en oeuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

 

C’est à ce titre et conformément à ce qu’elle avait annoncé le 8 février dernier, que la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots ainsi que toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la casse de l’entreprise publique SNCF, à s’inscrire massivement dans la manifestation nationale des cheminots le 22 mars 2018 à Paris.

 

« La SNCF, certains veulent la descendre, NOUS, on la défend »

Rédigé par Canaille le  Rouge

52ème congrès de la CGT- Etre ou ne pas être ?

Une contribution au débat des militants.

52ème congrès de la CGT- Etre ou ne pas être ?

 

« Celui qui n’a pas d’objectifs, ne risque pas de les atteindre ! »
Sun Tzu (6e siècle av J-C)
 

Le 52e congrès de la CGT va t’il (enfin ?) permettre de débattre des causes véritables de cette torpeur qui s’est abattue sur le syndicalisme français.

 

Pourtant, un contexte national et international aux enjeux inédits impose à celui-ci le besoin de se hisser à la hauteur de ce qu’ils exigent. Cette nouvelle période qui n’est pas sans risques n’est pas non plus sans opportunités ! C’est ce que viennent de démontrer les métallos allemands ! Toute la CGT se doit de prendre la juste mesure de ces défis et assumer les responsabilités qui sont les siennes ! Le prochain congrès confédéral de 2019 à Dijon le permettra t’il ? Telle est la seule question qui vaille. !

 

1-Faire un bilan !

 

Aujourd’hui à contre-courant des réalités, certains dirigeants syndicaux semblent vouloir se rassurer en se réfugiant dans un immobilisme fait d’incantations, de bonnes intentions parfois de compromission et de stratégies aléatoires. Contrairement à ce que l’on vient de vivre en Allemagne où les travailleurs de la métallurgie ont imposé leur ordre du jour, le calendrier social en France est fixé par E. Macron, son gouvernement et le patronat, les syndicats s’y tiennent, CGT compris ! Le décalage entre ce conformisme fait parfois de placidité et les besoins des travailleurs est saisissant.

 

Il est de plus en plus préoccupant, car il touche à la crédibilité du syndicalisme, à son utilité, à sa réputation et donc à son existence en France et ailleurs, au fond à sa place dans la société ! Bien sûr l’affaiblissement de la CGT n’arrange pas les choses.

 

C’est bien sur les causes de cet affaiblissement auxquels il faut réfléchir pour agir en conséquences.

 

A t’on pris la juste mesure de cette « guerre sociale » à laquelle se livre le Capital fait de haine et de répressions sans précédents vis-à-vis de ceux qui sont à la tête des luttes ? Le but est pourtant de casser les avancées sociales, placer le syndicalisme en état perpétuel de défensive, imposer le recul social comme une évidence inéluctable à laquelle il faudrait se soumettre dans l’hypothétique retour à des jours meilleurs !

 

La raison principale de cette situation préjudiciable pour le monde du travail est due au fait que le Capital ne renonce jamais à ses objectifs destructeurs et au fait que le syndicalisme préfère nier cette réalité. On cause, en se revendiquant de la lutte des classes, mais on n’en tire aucune conséquence. Or, il ne suffit pas de constater la détresse des gens, « et voir dans la misère que la misère », il faut prendre en compte l’antagonisme radical de la contradiction capital/travail. En est il ainsi ? C’est loin d’être évident !

 

Il est quand même remarquable que des économistes libéraux reconnaissent aujourd’hui la validité des analyses de Marx sur la nature de la crise du capitalisme mondialisé et ses inquiétantes perspectives(Patrick Artus pour Natixis) pendant que des syndicalistes se contentent du constat « ça va mal » !

 

Car au fond la lutte de classes tout le monde en parle même des milliardaires US comme Warren Buffet, mais pour le syndicalisme en termes d’actes concrets, de stratégie, cela signifie quoi ?

 

Va-t-on enfin réfléchir au bilan syndical de ces 30 dernières années, et pour ce qui concerne la CGT au prix à payer d’une mutation, d’un recentrage qui l’aura profondément déstabilisée et affaiblie. Considère-t-on cela comme une fatalité, ou encore par l’éternel formule censée tout expliquer : « c’est compliqué » Va t’on débattre des nombreux sujets auquel on s’est habitué à ne pas répondre et qui loin de mobiliser l’adhésion des militants comme des travailleurs provoquent de nombreuses interrogations, tout particulièrement de la part des jeunes.

 

2- Se réapproprier la CGT !

 

Va-t-on enfin rompre avec l’auto satisfaction, le ronron, les états d’âme, les formules creuses qui veulent tout dire et ne rien dire ? Va t’on par exemple préparer le congrès de la CGT en accablant les militants de directives et continuer à fonctionner selon le principe : « ceux qui décident, et ceux qui appliquent » ! Où va t’on considérer le congrès comme une opportunité et donner la parole à ceux qui la réclament ?

 

Une chose est certaine on ne répondra pas par la fuite en avant, le repli sur soi, encore moins par l’autisme, l’autoritarisme, l’obstination ou la cécité.

 

Pire encore, vouloir cadenasser une expression contradictoire avec la « pensée officielle de la direction » entraînerait de nouveaux déboires. La CGT n’en a pas les moyens, si tentés qu’un jour elle les a eus ! Son unité et sa cohésion sont à ce prix.

 

Il faut libérer la parole, qu’on en finisse avec les calculs mesquins d’appareil, le « politiquement correct », « le pragmatisme »les plans de carrière, les nom dits, les exclusions, la « professionnalisation » rampante au détriment des valeurs du militantisme ?

 

Pourquoi faudrait-il accepter d’être traité avec condescendance comme si les militants de la CGT n’étaient pas majeurs et capables d’assumer pleinement leurs responsabilités, leurs choix, à tous les niveaux de l’organisation ?

 

Pourquoi faudrait-il accepter d’être dépossédé d’un droit d’inventaire légitime, s’en tenir à la délégation de pouvoir, au chèque en blanc et bannir la discussion franche sur les sujets dérangeants ?

 

Ne faut il pas créer les conditions partout d’une réappropriation de la CGT par ses adhérents eux mêmes ! Ne faut il pas que cela se reflète démocratiquement dans les discussions comme dans la désignation et l’élection des délégués, la composition de la future direction de la CGT, y compris dans le choix du secrétaire général ?

 

La CGT représente une somme d’intelligence et de dévouement, une histoire prestigieuse faite de valeurs et de principes qui devraient guider une ambition pour contribuer à cette mobilisation indispensable du monde du travail. N’est ce pas ce qui fait défaut ? N’est ce pas ce qui devrait être le véritable ordre du jour d’un congrès transparent, offensif, combatif et fraternel ?

 

A cette question légitime, va t’on répondre en bredouillant des formules creuses du type « c’est un problème », cette rhétorique dont Philippe Martinez a pris l’habitude, ou clarifier ce qui doit l’être ? Un secrétaire général de la CGT doit défendre une vision ! On peine à savoir ce qui est la sienne. Entre diriger et gérer au jour le jour, on attend de la part des dirigeants de la CGT des choix clairs. A l’évidence on n’en est pas là ! On peut même être parfois stupéfait par l’inanité des leurs propos.

 

Voilà pourquoi, cela suppose de rompre avec les pratiques anciennes qui aboutissent à la confiscation du débat par quelques-uns et plus encore à des prises de décisions incertaines qui ne reflètent qu’en partie les choix démocratiquement exprimés.

 

Le syndicalisme doit changer c’est une évidence. Pour sa part le problème auquel la CGT est confrontée depuis des années est celui de son orientation, de son programme revendicatif, de sa stratégie ! Cela fait beaucoup ! Ses adhérents tout comme les travailleurs doivent savoir où elle se situe. On ne le sait plus vraiment !

 

3-Apporter des réponses aux questions qui se posent !

 

Il en est ainsi sans doute parce que l’on évite de parler de l’essentiel ?

 

*Dans ses rangs certains pensent qu’il faudrait accélérer « la mutation », « le recentrage »et s’adapter. Cette approche est encouragée et soutenue par différents groupes de pression, fondations, centres de recherche et autres qui s’inquiètent et considèrent le syndicalisme en France et l’existence de la CGT comme une anomalie au regard de celui qui domine en Europe. Leur but serait de rendre celle-ci compatible avec cette vision d’un syndicalisme qui considère dorénavant le capitalisme mondialisé comme un horizon indépassable et la construction européenne comme une nécessité incontournable.

 

Ceci soulève une question à laquelle le congrès de la CGT se devrait de répondre : un autre capitalisme est il possible, un capitalisme qui serait plus moral, moins corrompu, moins autoritaire, moins dictatorial, plus démocratique, plus transparent, moins prédateur ? On sait que la CES, la CSI en rêvent et veulent donner au capitalisme un visage présentable. En soit leur démarche n’est pas sans cohérence avec leur pratique, mais au moins de leur part on sait ainsi à quoi s’en tenir !

 

Mais pour la CGT qu’en est il ? Il faut répondre clairement : son rôle peut il être d’humaniser le capitalisme ou doit elle en toute indépendance en prendre le contre-pied, en confrontant la logique du système lui même ? Faut-il s’accommoder de profits et de dividendes toujours plus élevés, de gâchis financiers faramineux, que l’on fait supporter au travail ?

 

C’est pourquoi et comme dans la recette du « pâté d’alouettes », faut-il continuer à parler de partage des richesses, des ressources quand le travail enrichit toujours plus le 1%, et que les inégalités explosent ?

 

La CGT ne doit elle pas ré affirmer clairement son anticapitalisme ? Sujet politique dira-t-on : et alors ? N’est ce pas non plus la responsabilité de la CGT de contribuer à ouvrir une perspective, donner confiance, redonner espoir. D’avoir déserter ce terrain n’a t’il pas contribuer à brouiller l’image qui est la sienne. La CGT a toujours nourri le débat politique depuis qu’elle existe. Quel bilan faut il faire depuis qu’elle s’en est distanciée. Quand la très politique Union Européenne assure son financement après l’avoir tenu sur les fonts baptismaux, la CES ne fait-elle pas de politique ?

 

*Autre question, faut il fonder notre vision en privilégiant la place et le rôle des individus, cette fausse liberté qui entretient les égoïsmes ou contribuer à une prise de conscience collective fondée sur des intérêts de classe à défendre en commun dans l’entreprise comme au niveau international ? Quel sens donnons-nous encore au concept de classe ouvrière, est il pertinent ?

 

Depuis toujours le Capital cherche à détruire les liens, les solidarités qui unissent les travailleurs entre eux. Ils ne ménagent pas ses efforts pour les diviser et les opposer entre eux.

 

La prétendue casse du code du travail que certains seraient près à négocier s’accompagne ainsi d’un discours démagogique qui vise à faire admettre qu’au fond, le salarié peut régler ses problèmes lui même ! C’est là un danger pour le syndicalisme lui-même parce que cela met en cause sa place mais aussi le sens, la légitimité, l’efficacité des luttes collectives qui sont les seules à contribuer au progrès social.

 

Il faut donc redonner du sens aux valeurs qui sont celles du monde du travail et qui passent par l’unité, la solidarité et l’action collective émancipatrice.

 

C’est aussi le cas de la référence à la « société civile »au détriment de « l’état » jugé dorénavant suspect. N’est elle pas au fond une mystification dont on use et abuse en légitimant de manière systématique le rôle des individus qu’expriment le rôle grandissant des ONG engagées dans la défense des problèmes sociétaux ? ? Et si tel est le cas quel doit être le rôle, l’action et le type d’organisation qu’il faut privilégier, si comme syndicat et si comme elle le prétend la CGT se réclame de la lutte des classes ?

 

*Faut-il continuer d’ânonner cette formule suicidaire du « syndicalisme rassemblé » qui se réduit à vouloir partager des positions quand l’on sait qu’elles sont inconciliables ? La CGT a besoin de se reconstruire par elle même en toute indépendance pas en association avec d’autres qui d’ailleurs n’en ont nullement l’intention.

 

*Faut-il s’en tenir aux journées d’action sans lendemain, excluant toute volonté de bloquer les secteurs stratégiques de l’économie, là où se concentre le pouvoir du Capital. Faut-il renoncer à la grève générale ce qui serait selon certains une conception désuète. Pourquoi serait-elle désuète ? Cela mérite une discussion. Faut-il se satisfaire de grèves par procuration ? Cela ne suffit pas d’applaudir au succès des métallos allemands, ne faut-il pas réfléchir au fait que leurs résultats sont à mettre au crédit d’une grève reconductible, massive et déterminée qui a coûté cher au patronat et lui a fait craindre la contagion.

 

*Nous sommes entrain de passer d’une « société de pauvres sans emploi à une société de pauvres avec emploi ». La précarisation et la flexibilisation se généralise, l’individualisation est légiférée avec la destruction du code du travail, le télétravail est devenu un système sans coup férir ; quels moyens humains et matériels se donne-t-on pour syndicaliser ces vastes secteurs laissés en déshérence et qui concernent des millions de travailleurs ? Et que faire en direction des chômeurs qui devraient être des travailleurs en devenir ?

 

*Professionnalisation, institutionnalisation du syndicalisme au détriment du militantisme. Le cas de la confédération est devenu caricatural avec la multiplication de collaborateurs souvent sans expérience concrète des luttes d’entreprise quand dans le même temps des organisations de proximité de la CGT sont dépourvues de moyens. Sans prôner un égalitarisme sans principes est il normal que des écarts de rémunérations soient aussi importants entre militants par delà leur responsabilités, voire comme on l’a vu avec la triste affaire T. Lepaon en arriver à maintenir de bien couteuses « rentes de situation ».

 

Soyons lucide, persévérer dans la voie qui fait l’impasse sur la clarification nécessaire de ces interpellations ne peut convaincre que ceux qui ont renoncé depuis longtemps à toute perspective de changement radical et qui gèrent souvent le provisoire pour leurs seuls avantages. Si au contraire on se situe dans une démarche de confrontation militante et syndicale avec le Capital, de rejet de celui-ci, il faut travailler dans la durée à la construction d’une alternative en cherchant à affaiblir partout ses positions et en premier lieu à l’entreprise. Là sont les priorités que doit faire partager et impulser la direction de la CGT.

 

*Faut il enfin, réduire l’internationalisme syndical à un catalogue de bonnes intentions sans identifier les responsabilités de l’impérialisme ? Faut il se taire sur la folie nucléaire de Washington ? Faut il renoncer à débattre des affiliations de la CGT à la CES et à la CSI ces piliers du syndicalisme d’accompagnement, aussi silencieux et impuissants sur les grèves en Allemagne, en Grèce qu’elles le sont en France, quand ce n’est pas pire ? Faut-il ou non faire le choix de travailler avec tous, indépendamment des affiliations internationales ou non ?

 

Travailler au niveau des groupes multinationaux en Europe et dans le monde, bien sûr, mais si cela ne repose pas sur une activité, en termes d’utilité pour les luttes qu’elle peut être l’effet réel pour la construction des rapports de force. Par ailleurs et comme on le voit fréquemment cela ne devient il pas un moyen d’intégrer les syndicats aux objectifs mis en œuvre par le patronat lui-même ? Faut-il s’en accommoder ?

 

Ces enjeux, ces défis appellent des réponses !

 

4- Débat respectueux et ingérence !

 

Plutôt que de contribuer à ce débat certains à l’extérieur de la CGT font le choix de l’anathème, des jugements de valeur grossiers et provoquants, de l’insulte. L’arrogance, fait mauvais ménage avec le souci de convaincre et de faire progresser la réflexion.

 

C’est le cas de Jean-Marie Pernot ancien secrétaire général de la Fédération des finances CFDT, qui se présente comme chercheur. Il a été invité, ou il s’est invité dans les débats internes de la CGT. Il s’inquiète de voir ses militants se poser des questions sur les orientations du syndicalisme en général et de leur confédération en particulier. Sans doute fait-il partie de ces observateurs qui n’aiment la CGT que lorsqu’elle est affaiblie ! Dans un long texte de 8 pages qui se veut une réponse à une réflexion sur « Où en est internationalement la CGT ?” il se livre à une critique caricaturale et à la technique éprouvée de l’amalgame. Pour lui en effet hors la CES et la CSI point de salut !

 

Dans une logique implacable il dresse son réquisitoire ! Vous exprimez des différences, voire des désaccords, vous vous posez des questions sur les raisons de l’affiliation de la CGT à la CES et à la CSI, vous prenez en compte comme un fait, l’existence de la FSM, etc. C’est la preuve que vous êtes un « stalinien » (sic) et pire que vous voulez comme il l’écrit tout en nuances, ressusciter « des morts-vivants » (re-sic).

 

Un spectre hante les nuits de Pernot : la FSM, cette « survivance stalinienne » comme il l’affirme ! Chercherait-il à nous faire peur ? Ce manque de respect est affligeant et incroyablement méprisant vis-à-vis de ceux qui se battent chaque jour dans des conditions difficiles et font preuve d’un courage quotidien ! Comme conception du débat, c’est le grand bond en arrière !

 

Comme toujours la forme est révélatrice du fond. La sienne est directement héritée de la guerre froide dont l’auteur a visiblement conservé la nostalgie. Faut- il lui rappeler que l’URSS est morte il y a 30 ans.

 

Cela ferait sourire si son texte n’était bourré de contre-vérités, qui ne sont pas sans interroger sur le sérieux des recherches de l’auteur. Sa démonstration « binaire » envisage le mouvement syndical international qu’en termes d’opposition radicale, un camp contre l’autre, l’autre étant bien sûr« le musée des horreurs ». Outre que cela ne correspond à aucune sorte de réalité et témoigne d’une profonde ignorance, Pernot clot par avance tout espèce d’échange respectueux et civilisé. « Avec une analyse aussi fine, il ne fait pas de doute que l’unité d’action est en marche » dit il ! En effet ! A vouloir trop prouver, l’ex-gauchiste se prend les pieds dans le tapis.

 

Ainsi, de manière assez obsessionnelle il annonce l’adhésion à la FSM d’organisations CGT qui n’ont pris aucune décision à ce sujet ! Il évoque le rôle, selon lui exemplaire du « Labor Global Institute » de Genève dont il serait intéressant qu’il nous dise comment et par qui il est financé pour s’ingérer en toute « indépendance » dans les activités syndicales, celles notamment des pays d’Europe de l’Est !

 

Traiter de la crise du syndicalisme en France, en Europe, dans le monde aujourd’hui en expliquant ce qu’était la FSM des années 60, et accorder un certificat de bonne conduite à la CISL (aujourd’hui CSI), est stupéfiant et insultant. En particulier à l’égard de la mémoire des victimes syndicales des dictatures sanglantes d’Amérique Latine, du Soudan d’Indonésie ou d’ailleurs vis-à-vis desquelles la CISL (CSI) a fait preuve d’un silence complice, pour ne pas dire plus.

 

Faut il le répéter, la question n’est pas d’en appeler à adhérer à la FSM mais d’inviter chaque militant à prendre en compte sans a priori, sans ostracisme, la réalité syndicale internationale telle qu’elle est, qu’elle nous convienne ou non et pour faire en sorte de la transformer ! C’était le but de cette contribution au débat, qui a tant déplu à Pernot.

 

Notre chercheur fait également des découvertes. Pour lui, les syndicats chinois ne fonctionnent pas comme les nôtres. En effet et alors ? Faut-il pour autant les ignorer et les condamner quand le syndicalisme international est caractérisé par une extrême diversité d’histoire et de pratique. Qu’en est il de l’AFL-CIO aux USA ? En fait Pernot considère les conceptions syndicales occidentales comme un prêt-à- porter exportable, un modèle unique, qui devrait s’appliquer partout.

 

Pernot à cette prétention typiquement occidental de définir le monde, à la manière d’un microsillon rayé « la voix de son maitre ». Pourtant les résultats en sont contestables, pour le moins. A ses yeux sans doute, seuls les prétendus « experts, chercheurs »occidentaux ont hérité du droit de prendre des décisions et de délivrer des expertises pleinement qualifiées sur des sujets aussi importants à savoir si les syndicats en Chine, à Cuba ou ailleurs sont des syndicats digne de ce nom ! Voilà pourquoi Pernot « hurle à la lune », se frappe la poitrine avec des accents moralisateurs et insulte ceux qui luttent, pour finir par nier les évidences

 

On aimerait savoir comment il envisage le renouveau du syndicalisme international ? A travers un match de catch ? La manière dont D. Trump à l’habitude d’aborder les problèmes, serait il à ce point contagieux ?

 

Au fond ne retrouve-t-on pas dans le propos sectaire de Pernot, cette arrogance occidentale, ce « fardeau de l’homme blanc » dont parle le poème de Rudyard Kipling » (The White Man’s Burden, 1899) en charge morale d’amener la civilisation au reste du monde, par définition sauvage ! Selon Pernot cela devrait s’appliquer également aux syndicats qui représentent des centaines millions de syndiqués et de travailleurs mais dont les orientation seraient à ses yeux non conformes à la « doxa » de la CES et de la CSI.

 

“Malgré tout, malgré leurs limites et leur formalisme, les régimes occidentaux sont plus supportables aux travailleurs que les régimes autoritaires parce qu’au moins, y demeure la possibilité d’y lutter contre l’arbitraire et l’injustice” ose t-il !

 

Macron, Guattaz et Laurent Berger de la CFDT ne le démentiraient pas ! Les syndicalistes qui en Europe ou aux USA mais aussi dans le reste du monde sont victimes de la répression, des violences de la police et de la justice apprécieront son sens de la mesure. Pour Pernot, la mise en cause du droit de grève en Grèce ne serait donc qu’une péripétie parfaitement supportable. Il suggère sans doute de la négocier, comme on le ferait du poids des chaînes !

 

En fait Pernot s’intéresse plus à sa parole qu’au sort des travailleurs et à l’avenir du syndicalisme.

 

Il serait intéressant de savoir ce que pense la direction de la CGT d’un texte qui au fond est aussi insultant à son égard qu’il l’est à l’égard des militants de la CGT ?

 

5-Idéologie et dogmatisme ?

 

Compte tenu du nombre de sujets en suspens et vis-à- vis desquels une clarification s’impose, le 52e congres CGT va représenter un enjeu d’importance. Le récent CCN de février 2018 a mis en évidence une diversité d’approches comme de réponses. C’est là une réalité qu’il faut assumer !

 

La CGT à les ressources d’anticiper, de combler ce fossé qui n’a cessé de s’accroître entre son sommet et sa base, et que révèle entre autre ses revers électoraux comme son état d’organisation ? Pour cette mise en mouvement nécessaire, elle a besoin d’unité dans ses rangs, comme de volonté politique. Le 52e Congrès se doit d’y contribuer en tirant toutes les leçons des succès comme des échecs. Pas l’un sans l’autre !

 

Dans son rapport au récent CCN Philippe Martinez souligne « Comme nous le faisons en France nous refusons un syndicalisme idéologique et dogmatique qui cliverait le monde syndical en deux blocs irréconciliables. Car le syndicalisme ne se mesure pas dans la teneur et la virulence des discours ».

 

Cela signifie quoi ? Cela s’adresse à qui ? Pas d’idéologie, cela est peut-être très « en vogue », mais mériterait d’être clarifié. Veut-on nous dire que nous n’avons plus besoin d’idéologie ? Mesure t’on ce que cela signifie ? Et pourquoi pas dorénavant, plus de théorie ?

 

Soutenir les principes de lutte de classes comme le fait la CGT, est-ce idéologique ou non ? Les réaffirmer est ce dogmatique ? Parler de capitalisme, d’impérialisme est ce idéologique et dogmatique ?

 

Quand la CGT à adhéré à la CES et à la CSI, elle à fait un choix ! Il était politique ? Il était idéologique ? Le fait de l’avoir fait compte tenu qu’il serait hasardeux de considérer ces organisations comme de lutte de classes signifie t’-il que nous mêmes y avons renoncé ? N’était-ce dès lors pas un choix idéologique de notre part ? Cela ne mérite t’il pas aujourd’hui d’en faire un bilan, comme de tout choix stratégique plutôt que d’affirmer des formules du genre « nous assumons nos affiliations à la CES et à la CSI », qui sont comme chacun sait des organisations ni idéologiques, ni dogmatiques ! Et puis enfin, c’est qui nous ? On a peur de quoi ?

 

Y a t-il oui non dans le monde syndical des options différentes ? Par exemple que faut-il penser de la conception syndicale dominante aux USA où l’on défend l’association capital/travail ? Est ce idéologique ? Cela n’a pas empêché la CGT de faire la preuve dans le passé qu’elle était capable de travailler sur des coopérations syndicales aussi bien aux USA avec des fédérations de l’AFL-CIO qu’avec les syndicats de Chine. Pas plus pour les uns que pour les autres, nous avons fait le choix d’une approche « politique, idéologique et dogmatique ».

 

En fait ce sont nos affiliations à la CES et la CSI qui figent de façon sélective nos rapports au mouvement syndical international ? Or et les exemples ne manquent pas, ces 2 organisations ont adopté depuis longtemps la « rhétorique revancharde » de ce qui est à leurs yeux la seule vision de l’histoire et de l’organisation du monde, celle dominante que propage les médias pour le compte du Capital. . La CGT y adhère t’elle ?

 

Philippe Martinez semble avoir oublier qu’au 45e congrès de la CGT en 1995, la CGT accueillait 110 délégations étrangères de différentes affiliations internationales , les syndicats de Chine et même l’AFL CIO pour la première fois ! Pour le 52e congrès ayons donc l’ambition de faire mieux encore ! Travailler avec tous n’implique nullement l’abandon de nos positions de principes ni l’adhésion aveugle à celle de nos partenaires.

 

C’est ensemble de manière indépendante qu’il faut travailler au renouveau du syndicalisme international et cela suppose de n’exclure personne a priori. En se domaine, nous n’en sommes pas là, d’où l’intérêt d’en parler sans complexes et sans arrogance au prochain Congres de la CGT.

 

6- Un syndicalisme CGT du 21e siècle !

 

Un syndicalisme CGT du 21e siècle se doit d’ouvrir une perspective différente que celle qui fonctionne et a dominé jusqu’à présent. Pour la CGT cela ne saurait signifier un affadissement, ou une dilution de ses principes, ou une prise de distance avec son histoire.

 

Cela exige de faire valoir une analyse de classe conséquente face à la crise systémique de la mondialisation capitaliste. Un syndicalisme de classe capable d’expliquer les raisons des tensions internationales et de ne plus se réfugier dans l’apparence des choses, la superficialité et l’air du temps. C’est dire, ce que doit être le rôle de la CGT et par conséquent les responsabilités qu’elle se doit d’assumer, et devra de toute façon assumer dans l’avenir, si elle veut utilement être à la hauteur de ce qu’attendent d’elle


les travailleurs en France et dans le monde.

 

Jean-Pierre Page

 

Jean-Pierre Page a travaillé à Air France, il a été secrétaire général de l’Union départementale de la CGT du Val de Marne (1979-1990), membre de la commission exécutive confédérale de la CGT(1981-2000), responsable du département international de la CGT(1991-2000). Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Camarades, je demande la parole ». Investig’Action éditions, 2016

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SNCF : de quoi Spinetta est-il le nom ?

SNCF : de quoi Spinetta est-il le nom ?
 
Publié le 16 Février 2018

 ou quand un capitaine fracasse

 sur ordre de ses généraux

 

SNCF ; de quoi Spinetta est-il le nom ?

 

C.Spinetta ne sort pas du néant ou comme un lapin d'un chapeau doré. En lui confiant la mission de cadrer idéologiquement la casse de la SNCF et du statut des cheminots Touthenmacron savait qu'il avait un joker lequel rien que par son choix ferait des dégats.

 

Choisir pour la SNCF, celui qui pour Air France fut l'exécuteur des hautes-œuvres d'un tribunal où un certain Gayssot, comparse zélé,  a tenu le rôle d'avocat général, lui donnait des garanties.

 

D'autant que ce Spinetta rien qu'à lire son parcours est représentatif de cette aristocratie rose qui s'est mithridatisée au jus de libéralisme au point d'en être maintenant le venimeux fer de lance.

 

Sa bio fait en soit démonstration.

 

De la CFDT au MEDEF en naviguant et prenant galonsdans les rouages du PS, ce n'est plus un rite initiatique mais bien une procession des convertis.

 

1970-72 : Instigateur de la section CFDT de l'ENA 

 

1981-83 : Chef du service d’information et de diffusion du Premier ministre (Maurroy)

 

1983-84 : Directeur des collèges au ministère de l’Éducation nationale

 

1984-86 : Directeur de cabinet de Michel Delebarre, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle

 

1986-87 : Inspecteur général de l’Éducation nationale

 

1988-90 : Directeur de cabinet de Michel Delebarre, successivement ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, ministre des Transports et de la Mer, ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer

 

1990-93 : Président-directeur général d’Air Inter

 

1994-95 : Chargé de mission auprès du président de la République François Mitterrand, conseiller pour les affaires industrielles, puis préfet, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement

 

janvier 1996 : Conseiller technique au cabinet du Commissaire européen chargé des Sciences, de la Recherche et de l’Éducation

 

juillet 1997 : Mission du recensement des gisements d’emplois dans le secteur de l’Éducation confiée par Claude Allègre, ministre de l’Éducation nationale et Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité

 

Du 22 septembre 1997 au 31 décembre 2008 : Président-directeur général du Groupe Air France. Il organise la privatisation partielle de Air France en 1999

En cette période de JO, le couple Gayssot-Spinetta fait pense au curling par équipe : le lanceur (Gayssot) et le frotteur qui ajuste la trajectoire de la pierre pour exploser l’adversaire.

 

Macron a retenu la leçon. Trouvé dans les archives cet éclairage du 3 juin 1998 (les échos) :

 

« ... Jean-Claude Gayssot, appelant dimanche soir les syndicats et la direction à « reprendre tout de suite les négociations, car il y a du grain à moudre », et l'intervention du PDG d'Air France, le lendemain soir, confirmant l'ouverture de ces pourparlers, en considérant que les deux parties en présence avaient « tous les éléments d'une excellente négociation ». Surtout, en insistant d'entrée de jeu sur le fait que « les économies recherchées ne passent pas que sur des efforts sur les salaires », 

 

Le processus de ce début de privatisation ne se mettra en place qu'au début de l'année 1999 : l'ouverture du capital est engagée avec le placement de plus de 17 % de titres Air France, la part de l'Etat descendant progressivement à 53 %. Et la première cotation de l'action Air France à la Bourse de Paris intervient le 22 février.

 

Alors qu'il impose son autorité auprès des pilotes d'Air France, Jean-Cyril Spinetta se met en quête d'alliances internationales, comme l'a déjà fait British Airways avec American Airlines.

 

Le débat sur le nombre d'administrateur montre comment Gayssot lance la pierre et comment ensuite Spinetta va balayer la glace pour faire exploser la maison et s'installer au centre :

 

JC Gayssot le 13/12/2000 au Sénat 

 

(Source JO des débats au Sénat-CONSEIL D'ADMINISTRATION D'AIR FRANCE -Adoption d'un projet de loi en nouvelle lecture) :

 

« ...Air France sera déjà parmi les entreprises cotées en Bourse dont le conseil d'administration comporte le plus grand nombre de membres.
Toutefois, ce nombre de vingt et un administrateurs est, vous le savez, le minimum requis pour que l'Etat puisse détenir la majorité, comme cela a été décidé, tout en maintenant le nombre actuel de salariés actionnaires élus. Ce maintien est nécessaire à un bon climat social et conforme à l'engagement pris en octobre 1998 envers les personnels navigants techniques d'assurer leur représentation au conseil d'administration s'ils détenaient une part suffisante du capital. Cet accord a été, je le rappelle, une des conditions de réussite de l'ouverture du capital. »

 

Lors de ce débat, Canaille le Rouge à relevé ce moment savoureux qui avec le recul confirme tous le mal que nombre des communistes d'Air France et plus largement les salariés des transports pensaient de la doublette Gayssot Spinetta, les Starsky et Hutch de la privatisation les Roux et Combaluzier du dividende.

 

M. Jean-François Le Grand, (RPR) rapporteur. Mais, quoi qu'il en soit, vous êtes le ministre qui a permis à la compagnie Air France de connaître un certain nombre d'évolutions. Sur la quasi-totalité des travées de cet hémicycle, nous nous en réjouissons.


Vous le voyez, monsieur le ministre, je vous rends hommage !


M. Jean-Claude Gayssot, ministre de l'équipement, des transports et du logement. Je le mérite ! (Sourires.)


M. Jean-François Le Grand, rapporteur. Vous avez, en effet, fait en sorte que la participation de l'Etat soit ramenée à 53 % en 2003, alors qu'il détenait 91 % du capital quand vous avez pris vos fonctions.


Merci, monsieur le ministre, d'avoir fait un grand pas en avant vers ce qui sera, à un moment ou à un autre, la privatisation d'Air France : 2003, c'est un an après l'élection présidentielle, et nous ferons le dernier pas ! (M. Garrec applaudit.)

 

Donc ne seront surpris de la teneur du rapport Spinetta promouvant le démantellement de la SNCF que ceux qui veulent nous faire croire qu'ils sont naïfs ou des imbéciles à excuser.

 

La façon coordonnée, la reprise uniformisée à la virgule près, sans même faire effort rédactionnel par la presse national et régionale des " éléments de langage " instillés par l’Hôtel Matysée après validation par le Palais de l'Elignon porte celle ligne revancharde et de reconquête menée par les grands commis du capital  formés par celui-ci et promus par la social-démocratie.

 

Symbole de la hargne du talon de fer,  en dynamitant la nationalisation du Front Populaire l'année de ses 80 ans d'entrée en service et celle du 75e anniversaire du Conseil National de la Résistance où tant pour libérer le pays du fascisme que pour le reconstruire les cheminots tirent la place que l'on sait de cette affirmation du pouvoir de la ditature du capital.

 

Responsabilités de tous ceux qui auront participer à sa revanche.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

SNCF : « Je ne serai pas le patron de la CGT-Cheminots qui enterrera le statut ! »

SNCF : « Je ne serai pas le patron de la CGT-Cheminots qui enterrera le statut ! »

 

 

, par  Laurent Brun
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Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, syndicat majoritaire à la SNCF, promet un mouvement de grève dur si le gouvernement retient les options proposées par le rapport de Jean-Cyril Spinetta.
 

Pour le n° 1 de la CGT-Cheminots, majoritaire à la SNCF, le statut de l’entreprise publique et de ses agents sont deux lignes rouges à ne pas franchir. Il promet un mouvement de grève dur si le gouvernement retient les options proposées par le rapport de Jean-Cyril Spinetta.

 

Que pensez-vous du rapport rendu par Jean-Cyril Spinetta ?

 

C’est une énorme attaque sociale mais ce n’est pas une surprise. Elle est annoncée de longue date. La suppression du statut pour les nouveaux entrants et le passage en société anonyme, ce sont les deux ficelles utilisées ces trente dernières années pour transformer une entreprise publique en société privée. Mais le gouvernement va devoir répondre à une question ? Est-ce qu’il est prêt à engager une épreuve de force avec les cheminots ? Si c’est le cas, on appellera les cheminots à se défendre ?

 

Comment ça ?

 

Si le gouvernement reste sur une logique d’éclatement du système ferroviaire, de suppression de kilomètres de lignes, de casse des droits sociaux des cheminots, d’augmentation des coûts pour les collectivités, de filialisation du fret, on se dirige vers un mouvement de grève dur. Comme tout le monde, j’observe les mécontentements autour de moi : les routiers contre le rapport Duron, les VTC contre leur situation précaire, les agents de l’industrie gazière et électrique contre l’évolution de leur statut, tous les salariés du privé contre des plans sociaux importants, les fonctionnaires… J’espère que le gouvernement a pensé à tout, parce que nous, on se prépare à cette situation depuis un an. D’ailleurs, on appelle à manifester dès le 22 mars. Je ne serai pas le patron de la CGT-Cheminots qui enterrera le statut.

Que reprochez-vous à ce rapport ?

 

Ce n’est pas un projet de développement, mais de casse du service public. Il confirme nos craintes concernant la politique anti-ferroviaire du gouvernement. On peut tourner le rapport Spinetta dans tous les sens, il préconise la suppression de certaines lignes au profit de la route.

 

Le rapport préconise surtout de faire un bilan social et économique des petites lignes et une concertation avec les collectivités avant d’envisager une fermeture…

 

Oui. Mais c’est une stratégie de repli. Forcément des lignes vont fermer et on va demander aux Régions de payer plus si elles veulent les conserver. Les usagers seront aussi les perdants.

 

Comment ça ?

 

Le rapport indique que le train est moins cher en France qu’à l’étranger. Il rejoint en cela le rapport Duron qui conseille de faire davantage payer les usagers. On est en train d’installer l’idée que l’usager doit payer une part plus importante de son billet de train.

 

L’ouverture à la concurrence est une mauvaise chose ?

 

Ce n’est pas moi qui le dit mais le rapport Spinetta lui-même. Page 87, il dresse plusieurs inconvénients comme l’absence d’unité tarifaire, des correspondances moins bien organisées…

 

Le maintien du statut des cheminots est-il tenable ?

 

Chez la compagnie Thello [NDLR : qui opère un TGV de TrenItalia entre la France et l’Italie], les salariés ne sont pas au statut. Est-ce que Thello fait mieux que la SNCF ? La réponse est « non ! ». Même chose pour certaines entreprises du fret. A partir du moment où on ouvre la concurrence, ils veulent casser le statut… C’est dogmatique.

 

Que va-t-il se passer dans les prochains jours ?

 

Nous rencontrons la ministre des Transports Élisabeth Borne lundi. Cela permettra de clarifier certaines choses comme le calendrier mais aussi sur le parcours législatif. Il se murmure que le gouvernement pourrait légiférer sur ce sujet par ordonnance »

 

Vous êtes inquiets ?

 

Non. Ce rapport fait partie des mauvais rapports sur la SNCF. On va faire en sorte qu’ils rejoignent tous ceux qui ont déjà intégré les archives du ministère des Transports.

 

Vincent Vérier
Le Parisien, le 16 février 2018

 

Documents joints

Rapport Spinetta: MACRON ira-t-il jusqu’à porter le coup de grâce à la SNCF en tant que service public ?

Publié par El Diablo

Rapport Spinetta: MACRON ira-t-il jusqu’à porter le coup de grâce à la SNCF en tant que service public ?

Rapport Spinetta: MACRON ira-t-il jusqu’à porter le coup de grâce à la SNCF en tant que service public ?

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

 

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

 

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

 

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

 

- Ouverture à la concurrence,

 

-Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,

 

- Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,

 

- Filialisation du Fret SNCF,

 

- Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,

 

- Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,

 

- Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

 

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

 

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

 

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

 

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

 

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

 

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

 

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

 

« La SNCF, certains veulent la descendre, nous, on la défend ! »

 

SOURCE:

SNCF : « le capitalisme m'a tué »

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

SNCF : « le capitalisme m'a tué »

Après que les gouvernements successifs de droite et de gauche aient plombé le rail public français par une dette arrivée aujourd'hui à 45 milliards d'euros, après que le gouvernement socialo-écolo de François Hollande et la totalité de ses parlementaires aient morcelé la SNCF, accélérant la sous-traitance et la filialisation, voilà le rapport Spinetta du nom d'un ancien tueur d'Air France en ce 15 février 2018. Cet ex de l'ENA, passé dans différents cabinets cabinets ministériels socialistes, jusqu'à conseiller François Mitterrand, premier président socialiste de la République, tente d'asséner le coup de grâce au rail public français. L'heure n'est pas à la négociation sur ce rapport avec le pouvoir actuel, mais au rassemblement et à l'action.

Communiqué de la CGT-Cheminots:

Rapport Sinetta :UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

SNCF: "le capitalisme m'a tuer"

Hôpitaux : Stop à la folie des fermetures !

Hôpitaux : Stop à la folie des fermetures !

12 Février, rencontre pour la santé avec les parlementaires communistes

 


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Rencontre avec les parlementaires communistes pour la santé le 12 février à Lyon à 19h30 à la bourse du travail à Lyon.

 

Michèle Picard, maire de Vénissieux et Marie-Christine Burricand, conseillère métropolitaine, participeront aux rencontres dans les hôpitaux.


Déclaration du groupe des élus communiste, parti de gauche et républicains de la métropole de Lyon

 

Hopitaux : Stop à la folie des fermetures !

 

Face à la baisse de moyens, qui se traduit par des pressions insupportables sur les conditions de travail des personnels et sur une remise en cause du droit à l’accès aux soins pour tous, nous -élus communistes, Parti de gauche et républicains- sommes solidaires des actions menées par les personnels, patients et familles que ce soit à Vinatier, à Charial ou à Henry-Gabrielle et, dernièrement, avec la bataille des EHPAD.

 

Dans l’agglomération, selon le programme d’investissement des HCL, c’est la fermeture de l’hôpital gériatrique Antoine Charial de Francheville -qui traitait les personnes âgées dans leur globalité- et le transfert de l’EHPAD -jusque-là géré par les HCL- vers un opérateur privé au prétexte que cette activité n’est pas la vocation des HCL. D’ailleurs, qu’en est-il de ce transfert à un opérateur privé ? Nous exigeons d’être informés de l’évolution de ce dossier. L’émotion des populations est grande devant la disparition d’un hôpital public sur ce secteur de la Métropole, destiné aux personnes âgées qui plus est, mais tout cela rentre dans une opération où le groupement hospitalier gériatrique disparaît pour être rattaché aux différents groupes hospitaliers de l’agglomération au nom de la baisse des dépenses publiques.

 

Dans l’agglomération, c’est encore la fermeture de l’hôpital Henry-Gabrielle -un des rares centres de cette nature et de cette qualité qui existent en France- et le transfert de ses activités vers Desgenettes. Or, la réalité à Henry-Gabrielle, c’est quand même la question du handicap et de tout ce que cela suppose comme soins, bien-être, vie quotidienne, etc. mais, à l’instar de ce qui s’est passé pour l’EHPAD Charial, le cas d’Henry-Gabrielle est une démonstration, malheureusement, emblématique des effets pervers de cette logique qui consiste à considérer la logique budgétaire d’abord et la qualité des soins ensuite.

 

Tout cela contredit la volonté de permettre aux personnels de travailler mieux et à la population d’être bien soignée puisque, dans le même temps, les besoins de santé augmentent - croissance de la population, vieillissement, … Ce dont on a besoin, ce n’est pas de superstructures hospitalières mais d’hôpital public de proximité, des équipes en nombre suffisant et bien formées, ...

 

Nous nous félicitons de la venue de six parlementaires ce lundi 12 février à Lyon, dans le cadre d’un Tour de France des hôpitaux, pour porter ce dossier sensible depuis notre agglomération jusqu’au Gouvernement. Pierre Laurent fera partie de cette délégation -avec Laurence Cohen et Dominique Watrin, pour les Sénateurs et Alain Bruneel, Pierre Darrhéville et Jean-Paul Lecoq, pour les Députés. I

 

Les rencontreront les salariés et médecins entre 10H30 et 12H45 au Vinatier, de 15H00 à 16H30 à l’EHPAD Pierre Garraud, de 17H00 à 18H30 à Henry-Gabrielle et termineront par une rencontre publique à l’hôpital de la Croix-Rousse à 19H30 [1].

 

Nous serons à leurs côtés dans cette initiative utile à tous ceux qui défendent l’hôpital public et le droit à la santé pour tous.

 

[1] Finalement, l’hopital a refusé la salle promise et la rencontre se tiendra à la bourse du travail, place Guichard

 

Entretien avec Frank GAULIN délégué national CGTdes hypers marchés CARREFOUR

Entretien avec Frank GAULIN délégué national CGTdes hypers marchés CARREFOUR

 

lundi 12 février 2018 
par  Rouge Midi 

Frank le 23 janvier la presse dont France Inter annonçait dans son journal du matin que M. BOMPARD PDG de CARREFOUR devait vous présenter un plan pour « sauver l’entreprise », que CARREFOUR serait « menacé par la vente AMAZONE » et qu’il y avait urgence…La situation est-elle donc si catastrophique ? Faut-il lancer un téléthon pour CARREFOUR ?

Situation catastrophique ? Tu veux rire CARREFOUR est une entreprise qui a un chiffre d’affaires de 43 milliards sur le 1er semestre 2017, en progression de près de plus de 6% et qui affiche un bénéfice net après impôts de près d’un milliard d’euros (980 millions exactement), tous chiffres que l’on trouve aisément sur Internet. Le groupe, qui de surcroît a reçu 400 millions de CICE par an, numéro 2 mondial présent dans 30 pays avec 12300 magasins et près de 400 000 employé-e-s est loin d’être au bord de la faillite, bien au contraire. Il fait de l’argent mais il veut en faire plus, c’est ça le cœur du problème. Contrairement à ce qui est balancé ici ou là il n’est pas menacé par la vente par Internet (qu’il pratique déjà !), il n’est surtout pas en déficit, mais il veut s’appuyer sur les nouvelles technologies pour faire encore plus d’argent au détriment des salariés. La vente par Internet du kilo de patates par une start-up surgie d’on ne sait où, n’est pas pour demain !! Non ce qui est en jeu c’est leur taux de profit. En fait ce qui se passe aujourd’hui (et qui est annoncé depuis plusieurs mois) c’est le franchissement d’un nouveau palier dans la course aux profits…et ce n’est pas nouveau ! Rappelons-nous en 2005 le licenciement du PDG de l’époque, Daniel BERNARD, pour résultats insuffisants (8% de bénéfices tout de même !!) mis à la porte avec…38 millions d’indemnités !!!

Mais alors que prévoit ce plan de « sauvetage » tant annoncé comme inéluctable ?

La fermeture pure et simple de 273 premiers petits magasins (avec 2100 suppressions probables de postes), des suppressions de postes ailleurs, des reventes de magasins, bref c’est la grande braderie pour restructurer le groupe. En fait on est dans la logique du capitalisme international tel que prôné par exemple par le BCG (Boston Consulting Group). L’entreprise est découpée en secteurs d’activités, en magasins de différentes tailles et on regarde quelles sont les formules les plus rentables. Les conseils en stratégie distinguent ainsi au sein d’une même entreprise, « la vache à lait, la star, le dilemme et le poids mort » (sic !) et en fonction de ce découpage décident de vendre, d’externaliser ou de fermer des pans entiers selon leurs calculs de taux de profit. Les femmes et hommes occupés à ces activités ne comptent pas...

Ceux qui sont à la tête de CARREFOUR et appliquent ces méthodes, ont des portefeuilles et des graphiques bousiers à la place du cœur !! Donc selon leurs plans des dizaines de « poids morts » vont être liquidés et tant pis pour les milliers de salariés concernés. En fait le plan va beaucoup plus loin que les 2400 annoncés et les chiffres de mises à la porte seront plus désastreux encore si on ne se bat pas. Tu sais on est loin d’être un cas isolé Good Year, Continental, Fralib hier, la centrale de Gardanne (où 450 licenciements sont annoncés) ou Castorama aujourd’hui, partout c’est la logique du fric qui s’est affronté et s’affronte à celle du travail en réponse aux besoins sociaux. Alors on se bat, on n’a pas le choix et tant qu’il y aura ce système injuste on se battra. On a dans nos têtes l’image des victoires qui ont été obtenues…Rester fidèle à ses valeurs et à ses combats d’enfance contre l’injustice, c’est tout le combat que j’essaie de mener aujourd’hui : rien de plus... mais rien de moins non plus

Quel est l’état d’esprit des salariés aujourd’hui ?

Tu sais ils sont le dos au mur et ils n’ont pas le choix. CARREFOUR a multiplié les contrats précaires et martelé son discours sur le fait qu’il ne peut pas faire autrement. Ça rend la lutte plus compliquée mais pourtant elle se développe à un niveau que nous n’avions jamais connu nationalement. Des salariés nous rejoignent dès à présent et c’est un phénomène nouveau. La semaine d’action de la CGT va bien au-delà de ce qu’on a pu faire par le passé.

Effectivement c’est ce que l’on ressent de l’extérieur…

Il faut que les salariés prennent confiance dans leur capacité à peser sur les choix de gestion capitaliste et nos actions aident à ça. Lundi à Montreuil [1] c’était un grand moment, mais il y en a eu d’autres comme jeudi matin au Carrefour des Milles (zone d’Aix), ce vendredi à Marseille devant les markets, à Antibes où l’hypermarché a été fermé… et il y en aura d’autres. C’est d’autant plus remarquable que la CGT est souvent seule dans l’action. FO a même eu l’indécence de sortir une affichette, appelant…à ne pas faire grève !!! C’est d’autant plus honteux que la centrale argumente en écrivant que nous avons de petits salaires. Bien sûr c’est vrai mais jamais rien dans l’histoire n’a été possible comme avancées sans luttes et sans engagement tant en termes de temps que d’argent ! Si on reste sans rien faire sauf des déclarations de principe on n’aura rien !! Tu te rends compte que le responsable FO dit :"il faut que les licenciements se fassent dans la dignité !!!"

Pour nous ce n’est pas possible d’accepter une telle différence entre le salaire moyen des salariés de CARREFOUR et la rémunération des actionnaires…qui en plus ne connaissent pas notre travail et souvent, même pas, les magasins…Et puis il y a les réactions de soutien de la population, de la clientèle et d’organisations associatives ou politiques : cela fait du bien même s’il faut aller plus loin.

Aller plus loin ? Qu’est-ce que vous proposez ?

Celles et ceux qui nous encouragent nous les remercions et leur soutien est précieux, mais notre lutte, vu l’importance de CARREFOUR, pose une question de société. Peut-on accepter qu’une entreprise fasse sa loi tant auprès des producteurs que des consommateurs sans aucun contrôle ? Je ne le pense pas. Il faut qu’à partir de notre combat émergent des propositions de changement de la société dans lesquelles nous pourrons nous reconnaître. Si les luttes ne servent pas de point d’appui aux politiques pour faire des propositions concrètes comment les salariés pourront-ils se reconnaître dans des discours qui fustigent le capitalisme mais ne s’en tiennent qu’aux slogans ?

En plus dans le plan de CARREFOUR les 273 petits magasins promis à la fermeture sont les magasins dit "de proximité" le plus souvent établis dans des quartiers populaires et donc à travers eux c’est le tissu social qui est attaqué. Dans les conditions actuelles de la distribution ils ne seront pas remplacés par des petits commerces qui ne peuvent tenir face à la concurrence des géants de la distribution…ou alors au prix de quels sacrifices pour celles et ceux qui tenteraient l’aventure du petit commerce !!!

Pourquoi ne pas poser la question de la nationalisation de la grande distribution qui veut imposer sa loi partout ? Non pas pour mettre les magasins dans les mains de l’appareil d’état, mais dans celles des salariés, des producteurs et des consommateurs afin que le peuple maîtrise la vente d’un bout à l’autre de la chaîne 

Par le passé dans des quartiers se sont montées des coopératives de distribution système rapidement récupéré par le capital, pourquoi ne pas reprendre cette idée aujourd’hui en l’améliorant ? Après tout nous n’avons pas plus besoin de patron que les Fralib !! Tu imagines des magasins gérés en commun par les producteurs et les consommateurs, choisissant les produits qui répondent aux besoins de la population, favorisant les circuits courts et contrôlant les prix tout au long de la chaîne ?

Ce sont ces questions-là qui t’ont poussé à t’engager politiquement ?

Je pense que pour l’avenir de la planète il n’y a pas d’autres solutions que la mise en commun des richesses, la propriété collective des moyens de production et d’échanges car comment vouloir faire autrement sans provoquer drames, guerres et barbarie 

Je me suis engagé à l’ANC aussi parce que je crois à la nécessité de revenir au lien entre luttes syndicales et associatives et luttes pour un changement de société. Ce qui se passe aujourd’hui à CARREFOUR ne fait que me conforter

 

[1les salariés ont bloqué l’hypermarché pendant plusieurs heures NDLR

11 février 2018
Formation professionnelle et apprentissage : la CGT refuse de cautionner l'enfumage gouvernemental tandis que la CFDT se place en situation de relais du pouvoir

 

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.
 
 
La CGT a décliné l'invitation du Premier ministre à la réunion conclusive sur l'apprentissage prévue vendredi 9 février, le même jour que la négociation interprofessionnelle en cours. Cette opération de communication gouvernementale percute, en effet, de plein fouet la liberté de négocier puisque le Premier ministre compte, par une conférence de presse, rendre des arbitrages aors que...
 

450 emplois supprimés à la centrale de Gardanne

450 emplois supprimés à la centrale de Gardanne

samedi 10 février 2018 

Depuis plusieurs mois, la CGT interpelle la direction sur les annonces du gouvernement sur l’arrêt des tranches charbon en France.

Les fédérations CGT Mines-Énergie et Ports et Docks ont sollicité et obtenu plusieurs rencontres avec les ministères de l’écologie et de l’économie et des finances ainsi que la commission d’enquêtes chargée de mesurer l’impact économique social et financier de l’arrêt du charbon en France.

Lors de ces rencontres les 2 fédérations CGT ont affirmé toute leur détermination à maintenir l’activité charbon dans le cadre du mix énergétique en se basant sur l’argumentaire développé y compris localement. Pour rappel, l’arrêt du charbon en France est totalement incohérent avec l’utilisation du charbon aux niveaux européen et mondial, la comparaison entre le charbon et les énergies renouvelables est absurde car elle ne répondent pas aux mêmes besoins (base/pointe) ou encore l’avantage de la bonne répartition du charbon sur l’ensemble de la planète…

Au niveau local, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne a entamé la même démarche en interpellant les élus locaux, les responsables des partis politiques, les représentants de l’état, le Conseil Régional et Départemental.

Plusieurs rencontres déjà ont eu lieu : Mairie de Gardanne, Conseiller départemental (PCF), Député PCF de Martigues, Député LREM de Gardanne et le directeur de la SEMAG (aménagement du territoire de Gardanne et sa région).


Lors de ces rencontres, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne a soutenu le même argumentaire qu’au niveau national.

À tous les niveaux, l’argumentaire de la CGT ne souffre d’aucune contestation sur le fond.

Dans l’entreprise, le comportement de la direction est inacceptable. Aucune communication n’est faite auprès du personnel pour les informer du travail qui pourrait être fait pour combattre l’arrêt du charbon ou pour le démarrage de la Biomasse. La raison est évidente, ils sont d’accord avec la position du gouvernement. Leur seul objectif est de démanteler l’entreprise en se remplissant les poches aidé par les ordonnances Macron qui faciliteront le licenciement des travailleurs. À aujourd’hui, seules des réunions en petit comité se tiennent pour déverser leur propagande patronale et mensongère.

Pour toutes ces raisons, la CGT appelle l’ensemble des travailleurs, statutaires et sous-traitants à se réunir le jour de la visite de la commission d’enquête afin d’affirmer ensemble notre volonté de maintenir notre activité charbon et nos emplois.

Le 13 février 2018 à 13h devant le local CGT

La CGT fera un compte rendu de la rencontre avec la commission d’enquête dès la sortie de la réunion.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

CCN de la CGT* Publié le 8 Février 2018 Face au mécontentement généralisé, la CGT propose l'action

CCN de la CGT*

Publié le 8 Février 2018

 Face au mécontentement généralisé,

 la CGT propose l'action

CCN de la CGT*

Des travaux qui portent du neuf dans le paysage.

 

Le CCN appelle à construire une riposte à la hauteur des exigences sociales

 

Déclaration CCN des 6 et 7 février 2018

 

Et si on y allait tous ensemble ?

 

mercredi 7 février 2018 , par Laura
 

Ce début d’année 2018 est marqué par de fortes mobilisations dans des différentes professions ou entreprises dans le public comme dans le privé. A l’exemple des agents de l’Administration pénitentiaire, de l’Education nationale ou du personnel des EHPAD, ceux de carrefour et bien d’autres, les questions de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sont au cœur de ces actions. Toutes les générations sont concernées des lycéens aux retraités. Les nombreux témoignages entendus ces derniers jours, montrent de façon évidente les réalités d’un monde du travail en souffrance, de salariés non reconnus dans leur qualification et leur savoir-faire, d’un manque de moyens humains et matériels

 

Ces réalités d’un monde du travail se heurtent à chaque fois à une autre réalité, celle de la logique financière et boursière. Malgré tout de nombreux salariés engrangent des victoires dans les mobilisations d’entreprises.

 

Quand le PDG de Carrefour annonce 2400 suppressions d’emplois, l’action du groupe en bourse s’envole et les actionnaires perçoivent 500 millions d’euros de dividendes.

 

Quand le Gouvernement refuse de satisfaire les revendications des personnels pénitentiaires ou dans la santé, le Président de la République reçoit royalement les patrons des plus grandes entreprises mondiales dont la plupart ne payent pas d’impôt dans notre pays.

 

Dans le même temps, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins immenses des citoyens ceci par manque de moyens. Le projet du gouvernement « Action Publique 2022 » affiche clairement une volonté de nouveaux abandons.

 

Un récent sondage montre un soutien massif, 87% des français interrogés, aux derniers mouvements sociaux dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD. D’ailleurs, 64% de ces mêmes personnes considèrent que ces mobilisations pourraient se développer.

Face à ce mécontentement généralisé, la CGT propose d’agir autour de propositions concrètes pour améliorer le quotidien du monde du travail et la création de milliers d’emplois et un autre projet de société de progrès social.

 

- La réduction du temps de travail à 32 heures pour les salariés à temps plein et la fin des temps partiels imposés


- L’augmentation des salaires et des pensions, la reconnaissance des qualifications et l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes.


- Des droits nouveaux et une véritable protection sociale pour tous.


- Des services publics partout et pour tous.

 

Plusieurs journées d’actions parfois dans l’unité sont déjà inscrites dans le paysage social de ces prochains jours et semaines. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit nous permettre de porter, notamment, la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le 15 mars avec les retraités dans l’unité. Le 22 mars, dans la Fonction publique à l’appel de 7 organisations syndicales. Elles doivent être l’occasion de faire converger public/privé, de rassembler tous les salariés, les retraités, les jeunes et privés d’emploi.

 

Partir des réalités et des besoins individuels doit se conjuguer avec une démarche collective. 

Sans globaliser les problèmes, faire converger ces luttes, partir des exigences du salariat, faire connaitre les propositions CGT est une nécessité dans la période.

 

La CGT propose de construire ensemble une journée d’action interprofessionnelle dans les prochaines semaines un tous ensemble où chacune et chacun pourrait inscrire ses propres revendications et s’inscrire dans un processus pour gagner. Dans ce sens, ses militants et syndiqués iront à votre rencontre pour construire cette initiative et les formes qu’elle pourrait prendre, vous ouvrir les portes de la CGT et vous inviter à y adhérer.

 

Un autre avenir, porteur de progrès social, est possible si nous prenons nos affaires en mains.

 

Montreuil, le 7 février 2018

 

Pour rappel ou information pour celles et ceux pas au fait du fonctionnement de la CGT :

 

Le comité confédéral national (CCN)

 

Il est l’instance souveraine entre deux congrès.

 

Il est constitué des secrétaires généraux des fédérations et des unions départementales ou de leurs représentants. Ils sont dûment mandatés par ces organisations. Aucun membre de la commission exécutive confédérale et de la commission financière de contrôle ne peut être porteur d’un mandat délibératif.

 

Il se réunit au moins trois fois par an.

 

Il est convoqué par la commission exécutive qui établit son ordre du jour sur proposition du bureau confédéral.

 

Il peut être convoqué à la demande du tiers de ses membres sur un ordre du jour précis.

 

Participent au CCN, avec voix consultative :

 

- les membres de la commission exécutive confédérale et de la commission financière de contrôle ;

 

- un représentant de l’UGICT, de l’UCR, du Comité national de lutte et de défense des chômeurs ;

 

- un représentant de chaque comité régional et des unions inter-fédérales décrites à l’article 11 ;

 

- un représentant d’Indecosa ;

 

- un représentant de l’organisme créé pour animer l’activité de la CGT en direction des jeunes.

 

Représentatif de la CGT, s’exprimant sur mandat des organisations qui le composent, le CCN délibère des grands problèmes qui intéressent la CGT dans le cadre des orientations définies par le congrès.

 

Il contrôle l’activité de la direction confédérale, assurée par la commission exécutive confédérale et le bureau confédéral.

 

Il entend le rapport annuel présenté par la CFC.

 

Il fixe à la majorité simple en début de chaque session, ses méthodes de travail.

 

Les décisions du CCN sont, en règle générale, prises à la majorité simple à main levée ou par appel des organisations à la demande d’un seul de ses membres.

 

Seules les organisations présentes au moment du scrutin votent.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

Le GOUVERNEMENT veut-il en FINIR avec le TRAIN PUBLIC ? [Les cheminots CGT s’adressent aux usagers]

Publié par El Diablo

Le GOUVERNEMENT veut-il en FINIR avec le TRAIN PUBLIC ? [Les cheminots CGT s’adressent aux usagers]

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

Publié par El Diablo

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

L’INDÉPENDANCE de l’INSEE par un cas pratique : la note de conjoncture [communiqué de la CGT Insee]

Le 20 décembre dernier, le porte-parole du gouvernement remettait en cause un chiffre publié dans la toute fraîche note de conjoncture de l’Insee, sur la base d’une critique de la méthodologie employée. Le gouvernement, par la voix de son premier ministre, se félicitait quasi simultanément de la prévision de croissance issue de cette même note de conjoncture, jugée positive.

 

Cet épisode médiatique, aboutissant à critiquer sévèrement les travaux de l’Institut, nous oblige à rappeler ce que l’indépendance de la Statistique Publique signifie pour nous :

 

-la publication de toutes les données et études produites, qu’elles soient porteuses de nouvelles jugées « bonnes » ou « mauvaises » ;

 

- la transparence des méthodologies permettant à toutes et tous de vérifier, analyser, commenter les résultats proposés ;

 

- en aucun cas l’Insee et la Statistique Publique ne doivent se mettre au service d’un pouvoir ou d’une autorité.

 

Simple critique ou pression gouvernementale ?

 

Les agents de l’Insee et du Service Statistique Public (SSP) sont garant-e-s, dans leur activité quotidienne, de l’indépendance avec laquelle les données et études sont produites. Ils et elles s’attachent à mettre en oeuvre des méthodologies, procédures et analyses éprouvées et documentées, qui ne varient pas en fonction des résultats souhaités par les un-e-s ou les autres . Leur sérieux et leur rigueur ne sont pas à remettre en cause.

 

Mais si les statistiques produites par le SSP, sont analysées et commentées de toute part, nous estimons qu’il est aussi possible de les critiquer et d’en analyser les limites : toute donnée chiffrée procède d’une construction basée sur des conventions qui ne sont pas immuables et qui peuvent être questionnées. Ces critiques peuvent venir de la société civile, d’associations, d’enseignants, de chercheurs, de syndicats, de journalistes... : le Service Statistique Public se doit d'entendre leur expression et le Conseil national de l’information statistique est d’ailleurs le lieu qui le permet.

 

Il n’en va pas de même de la part d’un gouvernement, le pouvoir exécutif, pour lequel une critique se rapproche d’une forme de pression, voire d’un abus de ce pouvoir.

 

La note de conjoncture telle que réalisée en décembre permettait de connaître toutes les hypothèses faites par l’institut, sans ambiguïté. 


Contrairement à ce qu’a pu affirmer le gouvernement qui a tenté de discréditer une nouvelle fois l’Institut lors de la présentation de son propre "simulateur de pouvoir d’achat", les données et analyses de la note de conjoncture n’ont pas été modifiées par suite de la première intervention gouvernementale, y compris dans le communiqué de presse publié par l’Insee pour en repréciser la lecture. Nous nous en félicitons : la Statistique publique n’est pas et n’a pas à être la cellule de communication du gouvernement !

 

Nous sommes néanmoins vigilants, car cette critique, formulée avec aplomb par un gouvernement supportant difficilement la contradiction nous donne un signe d’alerte. 


A l’heure où ce gouvernement impose des baisses de moyens drastiques aux services publics, nous serons vigilants à ce qu’elles ne soient pas le moyen d’affaiblir l’impartialité de l’Insee et plus généralement du service de la Statistique publique.

 

Le 25 janvier 2018

SOURCE :

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

6 février 2018

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

 

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

 

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

Très majoritairement l'opinion soutient les mouvements sociaux

 

A leur tour les sondages -dont le rôle d'une manière générale peut être discuté - indiquent une prise de distance certaine par rapport à la politique du pouvoir et ce qu'elle révèle : loin d'être la traduction de choix d'intérêt général elle exprime un choix de classe au profit des plus privilégiés. En conséquence la résistance et la lutte sont légitimes !

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/02/tres-majoritairement-l-opinion-soutient-les-mouvements-sociaux.html

Carrefour : un groupe subventionné par l'Etat sans aucune contrepartie

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Carrefour : un groupe subventionné par l'Etat sans aucune contrepartie

Carrefour: un goupe subventionné par l'Etat sans aucune contrepartie

La délégation collectif CGT Carrefour au ministère du travail a transmise le tableau ci-dessus avec les montants du CICE et des exonérations de cotisations salariales, les bénéfices engendrées et les dividendes versées aux actionnaires : 


2 milliards d’exonération de cotisations salariales en 5 ans qui ont servis à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires. 

Elle a réitéré la demande au gouvernement d’interdire les licenciements pour les entreprises qui font du bénéfice.

Elle a rappelé qu’il était honteux de donner des exonérations de cotisation salariale à des groupes qui versent des dividendes aux actionnaires et qui en même temps licencie.

La 
CGT du collectif Carrefour ne négociera aucun plan de départ de volontaire et ne viendra pas à la table des négociations. On luttera jusqu’au bout afin que tous les emplois soient préservés. 

Elle a dénoncé le fait que les forces de l’ordre soit au service de Carrefour et nous interdit l’accès dans les magasins dans la région parisienne pendant les grèves. 

Pour la 
CGT du collectif Carrefour, les responsables sont les différents gouvernements et plus particulièrement celui-ci qui a assoupli les lois du travail, la direction de Carrefour qui fait de la finance et non du commerce et l’ensemble des organisations syndicales qui accompagnent les licenciements. 

Elle a demandé qu’il n’y ait aucun licenciement dans le groupe Carrefour, que carrefour forme les salariés, et qu’il y ait de l’embauche pour mieux servir les clients et améliorer les conditions de travail des salariés. 

Patrice Ivon, membre du cabinet de la ministre du travail, a rétorqué qu’il serait vigilant avec le « plan de départ volontaire » et qu’il voudrait qu’il soit assorti d’une formation pour ceux qui partent. 
La CGT du groupe Carrefour lui a rétorqué qu’elle est contre tout « plan de départ volontaire ».

Source :blog de Commun commune en lien

Rapport Duron : le bal des hypocrites

Rapport Duron : le bal des hypocrites

 

Publié le 2 Février 2018

 Le 8 février,

 faire entendre nos voix

 pour imposer que s'ouvre

 une autre voie.

Rapport Duron : le bal des hypocrites

Curieux de voir comment ceux qui se sont escrimés à mettre le transport ferroviaire dans l'état de précarité et d'explosion où il se trouve montent au créneaux pour dénoncer le contenu (insupportable) d'un document dont ils sont les parrains voire les géniteurs. Il faut la sacrée dose de culot d'un Bussereau pour le voir hurler contre la récolte d'un jardin qu'il a méticuleusement ensemencée et arrosée.

 

Tous calés sur les "impératifs" de l'UE ses critères de concurrence libre et non faussée cassant le service public SNCF. En  pierre angulaire, le dogme Maastrichien, la directive UE 91440, le traité de Lisbonne. Au milieu de tout cela,  la forfaiture de 2005, l'étranglement financier par l'Etat qui impose des investissements sans les financer.

 

Depuis le Livre vert puis le blanc sur la politique ferroviaire des années 1977-80, entre les duettistes  Cuq-Bussereau et leur rapport d'enquête sénatoriale, les différents contrats de Plan Etat-SNCF qui de Douffiagues et ses "escarbilles" à Bergougnoux Pons Idrac, en passant par Gallois puis Pepy, le volet transport de la loi SRU - Gayssot, Borloo , S Royal & C°), tous ont travaillé à éclater la cohérence du transport des voyageurs, la casse du service public du transport des marchandises et des messageries, l'équipe Pepy (dont Borne et Parly) mais pas seule maintenue aux manettes, la stratégie du déclin du rail et de l'asphyxie de la SNCF est en route. Toujours sous les applaudissements du patronat qui veut en finir avec la nationalisation du Front Populaire, la Bataille du rail et la reconstruction du pays qui mettront les cheminots et leur combat au premier plan.

 

Les  représentants des forces politiques qui ont ainsi mis le rail dans cet état ferait mieux de se taire, toutes se sont disqualifiées.

 

Pas d'alternative possible avec ceux qui maintiennent ce cap politique ou refusent de clairement condamner les errements antérieurs.

 

Une politique des transports reste à réinventer calée sur la réponse  aux besoins sociaux, ceux d'une économie - dont son industrie - faite pour y répondre et non pour organiser le  ruissellement des profits vers les piscines coffre-forts du capital. 

 

Cela demande de vigoureuses luttes revendicatives et la construction d'un outil politique qui soit au service de ce mouvement et non pas dépositaire par délégation de la mise en oeuvre d'un programme inventé ailleurs que parmi ceux qui en ont socialement besoin et ceux qui ont les compétences industrielles et techniques pour le construire. 

 

C'est tous l'enjeu de la conjonction des attentes des usagers et la réponse aux exigences des cheminots et salarié.e.s des transports pour efficacement y répondre

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Plan CARREFOUR 2022 : Bompard déclare la guerre sociale [Sud – Solidaires]

Publié par El Diablo

Plan CARREFOUR 2022 : Bompard déclare la guerre sociale [Sud – Solidaires]

Plan CARREFOUR 2022 : Bompard déclare la guerre sociale [Sud – Solidaires]

Le 23 janvier dernier, Alexandre Bompard, PDG de l'enseigne, a mis fin à un mauvais suspens, qui durait depuis son arrivée en juillet 2017, en officialisant la saignée suivante :

 

-un quart du personnel des différents sièges soit 2.400 personnes est prié de partir... volontairement !

 

-le supplice des salarié-es de Dia continue avec la fermeture d'un tiers des six cents magasins restants et 2.100 licenciements à la clé en l'absence de reprise,

 

-Cinq premiers hypermarchés passent en franchise, ce qui fera perdre aux collègues concernés jusqu'à deux mois de salaire avec la fin des accords d'entreprise.

 

Et il n'a encore pas tout dit sur la nature des milliards d'économies prévues qui devraient ensuite donner lieu à autant d'investissements ou sur le devenir des bases logistiques...

 

Les organisations syndicales représentatives au niveau national déplorent avant tout la méthode employée mais si on parlait plutôt du fond ? Ce qui est proprement scandaleux, ce sont ces milliers de licenciements à venir alors que, en 2016, Carrefour a réalisé 746 millions de bénéfices et empoché 134 millions d'euros au titre du CICE !

 

Parce que nos vies valent plus que leurs actions, mobilisons-nous jeudi 8 février !

Nous n'acceptons pas ce plan qui ne vise qu'à faire remonter le cours du titre Carrefour en bourse. Le 8 février prochain, FO, premier syndicat du groupe, appelle à la grève alors que nos camarades belges ont eux déjà cessé le travail de manière reconductible depuis l'annonce du plan : persuadés que l'unité syndicale est un facteur déterminant pour gagner son retrait, nous y participerons tout comme c'était le cas pour le rassemblement organisé par la CGT au siège de Massy le 7 décembre 2017.

 

Plus largement, nous invitons les client-es, les militant-es et les élu-es locaux (le gouvernement lui a déjà choisi son camp, celui des patrons) à venir nous soutenir ce jour-là parce que Carrefour, premier employeur privé du pays, a des comptes à rendre et pas uniquement à ses actionnaires.

 

Une seule journée de grève, même réussie, ne fera pas reculer la direction : pour cela, il faut préparer une mobilisation générale avec tous ceux et celles pour qui les suppressions d'emplois sont aussi la règle, comme chez Pimkie ou PSA, pour imposer l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits.


SOURCE:

Contre la sélection pour entrer à l'Université: manif unitaire le 1er février 2018

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Contre la sélection pour entrer à l'Université: manif unitaire le 1er février 2018

Contre la sélection pour entrer à l'Universié: manif unitaire le 1er février 2018
Contre la sélection pour entrer à l'Universié: manif unitaire le 1er février 2018

 

D'autres articles à ce sujet sur le blog de Commun Commune el Diablo. En lien:

 

Etat des prisons: il faut des moyens humains et financiers supplémentaires

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Etat des prisons: il faut des moyens humains et financiers supplémentaires

Etat des prisons: il faut des moyens humains et financiers supplémentaires

Et je te supprime des fonctionnaires par-ci et je te supprime des fonctionnaires par là, tout en accordant des fonds publics et des exonérations de cotisations sociales au patronat Bref, Macron dirige la France comme le commis zélé du capitalisme qu'il est. Et puis soudain, la France, quelque peu endormie par la pensée unique, remarque qu'il faut des fonctionnaires pour tenir les prisons, comme il en faut à l'école ou dans la Santé publique. Et comme le mouvement de protestation se poursuit, les aboyeurs publics et privés sont obligés de passer l'information. Heureusement pour eux, il y a en ce moment la crue des cours d'eau et les inondations pour y échapper quelque peu. Pile poil pour noyer le poisson sur le scandale Lactalis ou Carrefour.

Communiqué de la CGT du 24 janvier 2018:

Les missions assumées par le personnel pénitentiaire et les conditions de travail ô combien spécifiques de cette profession appellent à une meilleure considération du gouvernement envers ses agents en charge de missions de service public.


La légitime colère exprimée par le personnel pénitentiaire dans le cadre d’une vaste mobilisation, depuis dix jours maintenant, et à laquelle nous réaffirmons tout notre soutien porte sur un ensemble de revendications qui, si elles étaient entendues, amélioreraient notablement les conditions de vie et de travail des agents et redonneraient un visage plus humain à une administration en charge de faire exécuter des peines de prison selon une ambition de non-récidive.


Il y a une corrélation directe entre les moyens humains et financiers donnés à l’administration pénitentiaire, les conditions de détention, la sécurité des personnels et le taux de récidive. Ce dont il s’agit pour la CGT, c’est d’avoir une approche globale des problématiques, des réponses concrètes et immédiates — en termes de détentions et des conditions dans lesquelles celles-ci s’opèrent — telles que la reconnaissance des personnels, de leur savoir-faire, des spécificités et pénibilités de leur métier.


Surpopulation carcérale, conditions de vie indignes des détenus, multiplication des agressions et de leur gravité à l’encontre des agents, augmentation des détenus présentant des troubles psychiatriques… sont autant de situations qui appellent à plus de moyens en direction de cette administration et de ses agents.


Le gouvernement doit apporter des réponses concrètes et octroyer les moyens nécessaires. En termes d’emplois, la CGT revendique la création de 1800 postes supplémentaires afin de pallier les actuelles vacances de poste et d’assurer les nouvelles missions de l’administration pénitentiaire.


En termes de missions de service public, de revalorisation des métiers et des carrières, la CGT revendique l’augmentation des indemnités afférentes au métier et le passage en catégorie B des surveillants.


Il s’agit aussi de sécurisation des agents et de gestion des détenus radicalisés. Autant de questions qui sont au cœur de ce conflit social et qui, au regard de l’impasse des discussions, appellent à la mise en place d’un médiateur et à l’implication du gouvernement au plus haut niveau.

Le gouvernement supprime les instances représentatives du personnel à la SNCF

Ordonnances Macron

Le gouvernement supprime les instances représentatives du personnel à la SNCF

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En septembre 2017, le pouvoir actuel s’était voulu rassurant envers les cheminots : les ordonnances réactionnaires du président Macron ne s’appliqueraient pas à la SNCF fractionnée en 3 par l’ancien pouvoir socialiste et écologiste. Ce 19 décembre 2017, le DRH de ladite SNCF a convoqué les syndicats pour une "lecture partagée" des dites ordonnance. En fait de nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise ferroviaire, les CE, les DP et les CHSCT sont supprimés. C’est là un véritable recul historique.

 

Cheminot, usager, entends-tu le vol noir des prédateurs du secteur privé au-dessus du rail public ?

Source : le blog de Roger Colombier

 

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SNCF : FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

SNCF : FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

 

Publié le 22 Décembre 2017

.♫Halt'là, Halt'là, Halt'là, le démocrates ,

les démocrates...♫Halt'là, Halt'là, Halt'là,

les démocrates , les démocrates...♫

FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

 

SNCF : FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF.

Pepy' & Macron brothers ont trouvé la source de tous les maux qui plombent la SNCF: les droits des cheminots ; ils les suppriment.

 

FIN DES DP, CHSCT ET CE À LA SNCF

Ordonnances Macron

 

 | Fédération
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MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES AU GPF

 

Malgré un discours rassurant en septembre 2017 envers les cheminots sur la non-application des ordonnances dites « Macron » à la SNCF, le Directeur des Ressources Humaines de la SNCF a convoqué, le 19 décembre 2017, l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives pour une lecture partagée de l’ordonnance n°2 (2017-1386) relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise.

 

Le premier constat est sans appel : les ordonnances, par leur champ d’application, sont transposées à la SNCF, c’est la disparition des Comités d’Entreprise tels que nous les connaissons aujourd’hui.

 

Le deuxième constat : à l’heure où la SNCF est confrontée à de tragiques accidents ferroviaires, où nous subissons un nombre de suicides inacceptables, où les accidents de travail et de trajets sont quotidiens, les CHSCT sont supprimés.

 

Troisième constat : les cheminots sont confrontés quotidiennement à de multiples restructurations telles que les fusions d’établissements, le découpage de la production, les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, la mise en place du forfait-jours…, la direction met fin aux DP.

 

La création des Comités Sociaux et Economiques (CSE) n’est pas une fusion des 3 instances représentatives existantes, mais bien la casse des DP, CHSCT, CE et des moyens temps et humains au détriment de la création d’une seule instance n’ayant pas les mêmes prérogatives, où ses attributions, son rôle et sa composition sont différentes.

 

C’est bien un vé ritable recul historique, avec une volonté du gouvernement de construire un autre modèle social. La CGT a raison de combattre ce recul social en revendiquant un véritable code du travail du 21ème siècle plus protecteur pour les cheminots subissant la violence du monde du travail.

 

Pour exemple, il est précisé dans l’ordonnance n°2 qu’à défaut d’accord, l’employeur pourra définir unilatéralement le périmètre des futurs CSE. Cette disposition inverse une nouvelle fois le sens des négociations et confie aux Organisations Syndicale une responsabilité particulière lors des négociations.

 

La direction a annoncé, lors de cette première réunion, son choix d’ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des sujets.

 

La CGT abordera ces négociations en étant force de propositions pour sauvegarder une représentation de proximité répondant à la particularité du GPF, en maintenant le droit statutaire et le droit syndical pour porter les revendications collectives et individuelles du personnel au quotidien.

 

Questions concomitantes adressées à toutes celles et tous ceux qui se sentent "pris en otage". quand les cheminots sont en grève pour un meilleur service public : En quoi les coups de hache dans les droits sociaux des cheminots amélioreront-t-ils la qualité de ce service public ?

 

La fin des DP supprimera-t-elle les passages à niveau dangereux ?

 

Les caténaires tomberont-elles moins et les trains seront-ils plus ponctuels avec la disparition des CHSCT?

 

La confiscation des CE va-t-elle remettre sur le rail les millions de camions qui défoncent le réseau routier ?

 

C'est une déclaration de guerre frontale à toute une profession au moment des fêtes de fin d'année pour limiter les réactions. 

La mesure, ses formes, sa date qualifient leurs auteurs.

 

Canaille le Rouge serait surpris que cela se passe sans réaction de la profession.

 

Cheminots et usagers, il vous sera bien utile d'aller demander des comptes aux parlementaires qui accompagnent encadrent soutiennent cela. Mais aussi de ne pas oublier ceux qui se sont compromis en appelant à voter Macron à la présidentielle, un Macron qui met en oeuvre la politique de la droite et de l'extrême droite (salaires, protection sociale, réfugiés, migrants logement social,santé), le programme du capital dans tous les compartiments de la vie du pays.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

Le gouvernement supprime les intances représentatives du personnel à la SNCF

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le gouvernement supprime les instances représentatives du personnel à la SNCF

Le gouvernement supprime les intances représentatives du personnel à la SNCF

En septembre 2017, le pouvoir actuel s'était voulu rassurant envers les cheminots: les ordonnances réactionnaires du président Macron ne s'appliqueraient pas à la SNCF fractionnée en 3 par l'ancien pouvoir socialiste et écologiste. Ce 19 décembre 2017, le DRH de ladite SNCF a convoqué les syndicats pour une "lecture partagée" des dites ordonnance. En fait de nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l'entreprise ferroviaire, les CE, les DP et les CHSCT sont supprimés. C'est là un véritable recul historique.

Cheminot, usager, entends-tu le vol noir des prédateurs du secteur privé au-dessus du rail public?

Le gouvernement supprime les intances représentatives du personnel à la SNCF

Enki Bilal : « On se bat avec des technologies qui prennent notre concentration »

Enki Bilal : « On se bat avec des technologies qui prennent notre concentration »

 

20 Décembre 2017
 
Face à la révolution numérique, comme toujours les inquiétudes se multiplient et des artistes comme Bilal donnent corps à ces inquiétudes ce qui est leur rôle, ou encore un anthropologue comme Yuval Noah Harari, après Homo SapiensHomo Deus, nous décrit une société avec une masse d’inutiles pour lesquels les maîtres du monde ne craindront de retrouver une solution finale qui est déjà à l’oeuvre. C’est pour cela que l’un de mes principaux intérêts face à ce catastrophisme généralisé est de comprendre les bases de l’optimisme des chinois et les formes de régulation qu’ils envisagent
 
(note de Danielle Bleitrach)

Annabelle Laurent

La couverture du premier tome de "Bug", la nouvelle bande dessinée d'Enki Bilal
Nous sommes en 2041 et toutes nos données numériques ont disparu d’un coup. Les smartphones, les ordinateurs et les voitures autonomes sont encore là, mais leur contenu s’est volatilisé. Sans data, plus de carburant pour faire tourner la machine du monde moderne. Tel est le scénario imaginé par Enki Bilal dans son nouvel album, Bugparu le 22 novembre aux éditions Casterman. Un album apocalyptique, peu amène envers une espèce humaine en perdition dès qu’on lui retire Facebook… Nous avons discuté avec l’auteur de cette trame très sombre et, plus largement, de l’impact du numérique sur notre cerveau et sur nos vies.Second opus de l’historien israélien Yuval Noah Harari, après Homo Sapiens, Homo Deus imagine l’avènement du « dataïsme ». Une religion des données qui dépossèderait les humains de leur autorité pour la transférer aux algorithmes, et comblerait le vide spirituel contemporain. C’est justement Harari que cite Enki Bilal en épigraphe de Bug, avec les mots suivants : « Le péché le plus grave serait de bloquer le flux de données. Qu’est-ce que la mort, sinon un Etat où l’information ne circule plus ? ».

 

Dans Bug, l’information ne circule plus, alors la société déraille : les avions se crashent, des centaines de milliers d’usagers sont bloqués dans des ascenseurs numérisés, les banques sont attaquées, plus de 30 000 suicides « psycho-traumatiques » sont à déplorer… Dans le même temps, la mémoire du monde semble avoir été intégralement transférée dans le cerveau d’un seul homme : Cameron Hobb, de retour d’une mission sur Mars…

 

Après avoir imaginé le grand déréglement climatique, entre 2009 et 2014 dans sa trilogie Coup de sang, Bilal s’est consacré à la peinture. Il revient trois ans plus tard avec un sujet inépuisable, celui des travers de nos sociétés numériques.

Enki Bilal. (c) Vanessa Franklin

Usbek & Rica : Quel est le point de départ de Bug ? Est-ce votre observation du quotidien ? Ou des lectures ? Des mises en garde d’experts en cybersécurité sur la fragilité de notre société numérique, des avertissements sur notre rapport aux écrans, des reportages sur le transhumanisme ?

 

Enki Bilal : Un peu tout ça à la fois, c’est un regard global vers la zone proche de notre avenir. Je sortais d’une fable mythologique un peu délirante, j’avais envie de me poser sur quelque chose d’un peu plus concret. Il y a Elon Musk et ses déclarations sur un proche voyage sur Mars, il y a les avancées de la robotique, de l’intelligence artificielle, tout ce qui s’installe réellement dans nos vies, et qui m’amène à me dire : et si ça buggait complètement ? Si tout disparaissait ? Il y a des pare-feux à tous les niveaux, donc je sais qu’un bug général ne peut pas arriver, mais je ne voulais pas d’une explication rationnelle à cette disparition. Pour ne pas avoir à rendre des comptes à des spécialistes. En trouvant le titre, « bug », je me suis rendu compte que le sens en anglais, « bestiole, insecte », inspire quelque chose d’un peu répugnant, donc j’ai imaginé qu’un type revienne de Mars et j’ai pensé à Alien… Ça désamorce aussi le côté rationnel. Dans le même temps, on est en 2041, date à laquelle il y aura eu au moins une mission pour Mars, dirigée par Musk ou par quelqu’un d’autre. C’est une temporalité très proche, ce qui me permet de ne pas représenter un monde futuriste : il ne fallait pas créer visuellement une rupture supplémentaire. Je voulais qu’on voie que le bug pourrait quasiment arriver maintenant.

« Interneeet ? »

Vous évoquez Elon Musk : dans Bug, il a 70 ans, Zuckerberg 57, et Ray Kurzweil 93. Ils représentent le petit monde de la Silicon Valley, rassemblé dans une secte, plongée dans la sidération. Quel rôle jouent pour vous ces nouveaux gourous ? 

 

Ils ont une responsabilité dans la mesure où ils ont lancé la machine de la numérisation du monde, et la font prospérer. Dans l’album, ils sont les premiers à comprendre à quel point ils sont dans l’impuissance. Et dans la suite, ils vont vouloir mettre la main sur Cameron Hobb, tout comme des individus pourront avoir envie de mettre la main sur lui pour le séquestrer dans une cave et lui extorquer ses données. Le sujet va évoluer, il est tellement énorme… Je pensais en faire un one-shot de 200 pages mais j’ai réalisé au bout des premières pages que ça pouvait aller dans tous les sens, de la façon dont la vie d’un couple est affectée jusqu’à une échelle plus globale, celle de guerres entre États.

 

Cameron Hobb, le héros, qui a aspiré toute la mémoire, « c’est Internet à lui tout seul », dites-vous. Pour s’en sortir face aux performances de l’intelligence artificielle, vaut-il mieux nous connecter directement à la machine via des lacets neuronaux ou des implants, comme le préconisent les transhumanistes, ou bien plutôt muscler nos cerveaux biologiques ?

 

Muscler le cerveau, c’est la solution la plus saine, la moins risquée. Avec le numérique, le cerveau s’avachit. D’une certaine façon, on devient paresseux. Je penche évidemment pour cette solution plutôt que pour une invasion, avec des choses comme des implants qui excitent sur le plan de l’imaginaire, mais sont dangereuses. Dans l’album, on va découvrir les dégâts des implants, à travers un personnage qui en est truffé.

 

Étonnamment, vous ne faites pas directement mention de l’intelligence artificielle. Parce que pour vous le danger se situe dans le tout numérique avant tout, plutôt que dans l’IA susceptible de nous dépasser ?

 

L’intelligence artificielle va venir plus tard. Avec ce sujet, je viens d’ouvrir une boîte de Pandore… Je compte en faire une série de films, que je vais développer en parallèle. Et si on transpose, cet album, ce serait l’équivalent d’un épisode de 52 mn, ça ne concerne que 15 jours… J’ai l’impression que je touche à une thématique qui englobe toutes les thématiques. Et je dois dire que je suis toujours en admiration devant les gens qui arrivent à faire de l’autofiction sans parler du monde dans lequel on vit.

« Certains me disent que c’est une vision rétrograde, mais ce n’est pas une critique envers la jeune génération »

Dans Bug, sans données ni smartphones opérationnels, les ados se suicident. « Je ne veux plus vivre sans Siri ni Weface », écrit l’un deux. Plus loin, « on recherche les personnes nées avant 1980 » au « potentiel intellectuel pas totalement affecté par l’avènement du tout numérique ». Vous forcez le trait, bien sûr. N’est-ce pas malgré tout une vision très caricaturale de la jeunesse, qui s’émancipe pourtant aussi via les réseaux sociaux et Internet ?

 

Ca, ça choque, j’ai l’impression ! Certains me disent que c’est une vision rétrograde, mais ce n’est pas une critique envers la jeune génération. Quand je dis que des gamins n’oseront pas se regarder dans les yeux, c’est une réalité, je fais référence à une sonnette d’alarme posée par des médecins, des psychologues. Trop d’écrans finissent par nous couper du réel. Je suis désolé mais, pour le selfie par exemple, je m’inspire de ce que je vois. Je voyage beaucoup, j’observe les gens. Par exemple quand ils se croisent dans les ascenseurs : laisser sortir les gens, aujourd’hui, ça n’existe plus. Les gens très riches ou très bien éduqués, ils sortent avant que vous n’en sortiez, ils vous bousculent, soit parce qu’ils ont leur portable dans la main, soit parce qu’ils l’ont dans la tête. Et pour moi, les plus faibles, dans toutes les grandes ruptures sociales et technologiques, sont ceux qui trinquent. Je pense à ceux qui vont payer.

Le terme d’« insoumis » a tenu jusqu’en 2041.  

Vous présentez quand même une nouvelle génération pas loin d’être stupide…

 

Je ne veux pas dire ça du tout. Ce n’est pas une question de bêtise, c’est une question de fonctionnement du cerveau. On ne peut pas reprocher à un nouveau pilote de ne pas savoir conduire un ancien avion, il a été formé à autre chose. C’est le système qui a produit ça : ceux qui croient que je m’en prends aux jeunes, ou à des gens de notre futur proche se trompent. C’est le système que je dénonce.

« Le contact, on ne va plus savoir ce que c’est. Ou le regard, deux regards qui s’accrochent et qui communiquent »

Les jeunes qui ont été entourés d’écrans dès tout petit sont « dévitalisés » par l’incident. À vos yeux, qu’a changé le numérique à notre sociabilité ?

 

On est persuadés qu’on communique énormément. Moi, je ne suis pas sur Facebook, ni sur aucun réseau social. Je considère que je communique à travers mes livres. Cette obsession de la communication permanente, finalement, ne crée pas davantage de liens. On a des amis qu’on ne connaît pas, on existe sans exister, et on devient soi-même comme quelque chose de virtuel. Le contact, on ne va plus savoir ce que c’est. Le contact charnel, j’entends. Ou le regard, deux regards qui s’accrochent et qui communiquent. Mais je le constate, je le lis de droite à gauche, et je ne fais que faire part d’une forme de questionnement. Je ne suis pas pessimiste sur le futur pour autant, c’est mon graphisme qui fait ça. Mais il y a de la dérision et de l’humour. Et je pense que la nouvelle génération, qui est en train de prendre les choses en main, va créer de nouveaux fonctionnements sociétaux, politiques, culturels…

 « Une autre machinerie est en train de se mettre en place. Les nouvelles générations vont nous imposer des nouvelles formes d’art »

Pas de bol pour les vingtenaires et trentenaires d’aujourd’hui alors, qui seraient donc juste nés au mauvais moment ?

 

On est dans une phase de dépression et de régression, je le pense sincèrement. Non pas que je sois du genre à dire “c’était mieux avant”, ce n’est pas ça. Je considère que la révolution numérique a coupé certains liens de transmission. Il y a un appauvrissement dans plein de secteurs culturels : la langue, les arts graphiques… Mais c’est quelque chose de passager. Parce qu’une autre machinerie est en train de se mettre en place. Les nouvelles générations vont nous imposer de nouvelles formes d’art : il y a la vidéo, tout ce qui est lié à la robotique, à l’IA… L’être humain a toujours su s’adapter à la société. Le monde est vaste. En Inde, en Chine, un peu partout va émerger toute une série de gens brillants qui vont faire progresser les choses. Nous vivons dans un monde absolument passionnant.

La mémoire est au coeur de votre sujet. Sans pouvoir se reposer sur le numérique, sans documents, ni photos, ni rien, l’humanité n’a tout à coup plus de souvenirs. Qu’avez-vous peur que l’on oublie ?

 

Avec le numérique, l’homme a tout stocké dans des disques durs, dans l’idée qu’il allait « disponibiliser » son cerveau pour d’autres choses. On finit, tout bêtement, par ne plus connaître ses numéros de téléphone. Si on les a pas notés, on est perdus. C’est purement objectif. Mais on perd la mémoire de façon plus générale : que va t-on retenir de l’histoire du XXe siècle ? J’ai l’impression que le XXe siècle est en train de disparaître alors qu’il a été tellement fort, puissant, violent. J’ai l’impression qu’on veut le rendre obsolète, comme si c’était une mauvaise référence.

 

C’est-à-dire ? Où le trouvez-vous absent ? Dans les médias, la politique, la culture ? 


Un peu partout. Comme si c’était un siècle honteux. Comme si on ne voulait pas voir. Dans Le Sommeil du monstre (le premier album de la Tétralogie du monstre, où il évoque le parcours de trois orphelins nés sous les bombes de Sarajevo, en 1993, et inspiré de son histoire personnelle, Ndlr), le devoir de mémoire était au coeur de l’histoire. Aujourd’hui, j’ai l’impression que cette fracture numérique modifie notre regard sur notre passé, sur le temps d’avant cette rupture.

« On se bat avec des technologies qui nous prennent notre concentration »

Parce qu’on vit dans le règne de l’instantané ?

 

Parce qu’on se bat avec des technologies qui nous prennent notre concentration. La génération des parents a dû s’adapter et cela crée tout un tas de dysfonctionnements sociétaux. Je pense que quand on analysera la période entre 2000 et 2020, il y aura des tas de choses intéressantes à dire. Il ne s’agit surtout pas de se tourner vers le passé pour contempler – je suis contre, bien sûr, je suis toujours tourné vers l’avenir – mais pour garder les fondamentaux mémoriels, forts, et un enracinement dans une réalité historique.

 

Vous nous assurez que votre vision du monde numérique est moins sombre qu’elle n’en a l’air. Pouvons-nous conclure sur le progrès que celui-ci a apporté, à vos yeux ?

 

Sur le plan médical, beaucoup de choses. Le problème, c’est qu’avec notre système financier, on n’a pas accès à toutes les extraordinaires découvertes, elles ne sont pas démocratisées. Les nanotechnologies, la possibilité d’aller voir au fin fond d’un corps dans un vaisseau minuscule… Il y a des progrès formidables sur le plan scientifique. Même l’A380, c’est exceptionnel. Le problème, c’est qu’il y a toujours le côté sombre et obscur. Paul Virilio dit que chaque nouvel avion magnifique invente le crash magnifique qui va avec. Je considère que le numérique a apporté énormément de progrès. Mais la grande question qui me taraude, c’est comment peut-on avoir autant de progrès et autant de régression sur le plan spirituel, avec l’obscurantisme religieux. Ca, ça fait peur. D’un côté, on va découvrir d’autres planètes, et de l’autre on en arrive à redire que la terre est plate.

 

 Bug, Tome 1, Enki Bilal, éd. Casterman, 88 pages, 18 €.

 

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L'HUMANITE, la répression antisyndicale est toujours là

14 décembre 2017

L'HUMANITE, la répression antisyndicale est toujours là

 

« Aux côtés d’autres syndicats, indique L'Humanité, la CGT et SUD avaient dès le début alerté sur les risques que présentait ce règlement pour la liberté d’expression et les droits syndicaux des inspecteurs. Pour tenter de faire échec à ce serrage de vis, SUD travail a d’ailleurs déposé en juin un recours devant le Conseil d’État, demandant l’annulation de certains articles du décret. Le syndicat attend encore la décision des sages. Dans un contexte de suppression de postes massive – « 16 % des effectifs » sont menacés, rien qu’en Île-de-France, d’après Julien Boeldieu –, l’inquiétude et la colère des agents montent depuis quelques mois. Le fait que le ministère réponde à l’expression de ce ras-le-bol par une mesure disciplinaire à l’encontre de l’une des leurs risque de ne faire qu’aviver les tensions... »

Reprenons la lecture de l'article de L'Humanité...

Michel Peyret


Pour Jean-Jacques Lagarde, le capitaliste, ses profiteurs et ses serviteurs, ne supportent pas d'être contestés.

Que deviennent les "collaborateurs" les "partenaires sociaux" dans leur vocabulaire pour faire accepter la subordination ?

 Lutte de classe...vous avez dit lutte de classe !


L'Humanité.FR

RÉPRESSION ANTISYNDICALE

INSPECTION DU TRAVAIL

Une inspectrice du travail réduite au silence

LOAN NGUYEN

JEUDI, 14 DÉCEMBRE, 2017

L'HUMANITÉ

« Nous sommes la seule administration où les agents ruent autant dans les brancards. Pour notre hiérarchie, c’est insupportable », souligne le syndicat SUD travail. Pascal Sittler/REA

Répression antisyndicale. La fonctionnaire et syndicaliste SUD passe aujourd’hui en conseil de discipline pour s’être confiée à l’Humanité.fr. Une entorse au nouveau code de déontologie, d’après sa hiérarchie.

Une syndicaliste qui, face à la caméra d’un journaliste, demande des comptes à sa hiérarchie. Rien de choquant a priori. Mais quand on est fonctionnaire au ministère du Travail, une telle audace ne passe visiblement plus. Pour s’être exprimée dans un reportage vidéo de l’Humanité.fr le 12 octobre dernier, en marge d’un rassemblement syndical baptisé « Chasse aux DRH » à l’occasion d’un congrès de directeurs de ressources humaines auquel assistait la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, une inspectrice du travail et syndicaliste SUD est aujourd’hui traduite en conseil de discipline après avoir été suspendue depuis le 15 novembre. « Nous sommes surtout venus à la chasse à la ministre, puisque nous avons déjà été en grève le 18 mai à l’occasion de sa prise de fonction et le 20 juin, et nous sommes toujours sans nouvelle de notre ministre. Nous commençons à nous demander si ce n’est pas un hologramme qu’on voit à la télé, donc on est venu voir si elle existait vraiment », expliquait la syndicaliste dans l’interview. « Nous n’arrivons plus à communiquer en fait avec notre hiérarchie puisque nous ne parlons pas le même langage, en plus de ne pas avoir les mêmes intérêts », ajoutait-elle notamment un peu plus tard.

La liberté d’expression semble sérieusement menacée...

Parce que sa qualité d’inspectrice du travail est mentionnée dans un bandeau incrusté à la vidéo, à côté de son appartenance syndicale, il s’agirait d’une atteinte à son « devoir de neutralité et de réserve », estime le directeur des ressources humaines du ministère du Travail dans son rapport disciplinaire. Si, comme tout fonctionnaire, les inspecteurs du travail sont soumis à un devoir de réserve, ceux-ci sont néanmoins censés bénéficier comme les autres agents publics d’une liberté d’expression, notamment pour ceux occupant des mandats syndicaux. Mais, depuis l’entrée en vigueur du code de déontologie du service public de l’inspection du travail, glissé dans un amendement à la loi El Khomri et mis en place par un décret du 12 avril 2017, la liberté de ton des inspecteurs semble sérieusement menacée. L’article R.8124-19 dudit code précise qu’« en dehors du service, (les agents) s’expriment librement dans les limites posées par le devoir de réserve. Ils ne peuvent notamment tenir des propos de nature à nuire à la considération du système d’inspection du travail ». « Ils ne peuvent se prévaloir de la qualité d’agent du système d’inspection du travail dans l’expression publique de leurs opinions personnelles », ajoute le texte. C’est entre autres cet article du code de déontologie que la hiérarchie de la fonctionnaire lui reproche d’avoir enfreint.

« Ce que dit cette inspectrice est simplement la vérité »

« On assiste ici à l’une des premières applications de ce code de déontologie », confirme Yves Sinigaglia, membre du conseil national de SUD travail, qui syndique notamment les inspecteurs. « Nous sommes la seule administration ou les agents ruent autant dans les brancards. Pour notre hiérarchie, c’est insupportable », ajoute-t-il. « C’est un avertissement qui est ainsi donné à tous les collègues. La ministre a souhaité faire un exemple alors que ce que dit cette inspectrice est simplement la vérité », souligne Julien Boeldieu, secrétaire national de la CGT-TEFP, qui précise que « l’ensemble des inspecteurs du travail – même les non-syndiqués et même ceux qui ne la connaissent pas – sont choqués » par la procédure de sanction à l’encontre de l’inspectrice.

Aux côtés d’autres syndicats, la CGT et SUD avaient dès le début alerté sur les risques que présentait ce règlement pour la liberté d’expression et les droits syndicaux des inspecteurs. Pour tenter de faire échec à ce serrage de vis, SUD travail a d’ailleurs déposé en juin un recours devant le Conseil d’État, demandant l’annulation de certains articles du décret. Le syndicat attend encore la décision des sages. Dans un contexte de suppression de postes massive – « 16 % des effectifs » sont menacés, rien qu’en Île-de-France, d’après Julien Boeldieu –, l’inquiétude et la colère des agents montent depuis quelques mois. Le fait que le ministère réponde à l’expression de ce ras-le-bol par une mesure disciplinaire à l’encontre de l’une des leurs risque de ne faire qu’aviver les tensions.

Rassemblement ce jeudi à paris

Preuve de l’émotion suscitée par l’affaire, une pétition de soutien à l’inspectrice du travail a déjà recueilli plus de 5 000 signatures. Un rassemblement interprofessionnel pour défendre la fonctionnaire aura lieu aujourd’hui à partir de 14 heures devant la direction des ressources humaines des ministères sociaux, à l’appel d’une intersyndicale CGT-SUD-FSU-CNT-FO du ministère du Travail.

Posté par Michel Peyret

ILE-DE-FRANCE : Le ras-le-bol des conducteurs des RER A et B

Publié par El Diablo

ILE-DE-FRANCE : Le ras-le-bol des conducteurs des RER A et B

Transports publics

 

Les syndicats CGT, SUD, FO, Unsa

des conducteurs RATP dénoncent

les dysfonctionnements et le climat «délétère».

 

Entretien avec Michel Leben, délégué syndical CGT.

 

Dans votre préavis de grève, vous dénoncez la dégradation des conditions de travail. Comment l’expliquez-vous ?

 

Michel Leben Par le manque d’effectifs chronique des conducteurs, orchestré par la direction RER de la RATP. Les effectifs ne correspondent plus à la réalité et à la nécessité de l’offre de transport. De telle sorte qu’il y a aujourd’hui des services qui ne sont plus assurés. Résultat, au lieu d’avoir un train toutes les quinze minutes, nous en avons un toutes les trente minutes. Ce qui est inacceptable. Pour camoufler ce sous-effectif, la direction modifie aussi les procédures et déroge aux réglementations. Sur ces deux lignes, elle a supprimé la notion d’incident. Cela permet de changer le service des conducteurs à tout moment, même lorsque le trafic est normal. Il peut ainsi arriver que la direction demande au conducteur de ne pas s’arrêter à certaines gares. Les voyageurs voient passer des trains qui n’effectuent pas l’arrêt. Les temps d’attente sont plus longs. Les conducteurs comme les voyageurs subissent tous ces aléas au quotidien. Ce qui crée du stress.

 

Dans votre communiqué, vous dénoncez les méthodes agressives de management. Quelles sont-elles ?

 

Michel Leben L’encadrement multiplie les demandes de rapports écrits aux conducteurs pour justifier du retard accumulé par le train (…)

 

LA SUITE:

Chroniques de Ythier LE Sapiant Israël – Palestine (1).

Chroniques de Ythier LE Sapiant : Israël – Palestine (1)

 

Ythier LE Sapiant

 

11/12/2017

Ythier LE Sapiant   1 Entre 610 et 630

 

Ythier LE Sapiant   2 Un archaisme et politique fondé sur des mythes racistes et religieux

Ythier LE Sapiant   3 Revenons à l'impérialisme aujourd'hui

Ythier LE Sapiant   4 Archaismes idéologiques, archaismes sociaux

 

UD CGT 13, le capitalisme conduit toujours à la barbarie

10 décembre 2017

UD CGT 13, le capitalisme conduit toujours à la barbarie

« La Libye, indique la déclaration de l'UD CGT, où vivaient et travaillaient des milliers de migrants sans être victimes d’actes criminels, a été détruite par l’agression armée des USA, de l’UE et de la France, cette dernière s’étant arrogée à l’issue de cette guerre et au nom de la sacrosainte « reconstruction » le droit d’exploiter 30% du pétrole libyen. Dans le même temps, les guerres et leur corollaire de pillage, de spoliation, de misère et de dictatures corrompues chassent les jeunes des pays africains vers « l’eldorado » que leur renvoie les images des pays d’Europe et des USA véhiculées par les médias.La réponse des pays pilleurs au chaos qu’ils génèrent est l’édification de murs et de camps source de tous les désespoirs et de toutes les violences... »

Reprenons la lecture de la déclaration de l'UD CGT 13...

Michel Peyret


« Comment accepter, souligne Jean-Jacques Lagarde qui transmet ce texte, au 21e siècle ce « retour » de l’esclavage nous disent à longueur d’antenne nombre de chroniqueurs et d’intervenants pas toujours bien intentionnés ou lucides sur la situation et si souvent muets sur ses causes ?  


Une déclaration de l’UD CGT 13

Des guerres impérialistes au retour de l’esclavage ne laissons pas faire !!!

mercredi 29 novembre 2017 

Une déclaration de l’UD CGT 13 qui se passe de commentaires...sauf des votres si vous le désirez bien sûr !

Les images de Libye qui tournent en boucle dans les médias sont inacceptables !!!

Comment accepter au 21e siècle ce « retour » de l’esclavage nous disent à longueur d’antenne nombre de chroniqueurs et d’intervenants pas toujours bien intentionnés ou lucides sur la situation et si souvent muets sur ses causes ?

Si pour la France l’esclavage a été officiellement aboli en 1848 (et bien plus tard dans le monde) il n’a cessé de perdurer dans les colonies françaises, en particulier en Mauritanie où la France a fermé les yeux sur une pratique touchant alors près de 5% de la population selon l’ONG WALK FREE.

Aujourd’hui, selon la même ONG, ce sont près de 36 millions de personnes dans le monde (près de 9 000 en France) qui sont victimes de cette forme extrême d’exploitation.

Concernant la Libye les larmes de crocodiles des gouvernements et des médias sont d’autant plus inacceptables qu’elles s’accompagnent d’une amnésie simulée quant aux causes de la situation actuelle.

La Libye où vivaient et travaillaient des milliers de migrants sans être victimes d’actes criminels, a été détruite par l’agression armée des USA, de l’UE et de la France, cette dernière s’étant arrogée à l’issue de cette guerre et au nom de la sacrosainte « reconstruction » le droit d’exploiter 30% du pétrole libyen.

Dans le même temps, les guerres et leur corollaire de pillage, de spoliation, de misère et de dictatures corrompues chassent les jeunes des pays africains vers « l’eldorado » que leur renvoie les images des pays d’Europe et des USA véhiculées par les médias.

La réponse des pays pilleurs au chaos qu’ils génèrent est l’édification de murs et de camps source de tous les désespoirs et de toutes les violences.

Le retour en force sur le devant de la scène de la traite des noirs et de l’esclavage, des guerres coloniales, comme les récents affrontements entre migrants parqués et marocains exploités, montre s’il en était encore besoin, quele capitalisme conduit toujours à la barbarie.

La CGT appelle le monde du travail, à s’inscrire dans toutes les actions porteuses de paix, de solidarité internationale et de lutte contre toutes les formes d’exploitation. A fortiori celles les plus extrêmes.

Posté par Michel Peyret

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